7 réflexions sur « Vidéo – Paul & Stéphanie : Tous uniques ! »

    1. Et la « mise en scène » m’a parue bien plus agréable ! Ils ont tous deux plus d’espace, donc ils font plus de gestes. Au fond, le couloir fait mieux que l’espace habituel : alors que vous êtes d’habitude écrasés dans l’écran, vous êtes ici à la queu leu leu, et chacun bien à sa place. Le jeu de regards entre eux ou vers nous est aussi plus lisible, moins contraint. Le spectateur est ainsi plus à l’aise, moins au malaise.

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  1. D’accord bien sur pour prendre chaque douleur comme histoire unique , mais comment traiter des psychoses et délires collectifs ?

  2. Bon rétablissement.
    Au besoin, je vous expliquerai une méthode pour monter les escaliers avec une jambe immobilisée (je vous déconseille les béquilles 😉 )
    Votre bonne humeur serait-elle la conséquence d’une bonne dose hospitalière de protoxyde d’azote 😉

  3. Et si on sortait du dolorisme du thérapeute pour rentrer dans un sujet qui fait du mal à la société des exclus de tous poils, soit le dolorisme d’état du travail social, transposé des dolorismes « thérapeutiques » pour accabler de ses représentations la gent des nécessiteux .
    On voudrait faire de leur situation, une maladie, des échecs personnels et des fautes individuelles, alors qu’il n’y a de raison à leur situation, que le volontarisme forcené de quelques décadents aux commandes, pour rendre, en France, le travail le plus inaccessible possible, avec des parcours de tests et de sélections les plus invraisemblables, pour gagner au bout un job de merde sous procédure qui ne nécessite aucune compétence (car plus rien ne se fabrique en France, il est inutile de se la jouer compliqué…).
    Tout cela a un dénominateur commun, l’entrisme du MEDEF (le syndicat patronal le plus décadent et le moins patriote d’Europe) dans les affaires de l’État et surtout les affaires sociales. Le paradigme oublié et perdu définitivement dans les courants de pensée libéraux dont il s’abreuve, c’est la nature humaine et cela rend la rencontre avec l’emploi impossible, puisque l’embauche se trouve dépossédée de la part d’éthique d’une vraie rencontre entre 2 humains (soit le respect de l’autre et de soi). La déshumanisation du recruteur devient nécessaire tout comme la déshumanisation du processus de recrutement qui l’entoure, pour servir des buts de cupidité et d’intimidation à l’emploi dans l’espoir d’en tirer un meilleur lucre que celui que la situation justifierait.
    Ainsi le recruteur, tel Poutine, fait la guerre au « recruté » et ne comprend que les rapports de force, tout en recherchant, dans une double injonction paradoxale, une soumission sans condition, au risque de ne déclencher la bombe atomique du « vous ne correspondez pas au profil », s’il s’aperçoit que le recruté lui serait supérieur…
    Mais comment s’expliquer le « systématisme » de ces processus alors qu’a priori les individus sont différents et que l’on s’attendrait à ce qu’ils créent des situations à chaque fois originales (dont on pourrait espérer que certaines soient « positives »)? Mon sentiment est que la réponse se trouve dans les politiques publiques sociales qui partent des dolorismes thérapeutiques et des typologies « public » dont se servent les universitaires à titre pédagogique . Seulement, eux le font pour initier des sensibilités particulières, et briser les représentations gênantes de leurs élèves, afin de leur faire acquérir des compétences les préparant au terrain et à l’exercice d’une praxis. Le problème c’est que l’état sous l’emprise du MEDEF récupère ces typologies pour en faire des clichés aliénants. Ces typologies permettent, justifient, entérinent et louent le mépris de classe. La cupidité ainsi rassérénée peut justifier du déclassement des Français pour en exiger toujours plus sans la contrepartie de plus d’investissement, de sorte d’entretenir l’injonction à l’emploi alors qu’il n’y en a plus assez , en renvoyant les nécessiteux à leurs supposées incapacités.
