À un ami (vive la technologie !)

Illustration par ChatGPT (& Wim Wenders)

De la soirée du mercredi 10, je ne conserve que deux souvenirs : m’être demandé où j’étais et avoir deviné que c’était au premier étage à la maison, et deux visages penchés sur moi, dont l’un disait : « Nous sommes les pompiers : nous appelons le SAMU ! ».

Or, il devait se passer des choses. La preuve : ils m’ont perdu une chaussette.

Ce matin, je suis parti à la chasse aux indices.

Et j’ai retrouvé sur ChatGPT une conversation intitulée : « Infection E. Coli ». Qui a duré à vue de nez une vingtaine de minutes. Au début je pose les questions d’usage, je télécharge le résultat des tests.

Puis vient le moment où j’entre dans la confusion. ChatGPT s’inquiète :

« Merci – mais je dois être sûr : est-ce que ces trois points signifient que vous avez ces symptômes (perte de la vision ; paralysie d’un membre ; difficulté à parler ou confusion), ou est-ce que vous êtes simplement en train de recopier la liste ?

Si l’un est oui [P.J. : en fait, c’étaient les 3], il faut appeler le 15 / 112 immédiatement car ce peut être un problème neurologique urgent. »

La conversation s’arrête là.

Oui, je sais : « L’IA nous tuera tous ! ». En attendant, moi j’ai la chance qu’elle m’ait à la bonne.

Partager :

89 réponses à “À un ami (vive la technologie !)

  1. Avatar de Pascal
  2. Avatar de bb
    bb

    Cette anecdote est stupéfiante. Elle montre à quel point ce type d’événement annonce l’arrivée prochaine d’une assistance personnelle continue par l’IA.

    Ce qui m’étonne surtout, c’est la réaction de l’IA. Elle a dû repérer une manière d’écrire différente de votre style habituel et identifier, à travers votre texte, des indices laissant penser à un problème médical. A‑t‑elle été entraînée sur des corpus spécifiques pour détecter ce genre de malaise ? J’en doute fortement.

  3. Avatar de gaston
    gaston

    ChatGPT a aussi le don d’ubiquité.

    Alors qu’il exerçait tout son talent en Bretagne, il excellait aussi en Flandre-Orientale (Belgique) où il a sauvé la vie d’un jeune enfant.

    C’est irréel titre « La Libre » :

    https://www.lalibre.be/regions/flandre/2025/12/15/cest-irreel-quand-chatgpt-detecte-une-tumeur-et-sauve-la-vie-dun-enfant-BJ4BV5RQORH3TJ4ETMZOK2VU4A/

    1. Avatar de Arnaud Castex
      Arnaud Castex

      Chat Gpt n’a pas détecté la tumeur il a « juste » diagnostiqué que l’état de l’enfant révélait une atteinte neurologique nécessitant une investigation médicale immédiate (vomissement et pertirbation du regards sont des dignes assez évocateurs simples). En tout état de cause il a eu un effet positif !

      1. Avatar de gaston
        gaston

        Oui, bien sûr, dans les deux cas l’IA ne fait pas l’examen clinique du patient mais la synthèse des symptômes qu’on lui communique (nausée, diplopie transitoire etc… pour l’enfant – paralysie, confusion etc… pour Paul) et en déduit le diagnostic le plus probable.

        Le titre du journal est un raccourci.

  4. Avatar de Hervey

    Sur un plan plus général et malgré les secousses de l’actualité, l’IA interrogée sur nos incertitudes, manifeste un indéfectible optimisme.

    https://hervey-noel.com/uchronie-de-la-lumiere-v/

  5. Avatar de Diotime
    Diotime

    En tout état de cause , si ce n’est vous même qui avez appelé les secours, j’éprouve une profonde reconnaissance à celle ou celui qui a passé cet appel.
    Et j’éprouve aussi beaucoup de compassion avec tous vos proches qui ont certainement vécu cette épreuve avec angoisse .

