L’Ukraine bien seule, par Alexis Toulet

Vladimir Poutine décore Rex Tillerson, qui sera le premier ministre des Affaires étrangères de Trump

« Réfléchissez un peu : la guerre entre l’OTAN et la Russie à l’occasion de l’invasion de l’Ukraine ne débute pas cette semaine-ci mais la semaine prochaine (une confirmation de plus que je suis un optimiste). » (Paul Jorion)

Question très intéressante, et dont je crains que nous ne fassions que commencer à parler – le risque d’échec des pourparlers EU-Russie et d’invasion russe en Ukraine semble très élevé. Dire « la semaine prochaine » peut sembler être une exagération, mais je n’en suis même pas certain. Et nous parlons en tout cas du début de l’année.

A tout risque, je dirais :

– Les négociations EU-Russie échoueront. Pour qu’il en soit autrement, il faudrait soit que Poutine bluffe totalement et il n’en a pas l’air surtout à voir la « communication interne » en Russie sur le sujet, soit que les Etats-Unis laissent à Moscou un gros os à ronger par exemple un engagement formel de refuser l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN, mais ce n’est pas leur intérêt en tant que puissance mondiale même si le prix en est une catastrophe nationale pour l’Ukraine

– Il n’y aura pas de guerre entre OTAN et Russie cette année, même dans le scénario le plus extrême où c’est l’ensemble de l’Ukraine qui serait envahie. Le président Biden a dit très clairement que les Etats-Unis n’enverront pas de troupe en Ukraine, qu’ils ne se sont pas engagés à protéger, et aucun autre pays de l’OTAN n’a la moindre intention d’envoyer ses soldats là-bas, surtout sans les Américains

– Les sanctions économiques contre la Russie suite à l’invasion seront lourdes, mais ne passeront pas une certaine mesure, elles resteront par exemple nettement moindres que celles contre l’Iran. La raison en est simple : l’économie mondiale ne peut pas se passer de la Russie. Moscou d’une part extrait 12% du pétrole mondial – et si l’économie mondiale devait se priver de 12% de son pétrole, ça lui ferait vraiment tout drôle (2009 n’était qu’un avant-goût). D’autre part la première puissance économique européenne est dépendante du gaz russe – et Olaf Scholz comme tout chancelier allemand prête une oreille très attentive au Mittelstand l’industrie qui est la première force de son pays, il est probable qu’il privilégie la défense de ses intérêts à la défense des intérêts de Washington ou de Kiev

– De même que les sanctions économiques contre Téhéran ne l’ont pas fait plier, mais plutôt se raidir, et ont renforcé le soutien de la population au régime puisqu’elle souffrait des conséquences de ces sanctions comprises comme agression extérieure, de même des sanctions moins fortes contre Moscou ne le feront en aucun cas plier, mais renforceront le soutien à Poutine même de la part des Russes qui ne l’aiment pas mais mettront leurs sentiments en sourdine face à ce qui leur sera présenté comme une agression économique

Il est d’ailleurs fort possible que renforcer le soutien à sa personne et son régime soit l’un des principaux si ce n’est le principal objectif du quasi-ultimatum lancé par Poutine à la fin de l’année dernière avec des exigences dont il sait qu’elles sont radicales. Apparaître comme le seul rempart de la nation face à un monde extérieur hostile et agressif est sa meilleure chance de pérenniser son pouvoir.

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87 réflexions sur « L’Ukraine bien seule, par Alexis Toulet »

  1. Il n’y aura pas de guerre entre OTAN et Russie cette année, même dans le scénario le plus extrême où c’est l’ensemble de l’Ukraine qui serait envahie. Le président Biden a dit très clairement que les Etats-Unis n’enverront pas de troupe en Ukraine, qu’ils ne se sont pas engagés à protéger, et aucun autre pays de l’OTAN n’a la moindre intention d’envoyer ses soldats là-bas, surtout sans les Américains

    C’est une bonne chose parce que je dois dire qu’à titre personnel, une guerre thermonucléaire ne m’arrangerait pas du tout.

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  2. « Si tu ne peux pas éviter un combat, soit sur de le gagner ». C’est de Poutine, ça ne date pas de son passage au sein de la vénérable institution du KGB où il n’avait guère brillé, mais de l’époque où il n’était qu’un petit voyou dans les rues de Saint Petersbourg.

  3. il me semble logique qu’après le retrait rocambolesque de tonton d’Amérique de l’Afghanistan Biden ne soit pas décidé d’intervenir en Ukraine et pour cause : il n’y a aucun intérêt stratégique .
    A contrario Biden n’a d’yeux que pour la zone pacifique et l’ennemi juré qu’est la Chine . Business oblige !

  4. – Et si tout ce charivari médiatique était orchestré pour forcer la main des américains, pour qu’ils arrêtent de faire pression sur l’Allemagne et le Danemark, pour que le Nord Stream 2 soit mis en service le plus rapidement possible ?

    – Et si à force de bloquer la fourniture de gaz et de pétrole russes en Europe, les américains n’obtenaient qu’une accélération d’un rapprochement entre la Chine et la Russie, qui se retourne de plus en plus vers son voisin pour lui fournir ces énergies ? Ce qui n’aboutit qu’à un renforcement de ces deux puissances…

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      1. Heu….merci ? ^^
        J’avoue que j’apporte la honte et le désespoir sur la race Troll 😀

        Si la Russie avait voulu envahir l’Ukraine, je crois que ce serait fait depuis longtemps, donc je n’arrive même pas une seconde à m’inquiéter de cela, seulement à encore une fois lever les yeux au ciel, pardon au plafond de ma caverne (de Troll), devant l’incurie médiatique…

        1. Déjà que les Russes exportent leurs plus belles et plus formées femmes en occident, si en plus ils envoient leurs jeunes occuper ces régions, va rester qui là-bas dans ce pays ruiné et malheureux ?

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      2. Bon en même temps, Napoléon n’a pas pu faire l’Europe, puis ensuite Hitler n’a pas pu l’Europe, (vous remarquerez que les deux états les plus puissants ont essayé chacun leur tour à leur façon de faire de l’Europe un Empire …) vous pensez bien que l’Europe des marchands allait se faire dévorer à terme. La Guilde ce fait toujours entuber par l’Empire, ç’est écrit dans Star Wars en plus (en plus de la bible un autre classique) !

        Il y a sur Terre actuellement , 3 Empires et 1 guilde. Le reste euh c’est les wookiees !

            1. J’ai effectivement trop hâtivement assimilé  » de l’Atlantique à l’Oural ( ou de Moscou à Tamanrasset ) » , avec « empire unifié de l’orient avec l’occident  » .

              Bon , mais l’intention générale est la même . Et Alexandre était à deux doigts de gagner son pari .

              Mais la conquête ne doit pas être la solution .

      1. @timiota :
        Allemagne et Danemark, futurs Taïwans ^^
        Je ne me souvenais pas avoir entendu qu’ils avaient vendu tant de ports aux Chinois que ça. ;p

        @CloClo :
        Ils nous envoient surtout des milliardaires pour racheter les équipes de football, non ?
        Ah non, ça c’est les Qataris 😀

        Et si depuis le début, les Russes se sentent aussi menacés par le camp occidental que ce que celui-ci prétend l’être par les Russes ? L’intégration de la Russie à l’OTAN n’aurait-elle pas pu empêcher toutes ces vaines défiances, qui semblent surtout profiter à l’agitateur américain d’épouvantail communiste ?

