L’avancée de l’IA dans le domaine de l’art, par Olivier Coulon

Monsieur Jorion, en tant que spécialiste de l’intelligence artificielle, vous avez très peu réagi à l’avancée de l’IA dans le domaine de l’art.

Particulièrement sur la création d’images assistées par IA. En effet, depuis quelques mois, des applications nommées Dall.E, Stable Diffusion et Midjourney sont en mesure de créer des illustrations incroyables.

245 Knights (with Prompts) – Stable Diffusion Styles Study (Combinations of 3 Artists’ Names).

Can Stable Diffusion 19th Century Paint? (The Skagen Painters example)

À tel point que le monde du jeu vidéo, de l’illustration, de la photographie et du cinéma sont en train d’être chamboulés. Les chefs d’entreprises se réjouissent tandis que les artistes commencent à sérieusement s’inquiéter.

Aux États Unis, des collectifs d’artistes demandent aux autorités de bloquer ces logiciels au nom des droits d’auteurs. En effets, ces logiciels utilisent des bases de données de millions d’images pour en créer de nouvelles. Dans ces bases de données, on retrouve les œuvres de nombreux artistes qui se sentent floués.

Parallèlement, les studios à travers le monde, forment leurs employés à cette nouvelle technologie et prévoient de fortes économies sur les coûts de fabrication donc des réductions de personnel. En France par exemple le milieu de l’animation emploie 7.500 salariés et celui du jeux vidéo 12.000, une grosse part étant des artistes.

Dans l’absolu, que va-t-il se passer lorsque l’IA saura mieux faire toutes les formes d’art que l’être humain? Cela peut ressembler à de la science-fiction, mais cette affirmation est à prendre au sérieux et risque d’arriver dans moins de 5 ans. La génération de scénarios, de livres, de chansons mais également de chanteurs virtuels sont en train d’émerger, et la technologie avance à tout vitesse. En quelques mois seulement la création d’image par IA aboutit à des résultats surpassant le travail d’artiste aguerris. On parle assez peu du Métaverse en France mais dans quelques mois, ce sont ces outils qui les alimenteront. Imaginez un monde virtuel « Harry Potter » infini en 3d dans lequel les fans pourront se plonger autant de temps qu’ils le souhaitent.

Une humanité qui ne pourra plus générer d’art car des machines seront plus douées qu’elle. Qu’est-ce que cela donne sociologiquement ou philosophiquement parlant ?

Votre avis sur cette situation qui croise plusieurs de vos spécialités serait intéressante à entendre ou lire.

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38 réponses à “L’avancée de l’IA dans le domaine de l’art, par Olivier Coulon”

  1. Avatar de Pernoud Christophe
    Pernoud Christophe

    Oui. Etant infographiste indépendant, je me suis tout de suite inscrit sur Dall-E pour y avoir accès. J’avoue être assez bluffé par la qualité des dessins proposés, toutefois je n’arrive toujours pas à avoir un résultat qui me convienne parfaitement. Je trouve qu’il y a toujours un endroit dans l’image ou « ca ne va pas ». Je ne sais pas comment font les utilisateurs qui montrent des trucs assez incroyables. J’essaie d’être très précis dans ma demande mais ce n’est pas encore ça. Néanmoins j’avoue être malgré tout assez bluffé. La vitesse de réalisation est très très interessante.
    Petite anecdote :
    Une de mes premières demandes à Dall-E a été : « Dessin humoristique au trait sur l’effondrement de notre civilisation. »
    Le résultat était vraiment pas mal (à mon goût).

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  2. Avatar de timiota
    timiota

    Passer à de l’IA pour les oeuvres d’art ? C’est un peu comme passer , dans le vivant, des bébêtes prokaryotes (genre bactéries) aux complexes eukaryotes (cellules à noyau abritant l’ADN, dont font partie les organismes multicellulaires, dont les humains) : La mise « en cloud » de la mémoire dans ce noyau (la mémoire = l’ADN =~ la bibliothèque de fonction) a donné lieu au final à un registre plus étendu de possibilités, modulo l’autorisation de rentrer et sortir de l’info dans ledit noyau (les ARN messagers ARNm naturels en sortent par exemple [ — les mêmes ARN que ceux du vaccin Covid de MOderna/Pfizer– ]).

    Dans une limite un peu utopique, on va avec l’IA « décolonialiser » l’art de sa verticalité et de la pseudo suprématie spirituelle de l’artiste (quelque chose qui date ~ du XVIIIème siècle, dixit Richard Sennett, qui analyse le discours de Lamartine de 1848 et le respect qu’il inspira à cette aune).

