Veille effondrement #74 – Circonspection & renaturation, le plan Z ? #1/2 par JeNeSauraisVoir

A force de lire des explications que je qualifierais de maladroitement sentencieuses sur les motifs du refus du pass sanitaire et plus profondément sur les raisons de la résistance à la vaccination, je me suis demandé s’il ne serait pas intéressant d’essayer de formuler une explication ou tout au moins de poser la question d’une autre manière ?  L’exercice me parait d’autant plus envisageable que j’ai moi-même un peu de mal à adhérer à tout ce que l’on décide dans la précipitation. Et même si ce n’était pas le cas, partageant une part d’humanité avec les anti-vax, il me semble possible d’essayer de ressentir leurs motivations. Le refus du pass sanitaire et la résistance à la vaccination sont, je crois, révélateurs de bien des choses sur nous et sur notre société. Le pire serait que nous refusions à regarder de près sous le prétexte spécieux que la maison est en feu et qu’il n’y a rien d’autre à faire que de courir droit devant. A ce train-là il y a toujours quelque chose qui brule (d’autant que nous sommes entrés en effondrement) alors sortirons-nous jamais de l’auberge ?

Pour tenter de couper court à toutes les supputations qui auraient pour effet de m’éloigner de mon sujet principal, je précise qu’à ce jour, je suis nanti d’un pass sanitaire à la suite d’une vaccination unique justifiée par le fait que j’ai été testé positif dans le courant de la troisième vague, heureusement presque sans symptômes hormis d’avoir transpiré nuitamment, ce qui fut la raison pour laquelle j’ai voulu faire un test. J’ajoute qu‘avant ce test positif j’étais un peu hésitant quoique assez disposé à me présenter à la vaccination quand mon tour arriverait. Mais après avoir été contaminé et ayant constaté que mon organisme a assez bien résisté, je me suis dit que je pouvais attendre un peu, que le virus disparaitrait peut-être avant que mon immunité acquise ne s’estompe ou que mon organisme résisterait de mieux en mieux. J’étais dans la situation d’un supporteur qui a vu son idole de boxeur remporter un combat et qui est devenu presque plus confiant que le combattant. 

Mais revenons aux motifs du refus du pass et aux raisons de la résistance à la vaccination. J’ai organisé mon exploration du sujet en deux volets.

Premier volet : de notre difficulté à gérer la pluralité

La séquence des évènements que nous avons vécus depuis le début de la crise sanitaire semble illustrer, une fois de plus, l’incapacité de nos sociétés à gérer la pluralité. Nous avons ainsi tendance à transformer toute question en un affrontement entre le  vrai et le faux, en opposition entre le bien et le mal. Il faut toujours que tout se termine par la victoire d’un camp sur l’autre et nous poursuivons ce combat même lorsqu’il est devenu inutile quitte à ressusciter la controverse sous d’autres formes.

Peut-être devrions-nous accepter de laisser s’installer un peu de palabre dans nos sociétés ? Ce que je m’apprête à dire au sujet de la palabre, je le tiens d’un de mes profs de lycée, un excellent homme d’origine Suisse qui a passé sa vie active (soit plus de 40 ans) en Afrique. Mais j’assume l’entière responsabilité de la restitution que je fais ici. La palabre est habituellement dédaignée parce qu’elle consiste en un bavardage d’apparence désorganisé d’où il ne ressort généralement aucune décision concrète. Pour une société habituée à planifier, à écrire des programmes puis à les exécuter, la palabre est indubitablement une perte de temps.

En regardant de près, il est toutefois possible d’y reconnaitre un dispositif d’élaboration de consensus social respectant la pluralité. On ne s’exprime pas dans une palabre pour gagner, pour l’emporter sur l’autre. Il ne s’agit pas de faire triompher une opinion tenue pour vraie sur une autre qui serait fausse. La palabre est le lieu de rapporter des faits, d’exprimer des idées, de soutenir une opinion ou même de tenter une mystification en convoquant les âmes des ancêtres. Il est vrai que le cheminement de la parole peut rapidement tourner à la récitation de proverbes (comme il est dit dans un passage de « Comment la vérité et la réalité furent inventées »). Chaque orateur prend la parole à son tour sans forcément s’exprimer en réponse aux locuteurs précédents, d’où cette impression de décousu. On se croirait sur un blog tiens ! Au final une palabre offre à l’assemblée des participants un éventail assez complet des idées et positions du moment. Et puis chacun repart avec ce qu’il a entendu sans qu’il lui soit enjoint d’épouser la position unique (ou unifiée) que représenterait une synthèse, une opinion majoritaire ou un projet de plan d’action.

