Ce que nous attendons de La France Insoumise, par Régis Pasquet

D’un parti (La France Insoumise) qui a su porter lors des dernières élections en France un programme original, écologiste et social, ayant séduit de nombreux jeunes gens – mais pas seulement – riche et cohérent on n’attend qu’une seule attitude : qu’il montre lors des débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat une autre direction que celle qui sera, inévitablement, proposée par l’ensemble des capitalistes de tous calibres siégeant sur les autres bancs ; que pour chaque texte, il présente une alternative inscrite dans un cadre neuf, comme le ferait un contre -gouvernement. Que toutes et tous abandonnent les vieilles querelles, taisent les invectives, les apostrophes et les injures d’une autre époque. C’est une perte de temps de vouloir ferrailler sur tous les sujets qui sont autant de pièges tendus, dont la plupart de nos concitoyens se moquent et qui ne répondent pas à leurs attentes.

Ne savons-nous pas que les temps sont à l’urgence absolue ? Ignorons-nous, ignorent-ils, les élus de la LFI, que les Français attendent qu’on les accompagne dans la recherche d’un autre monde où tous ensemble nous devrons vivre ?

Pour le reste qu’ils laissent la justice passer et au besoin en profitent pour suggérer et développer une autre organisation juridique. Une autre constitution. Qu’ils ne se laissent pas enfermer dans les débats des autres et imposent les leurs. Les nôtres.

Partager :

19 réflexions sur « Ce que nous attendons de La France Insoumise, par Régis Pasquet »

  1. « qu’il montre lors des débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat une autre direction que celle qui sera, inévitablement, proposée par l’ensemble des capitalistes de tous calibres siégeant sur les autres bancs ; que pour chaque texte, il présente une alternative inscrite dans un cadre neuf, comme le ferait un contre-gouvernement. »
    N’est-ce pas ce que font les députés de la France Insoumise depuis cinq ans sur les banc de l’AN ? (et pas sur ceux du Sénat où il ne sont pas représentés . . .)
    Y a-t-il tellement de cas qui dérogent à cette ligne politique ?
    Les invectives, les apostrophes et les injures, ne sont-ils pas les premiers à les subir ? Voudriez-vous qu’ils ne réagissent pas ?

    En illustration, quelques textes issus des « niches parlementaires » :
    – sortir la France de l’OTAN
    – instaurer un droit de révocation des élus
    – nationaliser les autoroutes
    – restaurer l’état de droit par l’abrogation des régimes d’exception créés pendant la crise
    – Instaurer la proportionnelle intégrale au scrutin législatif
    – Interdire les « fermes-usines »
    – Proposition de loi pour une bifurcation écologique (pour la mise en œuvre concrète d’un principe de règle verte au sommet de la hiérarchie des normes, qui impose de ne pas prélever sur la nature plus de ressources renouvelables que ce qu’elle peut reconstituer en un an, ni produire plus, y compris de déchets, que ce qu’elle peut supporter)
    – création d’un pôle public du médicament
    – Proposition de loi pour parer à la crise alimentaire et agricole (refonte du modèle agricole, qui permette à tous de vivre décemment et qui soit résilient face aux bouleversements climatiques : relocalisation des productions, circuits courts, prix planchers, sortie planifiée des pesticides )
    – Instaurer la possibilité de référendums d’initiative citoyenne (RIC)
    – L’interdiction du glyphosate
    – Protéger la population des dangers de la malbouffe
    – L’interdiction du régime européen de travail détaché sur le territoire national

    3
    1. Tu as raison.

      J’ai peut-être été trop vite, sans doute le serais-je encore, je propose à la FI de prendre date et de s’installer dans un paradigme neuf – systématiquement anarcho-écologiste – et de ne plus argumenter en pure perte en acceptant le terrain de l’adversaire. Nous n’avons que trop perdu de temps et nos opposants s’évertuent à nous en faire perdre encore.

      Offrir donc un système reposant sur quelques grands principes auxquels il ne faudrait pas renoncer au prétexte de la candeur. Il n’est pas fatal que nous vivions dans un système capitaliste jusqu’à la fin des temps.
      – veiller en toutes circonstances à ne proposer que des lois qui ne mettent pas en cause la vie sous toutes ses formes ;
      – toujours protéger les plus faibles ;
      – ne plus consommer plus d’UNE planète chaque année;
      – redécouvrir l’entraide et les organisations coopératives ;

      Etc…

      Si nous ne savons pas imposer cette manière d’envisager la vie c’est que nous attendons la mort pour nos enfants et petits-enfants.

  2. Des nouvelles de François RUFFIN .. : (Billet de blog , « Médiapart » 4/7/22 , les parties « en gras » et espacements de lecture à mon initiative..) en raison de l’intérêt général :

     »  »  »
    RN-LREM : Après le flirt, bientôt un enfant ?

    Rassemblement national et Marcheurs ! flirtent juste, pour l’instant.
    Mais bientôt, ils feront un enfant. Bientôt, le système y verra son issue de secours. Bientôt, se dessinera la fusion du projet « national-autoritaire » et « euro-libéral ».
    Comment y répondrons-nous ?

    « Les députés Rassemblement national veulent, incontestablement, que l’on puisse avancer avec beaucoup de bon sens. C’est en réalité à l’Assemblée que nous verrons et que nos compatriotes verront comment nous essayons d’avancer ensemble. »
    Ainsi s’exprimait, le lundi 20 juin au matin, au lendemain des élections législatives, le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti.

    Un mois plus tôt, dans l’entre-deux tours de la présidentielle, Emmanuel Macron invitait les Français à « faire barrage à l’extrême droite ». Mais soudain, au contraire, le Rubicon était franchi par les fantassins En Marche !
    La ministre Yaël Braun-Pivet, future présidente de l’Assemblée, réclamait « qu’on avance dans l’intérêt des Français avec tous ceux qui voudront avancer avec nous.
    Tous, y compris avec le Rassemblement national ? interrogeait la journaliste.
    – Écoutez, vous savez c’est ça la beauté de la démocratie… il ne faut pas être dans des postures dogmatiques et partisanes, moi je suis de la société civile et j’ai rejoint Emmanuel Macron parce que je crois au dépassement des clivages, je crois au rassemblement dans l’intérêt des Français, c’est ce que les Français attendent de nous aujourd’hui plus que jamais, etc. »
    (20/06/22).

    Le même jour, toujours, la députée macroniste Céline Calvez indiquait : « Quand on a besoin d’avoir une majorité et si c’est bon pour les Français, on va aller chercher les voix du Rassemblement national » (20/06/22).
    Sylvain Maillard, lui aussi, avait entendu la voix du pays : «Les Français ont demandé à ce qu’on soit plus ouverts, que ce soit le RN, ou avec tous. C’est ça, ou on dissout…. Parfois, le RN peut avoir des positions qui l’amènent à voter des textes.
    C’est LFI qui a toujours voté contre nous » (20/06/22).

