James Lovelock, le père de l’hypothèse « Gaïa », meurt le jour de son 103e anniversaire

The Guardian :

Lovelock a passé sa vie à plaider en faveur de mesures climatiques, des décennies avant que beaucoup d’autres ne commencent à prendre conscience de la crise. Au moment de sa mort, il ne croyait pas qu’il existait encore un espoir d’éviter certains des pires impacts de la crise climatique.

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19 réflexions sur « James Lovelock, le père de l’hypothèse « Gaïa », meurt le jour de son 103e anniversaire »

  1. « J’espère qu’il n’est pas trop tard pour que le monde suive la France, et fasse de l’énergie nucléaire notre principale source d’énergie. Il n’y a pas d’autre solution viable, propre, écologique et économiquement acceptable, à la dangereuse habitude que nous avons prise qui consiste à brûler des combustibles fossiles. »
    http://www.ecolo.org/lovelock/loveprefacefr.htm
    Sans commentaire…

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    1. Bonjour Arkao,

      Je partage votre avis pour l’importance à apporter au nucléaire dans la conversion énergétique mais je crains que ce soit insuffisant et surtout trop tardif.
      Il y a une info qui m’a glacé le sang en cette période estivale et que vous avez peut-être entendue.

      L’eau de la Méditerranée s’est réchauffée de 3 voire 4 degrés au large de la Corse et connaît une sorte de canicule marine.
      Je n’ai aucune compétence en mécanique des fluides. Cependant quiconque peut en déduire que l’énergie absorbée par cette masse d’eau doit être considérable pour qu’il y ait une telle variation de température. Nous ne sommes plus sur des variations de centièmes ou dixièmes de degrés celsius mais de plusieurs degrés.

      Je pense que le point de bascule est arrivé. Je n’entrevois pas de sortie par le haut au vu de la situation internationale et du degré d’ignorance des populations.

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  2. Arte nous glisse à 1’39 “ que le scénario optimiste de +1.5 C en 2040 est en avance d’une décade. C’est à dire qu’en 2030, il fera, au mieux, déjà 1.5 C de plus. Et nous parlons du meilleurs cas possible, les autres nous promettent jusqu’à +5.7 C, dans 8 ans.

    Ce qui surprendra les historiens du futurs, s’il y en a, c’est la capacité de nos dirigeants contemporains à ne considérer que le “best case” et d’ignorer complètement le “base case” et le “crash case”.

    Les propos de l’élu de Paris sont révélateurs et auraient de quoi faire paniquer quiconque en capacité de les entendre. Ses bredouillements sont le message clair qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion du changement climatique.

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    1. Tout cela est bien joli, les arbres, choix des matériaux, infrastructures à concevoir, c’est ce vers quoi il faut aller . Par contre il aurait fallu anticiper tout cela il y a au mieux 50 ans ! Sur le neuf ou en rénovation on peut y arriver. Mais l’existant pérenne ? Vous voyez les champs Elysées et les bâtiments qui les longent transformés ? Et ce n’est qu’un exemple .
      L’urbanisme est quelque chose qui se planifie sur des décennies . A quand un ministère du plan ?

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      1. Vous pouvez aller voir au Pavillon de l’Arsenal (toujours instructif) les projets pour la nouvelle esplanade de Notre-Dame, après la fin de la rénovation suite à l’incendie qu’on sait.

        Parmi les projets qui concouraient, au moins un exposait une étude de la thermique du parvis suivant différent scénarios « RCP »,
        et faisait voir l’effet des arbres (positif, quelle surprise, mais quantifié).

        C’est pas les Champs-Elysées, mais on peut au moins faire des choses intéressantes sur les surfaces planes.
        Ensuite, même pour les champs élysées, on peut prévoir des revêtements qui refroidissent vite le soir.
        La chaleur accumulée dans les murs est un ennemi pour la vie en ville chaude. Donc les murs au soleil, même Hausmannien,
        peuvent être « décoré » de vénitien généralisés, pour ne pas capter la chaleur du soleil, et laisser l’air chaud monter à la place.

        L’autre partie des immeubles haussmanniens se jouent sur leur toits, zones trop chaudes à protéger aussi, et vu d’en haut, on peut aussi
        faire des « doubles tuiles » avec une forme de « vénitien » dessus. La difficulté est alors de trouver des moyens de les désinstaller 6 mois par an.

        J’ai vu une problématique analogue dans un duplex où sont des connaissances: c’est chauffé par une dalle au milieu des deux étages,
        qui est trop chaude en bas l’hiver (quand l’eau de chauffe est à 45°C+, c’est du « avant 1973 »), et pas assez en haut.
        La seule solution raisonnable pour au moins ne pas chauffer inutilement en bas, ce serait une sorte de « vénitien de plafond »,
        structure de < 1 kg par m² qui confinerait l'air chaud qui de toute façon ne descend pas, et arrêterait le rayonnement (qui donne la sensation de
        "chaleur pesante"). Mais ça n'existe pas. Ca ne me parait pourtant pas beaucoup plus compliqué qu'un 1/4 de 1/10ème de Rafale.

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        1. vu de ma cambrouse aller au pavillon de l’Arsenal à Paris ne serait pas très écolo.
          Au niveau technologique les solutions existent mais là où le bas blesse c’est l’opérabilité et surtout le coût exorbitant que cela sous entend.
          bref on n’est pas sorti de l’auberge .

            1. autant pour moi , la faute m’a échappé ! Mais que fait on aussi bas ! c’est bien le bât qui blesse ! 🤣😂🤣😂😉😉😉

              merci pour votre perspicacité !

