71 réflexions sur « Effondrement – Salomé Saqué : « C’est le rôle des médias de le rabâcher jusqu’à ce que tout le monde comprenne » »

  1. C’est doublement plié. Déni, et replis sur soi partout.

    Maintenant c’est l’adaptation ou pas au chaos qui vient.

    Alors que j’expliquais encore à mon gamin que nos ancêtres étaient tous paysans, quand je dis nos, je parle de ses ascendants, et que c’est son grand père qui a quitté la terre, parce que la ferme était trop petite, pour apprendre un métier, il m’a regardé songeur en me disant ensuite : « mais alors toi je ne te vois pas du tout paysan ». Donc pour moi c’est clair, je suis mort.

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    1. Merci de ce rappel : nous sommes tous issus de paysans qui ont survécu dans un écosystème qui n’a cessé d’évoluer et les pratiques de vie (=survie!) aussi Les pratiques actuelles ne peuvent pas rester les mêmes. Il y a un message mal com-pris dans le Covid . Ce n’est pas une pathologie qui nous vient directement d’animaux sauvages mais elle résulte de mutations par « adaptation ». Et les « germes » ( = tous les microbes) s’adaptent plus vite que les espèces plus évo-luées, plus complexes. L’anthropologue sait que les rassemblements d’orga-nismes vivants similaires entrainent plus ou moins rapidement des pathologies sanitaires qui remettent les compteurs à zéro… (Merci Pasteur) La révolution in-dustrielle du XIXème a obligé à une réorganisation politique et urbaine parce que les ouvriers mourraient trop vite avant d’être rentabilisés. Il a bien fallu leur apporter de l’eau potable pour corriger ces effets désagréables pour le capital ! On ne pouvait plus les changer aussi vite que des esclaves. Au XXème il a fallu corriger les pathologies qui apparaissaient dans leur nourriture, les cultures et les élevages. Il semble qu’on touche aux limites de ce « savoir-faire » car les politiques n’ont pas su interpréter et comprendre ce message : ils vivent encore dans le monde « traditionnel » qu’ils veulent « sauver » où ils se croient les maîtres « quoi qu’il en coûte » ! Un savoir-faire n’est pas forcément une conscience, ni une connaissance scientifique des limites de validité de l’environnement dans le-quel nous évoluons. Tirer des leçons de l’épisode Covid ? Ce sera tellement douloureux : ils ne sont même pas capables d’entendre les équipes médicales !

    2. L’avenir n’est jamais certain, donc rien n’est totalement plié. Mais c’est sûr qu’en n’essayant pas d’aller vers le moins pire, on participe à faire le pire.

      « Maintenant c’est l’adaptation ou pas au chaos qui vient. »
      Oui, l’adaptation, dans tous les cas, sera obligatoire. Lorsque j’ai cherché ma maison il y a plus de 15 ans, j’avais déjà un cahier des charges qui était autre que la couleur de la terrasse ou le luxe de la cuisine intégrée ! Et j’ai trouvé une maison bien orientée, bien isolée, avec déjà du solaire thermique, un grand jardin exploitable pour un potager, et un ruisseau qui coule le long.

      Quand je suis arrivé, j’ai planté des fruitiers, des petits fruits, et chaque année retourné un peu plus de terre pour en faire un potager. Le tout à la main, pour savoir le temps et l’énergie nécessaire sans utiliser de pétrole (que j’utilise encore avec la tondeuse, à terme j’espère ne plus avoir d’herbe, ou suffisamment peu pour la tondre au rouleau à main). Depuis, il y a un poulailler, des ruches, bientôt une mare, et chaque année de plus en plus d’arbustes et de fleurs (et même de la moutarde sauvage dans le gazon, dont une partie n’a pas été tondue, une autre tondue pour la première fois de l’année hier, et une autre servant d’allée déjà tondue une fois il y a un mois).

      Je suis autonome en féculents (pomme de terre) et sur certains produits annexes (oignons, échalotes, aromatiques, …) et j’arrive maintenant à produire de quoi me fournir en fruits, légumes et salades une bonne partie de l’année (en frais et/ou en conserve, l’objectif étant d’être autonome sur toute l’année). J’ai appris à reconnaitre les plantes comestibles, même si pour l’instant, à par l’ortie, je ne les utilise pas.

