Valéry Giscard d’Estaing (1926-2020)

M. Giscard d’Estaing, nous ne nous sommes jamais croisés. J’ai suivi votre carrière, posant sur elle, comme sur toutes choses, un regard critique. Je n’ai jamais fait même la moindre allusion, malgré mon intérêt pour ces questions, à une supposée vilénie que vous auriez commise un jour envers la monnaie, le procès qui vous est fait à ce propos étant fondé sur une incompréhension des mécanismes monétaires.

Le 15 janvier de cette année vous m’avez adressé un courrier, à l’ancienne : sur du papier, me demandant de me joindre à un groupe de réflexion sur l’éthique de l’Intelligence Artificielle que vous présidiez. Les tables-rondes de AI4People se sont déroulées hier et avant-hier. Mardi, dans la commission Banque et finance, j’ai eu un passionnant débat avec le directeur du programme d’IA de l’université de Berkeley, dont nous nous sommes d’ailleurs félicités hier par courrier. Mercredi, dans la commission Assurances, j’ai eu un autre passionnant débat, cette fois avec une députée européenne, ancienne ministre dans son pays au sein d’un gouvernement socialiste, là aussi nous nous sommes promis de poursuivre la discussion.

M. Giscard d’Estaing, de m’avoir offert ces opportunités, je vous remercie.

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75 réflexions sur « Valéry Giscard d’Estaing (1926-2020) »

  1. 1 / Accusation de vilenie ? Paul, faites-vous allusion à la loi dite Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 à compter de laquelle certains datent l’explosion intenable des dettes publiques ? ( Pour la France 14% du PIB en 169 et 120 % dans le prochain budget. )
    Soit. Je suis vraiment incapable de débattre d’une possible corrélation. Mais, permettez-moi de poser autrement la question : cette loi a -t-elle eu des conséquences sur les finances publiques et plus généralement a-t-elle permis de faire sauter des verrous dans l’organisation capitaliste ? A-t-elle confisqué quelque chose aux peuples ? A-t-elle posé ici et là des cliquets ?

    2 / L’emprunt Giscard de 6,5 milliards de francs, sur quinze ans, indexé sur le cours de l’or souscrit le 18 janvier 1973 et dont le coût total aura été de 92 milliards. Je ne me risquerais pas à rapprocher la date de la loi Pompidou / Giscard de celle de l’emprunt.
    D’autres le feront peut-être pour éclairer ?

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    1. Peut-être était-ce les signes d’une perte de crédibilité de la signature de l’Etat.

      Au moins à cette époque l’Etat s’endettait (endettait les contribuables) à des conditions connues qui en précisaient le coût potentiel et en limitait sans doute l’usage, au lieu d’un tour de passe passe indolore avec la banque centrale Européenne.

      L’emprunt gagé sur l’or avait permis à nombre de particuliers nationaux d’y souscrire en mobilisant leur épargne dans un dispositif moins spoliateur que d’autres précédemment pratiqués par temps d’inflation.
      Il ne s’adressait pas au marché.

      L’aura du technocrate compétent, qui connait les exponentielles et la représentation décimale, lui avait même permis d’annoncer (sans rire) que l’inflation sur l’année à venir serait de 4,9 %.
      Ce qui depuis relativise toute annonce officielle de la sorte.
      L’inflation àvait fait 7 % !

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      1. @Ruiz 12h25

        …  » L’emprunt gagé sur l’or avait permis à nombre de particuliers nationaux d’y souscrire en mobilisant leur épargne dans un dispositif moins spoliateur que d’autres précédemment pratiqués par temps d’inflation . Il ne s’adressait pas au marché.  » …

        Pour bien comprendre le sens de cette partie de votre commentaire .. voudriez-vous approfondir ceci :
        https://www.lecho.be/dossier/brunocolmant/en-1973-la-catastrophe-de-l-emprunt-giscard/9995224.html

    2. @Régis Pasquet
      « l’explosion intenable des dettes publiques »
      J’ai cru lire ici même qu’en fait, ça n’avait que peu d’importance ou que ce n’était pas vraiment le problème, cette histoire de dette/PIB… 🙂

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    3. « loi dite Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 à compter de laquelle certains datent l’explosion intenable des dettes publiques ? ( Pour la France 14% du PIB en 169 et 120 % dans le prochain budget. ) »

      Sans même analyser beaucoup le sujet, il est possible de remarquer que l’endettement public « au sens de Maastricht » était de l’ordre de 35% du PIB en 1990 (1)

      Ce qui revient à dire que même avant la pandémie du covid-19, l’essentiel de l’augmentation de l’endettement jusqu’à 100% en 2019 s’est faite sur la période 1990 – 2019.

      Autant dire que la corrélation temporelle avec une loi votée en 1973 n’est pas très impressionnante.

      (1) https://www.senat.fr/rap/r98-413/r98-4130.html

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  2. RIEN A VOIR AVEC GISCARD MAIS C4EST LE MOMENT OU JAMAIS DE DONNER NOTRE AVIS SUR LES COCOTTES MINUTES /

    https://www.asn.fr/Reglementer/Participation-du-public/Installations-nucleaires-et-transport-de-substances-radioactives/Participations-du-public-en-cours/Conditions-de-la-poursuite-de-fonctionnement-des-reacteurs-de-900-MWe-au-dela-de-40-ans

    Impossible de le faire dans mon cas car le mail de confirmation de creation de compte ne m’arrive sur mon mail chez free… 🙁 mais bon au moins j’aurais fait ce que j’ai pu …

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    1. Bonjour Dup

      Très vaste débat.

      Quelle politique énergétique pour la France ( 67M d’habitants ) ,voire l’Europe ( 500M d’hab), qui n’a pas , ou n’a plus ,les énergies fossiles pour assurer à l’ensemble de ses populations l’approvisionnement énergétique de ses populations avec un réchauffement climatiques que l’on constate tous les jours à cause des émissions de carbone.
      Comment gérer au mieux ces cocottes minutes , non émettrices de CO2, de façon transitoire et mettre en place les alternatives , sociétales et techniques , qui permettront d’assurer la survie des génération futures.

      ASN : Agence de Sureté Nucléaire:

      Quelques avis sur le site:

      1- « Avis favorable sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe au-delà de 40 ans
      Il n’y a pas d’autre alternative crédible pour assurer la sécurité de l’approvisionnement de la France tout en respectant la qualité de l’air, les paysages et l’indépendance énergétique »

      2- « Avis favorable sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe au-delà de 40 ans
      En considérant la position générale de l’ASN et l’avis du GPR, et en fonction des actions complémentaires que EDF mettra en œuvre pour répondre aux préconisations de l’ASN, je donne un avis favorable à la poursuite du fonctionnement des réacteurs 900 MWe au delà de 40 ans.
      Toutefois l’ASN devra réaliser un effort important de pédagogie pour accompagner sa décision auprès du grand public, car l’idée reçue , largement relayée par les médias et même certains politiques qui laisse croire que ces réacteurs auraient atteint leur durée de vie limite , continue de circuler trop largement dans l’opinion publique. »

      Il faut être conscient des enjeux et mettre en place une politique de transition énergétique sur une, voire deux générations, et regarder , voire s’inspirer de ce que fait la Chine , en politique écologique et énergétique ,qui me semble beaucoup en avance par rapport aux pays occidentaux.

      Le Système Capitaliste , compte tenu de son fonctionnement court-termiste et financier, ne sera jamais en mesure de traiter et régler cet enjeu planétaire et humain.

