La France ainsi qu’une bonne partie de l’Europe sont devenus des pays post-développés !, par Jean-Baptiste Auxiètre

Premièrement, nous utilisons certes de nouvelles technologies mais nous ne les concevons plus et ne les fabriquons plus. En Europe nous sommes incapables de concevoir ou de fabriquer un micro-processeur pour un smartphone ou une tablette ou un ordinateur, ni d’assembler ces derniers, et quand cela reste le cas ce n’est vraiment plus qu’à la marge.

Deuxièmement, les anciennes technologies du XXe siècle sont toujours celles sur lesquelles nous misons en confondant la fin et les moyens. Pour la voiture et l’avion nous croyons que d’en fabriquer est une fin, alors que cela n’est qu’un moyen pour être en relation avec les autres, mais avec l’arrivée massive de la visio-conférence cette fin est beaucoup moins pertinente. De plus, le tourisme de masse était lié au fait que les vols étaient principalement financés par les clients professionnels hors vacances qui payaient plein pot leur trajet et rentabilisaient les trains et les avions, et si ceux-ci disparaissent, il n’y aura plus d’avions ou de trains disponibles ou rentables pour les périodes dans l’année de vacances à bas coût. On voit la déroute financière dans laquelle est entrainée la SNCF après avoir parié sur la rentabilité des clients professionnels en excluant une partie de ses clients historiques moins riches au profit (sic) du bus.

L’immobilité est sans aucun doute l’avenir de la mobilité, d’autant que l’on s’aperçoit que les substitutions énergétiques sont souvent toutes aussi polluantes sur la durée de vie complète de ces moyens de transport, qu’il s’agisse de l’électricité ou de l’hydrogène.

Par ailleurs, nous avons abandonné la fabrication des biens matériels à l’Asie principalement et nous nous apercevons que si le besoin se fait sentir de l’un ou l’autre produit, comme les masques FFP-2, nous ne sommes plus capables de maîtriser à nouveau la technologie nécessaire. La triste réalité est que nous n’arrivons plus aujourd’hui qu’à fabriquer des ersatz de moins bonne qualité des produits que nous étions nous-mêmes capables de fabriquer hier, et que nous nous retrouvons dans la position que nous avons tant raillée, de Chinois « capables seulement d’imiter ».

Nous avons été un pays en développement puis un pays développé et nous sommes passés à l’étape ultime de pays « post-développé », aspirant au retour du « comme avant », dans une sorte de « Zemmourisation » collective du pays tout entier, parce que nous n’avons pas vu que nous faisions marche-arrière pendant que d’autres, eux, continuaient d’avancer.

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41 réflexions sur « La France ainsi qu’une bonne partie de l’Europe sont devenus des pays post-développés !, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Bonjour Mr Auxiètre,
    selon l’indice global de l innovation (https://www.wipo.int/edocs/pubdocs/en/wipo_pub_gii_2020-intro4.pdf)
    la France est 12ème en progression, devant la chine.
    Au niveau de la production industrielle, on est 7ème je crois, en perte de vitesse (Italie devant nous me semble t-il) certes, mais pas la cata (on fait des avions, des voitures, des centrales nucléaires, on sait faire des semi-conducteurs…) !
    Au niveau de l’enseignement, on se défend très bien !

    Ceci dit je partage le sens de votre texte et on vu notre dépendance envers d’autres pays pour faire face au COVID19.
    Mais je me demande si après les épisode COVID19 (soyons optimiste !) et Trump, il ne va pas y avoir un retour de certaines production chez nous pour être indépendant.
    On a vu les limites de la mondialisation…
    Cordialement
    Denis

    1. On était aussi censé savoir faire des vaccins avant qu’on ne nous dise vas y pour voir… Je crois qu’on sait surtout de plus en plus péter plus haut que notre cul… Allez tizns faites moi donc une turbine ! Euh une petite minute je demande la permission ….

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    2. Le souci des ces comparatifs d’innovation est par exemple qu’en informatique nous sommes soit disant innovant mais qu’en fait nous ne sommes que des utilisateurs certes innovant et dans le même domaine, mais que des utilisateurs… Nous sommes au point pour développer de nouveaux logiciels mais construit sur la technologie des autres, Américaine et Chinoise, donc finalement que des suiveurs pour ne pas dire des tocards…

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      1. Effectivement les élites nous ont abreuvé volontairement dès l’école primaire et tout au long de parcours éducatif à M$, Google Apple and co… Pourtant Linux existe, mais ils sont trop CONS !!

    3. Je ne suis pas entièrement d’accord avec vous. Nous avons certes pour le moment une R&D tout à fait honorable pour les semi-conducteurs mais la production est assurée dans les pays asiatiques avec très souvent la perte des brevets . incroyable !
      Quant à l’enseignement , si celui-ci est de qualité, il n’en demeure pas moins que tendanciellement on recule. Je suis d’ailleurs assez pessimiste quand on voit ce qui se passe dans nos universités qui se paupérisent d’année en année .