      15 ans après, je n’estime pas encore être prêt. Juste suffisant pour survivre.

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          1. Je te comprends François malgré nos différents.

            Bon j’ai un avantage indéniable, je ne m’en cache pas. L’accumulation du capital me permet de procéder à l’acquisition d’un ensemble déjà entièrement opérationnel, ferme passive totale, autonome en énergie, confortable, eau de source 365 jours par ans potable et abondante, terre cultivable, potager, forêt de feuillus chauffe et construction, arbres fruitiers, prairie, retenue d’eau. Et cerise sur le gâteau, possibilité de le faire à plusieurs sur des ensembles attenants et isolés. Gros projet en cours.

            Mais, il y a un mais. A quoi bon si tous les gens sont dans la misère et que la société bascule dans la violence. Car ensuite ce replis sur une « oasis » oblige impérativement à demeurer armé pour le moins et apte et décidé à faire usage de la force. Et je crois que je préfère en fait mourir avant, car rien n’est plus optimum que le présent en fait, vu de ma fenêtre. Bon je me tâte encore quand même… Mais si même mon fils ne me voit pas paysan, ça commence mal le retour à la ferme ! Autant organiser un truc collectif à très très très grande échelle, c’est plus pérenne et plus stable : Monde !

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              1. Le Jura ne te convient pas Thomas ? C’est très beau.

                Mais là en l’occurence centre de la France, massif central, diagonale du vide, très abordable ! 😀

                Ouais autant éviter la banlieue de Toulouse, Nantes, Marseille, Lyon, Strasbourg ou Paris hein ?

                Mais bon, plus j’avance moins j’ai envie en fait. Un goût amer, une drôle de sensation. Non, ensemble, tous ensemble, même les abrutis (oui autant hein) !

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                1. Si , c’est très bien le Jura, je pose des questions parce que ça me fait du bien d’imaginer les uns les autres faire des tas de trucs un peu partout.

                2. @Cloclo
                  Une amie me demandait : est ce que tu sais où tu aimerais finir ta vie ? Je fus bien incapable de lui donner un lieu. L’important n’est il pas d’être bien en soi, sans attendre la dernière heure. Et ça, ça peut être n’importe où.
                  Moi aussi je construis une maison à la campagne mais j’ai pas les moyens d’être autonome. Ce qu’il en sera dans un an, dans 10 ans, je n’en sais fichtre rien. Mais quand je suis la bas, je me sens bien. Rien de plus. N’est ce pas là l’essentiel ?

              2. Ps Cloclo

                 » A quoi bon ?  » s’applique à chaque niveau d’action :

                Local, personnel, professionnel, politique, international, familial….chaque action isolément est vaine, c’est pour cela qu’il faut TOUT faire.

                Tu as l’opportunité de faire ton truc, fonce !

                Un projet de ce genre c’est pas juste un oasis, pas juste du matos, mais aussi beaucoup de gens et c’est ça qui compte.

                1. Bon moi je suis en bas à gauche dans la diagonale du vide, là ou ça se rempli grave ( forêt des landes ) et pas de départ prévu so far. 😅

                  Même spot depuis 30 ans cette année. Même genre que ta description, premier voisin à 1km, ruisseau, sources, 3 maisons, hectares de bois résineux et feuillus, hectares de terre, plusieurs habitants qui bossent sur place, fournil, menuiserie, un Pub, même un tsigane qui fait de la cascade à moto…

                  N’hésite pas à toquer si tu passes par là !

                  ( Onesse et Laharie )

                    1. À 31 m d’altitude, et posée dans une zone de dunes éoliennes, j’ai un peu le temps de voir venir la flotte, par contre le feu…

                  1. @Thomas,

                    Oui, les feux de forêts ça peut être problématique si vous habitez proche.

                    31m d’altitude, ça donne effectivement de la marge, sauf si vous êtes sur le trait de côte.

  2. Le déni je ne pense pas, au fond de beaucoup de consciences cette perspective se dessine en ombres chinoises – mais la vie pour beaucoup est facteur d’incertitude, d’inquiétude qui les détourne naturellement d’un enjeux certes dramatique, mais dont leur implication ne modifiera pas significativement le cours de cette dramaturgie et si ils devaient embrasser totalement cette cause ce serait dans une posture de disponibilité totale – impensable quand on est déjà à se débattre pour subvenir à ses propres besoins.
    La solution ne peut que s’amorcer par le haut, par ceux qui font tourner le monde, par les puissances de l’argent.

