Notre histoire n’est pas suffisante pour comprendre les enjeux de ce qui se joue en Chine aujourd’hui, par CG

J’ai toujours l’impression de prendre l’histoire en cours de route : c’est le cas dans l’Histoire avec un grand « H » (syndrome du tard venu) mais aussi avec les histoires qui se racontent à son propos. Peut-être est-ce un effet du numérique également : je n’ose pas trop prendre la parole au milieu de ce débat très riche.

J’ai l’impression d’avoir des lacunes en histoire de Chine (à en croire le livre de Badiou Petrograd, Shanghai, 2 révolutions du XXè siècle c’est normal). Je viens de découvrir une émission du 11 septembre 2017 de « affaires sensibles » sur France inter. J’essaie de me remettre à jour sur cette histoire car hier alors que je traitais d’un sujet de philosophie (« que peut la pensée contre la violence ? ») m’est revenu en mémoire de manière un peu décalée le souvenir de l’homme qui arrête une colonne de chars en ce mettant devant elle sur la place Tien An Men. Cet évènement a donné l’occasion d’une photo choc, historique, mais cette personne inconnue l’a sans doute payé de sa vie (il n’avait rien d’un Jackass qui veut faire le buzz, ce n’était pas là son intention. Il s’est fait l’instrument d’un moment de l’histoire où son intérêt personnel s’est effacé devant la nécessité historique. Ce petit homme anonyme est un grand homme. Un héros qui témoigne de l’existence d’un héroïsme ordinaire et tragique).

Dans cette émission, la Sinologue Marie Holzman fait un rapprochement que je m’en veux de ne pas avoir fait et que ceux qui sont moins négligents que moi en histoire chinoise connaissent (je veux dire ceux qui ne se sont pas contentés comme moi ni de la version éduc nat de l’histoire ni de sa fausse alternative portée par les bons sentiments humanitaires et cosmopolites) : Erich Honecker aurait renoncé à tirer sur la foule (9 novembre 1989) justement à cause de l’émotion produite par les évènements de la place Tien An Men (2 juin 1989).

Peut-être qu’au lieu de seulement s’enorgueillir de la capacité française à faire valoir l’universel des droits de l’homme en accueillant certains réfugiés politiques (dont l’ayatollah Khomeini qui a commémoré la révolution française 10 ans en avance à sa manière ; mais heureusement, il y a Snowden… ah non c’est vrai, il est en Russie…), on pourrait aussi voir ce que l’Europe doit en retour à l’expérience qui a pu avoir lieu en Chine et qui aurait selon cette hypothèse soutenu la réunification de l’Europe.
J’ai l’impression qu’on reste en général trop attaché à des représentations fausses sur l’histoire en particulier et sur l’homme en général ; que l’on pense trop qu’en continuant à répéter comme un mantra qu’on peut changer les choses en déclarant à la volée ce qui doit être, on fait sa part de colibri, qu’on rend possible le possible (du genre : « je vous ai averti que le monde allait mal, mais vous n’avez rien fait »). Soyons sérieux : l’être humain est un être relationnel. Croire qu’on pourrait se sortir de la vase en se tirant par les cheveux, c’est-à-dire sans prendre en compte l’ingénierie sociale qui permet à nos sociétés d’accueillir autant de personnes, c’est comme imaginer que les commentaires que l’on fait en regardant la télé pendant le repas du soir vont changer le monde.

Est-ce que la Chine enferme ses opposants ? Certainement. Est-ce que nous sommes l’alternative démocratique à cette Chine dont on ne retient que cet aspect ? Certainement pas. Nous faisons comme si on pouvait mettre sur le même plan le gouvernement de cette zone gigantesque de l’Asie hyperpeuplée et celle de notre confetti hexagonal.

D’où nous vient cette représentation de cette population comme une armée de fourmis rouges qui obéissent d’un seul homme ? d’une idéologie certainement. Je me demande à la suite de Pierre-Yves Dambrine dans cette discussion s’il ne serait pas pertinent d’interroger le rapport au temps de cette culture et de la comparer à la nôtre. Qu’est-ce qu’appartenir à un empire qui dure depuis plus de 2 500 ans ? est-ce qu’on peut imaginer ce que cela signifie par extrapolation d’avec notre expérience ? Ma conclusion provisoire : non, mieux vaut partir de l’historique de nos relations qui rendent possibles une compréhension mutuelle.

Dire que certaines expériences qui ont eu lieu avant notre naissance nous apparaissent comme étrangères me semble juste. Juste aussi l’idée que cela n’implique pas nécessairement qu’on ne puisse pas l’adopter comme « notre » expérience, en élargissement de notre point de vue. Mais les pathologies de l’enfermement dans l’hyper présence médiatique et la réécriture quotidienne du passé, me semblent en propre un problème de note culture amnésique qui transforme l’histoire en contes nationaux, ou dissout l’intérêt pour le passé en curiosité pour l’anecdotique, et les récits humanitaires édifiants.

Je me dis qu’au lieu de partir du principe que nous avons un savoir que les pauvres Chinois arriérés désireraient avoir si seulement ils pouvaient le soupçonner, on gagnerait à faire le postulat inverse : notre histoire n’est pas suffisante pour comprendre les enjeux de ce qui se joue là-bas aujourd’hui, et qu’on gagnerait à vraiment écouter ceux qui peuvent en témoigner.

On est à une époque où le présent est le lieu d’un télescopage entre des temporalités de plus en plus vastes (historique, paléoanthropologique, biologique, géologique voire physique). Cette ouverture d’esprit nécessaire à penser de telles échelles temporelles à partir de notre petite expérience individuelle est-elle seulement possible ? Il me semble que notre dénégation quant à cette difficulté face à ces questions d’échelle ne fait pas de nous les bons candidats pour relever le gant.

Voilà les quelques réflexions que m’inspire cette émission sur France Inter, dans « affaires sensibles » du 11 septembre 2017.

PS : je pense que je vais écouter l’émission qui suit, du 12 septembre. Elle parle de l’épidémie du Sida. Le serpent de mer de la pandémie ressurgissant en rendant actuel ce qu’on croyait en partie derrière nous, je vais aussi l’écouter pour essayer de deviner ce qui revient de ce traumatisme dans notre période actuelle.

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154 réflexions sur « Notre histoire n’est pas suffisante pour comprendre les enjeux de ce qui se joue en Chine aujourd’hui, par CG »

  1. J’ai déjà souvent cité un proverbe qu’on m’avait indiqué comme ….chinois , et qui disait :

    ” l’humanité , qui devrait avoir 6000 ans d’expérience et de sagesse , retombe en enfance à chaque génération ” .

    Rien que par ” chez nous “, combien de moins de 60 ans sont capables de penser correctement à la vie et à l’environnement de leurs ainés ?

    ” Vous n’aurez rien appris de nos illusions ,
    rien de nos faux pas compris ….”

    Bon , je la rejoue pour la quatrième fois :

    Le passé et l’histoire servent ils vraiment pour ” relever le gant” ?

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    1. L’histoire des chinois est elle suffisante pour leur permettre de comprendre les enjeux de ce qui se joue chez nous et ailleurs que chez eux ?

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  2. J’attends que quelqu’une de plus intelligent analyse un peu les quelques réflexions que vous livrez à l’avenant, parce que je dois vous dire que je ne comprends pas en fait de quoi vous parlez sauf à vous arrêter dans des boucles temporelles de rétro-actions totalement subjectives. La seule chose que j’ai bien compris est :

    “Est-ce que la Chine enferme ses opposants ? Certainement.”

    Et noyer cette simple et juste réalité dans un délire d’autoflagellation me paraît totalement incongrue.

    Pour le reste, vos constructions et interrogations me laissent donc entièrement perplexe.

    Mais je ne doute pas une seconde que d’autres sauront m’éclairer, sur l’intérêt de votre texte.

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    1. En vous lisant moi, j’ai eu cette impression souvent perçu dans des échanges avec des croyants musulmans, qui vous annoncent tout de go : “tu ne peux pas comprendre vraiment le Coran si tu ne lis pas l’Arabe dans le texte”.

      Auquel je répond immanquablement, “pas de soucis, passe moi le sel”.

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      1. Et même… Sait-on en quelle langue pouvait être l’original et ce qu’il pouvait bien vouloir dire ? A moins de se contenter de telle ou telle interprétation, fabriquée longtemps après et disputée par d’autres;

    2. “Simple et juste réalité”: vous avez bien sûr raison, mais ce n’est pas toute la réalité…
      Est-ce que la France enferme ses opposants ? Certainement: 800 “Gilets Jaunes” condamnés à la prison ferme à l’issue de parodies de justice; certains y sont encore. Et combien de cas semblables parmi les citoyens qui ont manifesté leur désaccord avec la démolition du droit du travail par ordonnances, la démolition des retraites par répartition, la dégradation des droits des chômeurs; sans compter les jeunes de banlieue qui passent dans la rue au mauvais moment…
      Est-ce que les Etats-Unis enferment leurs opposants? Certainement. Chelsea Manning vient de refaire un séjour d’un an au bagne (Alexandria detention center). On sait ce qui attend Snowden ou Assange s’ils finissent par être extradés. A Guantanamo, rien de nouveau. Cas particuliers non représentatifs? Près de 2 millions de Noirs américains sont en prison sur une population de 37 millions (comme répression organisée contre une ethnie minoritaire, ça vaut les Ouigours, non?) Et vues les conditions des procédures à l’issue desquels ces Noirs sont condamnés, les erreurs judiciaires sont la règle et non l’exception: statistiquement, beaucoup d’entre eux sont nécessairement innocents des délits (souvent mineurs) qui leurs sont reprochés. Sur cette planète, les citoyens des Etats-Unis représentent un être humain sur 20, et un prisonnier sur 5: les Etats-Unis sont 4 fois plus répressifs que l’ensemble de l’humanité, c’est-à-dire essentiellement, vues les populations, que les Chinois et les Indiens…
      Bien sûr, les vies d’innocents détruites à l’Ouest ne compensent pas celles qui le sont à l’Est: hélas, les injustices s’ajoutent.
      Partout les intérêts dominants prorogent et amplifient leur domination, à des degrés variables, mais avec un cynisme et brutalité sans aucun complexe contre ceux qui ne se soumettent pas, à l’Ouest comme à l’Est. Et ça augmente.
      Mais ces intérêts ne sont pas tout à fait les mêmes partout: les GAFA lorgnent vers la clientèle d’Ali Baba.
      A l’Ouest, la propagande anti-chinoise fait partie de ce processus.
      Je crois que sa première fonction est de servir de rideau de fumée pour cacher que si la Chine demeure autoritaire et répressive, l’Europe et l’Amérique du Nord sont en train de la rattraper, si ce n’est fait.
      La seconde fonction de cette propagande, en partie orchestrée par la CIA (mais pas seulement), pourrait être de préparer les masses idéologiquement pour la guerre mondiale (et nucléaire) contre la Chine et la Russie, et contre quelques autres.
      Bon dimanche!

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      1. Salut Gaël

        Je pense que tu es assez fin lecteur pour comprendre qu’une dénonciation des enfermements pour délit d’opinion ou politique en Chine n’est pas similaire par translation à une défense des régimes occidentaux par exemple. N’est ce pas ?

        A ta liste tu peux aussi rajouter pour les USA l’enfermement des opposants qui ont investit le Capitol pourquoi pas. Tout se valant et tout étant équivalent ? Personnellement je ne choisi jamais entre la peste et le choléra, ce qui me vaut le qualificatif “d”esthète de la pensée”…

        Pour ta réflexion sur la propagande anti-chinoise, juste pour la précision, le texte de CG est carrément pro système Chinois ou je ne sais plus lire. Ce qui est son droit le plus absolu. Et oui la dérive autoritaire monte de partout, comme en son temps la blague démocratique était aussi proclamée partout.

        J’aime beaucoup cette proclamation là :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_nord-cor%C3%A9ennes_de_2019

        et celle-ci aussi :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Assembl%C3%A9e_nationale_populaire

        Pas la peine de me citer le parlement français ou des USA, pas très joli non plus tous ces godillots, je sais, je sais. Car comme tu dis avec justesse :

        “Bien sûr, les vies d’innocents détruites à l’Ouest ne compensent pas celles qui le sont à l’Est: hélas, les injustices s’ajoutent.”

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    3. “Est-ce que la Chine enferme ses opposants ? Certainement.”
      Entre autres…. 🙂

      En tout cas le Xi gouvernement n’apprécie pas trop la contradiction… Mdrr

      Cinéma : la réalisatrice de “Nomadland” Chloé Zhao qualifiée samedi de “traîtresse” en Chine
      “La réalisatrice Chloé Zhao, première femme asiatique récompensée d’un Golden Globe pour Nomadland, se trouvait samedi au coeur d’une polémique en Chine, qui pourrait compromettre la sortie du film dans son pays de naissance.”

      “Nomadland, hymne à la gloire de hippies modernes sillonnant les Etats-Unis dans leurs camionnettes, est sorti vainqueur dimanche des Golden Globes, cérémonie dont les prix sont parmi les plus convoités du cinéma américain. Adapté du roman de l’Américaine Jessica Bruder, le long métrage l’a emporté dans la catégorie phare du meilleur film dramatique et Chloé Zhao, 38 ans, a reçu le prix de la meilleure réalisatrice.”

      Sortie du film compromise
      “Mais des propos attribués à Chloé Zhao dans un magazine américain en 2013, dans lesquels elle semblait critiquer son pays d’origine, ont ensuite fait surface.La réalisatrice y affirme, dans une capture d’écran supposée de l’article, que la Chine est un “endroit où il y a des mensonges partout”. Dans une autre interview qui a également circulé sur les réseaux sociaux, Chloé Zhao indique que “les Etats-Unis sont maintenant [son] pays”. Ces propos supposés de la réalisatrice n’apparaissent pas sur les sites des médias en question. Mais ils ont provoqué un tollé en Chine, où Chloé Zhao était qualifiée samedi de “traîtresse” par certains internautes sur fond de nationalisme exacerbé.”
      https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/golden-globes/cinema-la-realisatrice-de-nomadland-chloe-zhao-qualifiee-samedi-de-traitresse-en-chine_4322373.html

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  3. Devra t’on bientôt avoir un permis pour réfléchir sur la Chine et si oui selon quels critères ? Qu’en pense Amanda Gorman?

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    1. Ni permis, ni même la moindre information ou début de réflexion : comme plusieurs commentateurs ici vous le démontrent amplement : quand il s’agit de la Chine, la réaction viscérale suffit amplement !

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      1. Tellement viscérale qu’il y a une relation de cause à effet :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonnier_d%27opinion

        Comme on voit, la paille, la poutre est autres fadaises mais tellement significatif.

        Juste aussi petite précision, quand on aborde un texte, si on doit au préalable pour le questionner, penser à établir toute la liste des condamnations in petto avant de démarrer toute réaction, on va certainement aller moins vite c’est sur, mais plus justement je ne sais pas…

        Rendons à toutes les civilisations chacune leur immense apport à toutes les autres, puis enlevons aussi derechef, toutes les négativités de chaque civilisation afin d’établir un balance juste et objective, puis enfin, regardons nous droit dans les yeux et le premier qui demande le sel, offrons le lui avec un sourire chaleureux et sincère. Le reste laissons le aux enculeurs de mouches.

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      2. Les critiques de la Chine ne seraient que d’essence xénophobe?
        Cette interprétation me semble complètement disproportionnée par rapport aux commentaires de l’article du blog suivant:
        https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/03/forum-eu-un-an-apres-le-debut-de-la-pandemie-ou-en-sommes-nous-le-3-mars-2021/

        Mais Pierre Yves Dambrine dit ça avec avec bien plus de justesse et d’érudition ci-dessous. https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/06/notre-histoire-nest-pas-suffisante-pour-comprendre-les-enjeux-de-ce-qui-se-joue-en-chine-aujourdhui-par-cg/#comment-840151.

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    2. Le minimum devrait être de se rendre en Chine et d’y observer ce qui se passe réellement, par exemple au Tibet ou au Xinjiang. Les mensonges de nos médias deviennent de plus en plus criants et sont démentis même par L’ONU, la Banque mondiale ou l’OMS. La paresse de nos médias les empêche de s’informer, alors si nous croyons nous informer à travers eux…

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  4. Comment s’appelle en psychanalyse le trouble qui consiste à regarder la paille ou la poutre dans l’oeil d’autrui, et ne pas s’occuper de la sienne propre (paille ou poutre), si possible dans l’oeil?

    Je suis sûr que cela a un nom!…

    Ensuite, à échelle globale de la terre, il faudrait trouver un nom pour cela: ) moins que… Universalisme?

    1. Le scotome.

      La Toile :

      Autres questions posées

      Comment guérir d’un scotome ?
      “Il n’y a pas de traitement à proprement parler pour traiter un scotome”, le patient doit consulter et établir la cause de son scotome, puisque cette anomalie doit être perçue comme un symptôme d’une maladie. 7 oct. 2020

      LoL

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  5. Quelles conclusions faut-il tirer de ce billet de CG ?

    1 ) Qu’il y a des dissidents en Chine et qu’il faut les écouter beaucoup qu’on ne le fait habituellement ?

    2) Que les dissidents en Chine et même, au delà, tous ceux qui en Chine même sans être des dissidents émettent des avis qui ne sont pas dans la ligne du PCC sont quantité négligeable pour :

    a) ce qui concerne les affaires des Chinois et la Chine ?
    ET/OU
    b) ce qui nous concerne ?
    c) l’humanité dans son ensemble ?

    3) Si le critère de la temporalité doit être retenu, de quelle temporalité parle-t-on ?
    De la temporalité chinoise versus la temporalité occidentale ou plus dialectiquement, de la temporalité problématisée au sein même du « monde chinois » face à laquelle alors nous nous tenons ?

    Autrement dit n’y a-t-il qu’une histoire possible de la Chine pour les Chinois et pour nous ? Est-ce l’histoire impériale chinoise, dans laquelle le régime du PCC s’inscrirait d’une certaine façon ? Est-ce l’histoire de la modernité chinoise qui commence en 1911 avec la chute de la dernière dynastie impériale, ou plus significativement encore celle qui démarre avec le 4 mai 1919 qui interrogeait et même rejetait la ‘boutique de Confucius’, et prônait la démocratie et la science (comprendre science à l’occidentale) ? Est-ce l’histoire d’une Chine réduite à ses ‘invariants’ ?
    Est-ce l’histoire de la Chine isolée ‘dans ses murailles’ (aujourd’hui numériques) qui ne compte que sur ses propres forces (slogan maoïste que ne renierait pas Xi jinping) pour parvenir à la première place engagée dans une sorte fuite en avant ? ou bien encore l’histoire de la Chine compris comme partie intégrante d’une humanité embarquée dans une aventure collective et solidaire, plus que jamais, à l’heure des défis communs ?

    Ma position est que l’approche qui consiste à dissocier abstraitement une temporalité occidentale vs une temporalité chinoise dé-problématise la pensée chinoise, et nous coupe des Chinois, et donc de toute possibilité de compréhension mutuelle ; il ne s’agit alors plus alors de pensée mais d’approche idéologique où la Chine serait prise d’un bloc, à prendre ou à laisser, avec ses invariants, bref la Chine comme TINA ou pensée unique.
    Même dans un cadre totalitaire il y a encore des chinois qui pensent ; c’est l’adage : on peut emprisonner des individus, mais pas leur pensée.
    Cette pensée ne dispose pas de canaux officiels, mais elle existe, et elle vit sa vie, certes à bas bruit, contrainte, presque invisible, avec des échanges réduits à la portion congrue, mais elle existe. Et parfois de façon publique.
    Les chinois ne sont donc pas des fourmis, ils ont un cerveau, et des sentiments. Il faut donc distinguer les institutions et les humains. Ceux-ci subissent les contraintes, des institutions, mais ils ne s’y réduisent pas. Le caractère totalitaire concerne d’abord la nature d’un régime politique, même si avec les moyens informatiques et désormais l’intelligence artificielle le pouvoir en place tend à instaurer une société faite d’individus mus par les seuls stimulus de la récompense et de la punition où pense-t-il, il n’y a plus de marge où penser et sentir autrement.
    C’est le modèle qu’avait thématisé le penseur de l’antiquité chinoise Han Feizi, premier penseur chinois du totalitarisme.

