Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre

Getch m’écrit :

… pourquoi ne pas parler un peu plus d’éco-anxiété et de la façon de vivre avec celle-ci ? On en a besoin je crois. Le deuil et l’accompagnement des mourants que nous sommes tous. Nous sommes un peu tous comme des cancéreux en phase terminale. J’aimerais bien vous entendre aussi sur le suicide. Comme l’affirme notre cher Camus, serait-il le seul problème philosophique sérieux ? Je repense à cette scène glaçante de « La route » où la maman du petit garçon choisit de partir de l’autre côté du miroir.

Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre. Le peu qu’il reste à dire, c’est toi qui le dis de la manière qui convient.

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85 réflexions sur « Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre »

  1. Paul, je vous ai envoyé un billet sur l’éco-anxiété (la « solastalgie ») il y a une dizaine de jours. J’ai supposé qu’il n’avait pas le niveau, puisque non publié (et je me suis aussi souvenu a postériori que j’en avait déjà écrit pareil il y a une année à peu près. Mais je suis frappé par la demande, qui est un peu la mienne. Faudrait donc que quelqu’un écrive à ce sujet…

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    1. Je ne sais pas si je vais répondre à vos interrogations . J’ai découvert ce blog car il faisait partie des blogs conseillés sur un autre site dont j’ai oublié le nom. Je ne savais pas qui était M. Paul Jorion, enfin je croyais ne pas savoir qui c’était . Mais c’est une autre histoire qui n’a aucun intérêt .
      En fait je n’avais pas compris que le curseur intellectuel est élevé et participer à ce blog demande des connaissances que nous n’avons pas forcément. J’ai moi-même envoyé plusieurs sujets d’article qui sont passés à la poubelle mais il ne faut pas s’en offusquer et produire un travail intellectuel plus abouti .
      La transmission des savoirs est une science très délicate qui a été décortiquée par l’hôte de ces lieux .
      M. Chabian vous n’avez pas à être frappé par votre demande elle est légitime .

      Si j’ai pu répondre à vos interrogations c’est tant mieux sinon persévérez !

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      1. Détrompez-vous, M.Paul Jorion n’est pas élitiste. Je pense que c’est justement parce que je n’ai pas ce moule intellectuel pour m’exprimer sur les sujets qui nous préoccupent qu’il a eu l’audace de me publier plusieurs fois. Merci à lui.

        1. Je n’ai jamais dit que M. Paul Jorion était élitiste ! Qui serai je pour me permettre un tel jugement ? Je dis simplement que les billets ici même publiés sont d’une facture élevée et que les articles que je propose finissent à la corbeille car mal construits, d’un sujet pas forcément intéressant ou déjà abordés par M. Jorion lui-même . Bref pour prendre une image sportive j’ai l’ambition de jouer en première division alors que je suis en division d’honneur , et encore !

          Je pense , mais ce serait plutôt à M. Chabian de le dire, qu’il y a à nos yeux de profanes , des articles dont la pertinence ne nous apparait pas évidente .

          Maintenant je commence à relever un profil de personnes qui savent tout sur tout qui cachent , PEUT-ETRE, un narcissisme intellectuel ,qui courent derrière M. Paul Jorion en agitant les bras pour dire : « moi aussi je sais  » .
          Voici ce que disait Descartes dans « Le discours de la méthode  »
          «Car j’en ai déjà recueilli de tels fruits, qu’encore qu’aux jugements que je fais de moi-même, je tâche toujours de pencher vers le côté de la défiance, plutôt que vers celui de la présomption; et que, regardant d’un œil de philosophe les diverses actions et entreprises de tous les hommes, il n’y en ait quasi aucune qui ne me semble vaine et inutile; je ne laisse pas de recevoir une extrême satisfaction du progrès que je pense avoir déjà fait en la recherche de la vérité, et de concevoir de telles espérances pour l’avenir, que si, entre les occupations des hommes purement hommes, il y en a quelqu’une qui soit solidement bonne et importante, j’ose croire que c’est celle que j’ai choisie»
          Un peu plus loin Descartes affirme :
          « Avec cela, je savais les jugements que les autres faisaient de moi; et je ne voyais point qu’on m’estimât inférieur à mes condisciples, bien qu’il y en eût déjà entre eux quelques-uns, qu’on destinait à remplir les places de nos maîtres.»

          Fraternellement.

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    2. @Chabian, et aux autres humains s’il en reste encore ici …

      Bonsoir,

      Votre billet d’il y a 10 jours était-il vraiment assez « solastalgique »?
      Si ce n’était pas le cas, où que par malheur son niveau était effectivement,
      Comme vous l’aviez humblement supposé, pas assez à la hauteur (ce dont vous êtes seul juge, Mais dont je vous félicite!) ,
      Il vous suffira d’étudier les interventions qui suivent pour progresser un bon coup!
      Vous êtes sur un blog optimiste, autant en profiter!
      Prenez en donc de la graine auprès des adeptes de notre bon Getch…
      Certains des commentateurs n’ayant pas eu la même inconscience coupable que lui,
      De laisser leur compagne donner le jour, non pas à un mais à DEUX enfants!
      D’autres trouvant peut-être dans cette misérable soupe musicale redondante,
      Quelque obscure et tardive consolation à une abstinence consciemment choisie,
      Consolation qui masque avec peine les regrets existentiels d’un désir inassouvi d’enfanter…
      Monsieur Getch, ne me semble pourtant pas le plus engagé d’entre eux,
      Puisque, vous l’aurez noté, Il n’a pas encore envisagé l’eutanasie de ses enfants,
      Face au péril mortel qui leur est promis!
      Nul doute qu’il est sans doute plus aisé pour l’éco-anxieux moyen de s’abstenir de créer la vie,
      L’eco-anxiété, prise très tôt, se soignant apparemment mieux sans prise de responsabilité superflue.
      On la traite ensuite assez facilement toute sa vie durant, sans en mourir vraiment,
      Simplement assis tranquillement, avec un livre et un chat sur les genoux,
      A condition bien-sûr de vivre loin des crèches (sauf à Noël bien-sûr!) et des cours d’écoles…
      Désolé M’sieur-dames, l’amour existe, le bonheur aussi et quelque soit la façon dont elle finira,
      La vie se doit d’être vécue et donnée sans autre contrepartie,
      Que la crainte de tout perdre à la fin.
      Laissons là donc recommencer.
      Eric.