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        1. L’intégration de la Russie à l’Otan ??!!!

          Alors là , l’aigle américain et l’aigle russe à deux têtes , n’ont jamais autant rigolé !

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          1. Poutine a pourtant bien fait cette proposition d’adhésion à l’Otan quand il a accédé pour la première fois à la tête de l’État.

            1. Non , c’est Gorbatchev qui sortait d’une période catastrophique qui avait commencé à négocier avec les USA pour que l’Otan ne renforce pas sa présence aux marches proches de la Russie ( la méthode des états tampons qui donnent de la profondeur aux défenses russes est vieille comme l’empire russe -qui n’est pas si vieux que ça d’ailleurs ) . La succession par Eltsine a fini de ruiner le moral des russes et l’arrivée de Poutine en 1999 , en dépit des déclarations publiques , c’était clairement la volonté sous jacente de retrouver la fierté ( souvent fondée , souvent outrancière et vaine ) et la force de l’empire . Et Poutine a parfaitement réussi le contrat tacite qui était sa propre volonté profonde .

              Reste à voir quel rôle cette force reconstituée , mais avec ses propres fragilités et démons , entend jouer pour le bien du monde ( qui a bien besoin qu’on l’épargne et soigne) ou pour le pire ( désastreux pour tout le monde mais particulièrement pour la Russie ) .Je pourrais presque dire la même chose de notre pays .

              Enfin , c’est mon imaginaire partiellement étayé , sgdg ( sans garantie du gouvernement ) .

                1. C’est à des détails comme ça qu’on voit que Clo Clo est un jeunot encore la morve au nez , et Juannessy un survivant de 39-45 , enfin d’un autre âge .

                  1. Oui, tu as raison, je suis allé à l’école primaire avec des filles et nos blouses étaient grave bariolées et colorées ! 😀

                    J’ai adooooré !

              1. In 1994, Russia joined the Partnership for Peace program, and since that time, NATO and Russia have signed several important agreements on cooperation.[3] According to Vladimir Putin, he proposed the idea of Russia joining NATO to President Bill Clinton in 2000 during a visit to Moscow, to which Clinton responded that he « didn’t mind »

                J’ai déjà dû rappeler ça une demi douzaine de fois sur ce blog depuis 2008, ça vous échappe toujours…

                1. Je sais , mais en 2000, au delà de la situation de relative faiblesse de Poutine qui pouvait faire des avances aux USA pour se donner de l’air afin de reconstruire le pays , le Poutine venu du KGB qui avait vu Gorbatchev , Eltsine , l’effondrement moral des russes , a vite compris que les USA ne feraient aucune concession dans la position de force où ils étaient , et que le rejet de cette forme de vassalisation par l’aigle américain , à laquelle il était viscéralement rétif de conviction et de formation , c’était un des meilleurs moyens pour ressouder le peuple russe ( les slaves plus ou moins occidentaux , les « orientaux » , les orthodoxes de « l’âme russe » qu’il a vite mis dans son camp ) , c’était sa chance historique de reprendre le flambeau de Tsar , pour , sinon reconquérir les républiques socialistes soviétiques , retrouver la politique de « marches aux frontières  » qui avait fait ses preuves contre Napoléon et Hitler , entre autres . D’une certaine façon , c’était même l’attente diffuse et profonde du peuple russe qui s’est vite manifestée par des niveaux d’adhésion élevés , dont il sera intéressant de voir comment , aux temps présents , ils évoluent dans un contexte mondial économique , sanitaire et environnemental explosif .

                1. Bon en même temps c’est pas pour dire, mais les anglais ont fait le coup, les russes ont essayé, et heureusement on loupé.

                  Car déjà avec les anglais c’était ingérable, mais alors aussi avec les russes …. On changeait de Monde ! Je crois que personne a bien compris vers où ça pouvait aller vu le binz que les anglais mettaient déjà. « Chat échaudé craint l’eau froide » où un truc dans le genre, si ça évoque quelque chose pour vous.

                  Mais bon autant cela aurait amusant 😀

                2. Reste à savoir si Poutine a choisi de discuter avec Biden par tactique de longue date , par tactique récente , par désespérance de l’Europe , par volonté de défaire l’Europe ( suspicion ancienne ) , par souci de défaire l’Otan …

                  Et à savoir quelle partie on joue vraiment à long terme sur le jeu d’échecs , où tous les joueurs sont par nature des tueurs .

                    1. Puis en plein milieu y en a un autre, d’acteur qui ne dit rien du tout, mais qui avance son bonhomme de chemin, sur le continent Eurasie : L’Inde.

                      https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-bourse-de-linde-en-passe-de-se-hisser-au-5-rang-mondial-1415267

                      Y a aucun rapport avec l’Ukraine ? Ah oui. Mais bon avec ces histoires, faut toujours un peu de temps pour voir les pièces se mettre en place. Ca va finir par se toucher de partout sur tous les bords. Et ça finira façon puzzle.

                      Sacrés Ricain va. Y z’arrêteront jamais. Yeeep maaaan !

      1. @ Juannessy

        Les enjeu de ressources sont centraux. Demain ils seront in-con-tour-nables. Vitaux. Et pour la Russie stratégiques et tactiques H24 depuis un certain temps, alors qu’in ne le perçoit même pas. Entre nos renouvelables, nos rêve d’écologie et nos délires nucléaires d’indépendance.

        À côté du Mali vous avez le Niger et son Uranium.
        En Libye vous avez du pétrole.

        Et tout ces pays ont en commun d’avoir des dictatures branlantes.

        Si vous ajoutez la démonstration magistrale sur la situation désespérée syrienne, la situation innommable biélorusse ou tianaménenne du Kazakstan, n’importe quel dictateur en perdition a maintenant un coup de fil à passer et peut être soutenu dans la minute par une gamme d’interventions allant de Wagner aux troupe régulières ( badgées ou non badgées comme en crimée ou le Dombas, ces deux derniers exemples étant de la politique plus interne ) aussi efficaces que décomplexées, ultra rapide, lourdes à souhait.

        Ils sont maintenant rôdés, ils seront à l’avenir sélectifs sur les ressources sous jacentes et les clients.

        Par rapport à l’ukraine, cela lui a filé entre les doigts. Mais il a réagit vite et bien sur l’essentiel : La crimée ce fut réglé en 48h. Reste l’est: il recherchera une paix à la yougoslave, avec amputation, et création d’un pays de novo. Afin de clôturer sa victoire totale sur l’essentiel.
        Les ukrainiens détestent à présent les dirigeants russes, pas le peuple russe. Mais paradoxalement le peuple russe serait choqués de voir les soldats russes maltraiter le peuple ukrainien dans son ensemble par une occupation, et cela engendrerait une haine réelle de la part des ukrainiens. L’occupation massive à l’afghane, d’un pays hostile ca ne marche pas.

        Maintenir un régime de terreur et dictature par surcroit de puissance est beaucoup moins energivore, comme Wagner ou l’armée russe le fait en syrie. Niveau retour sur investissement c’est juteux.