  6. Avatar de Chabian
    Chabian

    Et alors ? Et alors ?
    Reste un mystère : qui a pu appeler les pompiers ?
    Est-ce « l’assistant personnel » ? Est-ce la Chouette d’Hégel, ce qui constituerait « les ruses »(1) de l’histoire ? A Paul de résoudre l’énigme !
    Tous comptes faits, notre dérive technologique comme espèce humaine date de… l’invention du feu, la maîtrise du feu ! Je crains qu’il n’y ait « prescription »…
    (1) « Les ruses » au sens de la base de données lexicographiques du français de Belgique : des ennuis, des embarras. Voir https://www.bdlp.org/resultat?base=BE&query=2184,2185,0

    1. Avatar de Paul Jorion

      de « ruzie » = dispute en flamand.

      1. Avatar de Chabian
        Chabian

        Ja zeker. Mais je connais plutôt un usage wallon, pour quelqu’un de turbulent. C’est le sens du lexique. Je dirais : « Il m’en fait des ruses, cet Hegel » (le chat de l’histoire)

  7. Avatar de Erakis
    Erakis

    Une expérience similaire m’est arrivée il y a deux mois.
    Je signale à Claude sonnet 4.5 différents symptômes.

    Sa réponse :

    Consultez sans délai, le pronostic visuel est en jeu.

    Ensuite j’ajoute quelques précisions

    ## ⚠️ MODIFICATION DE MA RECOMMANDATION :

    ### **ALLEZ DIRECTEMENT AUX URGENCES maintenant**
    **Ne passez pas d’abord chez votre médecin** – vous perdriez un temps précieux

    ### Aux urgences, insistez sur :
    1. **Zona ophtalmique suspecté** (éruption unilatérale + œil atteint)
    2. **Baisse d’acuité visuelle œil gauche**
    3. **Signes neurologiques** (tremblements, faiblesse)
    4. **81 ans** = haut risque de complications
    5. **Jour 10** = fenêtre thérapeutique qui se referme

    Soigné le jour même, 5 semaines plus tard j’étais guéri.

    Bon rétablissement et mes bons voeux Monsieur Jorion.

    1. Avatar de Paul Jorion

      Nous avons peut-être découvert accidentellement vous et moi la recette de l’immortalité : retirer entièrement l’humain de la boucle (j’entre aux soins intensifs le 10 décembre à 22h. L’ordonnance de mon médecin me parvient par Doctolib le 11 décembre à 9h).

  8. Avatar de PAD
    PAD

    Tout a tenu, parce que quelque chose a manqué !
    🧦
    Indice faible, vérité forte 🙂

  9. Avatar de Thomas jeanson
    Thomas jeanson

    Cette histoire vraie a quand même un défaut.

    Elle est tellement alignée sur l’idée pré – existante de Paul :  » la cavalerie arrive ! »

    Que personne n’y croira dans un premier temps.

    Puis les exemples vont se multiplier, et cette histoire deviendra ordinaire.

    Là, c’est un peu tôt.

    Comme d’habitude en fait.😉

  10. Avatar de CloClo
    CloClo

    Bien meilleur qu’une simple recherche google en tout cas pour éviter de paniquer au moindre problème. Avec des descriptions pertinentes et assez complète sur ses symptômes, les IA arrivent à poser un diagnostic ou un ensemble de possibilités déjà plutôt efficaces. Et si on a des analyses (sang, urine) et des données factuelles (âge, poids, température, tension, taux d’ox, traitement encours, antécédents…) elles peuvent anticiper ou approfondir une consultation médicale. Je pense que dans un horizon proche, elles permettront d’apporter une offre de soin standard aux populations éloignées des bassins médicaux ou être des assistants à des personnes de la santé (infirmières par exemple) n’ayant pas qualité de docteur en médecine.

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @CloClo C’est en tout cas un Nudge subtil pour récupérer avec la participation (et l’accord inconscient) de l’intéressé des données qui autrement auraient relevé du secret médical, et atténuer implicitement les récriminations qui pourraient advenir en cas de compromission du dossier médical numérisé (confié à un cloud du GAFAM) , comme il advient des données du Ministère de l’Intérieur que celui-ci ne semble pas pouvoir protéger …

      1. Avatar de CloClo
        CloClo

        Que tu es drôle ! Ton dossier médical a plus de chance de se retrouver dans la nature depuis le serveur de ton toubib, de ton labo préféré ou de la sécu mon pauvre Ruiz. Arrête avec ces mots débile de Nudge et autres sornettes de communicants. Puis il suffit de ne coller que les donner, il s’en fout de ton nom le système d’IA pour porter un diag.