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    4. Bonjour Denis,
      Je ne partage pas votre optimisme. Au mieux, on assemble des voitures ou des avions. Nous savons faire des centrales nucléaires hors planning et hors budget, sans parler du fait qu’on ne sait pas les démanteler ni quoi faire des déchets. Les semi-conducteurs ? Aucune entreprise française dans les 20 premiers fabricants. Je peux vous accorder le franco-italien ST Micro. Et pour les usines implantées en France, l’immense majorité appartiennent à des étrangers.
      Les élites politiques et administratives françaises vivent encore en 1910, lorsque notre pays étaient une puissance mondiale. La voiture, l’avion étaient inventés et ou développés dans l’hexagone.
      Plus d’un siècle plus tard, et après Trente huit ans de néolibéralisme, nous sommes à la remorque du présent. Quelles innovations majeures ont été faites et développées en France ces 25 dernières années ? Intelligence artificielle ? Non ! Robotique ? Non ! Informatique ? Non ! Génétique ? Non ! Médecine ? Non ! Aérospatiale ? Non !
      Nous sommes devenus un pays musée. Les étrangers viennent voir ce qu’une grande nation a pu bâtir au cours des siècles. C’est tout.
      L’abandon des politiques de recherche, l’absence de politique industrielle nous ont mené sur le chemin d’une nouvelle tiers-mondisation ou, comme le dit charitablement Jean-Batiste, au post-développement.
      Tant que nous serons gouvernés par les traîtres (le mot est fort, mais comment appeler les politiques et les haut-fonctionnaires qui mettent à bas leur propre pays ?) il n’y aura aucun espoir.
      Malheureusement, je ne les vois pas lâcher les rênes du pouvoir avant une ou deux générations. Et là, il sera trop tard.

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  2. personnellement , j’utilise l’expression “pays en voie de sous-développement” depuis le début du XXIeme , à la vue de l’abandon des investissement dans le système de santé Français ( il suffit de voir l’évolution de la démographie médicale programmée à la fin des années 70 , et qui ne devient évidente que 50 ans après !!!).

    « Ce serait une consolation pour notre faiblesse et nos œuvres si toutes choses devaient périr aussi lentement qu’elles adviennent ; mais c’est ainsi, la richesse est lente,-la ruine est rapide. » Lucius Anneaus Sénèque (4 av J.-C. – 65 ap. J.-C.), Lettres à Lucilius, n.91, 6.

    je fais allusion à l’effet “falaise de Sénèque” , décrit par Ugo Bardi.
    voir aussi de nombreux articles de F.Roddier , qui travaillait sur les structures dissipatives , par exemple :
    http://www.francois-roddier.fr/?p=471

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    1. L’astuce étant que la richesse semble oublier d’être lente et devient même très rapide à l’approche de la ruine (fluctuations géantes près du point critique…)

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  3. Les dix premières sociétés françaises : Total , BNP Paris Bas ,Sanofi , AXA , LVMH, Oréal , Société Générale ,EDF , Orange, Vinci .

    Les dix premières sociétés allemandes :Daimler , VW ,Siemens , E.ON, Metro , Alliance ,Deutsche Post, Deutsche Telekom, BASF , BMW .

    Les dix premières sociétés européennes : Shell , BP , VW , Glencore , Total , Daimler , E.ON , ENI , FIAT , Tesco , ( Soit 4 pétroliers , 3 automobiles , 1 énergie , 2 négoce ou distribution ).

    Sur le fond , votre texte apparait un peu léger , mal étayé et ” pesé” .

    Ce que je crois politiquement plus “en évolution” , avec le temps avec soi , c’est la reconquête européenne ( parce que c’est dans ce marché intérieur et extérieur là que ça se joue ) des secteurs stratégiques pour autant qu’ils soient mis en débat , et qu’on admette enfin que nous n’aurons un avenir possible , échappant à la soumission économique , qu’ensemble . Savoir où on investit et comment on se répartit le travail sont les deux premières conditions d’un espoir de ne pas devoir un jour tout acheter à ,ou fabriquer pour, d’autres ténors géopolitiques .Ça suppose , à ce niveau , la fameuse planification publique ( voire la fabrication publique ) , chère à Paul Jorion et VBG .

    Si elle doit avoir un avenir , ” la gauche” ne le trouvera que dans cette vision et stratégie de moyen et long terme , en accord et avec les forces de toutes ses composantes européennes .

    “La gauche” et pas seulement elle ! Sinon autant continuer à confier son sort aux multinationales .

    Le poste de Thierry Breton porte en grande partie les issues positives possibles , et il ne s’agit pas de se contenter de produire ou mettre à disposition des vaccins . Revoir aussi l’entretien ici mené avec Paul Magnette .

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    1. Nuancer sur certains “géants” : Je ne fais pas plus confiance que ça à Raphael Glucksmann, mais comme eurodéputé, quand il explique qu’il croise à Bruxelles les lobbyistes de VW, qui fait 40% de son chiffre de prod en Chine qu’il revend bcp sur place (et qui s’apprête à se rebrander Voltswagen aux USA, grande ambition à la clé), VW est par transitivité un agent de la Chine au parlement européen.
      (Je ne sais pas si R Glucksmann s’est rendu compte qu’il préparait nolens volens des arguments sur mesure pour le RN sur le mode Bilderberg 2.Chine.0 ?)