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    1. Pas un déni ?

      Quand je lis de partout que le problème numéro UN c’est le pouvoir d’achat, et qu’on va soit bloquer les prix, soit baisser les charges, soit augmenter les salaires, je pense que si on est dans le déni absolu. Et que j’entends que les augmentations créent la consommation qui favorise la production qui permet de lever des taxes qui nourrissent l’Etat, qui enfin forme un cercle vertueux, je sais que c’est plié. Les vieilles lunes. Et la logique suivante c’est le replis sur soi et la défense de NOS intérêts. Doublement plié donc.

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      1. bonjour CloClo
        «la logique suivante c’est le replis sur soi et la défense de NOS intérêts. Doublement plié donc.»

        Nous avons peut être là un début de réponse aux questions de Juannesy : juannessy
        11 JUIN 2022 À 17 H 31 MIN: Si non : pourquoi ?
        Si oui : pourquoi ?

      2. Vous avez raison mais nous sommes tous dans le déni. Il suffit de voir le nombre de vidéos émises en haute définition et regardées même sur ce blog pour comprendre que personne n’entend changer son comportement.
        Et puisqu’on ne peut pas s’en passer, on rappellera ce qu’il en est de la pollution numérique et des émissions de CO2 avec cette autre vidéo de 2 minutes 30 à peine, diffusée en 240 pixels/pouce.

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        1. Regardez ce que les gens font vraiment sur l’internet.

          Le problème, c’est clair, c’est la tendance des gens à bavasser. Exiger que chacun réduise de 20% sa tendance à parler pour ne rien dire, voilà qui ferait une vraie différence ! Mais quel est le politique qui osera mettre cela à son programme ?

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          1. Mince moi je croyais que c’était le Porno ! Les gens ont-ils dit la vérité en répondant à ce truc ? Si oui ouf, je vais pouvoir continuer mon petit plaisir en solitaire la conscience tranquille 😀

            Car si en plus de la machine à laver ou des mouchoirs en papier on ajoute les vidéos c’est une occupation individuelle qui consomme pas mal de ressources pour un si petit rapport…

          2. Ce graphique montre les usages, pas la consommation énergétique ni les débits d’information qui transitent dans les tuyaux. Une seule vidéo regardée en ligne équivaut à combien de SMS ou email ? Des millions, des milliards… Ce ne sont pas les SMS, les mails, ni les pièces jointes chères à notre désolante ministre de la transition énergétique qui posent problème. Ce n’est pas le bavardage qui pose problème.

          3. Le graphique semble indiquer la proportion de gens s’étant adonné à une de ces activités en ligne, pas le temps que ces personnes y passent et encore moins le volume de données, voire d’énergie mis en oeuvre.
            il est amusant de constater qu’il faut sans doute sortir d’Internet et de la recherche de job en ligne pour obtenir un poste où le télétravail est possible !

            Rien n’indique en effet l’activité pornographique, mais rien n’indique le contraire non plus dans toutes ces activités, même le minitel purement textuel (30 W pour 120 octets/sec max) s’en est nourri.

        2. Une des grosses consommations numériques c’est le minage de cryptomonnaies. Acceptées ou non par les gouvernements pour pister les criminels, là n’est pas le problème. Elles devraient être interdites ne serait-ce que pour des raisons écologiques.

      3. Tiens pour aller dans le sens que je souhaite mettre en avant :

        C’est tout cela qui fait que je ne vais plus voter du tout, même le programme de Nupes c’est à la ramasse par rapport aux enjeux. Je ne parle pas des autres c’est encore pire.

        De mon point de vue, pour éviter la barbarie qui vient, il n’y a que la mise en commun immédiate, la régulation mondiale et la planification totale démocratiquement arbitrée qui ne peut qu’aller vers une décroissance matérielle quantitative. Donc on va dérouiller.

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        1. Il y a la raison, et il y a l’utopie. Essayons de prendre déjà la voie du raisonnable, celle qui tient compte de la réalité des égoïsmes pour avancer en les brusquant un peu. Car les brusquer totalement, ça n’arrivera jamais maintenant et même dans le futur.

