13 réflexions sur « Trends-Tendances – L’Intelligence Artificielle et le consommateur, le 26 novembre 2020 »

  1. Est donc artificialisée la notion d’intelligence – est et a de l’intelligence : celui qui sait programmer ce qui finira par lui échapper (?) ou/et celui qui saura « optimiser », même si c’est immoral, avec une intelligible communication ? – dans le fait de ne pas dire « qu’on » est déjà largué sur la façon dont l’Intelligence Artificielle a décidé de répondre, en fonction de paramètres « nous » étant désormais inconnus, incertains…?

    Oui, je sais, c’est pas très « transparent » ce que je viens d’essayer de « tracer » : autant dans ce que j’interprète des limites aux capacités que ma compréhension a du sujet, que ce que ça peut traduire comme « mauvaise impression » de déconstruction de pareille complexité…

    En matière d’artificialisation de la notion d’intelligence, du « mérite » des communiquant.e.s… de « transparence »… est-ce que ce qui suit peut apporter de l’eau au moulin (du moins à mieux cerner les limites et capacités d’analyses de la complexité, d’un esprit critique)…?

    « Comptes et Légendes…

    Il paraît que « Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde » . De même, ceux des « donneurs de leçons de morales » (« L’heure des pros » de cnews) se faisant les « chantres culturels », des « référents du bon sens »…et de cet adage… prétendent « en même temps » que « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement »…

    Qu’a apporté comme bonheur au monde, de nommer « la main de Dieu »… un but décisif d’une icône récemment décédée…marqué en trichant… ? De quel monde est-il question d’énoncer clairement… ce que la triche, la fraude, le trucage…peut concevoir ajouter comme bien, bonheur… ?

    Est-ce que les valeurs intrinsèques du sport (sens de l’honneur, éthique, « fair-play », respect des règles… de l’arbitrage, etc) a inculquer aux enfants du monde – pensons notamment à ceux des ouvriers Népalais, décédés au Qatar par milliers, au cours de la construction des infrastructures du prochain mondial de foot de 2022, sous la conduite des « donneurs d’ordres » comme Bouygues, Vinci… – conçoivent si bien que ça, le fait d’énoncer, de nommer, une tricherie, un trucage de match, le dopage… en les« blanchissant », en les clarifiant d’une référence cultuelle… puisse suffire à recevoir le « pardon », à faire « pénitence », « repentance »… ?

    Puisse que le blasphème n’existe pas au pays « laïc » de la « déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen » « la fille aînée de l’église » se fait « pute qui prend par la main le juge » des bas instincts (et du « ras le bol fiscal », « poujadisme »), en qualifiant de « main de Dieu » la tricherie… ? Combien d’anges sur une tête d’épingle, doivent se disputer sur les interrogations demandant si c’est bien « Dieu » qui a guider cette main tricheuse, où si l’intention de se cacher derrière cette « force invisible », puissance divine, ne relève pas de la malhonnêteté. ?

    Constatant que pareils « influenceurs », « chiens de garde », se jouent plus de l’inculture, des doutes, incertitudes, des « temps de cerveaux disponibles » qu’ils flattent en prétendant ne pas vivre à leur dépend… ne pas dépendre de leur« demande » de populisme… de polémiques vulgaires, de buzzs stériles… qu’ils « offrent » plus volontiers subjectivement… que de raison (la raison gardée est la neutralité, l’impartialité, le respect du droit de savoir de la citoyenneté et du pluralisme des idées dans les débats)… « on » cerne mieux quelles valeurs, et périmètres, a pour eux, ce « monde ».

    Surtout lorsqu’ils se font les plus « héroïques » « résistants » combattant la notion de transparence (en matière fiscale, « économique », financière, sociale, « sociétale », climatique, environnementale, d’assistanat sans contrepartie à coup de denier public, etc), nuisible à les croire pour les « démocraties » – sur fond d’affaire du voile levé sur le patrimoine du « Garde des Sceaux » – les contours de leur « monde » se dessine autour de « l’immorale optimisation » légalisée, du « pas vu, pas pris », du « droit à l’erreur fiscale » des patrons voyous, jusqu’aux frontières d’une autre citation disant « qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force »…

    Bien que cette formule prenne sa source de la bouche même de l’ex-conseillé de Trump (S Bannon en lien étroit avec l’extrême européenne…), sa référence culturelle s’appuyant sur la saga Star Wars, l’américanisation de la culture SF… mais pas que… n’est pas sans rappeler que le surnom « mérité » paraît-il, du ministre actuel de la justice, et des malheurs de notre monde toujours plus bouleversé, ébranlé, inégalitaire, injuste… est « Aquitator »…

    Cette renommé fut « acquise » à une époque où, peut être par ennuie de « l’élitisme » (qui y croit…?), un faux procès fut fait à l’encontre de Dark Vador, anti-héros de cette saga… Le « défenseur des droits », dans ce « monde disrupté », « irréel »,qui réussit à le faire acquitter était le « Garde des Sceaux » actuel, ayant par ailleurs défendu, dans le monde réel, bien des « élites » politiques (ministre, parlementaire cumulard…), qui élues, se sont plus que servies à des fins personnels, immorales, illégales, de fraudes, triches, trucages… au lieu de servir l’intérêt général…