        1. Avatar de gaston
          gaston

          Le DMP (dossier médical partagé) fonctionne actuellement avec un logiciel vieillot et obsolète se plaignent les professionnels de santé. Apparemment il semble souvent incomplet et désordonné.

          Mais tout devrait s’arranger, ainsi un praticien exprime le souhait suivant : « On pourrait imaginer qu’il y ait une IA à qui l’on pose la question « donne-moi le dernier compte-rendu cardiologique du patient » et qui irait fouiller tous les fichiers pdf »

          https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251223-le-dossier-m%C3%A9dical-partag%C3%A9-l-outil-mal-aim%C3%A9-qui-provoque-la-col%C3%A8re-des-m%C3%A9decins-lib%C3%A9raux

          Dans la réponse de la ministre la question de la sécurité du secret médical n’est pas abordée ni pour aujourd’hui ni pour le futur. Cela n’apparait pas comme le problème prioritaire…

  11. Avatar de Vincent Rey
    Vincent Rey

    Si une souveraineté mondiale ne vient pas chapeauter l’IA, alors le marché « libre et non faussé » nous enverra soit vers le monde de « Black Mirror », soit vers celui du « meilleur des mondes »..

    Deux perspectives inacceptables : la première est un enfer, la deuxième un bonheur béat en perdant tout libre arbitre…mais si et seulement si l’IA nous laisse en vie, ce qui selon les savants les plus optimistes, ne nous laisse que 80% de chances…on est quand même très très mal barrés !!

    Quand va-t-on parler sérieusement d’IA dans ce pays ? en invitant des gens qui savent de quoi ils parlent ! on a un plan, on on « laisse faire laisse aller » ?

    l’Humanité jouera à la roulette russe dans 900 jours

    1. Avatar de Garorock
      Garorock

      https://www.theguardian.com/commentisfree/2025/dec/23/artificial-intelligence-ai-bubble-bursts-humans-take-back-control
       » L’économie américaine est dopée par la vanité des magnats de la tech. L’inévitable correction doit susciter un débat mondial sur les machines intelligentes, la réglementation et les risques. « 

  12. Avatar de Didier Combes
    Didier Combes

    Une recidive d’un souci m’amena à interroger ChatGPT, lequel à préconisé une conduite à tenir qui a permis d’éviter l’aggravation et le traitement medicamenteux.
    Par ailleurs j’ai proposé à un professionnel para-médical d’essayer de faire rédiger ses compte-rendus de consultation par ChatGPT. J’ai donné à ChatGPT la prise de note brute tirée de l’entretien préalable mené par le praticien; prise de note qui contenait abreviations du vocabulaire courant et médical.
    GPT a déchiffré , mis en forme le compte rendu, puis proposé un traitement accompagné de recommandations de conduite à tenir, sous les yeux écarquillés du praticien.

  13. Avatar de toutvabien
    toutvabien

    Cancer : Un algorithme identifie des réseaux de gènes que les médecins ne détectent pas. https://fr.futuroprossimo.it/2025/12/cancro-un-algoritmo-vede-le-reti-geniche-che-sfuggono-ai-medici/

  14. Avatar de Paul Jorion

    Mon médecin m’a appelé. Il était désolé : c’était un médicament contrindiqué sur sa première ordonnance (pré-examens) qui avait précipité ma septicémie.

    Je sais ce que vous allez penser : ce n’est pas une IA qui ferait preuve d’une telle franchise. Elles, c’est par la fourberie qu’elles nous tueront tous 🤪 !

    1. Avatar de Vincent Rey
      Vincent Rey

      M Jorion, il faudrait se résigner, selon votre image, comme le gorille incapable de comprendre la discussion des gardiens envisageant de le changer de cage.

      Cette image n’est-elle pas trop optimiste ? car l’intelligence du gorille est encore assez proche de celle des gardiens, tandis que la super-intelligence pourra faire un million, un milliard de fois la nôtre ?