    Comme pour le cholestérol, il y avait la bonne et la mauvaise opposition.

    Mais c’est le néo-macroniste Eric Woerth qui, le mardi, dans Le Figaro, se faisait le plus clair, sans doute malgré lui. Ancien président de la Commission des finances, il marquait ainsi sa préférence quant à son successeur : « Les insoumis ont visiblement en tête de faire du contrôle fiscal. Ce que je n’ai pas entendu au RN » (21/06/22).

    « Plutôt le Rassemblement National qu’un contrôle fiscal » : en une formule, lui vendait la mèche. Il mettait en lumière un point d’accord, majeur, central, et pourtant bien aveugle, entre macronistes et lepénistes, entre euro-libéraux et autoritaires-nationaux.
    C’est l’avenir, je crois, je crains. C’est l’issue de secours du système. Les ferments en sont présents depuis quelques temps.

    J’en reviens, comme souvent, à la date fondatrice, au 29 mai 2005.
    Ce jour-là, à 55 % les Français voté « non » au Traité constitutionnel européen, « non » à la « concurrence libre et non faussée », « non » à « la libre circulation des capitaux et des marchandises ». A hauteur de 80% chez les ouvriers, 71% chez les chômeurs, 67% chez les employés.

    Qu’en est-il de ce rejet ?
    Le projet libéral est démocratiquement mort.
    Et nos dirigeants le savent. Jamais plus ils ne hasarderont un référendum là-dessus, c’est-à-dire sur l’essentiel, sur l’organisation de l’économie. Ils en devinent le résultat, qui dépasserait désormais, et de loin, les 55% de refus : combien ? 60%, 65%, 70% ?

    Ont-ils renoncé, pour autant, à leur projet libéral ?
    Pas du tout : depuis Bruxelles, la concurrence s’étend à tous les domaines de nos vies, le rail, l’université, la santé, au point d’en paraître une loi naturelle, universelle… la mondialisation triomphe encore, des traités de libre-échange sont signés avec le Canada, le Mexique, l’Inde, la Chine, le Vietnam, et cette semaine encore, avec la Nouvelle-Zélande…

    Ils n’ont pas renoncé, loin de là.
    Mais il leur faut avancer sans le demos, voire contre le demos.
    Dans une supposée « démocratie », c’est pas coton…

    Le temps, la place me manquent, pour en restituer tous les chaînons manquants, de Friedrich Hayek à Milton Friedman en passant par Samuel Huntington.

    C’est Christophe Barbier, rédacteur en chef de L’Express, qui recommande un nouveau traité européen, mais puisque « les peuples ne valideront jamais un tel traité, un putsch légitime est nécessaire » .
    C’est James Lovelock, scientifique influent, qui nous avise : « Face à la crise écologique, il peut être nécessaire de mettre la démocratie de côté pour un moment. » C’est Georges Steiner, essayiste, qui esquisse la suite : « Il est concevable que la solution dans les grandes crises économiques soit une solution à la chinoise, technocratique. Que nous évoluions vers un despotisme libéral. Ce n’est pas un oxymore. Il reviendra peut‑être à des despotismes technologiques d’affronter les grandes crises qui dépassent les systèmes libéraux traditionnels. »

    Voilà le climat de nos élites.
    Dont Emmanuel Macron est le nom, la solution, au moins provisoire.

    Comment ?

    D’abord, parce que, pour un projet vieux, usé, désavoué, il fallait une figure nouvelle : « le thatchérisme à visage poupin ». Que le système fasse peau neuve, avec des airs de « start-up nation », de modernité à l’américaine (même si l’heureux élu était énarque, inspecteur des finances, comme ses pairs). Que tout change pour que rien ne change.

    Ensuite, parce que, cet homme jeune proclamait le « en même temps », il était « et de droite, et de gauche ». En lui s’est opérée la fusion du Parti socialiste (d’où il venait) et de l’UMP (vers qui il allait), débauchant des députés et des ministres des deux côtés. Nul hasard là-dedans : jusqu’alors, le projet libéral pouvait s’autoriser cette division en deux partis. Elle était même recommandée : la fausse alternance garantissait un équilibre. Mais le socle s’était trop rétréci. La partition n’était plus permise. Il fallait se rassembler.

    Avec un sourire à pleines dents, Emmanuel Macron s’annonçait comme « libéral-libéral » : libéral économiquement, mais libéral politiquement aussi. Venu, prétendument, de « la société civile », il dialoguerait avec elle. C’est à coup de LBD, finalement, qu’il a dialogué.

    Alors qu’il était ministre de l’Economie, et son parrain François Hollande à l’Elysée, au printemps 2016, « contre la loi et son monde », un mouvement avait surgi au cœur de Paris : Nuit debout. Les manifestations finirent nassées, cadenassées, interdites.

    Cette fois, à l’automne 2018, c’est des périphéries françaises que surgissaient les Gilets jaunes.
    Comment furent-ils traités ?
    Non par un compromis social (la TVA à 0% sur les produits alimentaires, retour de l’impôt sur la fortune, référendum d’initiative citoyenne…), mais par la violence d’Etat : la police fut mise au service d’un « camp ». Avec, à l’arrivée, plus de trois cents crânes fendus, trente yeux éborgnés, six bras amputés, et deux morts.

    La venue du Covid a libéré cette pulsion, au nom du sanitaire : du jour au lendemain, sans contrepoids aucun, sans contre-pouvoir, un homme seul décidait de confiner, déconfiner, reconfiner, imposait « distance sociale » et « gestes barrières », interdisait l’entrée des Ehpads, réglementait les enterrements, triait parmi les commerces essentiels et non-essentiels, bougeait le couvre-feu à 19 h, 21 h, 20 h, etc.

    Le pente était prise, sans frein : « libéral » et « autoritaire » vont de pair.

    Il faut décrire, en vis-à-vis, l’autre mouvement : le « national-autoritaire » qui se fait libéral, qui n’effraie plus les élites, qui devient compatible avec leur système, leurs profits.

    Fouillant les archives à la Bibliothèque nationale de France, j’ai étudié le programme économique du Front national depuis sa fondation, en 1972.
    Comment il fut, d’abord, jusque dans années 80, thatchérien, reaganien, ultra-libéral, pro-européen à fond, regardant Bruxelles comme « un rempart contre le bolchevisme ».
    Comment, après la chute du Mur, le FN a lui aussi basculé, devenant anti Maastricht, anti-libre-échange, s’alignant sur une demande populaire de « protection ».
    Comment, en 2012, Marine Le Pen reprenant la main, elle a opéré un « virage social » : avec un discours offensif, sur « l’Etat devenu l’instrument du renoncement, devant l’argent, face à la volonté toujours plus insistante des marchés financiers, des milliardaires qui détricotent notre industrie et jettent des millions d’hommes et de femmes de notre pays dans le chômage, la précarité et la misère. Oui, il faut en finir avec le règne de l’argent-roi ! », avec des mesures « de gauche » : « Tous les salaires jusqu’à 1500 € bénéficieront d’une augmentation de 200 € nets », « Baisse de 20% de la TIPP », « Les petits commerces seront défendus contre la grande distribution », « Un taux d’Impôt sur les sociétés relevé à 34% pour les grosses entreprises », « élargir l’assiette des retraites aux revenus du capital. » Et enfin, comment, discrètement, en 2017, toutes ces mesures, toutes, furent effacées.