C’est à partir de ce que chacun a entendu lors de la palabre que s’élaborent les positions futures par glissement progressif quelquefois imperceptible. L’on se rend compte alors que les crispations sont loin d’être définitives, que les antagonismes sont moins marqués qu’il n’y parait. C’est ainsi que s’installe un cours principal des évènements à côté duquel apparaissent ou subsistent quelques ruisseaux secondaires plus ou moins importants – en toute pluralité j’allais dire ! Il me semble que le rôle d’une collectivité un peu soucieuse du bien-être de chacun de ses membres est de réaliser et de prendre soin de la pluralité avec le plus de douceur possible « quoi qu’il en coûte » et non d’encourager ses représentants à jouer les pères fouettards dans une sorte de célébration paroxystique de la dictature de la majorité (d’opinion – et encore).

D’après un raisonnement que j’ai lu notamment sur ce blog (de Paul Jorion), nous serions dans une situation où l’on demande à des individualités de faire un effort pour le bien du collectif. Cela n’implique-t-il pas que, dans le même temps, le collectif prenne soin de ménager les individualités surtout lorsqu’elles hésitent, y compris pour des raisons que l’on jugerait irrationnelles  – mais notre vie est-elle uniquement rationnelle ? Notre société agit souvent comme si quelques bergers connaissaient le chemin de sorte qu’il leur revient, de plein droit, de mener le troupeau à marche forcée. Nous le faisons notamment dans le choix inconditionnel du capitalisme envers et contre tout. Nous le faisons pour bien d’autres choses. C’est devenu l’unique mode de fonctionnement de nos sociétés. Qui sont-ils donc ceux qui prétendent connaître le but de la vie et qu’il faudrait suivre à marche forcée ?

Mon propos n‘est pas de faire dans le refus à tous crins, en dépit du bon sens, mais de nous inciter à faire un peu plus attention aux hésitants, à nous méfier des proclamations péremptoires qui ne tiennent en général qu’un moment. Il me semble que l’hésitation n’a pas toujours été mal vue, tout particulièrement en France. En d’autres temps, nous avions décidé qu’il était urgent d’attendre avant d’accepter totalement les OGMs, que rien ne pressait vraiment en matière de clonage humain. Nous avons appelé ça le principe de précaution et nous en étions même très fiers. Certes les situations ne sont pas exactement comparables mais nous avons entendu faire de l’hésitation une vertu alors notre volte-face du moment devrait nous interpeller un peu. Et pendant que nous y sommes, les responsables politiques de premier plan qui se montrent si confiants sont-ils prêt à prendre la responsabilité de sanctions personnelles  si demain ou après-demain il apparaissait que nous aurions mieux fait d’attendre avant de vacciner certaines populations notamment ? Ne s’apprêtent-ils pas plutôt à nous resservir le couplet du scandale du sang contaminé « coupable mais pas responsable » ou l’inverse je ne sais plus ? Et que ferons-nous demain lorsque des industriels ou des apprentis sorciers décideront d’activer la jurisprudence coronavirus que nous sommes en train de constituer : dès lors que les résultats de recherches en laboratoire et des premiers tests sur le terrain sont validés par un comité scientifique, cela vaut autorisation d’exploiter l’invention et gare au pays qui osera s’y opposer ?

Au passage, vous aurez observé que je ne souhaite pas me lancer dans un débat sur la question de savoir si la vaccination serait ou non l’unique solution dont nous disposions pour gérer la crise du coronavirus. Je pense qu’il y a une vraie inquiétude dans le fait que nous soyons uniquement occupés à activer cette solution dans une sorte célébration de la victoire du vrai sur le faux alors que pour la catastrophe annoncée de l’effondrement nous travaillons sur pas moins de trois plans. L’on comprend bien que d’autres possibilités seraient  envisageables mais que ce qui est véritablement en jeu c’est une certaine hiérarchie des coûts/bénéfices que nous opposons sans ménagement à la tranquillité de ceux qui hésitent – mais de quel droit ? On pourra donc retenir que je déplore dans cette affaire du pass sanitaire, dans ce refus du souhait de se soustraire à la vaccination, un déficit assez fréquent dans nos sociétés en matière de gestion de la pluralité. Avec l’effondrement, il sera de plus en plus compliqué d’obtenir que l’ensemble des citoyens se comportent comme un seul homme. Ce n’était déjà pas le cas avant alors autant (ré)apprendre la pluralité sans délai.