          Tu as donc le choix d’aller de l’avant (NUPES), de faire du sur-place (LREM) ou de partir en arrière (RN). Va donc voter NUPES plutôt que de passer ta vie à te plaindre !

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          1. Ce n’est pas aussi simple ! Et c’est se faire plaisir à bon compte en faisant ainsi de mon point de vue. Mais chacun fait comme il l’entend. Et je ne me plains pas, je m’interroge à voix haute, car je peux le faire.

            Et en plus j’ai un problème, chez moi c’est un pote qui se présente et on a pas les mêmes idées… L’amitié ça compte pas ?

        2. « il n’y a que la mise en commun immédiate, la régulation mondiale et la planification totale démocratiquement arbitrée », une baguette magique, quoi !? 😉

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  3. Obélix essaye de faire parler les romains en leur donnant des baffes, et il dit :

    Avant, ils ne veulent pas, et après, ils ne peuvent plus.

    Là c’est un peu pareil, chacun vit sa vie de l’ancien monde, jusqu’au jour où la dégradation générale le pousse sur la route avec son  » bug out bag  » ( parce que la maison a brûlé, ou a été emportée par les crues, ou la guerre, ou la crise économique )

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  4. je rappelle la position de mon gourou Thom, à propos duquel je n’ai pas compris pourquoi les écologistes ne le prennent pas en « chef spirituel », sachant qu’il se présente en « philosophe de la nature ». Il a écrit jadis un article du l’innovation (et donc le progrès), article qui se trouve dans le thésaurus de mon édition papier de l’EU -et qui figure peut-être encore dans la version électronique actuelle-. Il termine par le paragraphe qui suit, intitulé « Décourager l’innovation » (on notera l’insistante référence à l’anthropologie):

    « Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insisté sur l’importance de l’innovation dans nos sociétés. On y voit l’indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les « élites novatrices » seraient le cœur même des nations, leur plus sûr garant d’efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. Une humanité consciente d’elle-même s’efforcerait d’atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelables, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l’humanité reviendrait ainsi, à l’échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; en pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l’ancienne. On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu’exige sa propre situation, devrait décourager l’innovation. Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n’apporterait qu’une satisfaction esthétique éphémère -à l’inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l’emprise de l’homme sur l’environnement-). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction? Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques. ».

    1. On avait compris que vous aimez Thom, tout à fait honorable en soi , mais ce qui m’intéresserait c’est ce que PENSE BasicRabbit . A partir de ces lectures (Thom et aussi Lévi-Strauss) quelle est votre pensée ?

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      1. @ Khanard. Des gens qui pensent par eux-mêmes il y en a selon moi fort peu, et René Thom est incontestablement l’un d’entre eux. Je pense que ce que je pense n’a pas grand intérêt pour moi, a fortiori pour les autres. Je trouve que réfléchir au dernier chapitre de la deuxième édition (1977) de « Stabilité Structurelle et Morphogenèse », intitulé « De l’animal à l’homme: pensée et langage » est beaucoup plus enrichissant.

        1. @BasicRabbit
          alors je vous recommande chaleureusement , si ce n’est déjà le cas, de lire « La transmission des savoirs » d’un inconnu PJ ?. Surprenant, inattendu . Comme quoi le sel et les huitres s’associent bien .

            1. il est vrai que j’aurai dû citer la co-autrice de ce livre : Geneviève Delbos . mea culpa. J’aurais aimé pouvoir lire « Les pêcheurs d’Houat » mais pour l’instant je ne l’ai pas trouvé .
              En tout état de cause on imagine mal votre parcours intellectuel . Passer de la saliculture à Trump ! Que s’est il passé ? Vous avez franchi une porte spatio temporelle ? 😉😉

              1. J’ai fait un feuilleton autobiographique l’année dernière : vous n’avez aucune excuse 😉 .

                Faites « Ile de Houat », « Cambridge University », « FAO », « IndyMac Bank », etc. avec la fonction Recherche, c’est comme une loupe en haut à droite.

                  1. J’en profite, à l’intention de ceux qui m’écrivent en commentaire : « Il est scandaleux que vous n’ayez jamais parlé de … » (au choix : la crise des subprimes, le risque d’extinction, P vs. NP, etc. 😉 ), la fonction Recherche en haut à droite (loupe) : il y a ici ± 8.000 articles et vidéos et 12.687 commentaires de ma plume.