        Il faut bien comprendre que il y a quatre déterminants du raisonnement russe:

        – Poutine se fout littéralement de ce que l’ouest pense de lui. Aucun mensonge ou dénégation n’est assez gros pour Lavrov. Ca n’a strictement aucune importance. Abattre un avion de ligne c’est peanuts.

        – c’est un peuple qui a perpétuellement vécu sous l’oppression, mais en se disant que ça pourrait être pire, et qu’il faut se contenter de ce qu’on a (raisonnement croissant avec l’âge)

        – ce sont des pays où le meilleur emploi pour un jeune c’est police et armée. D’une pierre deux coup leur sentiment nationaliste y sera amplifié.

        – les sanctions n’ont que peu d’effet. Le big business continue et l’energie est la clef. Il a suffit de légèrement serrer le robinet de gaz pour mettre à genoux l’europe. Le nordstream II c’est une blague, qui est sanctionné ?

        – l’histoire de la proximité de troupes de l’otan, c’est une carotte 🥕 de diversion sans aucune réalité ni intérêt .

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        1. Je suis assez d’accord que lorsqu’on est doué aux échecs ,on sait jouer ses pions en virtuose ( et les ressources sont une forte motivation ) , et que la méthode reste dans la ligne des pratiques et préoccupations de l’empire « russe » , mais si « l’aigle à deux têtes  » que je ré-évoquais par ailleurs avait une signification à la fois géopolitique et nationaliste d’où découlaient beaucoup des comportements de Moscou , je vois mal , au delà du désir « d’être forts » où la stratégie russe prétend amener la collectivité mondiale .

          Et comme c’est le cas aussi pour les autres grands acteurs mondiaux , la seule compétition pour les ressources ne peut conduire qu’à la déflagration .

          1. Excellente analogie les echecs.

            Il ne faut pas se poser la question de ce que fait un pion à un endroit, mais ouvrir de multiples fronts en croisant les tensions.

            Multiplier les fronts, et le harceler en de multiples points chauds est la meilleure stratégie pour saturer un adversaire qui n’a:
            – aucune agilité
            – aucune envie de se battre

            Je pense que les russe doivent être sidérés et amusés de la facilité, de l’absence totale de réaction, et de l’effet d’incapacitant complet que cela produit sur l’occident accrochée à sa logique dissuasive d’affrontement binaire, et son aversion pour ces coûteuses et interminables opérations extérieures, qui ne débouchent que sur des échecs à long terme.

            Actuellement Wagner de balade au Mali comme à la parade. (En bout de piste pour nous autres..)

            Au coeur de l’europe, cela passe sous les radars, mais la zone ex-yougoslavie/kossovo est en train d’être opportunément chauffée à feu doux… attendant le moindre incident nationaliste dans une des entités.

            1. Ça ne répond pas à l’interrogation plus générale sur la stratégie de long terme de Moscou pour la géopolitique mondiale , sur laquelle je ne ressens rien d’autre que la propension à déléguer le problème à Pékin en essayant de tirer profit de la situation et de la rente globale énergétique pour voir venir . La tendance à s’engager sur trop de fronts en même temps ne serait alors pas forcément tenable longtemps si les réactions deviennent plus violentes . Mais l’héritier du KGB , c’est Poutine , c’est pas moi , et il ne manque pas d’analystes stratégiques dans les états majors ou les ministères de AE( dont en France ) pour raconter moins de potentielles balivernes que moi . Reste à savoir s’ils sont d’accord entre eux .

              Pour la sensibilité des Balkans , c’est une constante et là , par contre , France et Allemagne qui ont beaucoup eu à connaitre du secteur , sont très attentives . Il y a déjà eu des remous depuis que Clinton est intervenu en Albanie et au Kosovo , avec l’Otan . J’avais visité le Kosovo en 2014 et pris quelques photos du pont frontière d e Mitroviça , avec la Serbie .C’était encore tendu , et les élèves kosovars de la région revenaient de l’école en chantant des chants guerriers assez gratinés . La Kfor ( surtout des italiens et des suédois ) était très présente et protégeait par exemple un monastère orthodoxe à Deçan , où les moines « serbes » étaient assez malabars et savaient visiblement mieux manier le fusil mitrailleur que la croix orthodoxe . Pour semer  » la merde » dans le secteur , la composante religieuse serait sans doute encore le brûlot le plus utilisé .

              1. La stratégie: jouer sur ses atouts pour se maintenir au pouvoir.

                – un régime autoritaire a besoin de 3 ressorts sur son peuple: maintenir un story-telling d’agression de l’extérieur, qui entretien un sentiment unissant nationaliste, et permet un exercice musclé en interne du contrôle de la liberté individuelle, maintenant un sentiment diffus de peur.
                Il a aussi besoin de soutenir tout en les maintenant à distance les différents autres acteurs forts.

                – en terme de fonctionnent interne: un équilibre compris entre pouvoir central, mafia, grand capital energetico-industriel, et lobby militaro industriel.

                – en terme de politique extérieure, c’est le miroir de cet organisation interne:
                Utiliser sa capacité de nuisance, et multiplier les rapports de force, pour exercer finalement un soft-power, qui annihile son adversaire économique, exerce sur lui une pression militaire sur des terrains qu’il n’a pas envie de fréquenter, et permet à un accès partiel aux ressources à moindre coût financier
                Comme la Russie est possesseur et vitalement vendeur de ressources, ce n’est pas tant d’y accéder en tant que telle comme nous ou la chine, mais d’en influencer des fractions pour raréfier ou tendre l’offre en la réorientant vers des clients de son choix, et maintenir des prix élevés. Si ça peut faire de l’exercice aux troupes et attiser un sentiment nationaliste en affichant une puissance à son peuple, c’est bonus. Erdogan a la même stratégie sans finalité. Imposer de multiples rapports de force.

                Les états unis ont ils un eu autre plan que puissance militaire et planche à billet pour leur politique extérieure et favoriser leurs exportations de biens et services à travers le siècle?

                Pour les Russes il n’y a pas de stratégie finale autre que du moyen termisme visant au maintien au pouvoir du chef, et de l’équilibre autour.

                Pour les occidentaux comme un processus de vote peut faire sauter le dirigeant tous les 4/5 ans, c’est l’illusion du maintien du niveau de vie l’aiguillon central des gesticulations politiques, et par le mirage de la croissance et du Pib . Aujourd’hui ça se fracasse sur le climat, l’energie, la désindustrialisation manufacturière, la toxicomanie consommatrice du made outside, l’apauvrissement de l’état pas la fuite fiscale tous azimuts, etc etc etc , et un effondrement de l’envie et de la capacité militaire.

                Beaucoup des russes urbains rêvent de changement, une classe moyenne emerge aussi qui a accès aux plaisirs de l’ouest, après que la classes des nouveaux riches (ruissellement des très très riches liés au pouvoirs état-kgb-armée-indusrie ) y ait eu accès. Mais la réalité sur place des de la majorité des gens c’est une vie dans la dureté de leur quotidien, qui n’a finalement que peu changé depuis de si longues années.

                Là où les générations vivantes ont le plus souffert, ce fut après la chute du mur. Aujourd’hui c’est à eux que les sanctions font le plus mal aussi, mais ils ne décident en rien.

