Quelques réflexions sur la dépression, par Bruno Grall

En quelques minutes, dans votre dernière vidéo du 18 novembre 2021, vous avez fait le tour avec Madame Stéphanie Kermabon, des causes de la dépression. Vaste sujet ! Autrefois cette notion ne relevait que de la mélancolie.

Pour bien comprendre la dépression et la soigner, il faut en avoir souffert, et je vais recourir à des images. Une image valant 1 000 mots selon le proverbe chinois.

Nous sommes faits comme d’un pâte, qui se coule dans ce moule que constitue notre entourage, notre milieu notre langage et notre éducation. Nous sommes infiniment malléables, surtout dans notre enfance. Quand tout est parlant …

Il y a de bons moules et de moins bons.

Avec le temps, cette pâte devient comme un filtre vis-à-vis d’un environnement quelquefois hostile, qui fait ce que nous retenons, ce que nous aimons; notre sensibilité, etc … C’est l’autre aspect qui nous constitue, ce qui nous plait c’est ce qui entre en résonnance avec nous mêmes.

En société, nous voulons être reconnu(e)s, à un titre ou à un autre.

La question : à quel titre ?

Et comment y parvenir ?

Des conférences de Monsieur Paul Jorion sur Zoom, j’ai retenu essentiellement que notre Moi est infiniment fragile, en considérant tous les mécanismes (oublis, lapsus, actes manqués), toutes les ruses, que met en place notre psychisme pour le protéger.

Et, de ma petite expérience, les gens font beaucoup plus semblant d’être heureux qu’ils ne le sont vraiment.

La dépression résulte beaucoup d’une inadéquation de ce que nous croyons être avec le réel. Et pour en guérir, il faut un acte de foi !

[Extraordinaire que Guy Béart, dans cette chanson parle de l’amour comme d’un simple (?) phénomène hormonal, il y a près de 60 ans !]

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8 réflexions sur « Quelques réflexions sur la dépression, par Bruno Grall »

  1. Il faut d’abord déterminer de quel catégorie de dépression on parle. Il y a des dépression réactives ou, à lopposé, des dépressions bipolalaires qui nécessitent un traitement médical. Mais il y a aussi le mal de vivre: des ambitions échoués, une vie devemue compliquée parcequ’on a fait fausse route qui a conduit à l’impasse et parfois à une vie ratée……. Et il y a, beaucoup moins étudiée, la « mélancholie » qui est une facon d’exister, qui fait partie de la personnalité sans effet pathogène. Je connais de nombreux créatifs qui sont des mélancholiques.

  2. Bonjour Ghost,
    Oui il y a des degrés divers dans la dépression. Comme pour les grippes.
    La mélancolie est moins grave, c’était le terme usité autrefois; il recouvrait la tristesse profonde.
    Que les créatifs soient des mélancholiques ou des dépressifs n’a rien d’étonnant; ça s’appelle la sublimation.
    Nombre de peintres d’écrivains sont de profonds mélancholiques…

    1. Même si Hugo a écrit un beau poème intitulé Melancholia ( Melankholia ) , l’orthographe correcte est dorénavant bien bien ancrée comme Mélancolie .

      Faut dire qu’il n’y a rien de plus fluctuant que cette « bile noire » ( peut être qu’il suffit de soigner son foie ?) qui , née désagréable à en pleurer , est devenue avec le romantisme un état désenchanté mais doux , proche de la nostalgie .

      https://www.dailymotion.com/video/xyixy

      La dépression semble plutôt fille du cerveau que du foie , mais selon les simplifications qui nous sont chères , le cerveau on ne sait jamais bien si c’est un organe lambda comme un autre ( et un organe c’est déjà assez bizarre ) , ou le siège de réactions étranges et de natures plus ou moins compréhensibles , sur lequel on peut agir par la chimie , la technique intrusive , les « ondes » , la communication . Entre « psy » et matérialistes , le patient est entre des tas de « mains » qui lui laissent une chance de moins « souffrir » , ce qui est déjà pas mal , à défaut de savoir ce qui est « bon » pour lui .

  3. @Juannessy
    Pardon, je suis nul en orthographe; et vous avez tout à fait raison – Veuillez m’excuser!
    Les mots changent de valeur avec le temps. Ce sont bien les romantismes qui parlent de la nostalgie comme du bonheur d’être triste.
    Aujourd’hui les médecins psychiatres et endocrinologues en font une histoire d’hormones, comme il y a des hormones de l’attachement,
    de la bonne humeur (Voir Biologie des passions jean Didier Vincent, Odile Jacob).
    L’idée de bile noire, c’est les vieux grecs. Une intuition qui n’était pas fausse.

  4. Je ne le savais pas il y a une 200 000 tentatives de suicides par an en France, 10% aboutissent à la première tentative. 2eme cause de mortalité chez les jeunes. Aucune trace dans les médias.

    1. C’est un vrai problème, le suicide des jeunes et des agriculteurs. Il y a aussi des déséspérés qui mettent fin à leur vie à cause de problèmes financiers. Il me semble que les chiffres devraient être plus élvés, car de nombreux suicides ne sont pas diagnostiqués comme tels par les généralistes.

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