    Sa campagne, cette année, s’est inscrite dans cette lignée. Elle s’est ouverte par un entretien donné à L’Opinion, le plus libéral des quotidiens, la voix du néo-patronat, co-financé par Bernard Arnault. Et c’est bien cette élite, de la finance, qu’en quelques paragraphes Marine Le Pen vient rassurer : « Ayons des idées claires et du bon sens sur la dette… Oui, une dette doit être remboursée. Il y a là un aspect moral essentiel…. »
    Et de conclure, en bonne mère de famille : « Qui paie ses dettes s’enrichit », revendiquant du « pragmatisme » à l’égard des fonds internationaux, et même de la Banque centrale européenne. Ce que la candidate vient dire ici, aux dirigeants du capital, et elle choisit son lieu, c’est : « Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas d’aventure. »

    Ce que son « Projet présidentiel » confirme, de la première à la dernière ligne : pas un mot sur les multinationales, sur les paradis fiscaux, sur la finance MacKinsey, sur les actionnaires – dont les dividendes n’ont jamais, jamais été aussi élevés.
    Non, elle veut créer un « ministère dédié à la lutte contre la fraude », mais c’est la fraude sociale ! Ceux qui « volent la France », d’après elle, ce sont les assistés et, bien sûr, les émigrés… pas les firmes qui se sont goinfrées durant la crise sanitaire, pas les hecto-milliardaires qui échappent à l’impôt. Rien, rien, rien, sur les inégalités. Ni redistribution, ni partage. Ces mots n’y figurent pas. Pas plus que dans le programme d’Emmanuel Macron.
    C’est là l’essentiel, l’essentiel pour les dominants du système : nous n’aurons pas à partager. Pas à encadrer les profits. Pas à réguler le capital.

    A peine élus, à peine entrés à l’Assemblée, que les députés RN ont apporté des gages de « sérieux ». La veille, le dimanche, dans toutes les circonscriptions, sur tous les tracts, ils étaient « la seule opposition à Macron », et elle serait, se disait-on, ferme, énergique, de tous les instants, par tous les moyens.

    Le lendemain, lundi la cheffe l’assurait : « Nous incarnerons une opposition ferme, c’est-à-dire sans connivence, mais une opposition responsable c’est-à-dire respectueuse des institutions et toujours constructive. » « Constructive », c’était l’adjectif du jour, plutôt que « combative » : « Nous ne sommes pas dogmatiques, nous sommes une opposition constructive », renchérissait Laure Lavalette, et Sébastien Chenu, etc. Ce mercredi, à la sortie de Matignon, Marine Le Pen se refusait à entraver le tandem Borne-Macron : « Nous n’usons pas des mentions de censure avec légèreté. » Le signe, sans doute, d’une opposition toujours plus « constructive »…

    Gardons-nous du « crétinisme parlementaire » (comme causait Marx), de prendre la vie de l’Assemblée pour celle de la société, de rétrécir notre champ de vision à des péripéties d’hémicycle. Néanmoins.
    Dans cette même semaine, ce mardi, pour la présidence de l’Assemblée nationale, le RN retirait sa candidature au second tour, laissant le champ libre à Yael Braun-Pivet, la macroniste.
    Et le lendemain, retour d’ascenseur, pour la vice-présidence : LREM apportait ses voix aux deux candidats RN, Sébastien Chenu et Hélène Laporte, élus avec 280 voix.
    C’est l’avenir, cette complicité.

    C’est par là que sera débloquée, je le crains, une France divisée en trois blocs, en trois projets : « autoritaire », « libéral », « social-écolo ».
    Les deux premiers sont en voie de fusionner. Tous les tenants du système, qui en tire profit, des profits gigantesques, des patrons de grands médias aux dirigeants des fonds d’investissements, aux cumulards des conseils d’administration, aux banquiers d’affaires, aux éditorialistes comme il faut, mille bouches, dans mille cercles, vont, chacun à leur façon, dans les mois, les années à venir, vont œuvrer à ce rapprochement, à en faire la voie de la raison, le chemin rationnel – c’est-à-dire celui de leur porte-monnaie, de leurs intérêts : « Que tout change pour que rien ne change. »

    Que faire, alors, nous, dans cette histoire ? C’est du judo : Marine Le Pen se « notabilise », pour se rapprocher du pouvoir ? C’est un risque, évident. Mais c’est aussi une chance pour nous : la voilà qui appartient à l’ « establishment » que dénonçait son père. La voilà toute fière, on le sent, d’être reconnue parmi les gens sérieux, d’avoir son rond de serviette chez les bourgeois. Parviendront-ils, elle et ses collègues, en même temps, à incarner une colère populaire contre ce même « establishment » ?
    A nous de montrer, re-montrer, démontrer, que le Rassemblement national n’est pas « le vote anti-système », mais la roue de secours du système. Que les intérêts qu’ils défendent, au fond, sont ceux de « la France d’en haut », de l’oligarchie, de la Caste, qu’on appelle ça comme on voudra, et qu’ils nouent des alliances avec eux. A nous de nous bagarrer, partout, pour s’imposer d’évidence comme le vrai recours contre Macron et son monde. Pour ramener les fâchés, les résignés, les découragés, les énervés, les éloignés, pour en faire un bloc majoritaire. A nous de trouver le chemin des cœurs, et vite.

    Je vous écris depuis le front de la Somme, depuis un bassin industriel que la gauche a mainte fois trahi, depuis une Picardie où 8 députés sur 17 sont passés au RN le 19 juin.
    Je vous écris, donc, habité par une inquiétude, et inquiet aussi, depuis dix jours, par l’apathie de notre camp, de nos partis, de nos intellectuels, à réagir, à poser un diagnostic, à ouvrir des pistes d’action. Quand, il n’y a pas si longtemps, la moindre mairie tombée au FN suscitait tribunes et manifs : des indignations morales qui ne m’apparaissaient pas comme le meilleur des remèdes, mais la résignation, l’accoutumance, le silence, ne vaudront pas mieux.
    La bataille n’est pas perdue, mais il nous faut la mener, avec les bonnes armes, la bonne stratégie.
     »  »  »

    FRANCOIS RUFFIN.

    13
    1. Dans sa façon d’utiliser la force publique ET de ne pas répondre aux questions posées par la société civile, LAREM avait déjà prouvé par A + B son positionnement autoritaire.

      Le mariage avec le RN est une formalité.