      Produire “plus vert” des moyens de mobilité différents serait une belle entreprise commune de l’EU et de la Chine, on pourrait rêver d’une saine émulation…
      Et la compétition ne serait pas biaiser par les stocks d’or noir, comme le fut celle de GM quand ils purent faire assez pression pour causer, in fine, la fermeture des lignes de tram un peu partout aux USA puis en Europe (1927-1937 de mémoire), histoire qu’on vende du cheval vapeur au gasoline.

      1. C’est tout à fait cela, les constructeurs de véhicules routiers à moteurs thermiques, conjugués aux intérêts des ‘pétroliers’ ont eu gain de cause auprès des dirigeants politiques de l’époque, lesquels se sont empressés de supprimer les lignes de tramways dans Paris malgré les gros investissements pour la construction de lignes ou modernisations récentes :
        http://transportparis.canalblog.com/pages/tramways-parisiens—le-demantelement/32735609.html

    2. Bref que des secteurs et industries du XX siècle. A comparer avec les GAFAM et leurs équivalents chinois.

      Et pourtant le WWW a été développé au CERN.

  4. De ce point de vue , je vois mal que notre commissariat au plan , récemment ressuscité , ne doive pas travailler en symbiose avec le commissaire européen , et se montrer lui aussi plus perspicace et moins porté sur les citations littéraires à la Dédale .

    Comme le CESE a aussi des idées sur ces questions , c’est bien le diable s’ils n’arrivent pas à nous priver d’un débat qui serait plus passionnant que nos chicayas gauloises .

  5. Tenez ferme, Jean-Baptiste.
    Le bon sens, instruit d’expériences douloureuses (lire humiliante, et coûteuse concernant la santé publique) renaît. C’est bon signe.

    La désindustrialisation a été menée, si on peut parler ainsi d’un abandon, au nom d’une idéologie défectueuse. Il ne faudrait pas, par un retour de balancier habituel chez nous, qu’une ré-industrialisation soit mise en œuvre aveuglément.
    Il faut donc souhaiter, comme le suggère l’auteur, que le renouveau soit établi sur des technologies d’avenir. Les banques ne sont pas capables techniquement d’y pourvoir,
    le capitalisme entrepreneurial français étant source de déconvenues depuis au moins 3 siècles. Depuis Colbert en fait, non pas du fait de ce bureaucrate mais du fait de la défaillance de l’esprit d’entreprise chez nous et à laquelle il a cru nécessaire de substituer l’état.
    Il faut donc recréer, au sein de la bureaucratie, un MITI, un organisme prospectif en matières de technologie et d’orientation. “Commissariat au plan” et “Datar” font ringards mais c’est l’idée.
    Il est vrai que peu d’espoirs sont permis tant les ratages bureaucratiques à ce niveau sont historiquement nombreux. Le gonflement insensé du ministère, ou des ministères, en charge du pognon en un indicateur significatif. L’autre signe alarmant est la nullité pratique de l’enseignement.
    Nous paierons cher la transformation du citoyen en automate commercial téléguidé, ou plutôt tévéguidé.

    Pas de raison pour jeter le manche après la cognée.

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    1. L’état n’est pas mauvais en distributeur généreux, s’il trouve un public qui ne se gave que de 10% d’effet d’aubaine.
      Mariana Mazzucato défend cette vision de ‘”l’état entrepreneur”, mettant des ressources “long terme” là où ça manque
      (en pognon et en éducation…. ma doué aïe en France, mais comme vous dites certains changement vont facilement trop loin dans le balancier,
      L’environnement règlementaire pour les startup, que j’ai taté en détail vers 2000-2005 est devenu vers 2015 un des plus favorables,
      le point chaud restant les “VCs”, les capital risqueurs, qui sont en meute là où le savoir anticipé semble le mieux construit,
      et se déprennent des endroits où la politique peut venir interférer –genre Alstom , Orano, EDF, et donc aussi pour les startup qui seraient dans le giron de ces grands secteurs… )

  6. Amélioration de la formation, amélioration du niveau culturel général, accroissement de la rentabilité du travail, investissement dans les industries de pointe, hausse des salaires réels, de la protection sociale et du niveau de vie, diminution du temps de travail laissant le temps de se former, c’était une spirale montante, une chaîne solide. Il a fallu frapper fort et longtemps sur tous les maillons pour inverser la tendance, vider l’enseignement de son contenu (tout en organisant l’inflation des diplômes!), promouvoir l’abêtissement par les médias (et faire diminuer le QI moyen, une première depuis un siècle!) créer un chômage de masse systémique (y compris pour les diplômés), casser la machine industrielle (et vendre à l’encan ce qui peut rapporter aux amis), promouvoir des boulots de merde pour tous, baisser les salaires réels et le niveau de vie (endettement des ménages, impôts dégressifs etc), dégrader la protection sociale et le droit du travail (si possible par ordonnances), faire vivre ceux qui ont un boulot dans l’angoisse et le stress… Classes dirigeantes françaises, encore un effort!

