De l’importance du choix de la date des élections

Une chronique de Sylvie Chokron, chercheuse en neuropsychologie, directrice de recherche au CNRS, dans Le Monde d’aujourd’hui : « S’intéresser aux influences des hormones sur le comportement féminin, un sujet hautement politique ».

Un premier extrait :

En demandant simplement à des femmes d’estimer, à vue d’œil, le milieu d’une ligne horizontale d’une vingtaine de centimètres, Markus Hausmann, de l’université de Bochum (Allemagne), a montré que celles-ci commettent une erreur d’appréciation, à gauche ou à droite du véritable milieu en fonction du moment du cycle. Ceci s’expliquerait par une modification du fonctionnement de chaque hémisphère avant ou après l’ovulation.

Un second extrait :

Interrogées sur leur degré de croyance en Dieu ou sur des questions sociales telles que le droit à l’avortement, les réponses des femmes célibataires en pleine ovulation ont révélé une tendance à être plus libérales [P.J. probablement au sens américain = “de gauche”] et moins religieuses, ainsi qu’une préférence significative pour Barack Obama. Etonnamment, dans cette étude, l’ovulation entraînait des réponses exactement opposées, à savoir un degré plus élevé de religiosité et de conservatisme ainsi qu’une préférence pour Mitt Romney, chez les femmes en couple ! Sachant que les femmes votent a priori plus que les hommes, l’idée aurait pu germer de contrôler l’âge, le moment du cycle ou encore la situation personnelle des électrices !

Partager :

19 réflexions sur « De l’importance du choix de la date des élections »

  1. Donc il n’y a que les hommes et les ânes qui, butés, ne changent pas d’avis !
    Plus sérieusement, l’ovulation des femmes n’est elle pas également dispersée dans le calendrier ? Quel serait le “bon” jour ?

    1. Il n’est pas d’animal, plus hérissé, plus sale, et plus gonflé de vent, que cet âne bâté qu’on appelle un savant! Hugo, Le Roi s’amuse,

      1
  2. Ca n’empêche pas qu’il puisse y avoir un gros chouïa de construction culturelle, cet effet.
    En gros, je pense à l’oxytocine, dite “hormone de l’attachement”, et dont la libération lors de l’allaitement est importante pour maintenir la montée de lait si j’ai bonne mémoire.
    (Elle a N rôles, y compris un peu chez les hommes).
    Bref, j’imagine que les émotions que nous avons en faisant des actes tournés vers les autres est en bonne partie de la construction culturelle.
    La façon dont nous pensons à l’attention que nous avons pour elles/eux, sur un mode individuel ou plus collectif, se lie aux récompenses ou sanctions/hontes que nous éprouvons.
    Il suffit que l’acte de voter soit en partie relier à ce “complexe” là pour qu’une induction du type observée ait lieu.
    Pour les hommes, il n’y a certes pas d’équivalent direct et “universel”, mais si on transpose en stade de constipation, ou de toux, ou de tout autre moyen-petit stress organique qui vous pourrit la journée, je ne serais pas étonné que le vote en soit également influé…

  3. Martha McClintock « a étudié la synchronisation menstruelle chez les femmes vivant dans un dortoir universitaire. Elle a rapporté que les femmes vivant ensemble ou qui étaient amies synchronisaient leurs cycles menstruels. Par la suite, elle a proposé que la synchronisation menstruelle soit causée par deux phéromones opposées : une qui raccourcit les cycles et une qui les allonge. »
    Rosebud1871 penche plutôt pour un effet d’identification imaginaire, dont la mécanique physiologique n’a pas besoin d’être éclairée pour opérer.
    Le professeur Chokron devrait trouver une molécule qui permettrait aux femmes d’être en ovulation simultanée ce qui permettrait à “la” gauche ou à “la” droite de gagner les élections en calculant les phases lunaires appropriées. Mais qui donnerait le « la » de gauche et droite ?

    1. ” dont la mécanique physiologique n’a pas besoin d’être éclairée pour opérer.”:

      Résumé: ça marche mais on ne sait pas pourquoi. N’importe comment, savoir est inutile puisque ça marche.

      N’est-ce pas le leitmotive d’ un empirisme frustre, porte ouverte à beaucoup d’abus en matière sociale ou de fraude/approximation en sciences?

      La base des politiques, au moins en France, est: “ça ne marche pas mais on le fait quand même”. Très différents, les politiciens.

  4. Pas simple en effet .

    Ça doit être pour ça qu’en 2017 pas mal de femmes semblent avoir voté pour ” en même temps ” .

  5. Les femmes sont donc soumises à leurs hormones et dès lors qu’elles ne sont pas sous l’influence bénéfique d’un homme, votent n’importe comment.

    C’est très certainement une belle avancée scientifique, mais encore fort incomplète à mon humble avis. Je suis sûr que l’on pourrait aisément prouver que les pauvres – quel que soit leur sexe d’ailleurs – sont également l’esclave de leurs tristes passions.

    La question se pose alors dans toute sa rigueur scientifique : ne faudrait-il pas songer à réserver le vote aux seuls hommes (préciser blancs et vieux serait superfétatoire) dont la richesse prouve la supériorité morale et intellectuelle ?

    2
  6. Coucou,

    Comme disait la comtesse …

    Un titre qui ne laisse pas indifférent, manifestement quelques lecteurs .

    Elle a vraiment une tête à chapeaux ! (trouvée sur le net)

    Bonne journée

    stephane

  7. Ca me rappelle une autre étude qui démontrait que les femmes en ovulation préféraient les apollons musculeux, le machin alpha pour faire simple, et se repliaient sur les seconds couteaux le reste du temps. La justification était qu’elles optimisaient leurs descendence avec du sperme qui casse la baraque et puis se choisissaient un tout mou pour garantir la stabilité matériel nécessaire durant la longue période d’éducation de la progéniture.
    Je vous laisse classez Sarko, Micron, Trump, le Normal et les autres dans la catégorie qui s’impose, pas de surpéposition quantique autorisée.

  8. Bon sang mais c’est bien sur ! :

    “Me too” est en fait une manipulation de masse afin de provoquer une flambée des réunions non mixtes dans le pays, ce qui entrainera une synchronisation générale des cycles permettant un contrôle des votes par les vieux males blancs…

  9. Les dames qui prennent un contraceptif oral n’ont plus d’ovulation ni de cycle naturel. Il est difficile dès lors d’estimer leur préférence de vote.

    1. D’ailleurs on a supprimé le droit de vote après la ménopause , mais certains auraient préféré que ces cas là soient classés blancs ou nuls systématiquement .

    2. Vous avez sans doute trouvé la faille qui invalide cet égarement.
      On peut résumer le truc en disant que l’individu ne fait pas la collectivité.
      Ou mieux: y’en a à qui l’arbre cache la forêt. Un gros arbre, on parle de son égo, exemplaire, forcément exemplaire.
      [Je reconnaît ma dette partielle à ma femme pour cet opinion.]

      Mais elle a réussi son coup, l’auteur de la bafouille dans le Blog de Révérence des Riches. Passer chez Paul est une forme de consécration, non? Non.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.