Appel de Politis – COP26. Votre inaction est un crime !

L’appel de Politis pour le climat : « Votre inaction est un crime ! »

À l’heure où les gouvernements entament de nouvelles négociations sur le climat, la rédaction de Politis s’engage. L’appel que nous lançons, rejoint par 225 personnalités, traduit une colère qui grandit. Il porte la voix de celles et ceux qui refusent la résignation et tenteront encore de se faire entendre dans la rue, le 6 novembre, lors de la grande marche pour la justice climatique. Joignez votre voix à la nôtre, en signant cet appel.

Signez notre appel

Cela fait plus de trente ans que les scientifiques du Giec vous alertent, vous les décideurs politiques et économiques. Trente ans que les climatologues du monde entier accumulent des données qui font la démonstration de l’urgence climatique, de son origine anthropique et de l’effondrement des écosystèmes de la planète. Presque autant que la société civile répète à l’envi que les discours ne suffisent plus. Que le temps de l’action est venu. Et pourtant rien ne vient. Du blabla. Encore du blabla. Toujours du blabla. Au mieux du greenwashing, au pire des reniements et des renoncements à n’en plus finir.

Qu’avons-nous observé ? Que cela fait près de trente longues années que vous négociez, que vous tentez de nous faire croire que vous allez vous attaquer à l’urgence climatique. Qu’il ne faut plus s’inquiéter. Et pourtant, en trente ans, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont explosé de 64 %. Si nous vous laissons faire, elles vont encore augmenter d’au moins 16 % d’ici à 2030.Votre procrastination, cette irresponsable tendance à repousser à plus tard ce qui devrait être fait aujourd’hui, est un crime climatique, perpétré en toute connaissance de cause. Des gens meurent à cause du réchauffement climatique. Car celui-ci se conjugue au présent, contrairement à vos promesses, que vous n’envisagez qu’au futur. L’été, le thermomètre approche ou dépasse les 50 °C aux quatre coins de la planète, tandis que les canicules, feux de forêt et inondations se multiplient et s’intensifient. Sans parler de la fonte des glaces ou de la montée des eaux. Des villes et des villages sont peu ou prou rayés de la carte ou rendus inhabitables. Des écosystèmes sont détruits ou transformés à jamais. Vous en avez la responsabilité. Nous en payons tous le prix.

Le 9 août dernier, le Giec a énoncé ce cruel constat avec encore plus de force : « Le changement climatique s’accélère et s’intensifie » à un rythme « sans précédent ». Combien d’entre vous, chefs d’État et de gouvernement, ministres, parlementaires, élus locaux, patrons d’entreprise, ont lu le résumé aux décideurs (39 pages) du dernier rapport du Giec ?

Certes, vous n’avez pas rien fait. Vous avez négocié et ratifié l’accord de Paris sur le climat. Mais celui-ci ne vous contraint à rien, et vous ne le respectez pas. Les engagements posés sur la table par les États depuis 2015 nous conduisent à un réchauffement climatique supérieur à 3 °C. Charge à nous, citoyens, de faire respecter les objectifs de 1,5 °C ou 2 °C. Plutôt que de mettre le paquet sur des politiques climatiques ambitieuses à court terme, vous leur avez substitué un concept vaseux de neutralité carbone à long terme, pariant sur d’improbables innovations technologiques pour nous sauver.

Pire, vos plans de relance ont débloqué plus de financements nocifs pour le climat (3 000 milliards de dollars environ) que pour des projets supposés « verts » (1 800 milliards). La pandémie a tué des millions de personnes et montré combien l’économie mondiale était insoutenable. Que trouvez-vous comme réponse ? Relancer, quoi qu’il en coûte – en mobilisant ce pognon de dingue qui n’est prétendument pas disponible pour assurer les besoins élémentaires des populations –, un système économique qui détruit la planète, accroît les inégalités et broie les hommes et les femmes qui travaillent pour survivre.