    Car au fond, le rôle de l’art, c’est d’être une ponctuation dans notre perception du monde, pour marquer/remémorer des dynamiques d’affects, qui, elles, sont vraiment indispensables (l’ARNm dans l’analogie ?) . Ces représentations tissent ensemble l’émotion et la vie sociale, ses temporalités longues notamment. C’est cela qu’ont les humains au lieu de vivre dans un mode d’existence plus « sauvage » comme celui du monde animal non humain, où ce qui tient majoritairement lieu d’émotion est canalisée dans les interactions proies-prédateurs ou dans les rites nuptiaux (les grands singes ou même les chats assurant un continuum entre les deux), évolution et compétition obligent.
    A titre d’exemple, les combattantes du Kurdistan ont semble-t-il adopté le Bella Ciao, chant des partisans italien, sans doute pour l’émotion qu’il canalise plus que pour sa résonance formelle avec le fond culturel kurde.

    POur revenir au fond : que les ponctuations de nos émotions soient des « oeuvres d’art » muséales ou autre est une chose relativement récente. En revanche, qu’un groupe social soit porteur du savoir-faire de ces « ponctuations » est au contraire fort ancien, qu’on appelle d’artisan artiste ou aède ses détenteurs de savoir-faire ; j’avoue ne pas avoir potassé ce qu’en ont dit les Leroi-Gourhan et bien d’autres avant et après, mais la question a été posée mille fois pour une, je ne souhaite en disant cela que m’abstraire de l’aspect « monde moderne » de la problématique .

    Sur cette base, je dirais que ce qui restera avec l’AI est la fonction « de ponctuation » associée à l’émotion.
    Le danger est que le spectre d’émotion pour des AI gérées dans notre si parfait système capitaliste (rayer la mention inutile) se décale vers des jeux d’émotions tels que, in fine ils génèrent plus d’angoisse qu’ils n’apportent de bienfait, créant un ruissellement des anxiétés plus qu’une recharge escomptée du potentiel émotionnel.
    C’est en tout cas ce qu’on semble constater pour les réseaux sociaux (un de mes posts d’hier : savoir que les autres se sont amusés, ça déprime, en ultra-résumé ; et savoir que des chats se sont amusés et encore plus ceux qui les ont filmés, j’aimerais que ce ne soit pas dans une veine vaine quelque peu semblable).
    Le point-clé de l’analyse est que notre fonctionnement sur ce plan mémoire/émotion est — et restera(it)– intermittent : aucune AI ne pourra nous proposer des émotions sans cesse croissante (y’a que la pub qui dit qu’on lave plus blanc), toute AI sera astreinte à converger vers des solutions où apparaissent des moments saillants entre des moments banals et calme. Autrement dit et un peu par provocation, une AI bien programmée proposerait dans sa modalité « image » des tableaux type Guernica, « en temps voulu » (la veille d’un conflit nucléaire initié en Ukraine par exemple).

    [Disclaimer : Ce texte a été générée par une intelligence artificieuse]

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  3. Avatar de PIerre-Yves Dambrine
    PIerre-Yves Dambrine

    Il me semble que l’idée d’avancée dans le domaine de l’art dans le domaine de l’IA est une idée aussi fallacieuse que celle de l’idée de progrès en art. Rembrandt est il un progrès par rapport à de Vinci, Picasso par rapport au précédent ?
    Ce débat ne fait que transposer un débat qui existait déjà dans l’art avant l’apparition de l’IA, à savoir : qu’est-ce que l’art ? Qu’est-ce qu’une oeuvre d’art ?

    Quant à la proposition « l’IA saura mieux faire toutes les formes d’art que l’être humain«  elle présuppose que la question de la maîtrise technique dans tel ou tel art détermine la réalisation d’une oeuvre d’art.
    La technique contribue à la réalisation d’une oeuvre, mais ce n’est pas l’ essentiel. Un artiste médiocre peut maîtriser parfaitement une technique sans produire des oeuvres d’art significatives. A vrai dire l’artiste invente la technique ad hoc qui aboutit à la forme singulière qu’est son oeuvre d’art. Un artiste est influencé par des styles, les artistes, mais il est toujours seul devant, avec, son chevalet, sa toile, son sujet.

    Sur la plan sociologique et philosophique, il me semble que la question renvoie à celle du rapport entre les humains en général et leur milieu terrestre. Les humains préfèrent-ils un art se réalisant avec une économie de moyens, comme c’est le cas dans les arts où l’artiste se confronte directement à une matière, ou bien préfèrent-ils un art plus virtuel, mobilisant de nombreux médiums, des artefacts plus sophistiqués ? Les êtres humains sont-ils en quête de plus de proximité avec leurs semblables, ou bien de plus d’évasion dans des univers virtuels ? La question n’est pas tranchée, mais il me semble que l’IA ne pourra jamais supplanter, à tout le moins, l’art dont la définition s’origine dans l’artisanat.
    Les humains préfèrent-ils faire, ou bien faire-faire ?

