58 réflexions sur « Veille effondrement #50 – Comment cultiver quand il n’y a plus de saisons ? »

  1. Il y a peut être des solutions mais qui ne vont pas plairent au Marché (pétrochimie des intrants, industrie mécanique agricole…) et ça ne sort pas des cerveaux affutés de l’INRA qui prend le train en route !

    Le Bois Raméal Fragmenté (ou BRF)
    Il permet de nourrir le sol mais aussi de protéger le sol de la sècheresse, du tassement des sols par la pluie, limite le dveloppement des plantes non souhaitées… et à titre personnel j’ai pu constaté un hiver à neige où petits pois et fèves avaient gelés sur un sol « normal » et survécu sur un sol avec BRF…
    Pour aller plus loin : https://agriculture-de-conservation.com/Le-bois-rameal-fragmente-un-outil.html
    Recherche actuelle : https://www.youtube.com/watch?v=3hQ1AymcWws
    Témoignage d’un agriculteur : https://www.youtube.com/watch?v=SgqhpNWIOPk

    L’Agroforesterie qui consiste à faire pousser des arbres au milieu des cultures. Nous avons tous en tête les oasis où l’on cultive sous les palmiers, ça peut aussi s’appliquer chez nous mais pas avec des palmiers 😉 Elle associe culture, arbres et élevages dans un cycle vertueux.
    L’agroforesterie pour aller plus loin : https://www.agroforesterie.fr/index.php
    Quand l’INRA prend le train en route : https://www.youtube.com/watch?v=aiCi3L1i6dI

    Aller faire un tour du côté de Ver de terre production :
    https://www.youtube.com/results?search_query=ver+de+terre+production

    Ici comme ailleurs, c’est par la base que les changements arrivent 😉

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    1. Pascal écrit : « Ici comme ailleurs, c’est par la base que les changements arrivent… »…

      It’s to late… So…

      Philippe répond : « Ici comme ailleurs, c’est depuis la base que le deuil s’impose… »…

      1. Résistance et optimisme vont de pair, je pense:
        Je fais encore mon potager, et me chauffe encore au bois (pour le moment avec des branches de chênes). Pour les légumes, j’ai créé une butte en lasagne dans ma pelouse ( You Tube), et possède une serre entre autres pour la reine tomate; quand vient le moment de la récolte de mes petits trésors, que du bonheur. Bien sûr, tout le monde ne dispose pas de son jardin, ni du matériel pour le bois que je façonne et ramène chez moi. Et chacun ici comprendra que le fait de m’informer grâce au blog le plus optimiste » m’aide à cultiver ce jardin qui inclut bien davantage que mes légumes.
        Et je remercie M. Jorion pour tout cela.

    2. @Pascal
      Le BRF est cependant à éviter sur les sols trop argileux en région humide.
      Et puis je ne pense pas qu’il y ait des ressources suffisantes pour couvrir les grandes plaines agricoles (on ne va quand même pas raser les forêts pour couvrir les sols).

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        1. C’est bien adapté chez moi, ou le sol est très sableux, et le BRF un moyen de ramener de la matière organique depuis la  » vallée  » du ruisseau toute proche. Branches d’aulnes, de saules et de chênes et les troncs pour le bois de chauffe.

          J’ai un broyeur à vis qui est sur la prise de force du tracteur, très silencieux.

        2. La faim d’azote lors des premiers apports de BRF sur sol pauvre peut etre compensée par un apport simultané en azote. Et si on continue a apporter du BRF chaque année, le taux de MO remonte rapidement et quand on arrive au dessus des 4% il y assez d’azote dans le sol pour qu’il n’y ait plus de faim d’azote problématique.