Nous ne détournerons pas le regard. Nous vous garderons à l’œil, lors de la COP 26, et tenterons de faire pression. Parce que vous n’avez toujours pas débloqué les 100 milliards de dollars que vous aviez promis aux pays pauvres il y a douze ans à Copenhague. Parce que vous déroulez le tapis rouge aux pollueurs, aux as de l’évasion fiscale, aux champions des dividendes et du greenwashing. Parce que vous voulez créer de nouveaux marchés partout en transformant la nature en un capital qu’il faudrait valoriser.

Nous vous avons à l’œil, mais nous savons que cela ne suffira pas. Parce que nous en avons déjà fait l’expérience. Parce que nous savons que vous n’avez aucune intention de laisser 80 % des réserves d’hydrocarbures dans le sol : en trente ans de négociations, vous avez toujours refusé ne serait-ce que d’évoquer des restrictions à l’exploitation des énergies fossiles. Parce que vous n’avez aucune envie de démanteler le pouvoir de nuisance que constituent les TotalEnergies, Exxon et consorts, qui savent depuis plus de cinquante ans qu’ils sont à l’origine du réchauffement climatique et qui ont tout fait pour le cacher. Parce que vous avez exclu le commerce international des secteurs couverts par l’accord de Paris.

Pour toutes ces raisons, et pour tant d’autres, nous avons besoin d’un ouragan citoyen en mesure de renverser, si ce n’est la table des négociations, le cours des choses. À la déception et à la désillusion, nous préférons la force de la lucidité et de la détermination. Depuis plusieurs années désormais, la jeunesse a montré la voie : ses mobilisations avancent plus vite que les négociations sur le climat. Si nous ne voulons pas faire face à l’impensable, nous devons faire l’impossible.

Signez notre appel

Les 220 premiers signataires :