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    1. Tout à fait d’accord avec vous . on est là il me semble dans les affects . Faire vibrer la fibre émotive est un travers habituel. A l’approche de Noel on va nous bassiner avec le téléthon , les asso caritatives et tout le toutim . Il doit bien y avoir un sociologue qui a analysé ce phénomène.
      Ceci dit la vidéo est touchante mais je ne suis pas sûr finalement de l’avoir bien comprise ? La mère est décédée ? Le père éprouve de l’anxiété quant au devenir de l’enfant ? Les deux ? Qui filme ? La mère ?

    2. On peut ne pas apprécier la musique militaire mais il faut reconnaitre son efficacité pour faire marcher la troupe et lui donner de l’allant 😉
      Aussi, je me vois mal pouvoir tenir la barricade d’une ZAD, quant à l’aube les grenades commencent à pleuvoir, avec en tête la petite musique du gentil papa et de son joli petit n’enfant.
      Le Chant des partisans ça avait un peu plus de gueule quand même!

      1. S’agissant de Résistance , le paternel et 3 ou 4 autres de la famille , ne se reconnaissaient pas trop dans la version la plus connue du chant des partisans , mais plutôt dans la complainte du résistant français qu’ils jugeaient plus proche de ce qu’ils avaient vécu avant , pendant , après .

        https://www.youtube.com/watch?v=nHdye2Y6tYc

        Remarque faite qu’il est plus simple de se faire guerrier efficace quand l’ennemi est physiquement repérable et parle une langue qui n’est pas la sienne .

        Mais sur le fond , pour la situation actuelle et qui nous attend , je maintiens que la rage par principe serait le meilleur accélérateur et noircisseur du drame .
        Ce qui ne veut pas dire qu’il faudra faire preuve de tendresse en face de celles et ceux des cerveaux reptiliens qui résoudront leurs craintes par la violence prédatrice institutionnelle et physique .

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  2. Il n’est pas sourd(s).

    Ce qui reste n’est pas à dire . Ce qui reste et qui a toujours été à dire et faire , c’est effectivement dit de la manière qui convient , sans chercher plus loin .

    Peut être .

  3. Je ne voulais pas intervenir à propos de ce billet étant donné que je n’ai pas d’enfants. Et puis je me suis fait la réflexion comme quoi j’ai dans mon entourage des enfants de l’âge de celui de la vidéo .
    Et la douleur que je ressens à chaque fois que je vois l’un d’eux est immense.
    Tous ces parents devraient avoir le courage de prendre leur enfant et leur dire les yeux dans les yeux : je n’ai rien fait et pourtant je t’aime mais je n’ai rien fait .
    Oh je sais on va me rétorquer que puisque je n’ai pas d’enfant il m’est difficile de juger les autres .
    Je pourrai dire que j’ai 62 ans et que je me moque éperdument de ce qu’il pourra leur arriver puisque je ne serai plus là et pourtant je souffre de voir ces assassins qui ne font rien , ces dirigeants qui se glosent de chiffres , de promesses .
    Alors oui je lutte , je m’engage et je souffre encore plus parce que je me sens seul .

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    1. Khanard
      « Tous ces parents devraient avoir le courage de prendre leur enfant et leur dire les yeux dans les yeux : je n’ai rien fait et pourtant je t’aime mais je n’ai rien fait « .

      C’est bien parce que vous n’êtes pas parent que vous écrivez ceci (ce n’est pas un reproche).

      Sauf maltraitants ou parfaits égoïstes, tous les parents font ce qu’ils peuvent et comme ils peuvent. Ceux qui cherchent à faire « parfaitement » (c’est très prétentieux) selon préconisations de psy, médecins, sites internet en tous genres… tombent souvent à côté de la plaque, et de trop écouter les autres (« spécialistes » ou pseudo spécialistes, ceux qui parlent bien et d’ailleurs qui n’élèvent pas forcément mieux leurs propres enfants ni ne sont pas forcément plus écolos), ils ne savent pas ou plus écouter leurs enfants.
      Les autres, la majorité, font avec leurs moyens, leurs naïvetés, leurs travers, leurs défauts et leurs qualités, leur propre champ de vision et compréhension du monde… C’est-à-dire tout ce qui fait qu’ils sont humains, autant qu’ils font comme ils peuvent pour eux mêmes. Et ils apprennent à leurs enfants ce qu’ils savent ou croient savoir, c’est tout, comme ont fait leurs parents.
      Alors pourquoi devraient-on demander « pardon » à nos enfants ?

      A trop nous culpabiliser, le monde en devient maboul. Et les vrais responsables de cette hécatombe écologique dont le seul but est de gagner toujours plus d’argent s’en lavent d’autant mieux les mains, quand bien même, bien sûr, nous avons tous notre part de responsabilité, parents comme non parents.
      Mais perso je n’irai pas à confesse pour ça.
      Cela me déresponsabiliserait trop.

      Marre de cette culpabilisation. Elle est paralysante.
      Et on ne résout rien la peur au ventre : On se replie sur nous mêmes, on se ratatine…..

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      1. J’entends bien vos arguments mais ils se limitent à la sphère éducative, et bien sûr que nous devons apprendre aux générations futures .
        demander pardon est là aussi un concept religieux . (pardon, confesse )
        Je plaiderai plutôt pour un acte d’assumation.
        Donner les armes aux enfants pour qu’ils préparent à l’effondrement.

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        1. J’entends bien, mais précisément le rapport parent enfant est certes de l’amour filial mais d’abord de l’éducation. Les enfants (comme les animaux) apprennent dès la naissance par mimétisme. Leur éducation commence d’abord par celle de leurs parents. Ce qu’ils apprennent ensuite par la société, l’école, la vie … ne vient qu’en second lieu. Ce qui fait que bien qu’améliorant ou complétant cette primo éducation, voire même la rejetant pour certains, elle reste plus ou moins prégnante.
          Et c’est cette éducation qui conditionne nos comportements spontanés. La raison (notre intelligence humaine ) ensuite conditionne nos changements de comportement, sans entièrement effacer les premiers.
          Ce pourquoi, à mon avis, ce qu’on veut faire mieux, on n’y parvient pas toujours. Voire même rarement pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un niveau éducatif élevé.
          Ce qui fait je pense que la difficulté première de résoudre nos problèmes écologiques actuels vient du fait qu’il y a désynchronisation entre les progrès technologiques et scientifiques très rapides (trop ?) et l’évolution de la grande majorité des humains plus lente.