      1. @Arkao
        Je ne prétends pas que le BRF soit miraculeux. Il est possible que ça ne marche pas dans certaines conditions. Avez-vous une source à ma communiquer sur le BRF sur sol argileux en milieu humide, ça m’intéresse.
        Mais il serait dommage de déconsidérer le BRF quand il fonctionne dans une grande majorité des cas. Par ailleurs, point besoin de raser les forets pour faire du BRF puisqu’on utilise que des branches jusqu’à 5 ou 6 cm de diamètres. Par contre, cela nécessite de recréer des haies et ça c’est bon pour l’absorption du CO2, car ce sont les jeunes plantes en pleine croissance qui absorbent le plus de CO2, pas les vieux arbres. Là où vous avez raison, c’est qu’il faut abandonner notre vision des grandes plaines céréalières avec 5 moissonneuses qui travaillent côte à côte sur des kilomètres. C’est un choix.

          1. Il me semble que c’est le seul site qui souligne un tel problème. Par ailleurs, j’ai quelque doute sur leur compréhension du BRF quand je lis : « suite à l’incorporation du BRF dans le sol, celui-ci s’est révélé plutôt hostile à la vie ». Dans la pratique que je connais du BRF, on ne « l’incorpore » pas dans le sol !? On « griffe » le sol tout au plus. Les jardins où j’ai fait mes propres expériences de BRF était avec un sol argileux, je n’ai pas noté de problème particulier et les champignons se sont bien installés. Il serait intéressant d’avoir un point de vu plus scientifique.

        1. Ce sont les vieux arbres qui absorbent le plus de carbone voir ici:
          https://www.nature.com/articles/nature12914
          dont voici la traduction DeepL:
          « Les forêts sont des composantes majeures du cycle global du carbone, fournissant une rétroaction importante aux concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Notre capacité à comprendre et à prévoir les changements dans le cycle du carbone forestier – en particulier la productivité primaire nette et le stockage du carbone – repose de plus en plus sur des modèles qui représentent les processus biologiques à plusieurs échelles d’organisation biologique, des feuilles des arbres aux peuplements forestiers. Pourtant, malgré les progrès réalisés dans notre compréhension de la productivité à l’échelle des feuilles et des peuplements, il n’existe aucun consensus sur la nature de la productivité à l’échelle de l’arbre individuel, en partie parce que nous ne disposons pas d’une évaluation empirique générale permettant de déterminer si les taux de croissance absolue de la masse des arbres (et donc l’accumulation de carbone) diminuent, restent constants ou augmentent à mesure que les arbres augmentent en taille et en âge. Nous présentons ici une analyse globale de 403 espèces d’arbres tropicaux et tempérés, qui montre que pour la plupart des espèces, le taux de croissance de la masse augmente continuellement avec la taille de l’arbre. Ainsi, les grands et vieux arbres n’agissent pas simplement comme des réservoirs de carbone sénescents, mais fixent activement de grandes quantités de carbone par rapport aux arbres plus petits ; à l’extrême, un seul grand arbre peut ajouter en un an la même quantité de carbone à la forêt que celle contenue dans un arbre entier de taille moyenne. Les paradoxes apparents de l’augmentation de la croissance des arbres individuels avec leur taille malgré la baisse de la productivité au niveau des feuilles et du peuplement peuvent être expliqués, respectivement, par l’augmentation de la surface foliaire totale d’un arbre qui dépasse la baisse de la productivité par unité de surface foliaire et, entre autres facteurs, par la réduction de la densité de population liée à l’âge. Nos résultats résolvent les hypothèses contradictoires sur la nature de la croissance des arbres, éclairent les efforts visant à comprendre et à modéliser la dynamique du carbone forestier, et ont des implications supplémentaires pour les théories de l’allocation des ressources et de la sénescence des plantes. »

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            1. Hum j’ai posté au mauvais endroit, ce poste aurait dû se placer sous le poste ci-dessous d’Ecodouble.