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      1. Les commentaires s’accélèrent depuis l’ouverture de cette consultation ce jour.
        Le débat ne fait que commencer.
        autres commentaires:

        1-
        « Non à l’obsolescence programmée
        Comme le souligne l’ASN, ce n’est parce que ces réacteurs arrivent au bout de leur durée de fonctionnement prévue qu’ils doivent être jetés à la casse. Les moyens de production d’énergie, en particulier électrique, sont des investissements au coût écologique important qu’il convient de ne pas remplacer pour des raisons politiques ou idéologique, mais uniquement quand le coût de leur maintient ou retour en condition opérationnelle devient supérieur au coût de remplacement. Les centrales nucléaires sont aujourd’hui la seule source d’énergie à faible empreinte au sol, faible consommation de matières premières, le tout en étant pilotable, qui émette moins de 100g de CO2 par kWh (environ 5g en France). Considérant que l’essentiel de leur empreinte carbone est constituée à la construction, il est un enjeu majeur pour le climat que l’ASN et les exploitants de ces centrales collaborent pour permettre d’amortir ce coût carbone le plus longtemps possible. Considérant que l’uranium est la seule source d’énergie stockable dont nous disposions avec des stocks dépassant plusieurs années, il est crucial pour l’indépendance énergétique de la France de maintenir et d’utiliser au maximum cette source d’énergie.
        Je suis donc favorable à cette prolongation aussi longtemps que la sûreté est maintenue à un niveau acceptable compte-tenu du service rendu, s’entendant comme le maintient d’une balance bénéfice-risque positive.

        2-
        « Vieilles centrales de plus de 30 ans.
        Une centrale nucléaire a été construite pour durer environ 30 ans si on veut les prolonger après 30 ans il faut énormément de révision et d’entretien, or, d’après tous les problèmes que rencontre l’ASN lors de ses contrôles, EDF néglige l’entretien, il y a du laisser aller, de plus il y a trop de boites intérims qui travaillent sur les sites, les employés ne sont pas assez formés et manque de compétences.
        L’entretien coûte très cher et c’est pourquoi EDF néglige cet entretien.

        Quand je vois le temps que met EDF pour construire l’EPR et tous les problèmes très importants qui se rajoutent indéfiniment, je me pose la question, est-il responsable de prolonger la vie des vieilles centrales. Je penses que non. »

        3-
        « Consultation ?????? Beuh!!!!
        Pourquoi consulter la population sur une technique complètement obsolète, et, pour l’instant nécessaire puisque toutes les avancées technologiques sont bloquées par l’état et les lobbies pétroliers et autres.
        Une consultations s’appuie sur des questions lisibles et concrètes.
        Il faut arrêter de déployer des semblants de démocratie.
        Mettez en ligne une vrai «  » »CONSULTATION » »
        N’oubliez pas pas votre rôle;
        Veillez à nous protéger plutôt que d’essayer de justifier votre travail !!!!!! « 

      2. Politique énergétique that is the question
        Quel sens d’interdire à très court terme l’usage du gaz pour le chauffage dans les constructions neuves (pour le moment) et de préconiser le tout électrique !
        Quel avenir pour Engie ? qui semble vouloir renoncer au nucléaire …
        Va-t-on créer des centrales au Gaz en Belgique pour alimenter le réseau électrique Français ?
        Prolonger l’usage des centrales actuelles est sûrement en attentant le prochain Fukushima une meilleure approche que de compter sur les nouvelles générations 3 milliards € + 1 milliard /an avec une production nulle.

        De toutes façon en cas de production trop limitée le déploiement du Linky permets dès maintenant de limiter à distance par intelligence artificielle (ou bétise naturelle) la consommation de chaque point de livraison à 1Kw en choisissant individuellement les victimes, sans aucun délai ni préavis, il n’y a plus besoin de procéder à des coupures par secteur.

        Celà permets de laisser l’accès au courant donc à l’internet, le téléphone et les télévisions, donc aussi l’éclairage et le télétravail.

      3. En ce qui concerne le nucléaire, c’est sûr que le temps joue contre nous si on s’en occupe pas! Tic tac tic brrrt

      4. @ilicitano
        « La France n’a pas de charbon », ce n’est pas tout à fait vrai, je crois bien qu’il y a l’un des plus grand gisement connu d’Europe, dans le sud de la Nièvre si je me souviens bien, mais on ne veut pas ou ne peut pas y toucher, pour l’instant…

      5. @François Corre
        Les réserves du gisement de Lucenay-Les-Aix sont évaluées à 200 millions de tonnes de charbon en place. La partie septentrionale du gisement contiendrait, à elle seule, de l’ordre de 60 millions de tonnes, économiquement exploitables à ciel ouvert, soit un potentiel de charbon commercial de 45 à 50 millions de tonnes.
        (rapport BRGM de 1986)
        http://www.ud18.cgt.fr/IMG/pdf/Bulletin-BRGM-21_decembre_2010.pdf
        (extrait du bulletin du BRGM) trouvé sur le site de la CGT du Cher…

    2. Rien à voir avec Giscard? Tout, au contraire. Giscard, chasseur de grands fauves et père du « tout nucléaire » français. En bon polytechnicien? Sans ce programme, à quoi ressemblerait notre mix électrique aujourd’hui? Combien de tonnes de charbon, de fioul et de gaz-poutine (et le CO2 qui va avec) à la place de l’uranium?
      Sur la consultation: les réacteurs n’ont jamais été conçus pour ne durer que quarante ans. Mais pour au moins quarante, après quoi on peut les prolonger avec des mesures appropriées. Aux Etats-Unis, certains déjà validés pour soixante (avec visites décennales bien sûr), et l’on parle de quatre-vingt.
      Fessenheim (classée troisième pour sa sûreté par l’ASN) n’a pas été fermée pour des raisons techniques mais uniquement électoralistes (promesse de Hollande aux Verts). Quoi pour la remplacer sur cette partie de notre territoire? De surcroit, elle était -comme la France- exportatrice, vers l’Allemagne bien sûr (sur le point de sortir du nucléaire, pour le charbon et le gaz c’est pas demain la veille). Et au prix fort.
      Je prends un gros risque avec ce commentaire, mais tant pis. Un programme dément de vingt-quatre méga-éoliennes sur « nos » crêtes cévenoles a du plomb dans l’aile. Je m’en réjouis. Les rapaces (aigle royal, faucon pèlerin, vautours, busards, j’en oublie) et les chauves-souris aussi. Sans parler du paysage.

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      1. @Michel
        Vous n’avez rien à craindre, il n’y a ici que des gens polis qui discutent avec courtoisie 😉
        Vos arguments pour le nucléaire sont connus et vos préventions contre l’éolien aussi (et sont par ailleurs tout à fait recevables quand on se préoccupe de la protection de l’environnement).
        Mais opposer nucléaire et « renouvelables » n’a pas beaucoup de sens. Il n’y a pas d’énergie véritablement « propre » (à part peut-être le micro hydraulique, mais on ne peut plus parce qu’il faut, soit disant, restaurer la continuité écologique des cours d’eau).
        La seule politique qui vaille dans ce domaine est surtout celle allant vers la sobriété.

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      2. @Arkao :

        Je signe en notant cependant que s’agissant de l’hydro-électricité , on avait déjà un peu fait le tour en France des sites  » équipables » , depuis déjà pas mal de temps .

        C’est effectivement la sobriété la toute première attitude saine et efficace. On entre dans une période où elle va être mise à rude épreuve .