(à suivre…)

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7 réflexions sur « Veille effondrement #74 – Circonspection & renaturation, le plan Z ? #1/2 par JeNeSauraisVoir »

  1. Cher JeNeSauraisVoir.

    Vouliez vous faire aussi allusion indirectement à une « dispense de peine pour cause de négligence » d’une ex-responsable du FMI, qui aujourd’hui à la têt de la BCE défend l’austérité les « réformes structurelles » des « États providences », « dispense… » survenue en pleine crise des subprimes, des dettes publiques, etc… (se rappeler des affaires du »petit Napoléon » – ex-usurpateur d’identité – dans l’affaire Tapie/Adidas/Crédit Lyonnais/etc…) lorsque vous mentionnez avec « doute » :  » … Ne s’apprêtent-ils pas plutôt à nous resservir le couplet du scandale du sang contaminé « coupable mais pas responsable » ou l’inverse je ne sais plus ? Et que ferons-nous demain lorsque des industriels ou des apprentis sorciers décideront d’activer la jurisprudence coronavirus que nous sommes en train de constituer : dès lors que les résultats de recherches en laboratoire et des premiers tests sur le terrain sont validés par un comité scientifique, cela vaut autorisation d’exploiter l’invention et gare au pays qui osera s’y opposer ?) … »

    Aviez-vous inconsciemment l’arrière pensée de ces notions de « dispense… » « d’exemption… » politicienne, institutionnelle – englobant avec l’histoire de « l’obligation vaccinal » et d’avoir à fournir un « pas-sanitaire », le personnel du « monopole de la légitime violence de l’État », votant à plus de 50% pour l’extrême droite… – qui semblent être devenues l’ultime « RECOURS » (quand les NON RECOURS, inégalités d’accès aux droits, soins… des plus pauvres, précaires victimes de « discriminations systémiques »… explosent en toute impunité et indifférence) des candidatures électorales locales comme nationales, et d’autres hauts fonctionnaires, ministrables… décisionnaires au niveau collectif et institutionnel… dont le parallèle avec le cadre d’avoir à déterminer, définir… ce qu’est un « aléa moral » vis à vis de la gestion néolibérale des perdant.e.s… et des pertes sociales, morales, fiscales, environnementales inacceptables … de la crise des subprimes… renvoie à ce qu’est un bénéfice court-termiste du « pas-sanitaire » et de l’inoculation de « vaccin… » toujours pas en licence libre, et en rien désolidarisé, soustrait (comme les promesses du « retour des jours heureux » pour les biens communs que sont les services de santé publique, leurs recherches…) de la « main invisible » et soit disant « magique », de ses secrets d’affaires, conflits d’intérêts, intérêts particuliers et clientélistes, carriéristes, corrompus et corrupteurs des « marchés » et spéculateurs, pariant sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendus et des prix, d’une troisième dose (dans les pays riches, alors que seulement 25% de la population n’a reçu qu’une dose), les masques, gants, blouses, respirateurs, médicaments, réactifs de test, purificateurs d’air, contrôleurs de CO², denrées alimentaires, etc et hausses des dépenses contraintes [énergétiques, de fournitures scolaires, etc]… des risques à moyen et long terme dont les facteurs inconnus, sont les variables d’ajustements identifiables dans les pays riches… comme pauvres… aux publics non vaccinés parce que non prioritaires, et aux primo-perdant.e.s du dérèglement climatique de la perte de la biodiversité, des guerres commerciales, monétaires, de « civilisations » se fichant des effets secondaires que sont les émergences de Zoonoses…?