    Sur les réseaux sociaux chinois par exemple cela prend la forme d’allusions ironiques, à partir de jeu de mots.
    EN 2020 il y a eu la « rencontre de Xiamen », une vingtaine de personnes autour de Xu Zhiyong et Ding Jiaxi,fait assez rare mais significatif de défenseurs des droits qui se rencontrent pour discuter. A noter que les activistes chinois sont souvent avocats de formation. Il y a aussi des universitaires de prestigieuses universités comme Qinhua , des écrivains, des journalistes. Certains veulent de véritables avancées démocratiques, dans la lignée de Wei Jingshen, le premier dissident chinois de l’ère post-Mao, qu’avait d’ailleurs interviewé Marie Holzmann citée dans ce billet : il avait en 1979 sur le mur de Xidan (sur la grande artère qui traverse Pékin d’est en ouest) réclamé une cinquième modernisation alors que Deng Xiaoping entamait sa politique d’ouverture économique sur le monde. D’autres réclament seulement que les droits inscrits dans la constitution soient appliqués, ce qui en soi constitue déjà un immense chantier. Le commun des mortels réagit et commente sur les réseaux sociaux, le plus souvent de manière allusive, avec des jeux de mots, et à de rares occasions, quand surviennent des événements imprévus, comme l’épidémie à Wuhan à ses débuts, de façon plus ouverte, avant que très vite la censure referme le couvercle.

    Xu zhiyong et Ding JiaXI ont condamnés au debut de l’année pour subversion, après la « Réunion de Xiamen »
    https://chinachange.org/2021/02/08/prominent-dissident-xu-zhiyong-met-with-lawyer-after-one-year-in-detention/
    https://www.rfi.fr/cn/专栏检索/要闻分析/20210207-拜登称习近平骨子里没民主-丁家喜许志永遭酷刑添新证

    En conclusion, pour répondre à la question posée par ce billet, il me semble que ce qui se joue en CHine actuellement c’est la mobilisation de moyens considérables pour gagner une guerre économique et idéologique pour obtenir le statut de premiere puissance mondiale.
    Une fois qu’on l’a admis, est-ce qu’il faut pour autant prendre l’exemple d’une mobilisation phénoménale pour juguler une épidémie pour autre chose qu’une manifestation parmi d’autres de cette puissance montante ?

    Si cet exemple vaut pour autre chose que l’épidémie, il faudrait alors le préciser parce que cela est d’une grande importance à l’aune des valeurs humanistes.

    Si c’est pour faire accroire l’idée que la politique de la Chine est de notre intérêt et qu’elle est le salut de l’humanité et que par conséquent c’est sous son règne totalitaire (dans son cours actuel bien entendu) que se trouve la solution aux défis auxquels sont confrontés l’humanité, alors il faudrait le dire clairement.

    Les Chinois sont capables d’envisager leur histoire selon divers points de vue, mais du point de vue politique, le fait est que l’histoire chinoise sour le règne de Xi Jinping est à sens unique, non négociable et non discutable.
    Est-ce un bienfait pour l’humanité ? Je n’en suis pas convaincu, au contraire.

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    1. Globalement d’accord (compte tenu de mes méconnaissances).

      Si j’ose , de plus , me répéter grâce à votre:
      … ” Si c’est pour faire accroire l’idée que la politique de la Chine est de notre intérêt et qu’elle est le salut de l’humanité et que par conséquent c’est sous son règne totalitaire (dans son cours actuel bien entendu) que se trouve la solution aux défis auxquels sont confrontés l’humanité, alors il faudrait le dire clairement “…
      Le dire.. et surtout l’apprécier dans la vie courante (printemps 2020…mais à mon avis ça n’a pu que se “perfectionner”..) :
      Vingt minutes de vie future rêvée par certains ( Bis repetita . ..mais quand même requis..) :
      https://www.arte.tv/fr/videos/097011-000-A/chine-le-monde-d-apres/
      Le “prix à payer”..?

    2. Pleinement d’accord avec toi, Pierre-Yves.
      Parfois, par des questions, ont peut éclairer la pensée, plus que par des affirmations (proverbe chinois ????)
      C’est ce que tu viens de faire.
      Merci.

    3. Il y a l’idée que depuis l”époque des Zhou, la Chine aurait été organisée par la sélection d’une élite lettrée ( ce qui est cohérent avec la singularité de l’écriture chinoise issue des graphèmes d’une manticologie ). Par contre, comment prendre en compte le fait que cette pensée-écriture repose sur le double-bind du “sorcier et de sa magie” : lequel sait qu’il triche, mais doit y croire quand même, puisque c’est son statut de lettré qui est en jeu.

      Pour un exemple, amusant, de sortie du double -bind de la part d’un lettré: https://www.persee.fr/doc/arss_0335-5322_1977_num_15_1_2559

    4. “Est-ce un bienfait pour l’humanité ? Je n’en suis pas convaincu, au contraire.”

      Et tu as bien raison car, en son temps, d’autres ont eu aussi l’idée de devenir la première nation du Monde, carrément même la race supérieure, et en quelques années ont rebâtit une puissance sur tous les plans alors qu’ils étaient dévastés, ruinés, et occupés. On a vu le résultat. Chaque fois c’est le même résultat, que cela soit en Asie ou en Europe ou ailleurs. C’est comme ça, et les faiblards du bulbes pérorant du haut de leur promontoire sur l’Humanisme c’étaient aussi eux qui en leurs temps trouvaient l’URSS merveilleuses, les mêmes balivernes pour ados éternels en quête d’exemple à suivre et de sauveur ! Ah les cons. Bref passe moi le sel.

      Plus prosaïquement alors que la nécessité impose de freiner le paquebot Monde avant de percuter l’Iceberg climatique de plein fouet, la Chine elle appuie à fond sur l’accélérateur et engloutie tout pour servir sa clientèle de décérébrés. Car le pays Usine ne peut pas freiner au risque d’imploser ou d’exploser selon les goûts. Et ça Monsieur le Commandant en Chef des forces populaires et du PPC de Chine ne peut pas se le permettre ou sa belle vie va finir sous les coups de talons des gens plus bas très mécontents. Partout ce sera la même chose d’ailleurs. Sale temps pour les puissants, alors entre temps ils verrouillent, surveillent, enfument, et arrêtent ! Vainement…

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    5. La bonne question à poser serait de mettre les pieds dans le plat et de voir ce qui se trame sous : “Empire et démocratie, risques et bénéfices”.
      C’est ce que me souffle Covid-19 à l’oreille. Restez masqué(e)s et suivez le sillon.
      L’occasion de refaire rapidos un peu d’histoire par cette voie.
      L’ADN des empires c’est d’imposer la marche à suivre alors qu’en démocratie on met tout au vote.
      Corollaire, le temps de latence entre la décision et l’action est quasi nulle dans un régime autoritaire où tout est quadrillé et le rouage obéissance sans cesse huilé. Il y a tout de même une condition nécessaire au pouvoir, ne pas se tromper et réussir à moindre frais.

      La pandémie qui vient de s’abattre sur l’ensemble du monde semble aussi faire ressurgir cet attrait pour les bénéfices.
      Il y a une certaine nostalgie chez les russes, chez les turcs de leurs empires. Même nostalgie chez les anglais avec le brexit.
      Je ne crois pas que l’on puisse voir ressurgir cette nostalgie en Amérique Centrale ou du Sud. La langue, véhicule de la pensée s’est éteinte, la nostalgie avec.
      En Europe cela est plus difficile à démontrer mais on peut sans rire dire que Madame Merkel est la descendante de Charlemagne, que l’Espagne le Portugal ou l’Autriche Hongrie ou la France ont retrouvé dans l’Europe les marches de leur Empire, un Empire Financier qui lui aussi a ses plafonds de verre.
      Le problème pour l’Empire européen c’est qu’il n’y a pas d’unité linguistique. Ces différences de langues et de cultures n’aident pas à construire un avenir commun et encore moins la notion de concurrence qui est le fonctionnement de l’économie libérale.
      Ce qui se trame c’est donc un monde qui glisse vers un raidissement des gouvernances pour le meilleur et pour le pire.

      Tout comme les cousines youtubeuses, instagrameuses, ticktokeuses je me suis secoué les méninges.

      https://www.instagram.com/p/B2mE8h9DP8z/

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      1. Bonjour,

        Dans commentaire de HERVEY :
        “Ces différences de langues et de cultures n’aident pas à construire un avenir commun et encore moins la notion de concurrence qui est le fonctionnement de l’économie libérale.”

        je ne suis pas d’accord avec vous, c’est une richesse au contraire,

        Cordialement,
        personne

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        1. Bénéfices-risques.
          La France a mis des lustres à pouvoir adopter et parler une langue commune. Vous viendrait-il à l’idée de dire que le Moyen Age était d’une plus grande richesse du fait des différents parlés ?
          Les nations européennes se sont querellées et massacrés en mettant en avant leurs cultures et leurs langues.
          Pour pouvez toujours soutenir haut et fort que la multiplicité des langues est une richesse, sans doute, d’un certain point de vue mais il faut aussi regarder les “inconvénients”.
          C’est bien que le parlement européen fasse plancher une palanquée de traducteur mais ça donne quelques fois des oups bizarroïdes.
          La Chine a mis des lustres à imposer une langue, c’est un territoire autrement plus vaste et plus peuplé que l’Europe et ça m’a tout l’air d’être un avantage pour sceller les peuplade qui sont ethniquement très nombreuses, plus de 50.
          Demandez à Pierre-Yves Dambrine.

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          1. Bonjour,

            Avec tout le respect que je vous dois Mr Hervey, je ne suis pas d’accord,

            Lorsque j’entends le chant basque dans une église à Saint Jean de Luz, je suis impressionné par tout ce que cela m’apporte comme émotion, c’est beau,

            c’est vraiment dommage qu’il y ait si peu de gens qui parlent encore le Basque aujourd’hui, j’ai jamais réussi à comprendre pourquoi,

            Cordialement,
            Personne

          2. idem lorsque je participe à une fête du village en Bretagne ou dans le massif central (là ou je suis né), je ressente la même émotion, c’est beau.

            Cordialement,
            Personne

          3. Hervey
            Les ethnies en Chine sont qualifiées officiellement de « minorités ethniques » 少数民族
            L’écriture chinoise jusqu’au début du XXème siècle uffisait à unifier un pays où la langue chinoise se déclinait en différents dialectes. Ainsi à l’oral un cantonnais et un chinois du nord pouvaient ne pas se comprendre, tandis qu’en se lisant et écrivant mutuellement ils se comprennent. Puis avec l’ère maoïste l’enseignement du mandarin a été imposé dans toutes les écoles de Chine.
            Désormais un autre cap est franchi qui consiste à terme à éradiquer des langues pourtant déjà largement minoritaires en Chine, notamment les langues tibétaine, ouïgour et mongole. Les autres langues se distribuent dans le sud-ouest de la Chine, dans le Yunnan notamment. IL ne s’agit donc pas de sceller, mais d’assimiler au profit d’une culture unique, celle des Han, parlant le mandarin (au moins en première langue, dans les régions les dialectes du chinois coexistent avec le mandarin, sauf dans le nord de la Chine où c’est la langue unique.)
            Je pense comme Personne que c’est une perte de diversité. Un pays qui en son sein perd sa diversité a tendance à voir le monde selon un point de vue unique.
            Cela a bien sur une efficacité mais une efficacité avant tout politique et idéologique à défaut d’être humaniste. Bien entendu une nation qui a désormais a vocation à s’imposer dans la région et dans le monde selon la vision de ses dirigeants doit de préférence de pas voir une tête dépasser dans les rangs. Il devient indispensable que tout le monde sache répéter les slogans dans le texte.

            https://www.journaldequebec.com/2020/09/01/chine-des-mongols-manifestent-pour-defendre-leur-langue-a-lecole

            L’empire de mille ans, cela ne vous rappelle rien ? https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/07/la-diplomatie-chinoise-n-entend-faire-aucune-concession_6072271_3210.html

            1. @Pierre-Yves Dambrine
              Sous d’autres cieux occidentaux c’est la langue impériale l’anglais qui s’impose, dans les entreprises, les négociations politiques de l’UE (ce n’est pas l’irlandais !), les communications scientifiques, les modes.
              Il y a quelques siècles le français a été imposé aux Alsaciens, Basques, Bretons, Corses, Occitans, Provençaux …
              Mais peut être serait-il précurseur de passer directement au Mandarin.

            2. Pierre-Yves et Personne
              J’entends bien, mais nous sommes tous pris dans des contradictions insolubles, tiraillés entre bien-être et nécessité, dilemme porté en son incandescence par la survenue de la pandémie qui oblige à devoir faire des choix “difficiles”.
              On peut écarter le problème ou en faire une affaire de mauvaise gouvernance mais y en existe-t-il une de bonne ?
              Durant la guerre de 14-18 la diversité des langues parlées par les français a passablement compliqué la nomination des sous-officiers dans l’encadrement des troupes… La vérité c’est qu’une langue prédispose à une pensée singulière et ça peut bien être là tout le problème.
              Je donne tort à la Chine dans son désir (pas nouveau) d’éradiquer les musulmans et autres ethnies, ou autres pays l’ayant fait comme la Birmanie ou d’autres tentatives du même genre sur des peuplades moins visibles (Inuit, Amazonie…).
              Les causes de ce type d’effondrement du vivant sont toujours du même ordre, une inconsolable tragédie.
              Tragédie parce qu’inéluctablement ça va continuer, se calmer ici pour repartir ailleurs.
              Suis pas optimiste.

            3. Pierre-Yves se sent trop sûr de lui et raconte parfois n’importe quoi! Un chinois Han de Pekin et un chinois Han de Shanghai ne se comprennent toujours pas s’ils parlent dans leur dialecte. Il faut arrêter de parler de rouleau compresseur. En 2021, la Chine n’est toujours pas unifiée au niveau linguistique. Je joue au tennis de table avec des Chinois, ils se comprennent mieux en français .

              1. Nicolas devrait lire plus attentivement ; j’ai seulement dit que le mandarin était parlé par tous les Han, qu’il y a donc désormais une langue commune (le putonghua), je n’ai pas dit que si un Shanghaïen parlait dans son dialecte il serait compris pas un Pékinois …..

            4. L’unicité linguistique d’un pays

              La Suisse serait-elle le contre exemple ?
              Voire la Belgique ?

              La France a mis en place l’unicité et l’unité linguistique à partir du picard:
              langue d’oil vs langue d’oc

              Petite anecdote :
              Etant originaire du Nord et connaissant parfaitement le ch’ti valenciennois , différent du ch’ti lensois , différent du ch’ti boulonnais , entre autres ,…… et vivant depuis plusieurs décennies dans le pays occitan, lors d’un repas avec des amis gascons et gersois , ceux-ci m’ont parler du film ” Bienvenue chez les Ch’ti” sur lequel ils n’avaient compris que la moitié des dialogues.
              Je leur ai expliqué , on a bien rigolé .

              L’Espagne et le castillan :
              – Catalogne : généralisation du catalan en scolarité => volonté indépendantiste avec 50% pour et 50% contre .
              référendum sur l’indépendance , emprisonnement des indépendantistes/sécessionistes
              – Communauté Valencienne
              Un parti : Compromis ( 18% des voix ) , nationaliste valencien , voire indépendantiste
              Un gouvernement valencien PSOE/Compromis/Podemos ne pouvant exister que grâce à Compromis
              Mise en place du valencien obligatoire, sous la pression de Compromis , pour avoir un poste de fonctionnaire dans la Communauté Valencienne et acceptation du PSOE .
              – Pays Basque espagnol : langue basque et volonté indépendantiste ,mise entre parenthèse.
              – la Galice : Saint Jacques de Compostelle , La Corogne : le galicien dialecte hispano/portugais

              Ayant grandi dans une cité minière ,où il y avait plusieurs langues européennes suite à l’immigration professionnelle , l’ECOLE et le FRANCAIS ont unifié les enfants qui se sont ensuite assimilés entre eux , chacun gardant ses origines lointaines.

              1. https://www.levante-emv.com/comunitat-valenciana/2021/03/10/psoe-choca-compromis-podem-lenguas-39989066.html

                Le PSOE s’affronte avec Compromís et Podemos pour les co-langues officielles.

                “Le PSOE, par la bouche de son député catalan Marc Lamuá, a qualifié hier d'”affrontement stérile » l’initiative promue par Unidas Podemos et d’autres petits groupes au congrès pour l’égalité de toutes les langues autres que l’espagnol.

                Avec cette initiative, les parties signataires cherchent à mettre fin à ce qu’elles considèrent comme une « imposition légale de l’espagnol » en Espagne, en prétendant étendre l’utilisation des langues co-officielles reconnues, en garantissant leur utilisation au Congrès, aux tribunaux ou en RTVE, en leur permettant d’apparaître dans l’étiquetage des produits et en reconnaissant les Asturiens ou les Aragonais.

                Un rejet qui, avec celui du PP, Vox et Ciudadanos, indique que la session plénière du Congrès mettra à terre demain la proposition de non-droit que United Podemos (partenaire du gouvernement), ERC, Bildu, Junts, PDeCAT, CUP, PNV, BNG, More Country et Compromís ont suscité le débat.”

      2. pourquoi rechercher l’uniformité des langues et des cultures alors que nous avons la diversité des langues et des cultures, c’est une richesse, une force,

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        1. dans le même sens, pourquoi rechercher l’Europe Unis, alors que nous avons l’Union Européenne,
          l’Europe Unis, nous l’aurons jamais, si un jour elle est établi, elle ne peut que se déconstruire,
          l’Union Européenne nous force a y travailler, ça c’est constructif,

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        2. @Personne une richesse culturelle, mais aussi tactique et opératoire comme pour les transmetteurs américains en phonie au Vietnam, issue d’une tribu indienne Nord-américaine, ou plus récemment certains entrepreneurs français avec leurs négociateurs internationaux, au téléphone en Breton. Mais bon argot, verlan ou louchebem peuvent aussi pallier.

  6. “Ce qui m’effraie en Asie, c’est l’image de notre futur, par elle anticipée”

    LEVI-STRAUSS Claude, Tristes tropiques, s.l., Plon, 1955, page 169

    1. Ah ! l’un de mes Maîtres (on ne les a pas par hasard : il faut aller à leur rencontre, et pas sans mal. Point commun à Lévi-Strauss, Lacan, Leach et Meyer Fortes : je leur ai fait très mauvaise impression au premiere contact 😀 – quel boulot quand on y pense, de les avoir amadoués 😀 ).

      1. Quand je pense que je ne suis plus modéré ici, quel travail boss ! Mais en même temps d’un coup horrible question, amadoué ou lassitude ? 😛

        1. CloClo,
          C’est juste qu’en vieillissant ont s’embourgeoise ; de sorte qu’on a de moins envie de faire la révolution ; ni en acte, ni même en parole. Ça vient naturellement, sornoisement, sans qu’on s’en rende compte. Une sorte de rhumatisme cérébral.
          Moi, je suis encore très jeune. Voilà donc pourquoi je ne pense, dit et écrit que des conneries.

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  7. Seul un idiot peut se targuer de regarder l’Histoire en face, la nôtre, celle qui traverse nos territoires … fiers descendants des gaules on découvre chaque jour à quel point on est ignorant de la vie d’un chêne… du coup, on caquette moins. Après ça, aller comprendre le remue-ménage des indigènes des lointaines contrés ? Teuf teuf teuf …
    Au XVII en Italie les peintres se sont mis à peindre beaucoup de petits tableaux de scènes de la vie ordinaire, dénommés ” Bamboccianti” ils “peignaient” ce qui correspondait sans doute à un attrait pour une certaine “réalité” et le public suivait. Mais d’autres faisaient la gueule et ne voyaient pas cela d’un bon oeil. On peut comprendre pourquoi, problèmes d’esthétiques contrariées…
    On retrouve aussi chez Stendhal cette idée de l’image miroir de la “réalité” :

    “Eh, monsieur, un roman est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route. Et l’homme qui porte le miroir dans sa hotte sera par vous accusé d’être immoral ! Son miroir montre la fange, et vous accusez le miroir ! Accusez bien plutôt le grand chemin où est le bourbier, et plus encore l’inspecteur des routes qui laisse l’eau croupir et le bourbier se former.”

    On doit ajouter pour parfaire le tableau la présence de miroirs déformants placés à tel ou tel endroit pour vous abuser, une pratique qui existe depuis toujours mais qui vient de connaitre un développement exponentiel avec l’arrivée du numérique et ne va pas tarder à entrer en scène.

    https://www.youtube.com/watch?v=d4mwwFsfYvI

    Cela dit, je raconte des histoires aussi… mais CG a raison de prôner un retour à l’attention et l’écoute sur l’histoire des uns et des autres et mon peu d’érudition sur les poètes chinois me convainque que nous sommes semblables par plus d’un point.

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  8. A lire

    [extrait]
    A l’aube du 20ème siècle, face à la puissance militaire japonaise émergente et à la volonté d’indépendance de la Chine, les journalistes, démographes, sociologues occidentaux imaginent le scénario d’une alliance entre ces masses orientales dont le but serait d’envahir le monde. De là naît le « péril jaune ». Aujourd’hui, 68 % des Français ont une mauvaise opinion de la Chine (sondage Opinion Way, 2012). Choc des civilisations avant la lettre, prophétie auto réalisatrice, phantasme médiatique ?