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          1. @ Khanard. PJ essaye incontestablement de penser par lui-même (et c’est en partie pour ça que j’ai suivi son blog pendant une moitié de décennie). Je n’ai pas lu « La transmission des savoirs » mais j’ai écouté une conférence de PJ sur le sujet. Je ne souviens plus très bien de ce qu’il racontait…, mais assez néanmoins pour être à peu près certain certain de ne pas avoir les mêmes positions que lui sur ce sujet, et c’est même en partie pour ça que j’ai quitté son blog.

    2. « Une humanité consciente d’elle-même », quelle belle chose mais comment la fabrique-t-on ?
      Une humanité consciente d’elle-même n’est-elle pas composée d’humains conscients d’eux mêmes ? Mais nous avons une humanité imbue d’elle-même glorifiant le « sapiens-sapiens » (oui, un seul « sapiens » ne suffisait pas, c’est sans doute ça le progrès), la civilisation, la modernité et le progrès. Nous arrivons au moment de vérité. Tous ces jolis mots dont nous nous gargarisons nous conduisent directement à l’extinction.
      Quand saurons-nous voir ce que nous sommes vraiment ? La science et la technologie n’apporteront jamais l’humilité nécessaire.
      Science et innovation ne sont au service que d’une seule chose, notre désir irrépressible de domination. Dominer sa vie, dominer ses émotions, dominer la nature, dominer l’ignorance, dominer la maladie, dominer l’économie, dominer l’autre, dominer… dominer… dominer… (Amen !)
      Être pleinement conscient de soi nécessite d’abandonner ce désir de domination mais nous sortons là des domaines qui régissent nos sociétés : politique, science, économie…

      1. @ Pascal. « Une humanité consciente d’elle-même n’est-elle pas composée d’humains conscients d’eux mêmes ? ». Pour Thom la réponse est non car, pour lui, les sociétés humaines sont dotée d’un psychisme propre -pour lui analogue au psychisme animal-, psychisme différent de celui des individus qui les composent. C’est d’ailleurs en ce sens que je lis les deux articles que PJ vient de consacrer à ce problème (« La fille à la jambe de bois » et « Un (autre) mécanisme caché de régulation démographique? ». Thom parle de ça à la fin de SSM (cf; ma réponse à Khanard).

        1. Alors on est mal barré ! 😨
          C’est déjà tellement compliqué d’inviter une personne à être à l’écoute de ce qu’elle est. Je n’imagine même pas, pour une société. Faut déjà trouvé l’interlocuteur. Comment s’adresser à une société ?

          1. L’individu pense à sauver sa peau alors que la société pense à sauver la sienne : pour moi individus et sociétés ne parlent pas le même langage. En réponse à un commentaire de Timiota (1), j’ai osé l’analogie discursive (pour reprendre les termes de PJ) fermion/individu : boson/espèce. Analogie sensée ou délirante? Si on ne pose pas la question, on ne risque pas d’avoir à répondre!

            1: https://www.pauljorion.com/blog/2022/06/10/automates-cellulaires-quantiques-enchevetres-complexite-physique-et-regles-de-boucles-dor-par-lincoln-carr/

            1. Si tel est le cas, nous appartenons à un monde totalement déterministe. Alors pourquoi diable se poser autant de questions si c’est la psyché sociale qui mène la danse ?
              En tout cas, pour l’heure, elle ne semble pas très consciente d’elle même, effectivement, et ne semble pas très encline à sauver sa peau, pas plus que la nôtre.

    3. @BasicRabbit 9h27

      Dans le texte proposé : …  » Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société  » …

      Peut-on savoir si la problématique de l’innovation « médicale » ..(souvent liée à de la « machinerie de pointe »..qui elle-même est liée à…..etc..etc…) est abordée et de quelle façon?
      Enfin plus généralement si j’ose, me semble aussi que , bien plus fondamentalement « justificatif » de l' »attentisme impuissant décisionnaire » , la très grande majorité des individus participants aux chaînes de décision ( …principalement politique , puisque l’ « industriel » au sens large ne va pas se suicider de bonne grâce…) , NE sont PAS vraiment convaincus de la pertinence des modélisations qui sous-tendent les travaux du GIEC&consorts, ni donc de ses annonces… en tout cas de leur échelle prévisionnelle de temps/délai avant inéluctabilité de désastre lié à la thermométrie.
      En figuré , le thermostat de la taque de cuisson sur lequel se trouve la marmite remplie d’eau (encore) fraîche où surnage la grenouille serait bloqué sur 6 et non sur 9… et rien n’exclut que la cuisinière ait le temps de rentrer du marché et le passe à 0 , bien avant que la température du bain dépasse la résistance du batracien..!