              MG, J’en profite tout de même pour rebondir sur votre post.
              J’ai fait une recherche rapide sur les diverses modalités de l’exploitation forestière :
              https://ecotree.green/blog/exploitation-forestiere-comment-ca-marche
              Et ici la politique de l’ONF : https://www.onf.fr/+/e1::la-politique-environnementale-de-lonf.html
              Dans les deux cas aucune mention de la contribution des forêts à la lutte contre le réchauffement climatique. Ai-je raté quelque chose, ou bien effectivement la politique forestière actuelle n’intègre toujours pas ce paramètre ?

              1. A propos de la politique de l’ONF (et de politique tout court).
                Hier, Pompili est venue en grandes pompes -je ne parle pas de ses chaussures- près de nos contreforts cévenols saluer les résultats du label « bas carbone ». La Poste -jadis service public- a généreusement contribué à financer la plantation de pins de Salzmann, essence emblématique d’un boisement fragilisé entre autres par de récents incendies. Je pollue, moi? Non! Je « compense »! » « C’est pas du greenwashing » s’est-elle enthousiasmé -sans en apporter la preuve-, en plantant un spécimen du précieux végétal (c’est l’été qu’on plante un arbre? je ne savais pas). Elle n’a pas fait le détour par la forêt de Valbonne toute proche. Une hêtraie relique de l’ère glaciaire que l’ONF, en voie de privatisation larvée, avait commencé à découper à la tronçonneuse pour en faire du bois de chauffage. Un tollé citoyen (communes, associations) a pour l’instant interrompu le massacre. A quand le label bas carbone pour l’ONF?
                Sacrée Barbara!

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            1. Pas de quoi, c’est un plaisir de partager. D’autant plus que le sujet est d’importance et j’ai insisté auprès de l’écologue forestier pour qu’il insiste lui-même dessus dans ses conférences. Après l’arbre ne doit pas cacher la forêt, il faut s’intéresser à l’ensemble et c’est passionnant.

              1. ( Doublon – Je n’avais pas vu que vous l’aviez déjà posté mais j’y avais aussi pensé ! )

    3. Cher Pascal
      Vous le voyez avec les dents, le bois ?
      Non ! On le broie avec du pétrole.
      En plus, du bois, il y en a de moins en moins. On le coupe et il brûle, les deux de plus en plus.
      Commencez par le commencement :Protéger les arbres existants et plantez en.

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      1. Cher écodouble
        « Commencez par le commencement :Protéger les arbres existants et plantez en. »
        Vous ne m’avez pas bien lu ou je me suis mal exprimé. L’agroforesterie préconise de planter plus d’arbres et le BRF est a associer avec la plantation de haies bocagères qui serviront à produire le BRF. Il ne s’agit en aucun cas de couper des arbres mais l’inverse.

        1. Pascal
          Il est indéniable que le BRF est bon pour les sols, sauf cas spécifiques. Je n’ai pas dis le contraire.
          Mais vous, comme pratiquement tous les humains, dont Paul, dès qu’on vous parle de pétrole, HOP ! vous éludez (un jour que je disait à Paul qu’il n’y a plus de pétrole il me répondit, le très grand classique : « On trouvera autre chose ! »)
          Ben non ! On doit pas éluder. On ne peut plus éluder. Parce que du pétrole, y en a plus ! Du moins il y en a plus autant que les humains voudraient qu’il y en ait.
          Est-ce que vous saisissez ?
          Et c’est sans parler des conséquences environnementales qu’il y a à le consommer. Les roches témoignent bien de ce que furent les temps anciens où le CO2 était abondant dans l’atmosphère : des étuves.

