7ème rencontre franco-chinoise du droit et de la justice de l’Ambassade de France en Chine, Le transhumanisme à l’ère de la médecine « améliorative », les 10 et 11 mai 2021

Je présenterai une communication intitulée “L’esprit d’Asilomar 1975 résistera-t-il à la conquête des étoiles ?” à la 7ème rencontre franco-chinoise du droit et de la justice de l’Ambassade de France en Chine, dans le cadre de la table-ronde “La médecine améliorative et l’Humanité : le patrimoine commun de l’humanité en danger ?” qui occupera l’après-midi du mardi 11 mai.

Résumé : La protection du génome contre les mutations dues aux astroparticules, la lutte contre les effets irréversibles de longs séjours en apesanteur, l’adaptation nécessaire à des expéditions durant plusieurs centaines, voire des milliers d’années, mettront à mal l’interdiction de toute altération de la lignée germinale humaine.

Au début des années 1970, les biologistes se mirent à exprimer leur préoccupation que les nouvelles méthodes de recombinaison de l’ADN – l’épissage des gènes d’un organisme dans un autre – ne créent des risques importants pour la santé humaine et l’écosystème global. Deux réunions à Asilomar, en Californie, en 1973 et 1975, débouchèrent dans un premier temps sur un moratoire portant sur de telles expérimentations, puis à l’élaboration de directives détaillées en matière de biosécurité, selon le degré du risque posé par toute expérimentation envisagée. (Stuart Russell, Human Compatible, 2019).

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14 réflexions sur « 7ème rencontre franco-chinoise du droit et de la justice de l’Ambassade de France en Chine, Le transhumanisme à l’ère de la médecine « améliorative », les 10 et 11 mai 2021 »

  1. Il est amusant de constater comment l’époque, oublieuse des périodes hitlériennes, se livre avec délectation à l’ivresse de l’eugénisme dans un pacte faustien avec des start-up peu scrupuleuses, car rattachées à aucune tradition entrepreneuriale qui mettrait en péril l’image de marque d’un acquis. Car les empires industriels et les lignées commerçantes ont beaucoup à perdre à s’égarer dans les limbes d’une immoralité sans bornes qui les exposerait aux jugements de l’histoire, des peuples, des opinions, donc du consommateur.
    La start-up nouveau fléau de l’humanité, devient le lieu sans attache, désaffilié, dénaturé , hors-sol, hors regards des ses pairs (comme dans la recherche publique, ou dans la recherche privée pour obtenir un sésame) dans “l’impensé” de l’expérimentation pour l’expérimentation dont on espère des retombées inattendues dans l’alchimie d’un fantasme se mêlant à l’argent facile, dans le vertige d’un tout permis qui ne discute même pas de son objet (comme dans une recherche balisée).Plus que dans l’argent spéculatif, c’est là le vrai veau d’or du libéralisme ayant enfin trouvé un instrument qui contourne tout contrôle et tout regard et dont seul le marché au final décide de ce qui se fera ou pas dans l’aval du fait accompli (sans en avoir discuté au préalable, et après avoir s’être rendu invisible au regard des peuples ).
    Les start-up, pompe à fric se greffant sur l’argent des états sans qu’on y prenne garde puisque par essence elles ne sont personne, mais à la première trouvaille, deviennent miraculeusement par la magie du deuxième marché (actions) la propriété d’un privé déjà très connu. Une bonne façon pour passer beaucoup d’argent public dans la poche d’un ami déjà bien dodu.
    La start up , flagornerie du capitalisme américain autant que nov langue managériale, censée convertir toute production innovante locale en actif international potentiellement rachetable par la puissance financière d’une monnaie étalon ou de quelques monopoles qui voudraient s’y risquer, sans paraître y laisser leur âme (et avouer de mauvaises intentions).
    La start-up, commodité française pour passer de l’argent à gauche, en ayant l’air d’être moderne, et en ayant l’air de favoriser la recherche publique, ce qui n’st pas le cas au contraire.
    En fait, c’est aussi une façon de payer des brevets avec de l’argent public à des entreprises privées qui n’en partageront ni les bénéfices avec l’état, ni les retombées économiques avec le pays financeurs. C’est l’idéologie mondialiste dans son acception la plus dissimulée et la plus parasitaire…
    Autrefois, la discussion devant définir l’objet d’une recherche, permettait d’envisager les tenants et les aboutissants et d’en corréler les effets attendus à l’acceptation démocratique dans une discipline. Faire en sorte qu’elle ne s’établisse pas dans un impensé; et cela n’a jamais empêché les ruptures épistémologiques.
    Une deuxième chose qui se rapporte à l’humain et à la conservation de son état de nature, c’est que la recherche était orientée vers l’amélioration d’un contexte favorable à l’humain plutôt qu’à changer l’humain lui-même, ce qui incite au final à améliorer les technologies de “protection”, ou de “remédiation” et incite aussi à modérer les impacts négatifs de sa propre action sur son propre contexte, ce qui développe de concert sciences humaines et technologie . Dans la mesure où l’objet ne se discute pas comme dans une start up, ou l’allocation des ressources n’est pas soumise au regard de l’opinion, la destruction du contexte engendré par une idéologie prométhéenne, n’est plus, ni remise en question , ni étudiée puisqu’il suffit d’adapter l’homme lui-même à un environnement invivable.
    Seule l’économie de la cupidité dicte comment l’homme doit changer pour répondre à ses besoins à elle. La façon d’aborder la conquête spatiale, en est une illustration emblématique autant qu’un alibi pour imposer le fait accompli.