    Vieille histoire que l’opposition entre un Orient, longtemps « Terra Incognita », et un Occident, fier de sa puissance militaire, religieuse et économique. Histoire tellement ancienne, si profondément enfouie dans notre mémoire judéo-chrétienne, qu’il nous faut remonter à l’Ancien Testament pour y retrouver les racines de cette « menace » souterraine. Que nous raconte le livre d’Ezéchiel (5ème siècle avant J.-C.) ? Le prophète babylonien y décrit l’invasion et le pillage de la Terre promise par des peuples paganisés, issus d’au-delà la mer Caspienne, menés par Gog et Magog, dieux de l’enfer. Prophétie reprise 12 siècles plus tard dans le Coran.

    https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2014/04/1952-la-chine-fait-peur-pourquoi-et-comment-faire-avec/

    [autre extrait]
    La Chine est très loin de dominer le monde. Elle est aujourd’hui la deuxième puissance économique mondiale, par son produit intérieur brut. Elle sera bientôt la première. Mais rapporté au nombre des habitants, ce PIB est celui d’un pays encore pauvre, loin en tout cas de la situation des pays développés. Le budget militaire chinois et l’état de ses forces militaires sont sans rapport avec ceux des États-Unis. Ce sont les États-Unis qui dominent le monde. Par ailleurs les Chinois ne veulent ni n’ont jamais voulu dominer le monde. La Chine n’a jamais eu de colonies outre-mer. Elle n’a pas, comme les États-Unis, parsemé la planète de ses bases militaires. Les Chinois veulent être souverains en leur pays – et donc être entourés d’amis et non de puissances hostiles, comme s’y emploient les États-Unis pour leur propre compte. Ils veulent une bonne croissance de leur économie. Ils n’ont pas et n’ont jamais eu la prétention d’être les détenteurs d’une idéologie ou d’une religion universelle.

    Nous avons pratiqué le commerce des esclaves. Les Chinois ne l’ont jamais fait.

    https://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/c-est-une-erreur-de-croire-que-la-chine-deviendra-un-jour-une-democratie-23-03-2018-2204868_1449.php

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  9. “Notre histoire n’est pas suffisante pour comprendre les enjeux de ce qui se joue en Chine aujourd’hui,”

    C’est dommage.
    Doit-on comprendre , avec notre histoire, que nous ne serons jamais en état de comprendre?

    Au Nord-Ouest chinois, 1 million de Ouïghours derrière des barbelés , ou bien complétement au sud , quelques millions de Tibétains submergés par des immigrés Han, nous avec notre histoire on ne peut pas comprendre. Faut être chinois, être le produit élaboré par 6000 ans d’histoire pour être autorisé à avoir une idée. Remarquez que les Ouïghours et les Tibétain ne doivent pas comprendre non plus. Ils ne comprennent pas, ils souffrent. De notre silence.

    Bref, circulez; Y’a p’tetben à voir, mais comprendre c’est au-delà de vos aptitudes.

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    1. Rectificatif:
      Je retire “1 million de Ouïghours derrière des barbelés”.

      Des infos contradictoires laissent penser que ce n’est pas du tout vrai. En tout cas non prouvé, au delà du doute raisonnable. Des personnages aux financements douteux s’agitent beaucoup trop sur la question. De plus, l’honnêteté “journalistique” ne semble pas au rendez-vous, bien plus que ne le suggèrerait un franc engagement pour la Liberté.

      Il n’en reste pas moins que 20 millions de Ouïghours (ou 10-15 millions de tibétains) ne pèsent pas lourds face des Chinois actifs et entreprenants.

  10. Il faut s’en remettre à l’amour qui unit deux être humain, l’un Chinois et l’autre Européen, pour nous livrer des regards noyés dans la réciprocité positive. L’écriture des idiomes européens est le reflet de l’atomisation, de la hiérarchie et des structures comme substrat, tendis que celle asiatique une certaine idée de l’universalité dans la perception des phénomènes. Commençons par parler la langue des amoureux sino européens, puis nous lui trouverons une écriture capable de traduire la synthèse des deux mondes.

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  11. bonsoir, je suis content que mon billet fasse réagir. Je n’avais pas une telle prétention en l’écrivant ! Je crois que pour moi la Chine est l’ avenir, mais c’est un projet un peu personnel, et non narcissique : il consiste à sortir du “et moi et moi et moi” de nos ritournelles (Jean Ferrat est plus dans le ton de mon précédent mail et je me retrouve dans la référence). Je n’ai pas de connaissances particulières à vous partager. Mais ces remarques positives et négatives me font en percevoir l’urgence de s’y intéresser. Je ne me prétends pas du tout un éclaireur mais plutôt un lampiste. Je suis personnellement ce blog avec intérêt pour de nombreuses raisons. Une d’elle c’est un des lieux où l’on entend parler de la Chine de façon accessible et qui rompt avec les clichés qui énoncent ce qu’il faut dire pour dispenser du travail (titanesque certes) d’avoir à s’en préoccuper.

    Pour réagir maintenant à la réponse constructive de Pierre-Yves Dambrine, je voudrais déjà le remercier pour les références qu’il donne et qui m’instruisent. Ensuite considérer que la remarque sur le refus de la logique TINA est un bon point de départ car il me semble un point commun. Mon point était d’ajouter que nous ne sommes pas l’alternative et que nous ne sommes pas près de le devenir vu l’état de notre dénégation (ce que j’appelle « relever le gant », c’est-à-dire voir l’Histoire comme quelque chose qui se fait et non pas seulement qui se commente vaguement). Je tiens pour des raisons passionnelles et rationnelles à l’humanisme mais je ne crois pas que seulement brandir cet étendard suffise. Le confucianisme qui est enseigné en Chine serait idéologique, je pense aussi que l’on a la chance de pouvoir entendre au collège de France Anne Cheng faire un cours passionnant (cf. « le confucianisme est un humanisme ») qui nous montre en quoi il ne l’est pas en soi et qu’il n’est pas destiné à n’être qu’une vieille lune que l’on radote pour faire savant comme nos auteurs.

    Pour être à la hauteur on est loin du compte : la pensée occidentale est mieux connue en Chine que la pensée chinoise en France. Quelle en est la raison ? Je ne crois pas qu’il y aurait une idéologie capitaliste qui nous aveugle (c’est la thèse de Badiou et que discute Hudelot) Des raisons plus prosaïques nous en détournent. Je reviens à cette idée de rapport au temps différent : j’imagine qu’apprendre à lire en chinois pour devenir un lettré est assez laborieux et que cela modifie radicalement l’idée qu’on peut se fait d’un intellectuel. Nous nous félicitons de nos intellectuels critiques. Et sans doute peut-on être heureux de la célébrité du Michel Foucault de Surveiller et punir, qu’il soit ait été lu passionnément en Chine ; ainsi de la traduction du Défense et Illustration du Genre Humain de Paul Jorion. J’imagine qu’on ne peut pas se cantonner à cette fierté pour se rassurer sur la valeur de notre modèle intellectuel.

    Je conclurai sur l’hémiplégie qui nous frappe et que mon billet a contribué à mettre à jour : nous sommes fiers que des intellectuels chinois nous lisent ; mais nous déduisons de cela et du fait que nous ne les lisons pas que les leurs n’existent pas ou/et ne sont pas valables ou/et que ceux que nous pourrions lire pour trouver confirmation de nos idées sont en prison. Avec un tel satisfecit qu’espérer de plus que de faire pression sur nos dirigeants pour qu’ils glissent entre deux négociations pour l’achat d’airbus avec la Chine qu’il ne faut pas s’en prendre aux Ouigours afin de nous sentir les meilleures personnes du monde ?

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    1. Mon cher CG, vous liriez tous les intellectuels du Monde, dans toutes les langues, de toutes les cultures, de toutes les époques, et vous les comprendriez, si c’est pour démarrer en écrivant ceci :

      “Je crois que pour moi la Chine est l’ avenir, mais c’est un projet un peu personnel, et non narcissique : il consiste à sortir du “et moi et moi et moi” de nos ritournelles”

      Je pense que vous gagneriez du temps à d’abord commencer par vous faire votre opinion en partant de postulats plus simples et moins chimériques, car vous parlez beaucoup de “fierté” dans vos textes, et vous prêtez beaucoup de préjugés à ce “nous” qui n’existe que dans votre tête. Je crois que vous cherchez une lumière dans un petit voyage exotique, déjà à l’époque c’était à la mode. Il n’y a rien de plus semblable à un européen qu’un chinois , rien de plus identique qu’un Homme à un autre Homme. Rien de plus commun qu’un puissant et un faible dans tous les coins du monde. Rien de plus similaire qu’une société qui vous bourre le mou à une autre qui vous bourre le mou avec ce qui lui chante ( mythe nation, mythe histoire, et autres concepts artistiques).

      Mais si ainsi vous progressez dans la compréhension des idéogrammes tant mieux pour vous, moi j’ai plus trop le temps pour ça avec ce qui me reste devant de disponible…

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      1. bonjour Cloclo, je ne pense pas non plus avoir le temps d’apprendre le chinois et de rattraper le retard de lecture de plusieurs miliénaires. Ce voyage dont vous me prêtez l’attention n’est pas du tout à l’ordre et je ne saurais même pas comment le mener pour éviter les pièges. Je pense que nous partageons une communauté objective de problèmes, quand on reste vous avez ma sympathie en tant que lecteur du blog. Et vous remercie du temps de lecture de mes élucubrations. Le “nous” postule un commun qu’il est difficile de trouver dans des sociétés libéralisées, individualisées. La “fierté” fustigée vise un droit de l’hommisme facile qui se cache derrière son petit doigt mais que je n’impute à personne en particulier et à tout le monde en général (je m’inclus dans le “et moi et moi et moi”, mais partage aussi l’accusation qu’on m’a fait de narcissisme). Je mets volontiers cette critique de l’idéologie ambiante de la bien pensance en parallèle avec celle formulée contre l’idéologie que l’on trouve certainement en Chine. Je sais qu’il y a au delà des ressemblances produites par symétrisation des différences. C’est même mon secret espoir : qu’il y ait la possibilité de s’entendre au delà de différences pour essayer de trouver un moyen de sortir de cette situation mondialisée. “le confucianisme est un humanisme” mais il y aurait un intérêt à s’y intéresser car on y trouve sans doute d’autres choses que dans notre humanisme aussi. C’est un petit livre, même si le commentaire est sans doute très long et qu’il faut se méfier aussi du tourisme intellectuel.

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  12. J’ai relu ce billet que j’avais parcouru ce matin. Il est assez décousu. (Je fais donc un travail de décomposition/discussion, et vous voudrez m’excuser d’être fort long, du fait de citations du billet.)
    Première idée : “J’ai toujours l’impression de prendre l’histoire en cours de route : c’est le cas dans l’Histoire avec un grand « H » (syndrome du tard venu) mais aussi avec les histoires qui se racontent à son propos. Peut-être est-ce un effet du numérique également : je n’ose pas trop prendre la parole au milieu de ce débat très riche.” On conviendra qu’on prend ce texte comme “déjà en cours de route”, et quelle route, quel débat ? Quelles sont ces “histoires qui se racontent à propos de l’Histoire” ? Mon expérience est plutôt que l’Histoire (à prétention scientifique/universitaire) s’écrit contre les histoires débusquées par les historiens locaux ou à la mode du XIXe, c’est une Meta-Histoire qui doit trouver un sens à révéler par delà les apparences (par l’économie, la statistique, etc.).
    Deuxième idée : “alors que je traitais d’un sujet de philosophie (« que peut la pensée contre la violence ? ») m’est revenu en mémoire de manière un peu décalée le souvenir de l’homme qui arrête une colonne de chars en ce mettant devant elle sur la place Tien An Men. Cet évènement a donné l’occasion d’une photo choc, historique, mais cette personne inconnue l’a sans doute payé de sa vie…”. Idée échafaudée sur des hypothèses : les photos choc ne manquent pas (la fillette latino au pied coincé et menacée par l’inondation croissante qui va l’ensevelir, l’enfant vietnamienne nue fuyant les bombardements américains, l’enfant réfugié mort et rejeté par la mer sur une plage turque…) mais ce sont là des “clichés”. Qui dramatisent l’Histoire sans la rendre plus compréhensible. Sans même éclaircir l’anecdote et ses tenants et aboutissants.
    A ce propos, j’ai toujours eu une réticence à tirer des conclusions sur les événements historiques que nous n’avons pas vécu et qui nous sont présentés dans un cadre politico-médiatique. Les récentes révélations sur les documents français racontant vraiment le rôle de l’armée française dans le génocide du Rwanda sont d’abord un terrible démenti de mensonges indéfendables (par exemple, Vedrine, Pean…). Vous savez que les USA ont menti sur les couveuses du Koweit, mais en quoi avez-vous alors “suspendu” votre jugement sur Saddam Hussein ? De quand datent et comment ont été discutées les différentes versions que vous connaissez sur les événements de Tien-an-Men ? Réservons notre jugement… Et quels points positifs avez vous retenus en faveur de Erich Honecker ? Pour ne pas le réduire à “patron de la Stasi” ? On oublie vite les rapprochements qui ne cadrent pas avec nos impressions.
    Troisième idée : “l’on pense trop qu’en continuant à répéter comme un mantra qu’on peut changer les choses en déclarant à la volée ce qui doit être, on fait sa part de colibri, qu’on rend possible le possible (du genre : « je vous ai averti que le monde allait mal, mais vous n’avez rien fait »). Soyons sérieux : l’être humain est un être relationnel. Croire qu’on pourrait se sortir de la vase en se tirant par les cheveux, c’est-à-dire sans prendre en compte l’ingénierie sociale qui permet à nos sociétés d’accueillir autant de personnes, c’est comme imaginer que les commentaires que l’on fait en regardant la télé pendant le repas du soir vont changer le monde.” La première phase répond au thème précédent : la pensée s’illusionne de pouvoir changer la violence par des mots, des injonctions. Mais un homme peut arrêter un char, peut être. Et la phrase suivante convoque ‘l”ingénierie sociale” qui permet “d’accueillir tant de monde” (??) parce que l’être humain est un être relationnel. Convocation sybilline et incongrue, non ? Evoquer auparavant Khomeini ou Snowden explique t il la chose ?
    Quatrième idée : “Est-ce que la Chine enferme ses opposants ? Certainement. Est-ce que nous sommes l’alternative démocratique à cette Chine dont on ne retient que cet aspect ? Certainement pas. Nous faisons comme si on pouvait mettre sur le même plan le gouvernement de cette zone gigantesque de l’Asie hyperpeuplée et celle de notre confetti hexagonal. D’où nous vient cette représentation de cette population comme une armée de fourmis rouges qui obéissent d’un seul homme ? d’une idéologie certainement. ” J’ai cité tout le raisonnement, car plusieurs commentateurs n’ont repris que les neuf premiers mots. Alors que tout le reste introduit l’idée des biais idéologiques. Ce qu’ils n’ont pas voulu entendre. J’y reviendrai plus bas.
    Cinquième idée : “… cette discussion s’il ne serait pas pertinent d’interroger le rapport au temps de cette culture et de la comparer à la nôtre. Qu’est-ce qu’appartenir à un empire qui dure depuis plus de 2 500 ans ? est-ce qu’on peut imaginer ce que cela signifie par extrapolation d’avec notre expérience ? Ma conclusion provisoire : non, mieux vaut partir de l’historique de nos relations qui rendent possibles une compréhension mutuelle.”
    Sixième idée : ” (…) Mais les pathologies de l’enfermement dans l’hyper présence médiatique et la réécriture quotidienne du passé, me semblent en propre un problème de note culture amnésique qui transforme l’histoire en contes nationaux, ou dissout l’intérêt pour le passé en curiosité pour l’anecdotique, et les récits humanitaires édifiants. Je me dis qu’au lieu de partir du principe que nous avons un savoir que les pauvres Chinois arriérés désireraient avoir si seulement ils pouvaient le soupçonner, on gagnerait à faire le postulat inverse : notre histoire n’est pas suffisante pour comprendre les enjeux de ce qui se joue là-bas aujourd’hui, et qu’on gagnerait à vraiment écouter ceux qui peuvent en témoigner.” Je ne vais pas suivre l’auteur sur ces hypothèses et sentiments qui cherchent à rejoindre l’idée des injonctions.
    Mon idée est que nous ne connaissons pas si mal notre histoire. Mais qu’elle est enfermée, non dans un hyper présent médiatique, mais dans des clichés d’un grand récit dont on voit mal les présupposés, les biais idéologiques. Nous n’interrogeons pas assez nos présupposés qui faussent notre science, autant en histoire qu’ne économie ou en primatologie. On n’arrête pas de débusquer des clichés machistes notamment, grâce à des travaux de chercheuses femmes… Et nous baignons aussi dans des mythes nationalistes, issus de la période des historiens du XIXe, qui négligent des pans moins reluisants de notre histoire. J’évoque souvent les “guerres civiles de religion” en France, mais aussi la perception de Pétain, ou encore l’idéologie nationaliste de Pirenne, historien bien connu de Belgique. Mais faut-il alors “faire l’inverse ” et écouter parmi les chinois “ceux qui peuvent en témoigner” ? Je ne comprends pas l’idée. Je trouve qu’il faut déconstruire les biais de notre attitude dominante et prétentieuse (la mettre en sourdine n’est pas suffisant) et que écouter les chinois peut nous aider à faire ce travail (comme d’écouter des chercheuses femmes), mais que nous pouvons à bon droit interroger les biais qui encadrent les chinois faisant le récit de leur histoire. Sur les tibétains et les ouighours, nous sommes à la collision de deux idéologies ; la nôtre est en plus sans doute bien plus ignorante, mais la leur pourrait être dominante et prétentieuse au plan local. Donc… Ce travail de déconstruction est sans doute plus difficile à faire dans un pays qui se ferme et se surveille : on voit la fluctuation des anciens allemands de l’Est sur leur passé, sur leur vécu et leurs illusions sur les promesses occidentales, et il leur est difficile de construire une opinion commune, collective, partagée en dehors d’une structure…

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    1. Bonjour Chabian, merci beaucoup pour ce commentaire pied à pied. Ca me force à résumer peut être mon intervention en une idée, qui n’est pas la mienne mais qu’on trouve dans l’émission que je recommande (et dont je ne faisais que contextualiser l’écoute pour expliquer que j’arrivais après la bataille du dernier débat autour du billet de Paul Jorion sur la CHine) : il est probable que Honecker n’ait pas envoyé l’armée du fait de l’émoi que le massacre de la pièce Tien An Men a provoqué quelques mois plutôt. Dans ma manière scolaire d’apprendre l’histoire, je n’avais jamais fait ce lien de cause à effet (peut être que c’est plus évident pour un allemand que pour un français, ou que simplement j’ai trop dormi en classe ou devant la télé, mais je voulais faire part de ma découverte). La suite était une glose sur la nécessité de relier les pointillés pour tenter une forme d’histoire mondial (dans un contexte où je sais que ces questions sont un peu surdéterminées). J’ai peut être aussi cherché à m’inventer une histoire à partir de celle dont on ne saura vraisemblablement pas le fin mot en imaginant que le sacrifice de cet homme n’a pas été tout à fait vain et qu’il y a oeuvré sans le savoir à la réunification de l’Europe.

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      1. Merci de ce retour. C’est peut être ce qui me rapproche de mes études de philo : considérer la chose et poser des questions, et amener l’auteur à synthétiser son cheminement. J’ai eu quelques fois déjà cet échange. Finalement, je crois comprendre que, outre le rapprochement entendu à l’émission, vous avez fait œuvre d’imagination sur la question d’agir sur la violence autrement que par une injonction… Moi qui apprend déjà à partager l’histoire de France avec les intéressés à partir de mon regard décalé, et à entendre ce que disent des algériens, des turcs, etc., en allant les voir dans leur famille, leur contexte, je renonce à discuter de la Chine sans les chinois
        J’en profite honteusement pour recommander d’écouter Gael Giraud sur la nouvelle web-TV dénommée Blast et lancée par Denis Robert (remercié par la direction de Le Media). Giraud est passionnant, instructif sur bien des points, et il annonce un centre de recherches à Washington pour des raisons plutôt convainquantes. A vous de voir.
        https://www.youtube.com/watch?v=L_vqi3nYWAs
        Il expose aussi son projet dans une vidéo plus courte sur le motif de son engagement sur Blast

  13. Doit-on choisir entre liberté fragile et sécurité globale ?

    1987, après 21h de train pour faire 1000 km, nous arrivons à Prague. Quleques heures avant, le train s’était mis au ralenti après s’être arrêté en gare pour prendre des militaires. Nous traversons doucement un nomansland de peut-être un ou deux kilomètres, entre ligne de miradors et de barbelés, le temps que les militaires vérifient toutes les identités des passagers (Pourvu que nos papier soient correctement remplis). Arrivés à la gare suivante, les militaires descendes, nous sommes de l’autre côté du rideau de fer.