Paul Ariès, politologue • Pierre Aschieri, maire de Mouans-Sartoux • Hervé Aubert, président de l’association Pour Politis • Manon Aubry, coprésidente LFI du groupe de la Gauche au Parlement européen • Aurélien Gabriel Cohen, université de Paris • Clémentine Autain, députée LFI • Geneviève Azam, économiste, militante à Attac • Anne Babian Lhermet, conseillère régionale EELV Auvergne-Rhône-Alpes • Benjamin Ball, organisateur • Alexis Baudelin, avocat au barreau de Paris • Julien Bayou, secrétaire national d’EELV • Guy Benarroche, sénateur des Bouches-du-Rhône • Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris, professeure émérite à l’École pratique des hautes études • Tony Berbard, maire de Châteldon • Ugo Bernalicis, député LFI • Benoît Biteau, député européen EELV • Manuel Bompard, chef de la délégation LFI au Parlement européen – Groupe GUE-NGL • Évelyne Boulongne, porte-parole du Miramap • Dominique Bourg, professeur honoraire • Philippe Boursier, professeur de sciences économiques et sociales • Pauline Boyer, porte-parole d’Alternatiba • Géraldine Boÿer, membre du bureau exécutif d’EELV • Charles Braine, ancien marin pêcheur, président de Pleine Mer • David Buisson, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes • Mélissa Camara, conseillère municipale EELV à Lille • Damien Carême, député européen • Émilie Cariou, députée, coprésidente des Nouveaux Démocrates • Julian Carrey, enseignant-chercheur • Nathalie Caspard, maître de conférences en mathématiques • Florence Cerbaï, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes (EELV) • Leila Chaibi, députée européenne LFI • Patrick Chamoiseau, écrivain • Pierre Charbonnier, chercheur CNRS, Sciences Po • Eve Chiapello, sociologue • Yves Citton, codirecteur de la revue Multitudes • Laurence Cohen, sénatrice communiste • Marie Cohuet, porte- parole d’ANV-COP 21 • Albane Colin, conseillère régionale Auvergne-Rhone-Alpes • Maxime Combes, économiste • Éric Coquerel, député LFI • Alexis Corbière, député LFI • Mickael Coriat, astrophysicien • David Cormand, député européen • Sergio Coronado, ancien député des Français de l’étranger • Dominique Coujard, magistrat honoraire • Alain Coulombel, porte-parole national EELV et économiste • Annick Coupé, coporte-parole Attac • Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste, Université Paris-I Panthéon-Sorbonne • Franck Courchamp, directeur de recherches au CNRS • Jérémie Crépel, conseiller municipal de Lille, membre du bureau exécutif d’EELV • Alexis Cukier, philosophe • François Cusset, historien des idées • Flavia Cutivet, membre Youth For Climate • Michele d’Auria, président Les Démocrates • Lang Dany, économiste, maitre de conférence Université Paris-XIII • Renaud Daumas, conseiller régional d’Auvergne-Rhône- alpes • Laurence De Cock, historienne, enseignante • Geoffroy De Lagasnerie, philosophe • Monique De Marco, sénatrice de la Gironde • Brigitte del Perugia, retraitée de l’Éducation nationale, ancienne élue municipale EELV • Gwendoline Delbos-Corfield, députée européenne Verts/ALE • Karima Delli, députée européenne EELV • Julien Delord, enseignant-chercheur • Damien Deville, géographe et anthropologue de la nature • Emmanuel Dockès, professeur de droit, université Paris-Nanterre • Thomas Dossus, sénateur écologiste du Rhône • Emmanuel Drouet, professeur des universités • Grégory Doucet, maire de Lyon • Dub Inc, musiciens • François Dubreuil, administrateur Unis pour le climat • Olivier Dubuquoy, géographe • Cédric Durand, économiste • Sarah Durieux, activiste et autrice • Simon Duteil, codelegué général de l’Union syndicale Solidaires • Bernard Duterme, directeur du CETRI – Centre tricontinental • Yannick Duvergé, directeur général d’Exemplary • Annie Ernaux, écrivaine • Txetx Etcheverry, militant pour la justice climatique • Camille Étienne, activiste pour la justice sociale et climatique • Fatima Ezzahra Benomar, militante féministe • Didier Fassin, professeur de sciences sociales • Michel Feher, philosophe • Julie Ferrua, secrétaire nationale Union syndicale Solidaires • Caroline Fiat, députée LFI • Gérard Filoche, porte-parole de la Gauche démocratique et sociale • David Flacher, professeur des universités • Jean Gadrey, économiste • Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France • Raquel Garrido, conseillère régionale IDF • Noé Gauchard, Youth For Climate France • François Gemenne, professeur de géopolitique de l’environnement • Jacques Généreux, maître de conférences des universités -Sciences Po. • Susan George, autrice • Charlotte Girard, enseignante-chercheuse en droit public • Nicolas Girod, porte-parole Confédération paysanne • Jérôme Gleizes, économiste, conseiller EELV de Paris • Barbara Glowczewski, directrice de recherche CNRS • Guillaume Gontard, sénateur Isère président du groupe écologiste • Roland Gori, psychanaliste, professeur émérite • Pierre-Henri Gouyon, professeur • Adeline Grand- Clément, enseignante chercheuse • Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT spectacle • Fabienne Grebert, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes • Alban Grosdidier, Europe Organiser – Finance Campaign – 350.orgClaude Gruffat, député européen – groupe des Verts/ALE • Samuel Grzybowski, porte-parole de la Primaire populaire • Murielle Guilbert, codeleguée générale de l’Union syndicale Solidaires • Hélène Hardy, bureau exécutif EELV • Jean-Marie Harribey, économiste • Nadia Hatroubi Saf-Saf, rédactrice en chef du Courrier de l’Atlas • Quentin Heim, chargé de communication chez FAIRe un monde équitable • Anne Hessel, coprésidente d’honneur de Nouvelle Donne • Jean-Michel Hupé, chercheur CNRS