      1. @ Otromenos. Non, dans le corps de l’article Thom ne parle pas du tout de ce genre de considérations « régionales » (ici médicale ou environementale). Il commence par rappeler et marteler ce que disait Aristote, à savoir que c’est l’art (tèknè en grec ancien) qui imite la nature et non l’inverse; et il me paraît très clair que les artisans deviennent un peu plus tous les jours des techniciens (au sen moderne du terme). Il continue sur des considérations générales reliant théorie des catastrophes et groupes de Lie, après avoir remarqué que pour lui l’innovation radicale (la création ex nihilo) n’existe pas, il y a nécessairement quelque chose -inné ou acquis- sur laquelle on s’appuie pour innover. (De mémoire car je n’ai pas relu l’article depuis un bout de temps.)

        Remarque. Pour Thom les mathématiques sont un jeu de l’esprit, mais la modélisation est un art (Stabilité structurelle et morphogenèse est sous-titré « Essai d’une théorie générale des modèles ».

    1. Histoire de la « science » économique. Rappel :

      L’évaluation du désir humain en termes d’utilité n’avait qu’un seul but : permettre de le … calculer. En effet, une fois le désir assimilé à l’utilité il devenait possible de le modéliser à l’aide du calcul différentiel. c.q.f.d.

      1. D’autant que la relation est biunivoque , et s’auto-entretient jusqu’à ce que mort s’ensuive .

        ( La blague du berger , du mouton et du chien est donc plus répandu -cf Charles – que je le pensais ) .

      2. Vous aurez compris que j’aime lire. Beaucoup, énormément…
        alors en voici un qui éclaire sur ce monde des chiffres : « Se libérer de la domination des chiffres, Valérie Charolles « 

    2. Merci! Moi qui m’en qui m’en voulait d’avoir mis une blague qui me venait à l’esprit mais qui n’avait pas d’une manière évidente à voir avec le sujet du jour, je me retrouve en extrêmement bonne compagnie! Je suis tout fiérot!

    3. @Hervey. Ça me fait penser à « Vivre et penser comme des porcs » de Gilles Châtelet avec ses Cyber Gédéon et ses Turbo Bécassine et à Lucky « travaillant du chapeau » sur injonction de son maître Pozzo : « Pense! Porc! ». (Toute ressemblance avec des personnages existants blablabla…)

  5. Faire appel aux médias pour faire prendre conscience du problème lié au réchauffement climatique, c’est d’une naïveté confondante.
    Ce serait comme demander au lobby militaro-industriel d’œuvrer pour désarmer la planète !
    Car le constat est sans appel : la quasi totalité des médias étant parties prenantes de la défense du système capitaliste actuel, abandonner ce modèle productiviste basé sur la croissance du PIB tout en restant dans le cadre actuel, c’est complétement impossible .
    Et changer de système demandera autre choses que des incantations ou des supplications envers ceux qui sont aux manettes, ce sera une lutte sans merci, politique entre autre, mais pas que.

  6. *************** appel à témoins ****************

    la communauté aurait elle des informations sur Pierre Yves Dambrine et Philippe Soubeyrand ?

    ****************appel à témoins*****************

      1. Ecodouble est parti monter des murs à pierres sèches sur le domaine de Vigneron.
        Pierres-Yves sur le front du Donbass où chez les Ouïghours.
        Philippe occupé à la rédaction du Livre III.
        Octobre prépare activement l’insurrection qui vient.
        Bernard est rentré dans les ordres.
        Rosebud, soit boudeur,soit définitivement banni.

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      2. ma liste est partielle, mais vous avez raison, il en manque pas mal, surtout si on remonte à plusieurs années . Il n’ y a que vous, mon cher Juannessy qui tenez le cap !