      Quand à LFI, c’est essentiellement sur le volet financier que sera mesuré sa droiture. Si elle tient bon sur la non compromission avec la finance, elle durera et sera respectée alors que les gagnants de la start up nation seront rattrapés par une vague qu’ils auront eux mêmes créée, une vague de dégoût et de rage contre l’indécence des inégalités.

      2
      1. @Thomas Jeanson 8h12 écrit :
        …  » Quand à LFI, c’est essentiellement sur le volet financier que sera mesuré sa droiture. Si elle tient bon sur la non compromission avec la finance , elle durera et sera respectée alors que les gagnants de la start up nation seront rattrapés par une vague qu’ils auront eux mêmes créée, une vague de dégoût et de rage contre l’indécence des inégalités.  »

        Parfaitement clair.
        Et justement, en particulier une personne a expérimenté , de l’intérieur et sans autorité , sa propre notion d’impotence face à toutes les facettes du système d’esquive légalisée à l’impôt.
        https://www.pauljorion.com/blog/2022/06/21/video-lersatz-et-larticle-dorigine/comment-page-1/#comment-915453

        D’où l’actuelle mise en exergue médiatique de l’ « affaire Eric Q. » , cette même personne investie aujourd’hui (encore..) de l’autorité adéquate , … dans le cadre par épisodes du feuilleton que je surnommerais « Dans le vent , face au bananier » suffisamment développée ici.

        Fausse accalmie médiatique ce jour dans l’attente?/l’espérance? d’une qualification de la récente plainte susceptible d’ouvrir droit à un suivi judiciaire..!
        Et , de toute façon , quoi qu’il puisse survenir , … un rappel :
         » Certaines mains de bananes peuvent posséder jusqu’à 20 « doigts » (20 bananes donc !). Et c’est cette accumulation de mains de bananes qui donne ce qu’on appelle un régime, qui peut contenir près de 200 bananes …. « 

  3. Si la « lutte contre les inégalités » de la droite extrême/extrême droite/macronie, se résume seulement à se soucier de créer la condition « RÉCONCILIATRICE » d’une « RENAISSANCE » de « l’égalité » entre le faible de niveau d’imposition payée par les firmes, multinationales, PROPRIÉTAIRES PRIVES d’entreprises (absence de luttes efficientes contres les fraudes fiscales « systémiques »), de salaires variables, de stock-option, de retraites chapeaux/dorées, et par capitalisation… puis d’actions les plus ASSISTÉES SANS CONTREPARTIES (suppression partielle de l’ISF, « immorale optimisation fiscale », flat tax, « droit à l’erreur fiscale » et autres verrou de Bercy, dont le pantoufleur « Jupitérien », les adeptes des conflits d’intérêts, délits d’initiés, du clientélisme, carriérisme… ont clefs des secrets d’affaires/défenses/sanitaires…) et ce que ne consentent plus à payer les artisans, petits commerces, PME, et autres « pouvoirs d’achats », « ras le bol fiscaux », « poujadismes », de « temps de cerveaux disponibles » « d’actifs-ves », contribuables directs encore imposables (baisses d’impôts de production, sur société, et de « charges » – cotisations sociales patronales alignées au moins disant moral, social, fiscal, environnemental des caisses automatisées des supermarchés, des robots, automates industriels, des logiciels, « IA » du « Trading Haute Fréquence », DÉFISCALISES et DÉSOCIALISES)… pour continuer de « vivre ensemble »… en quoi consiste la lutte contre les inégalités, injustices, les délits commis contre l’universalisme des valeurs de fraternité, de liberté, de solidarité, des « gauches », écologistes », « anticapitalistes »… internationalistes… lorsque sont alignées au moins disant morales, sociales/ »sociétales », fiscales, environnementales… par la « DICTATURE des émotions » ne sondant que les doutes, incertitudes… les indifférences des conditions de vies (quand elles arrivent en bonne santé à l’âge de départ à la retraite, en bonne santé, quand elles arrivent à faire accéder à l’une des 6 générations de leurs descendance vouées à désespérer de prendre place dans la fil d’attente de « l’escalier social », à un poste de subalterne – y compris parlementaire – à accéder à un service public hospitalier, de transport en commun, etc, et d’aides sociales [cas des NON RECOURS, soit disant « inégalités de destin » touchant un présumé coupable « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »] services publics pas encore au bord de l’effondrement… à faire accéder leurs descendances à un logement, un emploi sans subir de « discriminations systémiques » impunies [commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites », par une partie croissante, plus de 60% du personnel du « monopole de la légitime violence de l’État », votant pour l’extrême droite…,] et à un droit à l’aide sociale, sans avoir le « ressenti » d’être un.e assisté.e, « chômeurs-euses=fraudeurs-euses »….) des conditions de vies donc… dégradées… de la MAJORITÉ « silencieuse », abstentionniste… des contribuables non imposables à raison de trop bas salaire, d’explosion des dépenses contraintes (spéculation dérégulée et dérèglementée sur les biens de premières nécessités sanitaires, sur les biens de subsistances essentiels à l’existence – denrées alimentaires, énergétiques, carburants, gaz, électricité… hygiéniques, loyers locatifs… – et sur les guerres commerciales, monétaires, de « civilisation », sur les crise sanitaire, le greenwashing, etc)…?

  4. Dit autrement…? Est ce que l’alignement au moins disant moral, social/ »sociétal », fiscal, environnemental… des intérêts particuliers des actifs-ves participant.e.s toujours aux élections (et non généraux donc) et de leurs »gains en pouvoir d’achat » qu’instrumentalisent les « responsables » des extrêmes droites/droites extrêmes/macronie (ensemble, horizon, etc), n’est pas de « RÉCONCILIER » entre autre (« réformes structurelles néolibérales » du droit du code du travail, du statut de fonctionnaire et de la fonction publique privatisée, digitalisée, dématérialisée, « ubérisée »)…. la « réforme structurelle » du « PARTAGE et de la REDISTRIBUTION » des aides sociales fusionnées puis fliquées (« redistribution à la source » après « contrôle social » des présumés comptes bancaires, etc, des prestations logements, allocations familiales, retraites, assurance chômage, RSA… assistances conditionnées à un « travail gratuit obligatoire de 20 heures/semaines), avec la « préférence nationaliste » de la présomption d’innocence de la « droitisation de la société civile républicaine », et son droit à la « légitime défense » (contre la présumée coupable « diabolique » extrême gauche, écologiste, anticapitaliste…) avec la « nécessité » austéritaire de la maîtrise des dépenses publiques, mais surtout des dépenses sociales, « sociétales », et autres planifications de luttes contre le dérèglements climatique, la perte de la biodiversité, étant soit disant des « freins » contre la « croissance » d’une modèle consumant plus de trois planètes par ans, contre les « gentils investissements »…?

