17 réflexions sur « Covid-19 : Boris Johnson au pied du mur »

  1. Avis aux leaders populistes:
    Le show des bonnes nouvelles ne peut pas toujours fonctionner.
    Heureusement qu’il vous reste la post-vérité 😉

  2. Un “médicament” (presqu’ )anti-C19..?
    Prudence avec ce genre d’annonce..mais quand même un procédé intéressant :

    …”Ils ont développé, à partir d’anticorps de petites tailles de lama, des NanobodiesTM qui empêchent le virus du Covid-19 de rentrer dans les cellules humaines. Ce candidat-médicament a pour vocation d’agir en complément des vaccins, en traitement ou en prévention.
    En mars dernier, le VIB annonçait que l’anticorps Covid-19 développé par ses chercheurs se montrait efficace pour tous les nouveaux variants du SRAS-CoV-2.
    ” …

    https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/2021/07/15/un-medicament-contre-le-covid-19-developpe-et-produit-en-belgique-ORK4HNUKGJEUJHT5KY3S4PNURM/

    1. Très intéressant, merci !

      Comme vous le dites, la prudence reste de mise à ce stade. Extrait de l’article : “Les données récentes générées par ExeVir démontrent une forte capacité de neutralisation in vitro des variants Delta et Gamma” – or, il est parfois difficile d’obtenir une neutralisation in vivo à partir d’une neutralisation in vitro, les deux ne sont pas équivalents.

      Reste que la neutralisation in vitro est la première étape. Ce produit est un bel espoir, même si ce n’est pas encore un médicament au sens propre du terme, c’est-à-dire quelque chose dont l’efficacité in vivo soit vérifiée.

      1. Cette fois c’est un document signé d’une douzaine de pastoriens dont JP Changeux. Est-ce suffisant pour être pris au sérieux ? Pas sûr !
        Les patients ” avec comorbidités” ne meurent pas d’effets viraux mais d’une déficience respiratoire, une anoxie induite par un “choc septique”, lui même induit cette fois par une prolifération virale mais qui peut avoir bien d’autres étiologies. Les médecins ont tendance à traiter des “maladies” – qui elles-mêmes suivent des séquences pathologiques non spécifiques. Le vétérinaire soigne des séquences pathologiques qui se retrouvent “similaires” d’une espèce à une autre, chez le poulet, le lapin la crevette ou l’huître. Le truc de “l’homme de terrain” est de prévenir l’évolution en cours et de ne pas attendre que les choses s’aggravent ! Henri Laborit est un chirurgien de grand talent qui a vécu cette situation sans la comprendre; il a donc cherché à limiter les effets du “choc septique” sans avoir idée de ce qui le provoquait. Il a développé la chlorpromazine utilisé par la suite comme “pré-anesthésique” pour éviter l’emballement des “cytokines”. C’est bien une pathologie non spécifique qui participe à cette “maladie” et il y a heureusement des médecins généralistes qui l’ont compris. S’ils ont travaillé correctement, il ne laisse pas la multiplication virale s’emballer.
        Pour mémoire, en pathologies industrielles animales, l’art de l’éleveur n’est pas de traiter des maladies bactériennes ou virales mais d’inhiber la virulence virale et faire que ces pathologies ne se développent pas. L’éleveur est le plus taiseux sur les détails, à la fois parce que c’est son savoir-faire qu’il a mis au point à grand frais et surtout parce qu’il n’a pas conscience des mécanismes biochimiques et microbiologiques en jeu; la majorité des médecins non plus. La respiration cellulaire et les régulations mitochondriales qui la soutient reste un champ d’interrogations : c’est à ce niveau là que tout se joue !

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    1. @Jeannot :
      “Dans un avis du 31 mars 2021, l’OMS déconseille d’utiliser l’ivermectine pour traiter la Covid-19 en dehors des essais cliniques, en attendant que davantage de données soient disponibles”

      Alors qu’on entend haut et fort par les antivax que les centaines de millions de doses de vaccin déjà utilisées ne l’auraient pas dû l’être, car les vaccins devraient rester en phase III pendant plusieurs années… là, pour un médicament, il faudrait directement passer de la phase animale à l’exploitation sur l’homme. Pas de phase I, pas de phase II, pas de phase III. Allez hop !

      A noter que ce “médicament miracle” est un immunomodulateur, c’est-à-dire qu’il limite l’emballement du système immunitaire. Mais en aucun cas il diminue la charge virale (contrairement aux vaccins). Et il est possible également que la baisse des risques d’hospitalisation ou de séjour en réa soit plus faible avec ce “médicament miracle” qu’avec les vaccins à ARNm. Il fait parti du cocktail des 5 ou 6 médicaments proposés par le médecin texan dont je ne me rappelle plus le nom, et de son collègue français Raoult notamment, qui a montré par le passé combien il se foutait des protocoles scientifiques de recherche…

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  3. voir le graphique Outcome of Cases (Recovery or Death)
    sur https://www.worldometers.info/coronavirus/worldwide-graphs/
    le taux de décès diminue de façon asymptotique, il est actuellement de 2,3%. Ce qui est encore beaucoup !
    Ce qui me chagrine, c’est que si on connait bien le numérateur, il y a un défaut de qualité sur le dénominateur, qui ne comprend probablement pas les cas très peu graves, qui ne sont pas identifiés comme COVID, mais passent pour une grippe ou une “crève” sans importance.