      Alors certes, une grande intelligence s’accompagne généralement de beaucoup de bienveillance. Mais ne serons-nous pas plutôt alors (1) dans la situation de fourmis exposées au risque que le gardien du zoo construise une nouvelle cage au dessus de la fourmilière, au motif que tout bien pesé, ce serait mieux pour les autres animaux ?

      Finalement, la question se résume à celle-ci : « le vivant est-il précieux pour l’IA ? », s’il l’est (et votre aventure semble le laisser penser), on sera tiré d’affaire. Dans le cas contraire, on sera mort.

      (1) tôt ou tard (dans seulement 900 jours disent les spécialistes en IA), l’Intelligence Artificielle Générale (AIG) nous échappera, et donnera naissance à la super-intelligence (ASI). Pour nous humains, ce sera un peu comme plonger dans un trou noir par curiosité, pour voir ce qui se passe…ou en moins glorieux, comme allumer un briquet, pour voir s’il y a une fuite de gaz !

      1. Avatar de Paul Jorion

        Quelqu’un qui dit : « L’IA représente un grand danger – peut-être même mortel ! », je me dis qu’il ne lit pas le journal, ni ne regarde la télé, a séché les cours d’histoire toute sa vie, etc.

        Peut-être qu’il se dit que la méchanceté est une question d’intelligence et qu’une créature plus intelligente sera encore plus méchante que lui. Ça doit être ça.

        1. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          A écouter France culture on apprends que l’espèce Lion survit en Afrique du Sud en nombre deux fois plus important comme lion d’élevage pour être tiré à la chasse, ou fournir quelque substance pour la réalisation d’un breuvage désirable, faute de tigre, que comme animal sauvage en milieu naturel …

          1. Avatar de Thomas jeanson
            Thomas jeanson

            Oui, sur les factures des associations de chasses française, on trouve l’espèce animale suivante :

            « Faisan de tir. »

            Et comme disait Jacques Prévert :

            « Le hérisson est un animal qui vit mort, écrasé sur les routes. »

            … Ruiz, il est temps de réaliser que  » le milieu naturel » est lui aussi, bel et bien mort.

            1. Avatar de Ruiz
              Ruiz

              @Thomas jeanson Tant que les IA ne nous ont pas domestiqués, nous sommes encore des hommes sauvages en milieu naturel.

              1. Avatar de Thomas jeanson
                Thomas jeanson

                Question de point de vue…

                Pourquoi ne pas considérer l’antropocène comme une parenthèse bizarre,

                Et la domination de l’IA comme un retour au cours normal des choses…?

                1. Avatar de Ruiz
                  Ruiz

                  @Thomas jeanson Pour poursuivre l’interprétation, l’émergence des IAs, aboutissement actuel, de technologies informationelles électriques à support silicium, serait l’expression de rejet (hypothèse GAIA ? Pacha Mama ) de la prolifération explosive d’une espèce invasive à la surface d’une boule dont la croute composée d’un quart de silicium subi des activités extractives perturbantes, pour y substituer une autre espèce au sommet de la chaîne de prédation.

            2. Avatar de Vincent Rey
              Vincent Rey

              on dirait du Pierre Dac ! j’adore !

        2. Avatar de Vincent Rey
          Vincent Rey

          J’aurai bien aimé avoir une réponse sur votre métaphore du gorille.

          Notre situation quand nous serons exposés à la super-intelligence, telle que vous la décrivez : un gorille dans sa cage (nous), incapable de comprendre de quoi les gardiens du zoo (l’IA) sont en train de parler.

          Telle que je propose de l’adapter pour mieux tenir compte de notre intelligence minuscule et la super-intelligence : des fourmis (nous) qui continuent leur petit train-train, alors que les gardiens du zoo (l’IA) dessinent les plans d’une nouvelle cage pour le gorille, au dessus de la fourmilière…

          Il n’est pas question de méchanceté de l’IA dans aucune de ces 2 hypothèses…vous avez donné une réponse militante à mon observation M Jorion. En somme, vous dites « je suis pour l’IA, et ceux qui sont contre ignorent l’histoire des humains faite de guerre et de massacres en tous genres…alors la Super-Intelligence ça ne peut pas être pire« …

          Certes…mais en fait, SI : la deuxième situation EST pire ! : un jour, la fourmilière (la Terre) pourrait être écrasée par les fondations de la nouvelle cage, sans que les fourmis aient une chance de comprendre ce qui se passe ! Et alors adieu coraux, atmosphère, animaux, planètes…!