                La seule chose qui changera quelque chose: ce qu’il y aura éventuellement dans le tête du chef suivant… mais il arrivera au milieu de kgb-militaires-lobbys puissants et déjà liés…

                1. …  » La seule chose qui changera quelque chose:
                  ce qu’il y aura éventuellement dans le tête du chef suivant… mais il arrivera au milieu de kgb-militaires-lobbys puissants et déjà liés
                  « …

                  Longue vie à Wladimir…donc..!

  5. Les accords au temps de la dissolution de l’URSS n’ont pas été respectés par l’ouest. Poutine avait proposé d’intégrer l’Otan, d’intégrer la Russie dans l’Europe. C’était trop gros ?

    …[George Kennan, ancien ambassadeur des Etats Unis à Moscou, faisait une remarque prémonitoire en 2000 :  » L’élargissement de l’OTAN vers l’Est peut devenir la plus fatale erreur de la politique américaine depuis la guerre car cet élargissement n’est en rien justifié. Cette décision va porter un préjudice au développement de la démocratie russe, en rétablissant l’atmosphère de la Guerre froide […] Les Russes n’auront d’autre choix que d’interpréter l’expansion de l’OTAN comme une action militaire « ]…
    https://www.robert-schuman.eu/fr/questions-d-europe/0483-union-europeenne-russie-apres-trois-decennies-perdues-vers-une-cohabitation-nouvelle

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    1. https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_111767.htm

      Bon je reconnais la source est sujette à caution, mais c’est pas mal de lire aussi…

      « Allégation : après la Guerre froide, l’OTAN a promis à la Russie qu’elle ne s’élargirait pas.
      Dans les faits : les décisions des pays de l’OTAN sont prises par consensus et sont consignées. Il n’existe aucun document indiquant qu’une telle décision aurait été prise par l’OTAN. Les garanties données à titre personnel par des dirigeants ne peuvent remplacer le consensus des pays de l’Alliance et ne constituent pas la marque d’un accord officiel de l’OTAN.

      La « politique de la porte ouverte » de l’OTAN se fonde sur l’article 10 du document fondateur de l’Alliance, le Traité de l’Atlantique Nord (1949), qui stipule que l’adhésion à l’OTAN est ouverte à « tout autre État européen susceptible de favoriser le développement des principes du présent Traité et de contribuer à la sécurité de la région de l’Atlantique Nord » et que toute décision sur l’élargissement doit être prise « par accord unanime ». L’OTAN n’a jamais abrogé l’article 10, ni limité les possibilités d’élargissement. Ces 72 dernières années, 30 pays ont choisi, librement et dans le respect des procédures démocratiques qui leur sont propres, d’adhérer à l’OTAN. C’est là leur choix souverain. »

      Pour la proposition Russe de Poutine d’intégrer l’OTAN elle véritable mais anecdotique il semble :

      https://www.thehindu.com/news/international/in-his-interview-with-oliver-stone-vladimir-putin-suggested-russia-joining-nato-to-bill-clinton/article18965562.ece

      Le loup dans la bergerie quoi non ? 😀

    2. depuis la chute du mur de Berlin qui a entrainé la chute du communisme il n’y a plus de raisons de se focaliser sur cette région du monde .

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  6. Les russes réagissent envers le positionnement américain (OTAN) en Ukraine exactement comme Kennedy a agi vis-à-vis des fusées à Cuba, ce que tout le monde avait trouvé normal à l’époque. Pas de menaces à nos frontières. Logique

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      1. Les missiles suprasoniques ne règlent pas tous les problèmes. Ou alors pourquoi les Russes masseraient des centaines de milliers de soldats près de la frontière ukrainienne ?

  7. J’ai l’impression que les Américains jouent un jeu dans lequel ils sont persuadés de gagner. En soutenant le gouvernement ukrainien, en installant une petite présence militaire en Ukraine et en mer Noire, ils provoquent les Russes. A partir de là, 2 réactions possibles pour les Russes :
    – ils se couchent et les Américains ont gagné une influence en Ukraine dans la zone d’influence traditionnelle des russes
    – Ils ne se couchent pas et agressent militairement l’Ukraine directement ou par des intermédiaires de type milices afin d’envoyer un message explicite aux Américains. Ceux-ci ont alors gagné une forte influence en Europe en tant que protecteur contre les « méchants russes ».
    Dans les 2 cas, l’Ukraine est un simple jouet des Américains et ils n’ont aucun intérêt à promettre aux Ukrainiens la moindre protection sérieuse
    Les Russes sont au courant de cette alternative. Comment vont-il réagir ? En jouant un compromis avec les Européens contre les Américains ? Il faudrait alors que les Européens sortent de leur atlantisme de confort et négocient une sorte de traité d’entente avec les Russes pour court-circuiter l’alternative américaine

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  8. Poutine craint en effet un encerclement – peut-être à juste titre, si on se met à sa place. De plus la Russie ne veut pas, en aucun cas, un systéme économique du style US-américain pour son pays. C’est la rason pour laquelle il a mis dans le passé quelques oligarches dans un camp pénitencier. Je pense qu’il y aura une sorte de « Gentleman Agreement » entre US et la Russie – si ‘on peut parler de Poutine d’un « gentleman » selon notre définition occidentale : – (

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  9. @ A Toulet

    Histoire connexe mais je ne résiste pas à ce petit rappel: nos échanges sur le billet du 10 novembre « Monsieur le président »

    Sur l’idiotie de la notion d’indépendance énergétique du nucléaire, j’écrivais:

    51% de la production d’uranium au prix actuel = Kazakstan(40)+Ouzbekistan(5,5)+russie(5,5)

    ça doit ricaner sec à Moscou ce matin.

    Votre réponse argumentée:

    L’origine des 8 à 9 000 tonnes d’uranium naturel dont la France a besoin annuellement pour ses 58 réacteurs nucléaires est l’activité des mines exploitées par Areva au Niger, Canada, Australie et Kazakhstan (1)

    La part de ces différents pays dans les importations françaises n’est pas publiée par Areva. On peut cependant noter l’importance de la production des mines d’Arlit au Niger, Etat allié de la France et où elle entretient une base militaire, ainsi que les 51% détenus par Areva dans la coentreprise Katco qui exploite les mines de Muyunkum et Tortkuduk au Kazakhstan.

    Le Kazakhstan est un état proche de la Russie, laquelle dépend de lui pour la location du cosmodrome de Baïkonour, mais il a une politique nettement indépendante : développement des relations avec Europe et Etats-Unis, développement de l’usage de la langue kazakhe aux dépens du russe, passage à l’alphabet latin pour le kazakh jusqu’ici écrit en cyrillique… Les exportations de matières premières sont sa principale activité économique, en particulier l’uranium. Si la Russie demandait au Kazakhstan de cesser d’exporter de l’uranium à tel ou tel pays que Moscou aurait pris en grippe, les chances de succès seraient à peu près aussi grandes que si la Chine demandait à la Russie de cesser d’exporter du gaz à l’Allemagne 🙂 …

    Ajoutons que le coût du minerai d’uranium ne représente que 5% du prix de l’électricité d’origine nucléaire. Si ce coût venait à tripler, le prix de l’électricité nucléaire n’augmenterait que de 10%.

    L’approvisionnement de la France en uranium n’est pas un problème ni stratégique, ni économique.