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    1. Oui mais :
      J’admets le rôle des élites dans l’amplification de diverses tendances ici incriminées,
      mais le programme en contrepoint, un peu type “Trente Glorieuses” me semble-t-il,
      correspond à une époque boosté par l’énergie.
      Vous apportez la nuance de taille “boosté par le savoir”, à laquelle j’adhère grandement.
      Mais pour y travailler en ce moment, je ne trouve pas de grosse ou même de moyenne preuve d’existence de cas où l’accroissement du savoir soit découplé d’un accroissement de consommation énergétique primaire.
      Faut chauffer le lycée et puis faut y faire passer les bus et tram, (l’université seulement si c’est le département d’éco orthodoxe, mais quand même un peu au total),
      … et puis il faut former les gens en formation continue ! C’est plutôt à ce niveau que je verrais un investissement “à faible EROI” : construire du savoir autour de la vie professionnelle, d’une façon qui “irrigue” autour des sujets concernés, un peu comme la sève des feuilles redescend apporter des sucres aux racines mycorhizées (en échange de nutriments venant du sol extraits par les micro-organismes des mycorhizes…). C’est aussi le point clé de la réussite scolaire-professionnelle allemande, une grande imbrication des deux tissus autour de la reconnaissance de la responsabilité d’un travail bien fait à toutes les échelles, de la petite à la grande (lire Guillaume Duval, son bouquin de ~2011).

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      1. Je ne peux que “plussoyer” un commentaire qui cite enfin l’énergie et le EROI ! Quelqu’un avait ici convoqué, pour l’économie, le concept de “finesse”, tel que le comprend l’aéronautique. C’est tout le problème, en un seul mot : il nous faut améliorer la finesse de notre économie, pour pouvoir, comme en planeur, passer la crête et rejoindre le terrain.

        Par ailleurs, je dirais à l’auteur du billet que savoir si l’on avance ou si l’on recule, ça dépend du cap que l’on prétend suivre, et du Nord qu’indique le compas !

      2. …”et puis il faut former les gens en formation continue!”…

        Mouais, tout cela nous a quand-même un petit air de ruissellement de la culture officielle, il semble que ça fonctionne aussi bien qu’avec celui des richesses , ça coule du bas vers le haut de la pyramide! Les élites, par définition exemplaires, nous faisant à présent l’aumône d’une propagande qu’elle diffuse comme un savoir vertueux, sous la commode appellation de “développement durable”…
        Certains organismes formateurs agrées considèrent même qu’ils font oeuvre d’éducation! Mauvais signe.
        Ne pas tout avaler. DANGER .

        Eric.

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        1. Effectivement, je parle d’une pratique qui se déroulerait assez fréquemment
          et serait souvent assez près du haut de l’agenda dans la tête des gens.
          La version compte-goutte rationnée autorise les manœuvres, sans parler du financement “espécial” de la FC en France.
          (Le concours avec les tribunaux de commerce est ouvert…)

    2. @ G. Meigniez : “Il a fallu frapper fort et longtemps sur tous les maillons pour inverser la tendance, vider”.. Je suis toujours abasourdi par des accusations d’intentions pernicieuses prises hors de tout contexte. Idéalisme, déni du matérialisme dialectique ! C’est très tendance aujourd’hui, avec par exemple “un virus qui n’a pu qu’être diffusé volontairement depuis un labo pour que Macron puisse favoriser ses amis de la Grosse Finance”. Et vous concluez : “Classes dirigeantes françaises, encore un effort!”
      Plus globalement, le billet de Auxiètre est “un peu court, jeune homme” : un peu de bashing, un peu de technologie et d’innovation (pour titiller le public ?), une jolie expression pour la curiosité (“post-D”).
      Cela donne par la suite (Daniel) : “le capitalisme entrepreneurial français étant source de déconvenues depuis au moins 3 siècles”. Euh ? Lavoisier, … Peugeot, Michelin, Citroën, Panhard… La voiture électrique de 1938 (https://journals.openedition.org/sabix/185 )
      En fait il faut voir une période historique comme un développement cyclique, qui comporte en soi son déclin. Depuis quand le Capitalisme décline ? depuis le début. Quand cela devient-il grave, pervers, anti-développement ? Avec la mise en oeuvre du pétrole ? Pendant son apogée des 30 glorieuses ? Avec le nucléaire qui ne déclinera jamais ?
      Aujourd’hui, l’empire prend son temps pour s’écrouler, et les barbares tardent à venir…
      Aujourd’hui nous avons difficile de concevoir le prochain développement de l’humanité, dans la “régression” (énergie, extraction, matériaux) comprise comme “transition”. Le scénario de la lutte de chacun contre chacun (nation, collectif, individu) est le plus probable (prédation de masques, vaccins sont les escarmouches de ce qui nous attend).
      Alors soyons des barbares positifs ! il y a urgence !