    Accueillis par nos amis, on nous dit : «  demain matin, il faudra aller au commissariat pour signaler notre présence et confirmer l’adresse où nous sommes accueillis » (Sinon ?… ).

    Et puis, la vie reprend son cours….

    En discutant avec nos amis qui ne sont venus qu’une fois en France, ceux-ci nous expliquent qu’après avoir passé l’équivalent du Bac, tous les étudiants trouvent une place dans une école, qu’ils ont plus ou moins choisie. Ils sont surpris d’apprendre qu’à l’ouest (qu’ils idéalisent) certains étudiants peuvent se retrouver sans place dans une école après le Bac. Quand nous expliquons que certains peuvent se déscolariser en cours d’année parce que la filière ne leur convient pas. Ils ne comprennent pas, ici, quand tu es absent plus d’une semaine à l’école, la police vient chez toi savoir ce qui se passe…

    Plus tard, nous expliquons les difficultés sociales de personnes qui se retrouvent à la rue, sans couverture santé (il n’y avait pas encore la CMU) et que pour eux, c’est très difficile de retrouver un emploi… Ils ne comprennent pas. Ici, tout le monde a un emploi et la possibilité d’être soigné. Même si pour survivre, les retraités continuaient de travailler à des petits boulots (dame pipi, vestiaire… dans les bars ou les théâtres, surveillant dans les musées…) pour compléter leur maigre pension.
    Nos amis qui idéalisaient la « liberté de l’ouest », réalisaient qu’elle était aussi associée à une certaine insécurité sociale.

    1988, je découvrais le service militaire chez les Chasseurs Alpin. J’apprenais la hiérarchie bruyante et l’obéissance silencieuse. Malgré tout, j’avais la chance d’être parmi des hommes, qui étaient aussi des hommes de la montagne, où l’entraide laisse encore ses traces d’humanisme. Mais il me fallut comprendre, au moins pendant « mes classes », que je n’étais plus personne et que la seule chose qui nous différenciait sur nos uniformes était le grade, petit carré de tissu porté sur la poitrine. Il me fallut apprendre aussi que « réfléchir, c’est commencer à désobéir » ! Me retrouvant dans les bureaux après mes classes, je découvris l’administration militaire et au départ de chaque contingent faire les « emplois guerre ». C’est à dire, définir le poste qui serait attribué à chacun en cas de guerre. Celui-ci n’écoutait et ne comprenait rien, à la cantine. Celui-là, n’était pas très futé mais avait un Cap de boucher, autant le mettre ne première ligne…

    Voici ma petite expérience de la liberté soumise à la mécanique d’une organisation militarisée. La question qui me vient : est-on vraiment en sécurité au sein d’une organisation sociale hiérarchisée et controlée à l’extrême ?

    Du fait de ne jamais savoir véritablement les intensions des autorités tutélaires, impossible de se projeter dans l’avenir. On est toujours à attendre les ordres, les nouveaux changements sans savoir vraiment où l’on va. Même si le cadre est bien visible, on ne perçoit pas cette vue d’ensemble qui n’appartient qu’à la haute autorité qui décide pour nous et sur laquelle nous n’avons aucun pouvoir.

    Oui, il peut y avoir un certain sentiment de sécurité du fait de la rigidité même de l’organisation. A condition toutefois, de renoncer à la liberté d’expression. La liberté de penser reste intériorisée.

    Doit-on choisir entre liberté fragile et sécurité globale ?

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    1. “On est toujours à attendre les ordres, les nouveaux changements sans savoir vraiment où l’on va”.
      La structure militarisée décrite (attendre le contre-ordre) est optimisée pour permettre de faire face à une situation où la haute autorité n’a pas forcément une vue d’ensemble très claire ou stable et où les autorités tutélaires ne savent pas vraiment à l’avance quellles sont véritablement leurs intensions !

      1. Il y a effectivement un serpent qui se mort la queue quand une majorité de la population est en attente des “bonnes” décisions des autorités tutélaires (appelés aussi parfois élites) quand les dites autorités s’appuient elles-mêmes sur les sondages populaires pour prendre leurs décisions. Parfois, ça marche… ou pas, le hasard reste à la manoeuvre ! Mais il y a certainement une part d’aveuglement collectif à croire que cela peut nous mener quelque part.

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    2. Pascal, j’ai bien apprécié votre témoignage. Le régime socialiste apporte en principe une bien plus grande sécurité, mais une plus faible liberté. Ce qui ne veut pas toujours dire des orientations d’étude absurdes : d’où la capacité à sélectionner parmi des très jeunes de futurs grands sportifs et grands interprètes musicaux. Mais aussi d’exiger une discipline de fer et un déclassement en cas d’échec dans cette orientation.
      A ce stade, il faut penser avec un point de vue de classe. Que peuvent espérer les ouvriers d’une liberté ‘capitaliste’, qui est celle du renard dans le poulailler ? Ils se savent interchangeables, ils ne doivent attendre aucune reconnaissance particulière mais seulement une convivialité, une camaraderie (dans un hobby, chasse et pêche, un fan”club, etc…). Ils doivent quémander car les avantages (salaire) comme les désavantages relèvent de l’autorité plutôt que de la justice. Ils perçoivent le mépris. Et la répression n’est jamais loin, et la surveillance des rebelles est effective (policiers en civil, dénonciateurs infiltrés). Quand on parle des droits de l’homme, on cite à bon droit les droits politiques (opinion, expression, réunion) mais on oublie les droits économiques et sociaux (logement, santé, sécurité d’emploi et de revenu, culture).
      Et quasiment toutes les femmes peuvent ressentir la même chose : le fait d’être épouse (bourgeoise) est censé leur apporter sécurité et absence d’autonomie, dans une ambiance de mysoginie.
      Bref la liberté a un coût excessif pour les catégories inférieures. Ce que nous, dominants, ne pouvons ressentir.
      Interrogeons alors l’autre versant : pourquoi un système collectif produit-il un contrôle social puissant ? Pourquoi suspecte-t-il toute dissidence ? toute déviance ? toute différence ? Parce que ce système repose sur la coopération et qu’on peut donc l’exiger de tous. Le système tribal est un système collectif. Ensuite parce que ce système trouve sa justification dans le danger, la chasse et la prédation collective, dans la menace ennemie extérieure, mais aussi intérieure. Mais on doit bien admettre que une surveillance hystérique s’auto reproduit et corrompt alors la collectivité au profit des dirigeants.
      Peut-on, à partir de ces remarques, échanger sur les systèmes particuliers de la Chine, de la DDR, de Cuba, etc. En principe, avec une bonne connaissance du vécu social de ces pays, on devrait pouvoir. Mais nous sommes pris dans de tels biais idéologiques, serinés par les médias et autres comme un mantra obligé, que nous ne pouvons pas réfléchir, pas analyser, pas comparer… Nous ne pourrions pas comparer sereinement les avantages comparatifs en droits économiques et sociaux, sans qu’on nous soupçonne d’aimer la dictature… Car il y a même une police idéologique, un soupçon permanent qui tient à vérifier que notre haine de principe de ces systèmes est toujours d’application.
      Euh, j’hésite à comparer la situation des ouighours avec celle des corses, des kanaks, et autres colonisés de l’hexagone… ce serait de ma part inconvenant.

  14. Il y a 25 ans je revenais en France après avoir vécu 7 ans aux US, et je m’étais dit: ce qui est bien aux US est mauvais en France
    et inversement ce qui est bien en France ne l’est pas aux US. Si on pouvait éliminer les négativités de
    chacun ça ferait quelque chose de super bien ! Ambitieux … on n’est pas dans un système où les effets
    s’additionnent et se retranchent aussi simplement.

    Le système du vivant est un bien meilleur modèle. Fragile, il est surtout intégré, à interactions multiples,
    plastique, résilient, hyper complexe pour assurer son fonctionnement et même sa reproduction. Il résulte d’une évolution de 14 milliards d’années
    et on ne sait pas encore tout. Pourtant il lui arrive de faire tomber un char sur un de ses semblables
    et 5 mois après de ne pas tirer sur un plus grand nombre. Il aurait donc la mémoire courte, sacrée histoire, pas étonnant qu’on ait des lacunes.
    Mais avant, y’ a pas eu 2 grandes guerres avec des dizaines de millions de morts, pas de guerres napoléoniennes,
    pas de traite d’esclaves, pas de croisades ? … ma mémoire me joue des tours.

    L’histoire comporte de nombreuses lacunes où les détails des enchainements qui ont aboutit
    à un évènement faute de capacité d’enregistrement ont été effacés, mais elle se soigne et a un trouvé un super bibliothécaire avec l’informatique
    pour stocker tout et n’importe quoi et un bon psy avec l’IA pour en extirper les connexions et prévoir l’avenir.

    Pourquoi la Chine se fait une mauvaise publicité en persécutant les ouïghours, réprime les opposants, etc … alors que son bigBrother
    peut tout contrôler ? a t-elle vraiment besoin de ça ? sont-ils une variable d’échec dans son projet à long terme ?
    Ca serait pas un manque de confiance en soi ? Heureusement l’univers est en expansion, c’est juste une question de temps 🙂

    1. @Aptyos
      “Si on pouvait éliminer les négativités de chacun ça ferait quelque chose de super bien ! Ambitieux … on n’est pas dans un système où les effets s’additionnent et se retranchent aussi simplement.”

      Pour éliminer les négativités, il me semble intéressant de travailler en premier lieu sur soi-même. C’est l’expérience que j’ambitionne et qui me surprend toujours quand je vois la contagion qu’elle suscite naturellement dans mon entourage. N’y a-t-il pas en chacun de nous une secrète aspirtion à sortir de la négativité ?


    2. Pourquoi la Chine se fait une mauvaise publicité en persécutant les ouïghours, réprime les opposants, etc … alors que son bigBrother

      Raisons géopolitiques. La Chine considère le Xinjiang, la région où vivent les Ouighours, peu peuplée mais très étendue (près de 2 millions de km2) comme essentielle pour sa profondeur géostratégique, comme on disait autrefois. Même chose pour le Tibet.

  15. Bonjour,

    si l’on devait comparer le plan de relance de la Chine et celle des Etats Unis,
    de ce que j’ai trouvé comme comparaison :

    budget plan de relance de la Chine = 217 milliard d’Euros,

    1+1+1 plan de relance des Etats Unis = 2000+2000+2000 font 6000 milliards de dollars,

    pour la Chine ce budget il est exprimé des choses tel que développement lignes ferroviaires,

    pour les Etats Unis ces budgets il est exprimé une aide par un chèque de 1400€ aux Américains,

    En Europe 750 milliard d’Euros, (pas encore validé)
    Le plan français, comme celui des 26 autres Etats membres, doit respecter un certain nombre de critères, esquissés par le Conseil européen de juillet 2020 puis précisés par la Commission européenne. 37 % des dépenses doivent être allouées aux objectifs environnementaux européens, dont la neutralité carbone à horizon 2050. 20 % doivent quant à eux être destinés à la digitalisation de l’économie.

    Remarque : plusieurs personnes en France expriment que ce plan de relance maquille en fait un plan d’austérité, ou à combler des trous, ce qui revient à ce poser la question : est ce que c’est un plan de relance, qu’est ce qu’un plan de relance,
    Remarque 2 : il semble que ce plan de relance de l’Europe soit construit en coopération des Etats de l’Europe, l’on pourrait l’accompagner par une coopération entre les Etats de l’Europe, entre les peuples de l’Europe, de façon à ce que chaque peuple garde son identité, (c’est une richesse pour l’Europe) et qu’il soit développé un collectif ou s’exerce la complémentarité.

    Questions diverses : est ce que l’on a un plan pour sortir des énergies fossiles ? pourquoi suivons nous la voie de l’ultralibéralisme, ce qui détruit notre société, pour lequel nous Français sommes si fier ?

    Cordialement,
    personne

    1. @ Personne

      Pour compléter l’information concernant les lignes ferroviaires

      Le réseau national chinois des lignes à grande vitesse destinées aux passagers est conçu pour des vitesses allant de 200 à 350 km/h.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_vitesse_ferroviaire_en_Chine

      À la fin 2020, ce réseau de plus de 38 000 km constitue plus de 80 % du total des lignes ferroviaires à grande vitesse du monde en service commercial soit, le plus long du monde mais aussi, le plus utilisé avec 1,713 milliard de voyages effectués en 2017 portant le nombre total de voyages à plus de 7 milliards. Avec cette taille, la longueur du réseau à grande vitesse est 55 fois plus développé qu’en 2008 au début du réseau de base.

      Et ça fonctionne à l’électrique !!!

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      1. A partir de 28mn pour se concentrer sur l’interview proprement dit ( noter in fine , un a parte sur l’annulation de la dette auprès des banques centrales , assez lumineux )

        1. Bonjour Juan

          Concernant l’annulation de la dette et de son inutilité de par le fait de l’aller-retour du versement des intérêts entre la B.C et l’Etat , il a raison et d’autres états le pratique et en particulier:
          le Japon : 260 % de dette / PIB dont 43% détenu par la BoJ qui donne l’exemple depuis 20 ans

          Le QE et les rachats de dette de la BCE ont permis de stabiliser et minimiser les taux d’émissions de dettes publiques et tout particulièrement sur les PIGS et d’éviter la crise de l’implosion de l’€

          Cette politique des taux bas a permis de jouer sur les maturités plus longues des émissions de dettes souveraines qui peuvent être proches de 0% voire négatives sur les taux à 10 ans pour certains pays et les rendre soutenables.

          Les actifs des bilans des BC ont fortement augmenté avec les achats de dettes souveraines soit en direct soit sur le second marché comme la BCE.

          Les dettes publiques :
          – Japon : 260 %
          – USA : 130%
          – Italie: 166%
          – Allemagne: 78%
          – France : 120%
          – UK : 110%

          Pour info , taux de détention des BC en dettes souveraines , info OFCE:
          BoJ : 43%
          BoE : 37%
          FED : 19%
          Eurosystème incluant BCE et BC nationales
          Italie :21%
          Allemagne: 31%
          France :24%
          Espagne : 28%

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          1. Je n’ai pas vérifié les % mais l’ordre de grandeur semble correct .

            Quand on parle de dettes publiques , il est bon aussi de rappeler auprès de qui cette dette est contractée , car , par exemple, la dette publique de la France n’est qu’en partie “gérée” via la BNF-BCE , et , en 2020 , je crois me souvenir que plus de 55 % de notre dette étaient détenus par des ” étrangers non résidents” , soit des fonds de pensions ou banques étrangères ,et plus de 7% par des banques privées nationales … Et que ceux là ne sont pas prêts à une annulation ou rémission de dettes , sans rétorsions rapides et violentes !( le boss de Danone sait qu’on ne s’amuse pas vraiment avec les fonds de pensions …)

            Je passe aussi sur les esprits simples qui confondent dette publique et dette privée , et qui frétillent un peu vite et à tort quand ils entendent ” annulation” .

            Mais tout ça nous éloigne un peu du sujet du billet ( dont je me demande un peu comme Clo Clo , ce qu’il était clairement , pour en faire un énoncé de question moins sujet à commentaires trop généraux, car trop peu instruits de réalités locales personnelles . On devrait envoyer une mission d’étude de 10 commentateurs du blog sur place en souhaitant qu’elle ait les coudées plus franches que celle de l’OMS . On pourrait les tirer au sort selon la mode , si tant est que le sort est plus futé que la connaissance de l’histoire . C’est Paul Jorion qui paie le voyage et les frais de séjour .

            1. @ Juan

              Pour info :
              Le site pour comprendre la gestion de la dette publique en France:
              l’Agence France Trésor:

              https://www.aft.gouv.fr/

              “L’Agence France Trésor a pour mission de gérer la dette et la trésorerie de l’État au mieux des intérêts du contribuable et dans les meilleures conditions possibles de sécurité.”

              Il y a des publications mensuelles explicites.

              On y retrouve les émissions (OAT, OATi, BTF) , les souscripteurs (assureurs, fonds de pensions,…)

              L’ AFT a émis des OAT sur 50 ans, la maturité la plus longue, à 0,5%.

              Autre exemple :
              https://www.aft.gouv.fr/index.php/fr/titre/fr0000571085

              OAT 8,50 % à maturité 25 AVRIL 2023 émise le en avril 1992

                1. Et alors :

                  Bien que la dette augmente , la charge de la dette diminue , due à la baisse des taux:
                  2019 : 42 Mds€
                  2020 : 29,7 Mds€

                  1. Merci la BCE et les taux bas voire négatifs .

                    Mais le Figaro où l’on aime bien le secteur financier , n’apprécie pas .

          1. Euh… non, je ne la connais pas, mais ça vaut peut-être mieux comme ça. Si vous avez bonne mémoire, après les gens de la “Création monétaire ex nihilo”, ceux de la “Théorie Moderne de la Monnaie” sont eux aussi venus faire un petit tour ici sur le blog. Une fois n’est pas coutume, je vais dire du bien des premiers : ils sont inoffensifs puisque le système de remplacement qu’ils prônent est à leur insu celui que nous avons déjà, tandis que les seconds sont dangereux : si on appliquait leurs principes les systèmes monétaires s’écrouleraient rapidement. Cela dit, ils sont peut-être secrètement membres du Fight Club…

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            1. Merci pour “Théorie Moderne de la Monnaie”, on y trouve
              http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Le_mythe_du_d%C3%A9ficit-9791020909732-1-1-0-1.html
              Ce que nous montre Kelton, signe des temps, et non de durée, est symptôme de sa théorie de suiveurs, que l’on en change comme de chemise.
              Mais aussi
              https://www.communecter.org/upload/communecter/projects/5e0f1bbf690864f2618b466d/file/la-TMM-20-partagez-moi.pdf

              Et si les systèmes monétaires s’écrouleraient rapidement en cas d’application n’est ce pas là une voie révolutionnaire …

              1. Et si les systèmes monétaires s’écrouleraient rapidement en cas d’application n’est ce pas là une voie révolutionnaire …

                C’est ce que j’ai dit : ils sont peut-être secrètement membres du Fight Club.

                P.S. Sérieusement, les partisans de la “Théorie moderne de la monnaie” ne comprennent pas la mécanique subtile qui relie la vitalité d’une devise aux taux d’intérêt qui se pratiquent dans son cadre, les taux d’intérêt à la dette émise par l’état émetteur, le montant de la dette possible pour l’État (ou les États) à la vitalité d’une (ou de plusieurs) économie(s), et la vitalité d’une économie à celle de sa devise. C’est pourtant pas plus compliqué !

                En disant : “un État peut emprunter autant qu’il veut (ou annuler sa dette – pourquoi pas ?)”, ils foutraient en l’air le rapport “montant de la dette” / “vitalité de l’économie”, et par contagion rapide, toute la boucle.

  16. Pour équilibrer le débat, un article déjà posté sur le blog

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/ouighours-que-se-passe-til-au-xinjiang-entretien-avec-maxime-vivas/

    Que se passe-t’il en Chine au Xinjiang ? Comment expliquer la propagande à base de fausses nouvelles intensément diffusée en France ? Le journaliste Maxime Vivas l’un des rares à s’être vraiment rendu sur place publie un livre enquête : Ouïghour pour en finir avec les fake news. Il a accepté de répondre aux questions d’Initiative Communiste

    Bonne lecture pour ceux qui ne l’ont pas encore

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      1. @Aptyos
        Il faut bien relire l’article :

        Pour info l’enquête de Vivas de 2011 concernait le Tibet qui a fait l’objet d’un autre livre

        En parlant d’Adrian Zenz qui est allé au Xinjiang en 2007 , Vivas dit:

        “A part lui, , il y en a un qui étudie cette région depuis des années et qui s’y est rendu deux fois (en 2016 et 2018). Et c’est moi. Les autres n’y ont pas mis les pieds ni même fait l’effort d’enquêter. Ils se bornent à répéter ce que disent deux ou trois enfumeurs (que je mets à nu dans mon livre). Les politicards atlantistes les lisent, répètent ce qu’ils ont lu et ils valident ainsi les fake news. C’est la fameuse « circulation circulaire de l’information » dont parlait le sociologue Pierre Bourdieu.”

        Suite à cela il vient d’écrire son livre qui est sorti en début d’année:
        “Ouighours: pour en finir avec les fakes news”

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        1. C’est juste. Et Jean-Philippe Béja ne semble pas être sorti de son bureau. depuis un moment.