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    1. Avatar de coulon olivier
      coulon olivier

      Le problème n’est pas seulement la technicité et le rendu des images réalisées par l’IA. Cette technologie rend possible la reproduction d’un style à très grande échelle et très rapidement. Imaginons un David Bowie qui arriverait avec un nouveau titre du type Space Oddity. Gros succès. Mais en quelques heures grâce à l’IA, son style serait copié, augmenté, amélioré des milliers de fois par des gens n’ayant jamais touché un instrument. Que se passe-t-il dans la tête de David Bowie? Aurait-il le courage de continuer à travailler pour trouver de nouvelle choses à dire? Même si la génération d’art par IA concerne essentiellement les productions numériques, son mode de fonctionnement remet en question la démarche même de toutes les disciplines artistiques. Même le spectacle vivant pourrait être concerné. Aujourd’hui toutes les représentations scéniques sont filmées. Il est évident que l’IA sera en mesure de générer des images numériques de ballets bien plus sofistiqués que ce qu’une troupe d’êtres humain pourrait produire. Comment les danseurs risquent-il d’apréhender les résultats obtenus par l’IA? Résultats qui seront bien plus riches en idées, émotions et techniques?

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      1. Avatar de arkao

        Le parallèle avec la musique est intéressant. Dans l’interprétation d’une œuvre, un instrumentiste peut être techniquement proche de la perfection, sans pour autant déclencher de l’émotion chez ses auditeurs, à mon avis.

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      2. Avatar de Pierre-Yves Dambrine
        Pierre-Yves Dambrine

        Oui, mais la copie d’un style, ce n’est pas faire oeuvre de création. Si l’IA ne parvient qu’à réaliser des formes typiques plus vite qu’auparavant on aura juste réussi à diffuser plus rapidement l’académisme.
        Le problème avait aussi été soulevé d’une certaine façon par Walter Benjamin, dans son célèbre livre « L’œuvre d’art à l’époque de la reproductibilité technique » (rédigé en 1935, publié de façon posthume en 1955) ou celui-ci expliquait que les oeuvres d’art à l’époque de la reproductibilité avaient perdu leur «aura ».

        La remise en question radicale de l’oeuvre d’art comme objet singulier, unique avant même l’IA a déjà été accomplie avec l’invention de l’art dit conceptuel, où l’oeuvre d’art se réduit à une idée, une idée d’œuvre artistique, sans même parfois qu’il n’y ait aucun objet matériel.

        1. Avatar de olivier coulon
          olivier coulon

          Le fait de considérer un artiste en tant que tel, seulement s’il crée « un « style neuf » (malgré les influences que tout artiste peut subir de l’extérieur depuis sa naissance), d’être novateur, est très récent. Pour exemple, la chine a reproduit pendant des siècles des idéogrammes et des estampes à l’identique. La marque de l’artiste était la perfection de la reproduction. Que dire des peintres occidentaux dont les seuls sujets tournaient autour de la religion. Rien de novateur dans le sujet, pourtant personne ne dirait aujourd’hui que Michel Ange (qui n’a quasiment traité que des sujet Religieux) n’était pas un artiste. L’auteur que vous citez n’a pas connu la déferlante Andy Wharol pour qui la duplication de l’oeuvre d’art par des procédés d’impression pouvait faire partie intégrante de l’oeuvre. Comme vous le dites, le sujet de la « singularité de l’oeuvre d’art » est aujourd’hui dépassé, il en est de même pour « l’inovation ». Le sujet est le rapport de l’artiste à sa discipline. Comment ce nouvel outil va-t-il remettre en question les démarches artistiques actuelles?

          1. Avatar de PIerre-Yves Dambrine
            PIerre-Yves Dambrine

            Olivier,
            Concernant la calligraphie, je connais bien le sujet, pour l’avoir étudié en Chine d’assez près.
            Il est tout à fait exact de dire que l’imitation des styles canoniques légué par l’histoire de la calligraphie est le passage obligé de tout apprenti calligraphe et même, au delà des maîtres de la calligraphie qui toute leur vie de calligraphie continuent de copier ces modèles. IL y a effectivement une différence entre les arts en occident et cet art de la calligraphie qui n’a pas d’équivalent chez nous en tant que l’art de la calligraphie en Chine longtemps été considéré comme l’art le plus considérable, le plus élevé. Or, si cet art a été considéré comme l’art majeur des lettres chinois c’est pour la raison (qui certes apparaît contre-intuitive du point de vue occidental) que l’expression d’une singularité passe par la copie des modèles. Si une excellente copie atteste de la maîtrise de l’art calligraphique, cela ne fait pas pour autant du ‘copiste’ un artiste au sommet de l’art calligraphique. Il existe une expression dans la littérature relative à l’art calligraphique qui distingue certains calligraphes parmi les innombrables autres ; ceux qui « font école ». Et ils sont truès peu nombreux, tout comme nos artistes géniaux furent peu nombreux. Autrement dit ceux qui créent un style nouveau, certes à partir d’un fond commun de formes génériques, puisque cet art tient sa base formelle dans l’écriture chinoise.
            Il y a dans la littérature esthétique chinoise une formule, attribué au critique de calligraphie Sun Guoting, qui synthétise bien cette vision et pratique : 貴能古不乖時,今不同弊 ce qui peut se traduire ainsi : « un bon calligraphe sait l’ancien (ie. les modèles anciens) sans toutefois s’opposer à son époque, et il est (sait être) contemporain sans tomber dans la vulgarité.