en écologie politique • Yannick Jadot, eurodéputé, candidat à la présidentielle • Pascale Jamoulle, anthropologue • François Jarrige, historien • Yassine Jioua, machiniste • Paul Jorion, chroniqueur • Régis Juanico, député Géneration·s de la Loire • Wandrille Jumeaux, conseiller municipal à Montreuil (93) • Stéphen Kerckhove, directeur général d’Agir pour l’Environnement • Pierre Khalfa, Fondation Copernic • Isabelle L’Héritier, Team leader et campaigner pour 350.org en France • Thierry Labica, professeur de science politique comparée • Bastien Lachaud, député LFI • Myriam Laïdouni-Denis, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes/écologiste • Ariane Lambert- Mogiliansky, professeure • Michel Larive, député LFI • Pierre Larrouturou, député européen Nouvelle Donne, rapporteur général du budget • Christophe Laurens, architecte, paysagiste • Nadine Lauverjat, déléguée générale Générations futures • Christian Laval, sociologue • Jean-Louis Laville, enseignant chercheur • Yvan Le Bolloc’h, comédien • Gilliane Le Gallic, présidente d’Alofa Tuvalu • Frédéric Lebaron, sociologue CNRS-Centre de sociologie européenne • Nicolas Lebourg, chercheur en sciences sociales • Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers • Rémi Lefebvre, professeur de science politique • Denis Louviot, coporte-parole de Nouvelle Donne • Pierre Lehembre, président d’Allons Enfants • Élise Lowy, cofondatrice de PEPS (Pour une écologie populaire et sociale) • Axel Marin, conseiller régional AURA – coprésident du groupe Les écologistes • Philippe Meirieu, pédagogue • Jean-Luc Mélenchon, député LFI, candidat à la présidentielle • Guillaume Meurice, humoriste • Cécile Michel, conseillère régionale Les Écologistes – Auvergne-Rhône-Alpes • Corinne Morel Darleux, autrice • Yann Moulier Boutang, professeur émérite en sciences économique Alliance Sorbonne université, Université de technologie de Compiègne • Aline Mouquet, coprésidente de Nouvelle Donne • Birgit Müller, directrice de recherche CNRS • Évelyne Ngo, secrétaire nationale de Solidaires • Danièle Obono, députée LFI de Paris • Tania Pacheff, consultante en santé environnementale • Ugo Palheta, sociologue, codirecteur de la revue Contretemps • Mathilde Panot, députée LFI, présidente de groupe • Fatima Parret, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes • Bénédicte Pasiecznik, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes, conseillère d’arrondissement à Lyon • Willy Pelletier, sociologue • Irène Pereira, philosophe • Gilles Perret, documentariste • Stéphane Peu, député PCF • Thomas Piketty, directeur d’études EHESS • Éric Piolle, maire de Grenoble • Geoffrey Pleyers, sociologue • Dominique Plihon, professeur émérite • Marie Pochon, militante écologiste, secrétaire générale de Notre Affaire à tous • Raymonde Poncet Monge, sénatrice EELV • Thomas Portes, porte- parole de Génération·s • Raphaël Pradeau, coporte-parole Attac • Marie Pragout, conseillère départementale de Charente • Loïc Prudhomme, député LFI • Geneviève Pruvost, chercheuse au CNRS • Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris • Adrien Quatennens, député du Nord, coordinateur de La France insoumise • Felix Radu, auteur et comédien • Olivier Randria, porte-parole de Nouvelle Donne • Jean Hugues Ratenon, député LFI • Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe EELV • Muriel Ressiguier, députée LFI • Amandine Richaud Crambes, DG Fabrique des mobilités • Cecilia Rinaudo, coordinatrice générale de Notre Affaire à tous • Michèle Riot-Sarcey, historienne • Michèle Rivasi, députée européenne EELV • Julien Rivoire, porte-parole d’Attac • Rone, musicien • Gilles Rotillon, professeur émérite en sciences économiques, université Paris-Nanterre • Sandrine Rousseau, économiste, militante EELV • Agnès Rousseaux, directrice de Politis • Olivier Royer, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes • Sabine Rubin, députée LFI • François Ruffin, député LFI • Daniel Salmon, sénateur d’Ille-et-Vilaine • Chloé Sagaspe, conseillère de Paris et membre du bureau exécutif d’EELV déléguée à la jeunesse, au climat et à l’environnement • Eva Sas, porte-parole EELV • Mounir Satouri, député européen • Arnaud Schwartz, président de France Nature environnement • Clément Sénéchal, chargé de campagne politiques climatiques Greenpeace France • Denis Sieffert, éditorialiste à PolitisYves Sintomer, professeur des universités, Université Paris-8/Maison française d’Oxford • Margot Smirdec, coporte-parole de Nouvelle Donne • Bruno Solo, comédien • Henri Sterdyniak, économiste • Aurélien Taché, député les Nouveaux Démocrates • Azzedine Taibi, maire de Stains • Sophie Taillé-Polian, sénatrice du Val-de-Marne et coordinatrice nationale de Génération·s • Bénédicte Taurine,députée LFI • Laure Teulières, maîtresse de conférences en histoire, université Jean-Jaurès de Toulouse • Stéphane Thobie, Attac • Marine Tondelier, conseillère régionale des Hauts-de-France • Sezin Topçu, historienne et sociologue des techniques • Hélène Tordjman, économiste • Marie Toussaint, eurodéputée, juriste pour le climat • Aurélie Trouvé, Enseignante chercheuse et militante d’Attac • Marieke Van Lichtervelde, chercheure IRD • François Veillerette, porte-parole de Générations futures • François Verdet, Bizi! (Mouvement pour l’urgence climatique et la justice sociale) • Françoise Vernet, présidente de Terre & Humanisme • Hugo Viel, activiste pour la justice climatique • Mélanie Vogel, sénatrice écologistes • Anaïs Widiez, conseillère régionale • Hubert Wulfranc, député PCF • Michelle Zancarini-Fournel, historienne • Pierre Zaoui,philosophe • Reza Zia-Ebrahimi, historien