    L’arbitraire « juge et parti pris » des débats « publics » de cette émission citée en introduction, se « glorifie » que son lobbying ait participé à l’ascension « d’Aquitator » au portefeuille du ministère de la justice… Mais ce n’est pas lui qui s’illustrera par ailleurs en semblant se soucier, en terme de justice « sociétale », par exemple, que les mesures annonçant un « isolement contraint » plus stricte des personnes infectées et contaminantes, risquent d’impacter sévèrement, gravement, les mères isolées (subissant par ailleurs les « discriminations systémiques » – celles impunies à l’embauche, dans l’accès au logement, et aux aides sociales [NON RECOURS impactant plus de 50 % des « bénéficiaires » du RSA ne touchant en réalité aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »…] – dont les enfants vivant dans des logements insalubres, la promiscuité infectieuse, ne sont pas en âge de se garder seuls…

    De même qu’au cas ou il va leur être contraint de travailler les dimanches, en soirées, dans des commerces, etc, ce n’est pas Pascal Praud qui s’inquiètera de qui s’occupera des enfants trop jeunes pour se garder seuls, et à quels taux horaires (majorations des heures le week-end) pareils pénibles déconvenues par une vie familiale déjà instable, insécure, seront indemnisées. Déjà que cette population (comme les femmes de ménages par exemple) subit tant d’inégalités scolaires, territoriales, de « destin », qu’en plus elle cumule des pathologies chroniques ne pouvant pas être soignées en raison d’une saturation des services publics hospitaliers, du manque de lits de réa… et personnel… faut-il les exposer à plus de risques, que celui qu’elle supporte au travers des facteurs multiples de comorbidité les fragilisant plus en cas d’infection à la covid-19…?

    Aucunes « mains invisibles » ni de « main de Dieu » les sauveront du trauma de telles séparations, inconcevables… même si elles sont bien temporaires… et de telles déconsidérations, d’inquiétudes, d’indignations, en rien conçues, débattues… non-dites quoi… mal nommées alors, en rien clairement explicitées de fait… ni de la part des « temps de cerveaux disponibles » faisant la notoriété de ce personnage public, ni du polémiste populiste qu’il assume fièrement d’être…

    Quant aux cas ou des enfants/ados seront en âge de garder leurs sœurs et frères… durant l’isolement du-de la parent.e isolé.e… qui par ailleurs sont souvent victimes de brutalités et violences impunies, commises par des membres du personnel du « monopole de la légitime violence de l’État », votant à 50 % pour l’extrême droite, lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites »… ce n’est pas non plus cette personnification du présumé « mérite » télévisuel, qui est en capacité de bien concevoir avec bienveillance, comment énoncer clairement quel malheur pareil silence va peser sur cette jeunesse, lorsqu’est préférer défendre sur ce plateau télé, le parti pris de propriétaires privés de commerces, restaurants, etc. …s’estimant pas assez assistés sans contreparties… »

  2. Conclusion du précédent commentaire.

    A force de « déifier », que ce soit le « talent » de tricher sans s’être fait prendre pour de bon, sur le fait accompli… et/ou la communication ayant consisté à réécrire l’histoire, de façon à mystifier, bonifier la triche, etc, en faisant suspecter que seule une « divinité » bienveillante serait à l’origine d’insuffler vie, protection/chance, à un tel « talent » (provenant des bas quartiers…) ne risque t-on pas de finir par obscurcir la clairvoyance, raison, nécessaire pour la compréhension des choses (même si elle émane d’une IA) …?

    1. J’ai compris, jamais vous ne perdez le fil. C’est une perspective. Au risque qu’on n’ose pas vous répondre c’est serré ! 🙂 🙂

      1. A quoi voudriez vous que je réponde ?

        A ce que vous avez cru comprendre « d’intentions » de ma part, d’intervenir sur le blog de notre hôte qu’en terme de « perceptive »…? Je ne sait quoi penser de cette expression, visant à concentrer la réflexion sur la forme, quand j’écris toujours mes billets, commentant mon interprétation du traitement de l’actu, des déclarations politiciennes, des acteurs « économiques »… en parallèle de ce que m’inspire les billets de M. Jorion, de ses invité.e.s, et autres commentaires… en réfléchissant à y trouver une cohérence pour en faire un « essai ». Après quand je les publie, j’adapte toujours l’introduction du billet/commentaire du jour, au sujet traité en billet de blog, souvent loin de celui qui m’a intéresser de décrypter. Et c’est tout pour ce que j’interprète de votre manière de chercher à comprendre ce que vous qualifiez de ma façon d’intervenir ici, de « perceptive »…

        Pour le fond, je n’ai pas non plus « l’intention » d’empêcher quiconque « d’oser prendre le risque » (comme vous laissez entendre) de poser des questions… A votre disposition.