            La différence entre l’art occidental et chinois traditionnels se trouve sur un autre plan, celui du rapport entre l’oeuvre et l’homme. Une expression bien de chez nous en rend compte d’une certaine façon : « le style c’est l’homme ». Sauf qu’en Occident, au style n’est pas associé une qualité morale. En Chine par contre, le fait qu’une qualité morale soit associé à un style constitue l’épine dorsale de toute la critique lettrée dans le domaine de la calligraphie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la calligraphie était au programme des examens impériaux. Par qualité morale il ne faut pas seulement entendre le fait d’avoir une rectitude morale, notamment sur le plan des valeurs confucéennes mais aussi le fait que le lettré-artiste parvenu au stade de calligraphe émérite, éventuellement créateur d’un style nouveau (chose encore plus rare) est celui qui manifeste la quintessence de son époque, sur un plan spirituel. Je ne développe pas ici, mais cela un lien avec le ritualisme chinois selon lequel l’homme accompli est celui qui au moyen des rites parvient à exprimer sa nature profonde. Cela va donc plus loin et plus profondément que seulement le reflet de l’époque, il faut pouvoir dans l’oeuvre de calligraphie porter l’époque à son niveau d’incandescence spirituelle. IL s’agit de manifester une intégration dans l’espace et le temps culturel de l’histoire de la civilisation chinoise via l’accomplissement d’une oeuvre de calligraphie. Concernant « le sujet de la singularité de l’oeuvre d’art » je suis en désaccord avec vous, même si j’admets que votre position est assez commune dans tout un pan de la philosophie de l’art contemporaine. Je ne nie pas qu’effectivement les procédés de duplication peuvent faire partie intégrante d’une oeuvre, mais ce n’est pas nécessairement, même aujourd’hui, selon moi, et d’autres, ce qui fait œuvre d’art. Comme j’en suggérais l’idée dans un précédent commentaire je maintiens qu’il n’y a pas de dépassement d’une façon de pratiquer et envisager l’art sur une autre. Il y a différentes façons qui coexistent, plus ou moins harmonieusement avec parfois des enjeux politiques, et même commerciaux. L’art dit contemporain aujourd’hui tient le haut du pavé, ne serait que sur le plan commercial, mais ce n’est pas un critère suffisant pour conclure que ce sont ces oeuvres qui sont les plus admirables. Il existe des batailles farouches entre critiques et philosophes de l’art pour établir la distinction entre ce qui peut constituer une œuvre digne de ce nom et ce qui n’en est pas. Mon intuition est que l’art comme oeuvre unique n’a pas dit son dernier mot.

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            1. Avatar de olivier coulon
              olivier coulon

              Très intéressant mais un peu loin de notre réalité non? En tout cas ces quelques echanges montrent bien que l’art de certains n’est pas de l’art pour d’autres. Et ces discussions durent depuis la nuit des temps comme vous le sous-entendez.
              Je fais une réponse à un commentaire de monsieur Jorion un peu plus bas, en mettant un lien vers un site d’illustration, assez représentatif des artistes numériques actuels. Ce qui importe dans l’art aujourd’hui (je ne dis pas que c’est bien ou mal) c’est d’être reconnu. Peu importe que le travail soit de qualité ou non (de toute manière la subjectivité n’a plus lieu d’être). Un artiste qui ne vit pas de son art est un artiste raté ou un artiste du dimanche.
              Les artistes qui tendraient a exprimer leurs pensées les plus profondes par un médium quel qu’il soit existent-ils encore? Une certaine catégorie d’artiste du mouvement de l’art brut, réalisaient des « oeuvres » pour eux-mêmes, en autodidactes complets, sans jamais les présenter. En effet ce type d’artiste ne sera jamais concerné par l’IA.
              Mais tous les autres? Les chanteurs de variétés, les acteurs d’holywood, ou de plus belle la vie, les scénaristes, les écrivains, les illustrateurs, qui sont tous des artistes contemporains, qui ne tendent pas forcément à un absolu quel qu’il soit, mais qui aiment leur travail, en vivent et émerveillent le public. Cette société du spectacle de Guy Debors, qui est le bras armé du capitalisme, risque d’être totalement générée par des algorithmes. Dans le fond cela changera-t-il quelque-chose à nos vies? 🙂 C’était ma question initiale dont je pense connaître la réponse…

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              1. Avatar de Hervey

                Pour y voir plus clair, ne mélangez pas les artistes « créateurs » et les artistes « interprètes ».