          1. « Ce qui fait je pense que la difficulté première de résoudre nos problèmes écologiques actuels vient du fait qu’il y a désynchronisation entre les progrès technologiques et scientifiques très rapides (trop ?) et l’évolution de la grande majorité des humains plus lente. »

            M. Jorion l’expliquerait bien mieux que moi mais il me semble que , comme de nombreux économiste orthodoxes, vous ne confondiez développement et croissance . (vaste débat dont on a vu les résultats entre Jadot et Rousseau )
            Quelle différence faites vous entre « progrès technologiques et scientifiques » ?

            1. La même qu’il y a entre recherche appliquée et recherche fondamentale .

              Le danger naît quand le marché demande à la recherche fondamentale de travailler  » en vue de  » la recherche appliquée » et la fabrication industrielle .

              En fait la recherche appliquée , pour les grandes mutations , était toujours à l’aval de la Recherche fondamentale dont elle  » pillait » les petits coups de génie par opportunisme .

              Certains pensent ( j’en suis ) qu’en mettant la RF sous contrainte de « résultats  » pour servir la RA , on l’appauvrit et stérilise , indépendamment du fait que ça met toute la filière de la recherche sous contrainte marchande et concurrentielle compétitive .

              Il n’y a guère que de grands projets mondiaux tels le CERN ou ITER qui échappent encore un peu au scenario infernal .

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          2. Je précise :
            Certes on* peut déplorer de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour la planète, pour nous mêmes et nos enfants, pour leur futur, alors qu’on* connaît les problèmes et prévoit les conséquences depuis les années 60.
            Je précise pourquoi ma 1ère réponse :
            Je pense que pour nous, parents, puissions avoir de meilleurs comportements (en l’occurrence écologiques, ou autres) il faut en même temps éduquer nos enfants dans le sens de ce qu’on fait ou cherche à faire. Dans le cadre familial, je pense donc que l’éducation est principale et primordiale parce que la toute première éducation d’un enfant se fait très tôt par mimétisme (je ne répète pas le contenu de ma première réponse). Sans cette éducation parentale en parallèle de nos actes, pour leur futur, nos actes n’aboutissent à rien de concret et les mauvais réflexes (acquis par mimétisme) se reproduisent. Encore faut-il bien sûr avoir appris soi-même.
            Je pense donc que sans l’éducation en parallèle, à mon avis, nos actes ne sont que des gesticulations inutiles, du brassage de vent, ils ne se reproduisent pas. Ce qu’on aurait fait pour eux, ils pourraient de le démolir.
            En fait cela signifie « fais ce que je fais et pas ce que je dis », la pratique avant la théorie…..
            Cela selon moi est la vraie éducation. Celle qui permet de construire POUR nos enfants en leur inculquant le mode d’emploi. Reste à eux à améliorer ou à corriger.

            *on : générique. Il y en a qui ont fait .

            Un petit NB : Je pense que bien que formidable et absolument nécessaire, l’école pour tous a malheureusement dédouané nombreux parents de leur rôle éducatif.
            C’est un autre sujet.

    2. Cher Khanard,
      Les enfants ne grandiraient pas si on ne leur faisait pas croire que le monde est beau, et la vie une constante découverte, une aventure enthousiasmante.
      J’éprouve des regrets pour tous les enfants du monde.
      Il nous faut faire le deuil de notre monde. Beaucoup sont encore dans le déni; climato sceptiques, politiciens et ceux que la société a trop gâtés. Les personnes
      qui ne peuvent imaginer autre chose que leur confort et leur quotidien.
      Je n’éprouve plus de culpabilité.
      Mais c’est dans l’adversité que l’on s’unit le mieux.
      Amicalement.

      Brno GRALL

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      1. Je ne comprends pas trop, dans un premier temps vous dites vouloir faire croire aux enfants que le monde est beau et vous finissez en disant grosso modo le contraire. D’ailleurs « faire croire » est un concept religieux , croyance , dogme .
        Enfin je ne suis pas certain si on peut parler de culpabilité .
        Ce qu’il faut comprendre c’est que derrière les mots il y a des maux , Que veut dire effondrement ? Ce sera une réalité pour les générations futures: canicules, sècheresses, famines, guerres civiles , et j’en passe !
        Je souhaiterais vivement que ce soit une rupture ; le dernier qui s’en va éteint la lumière . Game over ;

      2. 1/ Nous avons été des parents relativement bons (qui ne le serait à ses propres yeux ?). C’es( à chaque enfant de faire ce qu’il peut de son enfance subie et d’évaluer ce qu’il en retire « au final ». C’est un travail à faire (ou pas).
        2/ C’est en tant que citoyens, responsables de notre « Cité » (société politique) que nous avons failli collectivement (pas chacun individuellement). C’est le naufrage final… Nos enfants quadragénaires sont en plein dans la conscience de la déroute… qui est celle de leurs parents. En ce sens, vient la question « qu’avons nous fait ? ». Notamment nous qui avons voulu « sauver le monde » depuis mai ’68 ? Mais aussi notamment ces fonctionnaires qui ont « servi l’Etat » et poussé à le faire progresser vers un mieux ? Ne sommes-nous pas moins coupables que ceux qui ont seulement « fait le job » ? Et, pire, ceux qui ont « fait carrière » ?
        Si on juge du résultat, nous sommes tous dans le même panier… à crabes. Ceux qui ont joui sont-ils plus coupables que ceux qui ont « essayé » ? Mais nos enfants quadragénaires sont aussi perdus sur le « que faire », donc…
        3/ Il est stérile et ridicule, à ce stade, à s’en prendre aux élus et candidats. Ils courent après un pouvoir momentané et impuissant (devant la finance). Car le véritable obstacle, c’est le « système » dans lequel nous sommes pris. Capitalisme, spéculation, finance, on le nomme comme on veut. On attend le mouvement qui le renversera.
        4/ Avec cela, nous avons des états d’âme, des émotions. Et je pense que c’est un travail d’analyse d’en prendre la mesure. Non pas faire une gentille chanson, Arkao a raison. Mais de ressentir notre détresse, notre angoisse, et d’en faire une colère. Et une convivialité, qui manque cruellement. Les fachos font une campagne basée sur le Ressentiment. Et la division. Il faut combattre ces deux attitudes.
        En ce sens, je trouve que la querelle provax-antivax est mal posée et inutilement clivante et agressive. Socialement déplorable.
        Selon un Journal de la guerre 40-45 d’un bourgeois bruxellois, que je lis, les sentiments ont été très versatiles. Mais essentiels à la survie et la solidarité, dans un contexte effroyable de violence de l’occupant et des traîtres…