        2. @timiota
          Si les deux étages communiquent dans un même espace (duplex effectivement), il fera toujours plus chaud en partie haute, indépendamment du départ de la source de chaleur. Une grande palle de ventilateur placé au bon endroit en partie haute fera redescendre l’air chaud et par brassage tempérera les deux espaces.
          (Avec quelques réglages précis pour éviter bruit et courant d’air).
          Ambiance Casablanca.

            1. Pas faux, mais il s’agit vraiment de chaleur rayonnante dans le cas du plafond !
              (et le ratio des surfaces escalier — la communication haut-bas — à la surface utile genre 50m² fait que le ventilo
              à pales ne marchera pas bien, il faut un ventilo type VMC, donc bruyant…).

              Mais bon, discuter ça peut toujours faire avancer le schmilblick…

        3. « La chaleur accumulée dans les murs est un ennemi pour la vie en ville chaude. Donc les murs au soleil, même Hausmannien,
          peuvent être « décoré » de vénitien généralisés… »

          Un « vénitien » qui fonctionne très bien été comme hiver, 100% naturel, aucune nécessité de le mettre / retirer, 0 W de consommation électrique : le lierre grimpant. J’en ai mis un sur mon mur est, exposé à la bise hivernale ou au foehn de l’été. Pour l’instant, il grimpe, il grimpe…

      2. On nous parle beaucoup actuellement de planification écologique. Le terme est bizarre car il sous-entend qu’on voudrait planifier la conséquence de l’activité économique humaine pour laquelle on n’envisage pas cette planification.

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  3. Tout cela étant , si , ce qui semble maintenant certain ,  » on N’arrête PAS tout «  , tout de suite (et partout?) …
    vaudrait mieux trouver du gaz..
    Or il paraît qu’il y en a, du gaz, et beaucoup (tout ce siècle)…
    Et (à peu près) tous les européens peuvent se fournir..
    sauf les allemands.. (et un peu l’Italie)
    (que la solidarité grecque attend au tournant.. comme  » un plat froid « )

    Lire sans se connecter : https://www.rtbf.be/article/pour-samuel-furfari-cette-crise-est-temporaire-le-gaz-est-hyperabondant-son-prix-va-chuter-11038464
    Ecouter sans se connecter : https://drive.google.com/file/d/1pEc_gLUq423eqskdEjZtY9zNEE5dQDza/view?usp=sharing
    …  » Le gaz arrive donc en Europe sous deux formes : à l’état gazeux, à travers des gazoducs ou via des navires avec du gaz liquide. Quant au stockage, le professeur en géopolitique de l’énergie à l’ULB rappelle que c’est une obligation de la Commission européenne.
    Il ajoute que le gaz est stocké en été, lorsqu’on en a moins besoin pour se chauffer notamment.
    « Sauf qu’en Allemagne, au lieu de le stocker, ils l’ont vendu à la Pologne. Ils ont apporté plus de gaz bon marché de Russie et au lieu de le stocker, ils l’ont vendu à la Pologne et en plus la gestion du gaz est toujours… Enfin non, maintenant c’est nationalisé… Était géré par Gazprom lui-même. Donc il achetait du gaz à Gazprom et Gazprom le stockait. Donc c’est vraiment incroyable ce que l’Allemagne a fait. C’est en dessous de toute stratégie. »

    La capacité de stocker du gaz en Europe est donc suffisante, excepté en Allemagne pour ce spécialiste. Il note néanmoins que dans certains pays il y a des difficultés « mais ce n’est pas catastrophique. » « L’Italie est aussi un peu en difficulté parce que l’Italie dépendait beaucoup trop du gaz russe également. Mais les autres pays se sont bien organisés. »

    Bien sûr l’interviewé n’est pas neutre : pex : https://www.amazon.fr/Ecologisme-Assaut-contre-soci%C3%A9t%C3%A9-occidentale/dp/2360931598
    Par contre s’il dit qu’il pleut , que je sors la min par la fenêtre et qu’elle se mouille..

  4. « […] but for the plants and the ecosystems, there’s no such relief and the probability is that european agriculture will cease to produce food by then. It will become a desert and scrub region naturally. That’s not very far ahead. So where do the european people get their food because the rest of the world will not be exempt ? Asia, America will all be suffering the same consequences as the Africa and the southern, other nations of the southern hemisphere, we will be entering a world where the supplies of food become more and more scarce and there will be mass migrations. »

    L’interview date de 2014. On s’est donc rapproché de 10 ans depuis. Désormais, les épisodes caniculaires sont quasi-annuels.

  5. Difficile d’imaginer des solutions rustines après avoir entendu la conférence d’Arthur Keller :
    Les défis de notre temps : caractérisation systémique et stratégie systémique : https://m.youtube.com/watch?v=FoCN8vFPMz4
    Certes, c’est une vidéo de 3 heures, mais c’est la durée nécessaire pour articuler les divers problèmes, enjeux et pistes de changement.
    Difficile, ensuite, de ne pas me questionner sur quelles compétences je peux activer pour m’engager dans un changement radical.
    Difficile enfin de regarder mes enfants et petits enfants sans culpabilité si je ne fais que m’extraire un peu plus du « monde d’avant » sans opérer ce virage, qui faute de réussir, me procurera une conscience plus sereine.
    Cette conférence fait la synthèse de nombre d’interventions d’acteurs engagés dans la médiations des problèmes systémiques (J.Jouzel, I.Delanoye, G.Giraud, P.Jorion, A.Baraud, P.Servigne, P.Bihouix, …)

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  6. Le 21ème siècle sera  » Soleil vert  » ou ne sera pas . Ou peut-être  » Mad Max  » . Plus probablement les deux et avec l’ aide du nucléaire .

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