                1. Avatar de olivier coulon
                  olivier coulon

                  Personne ne confond créateur et interprète. Ne vous inquiétez pas. Toutefois les interprètes sont des artistes qui seront probablement touchés par l’avancée de l’IA. Les avatar numériques sont à nos portes grâce à la technique du Deep fake. https://www.youtube.com/watch?v=sWXC5pQNxJI
                  https://www.facebook.com/ClassicFM/videos/deepfake-ai-app-makes-composers-sing-nostalgic-disco-anthems/483147672696580/
                  Il ne s’agit dans ces exemples que de visages callées sur des musques existantes. Mais des exemples émergent de voix de chanteurs totalement générée par IA.

  4. Avatar de Pernoud Christophe
    Pernoud Christophe

    Juste quelques exemples de réalisation avec Dall-E
    Je regrette l’absence de détails dans les mains, les pieds, les yeux…. Mais pour la composition, les couleurs j’aime vraiment bien.
    A chaque fois en vignette je me dis « Whaoouuuu » et quand je zoome je suis un peu déçu.
    Si l’image n’est pas cadré à votre goût, il est aisé d’étendre l’illustration.
    Pour Mucha je ne retrouve pas du tout son style. Mis à part la chevelure de la fille. 🙂
    Je ne suis certainement pas suffisamment précis.
    Par exemple je n’arrive pas à voir comme résultat un « aplat de couleurs » Un style « ligne claire » comme Hergé. Je cherche…

  5. Avatar de timiota
    timiota

    Au fond, comme l’IA fouille dans une espèce de magma pour mettre des images sur les mots (exemple, le coucher de soleil ci-dessus a bien du être « repiqué » quelque part, entre Turner et des auteurs de BDs), nous avons là enfin la naissance du « sous-réalisme », un siècle après le surréalisme.

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    1. Avatar de Paul Jorion

      Un nouvel « académisme ».

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      1. Avatar de Pernoud Christophe
        Pernoud Christophe

        à Timiota
        « comme l’IA fouille dans une espèce de magma  » personnellement étant à la « Maison des Artistes », je fouille également dans cet espèce de magma… Ou est le problème ? je m’inspire également de livres, de revues, sur internet, de tutos etc… Suis je censé tout connaitre et ne pas avoir de sources d’inspiration ?
        et pourtant je ne suis pas une IA et comme bcp « d’artistes » et « d’artisans » j’ai également une bonne bibliothèque de ressources.
        Après je ne me considère pas comme un PICASSO (NB un pervers violeur) ni comme un Michel Ange. Mais bon ! J’arrive malgré tout à produire quelques trucs sympas et à « gagner » ma croute…. pour combien de temps.

        Deuxio, dans MON monde idéal je suis contre les droits d’auteurs (tout comme le droit de propriété). je n’arrive pas à comprendre comment et pourquoi certains arrivent à s’enrichir (énormément) en étant créateur d’une idée qui est censé apporter du bienfait, du bonheur. Je pense qu’on a perdu un peu de notre enfance ou on partageait sans se poser de questions. Un « artiste » un créateur devrait avoir un revenu universel qui lui permette de créer. Point.

        Tertio. Je ne critique pas l’IA dans « l’idée, ni dans l’inventivité » . Et même je suis plutot confiant car
        je ne connais pas encore d’IA violeur, d’IA tueur, ou d’IA pédocriminel contrairement aux êtres humains artistes que l’être humain idolâtre. ( Gauguin, Picasso, Canta, Polanski etc… )

        Mon principal reproche est qu’on se lance là-dedans alors qu’on devrait s’occuper d’autre chose (de l’énergie et de l’effondrement….) Mais bon je n’ai pas d’illusion. L’être humain ne comprend pas qu’il est drogué aux énergies et qu’il aime se raconter des histoires (plus elles sont violentes mieux c’est… les religions en sont un bon exemple) et se croire le maître des évènements.

        https://www.koreus.com/video/picasso-merde-autre-histoire.html

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        1. Avatar de timiota
          timiota

          Magma n’avait rien de péjoratif.
          On passe notre vie devant des représentations (et à voir ensuite les scènes réelles à l’aune desdites représentations).

          Forcément, c’est le fond mémorisé qui est réexploité pour engendrer une dynamique d’affect.
          Même si c’est « abstrait » et non figuratif, le cerveau ne peut pas s’empêcher d’y attacher un affect, avec un effet d’environnement inévitable (trouver Rothko ou Soulages bien ou pas bien parce que c’est muséifié et pratiqué socialement avec tel ou tel habitus).