      3. @arkao
        Je « me réponds » car je ne sais comment le faire directement.
        Je sais bien que nous sommes ici entre gens courtois mais je sais aussi par expérience combien le sujet est explosif. C’est un ancien anti-nucléaire qui le dit. Je ne cherche à convaincre personne et j’ai commencé à me fâcher -gentiment- avec quelques amis en faisant part de mes (nouvelles) convictions. Je vous rejoins pour dire qu’il n’existe pas d’énergie propre. Et bien sûr pas le nucléaire. Mais (pour l’essentiel) décarbonée, oui. Par contre, en France en tout cas, il est pertinent -si j’en crois mes sources- d’opposer renouvelables non pilotables et nucléaire. Les premières n’apportent rien à la décarbonation de notre mix énergétique, tout en fragilisant la filière nucléaire, tout aussi et même plus décarbonée et pilotable.
        Quant à l’Allemagne, souvent donnée en exemple, les renouvelables ont surtout -quasi uniquement- servi jusqu’ici à remplacer le nucléaire, pas les fossiles. Et pour cause: une nuit (d’hiver) sans vent, il faut bien assurer.
        Priorité à la sobriété, bien sûr. Mais nous (je ne m’exclue pas du nous) ne semblons pas en prendre le chemin: explosion de la consommation électrique liée au numérique (dont ce blog…), notamment. Et avec les meilleures intentions, se passer réellement et rapidement des fossiles représente encore un défi majeur.
        En résumé: le nucléaire n’est en rien une panacée. En revanche, il peut (et doit) permettre un atterrissage un peu plus en douceur. J’ai bien plus peur du changement climatique, qui n’est pas un risque mais une réalité, que des dangers liés à l’énergie nucléaire. Je vis pourtant depuis quatre décennies à trente kilomètres à vol de vautour du site le plus nucléarisé au monde, et ai travaillé une dizaine d’années pile entre les deux centrales.
        Encore une fois, ce sont mes convictions. J’espère vivement ne choquer personne en en faisant part ici.
        Cordialement!

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      4. @ Michel

        Il est vrai qu’à Fukushima et à Tchernobyl, les paysages sont somptueux et sont propices au tourisme radieux. Tout le monde est ravi à ce qu’il parait et bien heureusement toujours pas de  » méga-éoliennes  » là-bas pour gâcher le paysage ou énerver l’autochtone. Il est vrai cependant que plus personne n’y habitant plus, le jugement de goût en a fort pâti … une peccadille !

    3. Je confirme que moi non plus je n’ai reçu le mail de confirmation de compte…
      J’aime bien une administration qui affirme « L’ASN décide et agit avec rigueur et discernement : son ambition est d’exercer un contrôle reconnu par les citoyens ». Ce n’est pas vraiment une ouverture à l’écoute…
      Pourquoi l’ASN n’a-t-elle pas impliqué la Commission Nationale du Débat public ? Il me semble que l’enjeu est pourtant important et dépassant le simple aspect technique…
      Le texte d’information est sybillin : « Cette consultation, qui se déroulera jusqu’au 15 janvier 2021, porte sur le projet de décision que l’ASN envisage d’adopter à l’issue de son instruction de la phase générique du quatrième réexamen périodique de ces réacteurs ; cette phase concerne les études et les modifications des installations qui sont communes à tous les réacteurs ». J’entends qu’une décision est déjà finalisée (et soumise à consultation) ! et qu’elle sera prise après une phase d’étude !
      Je lis aussi : « L’ASN consulte le public sur un projet de décision fixant à EDF des prescriptions ». Donc le fait même de la prolongation n’est pas soumis à discussion ! (malgré que tout le monde se prononce sur cela…) Qui prendra cette décision ? ou l’a déjà prise ?
      Quand je vois que la Belgique a pris cette décision il y a longtemps, qu’elle l’a reportée, qu’elle a décidé de l’appliquer maintenant en 2025, ce qui est maintenant à nouveau contesté politiquement et par Engie exploitant… je peux déjà prévoir que la France ne sera jamais prête à se passer du nucléaire.
      Je vais donc suggérer de prévoir dans la décision que l’exploitant doive arrêter les réacteurs la veille des catastrophes. Ainsi le Sapeur Camembert avait prévu d’entretenir les pompes à incendies la veille des incendies.

  3. Le Giscard d’Estaing prédateur  de grands fauves en Afrique jusqu’à ce qu’un de ses enfants lui reprocha, , a-t-il pensé au soir de sa vie qu’il pourrait contribuer à nous éviter l’extinction de l’espèce à l’aide de l’IA, à moins que e soit l’inverse, qu’il s’inquiétât seulement de ses dérives futures, d’où le groupe de réflexion sur l’éthique de l’IA ?

    Giscard et la chasse. : https://www.lefigaro.fr/culture/2013/11/03/03004-20131103ARTFIG00028-valery-giscard-d-estaing-la-chasse-est-souvent-une-solitude.php

    PS. Sa fiche Wikipédia ne mentionne nulle part son intérêt pour l’IA, puisse ce billet réparer ce manque.

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    1. Mais il s’en fiche de l’I., il veut que son pays reste debout dans le mauvais temps c’est pourtant si simple …

      1. Lucas,
        Dans ce cas tous les comités d’éthique sur l’IA qui apparaissent ici ou là ne seraient qu’un prétexte ?

  4. Valéry Giscard d’Estaing est resté jusqu’au soir de sa vie non seulement extrêmement lucide mais encore actif intellectuellement et politiquement, la volonté à l’âge de 93 ans de monter un groupe de réflexion sur l’avenir de l’IA en est la preuve.

    En novembre 2019 (1) il pouvait intervenir pendant une heure sur son sujet fétiche la construction européenne devant les élèves d’un lycée parisien – c’est que l’un des petits-fils de l’ancien président était lui aussi dans ce lycée, et avait du décider son papy ! Malgré le poids des ans, l’homme avait toujours sa passion et son humour.

    [début de citation]
    Son sens de la formule intact, l’ancien président n’avait d’ailleurs pas hésité à lâcher quelques piques bien senties contre Donald Trump ou François Hollande. «Le président américain peut dire n’importe quoi, c’est d’ailleurs ce qu’il fait, cela ne dérange pas la démocratie européenne», avait-il notamment lâché à propos de Donald Trump, devant des lycéens enchantés.
    (…)
    «Vous ne trouverez dans aucun livre d’histoire la description d’un tel changement, celle d’un groupe de pays qui fait disparaître ses limites»
    (…)
    Il avait été touché d’intervenir devant cette jeunesse. «Cela me rappelle de joyeux souvenirs», nous avait-il confié. Ce jour-là, il avait conclu son allocution par cette phrase: «C’est désormais à vous de porter le flambeau sur ce qu’il reste à faire. L’avenir vous appartient.»
    [fin de citation]

    Que l’on se sente plus ou moins proche ou éloigné politiquement de l’homme politique, il y a là une vérité que tous les jeunes peuvent entendre. Et en regard de l’ancien président disparu, on est jeune assez tard, même dans sa huitième voire sa neuvième décennie 🙂 !

    C’est aussi un exemple. Puissions-nous tous rester passionnés et actifs aussi longtemps que nous en aurons la force et la clarté d’esprit.

    (1) https://etudiant.lefigaro.fr/article/valery-giscard-d-estaing-de-polytechnique-a-l-ena-le-parcours-d-un-premier-de-la-classe_4a6275a6-28f4-11eb-9b2f-394678aeeebd/

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    1. En plein dans le 1000:
      Gilbert Laffaille – Le Président et l’éléphant (1977)
      https://www.youtube.com/watch?v=LOMx0jhz9kY

      Mais bon, à part l’élimination darwinienne d’ éléphants et je le suppose, de girafes, pistés par son garde-chasse personnel promus empereur , il a commis une très bonne action vis à vis de Paul, ce qui permet de l’absoudre.
      D’ailleurs la chanson est scandaleuse. Elle se permet de dire qu’il fusillait à tout va, alors que l’élimination darwinienne est raisonnée, pour le bien des survivants. Comme tout bon chasseur l’apprend.