  7. Karl Lagerfield a dit : “la tendance c’est le stade ultime avant le ringard”

    L’Europe a été la tendance au début des années 2000… c’est ringard aujourd’hui.
    La nouvelle tendance c’est la Chine.

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  8. @Timiota

    Medellín, le 30 mars 2021

    Sur le systeme de la ¨Meister – Geselle – Ausbildung¨ a voir aussi:

    https://www.deutsche-handwerks-zeitung.de/der-weg-zum-meister-was-sie-wissen-muessen/150/3096/202711

    et une analyse comparative avec le systeme en Chine de Mme. Ming Hu (Universität Duisburg-Essen, 2006):

    http://www.chinaweb.de/china_wirtschaft/berufsausbildung_china/ausbildung_studium_schule_china.htm

    Un commentaire sur le ton auto-flagellante du billet de M. Auxietre: il n’y a aucune raison de désespérer.
    Pour prendre un exemple extraordinaire, non directement lié à l’industrie : la restauration du chateau de Versailles et l’achevement prochain du travail a la Chapelle : les deux sont a couper le souffle.

    https://www.youtube.com/watch?v=dF8JnmrKHJc

    https://www.youtube.com/watch?v=F_Sr54N3NAU

    Je suis tout a fait d’accord avec Timiota que le systeme allemand de Ausbilding est, mondialement, supérieur.

    Et, c’est la base de chaque récupération sans égale. Comme l’apres 1945 a montré. On peut bombarder Dresde et détruire les batiments, mais on ne peut pas détruire a 100 % les cerveaux, les mains, les yeux, les oreilles, l’intuition qui savent comment les reconstruire.

    C’est pour cette raison que j’oppose d’une facon véhémente la situation scandaleuse en Amérique Latine, ou l’on avait développé dans une période de siecles des systemes de formation ¨Maitres-Apprenti.e.s¨ (bienque le mot apprenti en francais manque d’un élément essentiel de Geselle/Gesellin en allemand: la proximité physique et familiale), qui étaient la base de la période de la création des usines // PME’s de Substitución de Importaciones des les années 1920 (a cause de la période de deux guerres mondiales et leur impact de couper les liens avec ¨l’extérieur¨), y comprise la fabrication des biens de capital, et (pardonnez moi la longue phrase) ou surtout les importations provenant des EEUU et de la Chine a des prix ad literam ¨incroyables¨, je préfere: difficile a imaginer, ont détruit dans une période des 30 années passées la base industrielle de la Colombie.

    Tout cela avec la fanfare bien connue de 1991 (Clinton et autres) ¨qu’il fallait lutter contre le protectionisme paralysant l’innovation¨. (Les lecons de Milton F a Chile etc.)

    Alors: une question de conscience a M. Auxietre et a vous Timiota: lutter contre QUEL protectionisme?

    Un protectionisme qui protege le savoir faire?

    ou

    Un protectionisme des capitalistes s’opposant a l’innovation et encliné.e.s aux controles mafieuses de prix et de livraison?

    Ce que les EEUU et la Chine ont su organiser de nos jours en Amérique Latine c’est surtout la destruction massive de savoir faire, la destruction de l’emploi industrielle, la baisse immense des revenus de base, la création d’une nouvelle bourgeoisie enrichie et gatée d’importations et la dégradation des sociétés comme la Colombienne d’une société en route vers un situation scandinave dans les années 1970 – 1980 vers un modele du Niger: dépendant surtout de l’exportation d’un seul minéral dans le cas de la Colombie: le charbon.

    Si vous sortez d’Amsterdam vers le port, vous verrez les montagnes noires Colombiennes y stockées.

    https://nos.nl/artikel/2299510-steenkool-bezorgt-amsterdamse-haven-overslagrecord.html

    C’est cela ce que veulent les EEUU et la Chine: dégrader la position centrale de la connaissance, du savoir-faire, et des libertés y liées.

    Créer et maintenir ¨la dependencia.¨

    Une opportunité de platine pour l’Europe de venir avec une approche distincte, respectueuse, et basée sur ce qu’ont fait et fonts les héroïnes et les héros a Versailles.

    Exemplum gratiae.

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  9. La connaissance, le savoir sont des potentiels immatériels, ils s’exercent entre les individus et des individus sur la matière dans un jeu subtil codé par des règles faisant partie du savoir, contrairement à l’énergie qui transforme et met en mouvement la matière selon des lois que nous devons acquérir. Nos sociétés s’organisent en accord avec les détenteurs de potentiels immatériels et matériels.
    L’exercice du pouvoir consiste à exploiter les potentiels que l’on détient selon des fins que l’on se fixe. La vie ne se résume pas au mouvement, l’essentiel c’est la direction « non- ergodique», « néguentropique».
    Je confirme, la somme des vecteurs des détenteurs du pouvoir européen pointe dans le vide.