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17 réflexions sur « Appel de Politis – COP26. Votre inaction est un crime ! »

  1. Le socialisme a encore frappé:
    « Joe Biden fait pression pour étendre le forage offshore »
    ou bien:
    « L’administration Biden délivre des permis de forages pétroliers malgré la promesse du président »

    On notera que les USA ont une « administration » et pas un gouvernement.

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  2. • La planification à long terme est nécessaire •

    Cet appel à agir aux décideurs politiques et économiques est une bonne initiative. Car on sait, de plus en plus, les lourdes conséquences de l’inaction.

    Il faut aussi bien informer les citoyens qu’agir pour le climat, c’est impérativement s’ingénier à se passer des combustibles fossiles (soit 80 % de l’énergie sur Terre) ce qui implique l’équivalent d’une ÉCONOMIE DE GUERRE !

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  3. Fait
    Dans mon secteur, c’est la criminalisation des militants opposés aux « bassines » de soi-disant réserves d’eau, au bénéfice de quelques irrigants maïs avec gardes à vue et perquisition aujourd’hui.

  4. Moi je sais pas vous, mais depuis quelques temps, toutes les machines tournent à plein régime pour rattraper les effets négatifs sur la croissance des différents confinements et arrêts des processus industriels depuis 2020. Et quand je dis à plein régime, c’est vraiment à plein régime = 24/24 7/7 équipes renforcées en 3×8, construction de nouvelles usines comme si il en pleuvait et pompe à pétrole et charbon ouvert tout en grand façon embouchure de l’Amazone. Je travaille depuis 30 ans, et de toute ma courte carrière je n’ai jamais vu ça. Pour le pognon il coule à flot par dessus le marché. Ce ne sont plus des bulles, ce sont des Univers !

    Alors le climat, les écosystèmes, ça y est je vous l’annonce c’est plié. Attention à ne pas trop rester en arrière, ou de baisser la garde car le rouleau compresseur capitaliste va écraser sérieux une fois pour toute. Pour ceux qui peuvent montez sur les marches hautes, pour les autres va falloir apprendre à nager.

    Mais ouais on peu signer une pétition. Ca mange pas de pain vous me direz…

    Je me demande comment je peux croire encore au plan A, mais si je ne le fais pas qui le fera ? En attendant, je vais acheter une bouée quand même.

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    1. Ah oui ! Outre les belles fautes de mon commentaires, marque de fabrique, j’ai bien aimé dans l’appel ça :

      « Nous vous avons à l’œil, mais nous savons que cela ne suffira pas.  »

      Je ne savais plus trop si je devais rire à gorge déployée ou pas. Faudrait que je me calme sur la beu en fait je crois ça fausse ma perception du réel.