    Je n’étais absolument pas d’accord avec votre analyse:

    Avec les mines en exploitation Areva a 28 ans de réserves+ 5 (à ce qu’ils prétendent bien sur ) en stock stratégique sur le territoire national, soit 33 ans seulement. Si vous considérez cette durée et ce système post colonial, dans un pays voisin du Mali comme un exemple de sécurité en approvisionnements…

    Les grosses réserves mondiales c’est canada et surtout Australie, un (voir deux) pays sur le(s) quel(s) on sait compter en terme de fiabilité bien sur. Et qui sont completement en dehors du pôle d’influence anglo saxon bien entendu.

    Vous n’êtes pas sans ignorer que la loi de l’offre et de la demande dans lequel on évolue a deux conséquences:

    – ce n’est pas parce que on a du nucléaire à 70% dans le mix que l’électricité n’est pas vendue au prix de marché qui est lui même étroitement lié au prix des autres sources d’énergie. On l’exporte.

    – de même l’uranium lorsque les russes décideront d’en user stratégiquement au niveau du prix, connaitra variations et gaineraient des sueurs froides au plus haut niveau et impactera tous les approvisionnements, pseudo sécurisés ou non. Si d’ici là le Niger, voisin du mali n’est pas devenu un coupe gorge terminal.

    – je ne parle pas du développement mondial du parc nucléaire qui sera abondé de centrales fiables russes et chinoises, qui nous conduiront sans doute à quelques déconvenues et décupleront la demande.

    Une base militaire française, ce n’est qu’une base…Djibouti pourtant place forte historique, est en train d’être neutralisé par l’influence russe, et l’on bat en retraite à peu près partout.

    Dire qu’un satellite russe dirigé par un dictateur et la corruption est indépendant de la Russie au jour d’aujourd’hui procède d’une acrobatie de haut vol. Le fonctionnement russe avec ses satellites est une triade constante Poutine-mafia-dictateur satellite.

    Concernant le prix du combustible dans le produit, on est qu’au début de l’histoire et tripler certes , mais x10 ou x20 ne me paraissent pas des ordres de grandeur irrealistes quand les chinois se mettront dans la bataille.

    Enfin concernant le prix actuel, c’est une blague à crédit d’une ampleur insondable:
    – aucune centrale n’a jamais été démantelée
    – aucune technologie de démantellement du coeur n’est à ce jour au point
    – les coûts de démantellement, nécessairement incalculables, n’ont jamais été provisionnés.

    Ca fait une somme de chose, de « si », qui me laisse plus que perplexe. Mais Manu a surement un hochement de tête rassurant à nous proposer!

    au plaisir de vous lire dans ce débat passionnant

    Désolé je n’ai pas pu résister, je pense que nous sommes à présent d’accord sur le cas du Kazakstan ? Le Mali? La suite?

    Au plaisir

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    1. Les relations internationales sont pleines d’imprévus..

      A propos du Kazakstan , qui se souvient que ce charmant président Kassim-jomart Tokaïev qui donne l’ordre de tirer à vue sur ses concitoyens et appellent les renforts russes pour se faire , a été le patron du bureau genevois de … l’ONU de 2011 à 2013 .

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  10. Pour moi c’est seulement un petit jeu de la tension pour mobiliser les opinions intérieures à la Russie et aux US. On a dit récemment que Poutine a dû bourrer totalement les urnes pour passer aux dernières élections présidentielles, et il a limogé son premier ministre pour quelqu’un de plus social. Les gens ont la nostalgie de l’ancien régime. La seule fibre qui marche est le patriotisme et l’action militaire pour faire respecter la Russie à l’extérieur. Donc masser des militaires aux frontières de l’Ukraine, c’est suffisant. Vouloir conquérir des territoire sans appui de la population, ce serait bien plus couteux !
    Idem en US : après le fiasco de l’Afghanistan, c’est intéressant de faire de la musculation pour un peu de tension, en Europe comme dans la mer de Chine. En vue des élections du Mid-Term (8 nov 2022).
    Ce qui est particulier, c’est que l’OTAN est le bras armé idéologique des USA qui vaut maintenant aussi très anti démocratiquement en dehors de l’Europe), et que les Européens y restent collés. LA présidente de la Commission a suivi au quart de tour pour menacer l’URSS. La tension sur le prix du gaz et sur la construction du gazoduc est d’abord désavantageuse pour les européens, et pas pour les deux autres.
    Vivement que cesse ce petit jeu de tension. Très fréquent hélas. Etdont les médias se font l’écho sans aucune analyse…

  11. Les pourparlers au sujet de l’Ukraine se poursuivent à Genève entre les USA et la Russie, l’Union Européenne n’y est pas associée, bien qu’elle serait en toute première ligne pour subir les conséquences d’un conflit ouvert entre la Russie et l’Ukraine, intervention des USA avec effet d’engrènement des pays adhérents à l’Otan.
    Il est compréhensible que la Russie veuille mettre un terme au ‘Drang nach Osten’ de l’OTAN, vers les ex pays du glacis soviétique du temps de l’URSS.
    Nos amis américains exercent par ailleurs différentes ‘pressions amicales’ sur les européens concernant le gazoduc Nord Stream 2, les équipements 5G chinois, le coup fourré de l’annulation des ventes de sous-marins français à l’Australie, etc..
    Selon les chiffres généralement divulgués, la Russie masse plus de 100.000 hommes de diverses troupes à la frontière de l’Ukraine, l’armée américaine en Europe dispose en Allemagne de 34.500 soldats, c’est un peu léger, à moins que, dans les mesures de rétorsion les américains ne décident d’utiliser le missile nucléaire tactique W76-2 de 5 kilotonnes (1/3 de la bombe Hiroshima !), dans ce cas, il est certain que J. Biden ouvrira les portes de l’enfer… 👿

  12. « L’Ukraine bien seule »

    Personne n’en veut. Personne ne veut être sa copine. Personne ne veut la défendre.
    Personne ne prend à cœur ses intérêts.

    Je me demande bien pourquoi.

  13. On sait que Poutine est un grand adepte du spiritualisme lorsqu’il répond à Biden , le traitant de tueur «  c’est celui là qui dit , celui là qui est « , formulation triviale de la parabole de la paille et de la poutre 🙂
    Aujourd’hui , Poutine pourrait dire «  celui qui menace sera menacé « 
    Car depuis plusieurs mois, les Etats-Unis conduisent des exercices inhabituels en Mer Noire, contrevenant au code de conduite imposant l’information préalable des riverains, à commencer par la Russie .
    Au centre de ces mouvements de troupes, le navire-amiral , l’USS Mount Whitney, qu’on ne sort que dans les grandes occasions est arrivé en zone de la mer noire le 4 novembre.
    Au centre de la Mer Noire, la Crimée et le système de défense russe, Sébastopol qu’il est impensable pour la Russie d’abandonner
    Si la menace augmente, les Russes menacent , pourraient être amenés à intervenir … ou Poutine amené à abandonner le pouvoir, ce qui ne semble pas le cas
    Et si c’était le cas , rien ne dit que ce sera mieux.