    1. M’étant quelque peu emmêlé les pinceaux – et veillez m’en excuser d’ailleurs – concernant les dates des évènements qui d’une part, abordent la « dispense de peine » [survenue en 2016, des suites d’une décision de la CJR] d’une ex-ministre française devenue patronne du FMI puis actuellement de la BCE, affaire ayant eu pour conséquence de dédommager pour « préjudice morale » un politique affairiste « de gauche » plus que de raison (l’affaire financiaro-politique – révèlent la gestion de la finance publique et privée – et est en cour de jugement, et les plus de 400 millions de préjudices sont gelés il me semble)… et d’autre part, soulèvent une similarité, analogie (les dirigeant.e.s du public/privé… semblant s’inquiéter plus, seulement, de comment lutter contre la menace de justice sociale, et « sociétale ») de ce principe de « dispense… » avec la « déresponsabilisation politique » de la gestion néolibérale de la crise sanitaire de la gouvernance française… et européenne… actuelle… et de l’industrie pharmaceutique… cette recherche de corrélation n’en demeure t-elle pas moins pertinente dans un contexte ou conséquemment aux décennies de politiques d’austérité, de « réformes structurelles néolibérales » des services publics hospitaliers, et droits puis protections sociales (droits du code du travail, conseil prud’homale, médecine du travail, inspection du travail…), le nombre insuffisant de place de lits de réa (et de masques, gants, blouses, respirateurs médicaments de ré… en début de pandémie…) pour sauver autant les vies atteintes de facteurs multiples de comorbidité, du covid-long, des risques inconnus (y compris en terme d’atteinte incapacitante, invalidante dans l’exercice d’une prof… et de reconnaissance dans une prise en charge à 100%) d’effets secondaires à moyen et long terme de certains vaccins… que de pathologies chroniques (cancer, etc) ayant vu et voyant encore pour certaines, en certains en certains territoires ou les inégalités explosent… leur soins, traitements, suspendus… semble être traité médiatiquement et politique – de la part du duel mortifère d’un éternel second tour électoral présidentiel, opposant la macronie à l’extrême droite/droite extrême – de la même manière méprisante, hautaine… que le nombre insuffisant de doses pour vacciner tout le monde (au sens propre d’une nation, comme au figuré au sens de toute la population mondiale) « en même temps », dont personne ou presque ne parle…?

      1. Pour résumer, synthétiser, « simplifier » avec la plus profonde et complexe difficulté (il paraît que « ce qui ce conçoit bien, s’énonce clairement »… et les mots viennent si « librement » pour l’exprimer… qu’il semble ne plus avoir besoin d’y réfléchir, de se référer à l’égalité des chances » de l’éducation… – du genre « il y a du bon dans coté obscure de la force »…) la somme des idées sous-jacentes explicitées si dessus dans les commentaires précédents… si pour un « préjudice moral » estimé à plus de 400 millions d’euros d’un propriétaire privé/et politicien d’entreprises – entreprises tant assistées sans contreparties (dans le passé, ou toujours d’actualité ?) au point que même l’extrême droite/droite extrême des médias mainstream est prête à faire des pieds et des mains pour défendre pareil « conquête de gauche »… – « l’opinion » (« cette pute qui prend par la main le juge »…?) est capable de mobiliser autant son attention en diluant sa raison avec celle des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la « DICTATURE des émotions » sondées, seule capable de « réconcilier » leurs doutes, incertitudes, indécisions électorales, avec leurs « ras le bol fiscaux », « poujadismes », bas instincts »… sur la personnalisation et personnification du « pouvoir politique » du »monde d’avant » (la cinquième république seulement ?)… combien et quells séquelles et traumatismes des suites des effets secondaires à moyen et long terme… de la vaccination, des médications, traitements, du covid-long, des pathologies chroniques mal soignées, des facteurs multiples de comorbidités et décès ambigus, des défaillances des services publics hospitaliers, des licenciements, des pertes de salaires, des suites du « non respect du « pas-sanitaire », et de la non vaccination si habillement et machiavéliquement rangée dans les « antivax », des « NON RECOURS » (à la justice saturée, aux services sociaux publics saturés, etc)… « mériteront » d’avoir une reconnaissance institutionnalisée, et combien passeront à la trappe des « aléas moraux » dans les quels des plans A, A’, A », etc… B, B’, etc… C, etc…?

    2. Encore une fois, mes excuses. Les 25% de la population mondiale ont reçu au minimum 2 doses de vaccins, quand il est question de »palabrer » sur la nécessité d’inoculer une troisième puis quatrième… dose… auprès de « publics prioritaires » des pays riches. Au reste de la misère du monde s’effondrant autour de nous…. d’assumer sa part de responsabilité dans le nombre insuffisant de doses disponibles, de moyen de production sur-concentré (toujours pas en licence libre…), de manques de places de lits de réa, ‘oxygène, de masques gants, blouses, médicaments, réactifs de tests, respirateurs, capteurs de CO2, purificateurs d’air… dont leurs gestions dans la pénurie et en flux tendu, et les hausses de prix [ selon la « loi de l’offre et de la demande », la raréfaction opposée à la croissante demande justifiait de faire exploser les coûts, etc] manquent sont en rien « libérés » de l’emprise des « marchés », des conflits d’intérêts, des « secrets d’affaires/d’États », du clientélisme, carriérisme, de la corruption et des corrupteurs…?