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  5. Reagan , Giscard , Mitterrand , Schmidt, Breton Wood , dollar , franc , inflation , dévaluation , l’euro enfin , BDF , BCE , Camdessus et Delors qui en auraient des choses à faire valoir . Giscard , c’était un peu , pour la France le véritable début des interrogations sur l’impérialisme du billet vert , interrogations croissant non sans lien , avec la crise pétrolière et de l’énergie .

    1. Giscard c’est aussi un jalon du recul historique de l’Etat providence, dans la mouvance néo-libérale, son ministre Raymond Barre avait même traduit Von Hayek, pas moins. VGE c’est aussi celui qui voulait graver dans le marbre d’une constitution le principe de la concurrence libre et non faussée. Sa constitution fut refusée lors d’un référendum, mais fut finalement appliquée en substance sous la forme du Traité de Lisbonne, signé sans discussion par Sarkozy.

      https://www.persee.fr/doc/rfsp_0035-2950_1955_num_5_1_402602_t1_0162_0000_001

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      1. On se demande ce qu’a foutu Mitterrand de 1981 à 1998 … Le billet vert était son ennemi comme la finance pour d’autres .

        Heureusement la BCE en attendant le Bancor .

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    2. + Juanessy

      Sans compter le chômage de masse qui explosa à cette époque pour ne plus jamais disparaitre. Pendant que M.Giscard faisait roi au frais des contribuables un bouffon sanguinaire garant de la Françafric et que Raymond Barre, son premier ministre néolibéral, planquait ses 7 millions de francs en Suisse, le peuple français s’enfonçait dans la crise économique, la pauvreté et la sinistrose, tardant à voir la « lumière au bout du tunnel « . En 2020, il y a maintenant 10 Millions de pauvres en France ! Pour information : Bal tragique à Berlin / 1 mort.

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      1. Le taux de chômage était de 2, 5 % au début du septennat de Giscard , de 5 % à la fin en 1981 . Il est passé à 8,5% à la fin du premier septennat Mitterrand , à 10 % à la fin de son second septennat . Il y est toujours et même sans doute atteindra plus de 11 % après Covid ( prévision de CAE ) , sans être jamais redescendu à moins de 7, 5 % ( en 2008 ! ) .

        En Allemagne , le taux de chômage a démarré un peu plus bas , nous a à peu près rejoint vers 1981 , et depuis il est systématiquement plus faible en suivant grosso modo les mêmes oscillations à l’impact de la réunification de l’Allemagne près .. Par contre l’Allemagne a considérablement mieux absorbé la crise de 2008 .

    1. Nébuleux . Si c’est Giscard que vous qualifiez de monarque , moi je le verrais plutôt en aristocrate ( préfabriqué selon le canard enchainé de toutes les époques ) de la pensée , comme pas mal d’X ou plus bêtement de surdoués de toutes extractions , qui se sentent  » à part » et pas toujours compris , à leur corps défendant souvent . En tous cas , je ne vois pas en quoi un vieillard de 94 ans , mort qui plus est , pourrait vous faire peur .

      Tiens , au passage , les X auront fourni le président de la République qui a vécu le plus vieux ( Giscard ) et le plus jeune ( Sadi Carnot ) .

      1. J’éclate de rire en vous lisant.
        Oui, le disparu affichait malgré lui un débordement aristo-suffisant. Mais ce n’est pas ce qui me dérange. Je peux causer avec un borgne ou un unijambiste, un bègue ou un illuminé. Pas effrayé, non. Je sais faire la part des choses.
        Je dis pourquoi avons-nous si peur par dérision pour me moquer du récit que l’on sent monter de la perte d’un grand sage. Je dis n’ayez crainte c’est un « immortel ».
        Ce soir on va venir à son chevet.
        Point trop n’en faut.
        Lisez entre ces lignes là. Por favor.

  6. « Ah la nostalgie… !

    Mettez son pouvoir envoûtant dans les mains invisibles de conteurs, avec leurs tours de passe-passe, sémantiques, rhétoriques…et vous verrez en direct se réécrire toute l’Histoire.

    Manifestant ses « charmes » toujours à l’occasion de la mort d’une personnalité symbolisant la puissance, ayant toujours regretté, pour l’avoir fait savoir,de ne jamais avoir obtenu la reconnaissance qu’elle estimait mériter de son vivant… et constatez à quelle point est rendu hommage et honneur au goût d’inachevé que ce défunt laisse derrière lui.

    Combien de qualificatifs comme ceux d’un personnage « austère », « on ne retiendra de lui, que sa grande intelligence, qui ne s’adressait qu’à d’autres intelligences… peuvent aider à tout faire oublier : que l’absence totale d’humilité qu’une telle estime de soi, s’affichant arrogante, pédante, mondaine, peut arriver à convaincre que l’intelligence ne se mesure qu’en titres (boursiers), lettres de noblesse, cumules de diplômes de grandes écoles, et mandats, « réformes »… ?

    Le « roman politique national » se « réinvente » des « héros », à chaque fois que l’occasion lui est donnée, nous faisant découvrir que même les plus retors des hommes, aux plus basses ambitions d’enrichissement personnel, de se servir quoi… ont du « bon dans leur coté obscure de la force » des évènements les ayant détourné de leur sens du devoir… « La chair est faible » nous raconte t-on, à un tel niveau de responsabilité, de « rénovation » de l’économie d’un pays, et de la société civile…que même le ou la plus vertueuse ou vertueux des femmes ou hommes, ne saurait résister à la puissance attractive de forces obscures d’un pouvoir vous immergeant dans un océan de solitude…

    Même la démocratie est imparfaite, ne fut, tout du moins, pour les citoyennetés n’ayant jamais compris le défunt… pas assez à la hauteur de la si majestueuse ambition de pareille intelligence. Et ne vous y trompez pas, il ne peut qu’en être voulu, à la seule gauche, ayant succédé au défunt béatifié en ce jour de deuil national… si l’héritage du « héros » n’est pas à la hauteur du « monde à voir » qu’il a pensé, conçu pour le « retour » de nos« jours heureux »…

    Au revoir… !

    PS : Toute ressemblance avec d’autres identités passées, présentes, maintes fois usurpées, en d’autres circonstances, ne serait être que fortuite coïncidence… qui rassurez vous, n’a ni blessé, ni mis en danger périlleux, les espèces ayant servi de modèle au récit. »

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      1. Qui sont donc ces « anonymes », à l’identité civile, usurpée par l’obscurantisme d’un « pseudo » (« On est en tout cas rassuré… ») vous rassurant d’avoir une couverture suffisante pour user de leur pratique, vous valant de prétendre parler au nom de cette « majorité silencieuse »…?

        A quelles « forces » prêtez vous cette obscurité – me sciant si bien…? – que vous voudriez chercher à employer pour convaincre autrui, qu’elle serait pire que d’obscurcir ces absences d’authentifications qui critiquent (En trollant…? Je ne ferais pas offense à nôtre hôte, qui lui vous connait depuis plus longtemps que moi, et vous accorde une confiance, qui nous confronte. Mais combien de policiers violents, brutaux enlèvent leurs matricules – acte illégale- lors des « manifestation interdites », pour exemple de ce que le coté obscure peut produire…?) les pouvoirs des oppositions leurs plaisant le moins, les concurrençant du moins…?