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  14. Il faut également arrêter la naïveté et croire que les tenants de la ‘révolution orange’ sont de parfaits démocrates, la plupart d’entre-eux ont profité de la chute de l’URSS, dont l’Ukraine faisait partie, pour s’emparer de pans entier de l’économie (Loulia Tymochenko et d’autres par ex.)
    Tout ce qui tient au business sera toujours soutenu par les milieux d’affaires (moyennant un ‘habillage démocratique’) en dépit de ce que peuvent vivre les peuples, c’est la ligne de conduite des USA depuis très longtemps ; n’ont-ils pas suffisamment de problèmes à résoudre au sein des USA avant d’aller ‘emmerder’ (locution® Macron) les autres ?
    Au fait, je ne vois guère de réactions officielles des USA à la suite de l’élection du nouveau président (extrême Gauche) du Chili ?

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        1. @ Tout me hérisse

           » Gabriel Boric – ‘Extrême Gauche’, c’est une qualification plutôt apportée par les journalistes européens »…

          C’est bien ce qu’il me semblait…

          Gabriel Boric est un démocrate de gauche. Point barre !

          Mais évidemment, les petits soldats du journalisme serviles à souhait sont payés pour  » faire peur  » afin que l’on ne promeuve plus – 24 heures sur 24 – que les différentes nuances de droite : bleu Prusse ou brun Merde.

  15. Bonjour,

    Une question et une remarque:

    1. Quelle serait l’urgence, la nécessité ou l’intérêt pour Moscou d’intervenir maintenant?

    2. Il y a un besoin récurrent de la partie ukrainienne et d’autres intérêts, de régulièrement remettre sur le devant de la scène la question des tensions avec la Russie.

  16. Beaucoup de commentaires remplis de senteurs de « certitude » … en sens divers..!

    Peut-être utile de s’intéresser aussi à la « macro »-Histoire à partir de l’article récent :
    https://www.strategic-culture.org/news/2021/12/06/eu-strategic-balance-sheet-well-good-luck-with-that/

    traduit , pour ceux qui n’aiment pas trop les traductions automatiques , en accès gratuit ici… :
    https://www.les-crises.fr/ukraine-chine-union-europeenne-laquais-atlantiste-et-irresponsable/

    rempli de commentaires tout aussi péremptoires , mais globalement de sens opposé au courant majoritaire du blog…
    Ce qui devrait interpeller. Voire , susciter des réactions.

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  17. Depuis 1945, aucune annexion ne fut commise par une grande puissance. Sauf la Russie de Poutine: Ossétie et Abkhasie géorgiennes, Crimée et Donbass ukrainiens. Il est clair que Poutine veut renouveler l’empire russe et pourquoi pas, aller jusqu’à Berlin, voir plus loin , si la lâcheté des européens incapables de s’unir le lui permet.
    Ceci rappelle les annexions de l’ Autriche, de la Tchékie sous la même poussée de chauvinisme exacerbé.
    En cas de retour de Trump, les démocraties européennes se retrouvent à poil.

      1. Mais les troupes russes sont venues aux champs élysées, même si ce ne fut qu’une occupation rapide et ont leur doit les « bistrots » alors que ni Hitler ni les états-uniens ne sont allés jusqu’à Moscou.

          1. Aujourd’hui, l’OTAN se justifie par la politique de Poutine. La Suède et la Finlande envisagent d’y rentrer à cause des menaces militaires russes.

    1. Pour le moment, seule la Crimée est annexée, laquelle était russe depuis à peu près la création des États-Unis (et donc bien avant que la Californie ou le Texas ne soient américains) lorsque Khrouchtchev décida de la rattacher à l’Ukraine dans un contexte soviétique où cela ne changeait rien d’un point de vue géostratégique. Cette annexion est bien sûr un coup de force dont on comprend qu’il constitue un précédent dangereux et difficile à accepter dans les relations internationales, mais à considérer sur le fond en prenant en compte ce temps long historique et les préoccupations géostratégiques des uns et des autres, ainsi que les hypocrisies des postures morales des uns et des autres.

      Parce que quand il s’est agi d’aller jouer aux dominos au proche-Orient en 2003, histoire d’œuvrer au projet de « new american century » des néo-cons , les US n’avaient que faire du droit international. Ils étaient les plus forts, donc ils faisaient ce qu’il voulaient, point barre. Soit dit en passant, à l’époque, je n’ai pas vu passer les sanctions économiques de l’UE contre les US. J’ai plutôt vu qu’ils étaient tous, sauf trois, alignés au garde-à-vous (et notons bien que le fugace alignement Paris-Berlin-Bruxelles-Moscou a sûrement été moins vite oublié à Washington qu’à Paris, Berlin et Bruxelles). La vraie lâcheté des Européens, elle est là, et la situation actuelle avec la Russie en est largement une conséquence. Souvenez-vous de Blair disant à destination de Chirac qu’il était « dangereux » de parler de monde multipolaire.

      En dehors de la Crimée, les autres territoires que vous citez sont plutôt des protectorats non reconnus internationalement, comme Chypre nord pour la Turquie (à quand les sanctions économiques de l’UE contre ce membre de l’OTAN ?).

      « Jusqu’à Berlin, voir plus loin »… Pourquoi pas « vers l’infini et au-delà ! » ? Je pense que vous prenez Poutine pour le fou furieux qu’il n’est manifestement pas, l’erreur (parmi d’autres) qui a peut-être coûté son élection à Hillary Clinton (« Poutine est un nouveau Hitler »; 2014). La Russie, c’est la population de la France et de l’Allemagne combinée, pour un PIB bien moindre, avec une démographie peu dynamique et sur un territoire suffisamment riche et grand pour n’avoir pas besoin d’espace vital, et par contre menacée à long terme par la Chine en Sibérie, une Chine dans les bras de laquelle on l’a stupidement poussée.

      L’Autriche, la Tchéquie, etc. : oui, là aussi, je me souviens très bien de 2003. L’argument munichois revenait en permanence pour condamner les pays s’opposant à la guerre d’Irak. À l’époque, le nouveau Hitler, c’était Saddam Hussein. Sachant que tout ceci est destiné à rassembler l’Europe sous la protection bienveillante du pays qui a élu le général fasciste de l’armée sudiste en déroute, à grands coups d’achats de F-35… Ne parlons pas du Secteur Droit et de Svoboda.

      L’Ukraine est seule, et elle est surtout instrumentalisée. Personne ne lui veut du bien, dans aucune chancellerie. Personnellement, à l’époque, j’ai commencé à sérieusement m’inquiéter pour elle quand le secrétaire génaral de l’OTAN (c’était encore le Danois Rasmussen, je crois) est intervenu dans le dossier en commentant les événements de Maidan. Ce n’est qu’une stupide et mécanique application de la doctrine Brzezinki. Utiliser l’Ukraine pour affaiblir la Russie. Vous pouvez être sûr que si l’armée russe intervient directement en Ukraine, certains feront des bonds de joie à Washington.

      N.B. : 1950 pour le Tibet, même si les Chinois prétendent apparemment que ce n’est qu’un « rétablissement de souveraineté » (Wikipedia est visiblement embarrassé : https://fr.wikipedia.org/wiki/Incorporation_du_Tibet_%C3%A0_la_r%C3%A9publique_populaire_de_Chine ).

      N.B. 2 : tout cela étant dit, Poutine est évidemment un dirigeant autoritaire et réactionnaire s’essuyant les pieds sur les droits de l’homme, et que seuls des gens très à droite admirent en Europe. Comme il y en a plein d’autres avec lesquels on fait du business comme si de rien n’était, ainsi que l’on en fait depuis trente ans avec le même régime chinois qui a massacré les étudiants réclamant la démocratie place Tian-anmen . Quand est-ce qu’on débranche les Chinois du système Swift ?