      « Pour toutes ces raisons, et pour tant d’autres, nous avons besoin d’un ouragan citoyen en mesure de renverser, si ce n’est la table des négociations, le cours des choses. À la déception et à la désillusion, nous préférons la force de la lucidité et de la détermination. Depuis plusieurs années désormais, la jeunesse a montré la voie : ses mobilisations avancent plus vite que les négociations sur le climat. Si nous ne voulons pas faire face à l’impensable, nous devons faire l’impossible. »

      Et y a pas que moi on dirait…

  5. Je ne signe pas , car politis ne comprend pas le problème .
    Je l’ai exposé à maintes reprises.
    Par exemple, TOTAL, EXXON et les pétroliers EXTRAIENT le pétrole, ils ne le brûlent pas (sauf qu’il en faut pour l’extraire).
    Qui le brûle ?
    1) NOUS, dans nos moteurs.
    2) Ceux qui fabriquent transforment et transportent des choses que NOUS achetons.
    Reprenons ?:
    Pour rappel: notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
    1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, transformées en pollutions, que nous appelons aussi « richesse », mesurée par le « PIB ».
    2) L’équation de Kaya simplifiée lie ce PIB aux humains sur cette terre: PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
    3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
    3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
    3.2) Diminuer le niveau de vie moyen;
    Et/ou toute combinaison des deux.
    SIMPLE mais pas facile et TRES peu populaire.

    Je répète ma réponse, oui, comme on répète ce genre de message.

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  6. Signé sans illusions.

    Ceci posé, puisqu’il y a crime, ne devrait-il pas y avoir poursuites ? Que diriez-vous d’un « tribunal Russell » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Tribunal_Russell) pour juger tous ces malfaisants négationnistes climatiques et autres chefs d’état hypocrites ?

    Il serait temps aussi que les climatologues se mouillent vraiment personnellement, par exemple en se lançant dans une grève de la faim générale.

  7. Pas de Chinois parmi les signataires? Pourtant ils donnent l’exemple. Ils rationnent.
    « La situation devient surréaliste et le terme de « rationnement » est maintenant partout (rappelons qu’il y a 5 ans, les termes « effondrement » et « résilience » n’existaient nulle part). Il se passe dans des détails troublants des choses inédites que des prévisionnistes iconoclastes loin des « experts des milieux autorisés », et pris à l’époque pour de joyeux lurons, annonçaient il y a quelques années.
    Dans notre système complexe, mondialement interconnecté et fonctionnant à flux tendus, la moindre perturbation et/ou rupture d’approvisionnement d’un composant essentiel peut générer des ondes de choc pouvant aller jusqu’à déborder nos capacités de réaction. Ce n’est pas une chose nouvelle que l’Histoire bifurque dans une direction inattendue par effet papillon. Ce qui est nouveau, c’est la configuration du système, la taille de la population, le niveau de pression sur les écosystèmes, le dérèglement climatique, la multiplicité des ressources et des composants nécessaires au bon fonctionnement du système, etc.
    Tout cela ne suggère guère une longévité de notre système (dont on peut estimer qu’il prend ses origines dans les années 80-90, donc le système est tout nouveau et il apparait pour le moins contestable de dire « le système s’en est toujours sorti ») qui puisse être supérieure à celle de l’Empire Byzantin. Les choses vont se transformer de manière plus ou moins brutale, sans répit, et sans atteindre un équilibre stable avant longtemps.
    Bref, la pénurie et le rationnement du jour sont en Chine, et ça commence à prendre des proportions conséquentes. Les camions ne sont autorisés à faire le plein qu’à 10% dans la province de Hebei. Ailleurs dans le pays les rationnements seraient encore plus drastiques, les conducteurs n’ayant le droit que d’acheter 25 litres de diesel.
    Une raison de ce bazar qui aura forcément des répercussions en France, qui risquent d’aller bien au-delà de « gérer le ouin ouin de nos enfants qui n’auront pas de jouets à Noël » (franchement c’est le cadet de nos soucis, il y a des milliards de jouets en stock en France qui ne sont pas utilisés, j’ose espérer qu’on sera suffisamment intelligents pour gérer cette crisounette) : les usines chinoises à court d’électricité (en raison de la pénurie de charbon) utilisent des générateurs diesel, entrant ainsi en concurrence avec le transport routier.  »
    (Commenté par Cyrus Farhangi)
    https://www.bbc.com/news/business-59059093

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