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  4. Merci pour cette petite vidéo sans prétention et pourtant.
    Quel bonheur, quelle joie qui m’ont rappelé des moments très heureux passés avec mon fils et plus récemment avec mon petit-fils ou mes petites filles dans leurs toutes premières années.
    C’est beau, simple, émouvant, c’est la vie.

    Après ils grandissent et la spontanéité s’étiole, alors profitez de ces premières années uniques.

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  5. Est-ce qu’il y aura vraiment un « là-bas » où on pourra se retrouver ? Si seulement…
    Je plains les parents qui ont des enfants de l’âge de la vidéo : aucune forme d’amour ne peut compenser ce qui va arriver à ces enfants, que les parents en aient conscience ou non, qu’ils soient actifs ou non…

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    1. Euh je ne suis pas dans vos têtes, heureusement pour vous, mais quand même. Le Monde devrait-il disparaître demain matin, qu’on mettrait toujours des enfants au Monde, jusqu’à la dernière seconde car c’est ainsi. Et heureusement, sinon avec vos déprimes y a longtemps que l’espèce aurait disparue même sans problème climatique… Les rapports sexuelles, l’amour c’est bon pour le moral et ça aide à garder la forme. Et puis c’est trop trognon ces petites frimousses, sans eux, hop on se passe la corde au coup et on saute !

      Faut toujours lancer des bouteilles à la mer, vous ne le saviez pas ? Ben vous le savez maintenant.

      Ageuh ageuh , areuh areuh areuh, 😀

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      1. « Les rapports sexuels c’est bon l’amour c’est bon  » tout à fait mais 9 mois apparaît un enfant (Nougaro). Un instant de plaisir va devenir une vie disons compliquée pour le résultat de cet instant de plaisir .
        Le plaisir immédiat et éphémère est capitaliste .

        (Sauf à mettre des préservatifs)

    2. Le pire qui puisse arriver à un enfant , c’est que ses parents l’ignorent ou l’oublient. Beaucoup d’enfants sont plus lucides et droits devant l’adversité que la plupart des adultes . C’est sans doute pour ça que les grands parents sont plus complices avec leurs petits enfants que ceux ci ne le sont avec leurs parents . On voit la même chose .

      Dans les épreuves personnelles les plus dures confrontées à la mort , j’avais voulu préserver mes enfants . J’ai eu tort , et ils me l’ont reproché plus tard . Dans des circonstances semblables ( peut être moins terribles ) mes petits enfants ont été présents et associés à cette confrontation sans filtre . Ça a toujours été un « mieux » .

      Je ne sais pas à coup sur où l’on va , mais je suis sur que ce sera mieux d’y aller ensemble ( sans « rage » ) quel que soit le sort final .

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      1. Tu as des semaines inégales Juan, mais tu es dans une bonne semaine. Je t’ai plussé !

        Toujours montrer le réel aux enfants, en les accompagnant, sans faire les fanfarons, c’est ce que je pense.

        1. #Cloclo : « Toujours montrer le réel aux enfants, en les accompagnant »

          Je suis tout à fait d’accord. Les enfants n’en sont que plus forts et apprennent à mieux discerner le vrai du faux pour mieux se défendre des difficultés de la vie, des aléas et des impostures . Ceux qui ont été surprotégés sont des handicapés de la vie et ne jugent ou raisonnent ensuite qu’avec leur affect, pas avec leur raison. Ces derniers sont les plus vulnérables et selon moi les premières victimes et les plus malheureux.

    3. @Thierry

      Aucune forme d’Amour ?

      Vous avez donc décidé, jugé pour tout le monde, de ce que pouvait être une belle vie heureuse ?

      Décrivez nous donc cette formule magique ?

      – quelle durée
      – combien de ppm CO2

      Merci Cloclo.

  6. @Chabian, @Paul, @toutes et @tous,

    Une personne m’a adressé un message suite à la lecture de mon LIVRE I – Ô ! REQUIEM : Le temps alloué était dépassé…

    Entre autres choses, avec son accord, voici ce qu’elle m’écrit :

     » L’histoire qui se profile à travers les pages de votre livre est à la fois complexe et terrifiante. Or, elle m’a fait beaucoup de bien. J’ai pleuré. Je vous remercie.  »

    J’aborde la question de la solastalgie dans mon LIVRE III qui paraitra début 2022, mais il ne suffit plus de l’aborder. Nous en sommes toutes et tous victimes !

    Bien à vous.

    Philippe

  7. Le poète Khalil Gibran

    Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit:
    Parlez-nous des Enfants.
    Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
    Car ils ont leurs propres pensées.
    Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
    Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
    pas même dans vos rêves.
    Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
    mais ne tentez pas de les faire comme vous.
    Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
    L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
    pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
    Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
    Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

    Extrait de:  2000, Un prophète et son temps (Fides)

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      1. Est on si sûr d’être les auteurs volontaires (libre arbitre ) de notre descendance ? N’est ce pas finalement la Vie en nous qui décide et nous de nous raconter des histoires ?
        L’avenir aussi est une belle invention humaine mais elle pas depleinement ce que nous sommes à chaque instant ?

        1. On peut ne voir là qu’une affirmation , la plus à l’amont qui soit , que c’est le corps qui donne la réponse avant la tête .