          Le droit d’auteur est spécifique de la période que nous avons vécu où nous avons eu, pendant 500 ans, « seulement » des moyens –techniques — de recopie, et pas trop de « mélange/travail » des représentations pré-existantes (que d’autres ont mis en mémoire quelque part). Ce qui donnait sens aux notions de plagiat ou de contrefaçon. Mais la parenthèse va se refermer ou fortement s’infléchir faute de pouvoir trace de nouvelles frontières Stiegler (Bernard) avait vu juste sur l’importance de la technique en lien avec les supports de mémoire, et les vagues de désaffection/dépassement que cela suscitait, mais je crois qu’il n’avait pas vu la possibilité que l’IA fonctionne comme « cerveau secondaire », ou plutôt qu’il s’est concentré sur l’étape de « désaffection » tel que l’ont incarnée la dynamique des réseaux sociaux depuis 2005 en gros.

    2. Avatar de olivier coulon
      olivier coulon

      « Sous réalisme »: Très intéressant comme appellation. Quand à la dénomination « nouvel académisme », c’est tout à fait exacte mais ce n’est pas neuf. C’est un mouvement en cours depuis plus de 20 ans qui est apparu avec l’illustration numérique. Depuis deux décennies, nous avons vu apparaître une quantité infinie d’artistes, pour certains très brillants, traitant et déclinant les sujets de l’héroïque fantasy et de la science fiction. Une des « Mecques » de ce mouvement:
      https://www.artstation.com/?sort_by=trending
      Qu’y observe-t-on? Des milliers d’artistes venus des tous les pays du monde. Des techniques de dessins incroyables, dignes des plus grands pompiers de l’art préraphaélite.
      Mais surtout des sujets redondants. Une sorte prière graphique autour des mondes imaginés par Tolkien ou Philip K. Dick.
      Ces artistes ont supplanté ceux de la fin du vingtième siècle grâce au numérique.
      Ils se font aujourd’hui supplanter par l’IA.
      L’absence de vision et de contenu philosophique derrière ces images facilite leur remplacement rapide par l’IA.

      1. Avatar de arkao

        @Olivier Coulon
        Je ne vous suis pas en ce qui concerne l’illustration sur les sujets de l’héroïque fantasy et de la sf .
        Sauf erreur de ma part, le style s’est développé largement dans les années 1970-2000, à la plume et au pinceau (je ne vous fais pas l’offense de citer leurs auteurs). Ils n’ont pas été supplantés et n’ont pas supplanté qui que ce soit. Certains sont passés au numérique d’autres non. Tout ça n’est pas question d’art ou de style, mais de confort et de productivité. Quelqu’un comme John Howe n’a pas besoin de changer d’outil pour d’autres qui lui ferait « gagner du temps », parce que sa cote est suffisamment élevée pour travailler tranquille à son rythme.
        L’arrivée des outils numériques a surtout permis une augmentation de la productivité si bien que « le marché » a été inondé, mettant les auteurs en concurrence sévère et les forçant à casser les prix pour rester en cours (sauf quelques aristocrates du milieu qui vivent de la vente de leurs planches originales).

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        1. Avatar de olivier coulon
          olivier coulon

          Vous avez raison. Je suis un peu extreme dans mes propos pour faire comprendre les choses à certains lecteurs qui ne connaissent pas le monde de l’héroïque fantaisie. Les artistes dont je parlais qui ont été supplantés sont ceux qui travaillaient dans des studios d’animation style Disney aux USA et en France. Ils sont assez peu nombreux à avoir pris le train du numérique et se sont retrouvés au chômage. Concernant John Howe, c’est un exemple à part, car sa notoriété est très importante grâce a ses illustrations du seigneur des anneaux. Mais de nombreux illustrateurs qui on commencé avant lui n’ont pas eu la chance de pouvoir continuer à travailler. Par exemple, les illustrateur de la première trilogie star wars n’ont pas été reconduis pour la seconde. (ils étaient vieux mais toujours en vie…)

  6. Avatar de Hervey

    Voilà une question qui commence par ignorer grassement la pénurie d’électricité qui coupe d’emblée la chique aux écrans.
    Lorsqu’on part d’un si mauvais pied on est sûr de se prendre un râteau ou une pelle.
    Si la pratique de ce que l’on appelle « art graphique » existe depuis l’homme des cavernes, c’est qu’elle est consubstantielle à l’homme et évoquer son remplacement ou sa disparition c’est tout simplement acter le remplacement ou la disparition de l’homme soi-même.
    D’autre part, il ne faut pas confondre technique et art, ça n’a rien à voir !
    Entretenir cette confusion est une ineptie, une forfaiture, une escroquerie.

    Pour tout dire, :-)), je ne suis guère étonné de cette nouvelle invention qui accompagne à merveille la fin de l’humanité.

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    1. Avatar de arkao

      @Hervey
      Ne pas confondre technique et art, tout à fait d’accord. Il s’agit là de produire des images de « qualité acceptable » pour l’édition, plus vite et à un coût moindre. Un étape supplémentaire pour les illustrateurs qui sont passés de la plume et du pinceau à l’outil numérique (tablettes graphiques, logiciels de traitement d’images). Toujours produire plus vite pour moins cher, la plus-value engendrée allant dans la poche des éditeurs et de leurs actionnaires.