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  2. Vaste question aux multiples angles d’attaque , biologiques bien sur et éthique ( cf. loi bioéthique en France de 2019 ).

    Pour l’étude des effets des rayonnements dont ondes spatiales sur l’homme , je pense que les études universitaires ( en France , université de Nancy je crois) , ou militaires ne manquent pas de par le monde.

    On est vraiment une drôle d’espèce qui se scandalise des effets des radiations nucléaires , mais qui n’hésite pas à s’exposer à des radiations potentiellement mortelles ou “transmutantes” , dont on sait déjà par exemple qu’elles provoquent une hausse très nette des défaillances cardiaques graves .

  3. Un préalable avant de conclure ou le contraire…
    Hubert Rives : “Je pense qu’aujourd’hui, sachant que la vie est menacée sur la Terre, à cause des problèmes écologiques, un vrai but dans la vie serait de la garder habitable. C’est-à-dire que le sens d’une vie pourrait être, pour quelqu’un qui se demande aujourd’hui quoi faire de la sienne, de sauver la vie sur notre planète.”
    https://www.letemps.ch/evenements/hubert-reeves-astrophysicien-nature-infiniment-plus-intelligente

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    1. Hubert Rives a aussi évoqué le fait que d’autres formes de vie ailleures dans l’univers
      ( il n’y a pas d’exception terrestre )
      avaient évolué auparavant comme notre espèce
      et d’une façon technologique équivalente ( processus évolutif obéissant a des lois universelles pour toute matière vivante ou non dans l’univers )

      certaines de ces civilisations sont encore en vie aujourd’hui

      alors que d’autres n’ont pas réussi a dépasser ce cap mortifère technologique du fait de mauvais choix aux instants cruciaux

      Homo Sapiens va t il réussir son examen de passage ?

      c’est mal engagé ( Hubert Rives n’en dit rien …. )

      même si une poignée d’illuminés
      survivants tentera très égoïstement et jusqu’au bout sa chance avant probablement de s’entre-tuer dans leur vaisseau spatial !!!

    1. Le petit ouvrage “Penser en Chine” sous la direction d’Anne Cheng nous invite à plus de lucidité.
      La montée en puissance de la Chine, réelle sur le plan économique et très efficace pour lutter contre la pandémie ne doit pas masquer les dérives de ses méthodes.
      Le danger serait que désormais la MODE vienne de Chine, cette MODE joliment traduite par le proverbe “Tuer le poulet pour effrayer le singe”… un phénomène de “marginalisation” déjà maintes fois évoqué ici dans les milieux universitaires ou médiatiques, très ciblés et fonctionnant à plein en Chine, obligeant les penseurs indépendants à toujours “toréer” avec le pouvoir.
      A lire et à écouter :
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/anne-cheng

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