      Le « tri sélectif » que le « pas-sanitaire » opère quelque part, dans nos « pays occidentaux », en faisant sélectionner par les « publics prioritaires »… parmi les non vacciné.e.s, plutôt qualifié.e.s d’anti-pas, antivax… « complotistes »… celles et ceux « méritant.e.s » d’être « inclus.e.s » dans le « retour des jours heureux », consuméristes, du « monde d’après », « tri… » ne pouvant non plus décemment être confié à « l’exemption », à la « dispense » de « l’obligation vaccinale » et du « pas-sanitaire » du personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat » votant à plus de 50% pour l’extrême droite – il est même question d’offrir la gratuité des voyages en trains, à condition d’armé, d’accompagner les expulsions de mères isolées d’enfants/ados qui en difficultés deviennent « indésirables » même dans les logements sociaux[ notez comment le délicat sujet du manque de logements sociaux et de « discriminations systémiques » dans son accès est dévié en début de campagne électorale présidentielle – « tri… » pas plus opérant par le personnel des services publics hospitaliser qui dévoué à remplir son devoir, se voit contraint d’en rabaisser ses convictions de service le public, sans distinction aucune, au niveau nationaliste… étant pris sous le feu des injonctions contradictoires du « pas… » et de l’obligation vaccinale », puis de risques permanents de saturations… a t-il quelque chose de « naturel » au sens de « Darwinisme social » et « sociétal » derrière cette histoire de « tri sélectif »…?

  2. Le palabre est un instrument pour de petites collectivités.
    Pour de grandes collectivités, on parle de débat démocratique. Les intérêts et aspirations des différentes classes sociales sont portées et représentées par des partis politiques, partis eux-mêmes traversés et animés par ce débat. Ces partis politiques sont représentés au sein d’une assemblée. Un bon gouvernement gouverne dans le sens voulu par la majorité dont il est issu. Mais il entend les représentants des partis d’opposition et veille à ne pas s’opposer frontalement et violemment aux intérêts et aux aspirations dont ces partis sont les porteurs. Ce gouvernement ne recherche pas le consensus (quoique s’il y a consensus tant mieux), mais il cherche en permanence ce qui s’approche le plus d’un intérêt général. C’est un exercice délicat. Un art disent certains.
    Ainsi, lorsque vous écrivez : « Il me semble que le rôle d’une collectivité un peu soucieuse du bien être de chacun de ses membres est de réaliser et de prendre soin de la pluralité avec le plus de douceur possible. », vous êtes tout simplement en train de (re?)découvrir que notre démocratie ne fonctionne plus. Une démocratie en bon état n’est pas une dictature de la majorité, sourde et indifférente aux intérêts et aspirations de la minorité. C’était la toute première leçon à retenir de l’épisode Gilets Jaunes.
    Aujourd’hui en France, nos partis politiques ne font plus ce travail. Tous constituent un « nuancier » des intérêts et aspirations d’un seul et même groupe social (oui, y compris EELV). C’est l’hégémonie culturelle absolue selon Gramsci. Et tous sont en lambeaux, réduits au rôle d’écurie électorale en charge de la promotion de leur champion. Champion qui mènera la même politique que ses prédécesseurs.
    Il serait largement temps de s’en apercevoir, pour qui veut « (ré)apprendre la pluralité »…

  3. @ jenesauraisvoir

    Votre approche me semble éclairée de saine bienveillance,
    Vertu plutôt rare en ces temps troublés par les urgences de tous ordres…
    J’attends la suite de votre raisonnement avec impatience,
    L’espérant générateur de palabres, pour une fois consensuelles,
    Une sorte de plan (X ?) planétaire, à mettre en oeuvre, de préférence, avant 2068 …
    Et qui, pour changer un peu, nous inviterait à nous aimer nous même,
    Pour ne plus voir en l’autre un ennemi mortel.
    Se faire vacciner, c’est aussi une façon de combattre ce vilain travers…
    Le virus contagieux de la défiance universelle en l’Homme,
    N’a sur cette terre, tout comme en Enfer, aucun antidote efficace.
    Et ceux qui en sont atteints survivront assurément au ridicule,
    Mais les plus convaincus en mourront de solitude.
    Eric

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