    1. Je viens de lire cet entretien avec Maxime Vivas : Ouïghours : que se passe-t-il au Xinjiang ?, qui présente la campagne de presse anti-chinoise actuelle autour des Ouïghour comme une opération américaine de désinformation dans le cadre d’une guerre contre la Chine en préparation.

      Cet article présente à mes yeux tous les signes extérieurs de l’équilibre et de l’objectivité (dans le contexte bien entendu d’une publication intitulée “Initiative communiste”). Cela dit je ne connais pas suffisamment le dossier pour me prononcer sur la vérité ou non des propos tenus par Vivas. S’il contient des erreurs factuelles (personnes qui diront “Vivas est un salaud, etc.”, prière de s’abstenir), les personnes qui en savent davantage que moi sur la question pourraient-elles les signaler ?

      1. Comme le Tibet, et la Mongolie Intérieure, ce sont des zones dans lesquelles le déplacement des étrangers est sérieusement réglementé (même quand il y a pas de Covid 19).

        https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/chine/#securite


        Les contrôles et check-points sont très fréquents sur l’ensemble du territoire et les étrangers systématiquement contrôlés dans leurs déplacements. Seuls quelques hôtels ont l’autorisation des autorités pour accueillir les étrangers. Les déplacements et visites des touristes étrangers ne sont pas libres et se font régulièrement sous contrôle d’une présence policière visible. Les contrôles peuvent parfois être inopinés (cas signalés de contrôle pendant la nuit à l’hôtel). Les personnes qui seraient amenées à se déplacer dans cette région sont invitées à faire preuve de discrétion et de la plus grande vigilance, notamment dans les lieux très fréquentés, et à se tenir à l’écart d’éventuels rassemblements ou manifestations. Par ailleurs, l’accès aux zones frontalières peut être subordonné à l’obtention d’un laissez-passer (se renseigner localement auprès des agences de voyage).

        Pareil au Tibet, bien sûr mais aussi en Mongolie Intérieure et visiblement dans la zone du Sichuan qui jouxte le Tibet.

        1
      2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_islamique_du_Turkestan

        Idéologie => Salafisme djihadiste

        Objectifs => Instauration d’un État islamique ou d’un califat régi par la charia dans le Xinjiang.

        Désignation comme organisation terroriste:
        Le Parti islamique du Turkestan est placé sur la liste officielle des groupes terroristes de la république populaire de Chine, des États-Unis, du Kazakhstan, du Kirghizistan, des Émirats arabes unis, de la Russie, du Royaume-Uni et de l’Union européenne. Le 11 septembre 2002, les Nations unies ont classé le mouvement comme étant proche d’Al-Qaida

        De l’instrumentalisation des mouvements terroristes :

        L’administration Trump , Mike Pompeo ,décide en novembre 2020 de le retirer de sa liste d’organisations terroristes .

        https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3108846/china-accuses-us-double-standards-it-drops-etim-terrorism-list

        Quelques souvenirs:
        Guerre d’Afghanistan:
        “Au cours de la guerre froide, les États-Unis, via entre autres l’opération Cyclone de la CIA, ont dépensé 3,3 milliards de dollars américains et l’Arabie saoudite presque autant durant les dix ans de la guerre d’Afghanistan, pour alimenter la résistance antisoviétique et anticommuniste incarnée par, entre autres, les moudjahidines de Hekmatyar et d’Oussama ben Laden.”

        2
      3. S’il n’y avait que le gouvernement étasunien à comploter contre le PCC, mais à notre grande honte faut-il encore rajouter le CNRS à ce complot international. Heureusement que M Maxime Vivas est là pour dessiller nos yeux et faire cesser le hold-up !

        “Le traitement discriminatoire des Ouïghours par le gouvernement chinois ne peut plus être ignoré. Cette atteinte aux droits de l’Homme concerne le monde entier. Décryptage avec Jean-Philippe Béja, politologue et directeur de recherche au CNRS.”

        https://www.neonmag.fr/ouighours-tout-comprendre-de-la-repression-en-6-questions-560191.html?utm_source=googleads&utm_medium=cpc&utm_campaign=pmo_neo_article_recherche&gclid=Cj0KCQiA-aGCBhCwARIsAHDl5x8Ctzt95xEM6zjfO4DjqQACvei0Xk00aoDAWAqnELm7DkEShrieyWEaAnNjEALw_wcB

        1
        1. Pour ceux qui ne le liront pas, l’article en lien n’est pas une prise de position du CNRS, mais un entretien de la revue NEON avec Jean-Philippe Béja, directeur de recherche au CNRS.

          1. La question se pose donc de savoir si M Jean-Philippe Béja, directeur de recherche au CNRS, est incompétent et piétine allégrement la déontologie de chercheur, ou pire, s’il colporte des rumeurs qu’il sait pertinemment fausses au profit de la CIA.

            Bien entendu, il est également possible de mettre en perspective ses travaux avec l’entretien de M Vivas et voir de quel côté penche la balance.

            1. Effectivement, mais il y a très bien moyen de faire cela à tête reposée et sur le mode de la délibération apaisée.

              Jean-Philippe Béja

              Jean-Philippe Béja
              Naissance
              Auteur
              Langue d’écriture Français
              Genres

              Œuvres principales

              Jean-Philippe Béja (né en 19491) est un universitaire directeur de recherche au CNRS (CERI), sinologue, politologue, spécialiste de la Chine, écrivain, journaliste et traducteur français.

              Biographie[modifier | modifier le code]

              Jean-Philippe Béja est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), de l’université Paris VII (chinois), du Centre de formation des journalistes (CFJ), de l’université du Liaoning (littérature chinoise) et a obtenu un doctorat en études asiatiques à l’université Paris VII.

              Entré au Centre d’études et de recherches internationales en 19752, il est directeur de recherche au CNRS3.

              En 1991, il participa à une conférence réunissant des journalistes à l’Assemblée nationale pour la célébration de l’année internationale du Tibet4.

              Il est directeur scientifique du Centre d’études français sur la Chine contemporaine (à Hong Kong) de 1993 à 1997.

              Cofondateur de Perspectives chinoises, il en fut directeur de la rédaction5,6 et est actuellement membre de son comité de rédaction.

              Il dirige des thèses à Sciences Po et à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris.

              Ses travaux portent sur les rapports entre les citoyens et le pouvoir en République populaire, en particulier sur le mouvement pour la démocratie. Il a également écrit sur la vie politique à Hong Kong7.

              Publications[modifier | modifier le code]

              Évolution du régime politique[modifier | modifier le code]

              • À la recherche d’une ombre chinoise. Le mouvement pour la démocratie en Chine (1919-2004), Paris, Le Seuil, 2004, 262 p.
              • Présentation et traduction (en collaboration) de Zhang Liang, Les archives de Tiananmen, Paris, Le Félin, 2004.
              • Dossier « Vingt-cinq ans de réforme en Chine : révolution économique, conservatisme politique » (avec Jean-François Huchet), Esprit.
              • « Vers l’émergence d’un national-confucianisme ? », in Marie-Claire Bergère (dir.), Aux origines de la Chine contemporaine, Paris, L’Harmattan, 2002.
              • « Chine : Le difficile combat de la société pour la démocratie », Prologues (Casablanca), 22-23, été-automne 2001.
              • « A country in transition : the Chinese road to…? », China Perspectives, 16, mars-.
              • Le tremblement de terre de Pékin [archive] avec Michel Bonnin et Alain Peyraube, préface de Simon Leys, Gallimard, 1991, 589 p.8

              Les intellectuels et le pouvoir[modifier | modifier le code]

              • Traduction et présentation d’ouvrages de Liu XiaoboLa philosophie du porc et autres essais, Gallimard, 24/03/2011, (ISBN 9782070132508).
              • “The critical intellectuals’ waning role in the 21st Century”, Shanghai, Shanghai Shehui kexueyuan chubanshe, automne 2004.
              • “Gonggong zhishifenzi de shehui jiaose 公共知识分子的社会角色” (Le rôle social des intellectuels publics), Twenty first Century bimonthly, 81, , Hong Kong, en chinois.
              • “The Responses of Intellectuals to the Challenges of the Twenty-first Century in China” (avec Jean-Pierre Cabestan, dir.), Contemporary Chinese Thought, numéro spécial, 1re partie / été 2003, 2e partie / automne 2003.
              • “Forbidden Memory, Unwritten History—The Difficulty to Structure an Opposition Movement in China”, New Century Net (Monterey, California), .

              La Chine et le monde[modifier | modifier le code]

              • Comment jouer dans la cour des grands, Universalia 2004.
              • “La position de la Chine après le “, in L’évolution des relations internationales depuis le Les annales de la coopération franco-ukrainienne, 3, 2003 (en français et en ukrainien).
              • “The Fly in the Ointment ? Chinese Dissent and US-China Relations”, The Pacific Review, 16 (3), .
              • “La politique étrangère de la Chine depuis Tian’anmen ou comment rivaliser avec les États-Unis”, Esprit.

              La communauté de Wenzhou en France[modifier | modifier le code]

              • “Un exemple de communauté émigrée : les Chinois de Wenzhou”, in Isabelle Attané (dir.), “La Chine au seuil du xxie siècle”, Les cahiers de l’INED, Paris, 2002.
              • “Wenzhou ren zai Bali : yige dutede rongru moshi 温州人在巴黎:一个独特的融入模式” (“Les ressortissants de Wenzhou à Paris : un modèle particulier d’intégration”), avec Chunguang Wang, Zhongguo Shehui Kexue (Sciences sociales de Chine), 6, nov.-.
              • “Un village du Zhejiang à Paris ?”, avec Chunguang Wang, Hommes et migrations, 1220, juillet-.

              L’émergence de nouvelles classes sociales : les mingong[modifier | modifier le code]

              • “How Social Strata Come to Be Formed”, avec M. Bonnin, X. Feng et C. Tang, China Perspectives, 23, mai- / “Comment apparaissent les couches sociales”, avec M. Bonnin, X. Feng et C. Tang, Perspectives chinoises, 52, mars-.

              La vie politique à Hong Kong[modifier | modifier le code]

              • “Hong Kong en liberté surveillée”, Politique internationale, 94, hiver 2001-2002.
              • “Hong Kong”, Encyclopedia universalis, CD Rom, 1999.
              • “A Country in Transition : the Chinese Road to….?”, China Perspectives, 16, mars-.
              • “Hong Kong’s role as Off-Shore Political Haven”, China Perspectives, 12, juillet-.
              • “Hong Kong en transition”, Problèmes politiques et sociaux, 785, Paris, La documentation française, , 79 p.

              Vidéos[modifier | modifier le code]

              Références[modifier | modifier le code]

              1.  La Chine et les droits de l’homme, p. 249 : « Béja Jean-Philippe, né en 1949, politologue, spécialiste de la Chine, »
              2.  http://www.ina-expert.com/e-dossier-de-l-audiovisuel-asie-medias-et-soft-power/les-limites-du-soft-power-de-la-chine.html [archive]
              3.  Jean-Philippe Béja [archive]
              4.  Pierre-Antoine Donnet, Guy Privat, Jean-Paul RibesTibet: des journalistes témoignent [archive], L’Harmattan, 1992, (ISBN 2738413145 et 9782738413147), p. 55
              5.  (en) Jean-Philippe Béja, La révolution fourvoyée: Parcours dans la Chine du XXe siècle. Lucien Bianco. Aix en Provence: Editions de l’Aube, 2010. 231 pp. [archive]The China Quarterly, Volume 206, June 2011, pp 432-434
              6.  La mégalomanie en action pour maîtriser le Yangtsé [archive], juin 1996, Le Monde diplomatique
              7.  Jean-Philippe Béja [archive]France Inter
              8.  Téléchargement avec compte gratuit.

              Liens externes[modifier | modifier le code]

              Maxime Vivas

              Maxime Vivas
              Maxime Vivas.JPG
              Lors du festival du livre jeunesse
              de Saint-Orens, le 24 janvier 2014
              Biographie
              Naissance
              Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
              Cruéjouls (Aveyron)
              Nationalité
              Activités
              Rédacteur à
              Le Grand Soir (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

              Maxime Vivas, né le 1 à Cruéjouls (Aveyron), est un écrivain, essayiste et cyber-journaliste français.

              Biographie[modifier | modifier le code]

              Deuxième de six enfants d’une famille d’origine espagnole2, d’un père mineur aragonais et d’une mère cantinière catalane3, il passe son enfance à Albias en Tarn-et-Garonne, où sa famille s’installe quand il a cinq ans. C’est là, à l’école laïque, qu’il apprend à lire et à écrire4. Il montre déjà quelques prédispositions pour le français5. Il est ensuite élève du collège P.-Darasse de Caussade.

              Il n’est pas question pour lui, à cette époque, d’écrire, ambition étrangère à son milieu6. Il est postier à Montauban puis au centre de tri de Paris Brune7.

              Son roman Paris Brune, paru en 1997, dix ans après la fermeture du centre de tri, met en scène le personnage collectif des agents qu’il a côtoyés. Il lui vaudra le prix Roger Vailland et l’étiquette d’« écrivain » des PTT8. De ce roman qui décrit comment de jeunes provinciaux se retrouvent postiers dans un grand centre de tri parisien et découvrent la grève (« Un combat commençait, les salaires seraient amputés, mais la monotonie du tri, l’exaspérante condamnation à vider des corbeilles de paquets, des plateaux de lettres, des sacs qui se remplissent sans cesse seraient rompues le temps d’une action fraternelle librement conduite »), Jean-Noël Pancrazi écrit, dans Le Monde : « Ce texte fera mentir tous ceux qui se plaignent que le roman français est déconnecté de la réalité sociale contemporaine »9.

              Dans les années 1980-1990, Maxime Vivas est ergonome européen dans une grande direction de France Télécom délocalisée à Blagnac, près de Toulouse, et concepteur de formations en ergonomie et sécurité10. Il est aussi « référent littéraire » d’ATTAC-France11. Venu tardivement à l’écriture, il publie dans la littérature « blanche » (essais, romans, nouvelles) et dans la « noire » (romans policiers)12. Il est édité en France, Belgique, Italie, Chine, à Cuba, au Venezuela et aux États-Unis.

              Maxime Vivas vit aujourd’hui près de Toulouse après vingt ans passés à Paris13. Il anime une émission culturelle hebdomadaire sur Radio Mon Païs à Toulouse. Il est administrateur du site d’« information alternative » Le Grand Soir (legrandsoir.info)14. Le Grand Soir a fait l’objet en 2011, d’un article critique publié sur le site Article 11. Il est signé Marie-Anne Boutoleau15, pseudonyme de la journaliste Ornella Guyet qui, selon Le Grand Soir, en recherche d’emploi, avait pressenti Le Grand Soir (site de bénévoles) et avait été éconduite par Maxime Vivas16,17.

              Publications et polémiques[modifier | modifier le code]

              En 2007, il publie La face cachée de Reporters sans frontières, ouvrage dans lequel il dénonce RSF en raison, selon l’auteur, de son financement par des fonds accordés par « divers ministères français » et par de « grosses sociétés françaises » et des « subventions en provenance des États-Unis », sa propagation de « fausses nouvelles » utiles à ce dernier pays et son mutisme sur la concentration de la presse dans les mains des puissances financières18,19. Il lui reproche de s’en prendre de manière « sélective » aux gouvernements de Fidel Castro à Cuba et d’Hugo Chávez au Venezuela. Jean-Emmanuel Ducoin dans L’Humanité rapporte en 2008 que le livre a progressivement connu une certaine notoriété : « Le Mondele ParisienMarianne, etc., et de nombreux sites ont eux aussi commencé à lever le voile, s’appuyant enfin […] sur le contenu du livre de Maxime Vivas »20. La parution du livre est signalée dans Le Monde diplomatique par Maurice Lemoine qui relève les critiques adressées par Vivas à RSF : « Fréquentations douteuses (extrémistes cubains de Miami), financements très politiques (en provenance de Washington), hargnes sélectives (contre La Havane ou Caracas…), modération remarquée (dans la dénonciation des « bavures » de l’armée américaine contre les journalistes), désintérêt patent (quant à la censure des médias par l’argent) […] »21Jean-Luc Mélenchon conseille pour sa part « le livre très documenté » de Maxime Vivas, dont il reprend les arguments à l’encontre de Robert Ménard22. Ce dernier commente l’ouvrage en dénonçant en Maxime Vivas un « zélateur du régime castriste » qui, afin de discréditer l’association RSF, aurait inventé des liens entre Reporters sans frontières, la CIA et indirectement avec Ben Laden23. Maxime Vivas, qui se présente comme un « zélateur des peuples à disposer d’eux-mêmes », répond, pour sa part, que les liens de RSF avec la CIA sont avérés, démontrés et « chiffrés en dollars ». S’agissant des liens de RSF avec Ben Laden, l’auteur dit avoir parodié dans son livre une méthode utilisée par RSF et qui conduirait selon lui à une telle affirmation ridicule par « effet de halo »24.

              En 2010, il se rend au Tibet en compagnie d’autres journalistes français dans le cadre d’un voyage de presse organisé par le gouvernement autonome. Il rend compte de ses impressions sur la situation linguistique, religieuse et économique de la région dans une série d’articles, dont Choses vues au Tibet25. Il rapporte que « là où il s’attendait à trouver un pays vidé de sa culture par une puissance coloniale étrangère, la Chine », « il a vu des choses qui allaient à l’encontre de ce qui se raconte au sujet du Tibet : notamment une grande activité culturelle en langue tibétaine, avec radio, télé, des panneaux en tibétain… Rien à voir avec le sort que l’on réserve ici même aux langues régionales, occitan, basque ou breton ! La religion n’y est pas interdite, au contraire, il y a une véritable arrogance religieuse ; des prières dans la rue, des temples rénovés qui sont pleins à craquer, des bouddhas recouverts de feuilles d’or… sans compter l’extraordinaire développement économique du Tibet »26,27.

              L’année 2011 voit la publication de Dalaï-Lama – Pas si ZEN, un pamphlet dans lequel, pour reprendre les termes de la présentation éditoriale, Maxime Vivas « dresse un portrait au vitriol de “Sa Sainteté” en s’appuyant sur les propos mêmes du dalaï-lama, les témoignages de prosélytes ainsi que des observations faites lors d’un voyage journalistique dans la région autonome du Tibet organisé par le gouvernement tibétain régional. Pour l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Maxime Vivas, procède à une « démolition en règle d’une icône médiatique et politique jusque-là intouchable. »28. Selon le journaliste Jean-Paul Ribes, président du Comité de soutien au peuple tibétain, avant d’écrire son livre Dalaï Lama – pas si ZEN, Maxime Vivas a répondu à une invitation du gouvernement chinois à visiter la Région autonome du Tibet et a retranscrit les dires d’interlocuteurs qu’on lui y a présentés ainsi que des chiffres et des dates fournies par le gouvernement chinois. Jean-Paul Ribes se demande, lui, si le but n’est pas « de faire grossir une rumeur, aussi fausse, au fond, que ses prémisses » et qualifie Maxime Vivas de « journaliste bien peu professionnel » et d’« écrivain de circonstance » vantant « les mérites du colonialisme » dans un livre dépourvu de crédibilité29. Maxime Vivas assure pour sa part qu’il s’agissait d’un voyage d’étude journalistique en compagnie de quatre autres journalistes dont un grand reporter du Monde (Rémy Ourdan) et un du Figaro 

              1. Lisant les deux notices à la suite, je note quand même que la publication la plus récente de M. Béja sur le sujet date de 2011, et la plus récente avant cela, de 2004.

              2. (Renaud Girard). Selon Vivas, les articles écrits par ceux-ci ne démentent en rien le contenu du livre, lequel ne s’appuie nullement sur des sources chinoises. Il déclare rapporter des choses vues et incontestables. De surcroît, il assure s’appuyer essentiellement sur des écrits, conférences, discours du dalaï-lama lui-même, sur des témoignages de ses proches et amis, sur des rapports d’études parlementaires rédigés par des groupes d’amitié franco-tibétains30.

                En 2013, il publie, aux Éditions Arcane 17, L’irrésistible déchéance de Robert Ménard, candidat du Front national, « essai à charge » qui « décortique […] le double discours de Ménard : défenseur autoproclamé de la liberté d’expression, il déteste néanmoins qu’elle entrave ses intérêts ou ceux de ses alliés français et nord-américains »31. Dans le quotidien Midi-Libre, Robert Ménard le qualifie de « fou » et de « corbeau » et le menace deux fois d’un procès (les  et )32,33.

                Dans l’après-midi du dimanche 7 mars 2021, Monsieur Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, cite dans sa conférence de presse annuelle Maxime Vivas comme s’étant rendu au Xinjiang à deux reprises et n’ayant pas constaté le début d’un commencement de politique discriminatoire envers les musulmans ouïghours34.