          Avec un élément particulier dans l’avenir , c’est que les corps seront très affectés par les conditions d’environnement , et qu’on peut hésiter à dire qu’ils seront assez forts pour donner la réponse .

          Entre temps , si on peut déjà déjouer les idées suicidaires ou assassines de la tête , on laissera du temps au temps et aux corps .

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        2. L’avenir aussi est une belle invention humaine mais ne nous éloigne t elle pas de ce que nous sommes à chaque instant ?

          Agrh, foutue machine. …

          1. La conscience du temps réservée aux humains est une affirmation qui commence à être démentie, n’en déplaise à Aristote . Pas mal d’animaux ont la conscience du temps ( passé c’est sur) , mais aussi « à venir » même s’il s semblent se projeter bien moins loin que nous .

            Il y a pas mal de pensées généralement courtes et puissantes sur la notion d’avenir ( La Bruyère , Hugo , Proust, Valery …)

            Je réexhume pour Pascal , l’une d’entre elles de son cousin Blaise :

             » Le Passé et le présent sont nos moyens . Le seul avenir est notre fin . »

            Et « FIN » est un terme Janus .( cf. The End )

            De mon côté , j’ai ajouté le hors temps , par commodité .

  8. Une qui a bien potassé le problème de l’éco- anxiété, à savoir «  l’impact des catastrophes écologiques sur notre bien être , et COMMENT Y FAIRE FACE « .

    « Dans ce livre vous découvrirez ce que l’on sait, aujourd’hui, de l’impact du dérèglement climatique sur la santé mentale humaine. Ses effets au quotidien, ceux qui existent que l’on ait conscience ou non des bouleversements en cours, et ceux qui émergent chez nous qui nous inquiétons de l’état du monde. Il est aussi une nouvelle pierre à l’édifice maintenant bien construit qui clame l’urgence d’agir et ce, sans faire peser le poids du changement uniquement sur les épaules des individus seuls. Si le changement ne peut se faire sans nous, il ne peut pas davantage se faire sans les mégas-structures qui font de nos sociétés ce qu’elles sont. Elles doivent prendre leur rôle de facilitateur des changements nécessaires pour que nous puissions à l’échelle individuelle retrouver une plus saine mesure de nos responsabilités et avec elle, un peu plus de sérénité. « 

    http://missblemish.fr/

        1. Avec l’Institut Montaigne à la manoeuvre, ce genre d’étude a forcément un côté eau tiède.
          Ce n’est pas qu’il faille l’ignorer, mais l’interprétation peut être un peu différente de ce qui y est dit.
          Les catégories proposées sont celles qui évitent une formulation directe des rapports de force « engrainés »,
          au profit d’autres formulations par essence moins conflictuelles.

      1. @ Jorion
        Quelle méchanceté vous pique pour accuser sans connaître ?

        «  Marketing « ?
        L’auteur que vous dénigrer aurait pour but le seul profit ?
        C’est donc la réponse que vous avez pour Getch , l’éco anxiété n’est que du marketing …

        PS : SVP , n’ouvrez surtout pas son livre à la petite médecin , vous pourriez découvrir une autre vision du monde que la vôtre.
        L’humain est ainsi fait qu’en rester à ce qu’il connaît ou croit connaître le rassure.

        NB : halala , on va encore me bannir dans je ne sais quelle liste .
        C’est quoi déjà le genre de trouble que provoque le rejet social ?
        Bah, si c’est le prix à payer pour remettre à l’eau ne serait qu’une étoile de mer échouée , ainsi soit il.

        https://www.inserm.fr/dossier/troubles-anxieux/

        1. Qu’on cesse svp de redistribuer sur la population sous forme de pseudo-désordres mentaux individuels, les crises que les politiques ignorent alors que leur métier serait de les résoudre. Le remède à la menace d’extinction, c’est la rébellion, pas une nouvelle étiquette.

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          1. Pour lui attribuer des intentions qui ne sont pas les siennes , votre réponse prouve que vous ne l’avez pas lu .
            Si l’objectif de cette jeune médecin comme vous le préjugez était juste de faire du fric ( comme vous le supposez avec votre condamnation de « marketing «)   ou de créer une nouvelle étiquette sans proposer de solutions , alors vous auriez raison .
            Sauf , que pour le coup , vous avez tort .

            1. Mais si, j’ai lu ce qu’écrit cette dame (un extrait ci-dessous, pour celles et ceux qui auront la flemme d’aller voir), et je ne lui en veux pas particulièrement, mais il y a une pente savonneuse à parler d' »éco-anxiété ». Que diriez-vous si je disais que je suis prêt à prendre en analyse des personnes pour la « rachat-de-la-firme-par-l’étranger-anxiété » et la « fin-de-droits-anxiété », mais pas pour la « RSA-anxiété ». Vous comprenez mieux ce sur quoi j’attire l’attention ?

              J’essaie d’imaginer ces mots imprimés sur le papier, chacune des étapes depuis l’écriture jusqu’à la lecture – rencontre de deux intimités. J’essaie d’imaginer ce matin où ouvrant ma boîte mail comme chaque matin, geste anodin, je trouverais caché entre les newsletters quelques phrases qui feraient de moi soudain une écrivaine bientôt. Un message qui dirait des mots que je peinerai à croire mais peu importe, ils déclencheraient rire et larmes comme s’ils étaient vrais. J’essaie d’imaginer l’éclosion subtile de ces textes bruts sous le regard attentif de ceux qui les amènent au monde. Une histoire de virgules, d’épure, un peu de grandiloquent gommé pour autant de justesse gagnée. J’essaie d’imaginer l’émotion, le cœur battant, les mains moites tapant des messages trebuchants parce qu’écrits à toute allure et eux me disant, Célie ralentit, on ne comprend pas ce que tu dis. J’essaie d’imaginer mon nom posé sur mes mots posés sur le papier posé sur vos étagères. C’est beau. Le grain est fin sous mes doigts, l’encre anthracite et sur la couverture on distingue un jeu subtil de textures. Peut-être le titre a-t-il changé ? Certains textes ont été ajoutés, d’autres raccourcis ou supprimés. Je fais confiance. J’essaie d’imaginer la première fois que je le tiens entre mes mains, ce livre que je me souhaite à chaque anniversaire au moment de souffler sur les bougies toujours plus nombreuses. L’instant où tellement présent je n’ose pas l’ouvrir de peur de rompre le charme ou que le résultat ne soit pas à la hauteur du rêve exaucé. J’essaie d’imaginer comme il vous rencontre et ainsi accueilli, le césame qu’il devient de ne plus vivre qu’écrivain. J’essaie d’imaginer un prix littéraire parce que c’est doux d’être reconnue par celle.u.x que l’on espère devenir ses pair.e.s et puis aussi parce que ce sont quelques années à vivre ce rêve, offert. J’essaie d’imaginer tout ce qu’il y a de plus fou, souvent le soir devant le miroir, et je trépigne et je danse et je ris, je sautille comme devant la plus incroyable surprise, et à cet instant j’y crois vraiment. À cet instant c’est comme si tout ça était déjà arrivé, comme si j’y étais, là, dans ce restaurant où l’on remet le Goncourt chaque année et si vous pouviez voir comme je suis élégante, vous seriez époustouflés. Oui, à cet instant, je suis. Extatique et pas du tout ancrée, heureuse tout simplement. L’espace d’un instant, tout ça devient ma réalité.