    1
  5. Rien ! programme qu’ils ne tiendront pas !
    le capitalisme est là comme je l’ai dit a moins d’un ecroulement total du systeme , je surveille l’economie mal en point mais qui tient toujours, je ne vois donc aucun changement à venir. Des promesses en l’air et probablement des taxes toujours plus hautes qui ne changeront d’ailleurs pas les problemes. Si j’ai tord je ferai mon mea culpa mais j’en doute.

    2
    1. Mais enfin, toutes ces propositions de loi de ces cinq dernières années, s’inscrivent en faux contre votre affirmation « programme qu’ils ne tiendront pas ». Elles seront le terreau fertile dans lequel pourra puiser la gauche quand elle sera aux manettes, ce qui n’est pas le cas à ce jour, le capitalisme s’accommodant fort bien, nonobstant ses discours électoraux de « front républicain », de liaisons dangereuses avec l’extrême droite comme l’illustre la dernière séquence à l’Assemblée nationale.

    2. @sydney
      je plussoie votre commentaire .
      D’autant plus que, je ne suis même pas convaincu qu’ils en soient conscients, ce matin un consultant bien connu du secteur aéronautique déclare que l’aviation est le SQUELETTE de l’économie française ! Ah bon ? Je pensais que c’étaient les ouvriers, les employés , les agriculteurs qui étaient la force de travail monnayée par le capitalisme . Bin non ! Pssshhhiiittttt! L’être humain n’est même plus dans les discours des bien pensants !

  6. Parfois, je me mets à regretter d’avoir voté LFI.
    Propos consternants d’un député LFI, qui se retrouve sur la même ligne que le RN pour le coup, à la commission des lois, à propos des vaccins.

    Bon, c’est vrai le gouvernement ne fait pas le job alors que la 7ème vague est bien là, mais LFI, clairement, fait pire à ce sujet :

    «…  Un climat parfois «infernal», indique Houlié après coup, racontant : «J’ai tenu à recadrer la première oratrice du RN, Julie Lechanteux, pour ses propos anti-vaccins. J’ai été consterné que le LFI Antoine Léaument les reprenne une heure et demie plus tard….»

    https://www.liberation.fr/politique/covid-a-la-commission-des-lois-une-premiere-infernale-pour-le-macroniste-sacha-houlie-face-a-lfi-et-au-rn-20220706_A3I7PEFDSVFUJKX67VOHJFLSZM/

    1
    1. Les propos du député insoumis, Antoine Léaument : «

      « … néodéputé itou et ex-communicant de Jean-Luc Mélenchon, il plaidait pour la réintégration des soignants suspendus pour refus de vaccination, omettant lui aussi la question des cas graves : «Nous savons aujourd’hui qu’être vacciné n’empêche ni la contamination ni la transmission du virus. Pourquoi dès lors maintenir une mesure aussi absurde que la suspension des soignants alors qu’on en a besoin ?…»

    2. Quand on a choisi comme stratégie le populisme, il n’est pas étonnant de se retrouver aux côtés du RN.
      La gauche est populaire ou elle n’est pas.
      L’extrème droite est par définition populiste.
      Copier l »article original ne mène jamais bien loin…
      Cece dit, je n’ai jamais été d’accord pour qu’on laisse les soignants suspendus dans un vide juridique qui ne leur laisse pas la possibilité de toucher le chomage.

      1
    3. @Pierre-Yves Dambrine
      Quand je m’apprêtais à voter contre le traité de Maastricht on me disait « ah tu votes comme Le Pen alors ».
      Rien n’a changé chez les sociaux-démocrates visiblement.

      2
      1. Doit-on pour être radical et populaire accepter tout et n’importe quoi ? Il ne s’agit pas de confondre LFI et RN, mais de dire seulement que sur certains thèmes, certaines rhétoriques, il y a des convergences entre ces deux formations politiques. A vous lire la radicalité à gauche devrait abolir tout sens critique.

  7. N’attendons pas, en tout cas, que ce qui suit se passe vraiment, un jour…. sans qu’il n’y ai aucune réaction…

    « Histoire dystopique…?

    Puis-je vous proposer une lecture « franchouillarde » (qui de mon cru, est longue, il est vrai), que certain.e.s peut être fantasment de voire devenir réalité… « auto-réalisatrice » en tout cas à d’autres échelles d’espace et de temps… de ce qu’un devenir commun (européen, mais pas que…) non enviable des tensions « sociétales », pourrait précipiter les risques d’effondrements démocratiques, « civilisationnels », et en suivant climatique, « économique », etc…?

    Et si on se projetait sur ce que pourrait être le climat « sociétal », en 2027, à l’approche de la « fête du travail », du premier mai… mais pas que…!?

    Imaginez donc la présentation anxiogène dans les médias de masse, des risques accrus de tensions et « désordres » qui pourraient surgir dans le cortège parisien des dernier syndicats du « monde d’avant » défendant la force et valeur « désuète »… du travail humain.

    D’emblée discréditée, dévalorisée, démonétisée, la Nouvelle Union Populaire (…E.S)…. des « premières et secondes lignes » de travailleuses et travailleurs pauvres, précaires, discriminé.e.s de façon « systémique », voulant exercer son droit et devoir à la « représentativité » dans le cortège… est avertie que le déploiement des forces du « maintien de l’ordre sociétal » dans le même état que dans le « monde d’avant » – celui ayant fait élire la « Macronie », puis la « Renaissance » ayant comme « préférence nationale » d’adversité, de paraître soit disant plus « vertueux » que l’extrême droite/droite extrême, et que « l’abstentionnisme », macronie/extrême droite/droite extrême se contentant que les plus de 60 % du personnel du « monopole de la légitime défense de l’État » votent pour l’extrême droite et sa défense de la « présomption d’innocence » et « légitime défense » de sa partie commettant des violences impunies commises lors des contrôles aux faciès, « manifestation interdites » pour maintenir « l’ordre et la loi » – ce déploiement « Républicain » exceptionnel, ne saura faillir à son devoir…

    La menace de dissuasion massive d’être à deux doigts d’interdire la dite manifestation, étant à peine masquée (presque comme d’habitude) pour celles et ceux voulant voir, dans ce que les doigts montrant… la lune… cachent… ou ce que pourrait bien vouloir faire les autres doigts de l’autre « main… » « …. invisible » du « maître des horloges »… et de ses adeptes… en envoyant subjectivement à quiconque voudrait « braver », l’impunité systémique, « sanctuarisée » du « monopole de la légitime violence de l’État »… et/ou le risque de ne pas pouvoir RECOURIR (les cas de NON RECOURS, au soit disant « inégalités de destin », au présumé coupable « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres, et se déresponsabilisent », sont soit disant responsables de « fraudes fiscales », de vouloir se droguer, payer des écrans plats, jeux vidéo, tout boire… alors que la NON REDISTRIBUTION des dépenses sociales, est institutionnalisée, planifiée, fait faire des milliards par an, « d’économie » aux budgets et « équilibres des comptes publics » austéritaires…?) RECOURIR donc judiciairement, politiquement… à une plainte contre des brutalités policières (ou autres NON RECOURS en cas de discriminations systémiques à l’embauche, dans l’accès aux logements, aux services publics…)… reste un « espoir »…

    Qu’une contre-manifestation promettant de « représenter », la « pacification du nouveau monde » puisse suffire à rassurer les doutes incertitudes, des « pouvoir d’achat » des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce », aux seuls flatteurs (« chiens de garde », « donneurs de leçons de morales… »…) vivant aux dépends de la « DICTATURE des émotions », ne sondant que le degrés de « consentement » au « ras le bol fiscal », « poujadisme »… du « populisme » en col blanc, et/ou bleu…

    Les « éditos spéciaux » se succèdent dans les médias mainstream, à coup de reportages des violences décontextualisées de manifestations antérieures… quelque jours à peine avant le risque de « l’interdiction de manifestation » du cortège de la « fête du travail ».