        Et enfin à quelles obscurités adressez vous votre interpellation, quand elle peut autant vouloir critiquer, ce que je peux ne pas pouvoir arriver à faire comprendre intelligemment » à certaines personnes, de ma façon d’interpréter et décrypter par l’écrit, la complexité des sujets qui nous interpellent, à différencier de ce que vous pouvez chercher à profiter d’une position de « pouvoir » – « juge et parti pris » – usant des vielles ficelles de ne pouvoir garder « l’anonymat », du « pseudo », au nom du « devoir de réserve », du risque de mettre en péril une fonction de « l’État profond »…? Pour exemple : Est-ce que parler des cas de NON RECOURS, « discriminations systémiques », avec gravité, répétition égale aux discours néolibéraux des médias mainstream, politiques, les taisant… niant… est être tellement pessimiste que seul l’obscurantisme des « fausses nouvelles », adeptes des « théories conspirationnistes » se dégage du discours… ou n’est-ce pas pas plutôt apporter un éclairage là ou il semble que personne ne devrait porter le regard…?

    1. PS bis : Une chose est sûre… Il semble être facile de faire croire, dans cette Histoire revisitée, disruptée, que « notre deuil national » aura réussi, au moins, à harmoniser « l’opinion » d’une classe sociale et fiscale dans le « ras le bol » d’avoir à s’inquiéter de « comment lutter contre la menace de justice sociale ? « et « sociétale » (entendez l’accueil des réfugié.e.s dont il ne peut leur être reconnu une cause d’exil climatique, due à la perte de la biodiversité…)… que sa présence dans l’au-delà… essaie de nous convaincre devoir regretter de n’y être jamais arrivé de son vivant…

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  7. Ils s’y étaient mis à deux, mais le président le plus intelligent de la Cinquième aidé par le plus grand économiste de France avait tout de même réussi à multiplier par quatre le nombre de chômeurs entre 1974 et 1981. Un exploit qui n’est pas à la portée du premier imbécile venu.

    Giscard, premier fossoyeur de l’État social

    Cependant il faut rendre justice à celui qui restera probablement dans la (toute petite) histoire de France, comme l’instigateur des mortifères politiques néolibérales, en lui accordant le bénéfice de la sincérité. Il est fort probable que Giscard pensait sincèrement agir pour le bien du pays tout en étant persuadé que sa supériorité intellectuelle et morale relevait des lois de la nature, le moindre commencement de démarche réflexive étant au-delà de l’horizon cosmologique du bonhomme.

    Un personnage très drôle à son insu, digne de Mister Bean, mais dont le legs politique et économique est catastrophique.

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    1. « le bénéfice de la sincérité »

      Je reconnais encore au moins deux choses à l’ancien président disparu :

      1. Une certaine forme d’honnêteté, que tous ses successeurs n’ont pas partagée

      Je pense par exemple au renversement du référendum refusant le traité constitutionnel de 2005 : quand Sarkozy a prétendu avoir simplement signé avec le traité de Lisbonne aujourd’hui en vigueur « un petit traité sur tout ce qui ne faisait pas polémique de toutes façons et c’est pour ça que je ne l’ai pas mis au référendum non mais oh hé hein », Giscard a décrit honnêtement la manœuvre consistant à faire avaliser exactement la même chose avec un emballage différent (1) : «Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche.»

      Cela ne signifie pas que changer une décision du peuple sans lui demander son avis soit acceptable naturellement. Mais reconnaître qu’on est en train de le faire est quand même une différence par rapport au mensonge d’un Sarkozy ou à François « Mon adversaire, c’est le monde de la finance » Hollande.

      2. La supériorité de celui qui commet une erreur sur celui qui se contente de le suivre

      C’est la fameuse question « Qui est le plus idiot : l’idiot, ou celui qui le suit ? »

      La totalité des successeurs de Valéry Giscard d’Estaing au pouvoir ont suivi ses pas en matière de politique économique. Certains après avoir essayé de faire autre chose pendant deux ans (Mitterrand), six mois (Chirac) ou quelques semaines (Jospin, Hollande) Mais tous, même après avoir essayé – sincèrement ou pas – d’en sortir, ont suivi les mêmes rails :
      – Mitterrand a écouté les « visiteurs du soir » tels Delors et autres, s’inquiétant que « la France passe sous la coupe du FMI », et s’éloignant de la politique industrielle prônée par Chevènement
      – Chirac s’est laissé impressionner par Kohl lui faisant les gros yeux et s’est éloigné de la ligne Seguin préférant la mise en place de l’euro à la réduction de la fracture sociale
      – Quant à Jospin et à Hollande, franchement la question de leur sincérité même se pose. L’un comme l’autre ont fait la même manœuvre pour cacher leur alignement : lâcher un hochet « sociétal » pour provoquer les catholiques et se poser comme « de gauche » à bon compte (le PACS pour l’un, le mariage homosexuel pour l’autre)… un hochet qui avait le même rôle que l’encre que la seiche lâche dans l’eau pour couvrir sa fuite

      Le résultat de cette stratégie de long terme (plus de 40 ans déjà !) en matière de chômage, de croissance des inégalités, de désindustrialisation et de perte de richesse pour le pays, n’est certes pas le plus brillant…

      Mais encore une fois : qui est « le plus idiot », l’initiateur, ou les suiveurs ?

      (1) https://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html

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      1. Alexis,

        Concernant le doigt du sage : le fait que l’on en vienne à louer une certaine forme d’honnêteté en dit long sur notre acceptation de la corruption. Ce qui ne cesse de m’étonner est que nous connaissons tous l’histoire de la Françafrique, le pillage des richesses contre la protection de l’armée française pour les dictateurs, sans même parler des broutilles comme les chasses présidentielles à l’éléphant ou les coffrets de diamants, mais que sachant tout cela nous continuons malgré tout à nous esbaudir sur une certaine forme d’honnêteté.

        Concernant la Lune : nous nous souvenons-tous qu’il y eut trois gouvernements Barre (moyen mnémotechnique : Barre 1, Barre 2, Barre-toi), or dès la fin de son premier gouvernement qui s’acheva début 77, il était évident que les politiques austéritaires étaient non seulement d’une totale inefficacité mais encore qu’elles avaient des conséquences sociales catastrophiques. Pourtant Giscard les poursuivra et les amplifiera jusqu’à sa défaite en 81 face à Mitterrand.
        Admettons que le Giscard du premier gouvernement Barre ait sincèrement cru aux fadaises néolibérales, mais notre brave homme a eu ensuite plus de quarante ans pour constater de ses yeux à quel point le dogme de l’austérité tiersmondialisait le pays.

        Un aveuglement passager peut arriver à tout le monde, mais 40 années d’aveuglement vous font entrer dans la catégorie pléonastique des fanatiques malveillants.

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  8. C’est sous Giscard qu’avoir le téléphone (qui était encore manuel dans certaines régions) a cessé d’être le critère permettant de classer quelqu’un dans la catégorie CSP+ (il fallait jusque là attendre au moins un an avant d’obtenir le privilège d’en disposer). C’est aussi sous Giscard qu’a été conçu le Minitel, ce qui explique pourquoi il fonctionnait beaucoup mieux pour les transmissions du haut vers le bas que du bas vers le haut et ne permettait pas à ses utilisateurs de communiquer entre eux.

    C’est en fait l’apogée du fordisme: automobile, télévision, frigo, machine à laver et vacances en bord de mer pour presque tous. Malgré l’échec du Concorde, la nécessité d’être compétitif avec le Bangladesh n’était encore mise en avant par personne…

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    1. Pas le Bengladesh mais la Corée et le Brésil par exemple.
      Denain, Longwy, des milliers d’emplois supprimés. C’était inéluctable disait-on déjà.
      On connaît la suite, c’est toujours inéluctable. Un énarque est employable à vie, un ouvrier eh bien ma foi… Bref, la fin de ces années 70 marquent le déclin du monde ouvrier. Et nous n’avons toujours pas trouvé la formule politique qui permet d’éveiller une nouvelle conscience de classe à même de stopper la droite (J’y inclus Mitterrand 83 et Hollande) et le néolibéralisme.

      https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2004-4-page-129.htm

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      1. Juannessy,
        Bien vu !
        Reste qu’il manque encore la formule qui permette de remporter l’ élection décisive pour l’application de ce programme.