        1. Profitez bien encore de Juannessy, le jour où on ne le voit plus, il faudra attendre la reconfiguration le futur du Big Bang de cet Univers pour le revoir. Ce qui est une certitude de mon point de vue. Mais comme on ne peut pas s’en souvenir dans nos chairs… bref. Et comme j’ai appris à dire aux gens que je les appréciais avant qu’ils ne partent à l’insu de leur plein gré, je répète que je le lis d’autant plus avec attention que la sève est riche et concentrée et en quantité limité (je reconnais qu’après ma sortie sur les mouchoirs en papier plus haut ça donne un goût étrange à ma phrase).

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  7. Je trouve que le thème du pouvoir d’achat est important en ce qu’il vient titiller la sacro-sainte stabilité des prix dont l’objectif numéro 1 à mes yeux est d’assurer des retours sur investissement, et donc l’investissement, et donc l’augmentation de la production. Cela finira bien par apparaître un jour. Le discours sur la transition écologique, lui, finira bien par révéler qu’on a jamais abandonné une énergie pour une autre mais que les énergies nouvelles s’additionnent aux énergies anciennes. Donc restons optimistes!

    Les entreprises du secteur de l’énergie ont actuellement 450 gros projets de mines ou de forages dont 250 ont déjà démarré. Si l’ensemble des ressources en question sont brulées on dépassera largement les objectifs de la COP21 (x2). Les plus gros détenteurs des actifs sont des états qui tablent sur un retour sur investissement pour s’assurer de leur maintien (fonctionnaires, retraites etc). Guère étonnant qu’il se trouve encore des « gens qui ne sont pas d’accord pour qu’on réduise la vitesse ». Je vous laisse deviner (c’est facile) quels sont les principaux états. Donc allons voter, « nous », en attendant la gouvernance mondiale, au moins pour compter nos forces.

    Est-ce qu’on peut reprocher aux médias d’être dans le court terme? A la météo de donner le temps qu’il fera demain? Le monde d’aujourd’hui c’est : « Oui d’accord, le GIEC a dit qu’on avait trois ans, et bien je commencerai l’année prochaine. Cette année je prend l’avion pour descendre à Nantes. Tu as vu le prix du train? Ah bon? c’est moins cher par Rennes? Tu as raison, je suis contre la construction du nouvel aéroport, je passe par Rennes, surtout si c’est moins cher. » Dans un vieux livre de Le Clézio il décrit des manifestants écologistes du futur qui se déplacent de manifs en manifs en prenant le tout nouveau TGV de l’époque. Salomé Saqué est de la sienne.

    – Il y a aussi des gens qui prennent un hélicoptère pour aller au restaurant.
    – Quelle horreur! Pour prendre l’apéro, d’accord, mais l’hélicoptère pour aller au restaurant, non!
    – Mais qu’est-ce qu’ils font de la Bentley??
    – Ils paraît qu’ils partent en vacances avec!!
    – Ha ha ha ha ha ha ha!

    On est passé de la parfaite 4L, toujours parfaitement parfaite aujourd’hui, déjà parfaitement ancienne et vénérable vestige quand j’en ai eu une dans les mains, à la ZOE E-TECH, par la logique de profit. Devant un tel scandale on ne peut que s’indigner: comment décourager l’innovation!!

    On connait la trajectoire climatique pour les 20 ans à venir. C’est après que cela se complique. Ce n’est pas une météorite qui fond sur la terre. C’est une tellement mauvaise comparaison. L’échelle d’une génération c’est beaucoup. Les générations successives prendront le monde en l’état. Avec moins de pétrole à bruler. Ils l’aimeront et eux aussi constateront un jour que c’était mieux avant. Si il y a encore quelque chose de vivant.

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  8. https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/06/12/la-france-se-prepare-a-une-vague-de-chaleur-tres-precoce-a-partir-de-mardi_6129925_3244.html

    « La France se prépare à une vague de chaleur très précoce à partir de mardi
    Entre jeudi et samedi, des températures très élevées, de 35 °C à 38 °C, sont attendues sur la moitié sud, et le mercure pourrait même frôler les 40 °C localement. Les températures minimales ne devraient pas descendre sous les 20 °C pendant la nuit. »

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