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  10. En réponse à Johan Leestemaker au sujet de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale : Les Etats Unis par la voix de Harry Truman promettaient tout d’abord une politique dure envers l’Allemagne puis on changea d’avis d’une part, pour contrer l’influence de l’Union Soviétique (par peur du communisme bien entendu) et par ailleurs dans l’espoir de l’ouverture d’un nouveau marché sur l’Europe donc également de l’Allemagne, on ne pouvait plus condamner les Allemands “à crever de faim” Les petites mains n’ont pas reconstruit avec rien

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  11. Pour le déclinisme, vous pouvez écouter les deux compères Onfray et Zemmour.
    https://www.dailymotion.com/video/x807tlu

    Ces deux athées nationalistes (pardon – souverainistes!) attribuent le début du déclin de leur France (celle de Louis XIV, Napoléon, Pétain-en 14 et , bien sûr, De Gaulle) à la déchristianisation, ce qui est curieux.

    Ils illustrent à merveille, par leur interprétation de leur immense culture historique, que l’Europe ne se redressera pas en regardant le futur dans le rétroviseur.

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  12. j’ajoute à mon commentaire qu’il s’agissait bien pour les Etats-Unis d’aider finalement uniquement l’Allemagne de l’Ouest et non plus la partie Est passée sous contrôle soviétique et où était située la ville de Dresde

    1. Que ce soit après la première ou deuxième guerre mondiale , les américains ( la banque américaine) ont , pas forcément paradoxalement ( ils finançaient en fait ceux qu’ils jugeaient les plus aptes à optimiser les investissements pour avoir le meilleur retour aux States ), plutôt largement favorisé l’Allemagne prussienne puis sa partie occidentale . Et ceci indépendamment des volontés de fortifier ses marches contre l’URSS .

      Ainsi sous les plans Dawes et Young entre 1924 et 1930 , on estime aujourd’hui que le système financier international mis en place par les USA , avec les sommes énormes injectés par eux vers l’Europe , s’est traduit par un solde de ( en dollars de cette époque) :
      – 100 millions de dollars à leur bénéfice ( celui de leurs banques )
      – 500 millions de dollars au bénéfice de l’Allemagne prussienne ” vaincue” ( qui a pu se réarmer pour la prochaine )
      – 600 millions de dollars en négatif pour les alliés ( principalement France et Angleterre)

      Rappel :

      le mécanisme , c’était : les américains prêtent à l’Allemagne pour qu’elle puisse rembourser aux alliés ce qui était imposé ….. de façon indéfinie , au traité de Versailles . Les USA ont prêté 2, 5 milliards de “loans”à l’Allemagne et ont vu revenir en bout de circuit 2,6 milliards .Allemagne reçoit ces 2,5 milliards et paie 2 milliards de dommages de guerre ( reparation payments ) aux alliés ,Les alliés reçoivent ces 2 milliards mais remboursent dans la période 2,6 milliards de “war debts payments”aux USA .

      Les banques américaines sont aussi celles qui ont fait comprendre aux Suisses qu’il serait bienvenu que les banques suisses arrêtent de prêter à Hitler pour acheter du minerai de fer suédois , fût ce pour que la Wehrmacht respecte la ” neutralité” de la Suisse .

  13. Ce qui suit explique t-il en partie, comment peut se construire psychiquement la “… « Zemmourisation » collective du pays tout entier, ….”, du moins avec quels moyens du coté obscure de la force de la manipulation des esprits affaiblis, hébétés, décérébrés, infantilisés…. “moyens” se prétendant être du “bon coté”… parce qu’estampillé “média” (en concurrence pour la première place avec une autre chaîne d’info en continue), il est tenté d’arriver à la fin, à faire croire qu’en France, “on a pas de pétrole, mais on a des idées” (sous entendant qu’à la même époque ou cette idée s’imprégner dans les “basses couches” de la société… les délocalisations étaient “dédiabolisées”)…?

    “Les “donneurs de leçons de morales” de “L’heure des pros”… en deviennent d’un ridicule si abyssale, lorsque leur critique visant l’usage du mot “tri…” dans le contexte des inquiétudes légitimes du personnel des services publics hospitaliers, des réanimateurs… au bord de la saturation… “préconise” de “criminaliser” ceux et celles employant ce mot dans cette circonstance tendue de crise sanitaire (en visant la bureaucratie, technocratie, c’est le sujet de la méfiance entre institutions et citoyenneté qui est attisée, comme le trumpisme l’extrême droite, et “l’establishments”, le “système”…) veut encore faire le buzz, une polémique quoi… qu’ils peinent à convaincre qu’ils ne sont pas responsables de la “peur ambiante” – où des “peurs d’avoir peur”? – dans cette forme de censure de la liberté d’expression qu’ils préconisent… ni du climat anxiogène induisant des “auto-déprogrammations” de patient.e.s atteint.e.s de pathologies chroniques… craignant une infection nosocomiale ( à la covid-19) pouvant être attrapée dans les hôpitaux… Comme s’il n’y avait pas de pénurie de personnel, de matériels, de places, après tant d’années d’austérité de gestions des hôpitaux publics comme une entreprise, derrière les inégalités, précarités que ces crises sanitaire, “sociétale”, de “civilisation”, etc, révèlent, c’est la mémoire qu’il faut rendre “sélective”…?