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    2. Avatar de Pernoud Christophe
      Pernoud Christophe

      « Voilà une question qui commence par ignorer grassement la pénurie d’électricité qui coupe d’emblée la chique aux écrans » nous dit Hervey qui n’a pas perdu de temps pour poster son commentaire sur son téléphone ou ordinateur.
      Lorsqu’on part d’un si mauvais pied on est sûr de se prendre un râteau ou une pelle.
      Pour tout dire, :-)), je ne suis guère étonné de cette « nouvelle remarque qui ne voie pas la poutre dans son oeil » qui accompagne à merveille la fin de l’humanité.

      Allez ! C’est pour taquiner ceux qui veulent laver plus blanc. 🙂 Je suis d’accord avec vous mais je ne le dirais pas avec un post aussi condescendant c’est tout

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      1. Avatar de coulon olivier
        coulon olivier

        Ouf, je pensais être le seul à trouver les réponses peu sympathiques. Ce qui est étonnant avec ce sujet (comme souvent d’ailleurs) ce sont ceux qui s’y connaissent le moins qui sont le plus agressifs ou moralisateurs….

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      2. Avatar de Hervey

        Pas condescendant plutôt affirmé mais libre à chacun d’aimer l’image qu’il lui plait.
        J’aurais du mal à donner une définition à l’art, d’ailleurs je n’y tiens pas mais j’essaie toujours de le reconnaitre lorsqu’il passe.
        Je n’ai rien contre les calendriers des postes que vous propose chaque année votre postière préférée, vous invitant à choisir entre un trio de chatons ou de bons petits toutous … mais de quoi parle-t-on au fait ?

  7. Avatar de Olivier Coulon
    Olivier Coulon

    Un râteau ou une pelle? Pardonnez-moi mais l’art a toujours été lié à la technique. La peinture à l’huile a supplanté la technique de la tempera à la fin du Moyen Âge ; les primitifs flamands en ont généralisé l’usage, qui s’est ensuite répandu en Occident. Les techniques du portrait en ont été révolutionnés. Lorsque la guitare électrique est arrivée, le rock a supplanté le Blues. Lorsque l’imprimerie est apparue, la littérature a pu se développer car les copieurs de l’église catholiques ont été remplacés par des créatifs. Lorsque l’impression  » pleine couleur » a remplacé la « quadrichromie » l’art de l’illustration a été transformé. Il existes des centaines d’exemples allant dans ce sens. L’art et la techniques sont intimement liés. Toujours. Affirmer l’inverse est signe d’une grande méconnaissance du sujet. Concernant l’énergie, ce sujet n’est pas encore abordé, et je pense en effet qu’à l’instar des NFT et de la blockchain ce sujet va bientôt émerger. Toutefois, d’après mon expérience personnelle, ces logiciels évoluent très vite sur ce sujet également. Il y a 6 mois, générer une image avec un logiciel nommé Disco Diffusion prenait 30 à 60 minutes (je vous épargne les considérations techniques de résolution et de poids). Aujourd’hui des images équivalentes sont produites en moins de 30 secondes.

    1. Avatar de arkao

      @Olivier Coulon
      Et que faites vous de ces minutes « gagnées » ? La sieste ? 😉

    2. Avatar de Hervey

      Non, je ne faisais pas allusion au râteau et à la pelle en tant qu’outils … 🙂
      Il y a un danger à vouloir se focaliser sur la technique pour parler de l’art, c’est laisser de côté sa substance et c’est là un travers constant des institutions académiques qui furent bien souvent démenties.
      Je ne suis donc pas étonné de lire dans vos propos le terme « supplanté » pour auréoler la technique.
      Est-ce que la musique électroacoustique a « supplanté » la musique de chambre ou le violon ? Pas remarqué.
      Bien sûr que l’imprimerie à remplacé les copistes et le garagiste le maréchal ferrant … bon, d’accord, beaucoup de chamboulements.
      De même la photo ou le cinéma ont produit d’autres façons de faire … du commerce, de la publicité, des magazines, des navets … et de l’art.
      Faut-il pour autant expliquer l’art par la technique ? Non. Je suis ferme sur mes propos. D’autant que j’utilise plus la tempera que l’huile et les médiums, tout en utilisant la photo et faisant moi-même les tirages …
      Vous commettez un pécher de gourmandise lorsque vous évoquer la technique, vision superficielle sur un sujet (l’art) qui l’a rangé depuis bien longtemps au rang des accessoires.