  4. “Cette molécule est connue depuis 1974”

    Pour y traiter la Covid ?
    La posologie reste la même ?
    Ne passe-t-on pas d’une dose unique à une dose quotidienne pendant X jours ?
    Pour le traitement souhaité contre la Covid, on en est encore qu’au tout début des tests. D’où l’alerte de l’OMS. Vous savez, “les méchants qui veulent du mal aux bons Raoult et cie”

    1. C’est votre avis , pour ma part je préfère faire confiance à l’institut Pasteur et ses spécialistes , n’oubliez pas qu’il y a 1 an on nous racontait des histoires de pangolins et de chauves souris mal cuites , actuellement l’OMS fait machine arrière et est en train de demander des comptes au fameux laboratoire de wuhan

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      1. Puisque vous leur faites confiance (et moi aussi), je vous invite à relire la fin de notre l’article, et notamment: “Ces travaux [sur le modèle animal] ouvrent la voie à des axes de développement pour de meilleurs traitements contre la Covid-19 chez l’Homme » conclut Hervé Bourhy, responsable de l’unité Lyssavirus, épidémiologie et neuropathologie et dernier auteur de l’étude.

        On n’en est à peine au début de l’étude. Loin de “les traitements efficaces existent” comme vous l’affirmez.

        1. Je n’affirme rien mais normalement un vaccin doit être utilisé quand il n’y a pas de traitement possible , pourquoi depuis le début il y a blocage là dessus , et pourquoi focaliser sur la charge virale et l’éradication à tout prix de ce virus ? En primo infection il n’est pas si terrible que ça , même mon beau père 67 ans l’a eu , totalement asymptomatique , dans la majorité des cas on s’en remet assez facilement , qu’est ce qui se passe au juste ?

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          1. “un vaccin doit être utilisé quand il n’y a pas de traitement possible”

            Pour commencer, c’est faux : la vaccination systématique permet d’éradiquer la maladie (cf. la variole), mais de toute manière comme il n’y a pas de traitement connu, le vaccin est la bonne approche. Votre opinion personnelle, allant à l’encontre de l’opinion générale, qu’il existe un traitement, est purement anecdotique.

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  5. Réécouter Didier Pittet ce matin 19-7-21 sur France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/les-nations-mobilisees-pour-parer-au-variant-delta-avec-didier-pittet

    Il rappelle à un moment que nous en sommes probablement au 5 ème Coronavirus ! Nous nous sommes protégés naturellement contre les 4 premiers mais celui-ci mute plus vite que les précédents !
    Il souligne (mn18 ) que chaque malade peut avoir besoin de différentes doses de vaccins: je n’avais jamais entendu cet argument et je fais confiance à ce monsieur !
    Il avait dans une intervention précédente signaler qu’il avait probablement lui même attrapé un coronavirus précédent à partir de ses petits enfants. J’ai vécu cette situation et j’ai vu des dizaines d’adultes contaminés à partir des crèches des enfants ! Jamais un éleveur ne tolérerait des “élèves” aussi souvent “patraques” ( élève = termes correct pour les animaux du berger). Il faudra traiter l’aération des crèches prioritairement et très vite – à moins que nos dirigeants ne considèrent cela comme une méthode de vaccination ?
    Deux conclusions rapides: si certaines pathologies spécifiques ont pu être bloquées par des vaccins, tant mieux. Des chercheurs rêvent de bloquer des mortalités en connaissant mieux les souches bactériennes. Or les souches mutent continuellement ! les vaccinations ne sont qu’un pis-aller, un accompagnement du suivi sanitaire basique ! Je parie sur le contraire. Je sais que les souches mutent car ça peut s’observer sur une boite de Pétri et je tente de freiner cette évolution naturelle, de la ralentir en évitant de nourrir les germes pathogéniques. Si vous trouvez des crevettes dans les supermarchés, c’est que les éleveurs utilisent cette technique ! Ceux qui l’ignorent ont disparu.
    Conclusion 2 : nous avons mis en place des “techniques” ça ne s’est pas fait en un jour. Si les molécules intéressantes ne donnent pas des résultats immédiats, il faut en tester d’autres et y travailler plus longtemps au lieu de les interdire. C’est sans doute plus facile dans les domaines vétérinaires : nos animaux sont nombreux et similaires et nous avons une plus large marge de manoeuvre.

    Une des origines de la situation actuelle est d’avoir refuser l’offre immédiate des vétérinaires de mettre en place les tests PCR. Ils en avaient une grande expérience animale qui aurait été utile dès le premiers jours. Leur usage a permis d’éliminer les maladie virales dans les élevages de crevettes; c’est complémentaire à l’usage de suivi sanitaire exigeant pas alternatif !!!
    Pourquoi ce refus ? Parce que “l’Administration” n’avait pas homologué ces tests pour cet usage ! Une étrange défaite méritée !
    Je suis aussi étonné que les chinois n’aient pas offert de nous vendre leurs tests ? Peut-être fallait-il passer par des fourches caudines inacceptables ? Ou ce n’était pas assez cher ? Ou ils savaient que localement “n’importe qui” pouvait en fabriquer ? En Equateur, les aquaculteurs faisaient eux-mêmes des tests PCR contre 3 virus naturellement présents chez les populations naturelles – et qu’il fallait éviter d’introduire en élevage. Evidemment cette technique n’est sans doute pas homologuée.

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