                Engagements politiques[modifier | modifier le code]

                Maxime Vivas affirme avoir participé, en 1973, avec des militants du Parti communiste français (PCF) à des opérations en Grèce visant à délivrer des faux papiers et de l’argent à des opposants à la dictature des colonels condamnés à mort et plongés dans la clandestinité. Il participera à l’exfiltration d’un opposant par la frontière yougoslave. 35,36.

                Lors des élections européennes de 2009, Maxime Vivas soutient Jean-Luc Mélenchon, le Parti de Gauche, et le Front de gauche37.

                En 2012, il soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, appelant à voter pour lui dans un appel signé par 100 auteurs de polars38. En , il explique pourquoi il récidivera à l’élection présidentielle de 201739.

                En mai 2020, il cosigne un appel du Pôle de renaissance communiste en France contre la politique d’Emmanuel Macron et de l’Union Européenne40.

                Ouvrages[modifier | modifier le code]

                • Paris Brune (roman), Éditions Le Temps des Cerises, Paris, 1997, 226 p., (ISBN 2841090892 et 9782841090891) (prix Roger Vailland 1997)
                • La bousculade (roman), Éditions de l’Aube, La Tour d’Aigues, 1998, 169 p., (ISBN 2876784513 et 9782876784512)
                • Écran total (polar humoristique), Éditions Jigal, Paris, 1999, 146 p., (ISBN 2951105878 et 9782951105874)
                • La cathédrale au fond du jardin (ou Pourquoi j’ai voulu tuer Louis-Ferdinand Céline) (roman historique), coll. « Pique rouge », Atout Éditions, Vallauris, 2002, 139 p., (ISBN 2912742277 et 9782912742278) (prix du Zinc 2002)41.
                • Comme le scorpion, mon frère (polar altermondialiste), coll. « Cerise noire », Éditions Le Temps des Cerises, Paris, 2003, 172 p., (ISBN 2841093700 et 9782841093700)
                • La tour Eiffel et le cocotier (roman humoristique), Éditions Le Léopard Masqué, Paris, 2005, 95 p., (ISBN 2350490114 et 9782350490113)
                • (en collaboration avec Danielle Bleitrach et Viktor Dedaj), Les États-Unis de mal empire : ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud (essai), Éditions Aden, Bruxelles, 2005, 285 p., (ISBN 2930402156 et 9782930402154) – (en) Estados Unidos o el imperio del mal en peor: esas lecciones de resistencia que nos llegan del Sur, Editorial José Martí, 2006, 245 p., (ISBN 978-959-09-0349-6 et 978-959-09-0349-6)
                • La face cachée de Reporters sans frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone (enquête), Éditions Aden, Bruxelles, 2007, 266 p. (prix « Lire la politique ») – (it) La otra cara de Reporteros Sin Fronteras : de la CIA a los halcones del Pentágono, Fundación Editorial el Perro y la Rana, 2007, 253 p., (ISBN 9803969048 et 9789803969042)
                • Chroniques littéraires et impertinentes sur Radio Mon Païs (recueil de causeries radiophoniques), Éditions la Brochure, 2008, 126 p., (ISBN 2917154195 et 9782917154199)
                • Victor Hugo à La Havane, ou Deux siècles d’influence française à Cuba (guide touristico-littéraire), Éditions La Brochure, 2009, 49 p., (ISBN 2917154403 et 9782917154403)
                • Chicharra et les vautours (roman pour la jeunesse), Éditions Le Griffon bleu, 2010, (ISBN 2916422234 et 9782916422237)
                • (avec Viktor Dedaj) 200 citations pour comprendre le monde passé, présent et avenir, suivies du programme du Conseil national de la Résistance, préface de Jean-Luc Mélenchon, Éditions La Brochure, 2011, 74 p., (ISBN 978-2917154663)
                • Dalaï-Lama – Pas si ZENMax Milo2011, 131 p., (ISBN 2315002907). Le livre a été traduit en anglais (Behind the Smile : the Hidden Side of the Dalai Lama, Translated by Lisa Molle Troyer, Long River Press, 2012, 135 p., (ISBN 978-2-315-00290-0 et 978-1-59265-140-5)), allemand, espagnol, italien et chinois (mandarin et tibétain).
                • Le gueuloir. (Si Rabelais, Hugo, Céline et quelques autres se rencontraient…), Les Éditions du Léopard démasqué, 2013, 176 p., (ISBN 978-2-35831-062-8)
                • L’irrésistible déchéance de Robert Ménard, candidat du Front National, Éditions Arcane 17, 2013, 70 p., (ISBN 978-2-918721-28-4)
                • (avec Frédéric Vivas), Marine Le Pen amène le pire, Éditions Golias, 2014, 249 p., (ISBN 978-2-35472-222-7)
                • Rouges, les collines de Caracas, polar, Éditions Arcane 17, 2015, 275 p., (ISBN 978-2-918721-45-1).
                • Les déchirures, essai, Éditions Golias 2016, 75 p., (ISBN 978-2-35472-243-2).
                • Ouïghours, pour en finir avec les fake news, La Route de la Soie – Éditions, 2020 (ISBN 9791097042707)

                Participation à des recueils de nouvelles

                • Toulouse, sang pour sang, Éditions du Corbeau, 2001.
                • AZF. Toulouse sang dessus dessous, Éditions Loubatières, 2001 (recueil vendu au profit des sinistrés).
                • 36 nouvelles noires pour l’Humanité, Éditions Hors Commerce, 2004 (recueil publié à l’occasion du centenaire du journal L’Humanité).
                • Corps à corps, Éditions Le Temps des Cerises, 2001 (recueil de nouvelles érotiques).
                • Les mondes d’après (postface de Fred Vargas), Éditions Golias.
                • Lignes noires, Éditions Horizons noirs.
                • Onze nouvelles (Salon du polar de Cognac).
                • 13 nouvelles noires pour un autre futur, Éditions de la CNT-RP.
                • Les 13 meilleures façons de faire faillite, Éditions Du fil à retordre, 2013, (ISBN 978-2-9544674-2-9).

                Autres (en participation)

                • Guide des marchés de plein vent, Éditions empreinte, 2006, (ISBN 2913319424)

                Notes et références[modifier | modifier le code]

                1.  Vivas, Maxime (1942-….)« BnF Catalogue général » [archive], sur catalogue.bnf.fr, 00831-frfre (consulté le 23 mars 2018)
                2.  Maxime Vivas [archive], site Bellaciao.
                3.  Maxime Vivas – Éléments de biographie [archive], site du 2e festival du polar méditerranéen.
                4.  Jean-Paul Damaggio, Enfance de Maxime Vivas [archive], sur le blogue des Éditions La brochure, 29 mai 2010 : « Sa famille s’est installée à Albias quand il avait cinq ans […] et Maxime avec humour rappelle qu’il reste attaché à cet endroit où il a appris à lire et à écrire dans l’école de la république laïque, gratuite et obligatoire. ».
                5.  Enfance de Maxime Vivas, op. cit. : « Il a de bonnes notes en français. »
                6.  Enfance de Maxime Vivas, op. cit. :« Est-ce dès cette époque que le petit Vivas rumine quelque idée de livre ? Il confirme mais n’en disait rien car ce fils du peuple qui va monter à Paris comme facteur a conscience qu’une telle ambition n’est pas conforme à son univers. »
                7.  Jean-Marc Sauret, Des postiers et des centres de tri : un management complexe, Éditions L’Harmattan, 2003, 384 pages, p. 100 : « Maxime Vivas, ancien postier du centre de tri de Paris Brune. »
                8.  Christian Chevandier et Christian Henrisey, Les écrivains des PTT, de Georges Valero à Maxime Vivas [archive], in Le roman social : littérature, histoire et mouvement ouvrier (ss la dir. de Sophie Béroud, Tania Régin), Éditions de l’atelier, 2002, 287 p., pp. 219-231, en part. p. 229.
                9.  Fiche de Maxime Vivas [archive], sur le site Le griffon bleu.
                10.  Maxime Vivas, Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide [archive], site Bellaciao, 8 octobre 2009.
                11.  Michel Collon, La face cachée de Reporters sans Frontières [archive], extrait du site Investig’Action, 19 novembre 2007 : « Écrivain et cyberjournaliste, ex-référent littéraire d’Attac-France, Maxime Vivas (prix Roger Vailland 1997) a publié plusieurs livres (romans, polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse. »
                12.  Le roman devient caustique [archive]LADEPECHE.fr, 6 mars 2000 : « Ergonome de métier, cet analyste du travail a commencé par la littérature blanche avant de tenter la littérature noire. »
                13.  Maxime Vivas, op. cit., site Bellaciao.
                14.  « Maxime Vivas : Le Grand Soir » [archive], sur legrandsoir.info (consulté le 10 mars 2018)
                15.  Marie-Anne Boutoleau & Joe Rashkounine (Article XI)« Le Grand Soir : analyse des dérives droitières d’un site alter » [archive] (consulté le 25 juillet 2016)
                16.  « Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation “à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet” sur un site alter. — legrandsoir » [archive] (consulté le11 août 2016)
                17.  « Quand Le Grand Soir recevait le baiser de Judas » [archive]
                18.  présentation du livre [archive], site Vivé : « Reporters sans frontières ne répugne pas à propager des fausses nouvelles utiles à l’Empire, […] elle revendique son mutisme sur les effets pervers de la concentration de la presse dans les mains des puissances financières. »
                19.  Quelle est l’organisation de reporters sans frontières ? [archive]CRI online, 2008-07-03.
                20.  Commentaire d’Alain Raynal dans L’Humanité du 24 mai 2008, reproduit sur la fiche de Maxime Vivas [archive], sur le site Le Griffon bleu.
                21.  Maurice Lemoine, La face cachée de Reporters sans frontières [archive], in Le Monde diplomatique, février 2008, p. 27.
                22.  Jean-Luc Mélenchon, A propos de la Chine [archive]Le blog de Jean-Luc Mélenchon, 21 avril 2008.
                23.  Robert Ménard : l’éloge de l’engagement [archive]Alterpresse, Nancy Roc, Montréal, 18 décembre 2008.
                24.  Maxime Vivas, La face cachée de reporters sans frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone, Aden, 2007, 266 pages, note 66.
                25.  Choses vues au Tibet (2) [archive], sur le site du Comité Valmy, 2 août 2010.
                26.  Spiritualité. La visite du Dalaï Lama à Toulouse [archive], section « Pas si zen que ça… », entretien Maxime Vivas, ladepeche.fr, 13/08/2011.
                27.  Espanès. Maxime Vivas : «Le dalaï-lama veut restaurer son pouvoir » [archive]ladepeche.fr, 13/08/2011
                28.  La face cachée du dalaï-lama [archive], Geoffroy Lejeune, valeursactuelles.com, 11 août 2011
                29.  Restons zen [archive], Jean-Paul Ribes, site du comité de soutien au peuple tibétain, 6 septembre 2011.
                30.  Maxime Vivas, Sur la non-violence platonique et les agressions musclées [archive]legrandsoir.info, 8 septembre 2011.
                31.  Mathias Reymond, L’irrésistible déchéance de Robert Ménard. Candidat du Front national [archive]Le Monde diplomatique, janvier 2014.
                32.  Béziers : Robert Ménard réplique contre le livre qui l’accuse de tous les maux [archive]Midi Libre, 27 septembre 2013.
                33.  Ludovic Trabuchet, « À Béziers, Maxime Vivas vient parler de Robert Ménard, il réplique » [archive]Midi libre, 4 octobre 2013.
                34.  « La diplomatie chinoise n’entend faire aucune concession », Le Monde.fr,‎  (lire en ligne [archive], consulté le 8 mars 2021).
                35.  Maxime Vivas, LGS s’est invité à un débat organisé par nos calomniateurs d’A.XI. [archive], sur le site d’Investig’action, 15 mars 2012 : « J’étais en Grèce en 1973, pendant la dictature fasciste du colonel Papadopoulos et j’ai contribué à créer des réseaux d’évasion pour des militants antifascistes condamnés à la mort. »
                36.  Maxime Vivas, Lettre ouverte de Maxime Vivas à Charlie Hebdo, sur le blog de Bernard Gensane, 9 août 2012 : « Quand j’avais l’âge des voyous qui me salissent, je participais clandestinement à Athènes et à Salonique à la mise en place de réseaux d’évasion de démocrates grecs promis à la mort par la dictature fasciste du colonel Papadhópoulos. »
                37.  Maxime Vivas soutient Jean Luc Mélenchon, le PG, et le Front de Gauche [archive], Parti de Gauche 31, avril 2009.
                38.  Place au peuple !, Le polar avec Mélenchon [archive], sur le site Front de gauche, 6 février 2012.
                39.  « En 2017, comme je l’ai fait en 2012, je voterai pour Jean-Luc Mélenchon. » [archive].
                40.  – –« Pour une RÉPUBLIQUE FRANÇAISE SOCIALE, SOUVERAINE, DÉMOCRATIQUE et FRATERNELLE, ENSEMBLE, VIRONS MACRON et L’EURO-MONDIALISATION VIRALE ! » [archive], sur INITIATIVE COMMUNISTE (consulté le 18 mai 2020)
                41.  Prix attribué par des lecteurs, au salon du livre de Montmorillon dans la Vienne.

                Liens externes

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                1. Béja semble un universitaire sérieux sinophone directeur de thèse à l’EHESS, bosse au CNRS, la crème quoi. En plus spécialiste de la démocratie en Chine, donc soit débordé soit au chômage, selon l’option. L’autre est un agitateur rebelle avec de mauvaises fréquentations, publié à Cuba, au Venezuela en Chine, c’est tout dire. Il a joué un remake de Tintin chez les soviets, c’est sûr !

                2. Eh bien à tête reposée et sur le mode de la délibération apaisée que vous appelez de vos vœux (rajouterais-je, avec un état d’esprit à faire passer Nicolas Sarkozy pour un moine tibétain ?), l’évidence s’impose : Jean-Philippe Béja est un universitaire directeur de recherche au CNRS (CERI), sinologue, politologue, spécialiste de la Chine, écrivain, journaliste et traducteur français nous dit sa notice Wiki.

                  Notre homme est donc incontestablement un spécialiste, reconnu comme tel par le monde universitaire, ayant passé sa vie à étudier la Chine. Avec un tel bagage et une telle expérience nous pouvons sans hésitation retirer l’hypothèse d’une erreur de sa part à propos de la situation des Ouïgours. Une telle sommité ne saurait être manipulée par la CIA dans ce qui est son domaine d’excellence.

                  Ne reste donc que deux hypothèses que je soumets à la sagacité des lecteurs de ce blog : soit M Béja ment volontairement et peut, à juste titre, être soupçonné de travailler pour la CIA dans une campagne mondiale de désinformation, soit c’est M Maxime Vivas qui raconte n’importe quoi.

                  1. @Roberto Boulant
                    Claude Allègre, membre de l’Académie des Sciences, médaille d’or du CNRS. On connait la suite…
                    Luc Montagnier, professeur à l’Institut Pasteur, prix Nobel de médecine. On connait la suite…
                    Liste à compléter.
                    Les neurones qui fondent avec l’âge ça existe aussi…

                    1
                    1. Arkao,
                      le contre-exemple de Montagnier est pertinent, pas celui de Claude Allègre qui est géochimiste et non climatologue. Un scientifique a le droit comme tout un chacun de s’exprimer sur tous les sujets, mais lorsque ces sujets ne relèvent pas de sa spécialité sa parole a le même poids que celle du quidam lambda.

                      Maintenant nous sommes bien d’accord, il convient de faire la différence entre la démarche scientifique dont les résultats sont soumis à la validation des pairs et la fragilité humaine qui fait que les scientifique sont des hommes et des femmes soumis aux mêmes passions et mêmes faiblesses que tout un chacun. Mais de là à relativiser et à mettre toutes les paroles sur le même plan sous prétexte que la nature humaine n’est pas fiable , il y a un pas à ne pas franchir me semble-t-il.

                      1
                    2. Roberto Boulant 10 mars 2021 à 22 h 02 min

                      Il apparait que la façon covidesque de patauger contradictoirement des scientifiques mais surtout publiquement n’a pas touché votre foi dans l’Universitaire, sinon à qui se fier ? A Dieu c’est sûr mais il y a le souci de Descartes d’exclure le doute pour atteindre cette certitude du Cogito… la belle affaire ! N’empêche… dans le rapport au Sujet-supposé-savoir, il est bien question d’un savoir supposé mais la jouissance propre est en contrebande, ce que vous appelez « passions » « faiblesse ». C’est très sensible dans le champ de l’économie politique où les manipulations sont de bonne guerre. Ce sont tout de même des distributions de parts de jouissance en cours ou en puissance qui divisent les porte-voix et leur public. Les bonnes actions à la baisse ou à la hausse de l’humanitaire sont-elle une dimension de l’économie politique ou à ranger dans le firmament de l’Idée pure ?

                    3. @Rosebud1871

                      Toutes mes félicitations, vous venez de découvrir que la science c’est le doute et qu’il faut parfois en passer par des débats contradictoires forts houleux avant d’en arriver à un consensus qui sera partagé par une majorité de chercheurs.

                      Maintenant dans le cas des Ouïgours, le problème à résoudre n’offre que deux alternatives : soit il existe une conspiration mondiale comprenant des nombreux gouvernements, des sinologues, des universitaires, des ONG, des spécialistes de l’imagerie satellitaire, des journalistes, des chaines de télévision, des acteurs jouant le rôle des prétendues victimes des camps de concentrations chinois, des images trafiquées de faux camps de concentration avec barbelés, caméras et miradors, etc.

                      Soit c’est le PCC qui ment.

                      Un moyen simple, évident et permettant de trancher définitivement la question s’offre au PCC pour montrer sa bonne foi : ouvrir le Xinjiang aux journalistes et à des commissions d’enquêtes indépendantes qui pourront se déplacer librement et interroger qui bon leur semble.

                    4. Roberto Boulant 11 mars 2021 à 10 h 39 min

                      Bien sûr que le PCC ment, comme plein d’autres voire tous les gouvernements à un moment ou un autre, la qualité et la quantité des mensonges est plutôt le souci. La surveillance mutuelle, genre Salt et Start bienvenue, l’Iran avait accepté que soient contrôlé son « enrichissement » et puis…Si les chinois ont le sentiment d’une conspiration de la soi disant « communauté internationale » le rapport de force actuel exclut la soumission par l’invitation de visiteurs à domicile. Voyez les limites de la Cour Pénale Internationale…

                    5. @Rosebud1871
                      Avec l’évidence que le PCC ment, nous sommes également d’accord que le mensonge fait partie de la politique en particulier et des rapports sociaux en général. Il y a d’ailleurs un film très amusant où le personnage incarné par Jim Carey est condamné à ne dire que la vérité, transformant sa vie en enfer.

                      Mais on peut néanmoins classer les mensonges en fonction de leur nocivité et ceux qui portent sur des soupçons de crimes contre l’humanité, peuvent à mon humble avis être classés parmi ceux qui sont inacceptables.

                      Ce n’est donc pas le rapport de force qui exclut la « soumission » du PCC à une enquête indépendante mais comme dirait M de La Palisse, le fait qu’il ment. Et puis par construction, un régime totalitaire ne peut supporter la moindre intervention, d’où qu’elle vienne.

                      1
        2. Jean-Philippe Béja soulève un point que je n’ai pas abordé et qui met Maxime Vivas en porte-à-faux, le fait que des sociétés multinationales notamment américaines sont impliquées dans le travail forcé des Ouïgours au Xinjiang et que des citoyens américains et autres s’en émeuvent. Cela ne colle pas avec la thèse de la CIA omnipotente.

            1. J’entendais : la CIA omnipotente dans la mesure où la CIA serait derrière tous les esprits critiques de la politique chinoise au Xinjiang. Or ce n’est pas le cas, puisque l’on peut critiquer cette politique en critiquant les multinationales objectivement complices de la politique de travail forcé au Xinjiang. Maxime Vivas ne mentionne pas cet aspect des choses car cela minerait son propos. En effet si les multinationales bénéficient du travail forcé, ce n’est pas qu’elles ont colonisé le Xinjiang, mais bien parce qu’elles ont l’aval des autorités chinoises. Donc il nie que les Ouïgours soient oppressés et il passe sous silence l’exploitation des Ouïgours par les multinationales.

              1. Cela me rappelle l’émission très correctement documentée d’Elise Lucet (Cash Inv.) qui avait une séquence sur le coton en Asie centrale notamment (Turkménistan sans doute). Les fils qui sont tissés par les multinationales n’ont pas besoin d’être diaboliquement compliqués, ce sont les opportunités d’un moment.