          Et par exemple, est-ce que vous saisissez qu’il y a un énorme problème – un colossal problème – lorsqu’une journaliste, sur France Inter, il y a deux mois environ, au moins lors de deux bulletins d’infos successifs, s’enthousiasme en annonçant, comme une « excellente nouvelle », que d’ici la fin de l’année la « demande en pétrole » – la « DEMANDE » ; je re-répète : « la demande » – sera de nouveau au niveau de celle qu’elle était avant le Covid ????
          La dame, journaliste, confond « demande » et « offre » ! sans même s’en rendre compte.
          Or, s’il peut ne pas y avoir de limite avec la demande, l’offre, elle, dans notre monde, est toujours limitée ; pour tout ! A part peut-être, bien sûr, « l’offre » en connerie humaine qui semble bien (Einstein en parla) illimitée ; et même plus illimitée encore que l’Univers, si tant est que celui-ci soit infini effectivement et que « plus infini que infini » veuille dire quelque chose (j’ose aller plus loin qu’Albert ; car j’ai désormais plus de recul que lui n’en avait lorsqu’il en parla).

          En matière de pétrole, les envies font la « demande », et ce n’est pas fondamentalement un problème, sinon qu’au delà d’une certaine limite cela relève de la folie.
          Par contre, surtout en matière de pétrole – et aussi de métaux, eau, sols, oxygène, sable – l’offre, dès l’instant qu’elle est à la baisse irrémédiablement, peut devenir un immense problème. Problème capable d’être la source d’un effondrement complet précédé d’un conflit généralisé ; l’intelligence n’étant pas la qualité première d’un(e) dirigeant(e) politico-militaro-économique.

          Les humains sont des machines à éluder les fondamentaux.
          Apprenez la définition de l’énergie – à par timiota et quelques rares autres sur ce blog, je ne suis pas sur que beaucoup puisse la donner. Cela devrait vous faire ouvrir les yeux au point de pouvoir voir plus loin que si vous vous trouviez perché sur les épaules de géants… et géantes.

  2. Le monde agricole n’est pas le seul secteur dans lequel l’économie d’une entreprise et la vie des familles dépendent d’une monoculture.
    Il faudrait aussi recenser les  » niches professionnelles  » qui reposent sur une mono-activité.
    Tourisme, sous traitance dans l’industrie, transports incessants pour assurer la gestion des stocks à flux tendus, commerces reposant sur un seul produit …
    Varier les activités et développer les modes de réparations sont devenues indispensables.
    ( Avec démocratisation accrue et rationalisation stricte. )

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  3. Chère toutes, cher tous,
    ben oui va ben falloir, bouffer, manger se restaurer !!!
    Et le temps qui joue au chien fou dans un jeu de quille !!!
    Alors pourquoi pas un peu plus de techno et d’OGM !!!
    Et quand un tracteur consomme entre 50 et 100 de gasoil à l’heure, quid du partage de l’énergie !!!
    Pas de cerise cette année, pas de pèche cette année, pas de pomme cette année, les tomates ouf avec la serre les premières fin juillet (et oui le mois de juillet le plus chaud de la planète fût le plus froid du coté d’Orléans).
    BRF ou pas, Butte (pour réchauffer la terre) enfin nous avons mixé plusieurs techniques, rien n’y fait le froid la pluie et le mildiou nous ont rendu le potager relativement dévasté.
    Inquiet moi, non mais j’ai quand même 3 mois de reserve au cas ou comme le faisait mes grands parents avec un cave remplie pour faire fasse à des ruptures de normalité.
    A oui au 19 siècle les maraichers parisien se targuait de faire 8 rotations, soit faire pousser 8 légumes différents sur la même planche ( un rectangle de terre).
    Il n’y a plus qu’a faire sauter le goudron comme à Detroy une ville effondrée, ce n’est que le début préparez vous !!!

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    1. Salut Pierre,

      C’était la « chauffe » du crottin, l’inclinaison des buttes (tant de degrés d’inclinaison = tant de latitude de gagné), les paillasses pour couvrir et les brise-vent (haies et murets). E. Coleman prétend qu’ils avaient atteint un niveau d’excellence jamais égalé ou quasi. En parlant de température, il cultive, lui, dans un état du nord-est des États-Unis (genre le Maine) où il fait -30 l’hiver et apparemment ça marche plutôt pas mal.

      J’avais mis le lien vers le bouquin des maraîchers parisiens il y a quelques temps, c’est passionnant !

