24 réflexions sur « Pendant ce temps-là, sur le front de la pandémie… »

  1. En effet, plus personne n’en parle. Les chiffres sont sous-estimés; on se teste plus ou peu. De surcroit, le test rapide antigénique n’est pas très sensible à l’omicron BA… x car il semble que la concentration virale se situe plutôt dans l’arrière gorge; un conseil pour éviter un éventuel faux négatif: passer l’écouvillon d’abord dans l’arrière gorge et ensuite le nez (oui, je sais….) Bref, le virus, dans sa structure actuelle, semble s’être adapté à l’Homme et fera partie de notre quotidien du futur mais l’avenir n’est pas écrit.

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    1. Au Québec c’est devenu la règle pour les auto-tests, tester dans la gorge. On ne teste plus que les professionnels de la santé avec test PCR, le reste de la population n’a plus d’accès aux tests PCR. On vient seulement d’enlever les masques pour les lieux fermés samedi. Obligation gardée dans les transports en commun et les hôpitaux. On envisage de ne jamais les retirer ici dans les trains et avions pour l’instant même après la pandémie. Ce sont les analyses d’eaux usées qui donnent un indicateur.

  2. Ou sont passés les commentateurs qui disqualifiaient les résultats de la Corée du Nord, avec sa fermeture des frontières et sa politique zéro covid affirmant que les chiffres étaient truqués comme pour la Chine ?
    Le récent reconfinement de 2 mois à Shangaï ne signale-t-il pas que les chiffres annoncés à l’époque, dont on se gaussait allègrement, n’étaient peut être pas si éloignés que ça de la réalité.
    Où est l’a priori idéologique et la propagande ?

    Maintenant qu’au bout de 2 ans de politique zéro Covid avec contrôle efficace aux frontières, la Corée du Nord semble devoir se faire submerger par la porosité pour raison économique de sa frontière avec la Chine qui peine à maîtriser la circulation du virus muté le regard est peut-être différent.

    Le déconfinement entrepris progressivement à Shangaï au bout de 2 mois, alors que la politique Zero-covid ne semble pas abandonnée montre ce qu’il aurait été possible de faire en France au sortir du premier déconfinement.

    Il semble en effet que l’expansion de cette pandémie et l’apparition de nouveux variants aient pour lieu et cause les mesures prises dans le monde occidental, et si la Chine se trouve bientôt submergée au point de bloquer l’économie mondiale aux flux mondialisés et délocalisés il lui sera difficile de s’en sentir vraiment responsable.

    Y a-t-il quelque doses de vaccin ARNm pour la Corée du Nord ?
    Est-ce clair pour Taiwan ?
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    1. L’apparition de variants est le lot incontournable de toute épidémie. Votre hypothèse accusant les occidentaux d’avoir laissé circuler le virus et d’être responsables de l’apparition des différents variants n’apporte pas grand chose à la réflexion.
      Les statistiques chinoises du début de l’année 2020 sont presque certainement fausses et la stratégie zéro Covid qui était pertinente tant qu’on n’avait aucun traitement et aucun vaccin est devenue obsolète ensuite. Maintenir cette stratégie est impossible compte-tenu de son mode de transmission, principalement respiratoire. Rien à voir avec le virus du SIDA par ex. où des mesures de prévention peuvent se montrer efficaces sans confiner la population mondiale à domicile…
      Et, oui, malheureusement, dans les pays à régime politique dictatorial, les statistiques sont très souvent faussées : c’est vrai en Chine, en Corée du nord, en Egypte, etc. En Tunisie, depuis plusieurs mois, les statistiques du Covid ont disparu des écrans radar, un vague chiffre invérifiable est donné chaque semaine epicetou.

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      1. @Beatrix Rhein « la stratégie zéro Covid qui était pertinente tant qu’on n’avait aucun traitement et aucun vaccin  » n’a pas été appliquée en France (sauf Nouvelle-Calédonie) dès la sortie du premier confinement, ni en en Europe ou aux Etats-Unis, mais elle l’a été à Taiwan, en Corée, en Australie, en Nouvelle-Zélande.

        Il n’y a pas besoin d’un régime politique dictatorial, pour appliquer des mesures drastiques, les démocraties occidentales savent faire celà très bien, notamment en temps de guerre.
        Il semble que Poutine n’ait pas été capable en Russie d’appliquer un passe vaccinal devant la réticence de la population !

        A l’heure actuelle il n’y a toujours pas de vrai traitement du Covid (en tout cas pas du niveau des tritérapies et traitements préventifs disponibles en matière de SIDA).
        Il n’y a pas de vrai vaccin non plus, au sens de celui ayant permis l’éradication de la variole.
        Outre son caractère répétitif et temporaire, il ne protège pas la faible partie de la population immuno-déprimmée.

        La statégie Zéro-covid chinoise comporte un volet vaccination important, curieusement peu orienté vers les vieux.

        Il parait présomptueux de traiter la stratégie Zéro-covid d’obsolète.

        A tout le moins une politique de faible niveau de circulation pourrait être recherchée.