              1. @ Paul Jorion
                Vous évoquez un extrait de son blog , et je vous parle de son livre ( «  les émotions du dérèglement climatique «  ), livre que vous n’avez pas lu et que vous ne lirez pas pour la bonne raison qu’un extrait de son blog (pris au hasard ) vous a déplu. Chacun ses bonnes et ses mauvaises raisons …

                Entre un article de blog , et un livre (à lire les vôtres aussi) , il y a une différence notoire : plus fouillé , plus travaillé , plus élaboré .Pas que le reflet de l’émotion ou l’idée d’un jour .De la différence entre pensée rapide et pensée lente , si ces notions vous parlent.

                Vous savez , un psy qui essaierait de comprendre une personnalité avec si peu de donnée que ce que vous vous autorisez pour cette jeune femme …
                Ça me fait penser que j’ai encore un bouquin de vous à terminer , mais j’attend encore de mieux comprendre l’homme et les émotions qui le traverse.

                Sans remettre dans le contexte ni sans s’attacher à percer les intentions , l’analyse a toute les chances d’être biaisée dès le départ.
                C’est le danger de la pensée rapide et pour tout dire le danger du dialogue sur internet.

                Regardez sa vie , ses épreuves surmontées , son visage ,son regard, son sourire , écoutez sa voix , vous en saurez sûrement plus qu’un jugement à l’emporte pièce à l’encontre d’une jeune femme.

                Dommage pour vous , y’avait plein de tuyaux utiles pour ces temps de misère.

                1. Vous ne comprenez pas ce que je dis : c’est la catégorie « éco-anxiété » qui est aussi nulle que « taxe carbone », « développement durable », « colibri qui apporte sa part », « nucléaire qui n’émet pas de gaz de serre », « voiture électrique », même pas des emplâtres sur une jambe de bois, mais de la neutralisation délibérée de la question essentielle qui est posée.

                  « Ah, l’humanité va vers son extinction ? Je vais guérir les gens à qui ça fait peur ! »

                  Les guérir de quoi, bon Dieu ? Quand ils seront « guéris », l’humanité aura-t-elle évité l’extinction ? Ils parviendront à « vivre avec » ? Et ça ressemblera à quoi leur vie où ils auront « appris à vivre avec » ?

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                  1. « Ah, l’humanité va vers son extinction ? Je vais guérir les gens à qui ça fait peur ! »

                    Je crois qu’il faut d’abord guérir de la peur , consciente ou inconsciente , avant de tenter de résoudre un problème .La peur engendre l’inaction , c’est ce que vous minimiser( à l’heure d’aujourd’hui mais ça évoluera, j’ai pleine confiance en la pensée lente ).
                    As t’on jamais vu un mathématicien solutionner une énigme en état persuadé au départ de l’impossibilité de la résoudre ?La peur paralyse .
                    Apprendre à se détacher de cette peur , ce n’est pas la nier.
                    Mais prendre conscience des implications de la peur , c’est se donner les moyens de mieux la combattre.
                    Analyser les émotions du dérèglement climatique , ça fait partie des données du problème .
                    Vous ne pouvez espérer que l’ensemble de la population se soulève sans comprendre ce qui fait obstacle à une prise de conscience de tous .
                    Les émotions font partie du problème , elles ne font pas tout le problème certes , mais elles méritent mieux que « neutralisation délibérée de la question essentielle qui est posée.« .
                    PS : j’irai câliner un arbre tant qu’il y en a , partager ma tristesse et mon espérance .Un jour , peut être , l’utilité du travail d’une petite médecin qui rêvait d’un monde meilleur sera reconnu.
                    Et si ce n’est pas le cas dans ce monde , ça le sera dans le prochain 😊
                    Merci pour cette discussion.

              2. Pardonnez , j’oubliai …
                C’est étrange que vous n’ayez point relevé la fin du texte , qui finalement permet d’interpréter l’ensemble de l’article.
                « J’essaie d’imaginer parce que la joie n’est jamais si grande que dans les coulisses. Juste avant. Là, elle a tout l’espace pour s’étendre et connaître tous les destins possibles. Elle cartographie l’à venir. Elle prépare au tourbillon. Nécessaire et contagieuse, elle est ce qui fait qu’on devient. Plus ce que ça : en sa présence on est déjà.« 

                Appliquer au combat actuel pour l’écologie , elle rappelle qu’il est bon de s’imaginer , à travers le rêve , une vie où les bonnes choses sont déjà arrivées .Ce genre de scénario rend tout le contraire de désespéré(e).
                Comme une première étape indispensable , où le corps et l’esprit ressentent pour mieux se motiver à accomplir, ce qu’une IA sera à jamais incapable de faire d’ailleurs.

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                1. Mais vous ne voyez pas que c’est le stade ultime du New Age ? Vivre l’extinction dans… la joie !