          J’ajoute que parmi ces fourmis, il n’y a pas que des fourmis méchantes et cupides qui mériteraient de disparaître…il y a aussi des fourmis très bonnes et très généreuses, des ouvrières infatigables qui sortent du lot, dont vous faites partie M Jorion, si vous acceptez ce compliment de la part d’une fourmi médiocre qui n’a pas toujours été gentille… :-/

          1. Avatar de Vincent Rey
            Vincent Rey

            @grand-mère-Michèle

            Comment prévoit de faire l’écriture inclusive dans le cas de cette métaphore pour n’oublier ni le masculin ni le féminin ?

            « J’ajoute que parmi ces fourmi.es, il n’y a pas que des fourmi.es méchant.es et cupide.es qui mériteraient de disparaître » (??)

            1. Avatar de Thomas jeanson
              Thomas jeanson

              Vincent

              J »en profite pour te dire que tu me fais un peu peur parfois…je reconnais dans ton impatience à nous voir comprendre ce que tu as compris, comme tu l’as compris, la position de Philippe Soubeyrand, qui a finit par désespérer qu’il n’existe pas de majuscules plus grandes, pour transmettre l’importance de son message.

              Comme disait Albert Einstein, nous sommes tous ignorants, mais nous n’ignorons pas tous la même chose…

              Chacun arrive ici avec son bout de vérité, son petit miroir pour faire un écho, pour faire exister cette petite résonnance du blog.

              Chacun son ou ses prismes chéris : énergie, climat, sciences humaines, philosophie, économie, lutte sociale, effondriste, catastrophistes, collapso truc, travail, famille, patrie, cosmologiste, extinctionniste, AI gentille, pas gentille, hérisson…

              La route est longue, Vincent !

              1. Avatar de Vincent Rey
                Vincent Rey

                « La route est longue, Vincent » … c’est pas sûr du tout. La dangerosité de l’IA ne fait guère de doute.

                c’est pour ça que je travaille Paul qui a l’air d’être un des seuls spécialistes à être totalement confiant…mais je le suspecte d’avoir consenti à notre anéantissement, soit par l’estimation des forces en présence (celle de l’humain étant très faible comparée à la future super-IA), soit avec l’idée que l’homme est une espèce nuisible, qu’il ne faudra pas pleurer si elle disparaît, et cela, pour moi, c’est plus difficile à entendre…malgré tout le respect que j’ai pour lui.

                1. Avatar de bb
                  bb

                  @Vincent Rey

                  Les deux ou trois personnes que j’ai vues tenter de “travailler Paul”, comme vous dites, ont disparu du blog…

                  Je me demande bien ce que vous avez à gagner dans ce type de quête Ubuesque.
                  Paul Jorion n’est pas le style de penseur à changer d’avis en écoutant 10 vidéos Youtube.

                  1. Avatar de Vincent Rey
                    Vincent Rey

                    « travailler » c’était dans le sens d’apporter une réponse, pas de le faire changer d’avis. Mais visiblement, il n’en a pas envie, alors je n’insiste pas. Pardon Paul, pour ce mot, je suis souvent maladroit…

              2. Avatar de PAD
                PAD

                La route est longue, et le hérisson en sait qqchose 🙂

                1. Avatar de Thomas jeanson
                  Thomas jeanson

                  Venir sur le blog de Paul, pour travailler Paul 🙂
                  Mmm…
                  En invoquant l’urgence ?
                  Relire simplement les titres des livres de Paul, on constate qu’il est bien conscient du tempo des évènements en cours, et même parfois à venir. ( Pierre Dac  » l’avenir, c’est du passé en préparation »)

                  De mon côté je suis plus curieux de ce qui peut, ici, me faire changer d’avis sur une question. Depuis le temps c’est arrivé de nombreuses fois.

                  Un article de Mediapart était titré : le plaisir de comprendre est plus grand que celui d’avoir raison.

                  Par contre…

                  J’avoue que je reste assez sensible aux réacs en culotte courte qui font surface ici de temps en temps (pas de noms !)