      1. Avatar de olivier coulon
        olivier coulon

        Le sens des mots est parfois très subtil.
        Plutôt que « technique », j’aurais dû utiliser le terme « technologie ». Il est évident que de certaines disciplines artistiques n’ont besoin ni de technique, ne de technologie. Le « ready made » l’a prouvé.
        Toutefois, vous parlez de votre pratique de la peinture à l’huile, de la tempera, de la photo, qui sont bien des technologies, qui ont révolutionné les pratiques en leur temps. Et dans un sens ont supplantés certains médiums plus anciens. Je persiste également. 🙂
        Vous prenez l’exemple de la musique classique. Selon moi, elle bien a été supplantée par des musiques plus récentes dans le sens où plus personne ne crée de grandes oeuvres d’opéra ( à part dans le cinéma). Donc oui la technologie rend obsolète (aux yeux du public) des disciplines plus anciennes.
        Pour aller dans votre sens, il n’en reste pas moins que des anciennes technologies auront peut être plus de choses à raconter que des nouvelles si ces dernières ne sont pas mises entre les bonnes mains.
        Ma question première était: l’IA va-t-elle révolutionner l’art. Je le pense. Peut-être faut-il faire la part de choses entre l’art « mainstream » et l’art plus confidentiel. J’en parle plus haut en prenant certains artistes de l’art brut d’après guerre qui ne souhaitaient pas se former à une quelconque technique, et surtout ne pas être exposés. Les pratiques de ce type d’artiste ne seront probablement pas modifiées par l’IA. Sauf si ils trouvent l’IA géniale et qu’il ne souhaitent s’en servir …

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        1. Avatar de Hervey

          Dans le domaine de la création, les artistes sont des gens qui ont quelque chose à dire et qui le feront quoi qu’il advienne, quelles que soient les circonstances, favorables ou pas. Ils le feront avec une IA ou avec autre chose mais c’est évident qu’il vaut mieux qu’ils aient des amis qui les soutiennent et des spectateurs qui se reconnaissent dans ce qu’ils font.
          Vous évoquiez plus haut avec Pierre-Yves Dambrine, les sujets religieux dans les arts mais c’était pour illustrer la Bible ou l’interpréter en fonction de l’Histoire et des courants qui circulaient dans les sociétés car c’était aussi un sujet « politique » spécifique à de chacune des époques depuis le Moyen-Age …
          De même les gravures de Dürer furent une démultiplication commerciale liée au succès de ses peintures, la « reproduction » permettant de diffuser sa renommée, un genre de « fabrique » façon Warhol, mettant en jeu aussi la renommée des Etats auxquels ils appartenaient, la diffusion de la culture représentant une influence politique allègrement pris en charge par les Etats.
          Tous ces attenants sont plus intéressants à observer que les techniques seules.

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          1. Avatar de arkao

            On pourrait aussi évoquer « l’usine à tableaux » de Rubens.

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            1. Avatar de Hervey

              @arkao
              Oui, mais pratiquement tous les ateliers italiens de la période Renaissance et au-delà de cette longue période, beaucoup de monde et du beau monde dans certains ateliers. L’atelier Bellini à Venise par exemple …

              http://hervey-noel.com/une-belle-histoire-mantegna-bellini-1/

  8. Avatar de coulon olivier
    coulon olivier

    C’est plutôt l’inverse en fait. Plus la génération d’images est rapide, plus on travaille pour trouver le « prompt » (suite de mots guidant l’IA) qui correspond le mieux à nos attentes graphiques. Plus la génération d’images est longue, plus on peut « roupiller » en attendant le résultat.

    1. Avatar de arkao

      Oui, dans « l’art » aussi on en revient toujours aux questions de temps de travail et de rentabilité.

    2. Avatar de timiota
      timiota

      To die to sleep (…) to dream. (et doncques la vie, la journée, les minutes du rêve)

      Cette incipit pour dire qu’on en revient à la temporalité du moteur de tout ça :
      l’affect face à la création artistique. Forcément une intermittence. Intermittence avec les rythmes de l’affect personnel
      et aussi ceux de l’affect collectif (Marc Bloch parlant des français comme vibrant à l’évocation du sacre de Reims).
      Suivant la répartition des uns et des autres, la mise à disposition de médiation (je peux faire une « oeuvre » par IA où je remplace la tête de mon chat par celle de Pénélope Cruz ou l’inverse), il y a un continuum où l’IA n’est qu’une médiation de plus. Elle n’en vient pas moins désacraliser l’acte de création, mais cela pose la bonne question :

      n’avait-on pas mis la création sur un piédestal trop haut ? La soit-disant « divine » inspiration ?
      La création « artistique » n’est pas beaucoup plus que l’affleurement (et la synchronisation) de ces affects en évènements plus ou moins extrêmes, comme les éruptions de volcans ou les cyclones à l’échelle du globe, équivalents des grands engouements artistiques (les oscars, Taylor Swift, Picasso). Ce qui laisse de la place aux créations à l’échelle des petits groupes, analogues aux intermittence des « solfatare » qui se contentent de « buller » irrégulièrement, ou de notre météo ordinaire, qui ne vente fort que 10 fois par an.

  9. Avatar de Patrick

    L’IA n’empêche pas de créer, elle empêche de vivre de son art.
    L’IA aura besoin d’être nourrie pour se renouveler… et qui le fera ?

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