    Et dans un contexte de campagnes présidentielles, des clans politiques, déguisées, biaisées, dénaturées – comme on l’a connu, subit du moins pour les abstentionnistes majoritaires, pour l’élection de 2022, lorsque la macronie n’a fait que profiter (« profiteur de guerre »…?) que du contexte de la guerre en Ukraine, pour les présidentielles et législatives, et que l’extrême droite s’est faite la « complice du pire » – les tensions montent, pendant que les faux témoignages de pseudos syndicalistes, sur les médias mainstream… annonçant leurs ralliement in-extrémiste à l’extrême droite, ou/et à la « contre-manifestation », peinent à être révélés , à paraître réellement comme conspirations, complots venant du camp du capitalisme néolibéral/ultralibéral/d’extrême droite.

    …………

    A peine les premières images du cortège de la manifestation de la « fête du travail humain » diffusées sur les médias de masse, sans que le nassage violent prévu en amont des évènements… des « forces du maintien de l’ordre sociétal » n’apparaisse aux écrans… consciences et inconsciences… que déjà commencent les critiques demandant d’interdire la manif… parce qu’elle n’aurait pas respecté l’heure du démarrage du cortège… Mettant en avant la prise à contre pied par la NUP…. du personnel du « travail » de plus en plus difficile du « monopole de la légitime violence de l’Etat » présumé innocemment d’être soumis à trop grande tension… pour justifier sa tentative de « maîtriser l’ordre public »… et à peiner pour redevenir « employable/désirable »… les éditorialistes, « s’abstiennent » de commenter le non respect du démarrage du cortège de la contre-manifestation.

    Cette dernière, mise en lumière sous le seul angle « jovial », « convivial », réunie des « réjoui.e.s » du travail des « caisses automatisées » des supermarchés, des guichets automatisés des gares SNCF, RATP, des robots industriels, de la « télé-médecine », des logiciels et algorithmes remplaçant les tâches segmentées à la tache, tous dématérialisés, numérisés, digitalisés, travail d’employé.e.s et travailleurs.euses, du privé comme de services publics privatisés – hospitaliers, de l’éducation nationale, de la gestion des « dépenses sociales » (« réformes structurelles néolibérales » de la redistribution des minimas sociaux, prestations familiales, chômages, retraites, logements, toutes « dépenses sociales » fusionnées, et « partagées/redistribuées » sous condition de « travail gratuit » à hauteur de 20 heures/semaines, sous prétexte de lutter contre les « fraudes sociales »)…

    L’engouement médiatico-politique pour les « festivités » de la contre-manifestation… n’ayant pas plus respecté la déclaration légale du tracé de la manif, que son horaire officiel de démarrage, pourtant déposé à la préfecture, cet « envoûtement » démesuré des « chiens de garde », « influenceurs », politiques de gouvernement et de « l’opposition républicaine »… pour les « fêtards » est tel derrière leur « son et lumière » spectaculaire, et « pacifisme » de façade… par rapport à leur mise en lumière obscure – contre-point de vue – subjectivement connoté négativement, de « l’illégalité » du démarrage de la manif de la « fête du travail humain », et des présumées coupables violences des manifestant.e.s y étant soit disant réprimées « légitimement » – des discutions d’anges se disputent la place sur la tête d’épingle pour savoir si la répression est légitime, ou si répression il y a, est-ce que l’illégitimité est avérée – … cet engouement/répulsivité est tel que la démesure… coutumière… passe inaperçue…

    Comme si de « rien » était… la dite démesure ferait presque oublier le fait qu’est fêté d’un coté la DÉFISCALISATION et DÉSOCIALISATION totale (comme les plateformes airbnb, uber… et autres « licornes » de la « start-up nation ») toutes deux dérégulées, déréglementées (comme le dérèglement climatique…? Ou/et comme « l’immorale optimisation fiscale », sa flat taxe, la suppression de l’ISF, etc, des propriétaires privés d’actions, d’entreprises, de stock-options, de salaires variables, de retraites chapeaux/dorées et par capitalisation des PLUS ASSISTES SANS CONTREPARTIES à spéculer sur les stocks gérés en flux tendus et prix « inflationnistes » des risques de pénuries, problèmes d’approvisionnement, d’hydrocarbures, de denrées alimentaires, de « vaccins… »… sur « l’inflation » des loyers locatifs, dans un contexte de pénurie de logements sociaux… et autres paris faits sur la quantité et qualité du « réarmement patriotique » à réapprovisionner… reconstituer…. sur fond de conflits géopolitiques majeurs…) du travail, d’emplois, qui ne seront plus jamais remplacés par des êtres humains, qui ne cotiseront plus jamais à la retraite par répartition, à l’assurance chômage, à la SC qui ne paieront pas plus d’impôts de production, sur société, d’ISF, de taxes d’habitation, et/ou foncières… que de taxes, sur-taxes sur leurs consommations (loyers, énergies, carburant, alimentaires, sanitaires, etc) ni de CSG (demandez vous si les algo, « IA » de la « DICTATURE des émotions » sondées, payent leurs impôts…?)… et qui ne feront jamais grèves, poses pipi, usage du « droit de réserve »… pour revendiquer des hausses de salaires, congés payés…

    Quand de l’autre coté… des êtres humains manifestant lors de la fête du travail… »… sont fait passer, en toute indifférence, partialité, abstentionnisme et absentéisme de neutralité et d’indépendance journalistique, intellectuelle… pour paraître « illégitimes » à se battre… à lutter pour préserver ce que les « réformes structurelles… » l’austérité… les gestions néolibérales des crises sanitaires, climatiques, géopolitiques et autres guerres monétaires, commerciales, de « civilisations »… déconstruisent, dénaturent, alignent au moins disant moral, social, fiscal, environnemental… de l’universalisme de leurs droits, et devoir, s’il le faut (universalisme au sens d’être SOLIDAIRE, FRATERNEL, etc. avec des populations des pays pauvres, émergents, exploitées… et pas avec des robots, « IA » que certains pays comme le Qatar – recevant le mondial de foot, cet été, en plein désert et pleine canicule, dans des stades à ciel ouvert, « climatisés » – voudraient « anoblir » en leur donnant les même droits que ceux que même les femmes, là bas, n’arrivent pas à avoir)…