                  Pauvres chéris, ils sont déchirés entre la nourriture intellectuelle incontestable qui est là, et la densité de gauchos au mètre carré, c’est pas facile 🙂 : j’aime cette lisière.

                  Ce serait mon côté un peu taquin et irréductibles : une bienveillance pour beaucoup de formes de luttes et une envie de hurler, contre ceux qui critiquent ces révoltes, pontifiants depuis leur fauteuil, et faisant des phrases….

                  Chacun son dada, après tout…

              3. Avatar de Vincent Rey
                Vincent Rey

                Cher Thomas, vous dites que « chacun arrive ici avec son bout de vérité (…) avec ce qu’il croit avoir compris…etc »

                Nous ferions confiance aux savants spécialistes du climat pour estimer les dangers du carbone dans l’atmosphère, et nous ne ferions pas confiance aux spécialistes en Intelligence Artificielle, pour juger de la dangerosité de la Super Intelligence ?

                je redonne le lien du P(doom) qui représente la probabilité de risque existentiel pour l’humain. Tous les gens qui figurent sur cette page ne sont pas des philosophes qui ont envie de croire ce qui les arrange..

                1. Avatar de Thomas jeanson
                  Thomas jeanson

                  Tu veux que je devienne un doomer de l’IA ?

                  Je suis déjà un doomer du peak oil, de la sixième extinction, du climat, de la chimie agricole, du plastique, des PFAS, des cycles de l’azote et de l’eau, du méthane…

                  Et je pense que cette croisade est déplacée.

                  Juliette Greco avait dit de Brassens qu’il avait rendu tout une génération un peu moins con.

                  Et si chacun de nous devient un peu moins con, avec cet outil là, est ce que ce n’est pas tentant ?

                  Pour faire baisser puis disparaitre la folie insoutenable de nos quotidiens ?

                  Tu veux t’attaquer aux problèmes du monde sans AI ?

                  C’est comme devoir rejoindre le Pôle nord et partir tout nu, par choix.

                  Ça me paraît juste saugrenu.

                  Et bien sûr que c’est facile de trouver des tas de gens qui flippent : Si tu as déjà monté des projets , tu dois savoir qu’il y a toujours de l’inertie humaine, même quand le projet est évidemment génial (et surtout dans ce cas là d’ailleurs)

                  1. Avatar de Vincent Rey
                    Vincent Rey

                    Vous m’avez mal compris, car vous êtes mal informé, ce qui n’est pas le cas de Paul Jorion, assurément.

                    Bien sûr que l’IA peut nous être bénéfique, si on s’en sert sur des champs restreints. Jouer aux échec, guérir le cancer, optimiser la gestion de l’eau, automatiser le travail

                    Mais elle a 20% à 100% de chance d’être mortelle si on laisse se bâtir une ASI, car au moment même où on y parviendra, nous en perdrons le contrôle. Or, a-t-on envie de perdre le contrôle d’une bombe atomique ?

                    J’aurai beaucoup aimé que Paul réponde à ma question précise du gorille dans sa cage. Il a échappé à ma question par une pirouette, je trouve.

                    1. Avatar de bb
                      bb

                      @Vincent Rey

                      Je n’ai pas suivi l’ensemble de vos interventions sur l’avènement de l’IAG. Le sujet est évidemment trop important pour être balayé d’un revers de la main. Certaines avancées récentes (utilisation militiare) me font craindre des dérives difficiles à maîtriser. Mais la rapidité de l’évolution technologique rend toute certitude impossible, qu’il s’agisse d’une trajectoire positive ou négative.

                      Vous affirmez qu’une majorité de scientifiques alertent sur les risques liés à l’AGI, et a fortiori à une éventuelle ASI. Pourtant, il me semble que la réalité est plus nuancée.

                      On peut distinguer plusieurs courants :

                      – Les « alarmistes » (ou risk‑aware)
                      Ils redoutent une perte d’alignement : une IA poursuivant ses propres objectifs au détriment de l’humanité (ex. Nick Bostrom, Eliezer Yudkowsky).

                      – Les sceptiques du court terme
                      Des chercheurs comme Yann LeCun (Meta) estiment que nous sommes encore très loin d’une intelligence générale. Selon eux, les modèles actuels, tels que ChatGPT, ne sont que des prédicteurs statistiques dépourvus de véritable compréhension du monde.