      2. « Et nous n’avons toujours pas trouvé la formule politique qui permet d’éveiller une nouvelle conscience de classe à même de stopper la droite (J’y inclus Mitterrand 83 et Hollande) et le néolibéralisme. »

        De mon point de vue le problème n’est pas seulement, pas principalement en tout cas au niveau de la « formule politique ».

        Des dirigeants comme Mitterrand, Hollande, et encore Jospin en 1997 et même Chirac en 1995 ont parfaitement pu se faire élire avec un programme plus attentif aux intérêts du plus grand nombre et à l’avenir du pays. L’élection n’est pas le problème principal, en tout cas pas le seul.

        Le problème principal, c’est de faire en sorte que le dirigeant élu… FASSE VRAIMENT ce qu’il a dit qu’il ferait.

        Et là, des analyses et des pistes de solutions existent, assez diverses d’ailleurs. Par exemple :

        1. Le problème c’est que ces quatre personnes Mitterrand, Chirac, Jospin, Hollande étaient de grands méchants et de grands hypocrites ===> Il faut donc en trouver un qui soit gentil et sincère – la solution « béni-oui-ouiste »

        2. Le problème c’est que les décisions ne sont pas possibles à l’échelle d’un pays qui n’est pas une superpuissance ===> Il faut donc construire d’abord une superpuissance européenne qui aura la taille nécessaire, même si ça prend beaucoup de temps et s’il faut d’abord reculer socialement pour mieux sauter ensuite – la solution « européiste »

        3. Le problème est le contrôle capitaliste et oligarchique sur les leviers de pouvoir ===> Il faut donc une pression populaire dans la rue ininterrompue et massive, seule solution pour forcer les dirigeants à respecter leur parole – la solution « gauchiste »

        4. Le problème ce sont les dévolutions de compétences de la France vers des instances supranationales hors de portée du contrôle démocratique ===> Il faut donc sortir la France de l’UE pour récupérer les leviers permettant aux dirigeants de respecter leur programme – la solution « souverainiste »

        On peut les combiner éventuellement. Par exemple chercher un gentil et sincère candidat qui nous sortira de l’UE avec une pression populaire du tonnerre. Ou bien un candidat gentil et sincère au point où il arrivera à convaincre nos voisins de construire cette superpuissance européenne plus vite. Ou autre combinaison.

        Reste que si on y réfléchit un peu sérieusement, et au-delà des préférences individuelles qui pousseront l’un à jurer par telle solution, l’autre à soutenir une solution incompatible… CHACUNE de ces solutions pose des questions graves et présente des difficultés lourdes. En dehors du fait que certaines sont probablement impraticables ou nuisibles…

        Cette seule certitude peut sans doute être partagée : toute personne qui choisit l’une de ces voies en se dissimulant ses difficultés est en train de s’illusionner

      3. @PYD :

        C’est là où nous différons , car selon moi , l’ambition portée par cette direction à prendre n’a de point d’application possible que défendue par l’Europe ou , a minima par les pays européens qui pèsent le plus , l’Allemagne pour le premier d’entre eux . Une élection présidentielle française a bien sur son rôle dans la manifestation d’une volonté d’aller dans cette direction , sous réserve , pour être utile que ce soit un résultat de type plébiscite pour que l’élu soit fort de l’assentiment massif de ses mandants , et que l’Allemagne soit dans la même dynamique , avec au moins deux peuples et 150 millions d’âmes , qui auront enfin compris par quoi passait leur avenir.

        Sinon tout sera vain , et il faudra prié pour que Biden et le capitalisme américain se montrent généreux . Ou apprendre le chinois , car il va bientôt falloir vraiment choisir son avenir entre ces trois scenarii .

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      4. @ Alexis,

        « Le problème principal, c’est de faire en sorte que le dirigeant élu… FASSE VRAIMENT ce qu’il a dit qu’il ferait. »

        Si ledit problème concerne les politiques économiques, budgétaires et fiscales, les dirigeants FONT EXACTEMENT ce qu’ils ont promis… aux riches ! Vous savez ceux qui les ont fait élire et qui font voter les lois et signer les traités qui leurs conviennent.

      5. Juannessy
        Pour l’heure l’Europe patine et on ne voit pas ce qui pourrait la faire sortir de l’ornière.
        Il n’y a pas de peuple européen. Il y a une idée européenne (ce qui n’est pas rien certes) et des institutions qui tiennent une Union d’abord économique et financière, et un peu, pas du tout, une union sociale et écologique.
        L’Europe politique c’est pratiquement l’union des chefs d’Etats qui la composent.
        La seule possibilité de faire changer l’Europe d’orientation c’est donc que des changements significatifs interviennent politiquement dans un ou plusieurs Etats. Certes il y a le parlement, mais ses pouvoirs sont limités. Bref, l’Europe aujourd’hui c’est toujours des Etats-nations qui décident en son nom.

        Ce n’est pas faire preuve de souverainiste que d’affirmer ce que j’affirme, mais simplement constater les choses comme elles se passent effectivement.

      6. @ Alexis,

        Je pense que votre liste de solutions ne cible pas le champ de bataille sur lequel les grandes puissances livrent combat.
        1945 signes le basculement du colonialisme de grand-papa. Dorénavant, l’espace symbolique aura le prima sur celui physique. Les USA ont imposé leur modèle économique s’appuyant sur des outils de conditionnement culturel de l’Europe libérée. Le soft power, c’est le colonialisme de l’esprit puisque celui du corps ne fait plus le poids en regard du prix de l’énergie qui met en mouvement les objets techniques et fait péter la bombe atomique.
        L’amicale des industriels américains et toutes les autres se battent à couteaux tirés tout en investissant dans des moyens d’échapper à la catastrophe climatique qui pointe à l’horizon. Ça se traduit par un enrichissement de l’oligarchie qui délaisse l’industrie puisque le modèle consumériste n’a pas d’avenir dans ce nouveau cadre.
        Pour être un peu plus explicite, Ils nous ont déjà enterrés!
        Si nous voulons vivre, il faut investir leur champ de bataille ou mourir.

      7. @PYD :

        Deux liens qui se complètent ( en attendant que Paul Jorion reprenne un billet qu’il a laissé espéré sur Peuple/ Etat / Nation :

        à partir de 29:00mn : https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-05-decembre-2020

        et : https://www.humanite.fr/videos/quest-ce-quune-nation-lhistorien-pascal-ory-est-linvite-de-au-pied-de-la-lettre-lemission

        De mon côté j’essaie seulement de projeter un avenir pas trop esclave à mes descendants , à l’ expérience de plus de 40 ans de service d’un Etat qui puisse rester digne de la Nation et de mes ancrages , et c’est pour ça que je suis résolument désireux d’une issue européenne dont mes affects et toute ma raison me disent que c’est la carte qu’il faut jouer dans la guerre mondiale permanente , pour ne pas trahir mon passé et fermer l’avenir de mes enfants .

        Je comprends bien qu’une évolution de paradigme ne peut pas se faire sans action et désir locaux , mais parce que comme Paul Jorion j’ai modestement connu la machine Etat de l’intérieur , j’en ai mesuré aussi les limites de puissance structurelle dans le jeu mondial qui est le seul qui mène le bal ( La Covid et les pandémies à venir , le réchauffement climatique , la dette publique et le système monétaire et financier mondial , les technologies du numérique , l’IA … c’est là que notre sort se joue ).

        Si nous ne jouons pas nous même , de cœur et/ou de raison ,la carte à laquelle Hugo nous conviait , ne nous étonnons pas de devenir simple monnaie d’échange et zones d’affrontement pour les deux déjà cités .