    Et quand de moins en moins de soignantes, ambulanciers, pompiers, femmes de ménage, caissières, ouvriers du BTP… – quelle coïncidence que plus de 50 % des actifs-ves Français.e.s ne paient pas d’impôt sur revenu… soient des contribuables directs non imposables, alors que le même taux d’abstention se constate aux élections… ? – de plus de 60 ans… manifestent (parce qu’ils craignent de mourir, crever la bouche ouverte, avant d’arriver à l’âge légale de la retraite, qu’il soit fixé à 60/62, ou 64/65 ans, ou qu’ils la vivent sans être en bonne santé…) alors que de plus en plus d’eux-elles survivant, désespèrent que parmi les 6 générations de leurs descendances… l’une d’elles arrivent à trouver une place dans la file d’attente de « l’escalier sociétal » effondré… alors que le « TRAVAIL GRATUIT » de leurs enfants, petits enfants, au chômage, dans la misère du précariat, de la paupérisation, généralisées… et des inégalités scolaires, territoriales… de « destin »…. devenant anodines, en sourdine… « employabilité » de leurs liens familiaux les menaçant d’être viré avant l’âge rallongé… du départ à la retraite… quand tout cela est dédramatisé, « dédiabolisée »… comment ne pas se rappeler qu’une civilisation se juge, à la manière dont elle traite les plus démuni.e.s, pauvres, précaires, discriminé.e.s des sien.e.s, alors qu’il ne pourrait rester que trois générations à l’espèce humaine avant son extinction (ou moins encore – minuit moins quelques secondes avant l’ultime usage d’armes de dissuasions massives, nucléaires)… ? »

    JP

  8. Est-ce que les mêmes « éléments de langage »… contextualisés autrement… produisent les même effets…?

    « Madame est servie…?

    Madame la première ministre, E. Borne, dénonce « un procès d’intention » concernant le dépôt d’une motion de censure, cette dernière procédure démocratique légitime, découlant de son refus de soumettre sa politique publique à un vote de confiance de toute l’Assemblée Nationale, de toute les « représentativités » (abstentionnistes compris). Si elle passe à « l’offensive » donc…. sa « dispense de peine, pour cause de négligence » équivaudra t-elle à celle de l’ex-patronne du FMI, devenue patronne de la BCE…?

    Parlons alors d’intention… et d’offense…

    Est-ce une bonne ou mauvaise « intention » que d’augmenter l’allocation logement… à hauteur du plafonnement à 3,5% de probables hausses des loyers (locatifs)… ce qui reviendra des-lors pour les foyers, pauvres, discriminés en toute impunité… vivant dans l’insalubrité et précarité de certains logements, dépensant plus de 70 %, de leur revenu… de continuer de rester dans la même misère offensante, indigne, quand les propriétaires privés des logements loués (marchands de sommeil) en profiteront toujours plus (voir du coté de airbnb, entretenant le gonflement de la bulle spéculative des loyers et accès aux logements)… ?

    Est-ce une bonne ou mauvaise « intention » que de « redistribuer » que des miettes, et encore… d’ici fin 2023… (pardon… il paraît qu’il faut dire « chèque inflation »…) supposées « compenser » l’explosion des prix des besoins de subsistance, qui pourtant essentiels à la survie… leurs insatisfactions, insuffisances (denrées alimentaires, produits hygiéniques… que de plus en plus de foyers pauvres, précaires, discriminés, demandent aux assoc- se rappeler des queues d’étudiant.e.s, mais pas que… durant la gestion de la crise sanitaire) est une offense à la soit disant 6ième puissance économique mondiale… ?

    Est-ce une bonne ou mauvaise « intention » que de laisser ces explosions des dépenses contraintes (prix inflationnistes sur le chocolat, la moutarde, l’huile… qui sont produits en Ukraine, manquent à cause de la guerre que la Russie y mène… ?), et pénuries de stocks gérés en flux tendus, qui en hausse depuis des mois déjà – « Compensation », n’étant pas égal au rattrapage des frais pré-engagés depuis ces mois d’inflation, donc – creusent les inégalités, aggravent les poches de précarité et paupérisation des plus démuni.e.s… explosions des prix… qui par ailleurs… n’ont permis qu’aux propriétaires privés (les plus ASSISTES SANS CONTREPARTIES) d’actions de l’industrie agroalimentaire, de grandes enseignes de la distribution, de salaires variables de stock options, de retraites chapeaux/dorées, et par capitalisation, de leurs CSP+, etc… de faire privatiser leurs profits (« profiteurs de guerre » ?), et les redistributions indécentes de dividendes records, propriétaires privés…. spéculant sur les risques de problème d’approvisionnement, les hausses ou baisses de prix…. « en même temps » que de faire socialiser les arnaques du « Quoi qu’il coûte », le grand remplacement des caissières précarisées… par des caisses automatisées DEFISCALISEES et DESOCIALISEES… ?

    Et ce serait les offenser ces dits propriétaires privés, et les politiques comme elle… que d’interdire la spéculation sur les biens de premières nécessités sanitaires, alimentaires, énergétiques…?

    Est-ce une bonne ou mauvaise « intention » que le « Soutien », au travers de « chèque carburant », et « énergétique », à la mobilité des travailleuses et travailleurs modestes, en CDD très courte durées, temps partiel contraint (souvent deux exercés « en même temps » ne suffisent pas pour gagner le smic – du moins « compenser » ce qui est engouffré, consumé, dans le réservoir et relâché dans l’atmosphère, aggravant ainsi le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité…) d’actifs-ves (tant pis pour les chômeurs-euses…, petites retraites…) suffisamment en activité dans des emplois à plus de 80 % en CDD très courte durée, temps partiel contraint… intérim… ou autre « contrat de mission », et en activité en tout cas, pour continuer d’aller consommer, partir en vacance… alors que comme tous les ans, plus de 50 % des foyers, ne seront pas partis en vacance, (tiens dont… Quelle étrange coïncidence que de constater que plus de 50 % des actifs, sont non imposables, à cause de trop bas salaire, quand plus de 50 % d’abstention, constituent la « majorité silencieuse » des législatives 2022), et « qu’apprendre à vivre avec la guerre » en Ukraine (ou autre gestion néolibérale de crise sanitaire…), qui va durer longtemps, qui risque de provoquer des problèmes d’approvisionnement en gaz, électricité, carburant… et inflation de leurs prix… saura toujours faire les affaires des même propriétaires privés d’actions dans ces secteurs… ?