        L’abandon de l’obligation des masques dans le métro en France n’en prends pas le chemin (alors que ce n’est pas le cas dans d’autres pays européens).

        Mais il s’agit de marquer le début du second mandat.

        L’usage du FFP2 à titre individuel peut constituer un palliatif.

        1. Quand j’ai parlé de régime dictatorial, c’était à propos de statistiques, le plus souvent fausses, et non à propos de la stratégie zéro Covid.

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  3. Moi j’ai décroché à partir du variant omicron comme tout le monde , ils auront bien du mal à nous faire suivre à nouveau ce mauvais feuilleton , faut pas pousser mémé dans les orties !

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    1. C’est vrai qu’avec les 6,3 millions de morts, des suites d’une infection au Coronavirus, affichés par Worldometers depuis le début de la pandémie ( chiffres probablement sous estimés), c’est un détail de l’Histoire!

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      1. Si l’on rapproche ces 6,3 millions de morts depuis mars 2020, des quelque 120 millions de décès toutes causes survenus pendant la même période (57 à 58 millions annuels – là aussi des chiffres probablement sous-estimés, voire mal évalués car nombre de pays n’ont pas de recensement statistique de population fiable), c’est en effet un détail de l’Histoire.

        Pour un éclairage sur ce sujet de la mortalité/surmortalité au niveau de la France, je vous suggère ce « thread » Twitter : https://twitter.com/ReboulleauY/status/1522159817640620033 , intitulé « On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres de la #mortalité ».

        Cordialement

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        1. Ni ce M. Reboulleau, ni vous, ne comprenez apparemment la signification des chiffres que vous présentez.

          Croyez-vous vraiment que les décès dus au Covid ne seraient significatifs que si l’ensemble des autres causes de décès étaient suspendues durant les pandémies ?

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          1. Les historiens du XXIIe siècles seront bien en peine de documenter cette terrrrrible pandémie si le bilan démographique du premier quart du XXIe siècle ne laisse apparaître aucune rupture significative dans l’évolution de la population, que ce soit au niveau mondial, par continent ou par pays.

            Les autres causes de décès ne peuvent tout simplement pas être suspendues (où ai-je dis ça ?). C’est la raison pour laquelle le bilan de la pandémie, qui se confond avec l’ensemble des décès, ne peut être qualifié d’exceptionnel.

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            1. Il est tout à fait remarquable que plus de deux ans plus tard il y ait toujours des personnes comme vous dans le déni. Le déni n’est en général que la première phase dans la réaction à une grande frayeur.

              Je vous signale que le déni vous expose significativement au danger puisqu’il vous conduira à juger inutiles les précautions élémentaires.

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              1. Mais le déni de quoi ? Bien évidemment que le « covid » existe ! C’est un virus qui a émergé au printemps 2020, et je n’ai pas plus envie de le choper que d’attraper la grippe ou une gastro.
                Il a provoqué des décès et l’engorgement des services de santé, de manière très localisée, au début de sa diffusion dans une population naïve. Et la réponse de santé publique a été d’empêcher par tous les moyens, même les plus débiles comme la fermeture du rayon des chaussettes dans les supermarchés, sa propagation à l’ensemble de la population dont 95% ne risquait absolument rien.
                Le principe de précaution étendu à l’extrême contre le covid a provoqué bien plus de dégâts que la pandémie en elle-même.

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                1. Vous me rappelez la crise du « bug de l’an 2000 ». Des dizaines de milliers de programmeurs ont modifié le code pour empêcher que le désastre n’ait lieu. Ce qui a permis aux fiers à bras habituels de proclamer ensuite : « C’était un canular, la preuve : il ne s’est rien passé ! » Il ne s’est rien passé pour eux qui n’ont jamais rien compris à la nature du problème.

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                  1. Puisque j’ai fait partie des « dizaines de milliers », dans un service informatique interbancaire, j’ai un avis (pour une fois; d’habitude j’ai des opinions). Chargé d’abord de la gestion des prêts, mon équipe a longuement tenté d’expliquer que, du fait que les prêts immobiliers les plus banaux peuvent durer vingt ou vingt-cinq ans, les chaînes en exploitation géraient déjà l’an 2000 depuis deux décennies, et que des vérifications suffiraient. La direction nous a cependant imposé des consultants de la société de service qui avait emporté le marché, nous avons gaspillé du temps. Ensuite, j’ai été chargé d’alimenter une équipe de société de service et son logiciel infaillible d’analyse et de détermination des points à examiner, en code de programmes existants spécialement formaté. J’ai mis en évidence, d’abord involontairement, en fournissant un lot de code incohérent, ce qui n’a pas été vu par l’équipe, puis en faisant parler un naïf (il y en a toujours) et en falsifiant volontairement ce que je fournissais, que ce marché était une escroquerie. « Ma » direction l’a pris très mal, puis sous la pression des équipes internes, la société de service a été jetée dehors et le travail a été repris en interne. Le « bug de l’an 2000 » est un des plus grands bonneteaux du siècle.