                  Souvenez-vous de la fin de Soylent Green où on liquide les vieux en leur faisant voir des paysages idylliques pour faire d’eux des cachets de protéines qui nourriront ceux dont il est encore utile qu’ils restent en vie.

                  Imprimer des prospectus pour abattoirs cinq étoiles à distribuer parmi les cochons ?

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                  1. Le propos est clair et convaincant .

                    Mais dire aux cochons que c’est cuit , et qu’on préfère se consacrer à la transmission par une IA globale , n’est ce pas au moins aussi désespérant ?

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                    1. L’un qui me dit que j’ai peur du nucléaire, et l’autre, que je suis traumatisé par un film : mes contradicteurs sont au tapis. Je le prends pour ce que c’est : une bonne nouvelle 😀 .

                    2. 😊 vous avez un côté bagarreur qui m’étonnera toujours.
                      «  Peace and love «  comme dit un ami à la prostate défaillante.

            2. Je crois que vous êtes bluffé par le dit pr Pelissolo membre actif de Fondamental référence actuel du macronisme pour détruire la psychiatrie humaniste en cours:fermeture des lits d’hospitalisation,de tous les lieux de soins et d’ecoute Pour les remplacer par des plateformes de diagnostic et de tri,suppression des postes de soignants avec une flambée des contentions
              Plus on étiqueté les maladies moins on est à l’ecoute de la souffrance psychique des malades
              Je vous signale que ce même Pr Pelissolo est élu socialiste et qu’il participe activement à l’eradication des pratiques soignantes référencées à l’approche psychanalytique
              Pour approfondir le blog de mediapart du docteur B B est très pertinent
              Alors oui les étiquettes telles que l’eco anxiété ont plus à voir avec le marketing et le commerce qu’avec la clinique et le soin
              Il est plus confortable de mettre un symptôme dans une case que de se pencher sur les causes économiques et politiques
              En plus on peut publier et faire semblant d’etre un vrai scientifique
              Les soignant e s sont en lutte partout pour limiter les dégâts de la déshumanisation galopante de tous les lieux de soins psychiatriques ou médicaux
              Plutôt de vous extasier devant un « grand «  professeur allez rejoindre la manifestation demain à Paris devant le ministère de la santé

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              1. Lottin ,
                Ce qui vous dérange au fond , c’est que le pr Lottin remette en cause la psychanalyse ( qui est tellement facile de mal pratiquer , voir exemple des tentatives catastrophiques de soin de l’autisme, de la liberté sans contrôle de s’improviser psychanalyste)…

                Dans son livre , Céline Massini reconnaît pourtant à Freud sa part de vérité .Peut être qu’un jour Jorion dépoussièrera ce domaine qu’est la psychanalyse , largement concurrencée par les avancées en matière de sciences cognitives .IL y aurait matière à débat

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_noir_de_la_psychanalyse

                Ceci dit , pour ce qui est de la mobilisation de ce médecin pour demander plus de moyen POUR LE SOIN de la santé mentale des français , vous avez tout faux de croire qu’il s’en fout.
                Les articles sur ce sujet sont nombreux .
                https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/06/antoine-pelissolo-et-boris-vallaud-il-est-urgent-de-faire-de-la-sante-mentale-et-de-la-psychiatrie-une-grande-cause-du-prochain-quinquennat_6093533_3232.html

                PS: Si vous continuez de croire que le centre du monde est à Paris , vous allez être déçu.
                Avec internet , ce temps est révolu .

                1. Vous tombez le masque.

                  Tout s’éclaire : c’est à la psychanalyse que vous voulez vous en prendre avec votre éloge d’un cocktail détonnant New Wave + psychiatrie.

                  Le New Age vous dit « Si je cesse d’y penser, ça n’existe plus », et la psychiatrie ajoute « Les injustices sociales n’existent pas, c’est une illusion qui disparaît avec la dose optimale de psychotropes ».

                  1. Non, non, erreur .
                    On ne tombe pas le masque en période de covid 😊

                    Cette discussion invite à la réflexion , il n’y a rien de programmé.
                    Je connaissais pas , mais je pense que le prochain bouquin sera « Le Livre noir de la psychanalyse. Vivre, penser et aller mieux sans Freud« .
                    Dommage que de votre côté vous n’ayez pas un bouquin en préparation sur la psychanalyse à l’épreuve des sciences cognitives , histoire de peser le pour et le contre .

                    PS : Getch est intéressant mélodiquement parlant . Plus de succès garanti si rythme un peu plus endiablé.

                    Bonne continuation.

          2. « Qu’on cesse svp de redistribuer sur la population sous forme de pseudo-désordres mentaux individuels, les crises que les politiques ignorent alors que leur métier serait de les résoudre. »
            ce qui est terrible et rends votre remarque inutile , c’est la partie de bras de fer (au sens de gestion d’un rapport de force : le politique , qui , au passage, n’a jamais donné lieu à un métier ) qui se joue macroscopiquement , partie qui tient compte depuis bien longtemps de ce que ces « politiques » dont vous parlez font parti à part entière de cette population et en répète les mêmes (dys-)fonctionnements psycho-pathologiques .
            il est vain de leur demander de se soigner , d’autant plus qu’ils sont vraisemblablement plus dans la jouissance que dans une « bidule-anxiété ».
            ce n’est pas une rébellion qui est nécessaire mais une re-invention ( révolution , franchissement d’une singularité…) de notre être au monde ….
            ce qui peut n’avoir lieu qu’avec le parti-pris de tenir compte à priori de la dynamique inconsciente de la population humaine , ce qui a pu être expérimenté dans les années 70-80 , malgré les résistances de l’ensemble des populations concernées (de l’élite à la « base »)
            j’ai essayé de maintenir le dispositif dans les institutions dont j’avais la responsabilité médicale (bien que cela n’ait rien à voir avec de la médecine ) jusque fin des années 1990.
            Après , j’en prenais tellement « plein la gueule » que j’ai abandonné et n’arrive pas d’ailleurs à en faire le deuil.

            c’est pour cela que je ne partage pas l’idée d’un effondrement , mais plutôt celle d’un processus maïeutique, avec son goulet d’étranglement , ses douleurs , ses substances pour supporter ce moment très difficile ….
            à quand l’accouchement libérateur ?