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      1. « les hypocrisies des postures morales des uns et des autres.
        Parce que quand il s’est agi d’aller jouer aux dominos au proche-Orient en 2003, histoire d’œuvrer au projet de « new american century » des néo-cons , les US n’avaient que faire du droit international. Ils étaient les plus forts, donc ils faisaient ce qu’il voulaient, point barre »

        Vous avez raison bien sûr. Il y a énormément d’hypocrisie dans les positions, pour ne pas dire les postures des uns et des autres. Et une guerre d’agression est une guerre d’agression, que l’agresseur s’appelle Pierre, Paul ou Jacques. Enfin en l’espèce Bill, Georges ou Vladimir.

        Une fois rappelé qu’il n’y a pas en ce monde de puissance innocente ni de puissance qui joue parfaitement « franc jeu », il reste toutefois qu’au milieu des hypocrisies, des arrière-pensées, des peurs, des illusions et de la rapacité coutumière, il est possible à chaque acteur d’être plus ou moins modéré et réaliste et – si ! – moral dans la poursuite de ses intérêts. Ou bien pour utiliser de moins grands mots, d’être plus ou moins immoral.

        L’une des pires immoralités dans la politique internationale est la guerre d’agression, ce qu’au tribunal de Nuremberg on a appelé le « crime contre la paix », ce que les Américains critiques de l’invasion de l’Irak en 2003 appellent la « war of choice », la guerre par choix : faire la guerre alors qu’il serait très aisé de l’éviter. Et rien ne serait plus facile à un agresseur que de s’abstenir d’agresser !

        Si Vladimir Poutine commet ce crime cette année, il ne sera pas le premier en ce siècle, loin de là. Ni, il faut le craindre, le dernier.

        Il reste que ce n’est pas aujourd’hui l’Amérique qui menace d’envahir le Mexique, ni la Chine qui menace le Vietnam, pas davantage l’Espagne qui menace le Portugal. C’est la Russie qui menace très clairement l’Ukraine d’invasion – même en disant hypocritement le contraire.

        1. Euh Alexis !!!

          « Il reste que ce n’est pas aujourd’hui l’Amérique qui menace d’envahir le Mexique, »(A. Toulet)
          Elle a fait le boulot au XIX ième siècle.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_am%C3%A9ricano-mexicaine

          La guerre américano-mexicaine (1846-1848) a opposé les États-Unis au Mexique. Elle est déclenchée lorsque le Congrès américain vote l’annexion du Texas en 1845.
          Le Mexique a perdu un territoire de 1 300 000 km2
          Le Mexique avait cédé aux États-Unis les territoires de :
          * Californie
          * Nouveau-Mexique
          * l’Arizona
          *Colorado,
          *Californie
          * Nevada
          * Nouveau-Mexique
          * l’Utah.

          Mais ils ne se sont pas arrêtés la:
          Guerre des Philippines
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_am%C3%A9ricano-philippine
          après avoir exterminé 15% de la population philippine (1,5 millions en 1899-1902)

          La doctrine Monroe et son corollaire Roosevelt:
          Le corollaire Roosevelt (ou corollaire de la doctrine de Monroe) est une interprétation expansionniste de la doctrine de Monroe qui affirme que les États-Unis ne toléreront pas que l’on s’oppose directement à leurs intérêts.
          *Philippines
          * Panama
          * Cuba
          * Etats Amérique du Sud
          * …………………….

          Pour compléter :
          Un peu de géopolitique avec le Grand Jeu
          https://www.revueconflits.com/le-nouveau-grand-jeu-bonus/
          1 heure de lecture.

          Bonne lecture et bon éclairage .

        2. La guerre de 2003 est pour moi beaucoup plus qu’un simple rappel de l’anodine banalité que les grandes puissances ne sont pas innocentes.

          D’une part, psychologiquement, c’est un exemple d’hubris et d’aventurisme irresponsable des Américains et de suivisme veule des satellites Européens, ainsi que de leur certitude commune d’être le camp du bien alors même qu’ils font le mal en lançant une guerre évitable et stupide, le tout au nom des grandes valeurs non négociables. À l’époque, alors qu’il était parfaitement ridicule de prétendre que l’Irak menaçait le monde libre, des gouvernements bellicistes et des médias complaisants sont parvenus à créer un consentement majoritaire et même une appétence pour cette guerre dans une bonne partie de l’opinion américaine. Aujourd’hui, alors que je constate avec effarement depuis des années à quel point une vision manichéenne des tensions entre la Russie et l’OTAN et de la situation ukrainienne est dominante dans le monde politique et les médias, non plus seulement aux US mais aussi en Europe, j’ai l’impression d’assister à un mélange semblable de propagande et de folie collective.

          D’autre part, ce fut bien une guerre d’agression, « pire immoralité en politique internationale » selon vous-même. Or, aucun de ses responsables n’a eu à sérieusement en rendre des comptes et jamais nous n’avons imaginé de punir les pays coupables par des mesures économiques ou autres. Au contraire, nous sommes plus que jamais soumis aux US et désireux de le rester.

          Je dis donc qu’il n’y a pas un camp de la raison et du bien dans cette affaire. Vous dites « certes », mais vous évacuez aussitôt les conséquences.

          Et je conteste l’idée que « rien ne serait plus facile à un agresseur que de s’abstenir d’agresser ! ». C’est plus compliqué que ça. Parce que, quand bien même elle était hypocrite dans le cas de la guerre d’Irak, l’idée de guerre préventive n’est hélas pas systématiquement absurde. L’exemple parfait est le cas de l’Allemagne hitlérienne : nous savons rétrospectivement qu’il aurait mieux valu l’empêcher de réarmer (d’où le danger irresponsable de qualifier Poutine de nouveau Hitler : il se sent non seulement insulté, mais aussi visé, et ça rend tout irréconciliable). Un autre exemple, non abouti grâce à une désescalade, est celui des fusées soviétiques à Cuba : les US étaient prêts à aller jusqu’au conflit à cause de la menace vitale qu’ils estimaient qu’elles faisaient peser sur eux.

          Moralement, tout se ramène fondamentalement à la sincérité des Russes quand ils estiment que les projets d’adhésion à l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie constituent une menace vitale pour eux. Comment se sent-on quand la plus grande alliance militaire ayant jamais existé se rapproche de vos frontières danstoutes les directions possibles en expliquant à chaque occasion qui se présente à quel point vous êtes agressif et malfaisant ? Politiquement, en revanche, tout se ramène apparemment à : Poutine est méchant, nous sommes gentils.

          « L’ennemi est con, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui. »

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      2. Merci de votre réponse argumentée.
        Mais votre argument revient à « comprendre » les politiques de Poutine par les politiques de l’OTAN et USA.
        Poutine me semble de loin le plus dangereux, car capable de déclencher un vrai conflit armé, chez nous , en Europe.