    Est-ce un bonne ou mauvaise « intention » que de mener une politique publique, prétendant incarner le « nouveau monde », la « Renaissance »…. une politique publique donc de reproduction de « l’ordre social », « sociétal », de classe (endogamie, pantouflage, conflits d’intérêts… etc dans les plus hautes fonctions publiques, etc) dans le même état, si ce n’est dans le pire état que celui du « vieux monde » – plus de 60 % du « personnel du monopole de la légitime violence de l’État », votant pour l’extrême droite… Croissance des inégalités de « destin », scolaire territoriales, soit de la non redistribution du soit disant « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », des NON RECOURS à la justice sociale, en cas de « discriminations systémiques » commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites », accès aux logements, à l’embauche. Recul de l’âge de départ à la retraite, à 64/65 ans, pour les populations des 5 % les plus pauvres, dont 25 % décèdent avant, à 60/62 ans – alors qu’il faut plus de 6 générations aux 10% des plus pauvres de la population pour espérer que leur descendance accède à la file d’attente de « l’escalier social »… ?

    Qui offense qui et quoi d’autre que la réalité des faits, lorsque cette reproduction de « l’ordre social » et « sociétal », dans l’extrême « droitisation de la société », ne va que sanctuariser le consumérisme de plus de trois planètes par an, d’un modèle de croissance voué à l’obsolescence programmée de l’espèce humaine (celle ci n’étant réduite qu’aux doutes, incertitudes, indécisions, de « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce », à la seule « DICTATURE des émotions » sondées, capable en France qu’à « réconcilier » le « ras le bol fiscal » des fascistes en col blanc, avec le « poujadisme » des fascistes en col bleu – DICTATURE capable d’autres choses dans d’autres cultures, traditions, « identitarismes »…) qu’à refouler toujours plus de réfugié.e.s climatiques, de guerre de la faim, pour l’eau potable, de « guerres commerciales, monétaires, de civilisations », qu’à « planifier » toujours « d’efforts de guerre », et « d’économie de guerre » pour réarmer militairement les populations, « cultures » (du « culturez-vous »)….? »

  9. A l’heure ou l’espace-temps de la « théorie de la relativité générale » est parasité par les interprétations, perceptions peu fiables… soit disant « différentielles » (à ne pas confondre avec « l’abstention différentielle »…?) des incompétences successives, des « chiens de garde », « donneurs de leçons de morales… » (même « présidentialisés » en déplacement territorial) des médias de masse, chaînes d’info en continue, institutions officielles/officieuses… se prétendant être des mieux placées pour traiter des distorsions entre la nouveauté que l’espace visible, donne soit disant à comprendre les images du télescope spatial James Webb, dans le vertige qui peut « vous prendre » à chercher à appréhender la temporalité de ce qui fut, de l’origine de la création de l’univers, du moins, de ce qui reste à en voir vers ou et quoi allons « nous » (pourquoi d’aucun se demande ce qui serait visible de pareille distance spatiale observée et commentée en directe…?)… tentant de surfer sur le fait qu’une « actu », est présumée innocemment en « capacité », d’en chasser, du moins, d’en obscurcir « légitimement » la lumière révélatrice, d’autres… qu’en est-il des origines des parasites de la « théorie de la relativité restreinte », tentant de dévoyer à la réalité, de « substituer » à la « vérité », qui « nous » piège dans « l’horizon » du trou noir de la finance, qui « nous » enferme dans des « paradoxes de l’information », ou qu’on puisse ^petre capable de se positionner pour l’observer…?

    « M. Macron – qui se rêvait en se rasant d’être « roi te touche dieu te guérit » – ministre de l’économie, était-il « écologiste », dans un gouvernement de « gauche »… ?

    Comme si l’affaire Uber devait échauffer plus les esprits, qu’ils devraient l’être plutôt accablés, par un nouvel épisode caniculaire (le troisième de l’année allant battre tous les records ?), voila que le « nouveau Jupiter », s’enivre tout seul de son bilan en terme de création d’emploi, que ses petites entrevues secrètes, auraient générés…

    Sauf que le « mythe » néolibéral de la destruction-créatrice, s’effondrerait plus vite que la crise politique et institutionnelle actuelle menaçant d’irradier la « majorité relative »… avec une dissolution… si l’honnêteté de « l’expertise économique » du dit bilan du ministre… et du Président… ne cherchait pas à cacher combien d’emplois de chauffeurs de taxis, ont été supprimé durant la même période…

    Le « marché » d’Uber, dérégulé, déréglementé, crée pour soit disant « sauver » les jeunes des quartiers sensibles, du chômage – et du soit disant trafic de drogue, alcoolisme, illettrisme… ? – ne s’étant que substitué au « marché » régulé lui… des chauffeurs de taxi, la « demande » de ce type de « mobilité » n’a pas explosé…

    Quand « l’offre » elle s’est « ubérisée »… avec une DÉFISCALISATION ET DÉSOCIALISATION qui a rasé gratis (une autre sorte de « quoi qu’il en coûte »… quoi)… le « marché » des automobiles de « grand standing » d’occasion comme du neuf (et son « immorale optimisation fiscale », flat taxe, etc. et « externalités négatives » du productivisme polluant, aggravant la perte de la biodiversité…)… « offre » de substitution de « marché » de la mobilité avec des véhicules pas des plus vertueux non plus, en émission de gaz à effet de serre, et de particules fines, etc… « offre » qui a asséché, « en même temps », les recettes des caisses des cotisations sociales patronales et salariales, de la SC (assurance chômage, retraite, santé publique, etc)… « offre » qui a déserté le financement des recettes des impôts de production, sur société, etc.… recettes de comptes publics, d’équilibres budgétaires… que ni les compagnies de taxi fermant la porte, ni la plateforme américaine Uber, n’ont consenti à stabiliser… pas plus que le « ras le bol fiscal », « poujadisme » du « pouvoir d’achat » de la clientèle y trouvant soit disant son compte avec des tarifs alignés au moins disant social, fiscal, moral, environnemental… le « roi te touche… » va t-il être suffisamment crédible dans le rôle de « …dieu te guérit » et le dérèglement climatique aussi… avec pareille politique publique des plus « carbonée » … ? »

    1. Une petite rectification mineure pour certain.e.s, et majeure pour d’autres « puristes » scientifiques (ou scientistes ?) s’impose, dans la fin de paragraphe introductif de ce texte.

      Alors qu’il est écrit maladroitement « …. qui « nous » enferme dans des « paradoxes de l’information », ou qu’on puisse ^petre capable de se positionner pour l’observer…? » il serait plus judicieux d’y « substituer » : Ou et quand « on » puisse être capable de se positionner pour l’observer.

      Merci de votre effort, de compréhension, quand d’autres veulent motiver votre « capacité » individualiste, dissociée du sens de ce que peut être une autre alternative possible à l’intérêt général, et de repères communs, à faire pour une « économie de guerre » plus militarisée, « sécuritaire »… qu’autre chose…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.