13 réflexions sur « Brest Business School, Comment sauver le genre humain, le 23 septembre 2021 »

  1. Bonne révision . Pas compris si ces jeunes gens étaient intimidés , anéantis ou la tête ailleurs mais ça remuait pas trop .

    La question sur similitude des plans A et C quant à leur impact sur le niveau de population me semble avoir mal été comprise . Je l’ai reçu plutôt de mon côté comme la mise en vis à vis de :
    – Plan A : il faudra réduire le nombre d’humains
    – Plan C : on fait du robot et de l’IA qui même globale est portée par l’idée que tous les humains ont disparu ( ce qui est une  » perspective de l’être humain  » étrange et paradoxale , et je comprendrais alors que ces jeunes gens soient « anéantis » ).

    Le « plan B » semble être de plus en plus  » Plombé » .

    J’ai mal suivi et interprété ?

    PS : quand je me défie des « rages » , c’est que je suis aussi sur , comme vous , que si l’homme est un loup pour l’homme c’est qu’il n’est plus l’humain qu’il prétend garder dans une « perspective » de survie .Et que , pour le coup , le plan C resterait alors le seul en piste .

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    1. Les « hommes-loup-pour-l’homme » vont se multiplier…et ce ne seront plus seulement des islamistes, au fur et à mesure que les revenus du travail vont disparaître.

      Je ne sais plus si j’ai lu ça dans Maus de Art Spiegelmann ou dans Primo Lévi, je crois que c’est dans Maus. Oui c’est à son père je crois qu’il parle d’un de ses amis, et son père qui avait survécu à un camp de concentration lui répond ironiquement : « un ami ? mets les 1 semaine enfermé sans manger, et tu verras ce que c’est qu’un ami », ou quelque chose dans ce genre.

  2. Bonne question à la fin, ces méga-volcans pourraient nous mettre un énorme coup de froid. Par contre, ils ne pourront rien faire pour nos détritus…

    Au sujet du dépassement de la capacité de charge, je regrette qu’à la COP26 il n’ait pas été question de limiter la natalité à un enfant, car cela parait une chose possible, assez envisageable, et assez égalitaire pour les différents pays de faire en sorte que chaque femme sur Terre ne puisse avoir qu’un seul enfant, le temps de rééquilibrer le climat si c’est encore possible de le faire.

    Magnifique intervention en tout cas, M Jorion.

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  3. Le destin tragique de ce Chayanov est un cas instructif, de ce qui s’est joué avec l’industrialisation à marche forcée de la Russie sous Staline. Je l’ai découvert part le biais du texte de Sahlins sur l’économie des sociétés primitives qui lui rendait hommage en donnant à son nom une loi de l’économie des sociétés primitives:
    « dans un système de production domestique de consommation, l’intensité du travail varie en raison inverse de la capacité de travail relative de l’unité de production ».
    C’est par exemple ces indiens qui troquaient leurs haches de pierre contre les haches de métal de l’homme blanc, non pour produire dix fois plus mais pour travailler dix fois moins. On comprend facilement pourquoi ce type d’économie était totalement incompatible avec le stakhanovisme requis pour industrialiser le pays à vitesse grand V . Et je crains qu’une grande partie de la gauche soit restée engluée là-dedans sans savoir comment en sortir.

      1. Malheureusement, je ne suis pas sûr que ça soit aussi simple que de décréter une réduction du temps de travail, qui peut très bien être un trompe l’oeil; car si c’est pour attendre en bout de chaîne du salarié qu’il produise plus en 32 hrs
        que ce qu’il produisait en 35 hrs, et en 35 plus que ce qu’il produisait en 39 hrs, on reste dans le même cadre
        productiviste, en accord avec l’exigence de ne pas miner la compétivité des entreprises, quitte à placer le salarié
        devant des injonctions impossibles à réaliser qui le rendront encore plus marteau. Concrètement, c’est par exemple
        l’employé de Carglass qui, « normalement », a 45′ pour faire un pare-brise et à qui on met sur le planning deux voitures à faire en une heure.
        A cela s’ajoute une difficulté supplémentaire qu’avec les nouvelles formes que prend le travail, il est de plus en plus compliqué d’établir une frontière étanche entre temps de travail et temps libre.
        Alors,vouloir réduire le temps de travail, ça ne suffit pas à soi seul. Tout le problème c’est d’arriver à le faire dans un cadre
        dans lequel la production ne serait plus le but de l’homme, mais l’homme le but de la production, pour reprendre la formule de Marx.
        Et ça c’est une autre paire de manches.

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        1. La vieille gauche ouvrière et syndicale doit faire son « Aggiornamento ». A l’heure des logiciels et des robots, proposer 32h, voire pas de travail du tout, c’est aller dans le sens du marché, et de ce que souhaite le Medef : une économie sans employés.

          Mais ils sont si longs à la détente tous nos leaders de gauche, que parfois je me demande s’ils ne sont pas un peu cons…

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