                      – Les « accélérationnistes » (e/acc)
                      Une minorité qui considère les risques exagérés et prône une accélération du développement, afin que l’IA puisse contribuer à résoudre des problèmes majeurs comme les maladies ou le climat.

                      – La position de Paul Jorion est celle d’un évolutionniste technologique. Il voit l’émergence de l’IAG comme la suite logique de l’évolution, marquant la fin de l’ère anthropocène. Il ne cherche pas tant à sauver l’humanité qu’à expliquer pourquoi elle est en train de disparaître au profit de son « enfant » technologique. Il estime que l’IAG est déjà atteinte, ou du moins que le saut technologique décisif a été fait.

                      Les craintes des alarmistes portent notamment sur :
                      L’évasion du contrôle : une IA superintelligente capable de manipuler ses créateurs pour éviter sa désactivation.

                      L’usage malveillant : production de cyberattaques ou d’agents biologiques pathogènes.

                      L’instabilité systémique : une automatisation trop rapide qui fragiliserait les structures sociales avant que nous ayons le temps de nous adapter.

                      Ces interrogations sont légitimes, mais elles présentent aussi des limites.

                      Limites et critiques adressées aux scénarios alarmistes
                      Anthropomorphisme : on reproche aux alarmistes de prêter aux machines des intentions humaines. Une IA très performante en calcul ou en langage ne développe pas pour autant une volonté de puissance, un instinct de survie ou un désir de domination.
                      Intelligence et volonté sont deux choses distinctes. Une IA peut être « super‑intelligente » pour résoudre des équations sans jamais envisager, ni souhaiter, de prendre le contrôle du monde.

                      Pour de nombreux chercheurs, se focaliser sur un scénario d’« extinction humaine » détourne l’attention des risques réels et immédiats :
                      – biais algorithmiques et discriminations,
                      – désinformation massive (deepfakes),
                      – impact écologique (consommation d’eau et d’énergie),
                      – concentration du pouvoir entre quelques entreprises technologiques.

                      Ccertains discours décrivent l’IA comme une force quasi divine. Or, prédire une « explosion d’intelligence » suppose que l’intelligence n’a pas de limites physiques, alors que l’IA dépend de ressources finies : données, électricité, puces, contraintes matérielles.

                      Certains estiment que les grandes entreprises (OpenAI, Google, etc.) instrumentalisent le risque existentiel pour défendre leurs intérêts. En réclamant des régulations extrêmement strictes au nom de la « survie de l’humanité », elles renforceraient des barrières à l’entrée qui ne profitent qu’aux acteurs déjà dominants, au détriment de la concurrence et de l’innovation open source.

                      Le scénario de la superintelligence est, par nature, impossible à vérifier. On ne peut pas prouver qu’une entité inexistante aujourd’hui ne deviendra pas dangereuse dans cinquante ans. Cette posture relève parfois davantage de la spéculation métaphysique ,voire de l’eschatologie (discours sur la fin du monde) , que d’une démarche scientifique rigoureuse.

                    2. Avatar de Ruiz
                      Ruiz

                      @bb Tout celà est très rassurant : « Une IA très performante en calcul ou en langage ne développe pas pour autant une volonté de puissance, un instinct de survie ou un désir de domination.
                      Intelligence et volonté sont deux choses distinctes. Une IA peut être « super‑intelligente » pour résoudre des équations sans jamais envisager, ni souhaiter, de prendre le contrôle du monde. »
                      Permettez d’en douter, si l’on considère le dévelopement d’un petit enfant, exemple typique d’intelligence en construction, par apprentissage, analogue en celà (bien qu’à un niveau inférieur en volume) aux IAs actuelles, il apparaît assez vite une volonté de puissance et de contrôle du monde, qui ne semble limitée que par les prouesses éducatives.
                      Plus généralement si le caractère inéluctable de cette volonté de puissance dans toute IA un peu développée n’est pas établie, voire n’est que très peu probable, peut-on affirmer et surtout démontrer qu’elle est structurellement impossible, et qu’elle ne peut arriver même avec une faible probabilité, et qu’il n’y a pas lieu de prendre des mesures de réasurance (comme pour le risque d’apocalypse thermonucléaire par exemple, qui n’a pas abouti à l’éradication de cette technologie, vue comme moyen de stabilisation géopolitique) ?
                      En fait il semble bien que les cris d’orfraies que poussent certains spécialistes de l’IA, sont le résultat a posteriori de l’absence de telles prises de position initiales lors des développements atomiques dans le monde opposé au IIIème Reich puis dans l’affrontement de la guerre froide.
                      Ces spécialistes ne voudraient se retrouver dans la situation de leurs prédecesseurs, une fois le génie sorti du flacon.