    Étrange d’ailleurs n’est-ce pas le fait de faire disparaître le mot “sélectif” accompagnant celui de “tri”, comme si “nous” devions avoir une “préférence nationale” à critiquer l’abus d’usage de l’un, rappelant par ailleurs “une médecine de guerre”… plutôt que ce que sous entend l’association des deux dans le contexte de crise sanitaire, renvoyant à une chaîne de responsabilité bien plus large et complexe…?

    Et qui sait, si demain, cette attitude emblématique de “l’immoralité optimisée” (comme pour “l’immorale optimisation fiscale”) voulant “dicter” qui a droit de dire le mot “tri”… et dans quel cas de figure… et qu’est-ce que “l’insécurité”, qui la provoque… ne leur permettra pas de s’exonérer d’avoir à assumer une part de responsabilité dans la misère du monde symptomatique des “politiques du chiffre”, du capitalisme, de la financiarisation du tout… dans le décompte des morts en lien direct avec une infection au coronavirus n’ayant pas eu de lits de réa, médicaments, respirateurs… suffisants… et des décès de pathologies chroniques (avec ou sans facteurs multiples de comorbidité – comme le démontre la suspicion portant sur un vaccin, suspendu hier encore à Berlin, au Canada, etc) – n’ayant pas pu être soigné à temps… s’exonérer comme ils le font pour la part soi disant “bonne”, du coté obscure des activités humaines… des “externalités négatives” polluantes… causant le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité, l’émergence de zoonoses, et de probables futures pandémies….?

    Comme s’ils ne faisaient pas un “tri sélectif” quotidien… dans leur “hiérarchisation” de la valeur morale, des infos, du “poids des mots”, “chocs des photos”… qu’ils préfèrent présenter, de la perceptive “enjolivée” qu’ils leurs donnent, parce “qu’optimiste”, par rapport à celles réalités… qu’ils occultent (concernant la toxicité des “réformes structurelles néolibérales et ultralibérales”, leur “collaboration” à la “dédiabolisation des extrêmes droites) , parce anxiogènes vis à vis du climat de défiance croissante, existant entre ce genre de médias mainstreams connivents des pouvoirs en place et le non respect “systémique” du droit de savoir de la citoyenneté, à qui ils n’apportent même plus de traitement neutre, impartial, pluraliste, de l’actu…?

    Leur “préférence nationale” à plaindre les troubles mentaux, psychologiques, des “temps de cerveaux disponibles” qu’à vouer un “culte féroce”, à la seule subjectivité des doutes, incertitudes, indécisions du “ras le bol fiscal”, “poujadisme”, des “bas instincts”… de l’individualisme du “pouvoir d’achat”… de “l’élitisme”… du “mérite” que leurs donnent leurs “notoriétés”… ne prouve t-elle pas par cette polémique de l’inutilité à abuser du mot “tri”… voir de son interdiction… que si “DICTATURE” il y a, ce n’est pas celle sanitaire qu’il faut craindre – et encore moins de “l’Islamo-gauchisme”, des “ayatollahs de l’écologie” des “khmers verts”… des “indigénistes”… – comme ils se plaisent à le faire croire, mais bien celle “DICTATURE des émotions” sondées à qui ils prétendent n’offrir que le “rassurisme” qu’ils demandent.”

  14. Conclusion…? Quelle “idée” reste t-il au pays de la défunte “déclaration universelle des droits de l’Homme”…?

    “l’Idée” étant de faire croire que ce qui est à un.e propriétaire privé (actionnaires, banques, fonds de pensions de retraites… compris) assisté sans contrepartie comme jamais dans l’Histoire du capitalisme néolibéral, ne l’a été opportunément à l’occasion d’une crise sanitaire … (par exemple les “vaccins…”, masques, respirateurs, matériels médicaux, etc, tout ce qui est du domaine de la santé publique, qui dépendant toujours de la “main invisible” des “marchés”, n’est pas prêt de voir s’exhausser la promesse du “retour des jours heureux”, promesse n’ayant convaincu que celles et ceux y croyant encore) même ce qui concerne la “propriété intellectuelle”, de la “réalité augmentée”…. appartiendra un jour à la “collectivité”, à condition qu’elle “assimile” qu’elle a toujours déploré avec les “zemmouristes” les effets, dont en secret, dans la non transparence, “l’usurpation d’identité”, “l’anonymat”, ils ont toujours chéri les causes…

    1. La Zemmourisation collective : bonne définition d’une dynamique d’affect qui émerge globalement.

      Quelqu’un a retrouvé la goupille pour la remettre sur la grenade ?

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  15. Dit autrement ce qui concerne le “En France on pas de pétrole (in d’uranium d’ailleurs) mais on a des idées” vu parle prisme des “zemmouristes”…?