                    Ayant vu un jour un vieux monsieur ouvrir la fenêtre de son compartiment du train Evreux-Honfleur, et semer le long de la voie une poudre odorante (les fenêtres ouvrantes dans le chemin de fer existaient encore), je lui a demandé pourquoi il faisait cela. « C’est pour éloigner les éléphants qui pourraient attaquer le train. » _ « Mais on ne voit jamais d’éléphants entre Evreux et Honfleur » _ « C’est la preuve de l’efficacité de ma poudre. » (c’est d’Alphonse Allais).

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                    1. « La généralisation à partir d’un exemple isolé ne relève ni de l’analytique (qui règle la démarche scientifique), ni de la dialectique (à laquelle on recourt devant les tribunaux et dans la vie politique) mais de la rhétorique (qui prévaut dans la conversation courante) ».

                      Aristote

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                    2. J’avais essayé de raconter une petite expérience professionnelle, qui, je le prétends, enseigne quelque chose. Et je vois qu’on m’oppose Aristote ; je me retire, impressionné. Auparavant, que je dise ce que j’en ai tiré : les dirigeants de mon entreprise, terrifiés à l’idée qu’on puisse leur reprocher un problème, ont acheté n’importe quoi pour prouver qu’ils faisaient quelque chose. (le « on » étant les dirigeants des banques dont ils dépendent, eux-mêmes dans le même état).

                    3. Très bien, mais le fait que vous travailliez à l’époque pour des imbéciles ne prouve en rien que le bug de l’An 2000 était un mirage.

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                    4. Ciel. Je ne sais pas m’exprimer, puisque quelqu’un que je considère comme doué de discernement (plus que moi) n’a pas compris que je parlais des illusionnistes qui ont répandu la peur pour en tirer profit, en s’appuyant sur quelque chose qui existe et dont il faut s’occuper. Le gaspillage (du côté de ceux qui ont eu peur) a pour pendant le profit abusif (du côté des charlatans).

                      Le « bug de l’an 2000 » est un complot mené avec maîtrise. Les professionnels (dont j’étais) l’ont vu arriver avec agacement, alors que depuis des années nous nous activions à faire du neuf qui résiste à l’an 2000, et à vérifier et rectifier le problème des dates à chaque occasion de maintenance ou de choix entre modifier une fois de plus ou faire du neuf. Mais les dirigeants fonctionnent autrement. Entendu dans une réunion : « Si je fais confiance aux équipes de l’entreprise, je dépends d’eux, ce qui est insupportable ; alors que je suis sûr des consultants que je paie. » (propos à peine simplifié).

                      Mais bon, disons que le sujet est épuisé. Et si je continue, je vais revenir à l’origine : le comportement des dirigeants de divers pays vis-à-vis du virus.

                    5. Moi je garde un souvenir à la fois pénible et agréable de la nuit du passage d e l’an 2000 , car j’étais réquisitionné en cellule de crise de la préfecture avec les habituels regroupés quand les choses se gâtent .
                      Ce qui m’agaçait un peu ( j’aurais préféré faire le réveillon en famille ) , mais finalement dès qu’il s’est avéré que tout se passait plutôt bien ( pour moi pas de feux tricolores , de collectes automatiques de données terrains ou de gestion des tunnels en rade ) , la préfète avait prévu le dessert et le champagne ( mais avec le chef du SAMU on a plutôt honoré le Chivas ). Bref , bien lancé pour terminer joyeusement cette nuit dans la famille retrouvée assez tôt ,vers deux heures du matin .

  4. Je me demande si le virus et ses variants résistent aux retombées radioactives ? Il est vrai que la question ne se posera plus vraiment .

  5. Un article sur la politique sanitaire de la Chine sur World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2022/05/18/chin-m18.html
    …/… Depuis le début du mois de mars, la Chine fait face au variant Omicron hautement contagieux du virus SRAS-CoV-2, introduit dans le pays depuis l’extérieur, avec un degré élevé de mobilisation sociale et des difficultés importantes, mais jusqu’à présent avec un succès considérable. Cela n’a pas empêché la presse bourgeoise américaine de dénoncer sévèrement et à plusieurs reprises la politique chinoise du «Zéro COVID». Des condamnations dont le vitriol augmente proportionnellement aux progrès de la Chine dans sa lutte contre les infections. …/…
    …/… Tout d’abord, la question de la priorisation n’est pas entre la vie et la mort. Stevenson dissimule le vrai problème: c’est la vie avant les profits. Et si les «démocraties occidentales» étaient jalouses des faibles chiffres du COVID en Chine, alors pourquoi n’ont-elles pas suivi les leçons des expériences chinoises en matière de santé publique et sauvé la vie de leurs populations? C’est en effet un principe de base des politiques de santé publique bien établies, remontant au 19e siècle qu’il faut donner la priorité à la chasse «acharnée» de chaque infection pour prévenir les épidémies de masse. Il ne s’agit pas d’une doctrine spécifiquement chinoise et elle n’a rien à voir non plus avec la politique stalinienne du Parti communiste chinois. …/…
    Merci de ne pas se fier à ces deux courts extraits et de consulter l’article . . .

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