        Mais tant que j’aurai un poil de raison , non , mille fois non , il n’y a pas de solution strictement nationale aux défis tragiquement immédiats de l’histoire , sauf , encore pour un temps , s’il on est une nation-continent .

      8. Juannessy
        Sur la nécessité d’’une coopération, coordination, européenne et mondiale, je n’ai bien entendu pas d’objection.

      9. @PYD :

        Sur des sujets pareils , aussi lourds de sens et d’engagements communs , il ne s’agit pas de coopération ni de coordination , on est dans le projet politique avec un P fondé sur des paradigmes aussi radicaux que ceux énoncés dans le bouquin de Paul Jorion , et qui font « nouveau monde » dans un monde en place qui ne peut que vouloir détruire cette « nouveauté » . C’est d’ailleurs ce qui donne l’échelle réaliste pour espérer planter de premiers jalons .

        Mais Paul Jorion compte de son côté sur la jeunesse . Il a eu la bonne idée d’aller la chercher dans une organisation … internationale .

    2. «le minitel ne permettait pas à ses utilisateurs de communiquer entre eux»

      Totalement faux. Les forums existaient bel et bien sur minitel, j’ai participé à certains d’entre eux (orientés informatique) au début des années 90, qui permettaient d’envoyer des messages à un ou plusieurs utilisateurs et d’en recevoir les réponses. Et c’était en 3614, donc à un prix très abordable (quelques centimes / mn).
      Pour la petite histoire, le responsable du site (que j’ai rencontré) hébergeait son serveur… dans un placard de sa cuisine.

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      1. Le Minitel n’a jamais été un réseau mais un périphérique d’interaction numérique et son standard d’affichage utilisant le réseau téléphonique commuté existant.
        A ce titre il donnait (grace au monopole) à la France une grande avance dans l’accoutumance au numérique. Bases de données informations accessibles à toutes heures à la demande, saisie directe en formulaire vente à distance, billets, réservation, messagerie.

        Le fonctionnement était essentiellement assymétrique et pas de pair à pair.
        La centralisation du service assurait la facturation.

        La fonction d’échange était possible à travers des services 36 15 voire BBS indépendants en RTC à base de microordinateurs.

        A l’opposé l’Internet est une définition de réseau entre ordinateurs indépendante de la technologie.
        Le Web ayant apporté la standardisation graphique évolutive.

        A l’heure actuelle le smartphone est un équivalent du minitel, (avec des technologies mises en oeuvre plus avancées).

        Le fonctionnement mis en oeuvre reste essentiellement assymétrique n’est pas de pair à pair.
        Le basculement vers la 4G puis 5G permet de rapatrier le flot de données au sein des opérateurs de télécommunication.
        Le succès des Facebook Twitter … permets le contrôle et la « privatisation » des échanges, et l’extraction des données personnelles.

        L’internet n’est plus un réseau maillé (à sa périphérie) et ne réponds plus à ses caractéristiques de robustesse qui l’avait rendu désirable aux militaires en période de guerre froide thermonucléaire, ni de moins en moins à ses contraintes de gratuité qui en avait fait dans un monde non marchand le succès auprès des universitaires.

  9. Il aura favorisé le « capitalisme Michelin » de sa chère Auvergne, plus qu’autre chose.
    C’est-à-dire une version opaque à souhait, qui n’avait jamais considéré un syndicaliste comme représentant au moins partiel d’une partie prenante mais comme ennemi du business (un autre exemple a été donné pendant la crise covid par une boite de chimie ds acrylique au nord de St Etienne, un certain Picq si j’ai bonne mémoire).
    Du coup, oui, il y a eu des succès industriels des grands systèmes français qui se prêtaient à ce jeu là (le Nuke, la téléphonie classique « descendante », Airbus, TGV, Ariane, Dassault).
    Mais il n’a joué le social que sur le mode « sociétal », sachant aussi que les héritiers du gaullisme et les agitations de 68 étaient à arbitrer : vote à 18 ans, loi Veil, divorce mutuel.
    Et avec Barre à la barre c’était logique qu’il n’ait donné aucun gage social aux employés, la classe moyenne sur laquelle il s’appuyait bénéficiait encore assez des largesses de grands groupes.
    Est-ce la crise qui a érodé ce « petit pacte » au point de faire apparaitre le côté rapace du capitalisme et lui faire perdre en 1981 face à un Mitterrand qui n’était pas un perdreau de l’année ? Ou l’arrivée des soixante-huitards au voisinage de la quarantaine et leur envie de pouvoir à laquelle ils pressentaient que la droite ne ferait pas place ? Je vais finir le livre d’Antoine Perraud « Le capitalisme réel » où il joue des intuitions d’un Raymond Aron pour discuter la période…

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    1. Louis Pouzin : inventeur du Datagramme /  » Dans les années 1970, cet ingénieur et son équipe avaient mis au point un réseau précurseur de la Toile. Internet aurait pu être français, si les décideurs politiques n’avaient pas arrêté là ces recherches  » :

      1/ Article Marianne https://www.lemonde.fr/technologies/article/2006/08/04/louis-pouzin-l-homme-qui-n-a-pas-invente-internet_801052_651865.html

      2/ Louis Pouzin / Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pouzin

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      1. Bof ! Pratiquement personne ne voyait l’intérêt d’un tel réseau (y compris moi qui fréquentais des gens qui travaillant sur Cyclades.) Avant de s’y opposer les gens des télécom n’y croyaient pas, il a fallu séduire les militaires US puis laisser les étudiants s’en servir pour communiquer entre eux pour aboutir Internet.

  10. Comme Paul en est aux « confidences » dans ce billet, voici les miennes.
    En 2007, j’ai fait le diagnostic d’un mur du Château d’Estaing.
    Ce mur de l’enceinte penchait « sévère » et, du reste, il penche toujours ; du moins jusqu’à il y a trois ans en arrière, date à laquelle je suis repassé sur le site.
    Mon boulot de cartographie du toit rocheux fut si précis (données recueillies avec des tiges de ferraille et divers objets du bric-à-brac qui sédimentaient tjs dans ma caisse à roulettes), que l’Architecte en Chef des Monuments Historique (qui me pris entre « qat-yeux » au bigophone pour me demander, avant mon intervention – j’eue alors l’impression d’être un gamin ! – d’être exemplaire dans ma conduite sur site) ne nous passa pas commande de la très grosse campagne de sondages de sols dont mon chef se faisait déjà une méga joie à l’idée de la somme qu’il allait pouvoir en tirer.
    Bien entendu, mon chef me lyncha.
    Mais, et c’est le plus important, j’ai ainsi fait économiser beaucoup d’argent à l’État. D’ailleurs, l’adjoint de l’Archi m’en félicita (un Archi Chef des MH ne s’abaisse jamais à faire des compliments ; quoique qu’un m’en fit tout de même, un jour, à Dinard. Et puis aussi un autre à Châteaugiron). Mais je ne suis pas là pour me lancer des fleurs. Hein ?
    Durant mon étude, j’eue l’occasion de visiter le présidentiel château-de-famille-très-éloignée.
    Ce qui me plu le plus, ce fut quand je rentrai dans la pièce comportant un linéaire impressionnant d’étagères neuves et en bois, toutes vides, mais qui étaient destinées à stocker les archives de l’auguste président : Le plancher était en très larges planches de peuplier, si usées par les chaussures des siècles passés, que les nœuds faisaient tous comme des bulles cirées sortant du sol. Je rêve depuis d’avoir un plancher comme ça chez moi (faudrait d’abord que je songe à devenir président).
    Mais j’allai aussi dans le salon du sieur où une plus que magnifique cheminée du XVIème, toute en fines sculptures, était en train d’être remontée à sa place initiale (un abbé du couvent que fut jadis le château l’avait voulu, au XIXème, dans son logement situé dans une autre aile du monument) par des maîtres maçons « tip-top » (pas des gars qui font du béton ; des gars plutôt terre et chaux) et donc le plafond à la française, fait de poutres en chêne dont j’vous dis pas la longueur ni la section en rapport (Lois de la Physique obligent), venait d’être refait.
    A l’époque, j’amusais souvent la galerie avec des imitations d’hommes politiques. Mais je n’avais jamais réussi à faire un VGE correct. Et bien, vous le croirez ou pas, en entrant dans ce salon tout en travaux mais dont on devinait la superbe pièce qu’il allait être, j’ai senti « que la voix me venait » ; et je dis ainsi mon admiration pour le lieu avec la voix du président ! Ce fut si réussi que des rirent vinrent ; et il me fut demander de faire mon numéro habituel, inspiré par l’actualité du moment (genre Guignols de l’info) ; ce que je fis avec plaisir.
    Enfin ! Tout ça pour dire, in fine, une réalité qui sera peut-être mal reçue : le propriétaire des lieux, s’y connaissait en finance ! Il lui fallu en effet 10 mois pour payer la toute petite facture qui lui fut présentée pour Mon étude ; dont je rédigeai le rapport en temps masqué (celles et ceux qui ont des contrôleurs de gestion – bons soldats du néolibéralisme tant loué par le défunt du jour – sur le dos toute la sainte journée comprendront ce que je veux dire). Le sire ne paya que lorsqu’il fut menacé d’une procédure.
    Bref ! Les riches sont riches car, bien souvent, ils ne payent pas ; ou mal ; ou très en retard.
    Voilà ! C’était un commentaire pour l’Histoire – n’ayons pas peur des mots. Du moins le sera-t-il si mes médisances passent le filtre.