      4. IL n’y a pas d’élément factuel tangible dans cet article de Maxime Privas, il faudrait avoir lu le livre pour vérifier de quelles preuves il dispose. En attendant sur la base de cet article on peut constater qu’il ne se prive pas d’affubler de noms d’oiseaux les quelques personnes qui prétendent le contraire de ce qu’il affirme. Et il choisit bien ses contradicteurs, prenant des cas caricaturaux (évangéliste foldingue homophobe et misogyne, habité par dieu ) pour faire accroire l’idée que toute critique serait du même acabit. Ce n’est pas sérieux.

        Comment donc se fier à cette seule source , ce qu’a vu en l’occurrence M. Privas au Xinjiang, quand on sait que l’accès à ces régions de la Chine est contrôlé * et alors qu’il existe un faisceau d’indices concordants émanant de différentes sources récentes indiquant clairement qu’il y a bien une répression de la minorité Ouïgoure, qu’il existe des camps et pas seulement des centres de formations professionnelle, à moins qu’il faille considérer que c’est désormais la norme en Chine que tout centre de formation professionnel au Xinjiang se doit de disposer d’un mirador.
        A moins de considérer qu’Amesty International, le journal Le Monde et bien d’autres, sont des émanations de la CIA ? Car c’est bien le fond de l’argumentation de cet auteur que d’assimiler toute critique de la politique chinoise au biais atlantiste. Curieuse conception de l’objectivité que celle qui accorde plus de crédit à des sources émanant d’un pouvoir autoritaire, qu’aux sources multiples de pays certes pas irréprochables mais où au moins existe des dégâts contradictoire et où il est encore possible de mener des enquêtes indépendantes.
        M. Privas ne cite pas non plus les sources chinoises (directives chinoises officielles concernant le traitement des Ouïgours au Xinjiang (les « China Câble », le rapport récent d’universitaires Chinois)

        Ce qui est certain en tout cas c’est que les propos de Maxime Privas sont abondamment relayés par les médias chinois officiels, et par les autorités chinoises, jusqu’au ministre des affaires étrangères :

        « En mars 2021, Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, cite dans sa conférence de presse annuelle Maxime Vivas comme s’étant rendu au Xinjiang à deux reprises et n’ayant pas constaté le début d’un commencement de politique discriminatoire envers les musulmans ouïghours » Maxime Vivas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Vivas

        https://www.globaltimes.cn/page/202102/1214858.shtml

        IL y a des enquêtes donc, notamment celle du journal Le Monde, basée sur une lecture attentive d’informations et de photos circulant sur les réseaux sociaux chinois (les inscriptions en chinois et les textes, j’ai vérifié, correspondent bien à ce que dit le commentateur dans la vidéo ; par contre est-ce que M. Privas lit et parle le chinois ? ).

        Autre point important, il n’y a pas l’once d’une mise en perspective de la situation des Ouïgours en Chine :
        – L’aspect colonisation intérieure du Xinjiang pour des raisons stratégiques, économiques (idem pour le Tibet) depuis quelques décennies n’est pas abordé par l’auteur.
        Au Tibet, au Xinjiang, les Han sont désormais largement majoritaires. C’est pourtant essentiel pour comprendre ce qui se passe dans les marches de la Chine. Le fait qu’il élude ces questions, indique qu’implicitement il approuve la politique chinoise au Xinjiang et au Tibet, et pour ce faire reprend les éléments de langage de la propagande chinoise inspirée de la vulgate marxiste évolutionniste, selon laquelle la Chine communiste aurait libéré ces peuples de l’esclavage, la Chine communiste pour le dire autrement faisant alors oeuvre civilisatrice. Il n’est pas douteux que le servage existait au Tibet, et personnellement je n’apprécie guère le Dalaï Lama (je préfère Mathieu Ricard !) mais il me semble que la “libération” de ces territoires par l’APL date des années 50, la Révolution Culturelle détruisant moult monastères et autres édifices religieux.

        – L’aspect sinisation est également éludé.

        https://www.scmp.com/news/china/politics/article/3114638/china-puts-han-official-charge-ethnic-minority-affairs-beijing
        https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/06/xi-jinping-appelle-a-renforcer-l-usage-du-mandarin-dans-la-region-chinoise-de-la-mongolie-interieure_6072170_3210.html

        PS. M. Privas conteste le fait qu’il y ait eu des manifestations pro-démocratie à HK.
        C’est son droit de ne pas aimer la démocratie, mais comment peut-il asséner que ces manifestations ne seraient que l’émanation

        *En 1990 lors d’un séjour en Mongolie intérieure visitant en compagnie d’un amis chinois un site archéologique (gravures à fleur de roche) j’avais pris quelques photos. De retour à Pékin où se trouvait mon université, je fus contacté par cet ami, celui-ci m’indiquant qu’il fallait que je ré-expédie dare mes clichés et la pellicule, le fils du gardien (un petite cabane) absent le jour de notre visite ayant prévenu son père de notre passage.
        Dans la même région de Mongolie intérieure, le même ami m’indiqua du doigt, à bonne distance sur les hauteurs du plateau aride l’existence d’un Laogai (camp de rééducation par le travail). Je suis donc enclin à porter un certain crédit aux informations selon lesquelles il existe en Chine un appareil répressif conséquent.

        Certes, officiellement les Laogai ont été supprimés, mais je doute que le savoir-faire en la matière se soit évaporé. Sans même évoquer les Ouïgours, les tibétains, l’on sait parfaitement que des chinois tout ce qu’il y a de plus sinisé, bref des han pur jus, n’ont guère un sort plus enviable à ceux des Ouïgours lorsqu’il ont l’heur d’informer leurs concitoyens selon des canaux non officiels. Certains disparaissent même purement et simplement de la circulation pendant des mois, avant de réapparaître pour être jugé et condamné pour subversion. Ce que je veux dire, c’est que le sort qui est réservé aujourd’hui aux Ouïgours n’est pas l’exception en Chine, c’est seulement un aspect particulier d’un système répressif qui potentiellement peut s’abattre sur tout Chinois.

        PS1 Un aspect de la propagande chinoise à l’étranger ; l’affaire Mestre :
        https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-pressions-de-la-chine-dans-les-universites-christian-mestre-est-un-exemple-mais-il-y-en-a-d-autres-1974766.html

        PS2 Ne pas oublier que les Ouïgours hors de Chine sont surveillés à distance, ils sont menacés de représailles via les familles restées au Xinjiang. Encore un élément qui devrait titiller l’esprit critique de M. Privas ….
        https://www.liberation.fr/planete/2019/11/03/en-france-les-ouighours-suivis-a-la-trace_1761381/

        3
        1. Faute de frappe : débats contradictoires  et non pas « dégâts contradictoires »

        2. Monsieur Vivas, et non pas Privas comme je l’ai écrit par erreur ; mes plus plates excuses.

        3. PYD
          À qui se fier ? à Maxime Privas que vous citez pour parler de Maxime Vivas ?, « aux sources multiples de pays certes pas irréprochables mais où au moins existe des dégâts contradictoire » ? Il est des débats qui font des dégâts ! Vous préférez la copie Ricard à l’original, ça ne m’échappe pas. Merci de votre témoignage de 1990, plus récent mon fils est passé au Xinjiang au printemps 2018 pour vite filer au Kirghizstan, trop de contrôles dans les transports en commun. Donc rien de neuf, opération sentinelle han ! Les ouighours surveillés en France, normal ! Les kurdes aussi ! Un réseau d’influence chinoise en France ? Young leaders vous dérange autant ? Normal que chaque puissance exerce sa propagande et c’est un rapport de forces. Mais vous n’êtes pas favorable à l’émigration des hans au Tibet et au Xinjiang, vous avez raison il faut interdire la libre circulation des personnes. Là aussi rapport de force, il est défavorable aux tibétains et aux ouighours. Da là à ce que les descendants de Gengis Khan arrivent jusqu’à Vannes, j’ai un doute.

          1. Rosebud,
            Vous ne m’apprenez rien en me disant que la ‘raison du plus fort est toujours la meilleure’.

            1. Aïe vous extrapolez grandement en m’attribuant pareille pensée !
              Je vais vous apprendre quelque chose : Pas forcément un concours de raison ni un concours d’ameilleurer dans la notion de rapport de forces qui nous vient de la physique !

        4. Bonsoir !

          Nous pouvons dire que de la même manière qu’une grande partie des juifs ont eu une attitude carrément hostile au régime Nazi durant la seconde guerre mondiale, une grande partie des ouïgours ont une attitude franchement hostile au régime chinois au XXI ième siècle !

          Comment voulez vous que l’empire de 1000 ans advienne avec autant d’adversité, bande de tocards ? 1000 ans, déjà, encore, comme un petit air de déjà vu.

          https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/07/la-diplomatie-chinoise-n-entend-faire-aucune-concession_6072271_3210.html

          Extrait pour ceux à qui ils faut mettre les points sur les I :

          “Répondant à une question opportunément posée par le China Daily, publication du Parti communiste (PCC), sur le rôle de celui-ci dans la politique étrangère du pays, le ministre, après avoir rappelé que ce rôle était évidemment fondamental, a eu cette formule : « Les 100 ans du Parti communiste [commémorés en 2021] ne sont que le préambule d’une grande œuvre millénaire ».”

          2
          1. Un tocard vous renvoie vos points sur les i : Faire le rapprochement entre le PCC et les Nazis, les juifs et les ouighours, en suivant la ligne du Monde…fallait oser ! Le Reich de 1000 ans et une perspective millénaire, le Monde l’a fait. Je laisse à PYD le soin de trancher si Wang Yi évoque le troisième millénaire qui vient de commencer ou le délire nazi. « Lemaître » dévoile son problème : « Même en Union soviétique, le Parti communiste s’est effondré au bout de soixante-quatorze ans. Le Parti communiste chinois, au pouvoir depuis soixante et onze ans, n’est-il pas menacé du même syndrome ? ». Belle lumière d’un clairvoyant !

            2
          2. Extrait de Conversation secrète Mao et Kissinger Pekin 12/11/73
            https://history.state.gov/historicaldocuments/frus1969-76v18/d58
            Le président Mao : Et la deuxième fois, Kosygin est venu lui-même, et c’était en 1960. Je lui ai déclaré que nous allions mener une lutte contre lui pendant dix mille ans</strong (rires).
            Interprète : Le Président disait
            dix mille ans</strong de lutte.
            Le Président Mao : Je lui ai également déclaré qu'aucun de nous deux n'était socialiste, et que vous (l'Union soviétique) nous aviez qualifiés de dogmatiques et que c'était anti-marxiste. J'ai donc dit que nous allions aussi vous donner un titre, et c'est "révisionnisme". (Rires) Et, par conséquent, aucun de nous n'est marxiste. Et cette fois, j'ai fait une concession à Kosygin. J'ai dit qu'au départ, j'avais dit que cette lutte allait durer dix mille ans. Pour le mérite qu'il soit venu me voir en personne, je vais la réduire de mille ans (rires). Et vous devez voir à quel point je suis généreux. Si je fais une concession, c'est pour mille ans. (Chou et Mao se concertent.)
            Et puis il y a eu une autre fois, en Roumanie également, et un M. Bordeoloski est venu parler au nom de l'Union soviétique.2 Cette fois encore, j'ai fait une concession de mille ans (rires). Vous voyez, mon délai est de plus en plus court.
            Et la cinquième fois, le président roumain Ceaucescu est revenu – c'était il y a deux ans – et il a de nouveau soulevé la question, et j'ai dit "cette fois, peu importe ce que vous dites, je ne peux plus faire de concessions" (rires).
            Le président Mao : Et la deuxième fois, Kosygin est venu lui-même, et c'était en 1960. Je lui ai déclaré que nous allions mener une lutte contre lui pendant dix mille ans (rires).
            Interprète : Le Président disait dix mille ans de lutte.
            Le Président Mao : Je lui ai également déclaré qu'aucun de nous deux n'était socialiste, et que vous (l'Union soviétique) nous aviez qualifiés de dogmatiques et que c'était anti-marxiste. J'ai donc dit que nous allions aussi vous donner un titre, et c'est "révisionnisme". (Rires) Et, par conséquent, aucun de nous n'est marxiste. Et cette fois, j'ai fait une concession à Kosygin. J'ai dit qu'au départ, j'avais dit que cette lutte allait durer dix mille ans. Pour le mérite qu'il soit venu me voir en personne, je vais la réduire de mille ans (rires). Et vous devez voir à quel point je suis généreux. Si je fais une concession, c'est pour mille ans. (Chou et Mao se concertent.)
            Et puis il y a eu une autre fois, en Roumanie également, et un M. Bordeoloski est venu parler au nom de l'Union soviétique.2 Cette fois encore, j'ai fait une concession de mille ans (rires). Vous voyez, mon délai est de plus en plus court.
            Et la cinquième fois, le président roumain Ceaucescu est revenu – c'était il y a deux ans – et il a de nouveau soulevé la question, et j'ai dit "cette fois, peu importe ce que vous dites, je ne peux plus faire de concessions" (rires).
            Henry A. Kissinger Le secrétaire : Nous devons adopter la tactique chinoise.
            Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

            Je suppose donc que parler de 1000 ans ou 10000 ans en chinois doit être quelque chose de banal et drôle !

        5. https://www.palestine-solidarite.fr/les-europeens-les-ouighours-et-les-delires-de-washington/

          Le gouvernement chinois n’a jamais nié qu’il luttait sans pitié contre le terrorisme. Au contraire. Dans le «Livre Blanc sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme et la protection des droits humains au Xinjiang», publié en mars 2019, Pékin rappelle qu’en cinq ans 2 955 terroristes ont été arrêtés et 30 645 personnes sanctionnées.³ En luttant contre «les trois fléaux du séparatisme, de l’extrémisme et du terrorisme», le gouvernement chinois ne combat pas les Ouïghours, il les défend, comme il défend l’ensemble de la population chinoise.

          Des millions de Ouïghours dans des camps de concentration ? Gigantesque bobard, digne de la fiole de Colin Powell, des couveuses de Koweit-City et du charnier de Timisoara. Mais il y a en Chine des camps pour terroristes ou apprentis-terroristes, et c’est tant mieux. Ainsi va le monde : il y a ceux qui subissent le terrorisme, ceux qui le combattent, et ceux qui le soutiennent tout en prétendant le combattre. Les Chinois ont décidé qu’ils appartiendraient seulement à la deuxième catégorie. C’est pourquoi, tandis que la CIA offre des camps d’entraînement aux terroristes, la Chine les envoie en camps de rééducation.

          En attendant, les résultats de cette politique sont palpables : zéro attentat depuis six ans. A la gare de Kunming, en 2014, des séparatistes djihadistes ouïghours ont tué 31 personnes à l’arme blanche. Lorsque je m’y suis rendu en janvier 2020, les procédures de contrôle étaient à peu près les mêmes que dans les autres gares du pays. Agressée, la Chine s’est défendue.

          Bruno Guigue

          1
      5. 2 Avis de Bruno Guigue

        Bruno Guigue est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et de l’École nationale d’administration (promotion Jean Monnet 1990). Il est titulaire d’un master de philosophie et d’un master de géopolitique.
        En septembre 2007, Bruno Guigue est nommé sous-préfet de Saintes, dans le département de la Charente-Maritime. Il a été limogé en mars 2008 par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie pour avoir manqué à son « devoir de réserve », ayant publié une tribune libre critiquant la politique israélienne.
        Attaché à la cause palestinienne, il est président d’honneur du « Collectif Réunion Palestine Solidarité » et du « Collectif Saintonge Palestine Solidarité ».

        1-
        https://www.palestine-solidarite.fr/les-europeens-les-ouighours-et-les-delires-de-washington/

        Les Européens, les Ouïghours et les délires de Washington
        Publié par Jean-Pierre | 24 Jan 2021 | Chine, Monde

        2-
        http://www.tibetdoc.org/index.php/politique/ouighours-et-tibetains/604-des-ouighours-persecutes-par-pekin

        Des Ouïghours persécutés par Pékin?
        par Bruno Guigue, le 27 mars 2019

        1
        1. On dirait un copain à Alain Soral ton Bruno Guigue ? Quel texte mes aïeux !

          Arbeit macht frei, des camps de rééducation et de travail dans une forme de discrimination positive ?

            1. Quoi y a des méchants partout ? Quelle trouvaille ! Tu as besoin du Figaro pour le savoir ?

              1
      6. L’Organisation de la coopération islamique : OIC

        RESOLUTIONS ON MUSLIM COMMUNITIES AND MUSLIM MINORITIES IN THE NON-OIC MEMBER STATES ADOPTED BY THE 46TH SESSION OF THE COUNCIL OF FOREIGN MINISTERS

        (SESSION OF FIFTY YEARS OF ISLAMIC COOPERATION:ROADMAP FOR PROSPERITY AND DEVELOPMENT)

        https://www.oic-oci.org/docdown/?docID=4447&refID=1250

        RESOLUTION NO.1/46-MM ON SAFEGUARDING THE RIGHTS OF MUSLIM COMMUNITIES AND MINORITIES IN NON-OIC MEMBER STATES
        1-2 mars 2019

        point n°20

        L’OIC:

        Welcomes the outcomes of the visit conducted by the General Secretariat’s delegation upon invitation from the People’s Republic of China; commends the efforts of the People’s Republic of China in providing care to its Muslim citizens;
        and looks forward to further cooperation between the OIC and the People’s Republic of China.

        Se félicite des résultats de la visite effectuée par le Secrétariat général délégation sur invitation de la République populaire de Chine;
        félicite les efforts de la République populaire de Chine pour fournir des soins à ses citoyens musulmans;
        et attend avec intérêt la poursuite de la coopération entre l’OCI et le peuple République de Chine.

        1
  17. Une info sur l’espérance de vie en Chine dirigée par le PCC

    Evolution de l’espérance de vie à la naissance du pays “Chine” entre 1960 et 2017. L’année avec la valeur la plus basse était 1960 avec 43.73 ans et l’année avec la valeur la plus haute était en 2017 avec 76.41 ans. La dernière valeur en notre possession est pour l’année 2017 avec 76.41 ans

    Plus d’info sur : https://www.politologue.com/statistiques/esperance-de-vie-par-pays/?nom=Chine

    Espérance de vie : la Chine dépasse désormais les États-Unis

    https://www.rtl.fr/actu/international/esperance-de-vie-la-chine-depasse-desormais-les-etats-unis-7793602449

    4
      1. J’aurais dit des opioïdes, les opiacées étant plutôt la dénomination des plantes.
        L’arbre à Fentanyl est plutôt une usine.
        Sur le fond, il sera intéressant de comparer USA et Canada. Je les aurais mis dans le même bateau il y a 30 ans.
        Il y a 15 ans j’ai passé la frontière terrestre avec le Homeland Security. Pas très Schengen, tout ça.
        Dans un film de M Moore (Booling for Columbine ou Farenheit 911 ?) on voit aussi la différence entre Flint et la ville de l’autre côté de la frontière, qui échappe encore au délire sécuritaire US.
        Et pour les vaccins Covid, les deux pays n’ont pas du tout la même dynamique.
        Bref, que les USA deviennent un furoncle de la planète n’est pas impossible. En 90 ans (à cause que l’or dure) ou en 30 ans (à cause du fils de Trump, aka “Donald le Catalyseur”), c’est à peu près là la question.

  18. Info concernant de site web
    https://chinachange.org/

    Become a Benefactor

    Regular check through mail
    Write a check payable to “China Change”
    Mail it to:
    China Change
    P.O.Box 56153
    WASHINGTON , DC 20040

    Chine vs USA

    https://assets.documentcloud.org/documents/20463382/final-memo-china-strategy-group-axios-1.pdf

    Introduction :
    “Le leadership technologique de l’Amérique est fondamental pour sa sécurité, sa prospérité et son mode de vie démocratique. Mais cet avantage vital est aujourd’hui menacé, la Chine étant en passe de dépasser les États-Unis dans un certain nombre de domaines critiques. Si l’on ne fait rien, la position des États-Unis va encore s’éroder à mesure que Pékin s’empare du pouvoir et de l’influence sur les droits et le bien-être des populations du monde entier, y compris aux États-Unis. Ce défi appelle des solutions politiques urgentes pour renouveler la compétitivité américaine, arrêter ces tendances et maintenir les avantages technologiques essentiels des États-Unis.”

    2
    1. @ilicitano Ce qui est amusant c’est que ce sont les élites économiques américaines qui ont permis et favoriser ces transferts de production et de savoir-faire, ainsi que les universités américaines ….
      pour résoudre sans doute l’affontement de la guerre froide suite aux initiatives politiques de De Gaulle et Nixon..