  3. Comme toute décision administrative, elle est susceptible d’appel, en l’occurrence un recours hiérarchique, comment sera traité dans ce cas le recours ? Sera-ce un nouvel examen strictement humain, ou sera-ce examiné par une autre IA fonctionnant sous un autre logiciel ?
    L’on perçoit la sensation diffuse que de plus en plus de décisions seront prisent sans réellement de possibilités d’appel, ne se dirige t-on pas ainsi vers la dictature de l’IA ? 🙂

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    1. Un appel pourra-t-il désigner un « responsable » ? Pas si sûr !
      Puis le Droit ( j’évite le mot justice) a tout son temps et une réponse quelques années plus tard avec le coût d’un avocat, voire d’un expert ne changera rien.
      « Covid-19 : crise organisationnelle » ( Bergeron & al. Ed. SciencesPo) invite à repenser les ratées de décisions qui mènent d’ une étrange défaite à la suivante. Raoult signale qu’il a quitté le « Conseil de défense » ( et d’experts) quand ses « pairs » ont proposé l’idée de donner l’exclusivité des tests par PCR à deux ou trois structures nationales qui contrôleraient tout, très lentement !Alors que les labos vétérinaires départementaux ont le savoir-faire en la matière.
      C’est ainsi que des laboratoires vétérinaires lui ont offert le matériel qu’ils avaient en stock. Pas besoin d’intelligence artificielle. Voilà comment en ratant la première marche, on va de défaite en défaite. Détecter des virus par PCR est d’une banalité totale à l’étranger depuis plus de 20 ans. Mais s’il faut que l’administration contrôle chaque envoi, aucune intelligence naturelle ou artificielle n’y changera quoi que ce soit.

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  4. Il reste qu’en tant que consommateur, j’aimerais connaitre les données me concernant à partir desquelles la décision a été prise, car si l’une d’entre elles était erronée, j’aurais alors (peut être) la possibilité de la faire corriger et d’obtenir une nouvelle décision!
    On peut rêver non?

  5. En éliminant le risque on jette au panier la démocratie !
    Trop ringard ce truc.
    D’ailleurs, on a déjà trouvé le vaccin pour éradiquer ce virus encombrant tueur de vieux et en 2021, vu le progrès de l’IA on n’aura même plus besoin d’organiser un vote présidentiel, puisqu’on saura d’avance.
    Tout baigne.

  6. Cette prise de pouvoir par l’IA ( en fait c’est nous qui le lui confions en aveugle ) me semble dans la suite du même phénomène amené par nos inventions :

    – le tracteur signe la fin de l’évaluation « sensible » de l’effort ( homme ou cheval ) et de l’énergie ,
    – les robots de cuisine genre Thermomix , signe en partie la fin des transmissions des préparations culinaires par la pratique parentale ,
    – les voitures enflées de dispositifs d’assistance ( une récente publicité nous dit même qu’elles nous protègent plus ou moins à l’insu de notre plein gré ) . En 1960 et même 1980 on n’était pas conducteur si l’on était pas un peu mécano et apte à comprendre les principales fonctions et dispositifs du carrosse …
    – les tracés routiers ( ou les projets d’ouvrages d’art ) et le choix des variantes est devenu affaire d’outils  » assistés par ordinateur »
    – ….

    Cela a été un progrès considérable , grevé cependant par deux risques que nous ne pensons pas à maitriser :

    – celui de s’abandonner au jugement du robot sans plus vraiment savoir ce qu’on a mis dedans et pourquoi ,
    – celui d’une perte de mémoire collective sur le problème traité et , plus grave , la perte de pertinence sur les questions même qu’il faut aborder pour le résoudre ou perfectionner  » humainement » l’outil créé.

    Au bout du compte , le choix est bien dans notre camp .

    S’abandonner à la paresse des délices de Capoue et se fier aveuglément à la machine ou à l’IA,
    Ou garder la surveillance et la critique humaine de l’outil ( peut être en s’inspirant des méthodes de gestion , de contrôle et d’emploi des outils et armes que Michel Serres qualifiait d’objets monde )

    1. Les outils sont aussi des instruments de domination. Du couteau à la caméra de surveillance, de la cote de maille au sous-marin nucléaire, des OGM aux vaccins, ça marche pour assujettir, ça peut. Les armes sont des outils qui ont cette fonction que l’on peut qualifier de dissuasive, pas seulement… d’autres mécanismes de type informatiques peuvent être détournées d’un processus apparemment neutre pour rafler des données aux valeurs insoupçonnées et possiblement dommageables.
      Le soucis est dans l’usage que l’on en fait.
      Mis en musique, ça s’entend mieux.
      https://www.youtube.com/watch?v=4uxwxOdb8P0

    2. « celui de s’abandonner au jugement du robot sans plus vraiment savoir ce qu’on a mis dedans et pourquoi. »
      Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ? Avec ou sans MCAS… 😐

  7. En tout les cas elle est bienveillante et garnie d’une cœur à la taille de vos espérances.
    Si dictature il y a ce sera celle du ‘bon’ vouloir.
    Amha

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