      Bonne soirée !

      1. Ah, la forme en « toit d’usine » était une ruse marxisme de la Confédération Paysanne, je m’disais aussi (bon ok, je sors).

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        1. Salut timiota,

          Dans le bouquin, ils calculent pas en degrés mais en… cm, je crois, et à 45 degrés, ils parlent de 15 jours d’avance si mes souvenirs sont bons. Mais le vrai truc, c’était le crottin de cheval en quantités astronomiques ramenés par charrettes entières (pas de voyages à vide) et utilisé à différents stades – du coup de feu au demi mûr et finir en paillage. Du melon quasi toute l’année… 1700 ha, 1800 maraîchers, surface moyenne environ 0.75ha, 6 personnes par parcelle et Paris approvisionnée en légumes ! 1ha pour les meilleurs chefs d’exploitation… ça laisse rêveur quand même.

          http://permabox.ressources-permaculture.fr/3-PRODUCTION—SAVOIR-FAIRE-ET-TECHNIQUES/CULTIVER/MARAICHAGE/LIVRE_Manuel-pratique-de-la-culture-maraichere-de-Paris-(1845)_de-Moreau-et-Daverne.pdf

          1. Ah, oui, l’ami Baptiste Monsaingeon dans son Homo Detritus (coll. Anthropocène / Seuil) parle des maraîchers de la plaine de Montesson (au nord du Vésinet dans la boucle de la Seine à l’ouest de Paris), et du fait que les déjections des {humains ? équins ? } parisiens étaient la clé de l’affaire.

            Julius von Liebig avait l’autre bout du puzzle (davantage la chimie), les p’tits français ne connaitrons que sa soupe en boite.

    2. @Pierre
      Par chez nous dans les Pyrénées, on voit de plus en plus de jardiniers qui cultivent leurs tomates sous un petit abri pour limiter les pluies trop fréquentes. Juste un chassis en bois avec une tolle en pétrole… en plastique par dessus.

  4. LIBAN –

    1/ Le Parisien :

    «Les signes d’un effondrement total du pays» : au Liban, le prix du carburant flambe, la pauvreté explose » :

    https://www.leparisien.fr/video/video-les-signes-dun-effondrement-total-du-pays-au-liban-le-prix-du-carburant-flambe-la-pauvrete-explose-29-06-2021-3FLXOQQW4VDMZBCSG6FSVQHRFQ.php

    2/ Le Figaro :

    «  Liban: quinze banquiers interrogés sur des transferts suspects à l’étranger » :

    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/liban-quinze-banquiers-interroges-sur-des-transferts-suspects-a-l-etranger-20200302https://www.lefigaro.fr/flash-eco/liban-quinze-banquiers-interroges-sur-des-transferts-suspects-a-l-etranger-20200302

    3/ Unicef :

    «Liban : les systèmes d’approvisionnement en eau sont au bord de l’effondrement »:

    https://www.unicef.fr/article/les-systemes-dapprovisionnement-en-eau-sont-au-bord-de-leffondrement-au-liban-plus-de-71-des

    4/ Reporterre :

    « Au Liban, l’agroécologie pour survivre en temps de crise » :

    https://reporterre.net/Au-Liban-l-agroecologie-pour-survivre-en-temps-de-crise

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    1. Comme quoi, quand tout s’effondre, tjs grâce aux caissiers, on revient aux fondamentaux.
      Hélas, au train où vont les choses pour le Monde, ce sera trop tard ; d’autant que les « manuels » qui connaissent les fondamentaux sont très rares. Perdus dans la masse des consommateurs.

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  5. J’ai l’impression qu’il n’y a que les ecologistes et LFI qui portent vraiment attention à ce sujet à ce stade de la campagne présidentielle, après le sinistre naufrage du gouvernement sur le sujet, malgré les « engagements » presidentiels, et le bon travail de la commission citoyenne sur le climat.