    En France on n’a pas de vaccin… mais il s’y développe tellement d’idées pour fragmenter, externaliser – diviser pour mieux régner – la responsabilité politique/publique (disons que les dirigeants du public et privé en sont toujours à s’inquiéter de comment lutter contre la demande de justice sociale, “sociétale) vis à vis de l’offre en berne, en pleine pénurie, de “redistribution universelle” du dit produit “miraculeux” (A ne pas confondre avec les NON RECOURS…? Quoi que… Accuser les antivax – dont “l’inculture” des classes populaires supposées voter pour l’extrême droite est de “notoriété publique”, il paraît – et les soignant.e.s… parmi eux… les bureaucrates, technocrates, et certains élu.e.s de terrain… a du “bon” en soi pour le duel électoraliste macron vs l’extrême droite. Mais au delà, la promesse d’atteindre “l’immunité collective” étant aussi absconse… que les inconnus sur les effets secondaires à moyen et long terme de certains d’eux, puis du covid-long… que la durée de “l’immunité” et sa résistance aux variants… que leur capacité à ne pas rendre contagieux-euses, les inoculé.e.s… sont tellement du domaine hypothétique, “spéculatif” sans se soucier de la régulation… qu’il y a de quoi offrir à la “littérature” des romans pour des décennies… )… et de la demande de vaccination… que pareille segmentation de la matière, de son espace et de son temps… ne peut qu’être une “aubaine” pour les “marchés”… de ne pas ” faire profiter à chaque intérêt particulier et pas général… d’un pareil alignement conjoncturel et structurel des planètes (au moins disant moral, fiscal, social, environnemental, en promouvant l’idée de faire acheter par les collectivités, par dessus les accords européens des États , des “vaccins…” peut importe la hausse des prix, la concurrence déloyale… puisque la “vie n’a pas de prix”).

  16. On ne promeut pas impunément, des décennies durant, une “société de service” en promesse compensatoire (dans les guerres commerciales, monétaires, de “civilisations”, etc) de la désindustrialisation…. des productions toxiques, nuisibles, pénibles de biens seulement “externalisées” dans la “négativité” de leurs actions, pollutions…)… sans devoir un jour ou l’autre, en payer le “prix”…?

  17. Salut JBA,

    C’est une manière de voir les choses, il y en a d’autres, et toutes ne mènent pas au même endroit.

    Mais de manière générale on peut être surpris de voir tous ces gens qui s’étonnent de constater qu’une grande partie des anciens pays riches sont sur la pente descendante. D’abord parce que comme le dit dicton populaire, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, et que tous ces croissantistes et technicistes ne comprennent décidément rien au système Terre.

    Sans cette mutation, il n’y aurait pas eu les PVD devenus développés, et encore les nouveaux prétendants à venir à la table de la croissance de biens et services. Le plus étonnant de mon point vu est que cela se soit fait, avec des guillemets, sans un bouleversement planétaire violent, malgré les conflits nombreux mais localisés. Sauf bien entendu si on base le début de ces transferts à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui est je pense le point d’inflexion réel de ce mouvement d’ensemble.

    Il va falloir décroître, et rééquilibrer les productions et les échanges encore, en interne déjà et au niveau planétaire aussi, et de manière plus intégré et plus poussé. Mais ce n’est pas gagné car l’avidité et la peur , le besoin de posséder et de s’assurer de partout n’ont pas disparu. Comme le signalait Timiota, le système est à un niveau d’excitation où les mouvements dans un sens ou l’autre sont de très grandes amplitudes, avec les risques de déséquilibres grandissants.

    On ne pourra pas, enfin si on peut encore, c’est le projet de l’extrême droite et des nationalistes, réarmer industriellement nos sociétés pour les maintenir à niveau de comparaison avec nos amis et voisins des autres continents, sauf à vouloir la dévastation écologique totale, et la guerre thermonucléaire dans les 10 ans pour l’accès aux ressources.

    Après il est vrai, combien de temps, nos collègues chinois et autres BRICS vont accepter nos billets de papier imprimés/minés par serveurs entiers, c’est une question … ?

      1. ” En Europe nous sommes incapables de concevoir […] un micro-processeur pour un smartphone ou une tablette ou un ordinateur ”

        C’est dommage de commencer votre article comme ça, car c’est faux. Tous les microprocesseurs équipant les smartphones, tablettes, et depuis peu les ordinateur Apple sont conçus en Europe. L’historique de ce sujet est particulièrement intéressant. Et même si la boîte qui fait ces développements vient de passer aux Américains (à vérifier, je n’ai pas été voir), les équipes sont toujours en Europe. Idem, me semble-t-il, concernant l’IA du plus grand moteur de recherches US d’ailleurs…

        Pour généraliser, à mon avis nous sommes “en avance” sur les Chinois : pourquoi ont-ils construit depuis 25 ans de grands ensembles immobiliers pour y entasser des ruraux comme nous, européens, dans les années 1960/70, alors que les conséquences néfastes étaient déjà démontrées ?

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