      1. Oui, c’est un discours qui était moins risqué au Maghreb, les usines de voitures sous licence ont bien élevé le niveau de technicité dans ces pays, mais au mieux (cas de la Tunisie) on y trouve des ateliers de mécanique plus efficace pour le prototypage rapide que l’offre française, devenue quais inexistante dans la désinustrialisation. On envoie sa CAD et on reçoit les petites séries à des prix imbattables.
        Faire de la Chine l’atelier du monde, c’était aussi l’inciter à refaire (plus que remonter à la limite) une chaine de valeur dès que l’opportunité s’en présente (et le taux de croissance avec).

  19. Economie 2020

    Les premiers chiffres commencent à sortir concernant 2020.

    Produit intérieur brut selon la parité des pouvoirs d’achat (PPA) en Milliards $

    Le pouvoir d’achat d’une quantité donnée d’argent dépend en effet du coût de la vie, c’est-à-dire du niveau général des prix. La PPA permet de mesurer combien une devise permet d’acheter de biens et services dans chacune des zones que l’on compare.

    1- Chine:

    2020 24 162 3,29 %
    2019 23 393 8,00 %
    2018 21 659 9,31 %

    2 -USA :

    2020 20 807 -2,92 %
    2019 21 433 3,98 %
    2018 20 611 5,47 %

    3- Inde

    2020 8 681 -9,02 %
    2019 9 542 6,04 %
    2018 8 998 8,67 %

    .
    .
    .
    10- France

    2020 2 954 -8,48 %
    2019 3 228 3,32 %
    2018 3 124 4,24 %

    2
  20. Evolution du niveau de pauvreté en Chine suite à la politique du PCC
    https://knoema.fr/atlas/Chine/Niveau-de-pauvret%c3%a9

    Population below $1.90 a day is the percentage of the population living on less than $1.90 a day at 2011 international prices.

    Chine
    DATE VALEUR MODIFIER, %

    2016 : 0,5 => -28,57 %
    2015: 0,7 =>-50,00 %
    2014: 1,4 =>-26,32 %
    2013 : 1,9 =>-70,77 %
    2012 : 6,5 => -17,72 %
    2011 : 7,9 =>-29,46 %
    2010: 11,2 => -24,83 %
    2008: 14,9 => -19,46 %
    2005 : 18,5 => -41,64 %
    2002: 31,7 => -21,34 %
    1999: 40,3 => -3,36 %
    .
    .
    1990 : 66

    Pour info 2016:
    USA : 1%

    4
  21. Les enjeux qui se jouent en Chine et l’échelle mondiale

    Les 20 premières banques mondiales en 2021 par le total des actifs

    https://fr.fxssi.com/top-20-des-plus-grandes-banques

    Classement :

    1- Banque industrielle et commerciale de Chine
    actionnaire : Etat Chinois

    2- Banque agricole de la Chine
    actionnaire : Etat Chinois

    3- China Construction Bank Corporation
    actionnaires :
    Central Huijin (40.42%) détenu par l’Etat Chinois
    Ministry of Finance (39.21%) Etat Chinois
    National Social Security Fund (3.02%)
    China Securities Finance (1.92%)

    4 – Bank of China ltd
    actionnaire : Etat Chinois

    5- Mitsubishi UFJ Financial Group (Japon)

    6- JPMorgan Chase (USA)

    7- HSBC Holdings ( Royaume Uni)

    8- BNP Paribas ( France)

    9- Bank of America ( USA)

    10- Crédit Agricole (France)

    2
  22. @Ilicitano

    Apres toutes ces vagues (presque violentes) de publicité machista, c’est probablement un beau moment pour prendre un petit peu de distance, et revenir a 1966 lorsque Barrington Moore publiait son Social Origins of Dictatorship and Democracy: Lord and Peasant in the Making of the Modern World, (heureusement traduit en francais par Pierre Clinquart, en publié par Maspero en 1969: Les origines sociales de la dictature et de la démocratie.)

    Je cite de la wiki page en anglais sur ce livre magistral, comme mon exemplaire a été volé d’un container lorsque je quittais le Burkina Faso en 1985. (Ce qui n’a pas pu arreter l’assasinat lache de mon ami Thomas Sankara deux ans plus tard.)

    quote
    Moore a également abordé directement la transition japonaise vers la modernité par le fascisme et la voie communiste en Chine, tout en faisant implicitement des remarques sur l’Allemagne et la Russie.

    Pour Moore, l’influence de la bourgeoisie au Japon était nettement plus limitée qu’en Angleterre, en France et aux États-Unis. Au lieu de l’accumulation capitaliste par “l’impulsion bourgeoise” comme dans ces trois cas, la transition tardive du Japon vers la modernité industrielle a été induite par une agriculture “répressive du travail” – pressant la paysannerie de générer le capital nécessaire à la modernisation. Cette “révolution par le haut” a servi à cimenter une alliance réactionnaire d’une bourgeoisie faible et de puissants propriétaires terriens qui a culminé avec le fascisme[page 228 op.cit].

    En Chine, la force écrasante de la paysannerie face à la bourgeoisie et aux élites terriennes a abouti à la Révolution chinoise, mais elles en ont été les premières victimes. Ici, la bourgeoisie s’est alliée aux paysans, et a créé une “révolution par le bas”. Moore a critiqué les tentatives d’autres sociologues d’identifier rétroactivement une sorte de “fonction” utile servie par le système chinois de gouvernement impérial, et a soutenu que la raison la plus probable de sa survie prolongée était que la plupart des gens, en particulier les paysans, acceptent simplement leur système social “à moins et jusqu’à ce que quelque chose arrive qui menace et détruise leur routine quotidienne”[page 204 op.cit].

    On retrouve ici le thème de la bourgeoisie de Moore – dans les États devenus démocratiques, il y avait une forte bourgeoisie. Au Japon et en Chine, la bourgeoisie était faible et s’est alliée aux élites ou aux paysans pour créer le fascisme ou le communisme, respectivement.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator
    unquote

    C’est une forme de sociologie comparative qui est rare, basée sur une recherche détaillée empirique et bibliographique de la part de Moore.

    Voici quelques remarques additionnelles:

    https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1970_num_16_1_1308

    https://scholar.harvard.edu/files/dziblatt/files/apsa-cd_january_2013.pdf

    1. Dans l’extrait de Cairn : “l’auteur a une sympathie marquée pour la démocratie libérale bourgeoise”.
      Dès lors la phrase de la citation de Moore : “[En Chine] Ici, la bourgeoisie s’est alliée aux paysans, et a créé une “révolution par le bas”m’interpelle. Il me semble plutôt que la paysannerie a fait la Longue Marche pour sortir de son inertie et voir ce que la modernisation autonome des institutions peut lui offrir et qu’elle a 1/ mis en déroute l’occupant fasciste japonais et 2/ fait fuir vers Taiwan la bourgeoisie régnante sur la Chine avec Tchang Kaï-chek.

      1. @Chabian

        J’estime qu’il y ait du consensus sur la faiblesse de la bourgeoisie. Veuillez lire aussi China in Comparative Perspective, notamment les analyses supplémentaires (et encore beaucoup plus détaillées) de Chen Yungfa et autres.

        Source: Stefan Feuchtwang et Hans Steinmüller, China in Comparative Perspective, 2017.

        J’aimerais aussi rappeler Gordon White (mort en 1998), spécialiste sur le terrain du développement industriel en Chine, membre du groupe de travail sur le développement industriel de la SID, Amsterdam.

        * https://www.ids.ac.uk/events/rethinking-state-and-society-in-china-gordon-white-lecture/

        * https://gordonwhite1942.wixsite.com/mysite

        et en France:

        https://www.persee.fr/doc/etchi_0755-5857_1986_num_5_1_1050_t1_0270_0000_3

  23. Bonjour,

    Je relève la référence au livre de Badiou, une énigme pour moi. (Un livre de plus sur la pile donc, et le podcast de l’émission / Marie Holzman dans la barre des signets…)

    Le livre de Jean-François Billeter, L’art chinois de l’écriture, ouvrirait-il des clefs vers ce monde d’avant notre naissance ?

    Habitant du 13éme arrondissement de Paris, dont le maire est entiché des fresques murales : aucun rappel de cet évènement de Tien An Men . Les négociants du quartier chinois auraient trop à en pâtir. Tranquille, Chou En-lai, bronze platement tout près de la mairie.

    A propos du deuxième postscriptum de votre billet ; beaucoup à dire, mais déjà ceci : n’est-ce pas à cette occasion qu’a été inaugurée la procédure américaine d’enregistrement accéléré des médicaments…?

    1. Bonjour,
      dans mon petit texte un peu confus, je faisais l’inventaire de mes idées sur la question après être tombé sur l’émission “d’affaire sensible” que j’ai mis en lien. J’avais lu à sa sortie le petit livre de Badiou édité à la Fabrique, aussi parce qu’il était rapide à lire. Après avoir écrit le billet j’ai un peu regretté de l’avoir mentionné. Il y a n commentaire sur médiapart de Claude Hudelot qui compare Alain Badiou à un Sphinx après avoir titré “le grand prestidigitateur”. Sa capacité à minorer l’horreur de ces évènements a quelque chose d’impressionnant : c’est difficile de prendre la défense quasiment seul d’un évènement aussi unanimement condamné. Reste toujours la difficulté de comprendre avant de juger, dans un contexte où l’on est sommé de condamner et de se détourner. Il n’en reste pas moins que les notions comme “les puissances du capital” c’est à la fois concret et flou, je ne pense pas qu’il soit besoin d’y faire référence pour provoquer l’amnésie. L’éducation est un effort pour l’éviter, il suffit d’une politique de “laisser faire”.
      Si j’avais plus de temps j’aimerais approfondir la différence entre des manières de droite et de gauche de faire l’histoire d’un évènement (j’ai lu un peu Sophie Wahnich et Hazan vs François Furet et Ozouf sur la révolution française, sur les US il y a Howard Zinn, j’ai quelques livres en souffrance sur la Russie, mais sur la Chine, qu’un philosophe puisse s’improviser historien, est ce que ça indique une désertion du sujet ? Je vais ajouter celui de François Billeter que vous me conseiller sur ma pile. J’ai trouvé lumineux sont “pourquoi l’Europe”
      Merci pour cette découverte sur le 13è arrondissement de Paris, j’ignorais l’existence de cette plaque mise sous Giscard. Il aurait dit : « Parfois la rencontre de deux nations prend le visage d’un homme. Le Premier Ministre Zhou Enlai est venu ici, il y a près de soixante ans, attiré par une image de la France identifiée aux idéaux de notre révolution, cherchant l’inspiration d’un combat qui devait rendre à la Chine son indépendance et au peuple chinois sa dignité. […]. Zhou Enlai n’était pas seulement un ami. Il était devenu pour beaucoup de françaises et de français le visage même de la Chine. Et nous sommes heureux que la Chine aie eu son visage »

      A propos du silence sur Tien An Men, je n’avais pas pensé à cette explication qui me semble très plausible.

      Pour faire l’histoire des lieux de mémoires (Pierre Nora) il faudrait aussi faire l’histoire des silences, mais ça, c’est plus difficile. C’est peut être cette histoire qui fait retour car on ne peut pas l’identifier trop facilement. Je me dis qu’en fixant la Révolution dans un rite commémoratif on la fait forcement passer ailleurs. Que la différence entre l’esprit et la lettre doit forcément fluctué dans cette répétition qui actualise l’histoire à heures dites.

      Sur l’autre émission, je l’ai indiquée car à l’enterrement d’un collègue atteint du covid le rapprochement entre ces deux épidémies avaient été faites. Il aurait échappé l’une et succombé à l’autre. J’ai repensé à ce film 120 battements par minutes où l’on voit comme l’histoire peut intensifier la vie personnel et puis un découplage se fait, et on ne peut plus faire converger l’urgence de son sort et celui de la cause que l’on porte. Je pense que c’est ça que disait Napoléon quand il sentait le vent tourner “les rênes m’échappent”. L’émission aussi fait appel à des symboles qu’avaient trouvé les militants d’act up. C’est une manière de s’organiser qui a sans doute très libertaire, proche des révolutions à la Foucault, tirant parti avec une maîtrise consommée de l’exposition médiatique. Je ne sais pas où en est l’expérience accumulée par la contre culture à cette période.

      sur l’histoire de la Pharmacie, j’aimerais aussi en savoir plus. Il y a des enquêtes, des documentaires, mais je cherche un travail un peu réflexif. Un équivalent du “la naissance de la clinique” de Foucault, mais sur la pharmacie.

      excusez pour cette réponse un peu décousue

  24. Le magnifique roman de Pearl Buck, prix Nobel 1938 : “vent d’est et d’ouest” témoigne de la transformation de la société chinoise. Cette transformation est douloureuse compte tenu de l’énorme poids de la tradition…

  25. https://asialyst.com/fr/2021/03/08/camps-xinjiang-ouighours-malgre-temoignages-tortures-viols-pekin-chine-persiste-nier/

    Le site asialyst m’a été indiqué par des gens qui ont l’habitude de voyager professionnellement en Asie et le considèrent comme digne d’intérêt pour les professionnels. J’y ai été voir 5 ou 6 fois depuis 2 ans , pas plus.

    Le pedigree du journaliste AFP et les témoignages sur les parkings construits sur des cimetières musulmans me semble assez probants parce qu’il y a cet aspect multiple “à la chaine” qu’on ne peut pas imaginer facilement ici. On n’a pas fait grand chose vraiment à la chaine en urbanisme depuis les grandes “barres” et les maisons Phénix (si j’ai bonne mémoire). Tandis que loger 200 millions de ruraux en 25 ans dans les villes, ça se fait en faisant 10 000 blocs de 20 000, et ça se reconnait dans le paysage (12 *19 étages, le tout x3 bien sûr avec 30 par étage, le compte y est).
    Moi qui parle souvent du retex, il doit bien y en avoir une assez bonne forme “effective” pour que ça marche pas si mal (compétence en béton = la meilleure au monde, cf leurs EPR qui sont OK). Donc cette dynamique pour être efficace sait faire dans la démultiplication, et avec assez “d’invention” néanmoins pour résoudre les pbs inédits qui sont toujours dans le paysage.

    Ce qui est tout à fait possible est que les témoignages les plus retransmis soient des versions “revisitées” pour faire vibrer la corde sensible, l’archétype étant les bébés jetés des couveuses koweïtiennes par les troupes de Saddam Hussein en août 1990 (1ere G du Golfe). C’est la fille de l’ambassadeur trucmuche qui avait “témoigné” à l’ONU en se faisant passer pour une infirmière et cela avait été travaillé bien sûr. Dans ce cas, il s’agissait d’emporter une décision (un “one-off”) . Pour l’état actuel de la relation Chine-USA, il s’agit plutôt de s’assurer la “prise de barbichette” pour se positionner sur un panel de rapports de force. Donc pas besoin de chercher des faux individus. Mais s’assurer que l’on a des témoignages concordants en langue turkmène si possible (qui peut le faire ?) serait un test plus fort.

    1. Tout ça me rappelle un peu les Balkans et l’Arménie aux marches de l’Europe,
      certes avec N empires en bisbille à l’époque.
      Mais les barrières naturelles en Chine font des éloignements tels
      que c’est vue de Beijing une configuration qui n’est pour moi européo-centré, ni la colonie, ni la mosaïque balkanique
      ou proche orientale.
      Je remarque juste que c’est la même chose pour l’énergie en Chine vs. en Europe :
      le charbon ne se trouvait pas là où l’industrie du delta “boomait”, mais à 1300 km au Nord (Pomeranz…),
      l’inverse de la situation en Angleterre/pays de Galles.
      D’où peut-être dans les deux cas l’impression d’une construction plus robuste de la puissance centrale
      en Chine, contrainte de séparer les questions et de les administrer dans une dynamique plus “bornée”.
      Pour la “robustesse”, cela peut sembler paradoxal au vu du XIXème siècle.
      Je dirais néanmoins que la Chine a testé sa “résilience” ,dans le sens d’une résilience culturelle pouvons nous dire aujourd’hui,
      entre 1830 et 1980, nolens volens.
      De là à balancer sur sa lancée dans des excès…

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    2. Illicitano,
      Des alignements de chiffre c’est tout ce que vous avez à proposer pour aborder la situation des Ouïgours en Chine, les témoignages des Ouïgours eux-mêmes, c’est peanut’s ? Faut-il systématiquement accorder plus de poids aux informations émanant des médias chinois et assimilés plutôt qu’à la parole d’un Quidam Ouïgour rescapé des camps du Xinjiang ?
      Je trouve assez impressionnante la faculté qu’ont certains sur ce blog à ne jamais considérer le contexte politique chinois pour aborder la question des preuves.
      Car tout de même, le lavage de cerveau, l’endoctrinement idéologique du matin au soir la torture dans des camps, ce ne sont pas des techniques qui ont été inventées par la CIA, mais bien des pratiques qui ont été expérimentées et pratiquées en Chine depuis des décennies par le régime du PCC, dans les prisons et les camps. Le niez-vous ? La situation subie par les Ouïgours n’est malheureusement qu’un épisode tragique de plus de l’histoire contemporaine de la Chine qui en a connu beaucoup d’autres : campagne anti-droitière, Grand bond en avant, Révolution culturelle, Tian’an M’en 1989 …. la reprise en main de HK violant la loi fondamentale d« ’un pays deux systèmes. « 
      Vous pourriez commencer par vous intéresser à l’œuvre du cinéaste Wang Bing, évidement il ne traite que des camps en Chine dans les années 50, il n’a pas produit de film sur la situation des Ouïgours. Et pourquoi lui ou un autre ne peuvent-ils pas le faire ? Poser la question c’est y répondre. On invite pas les visiteurs étrangers ni les journalistes chinois en ces lieux. Dans 10, 20 ans peut-être des films seront faits. . Peut-on attendre ? Peut-on rester dans l’expectative, insinuer systématiquement le doute malgré le faisceau d’indices concordants. Peut-on adopter une prudence réserve lorsqu’on abordes faits qui se déroulent dans un pays dictatorial à tendance totalitaire. . Faut-il croire de préférence le dictateur et ses émules, ou bien tous ceux qui nous apportent certes des indices épars mais suffisamment concordants pour ne pas douter au moins de la réalité de faits de répression de grande ampleur au Xinjiang. Est-il si impensable que dans le cadre d’un pays dictatorial et totalitaire on puisse avoir recours au travail forcé dans les champs de coton et dans les prisons ?

  26. https://www.qiaocollective.com/en/about

    Pour comprendre la ligne éditoriale de ce site et son orientation politique

    “Qiao Collective est un collectif de médias chinois de la diaspora qui conteste l’agression américaine contre la Chine.”
    “Qiao Collective est un groupe de bénévoles rendu possible par le travail bénévole de nos membres. Nous sommes composés de chinois ethniques vivant dans plusieurs pays. La majorité de nos membres sont des Chinois de la diaspora vivant en Occident. Nous sommes un groupe diversifié, y compris les chinois ethniques d’Asie du Sud-Est, de Chine continentale, de Hong Kong et de Taiwan.

    “Nous visons à perturber la désinformation et la propagande occidentales et à affirmer l’humanité fondamentale, la subjectivité et l’agence politique du peuple chinois. Nous croyons que la désinformation, le chauvinisme et les fausses équivalences ont affaibli la capacité de la gauche américaine à comprendre l’agression contre la Chine dans le contexte plus large de l’impérialisme politique, militaire et économique occidental dans le Sud global. Nous visons à faire face à l’internalisation de la propagande américaine parmi les États-Unis à gauche en examinant de façon critique et réaliste le rôle de la Chine dans la lutte mondiale contre l’impérialisme et le capitalisme. ”

    https://www.qiaocollective.com/en/education/xinjiang

    Un article assez complet

    “Sur la base d’une poignée de rapports de groupes de réflexion et de témoignages de témoins, les gouvernements occidentaux ont recueilli de fausses allégations de génocide et d’esclavage dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Un examen plus étroit indique clairement que la politisation des politiques antiterroristes de la Chine au Xinjiang est un autre front de la guerre hybride menée par les États-Unis contre la Chine.

    Cette compilation de ressources constitue un point de départ pour une enquête critique sur le contexte historique et la réponse internationale aux politiques de la Chine au Xinjiang, offrant une contre-perspective à la désinformation qui abonde dans la couverture générale de la région autonome. ”

    “Le déclin de la gravité de la violence extrémiste au Xinjiang en 2017 a coïncidé avec des antagonismes élevés dans les relations entre les États-Unis et la Chine. Le premier document de la Stratégie de sécurité nationale de l’administration Trump identifiait la Chine comme une menace stratégique pour la puissance américaine, ce qui a donné le terrain à des attaques commerciales, technologiques et idéologiques continues contre la Chine. Pendant ce temps, les États-Unis ont soulevé la question du Xinjiang dans les organismes internationaux et la législation fédérale dans le cadre de ses efforts pour isoler la Chine sur la scène mondiale. “

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