Quelle différence entre le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et moi ?

Quelle est la différence entre les politiques économique, monétaire et fiscale que recommandent le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et moi ?

Aucune : nous préconisons exactement la même chose !

Y a-t-il toutefois une différence ? Oui : depuis 2007, le FMI et la Banque Mondiale n’ont pas cessé de changer d’avis sur tout et n’importe quoi, reconnaître les bourdes monumentales qu’ils ont commises, etc. alors que je n’ai fait depuis cette époque dans mes chroniques dans Le Monde, L’Écho et Trends-Tendances qu’étayer davantage, illustrer par de nouveaux exemples tirés de l’actualité, les politiques économique, monétaire et fiscale que je prône imperturbablement depuis bientôt quatorze ans.

Merci à ceux qui m’ont donné la parole et me la donnent toujours : je suis fier qu’ils n’aient jamais eu à rougir de me l’avoir donnée !

==================================
Le Monde : Le FMI prévoit une reprise économique mondiale « longue et difficile », par Julien Bouissou, le 13 octobre 2020

The Financial Times : Global economy: the week that austerity was officially buried. The IMF and World Bank are urging richer countries to spend their way out of the pandemic, although some developing nations face cuts, par Chris Giles, le 16 octobre 2020

Partager :

4 réflexions sur « Quelle différence entre le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et moi ? »

  1. « … Aucune : nous préconisons exactement la même chose ! … » Vous êtes bien modeste, monsieur Jorion. J’ajouterais à cela que vous êtes le seul sachant – réellement – de quoi il parle et le seul apportant – réellement – des solutions (qu’on évitera soigneusement d’appliquer parce qu’allant à contre-sens du dogme néolibéral actuel, j’en conviens). Et ça, ça fait vraiment peur.

  2. Les planètes s’alignent… (je suppose qu’il s’agit en résumer très très court de prôner un endettement « superkeynésien » pour contrer soliton et son aggravation covidique)
    …mais le phénomène des marées, la simple différence de gravitation entre deux côtés d’une planète un peu proche d’une autre, peut déformer ces entités jusqu’à les disloquer.
    Or il nous faut, s’il s’est aligné, un FMI planificateur, donc présent encore dans 10 ans ou 20 ans avec la ténacité suffisante. Itou la Banque Mondiale.
    Définir la stabilité dans un monde néolibérale et assis sur la tectonique du soliton relève de la gageure.
    (Raison de plus pour s’y mettre, seuls ceux qui n’essayeront pas n’ont aucune chance).

  3. Beaucoup de signaux faibles montrent l’évidence de la convergence vers vos idées, mais on sent aussi qu’une fois cette évidence admise, des résistances au changement se mettent en place;
    sur les plateaux de télévision dont la ligne éditoriale libérale est la norme, un propos qui sort de la norme invite immédiatement à un tour de table pour savoir qu’en pensent les invités et cela se traduit immanquablement par des tentatives pour conjuguer le propos à la sauce libérale et le ramener au bout du dernier effort, du dernier invité, à une vieille lune libérale genre concept de catéchisme, histoire d’avoir l’impression de retomber sur ses pattes.
    Pourtant, malgré cela, outre les Christian Chavagneux d’alternative économiques (apotre de l’économie sociale), désormais des femmes économistes du camp libéral osent le propos dissident là où leurs collègues masculins ne l’osent pas et restent dans le déni de réalité doublé d’une attitude de ricaneur de bout de table.
    J’aimerais citer ici Agnès Michel (du très libéral think tank « dit » de gauche, Terra Nova) pour son propos dans l’émission des experts du 5 Octobre :
    grosso modo et pardon pour les guillemets qui n’encadrent pas l’exactitude de ce qu’elle a dit, mais un récit mémorisé de ma part :
    « il est important de revaloriser la demande, surtout pour les plus pauvres et de s’en servir comme effet de levier vers une transformation des modes de production en donnant la possibilité financière aux consommateurs précaires (ceux qui ne thésaurisent pas et font donc marcher l’éco) , de choisir entre du gros volume à pas cher et moins de volume, plus cher, mais plus qualitatif.
    C’est important dans la dynamique de relocalisation d’impulser un cercle vertueux de proximité de l’appareil productif avec des salaires décents et du respect des normes environnementales. il faut enclencher le processus par de l’intervention étatique pour amorcer la pompe. Et au final ce sera bon pour l’emploi. »
    J’aimerais aussi citer Mathilde Lemoine une autre économiste du milieu bancaire cette fois-ci, dont les propos pro-européens judicieux, mais alternatifs, me réconcilieraient avec le vote européen s’ils avaient une chance d’être suivis par les politiques; vote que pour ma part j’ai décidé d’abandonner définitivement malgré mes idéaux et pour lequel il me faudra plus que des promesses ou du blabla pour y revenir.
    D’ailleurs je me suis posé la question si face à la duplicité permanente, un vote obstiné contre son camp n’était pas la meilleure des mouches du coche pour promouvoir une action sinon sincère tout au moins conforme aux intérêts des peuples. Je sais,… je m’aperçois que cela ressemble à de la « trumpisation » (heureusement il y a des limites au dégoût qui tiennent du dégoût lui-même). Souhaitons que nous n’en arrivions pas là. Mais le vote du moindre mal a montré qu’il ne nous a pas vraiment fait un peu de bien.
    Il est tant que Macron se souvienne qu’il a été le vote du moindre mal et qu’à ce titre il nous doit au moins un peu de bien; il serait tant qu’il s’y attelle.
    AgnèsMichel, intervention 2ème partie Vidéo
    https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/les-experts/les-experts-lundi-5-octobre_VN-202010050120.html

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.