        1. Poutine est prêt à tout pour rester au pouvoir. Avec ses valets oligarques ils sont allés tellement loin dans le pillage du pays qu’ils ne peuvent en aucun cas perdre le pouvoir parce que dans le meilleur des cas ils finiraient dans une prison en Sibérie. Le sort du gang Brejnev après la mort du parrain Leonid est là pour leur servir de leçon

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    2. « Depuis 1945, aucune annexion ne fut commise par une grande puissance. Sauf la Russie de Poutine: Ossétie et Abkhasie géorgiennes, Crimée et Donbass ukrainiens. »

      Depuis 1945, en Europe, il y a eu plusieurs guerres, dont la plupart se comprennent avant tout comme des guerres civiles / affrontements interethniques. C’est le cas évidemment de la guerre de Yougoslavie, et encore des affrontements en Irlande du Nord, en Moldavie, en Géorgie et dans une large mesure au Donbass.

      Il n’y a eu à ce jour que deux exceptions :
      – Le Kosovo arraché à la Serbie par l’OTAN en 1999 suite à une campagne de bombardement stratégique
      – La Crimée arrachée à l’Ukraine par la Russie en 2014 suite à la capture du parlement régional de Simferopol par les forces spéciales russes
      Dans les deux cas, la majorité de la population du territoire en question a accepté le changement, voire le désirait.

      La question est de savoir si 2022 verra une troisième exception, qui pourrait être de bien plus grande ampleur territoriale. Et de plus, sans acceptation de la majorité des populations concernées, voire avec apparition de guérillas contre l’occupant.

    3. @ Hadrien

       » Israël a annexé le Golan à son territoire en 1981 par la Golan Heights Law (loi des hauteurs du Golan du 14 décembre 1981 ), qui n’est pas reconnue par la communauté internationale et a été condamnée par la résolution 497 (en) du Conseil de Sécurité « …

      Il est souvent question d’annexer aussi les territoires palestiniens occupés par l’armée israélienne, ce qui n’est pas encore fait.

  18. NATIONAL SECURITY ARCHIVE

    The Georges Washington University

    La National Security Archive (« Archive de la Sécurité nationale ») est une association à but non lucratif américaine fondée en 1985 et basée à l’université George-Washington. Elle publie sur Internet des documents déclassifiés de la CIA obtenus en vertu du Freedom of Information Act (Loi pour la Liberté d’Expression).

    https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/russia-programs/2017-12-12/nato-expansion-what-gorbachev-heard-western-leaders-early

    Expansion de l’OTAN : ce que Gorbatchev a entendu

    Des documents déclassifiés montrent des garanties de sécurité contre l’expansion de l’OTAN aux dirigeants soviétiques de Baker, Bush, Genscher, Kohl, Gates, Mitterrand, Thatcher, Hurd, Major et Woerner.

    La fameuse assurance du secrétaire d’État américain James Baker « pas un pouce vers l’est » sur l’expansion de l’OTAN lors de sa rencontre avec le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev le 9 février 1990, faisait partie d’une cascade d’assurances sur la sécurité soviétique données par les dirigeants occidentaux à Gorbatchev et à d’autres responsables soviétiques tout au long du processus d’unification allemande en 1990 et jusqu’en 1991. selon des documents déclassifiés américains, soviétiques, allemands, britanniques et Français publiés aujourd’hui par les Archives de la sécurité nationale de l’Université George Washington.
    (traduction)

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    1. https://www.lalibre.be/international/2017/12/18/ces-documents-declassifies-qui-vont-embeter-lotan-ZCKPEUODL5G6PAAMSSTB2E72ZA/

      Promesses non tenues des USA et de l’UE.
      Ces documents déclassifiés qui vont embêter l’Otan !!!!!

      L’élargissement de l’Otan a néanmoins eu lieu après une décision du président américain suivant, Bill Clinton, en 1994, qui a conduit à l’adhésion des pays de Visegrad (Pologne, Hongrie et la République tchèque cinq ans plus tard. La Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont adhéré en 2004, l’Albanie et la Croatie en 2009 et la Macédoine en juin dernier).

      1. Su tu avais lu le lien officiel de NATO que j’ai collé plus haut, tu saurais que NATO s’en bas les roubignoles des paroles des uns ou des autres en tant que représentant de leur Nation adhérente, seul compte la décision prise par NATO himself . Et NATO ne s’est jamais engagé à rien.

        « Allégation : après la Guerre froide, l’OTAN a promis à la Russie qu’elle ne s’élargirait pas.
        Dans les faits : les décisions des pays de l’OTAN sont prises par consensus et sont consignées. Il n’existe aucun document indiquant qu’une telle décision aurait été prise par l’OTAN. Les garanties données à titre personnel par des dirigeants ne peuvent remplacer le consensus des pays de l’Alliance et ne constituent pas la marque d’un accord officiel de l’OTAN. »

        Allez hop circulez, rien à voir ! C’est ça la politique mondiale pas un truc de chouineuses en pantoufle. Poutine je le vois mal en pantoufle, mais parfois y chouine alors qu’il sait que ça ne sert à rien. Où qu’il est l’engagement de NATO ? Ben nulle part, c’était quand même pas un lapineau de 6 semaines ?

        1. @CloClo Sauf que ces représentants s’ils étaient représentatifs engageaient leur Etat quelle que soit les changements politiques ultérieurs et que l’élargissement de l’OTAN se fait avec l’accord des pays membres, la France aurait pu s’y opposer.
          Le plus regrettable dans l’histoire étant surtout l’élargissement précipité de l’Union Européenne.

          1. Sauf que rien, la procédure c’est la procédure, le reste c’est parole et parole et parole pour bercer les petits nenfants pas sage. Sinon c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

            1. …  » la procédure c’est la procédure, le reste c’est parole et parole et parole pour bercer les petits nenfants pas sages « .

              « bercer » , c’est très voisin de « berner »… ♦ ..Alors , entre les « fourbes » du camp du Bien et le « méchant » sans moustache …difficile d’arbitrer , surtout quand on est né à l’ouest , et qu’on veut y rester.

        2. Le problème avec les russes c’est qu’à force de les répéter, ils ont finis par croire à leurs propres bobards paranoïaque. Poutine n’est pas un imbécile, mais il est loin d’être le joueur d’échec de génie décrit par ses idolâtres français.

          1. @ Jack

            Zbigniew Brzezinski : «Si la Russie rompt avec l’Ouest et constitue une entité dynamique, capable d’initiatives propres ; si elle (…) forme une alliance avec la Chine, alors la position américaine en Europe sera terriblement affaiblie».

            Dès lors, l’ancien conseiller du président Jimmy Carter de 1977 à 1981 se proposait de diviser en trois la Russie :
            « Une Russie européenne, une république de Sibérie et une république extrême-orientale».

            En d’autres termes, pour Zbigniew Brzezinski – ancien employé de BP – il fallait détacher l’Asie centrale et le Caucase de Moscou, pour permettre aux multinationales américaines de contrôler à leur guise le pétrole, le gaz et les minerais».

            Vous avez dit  » paranoïaque  » ?

  19. Dans l’article de Alexis, à la fin, il y a mention d’un « quasi-ultimatum lancé par Poutine ». Je ne sais pas de quoi il s’agit, tout est brouillé par omicron. Quelques éclaircissements seraient bienvenus.

    Autrement les Russes ont un moment beaucoup insisté sur les accords de Minsk signés par tous il y a plusieurs années. C’est quoi les accords de Minsk. Sont-ils appliqués ?

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