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    1. Clofoctol .

      Pourquoi pas..? Surtout que :
       » « Pasteur Lille obtient 5 M€ de LVMH pour repositionner un ancien médicament, l’Octofene, sur le traitement du Covid » [archive], AEF info, 13 octobre 2020 (consulté le 13 octobre 2020)  » (WiKi) … un bon présage..?
      ((on a souvent affirmé que c’était l’Azythromycine (en combinaison) qui était efficace (polémiques sur les dosages et le rythme d’administration) et non l’ HCQ)) …!

      1. Eh oui ce n’est pas le gouvernement avec nos sous et ses programmes de recherches (Quoiqu’il en coute) ni la Sécu intéressée peut-être au problème qui trouve les moyens de financer un labo public sur une piste parmi d’autres !

        Misère Misère, pendant ce temps là l’administration Trump a mis avec le résultat qu’on sait le paquet sur des vaccins innovants.

        Nous sommes bien dans un régime capitaliste libéral où les initiatives relèvent de capital familial (déjà les masques, le gel … Notre-Dame)

  11. 48 heures après l’annonce de son décès, Giscard a disparu des scopes. Sa nécrologie préparée depuis longtemps par les médias mainstream (un Grand réformateur et un Grand européen, mais silence gêné sur son bilan économique) ne fut donc qu’un bref feu de paille. Ce qui me conforte dans l’idée de la place qu’il laissera dans la mémoire des hommes, certes devant Loana et Joe le poulpe, mais loin derrière Michel Platini ou Zinedine Zidane (Johny étant hors catégorie). À classer dans la catégorie « a participé ».

    Ce qui, dit sans ironie, est finalement très injuste.

    Car Giscard marqua les débuts de la contre-révolution néolibérale, celle permise par la trahison de la haute fonction publique et disons pour rester poli, par l’indigence intellectuelle des politiciens professionnels. Celle qui aboutira avec la nomination de M Macron à totalement assujettir l’État aux puissances du marché. En 2020, la politique économique, fiscale et sociale de la France se faisant exclusivement à la Corbeille.

    Giscard et Macron en miroir, cela a déjà était dit par bien des commentateurs. Remarquons simplement que si le premier marque l’entrée dans le monde merveilleux du néolibéralisme, le second pourrait marquer les débuts d‘une nouvelle forme politique : l’autoritarisme bienveillant. Propre sur lui et souriant.

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    1. Roberto,

      Que penser des dernières déclarations de Macron sur Brut après sa communication sur Facebook qui avait suivi la médiatisation retentissante du tabassage de Michel Zecler ?

      D’un point de vue purement formel on constate des avancées, il reconnaît ainsi l’existence, même du bout des lèvres, des violences policières, des contrôle au faciès, enfin il se proposer de mettre en place une plateforme de signalement des discriminations …

      Mais je suis (très) sceptique. Et même inquiet pour la suite.

      D’une part à cause du mode de communication choisi, qui tend à sectoriser, saucissonner son public, ici s’adressant aux jeunes sur facebook puis sur Brut, alors qu’il est censé s’adresser à tous les Français. Cela méritait une allocution, au lieu de quoi on a eu celle censée honorer la mémoire de Giscard, une allocution complètement désincarnée, autant dire que Giscard avec la politique duquel il partage certains traits, le laisse finalement assez indifférent.

      Bref ces interventions présidentielles sur les réseaux sociaux sont d’un point de vue politique extrêmement hasardeuses, car après avoir nié l’existence des violences policières, du racisme dans la police, s’il fait machine arrière c’est maintenant en mécontentant aussi bien la Police, prise ainsi en porte-à-faux, que ceux qu’ils accusent le politiser le sujet alors que sans eux jamais il n’aurait eu cette inflexion tactique du président.
      Les syndicats de police sont déjà vent debout à l’annonce de la création de la plateforme. IL aurait été plus simple et surtout plus cohérent, s’il voulait marquer une inflexion de son attitude, de virer d’abord Darmanin et Lallement.
      Il serait plus avisé politiquement également de traiter les sujets par voie parlementaire, et en assumant une nouvelle loi d’orientation de la police, au lieu de quoi, il est seulement question de réécrire l’article 24.

      Macron n’est pas un émule de Giscard, c’est juste un apprenti sorcier.

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      1. « Que penser des dernières déclarations de Macron sur Brut après sa communication sur Facebook qui avait suivi la médiatisation retentissante du tabassage de Michel Zecler ? »

        Pour être honnête Pierre-Yves, je n’en pense strictement rien. Tu me reprocheras à juste titre qu’en cette époque difficile il convient de soutenir le monde du spectacle et des arts de la rue, peut-être même me feras-tu remarquer que l’artiste a eu un moment assez lyrique lorsqu’il joua l’emportement sur l’écologie et que la voix nouée par une colère contenue, il martela aux spectateurs combien la question lui tenait à cœur. Et tu auras bien raison. Mais en plagiant éhontément le grand Shakespeare je te répondrai que si la vie est une pièce de théâtre, ce qui compte avant tout c’est qu’elle soit bien jouée ! Et là, désolé d’émettre une critique aussi négative pour le jeune impétrant, mais sa voix était proprement inaudible, couverte par celles du Medef et des syndicats de police dans la trappe du souffleur.

        Sérieusement, amis milliardaires, pour choisir votre prochain président en 2022 rapprochez-vous de Madame de Fontenay. Non seulement ses miss sont autrement plus agréables à regarder, mais en plus possèdent-elles des talents et savoirs qui rendront chacune d’elles bien plus crédible dans le rôle.

        PS : peut-être ai-je la dent trop dure pour nos saltimbanques, alors dans un souci d’équité il convient de rappeler l’avis du producteur du Parrain IV et d’un Taxi pour Benghazi : « Macron, c’est moi en mieux ».

        Rideau !

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