Vidéo – Bertrand Tavernier, mort l’année dernière

À propos de Tokyo Joe avec Humphrey Bogart

Partager :

7 réponses à “Vidéo – Bertrand Tavernier, mort l’année dernière

  1. Avatar de PHILGILL
    PHILGILL

    « …L’amour du cinéma de Tavernier lui permet de nous suspendre à ses lèvres à parler… d’un film médiocre. »
    Si son amour du cinéma permet au réalisateur de parler d’un film médiocre, en nous faisant voir tout ce qu’il y a de formidable là-dedans (musique, montage, etc.), que dire de l’admiration sans bornes de Paul Jorion, et de la manière dont il veut nous faire partager son plaisir ?
    En somme, quelle est l’origine commune entre l’amour du cinéma et la volonté de partager son plaisir ?
    Paul Jorion nous donne peut-être un indice :  « être suspendu aux lèvres de quelqu’un » :
    « Expression française qui viendrait d’une autre encore plus ancienne, à savoir être suspendu  aux paroles de quelqu’un et qui se baserait sur un point de vue purement sociologique insinuant que dans tout visage, la bouche et les yeux forment un triangle capteur d’attention et qui si, on enlèverait les lèvres, tout porte à croire que personne ne puisse déchiffrer les émotions d’un interlocuteur. »
    Enfin, à quel point cettedite « suspension » serait-elle vitale pour comprendre le monde, et pour communiquer avec autrui ?
    Premier Contact : https://film-grab.com/wp-content/uploads/photo-gallery/arrival063.jpg?bwg=1551281538

    1. Avatar de Hervey

      Je vois (;-) que l’on fait silence lorsqu’une personne « de confiance » prend la parole.
      C’est la qualité d’un discours qui attire l’attention.
      L’art oratoire est important mais si c’est pour raconter des fadaises on se détournera ou on fermera le poste.
      Maintenant si vous regardez des documentaires sur les discours d’Hitler et la réaction des foules … adieu veau vache cochon. Comment est-ce possible ! Les gens entendent ce qu’ils veulent bien entendre. Faut croire.
      Une manière de voir, comme la revue (sic).

      Le bébé dans le ventre de sa mère entend plus les bruits du « dehors » qu’il ne les voit, puis une fois « à la lumière », il tarde un peu à ouvrir les yeux.
      Tenant ces propos, je devrais être musicien. Ben nous. Suis pétri de contradictions.
      Pas encore au point.

      1. Avatar de PHILGILL
        PHILGILL

        Bien sûr, la période de gestation est importante. Mais mon regard se portait davantage, en citant pour exemple le film Premier Contact, sur le regard maternel tourné vers le nourrisson ; reflet d’un monde intérieur qui plonge dans le fond de l’âme. Mais passons.
        Aussi, je me demande, Hervey, si la volonté de Paul Jorion de partager son plaisir sur l’amour du cinéma de Tavernier, à parler… d’un « film médiocre », ne pourrait pas être, en quelque sorte, la traduction métaphorique et pathétique de sa volonté de partager son amour de l’humanité, à parler… d’un monde « médiocre », en nous faisant voir tout ce qu’il y a de formidable là-dedans, d’un point de vue anthropologique, esthétique, etc., et qui coexiste doublement au sein d’une… salle obscure.

        1. Avatar de Hervey

          Oui PHILGILL c’est possible mais ce que j’entends c’est que l’on peut instruire tout en parlant d’un objet raté … expliquer pourquoi c’est raté.
          J’ajoute que c’est un exercice plus facile que d’expliquer pourquoi un film est génial.

          Mais je me suis posé la question de savoir pourquoi PJ avait admis en publication sur son blog les propos grossiers et insultants d’un zygoto lambda …
          Je crois qu’en parlant « d’amour de l’humanité » vous avez donné une partie de la réponse.

  2. Avatar de François Corre
    François Corre

    Je pensais justement à Tavernier et « La Vie et rien d’autre » suite aux commentaires du billet ‘1944 : la mémoire’.
    Le commandant (Noiret): « ça va bien pour vous non, la sculpture » ?
    Le sculpteur (Barrier): « Oh, l’âge d’or, jamais vu ça depuis les grecs, depuis les cathédrales, même ceux qui ont une main de merde ont de la commande, mieux que la renaissance, la résurrection » !

  3. Avatar de JeanSé
    JeanSé

    Puisque vous avez eu la gentillesse de penser à vos lecteurs en partageant ce moment, permettez-moi de vous renvoyer la politesse avec cet article qui m’a fait penser à vous en le lisant sur le mode : « je me demande ce que Paul Jorion en dirait ». Ça parle des biais dans les algorithmes :
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/clic-gauche/elyze-le-tinder-de-lapolitique

  4. Avatar de Jean
    Jean

    Merci pour le souvenir

    donne une séquence bien nostalgique dans l’immense discothèque
    de Radio France; B.Tavernier y déploie son hallucinant talent
    d’anecdotes !
    Merci pour vos billets

    2

Répondre à Hervey Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Contact

Contactez Paul Jorion

Commentaires récents

  1. C’est d’abord la planète qui est fort injuste. Il faisait si bon de vivre à quelques espèces de singes pouvant…

  2. celle -ci a été écrite par jan howard pour son fils qui était au vietnam. celui-ci n’a pu lui répondre…

  3. tiens encore une qui a souffert de la vie : Jan Howard https://youtu.be/OiBkvmsJ2eE en photo tammy wynette et jan howard

  4. ah là là ! avec cette interprète vous touchez en moi quelque chose de secret . https://youtu.be/f2KP9fYZUWA , j’avoue avoir…

Articles récents

Catégories

Archives

Tags

Allemagne Aristote bancor BCE Boris Johnson Bourse Brexit capitalisme centrale nucléaire de Fukushima Chine Confinement Coronavirus Covid-19 dette dette publique Donald Trump Emmanuel Macron Espagne Etats-Unis Europe extinction du genre humain FMI France François Hollande Grèce intelligence artificielle interdiction des paris sur les fluctuations de prix Italie Japon John Maynard Keynes Karl Marx pandémie Portugal robotisation Royaume-Uni Russie réchauffement climatique Réfugiés spéculation Thomas Piketty Ukraine ultralibéralisme Vladimir Poutine zone euro « Le dernier qui s'en va éteint la lumière »

Meta