    Les politiques publiques sociales actuelles ne sont que des instruments d’ordre établi, de soumission, d’injonction à internaliser les souffrances économiques (pour ne pas qu’elles se transforment en revendication sociale) ; elles ne servent plus à résoudre les problématiques socio-économiques, mais servent de police sociale. Les travailleurs sociaux sont devenus de la police psychologique, bien loin de la liberté d’action nécessaire à mettre en place une praxis qui s’émancipe des propres clichés de sa discipline par le terrain et le retour sur expérience entre professionnels. L’utilisation obligatoire de contrat à faire signer par les « bénéficiaires » (terme qui les désoblige en les soumettant à une charité et non à un droit _autrefois on parlait d’ « ayant droit ») en est un aspect emblématique.
    Il est du devoir aujourd’hui des professionnels et universitaires des disciplines humaines de combattre véhément le détournement de leurs sciences humaines à des fins de contrôle social (en récupérant hors contexte pédagogique les typologies) ; et malheureusement chaque vulgarisation de ces disciplines renforce dans l’inconscient collectif de la population, la véracité de ce qu’on leur impose « abusément » à tous les niveaux.
    Le fait de dire que chaque cas est unique, comme vous le faites dans votre sympathique vidéo est nécessaire, mais pas suffisant (à mon sens) ; je vous avouerais une attente supplémentaire vis-à-vis de ces vidéos avec Stéphanie, quant à l’éventualité de croiser le fer avec les modèles sociaux actuels et leurs impacts sur les « mal-être ».
    Je crois (mais peut-être je m’abuse) que c’est d’autant plus important aujourd’hui, où toutes les fumisteries du, « je me drape dans ma toge de chef de guerre, dans ma cape de super-héros sauvant les réfugiés, dans l’emphase du coup de téléphone journalier à Poutine, dans l’immunité que m’a procuré un opportun virus »; toutes sont à l’œuvre pour servir d’échappatoire au débat et à la nécessité de ranger la maison, de penser l’humain, les peuples et la survie de l’espèce.
    J’ai beaucoup apprécié le texte que vous avez fait avec Jean-Baptiste Auxière
    https://www.pauljorion.com/blog/2022/03/13/les-francais-ne-travaillent-pas-assez-par-jean-baptiste-auxietre-et-paul-jorion/
    et je suis un peu déçu à son sujet du peu de commentaires alors qu’à mon sens c’est la veine qu’il faut creuser.
    D’autant que l’entrisme du MEDEF dans les politiques publiques fait flèche de tout bois comme on le voit avec l’utilisation à plus de 1 milliard d’euros des cabinets privés remplaçant les fonctionnaires d’État pour fournir la philosophie de l’action publique.
    https://www.youtube.com/watch?v=KNwvphcDEdU
    Comme on le voit, et qui n’a pas encore fait l’objet d’enquête, dans le recours aux boîtes de communication pour faire des slogans publicitaires vidéo gouvernementaux sur la posture de l’état « éducateur de son peuple » (tout en éborgnant les gilets jaunes)
    https://www.youtube.com/watch?v=cX9ZJaNHGGQ
    Comme j’ai pu le constater dans des apparitions incroyables de représentants MEDEF dans des commissions sociales comme celle qui prévaut à la création d’une ACI (atelier Chantier d’Insertion)
    De par leur idéologie, pour ces gens-là, toute activité sociale est une redistribution sous forme de charité prise dans leur poche. Et donc ils s’insinuent partout pour limiter ce qui doit être fait, annihilant l’action de l’état « remédiateur » , aliénant les politiques publiques à leurs profits. C’est d’autant plus idiot que l’impuissance de l’état se paye au prix fort et qu’à la fin cela coûte plus cher.
    Il faut donc exorciser la pratique sociale de leurs mauvaises pensées. C’est à mon sens la priorité majeure dans nos sociétés percluses d’un libéralisme outrancier s’épanouissant dans la financiarisation, et s’insinuant dans l’intime des individus, à un tel point que seul un travail sur les mentalités peut y remédier. (il y a un gros boulot là, qui vous attend Paul et Stéphanie même si la compil des livres de Paul Jorion fournit déjà beaucoup)
    NB/ bon rétablissement!

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