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  6. Chères toutes, Chers tous,

    Effondrement et résilience alimentaire, sommes nous prêts ?

    https://resiliencealimentaire.org/

    Le site n’est pas facile pour trouver les articles, menu, ressources, nos articles

    Un bon article du même site sur comment les Russes ont survécus aux effondrements avec leurs jardins.
    https://resiliencealimentaire.org/les-collectifs-de-jardins-russes-une-organisation-resiliente/

    Une belle analyse systémique de la situation actuelle et des propositions :
    https://resiliencealimentaire.org/covid-19-qui-veille-au-grain-pour-demain-lanalyse/
    https://resiliencealimentaire.org/covid-19-qui-veille-au-grain-pour-demain-les-propositions/

    Et dire que l’Union Européenne n’a que 12% de réserve de consommation annuelle de céréales.
    Est ce que cela vous fait peur ?

    Dans les propositions :
     » l’Union européenne a en réserve l’équivalent de seulement 12 % de sa consommation annuelle de céréales – soit 43 jours. La marge de manœuvre est donc très faible en cas de mauvaise récolte. Quant aux provisions des particuliers, elles n’ont probablement jamais été aussi maigres. »

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    1. Merci Queartpierre,
      Toutes ces infos devraient faire la une de nos journaux télévisés, au lieu de rassurer le quidam avec les sempiternels reportages sur la fabrication artisanale des fromages du cru qui sont certes bien sympathiques mais qui font écran à l’affligeante réalité du monde agricole ainsi qu’aux propositions plus globales qui s’imposent.

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      1. Je vous rappelle Pierre-Yves que les médias ont pour principale fonction de « vendre du temps de cerveau disponible » !
        Heureusement qu’aujourd’hui on dispose des réseaux sociaux même s’il y a à boire et à manger (et à jeter) dans ce que propose la toile.

        1. Pascal,
          Je suis naïf, j’espère que par un heureux hasard un journaliste digne de ce nom viendra sur le blog et lire mon commentaire, et, ni une ni deux, fera la révolution dans sa rédaction pour pour imposer une info digne du XXIème siècle . 😀

          Ou alors peut-être faudrait-il créer une nouvelle chaîne d’info qui traiterait en continu de tous ces sujets, les chaînes d’info en continu habituelles se verraient alors ringardisées.

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  7. Chère toutes, cher tous,
    Cher Toutvabien,
    oui la production électrique augmente en chine et en même temps la consommation globale d’énergie baisse.
    Pour info la part de l’électricité dans la consommation globale d’énergie est de 19% et l’AIE espère qu’elle passe à 25% d’ici 2060. https://energies-media.com/part-electricite-conso-finale-energie-mondiale-20-aie/
    En même temps le trafic aérien s’effondre, la production de voiture y tout, le pic de production de voiture était bien avant la covid avec 87 millions de voiture produite dans le monde.
    Cette année les prévisions sont même pas à 70 millions de voiture produite.
    Alors oui la conso d’électricité augmente mais par rapport à la descente des énergie carbonée qui représente 80% de l’énergie totale y a pas photo nous sommes sur le tobogan.
    Bien à vous.

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    1. Allons c’est très sérieux, imaginez-vous, des années à stériliser vos terres avec minutie et voilà t’y pas que des petits malins viennent jeter des graines dans votre désert écologiste. y-a vraiment de quoi être furieux!!!
      Plus sérieusement, pourquoi pensez-vous que l’on ne favorise pas la permaculture?
      Est-ce que ça ne serait pas un peu chiant à imposer par hasard?

  8. Finalement, toutes les addictions ne sont rien à côté de notre addiction au pétrole. Le sevrage va être difficile et potentiellement violent.
    C’est tout notre rapport à l’énergie facile qu’il va falloir repenser.

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      1. Comme disait (le regretté) Desproges: « Ils sont bons avec leurs cinq fruits et légumes par jour. Moi, à la deuxième pastèque, je cale ».

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