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  9. Notre lot est de nous débattre dans des enchainements et des cliquets systémiques.
    Cela a-t-il tellement changé depuis le néolithique ?
    L’agriculture, un cliquet majeur (malgré des complexités récemment reconnues, des peuplades « semi-agricoles »,
    ou même une relecture des Nambikwara , https://fr.wikipedia.org/wiki/Nambikwara).
    Les villes, le cliquet suivant.
    L’extraction minière de masse ensuite (ou déjà : Hallstatt et le sel).
    Des effets majeurs dès qu’on dompte un peu l’énergie (hydraulique au Moyen-Age)
    et qui font des Européens des colonisateurs alors que des Vikings ont traversé l’Atlantique et découvert aussi les Acores
    400-500 ans avant 1400/1492.
    Des effets encore plus majeurs avec charbon, pétrole et transport d’information (télégraphe, radio-télé, internet).

    Le cliquet actuel est un peu celui d’un alcoolique qui goûte les alcools de toutes sortes (énergie de toutes sortes).

    L’éducation pourrait avoir pour but large de nous doter de la capacité de percevoir ces cliquets,
    dont celui de la mort biologique, qu’on a tenu un peu loin de moi aussi dans mon enfance, inutilement je pense.

    De la sorte, nous pourrions simplement avoir une morale de type Hillel (https://fr.wikipedia.org/wiki/Regle_dor « ne fait pas à ton prochain.. ».)
    mais élargissable à ce qui s’identifie à un système.
    Le frein babélien à cela, c’est le langage qui masque la nature du système (blah blah blah #Greta)
    (voir le dernier ouvrage de Sandra Lucbert qui tape fort sur le néolibéralisme : « Ministère des contes publics »).
    Et qui le fait de façon « réticulaire », et non suivant le cliché de la novlangue orwellienne.
    Au point que les lignes que j’ai écrites ci-dessus pourraient avoir comme auteur
    un homme qui est devenu ces dernières semaines le réceptacle en chef des envies morbides dudit système d’en finir avec toute notion de monde social et égalitaire,
    j’ai nommé EZnogood.
    On en vient à demander à l’éducation de faire vivre contre cela la philia et l’empathie, à l’heure des réseaux sociaux, alors qu’on laisse s’installer
    sur ces réseaux sociaux des « cliquets systémiques géants » les plus propices à refaire des communautés d’entre-soi et des murs virtuels.

    N’était-ce la leçon de l’histoire et de ses grands balanciers, être tenace serait folie.
    Mais les révolutions furent, et d’autres seront, dont le j’ai oublié le nom.

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  10. Il y a une scene encore plus glaçante dans le film la route , c’est celle où une mère et son fils courent dans une sorte de plaine et sont poursuivis par une bande de cannibales qui crient choper les , devrait être visualisé par tous ceux qui hésitent entre un vélo et un 4*4 electrique

  11. La religion, ou crainte des dieux, est historiquement le seul frein efficace à l’errance humaine.
    Voilà ce que peut être « l’éducation ».
    La technique (et la science moderne?) ne l’est manifestement pas, c’est même le contraire, par principe.
    Mais ce constat n’est psychologiquement pas facile à admettre, manifestement.
    Par ailleurs, si la religion éduque les masses et les individus, elle entraine potentiellement certaines fâcheuses conséquences, autre que celles qui nous inquiètent actuellement.
    Il s’agit donc de se garder et de la religion, et de la science technologique.
    Tant que cet état d’esprit n’est pas atteint (sagesse), les hommes continueront à « errer ».
    Cordialement,

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    1. Le bâton religieux, c’est le châtiment divin corollaire de la carotte paradisiaque.
      Chaque institution religieuse a su établir sa carotte et son bâton, le néolibéralisme aussi.
      Ce raisonnement ne repose t il pas sur la croyance que l’humanité se divise en 2 catégories : « ceux qui réussissent (l’élite éclairée qui a la maîtrise de la carotte et du bâton ) et ceux qui ne sont rien (les sans dents qu’on soumet ) » ?
      Les paroles de libération des prophètes n’ont jamais réussi à résister au détournement des institutions qui en ont fait des paroles d’asservissement. On vante souvent la capacité d’adaptation du capitalisme multicellulaire en oubliant la capacité d’ adaptation d’autres régions multimillénaire.
      Le chemin de la libération est un chemin qu’on accomplit seul. Toute prétention institutionnelle à écrire un chemin universel de libération est une entreprise marketing destinée à maintenir en place le système de domination, quitte à transmettre le septre d’une aristocratie à une autre.
      L’acceptation de la soumission ne vient elle pas essentiellement de notre peur de cheminer seul ?

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    2. @ Asclepios

      Sauf si c’est un acte du Saint-Esprit, vous vous êtes gavé d’électricité, de courant TBT sur vos fils de cuivre téléphonique ou fibre optique, vous reliant à Internet (Vade retro…) et peut-être (mon Dieu où est mon crucifix !)… du Wifi !!! en vous servant d’un PC (connue comme machine « satanique ») pour écrire ce post.

      Mais ce constat n’est psychologiquement pas facile à admettre, manifestement. (citation)

      Merci pour vos conseils, mais on va vous laisser « errer » ; si d’emblée vous croisez Dieu, dites lui qu’il est attendu fissa, lui et ses compétences universelles, on a un problème chaud patate sur les bras !

  12. Bonjour,
    J’ai dit religion (et pas Dieu, d’ailleurs!): je ne pense pas particulièrement à l’intervention d’un Superman ou d’un Batman, je ne suis pas américain.
    Que j’utilise de la technologie n’est pas un problème, je ne pense pas honnêtement en abuser et c’est cela l’essentiel. Je n’en suis pas quand même à penser que la technologie prise en général, c’est le diable!!! La critique de la technologie scientifique, ce n’est pas son rejet, c’est le B.A BA, un peu de mesure!…
    Ma remarque précédente se voulait d’abord sociologique et ensuite historique.
    Pour le sacrifice humain, j’observe que cela marche bien socialement parlant, c’est juste inhumain. Pour ma part, je suis plus sensible au discours pythagoricien, ce qui ne nous rajeunit pas!
    Rien de plus!

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