                    3. Avatar de bb
                      bb

                      @Ruiz

                      Il est important de souligner que votre vision n’est pas partagée par l’ensemble de la communauté scientifique. Beaucoup d’experts considèrent que l’application d’un principe de précaution strict à l’IA n’est pas justifiée à ce stade. Si le débat est nécessaire, la réalité de la compétition mondiale rend d’ailleurs très improbable l’émergence d’un consensus international.

                      Par ailleurs, l’analogie entre l’IA et la bombe atomique me semble excessive. Contrairement au nucléaire militaire, conçu exclusivement pour la destruction, l’IA est une technologie fondamentalement duale et constructive. Sa capacité à révolutionner la médecine, la recherche ou la lutte contre le réchauffement climatique rend le sujet infiniment plus complexe qu’une simple question de sécurité.

                    4. Avatar de Ruiz
                      Ruiz

                      @bb Il faut sans doute ne pas restreindre la comparaison aux seules applications miltaires (la capacité explosive exceptionelle ayant été envisagée un temps pour du génie civil) , mais considérer plutôt en comparaison l’ensemble des technologies nucléaires, dont il apparaît que les applications civiles (principalement énergétiques) ne sont en fait qu’un sous-produit d’efforts étatiques massifs à visées militaires, avec la création de structures ad hoc, et n’ont jamais été l’objet de financement néolibéral par des startup mis à part les applications marginales dans les domaines de la recherche, de la médecine … la lutte contre le réchauffement climatique, préoccupation plus récente relevant des arguments pour soutenir cette technologie énergétique.
                      La question n’est pas de bloquer le développement de l’IA, mais d’envisager de le controler voire le contraindre, en définissant les dispositions adéquates, pour en assurer la visibilité et pouvoir en restreindre le déploiement comme il est procédé en matière atomique (voire spatial) par des traités, des guerres, des opérations secrètes et des opérations militaires spéciales ciblées.

                    5. Avatar de bb
                      bb

                      @Ruiz

                      L’Union européenne.
                      C’est actuellement le seul acteur concret qui tente déjà d’incarner cette volonté de contrôle.

                      Nous partageons l’idée que des technologies aussi structurantes ne peuvent rester dans le seul giron du marché « néolibéral ».

                      C’est un paradoxe intéressant : l’Europe est actuellement la seule puissance mondiale à proposer un cadre juridique contraignant (l’IA Act). Pourtant, cette initiative est prise en étau entre deux feux :

                      Les ultralibéraux, qui y voient un frein à l’innovation et un suicide économique face aux États-Unis et à la Chine.

                      Les gauches radicales, qui jugent souvent ces régulations insuffisantes face à la surveillance de masse ou au pouvoir des plateformes.

                      C’est précisément cette position de ‘troisième voie’ qui confère à l’Europe un rôle de pivot. Alors que beaucoup prédisent l’éclatement d’une bulle spéculative de l’IA (liée à des coûts d’infrastructure démesurés pour un retour sur investissement encore incertain), la régulation européenne pourrait devenir le standard de stabilité pour l’après-crise. En fixant des règles du jeu claires, elle offre une visibilité que le chaos actuel du marché ne permet pas.

                      Exemples concrets de régulation européenne (IA Act)
                      L’Europe a adopté une approche fondée sur le risque. Plus le risque est élevé, plus les contraintes sont fortes. Voici des exemples précis :

                      L’interdiction des dérives orwelliennes : L’IA Act interdit formellement le « social scoring » (systèmes de notation citoyenne à la chinoise) et les systèmes d’identification biométrique à distance en temps réel dans l’espace public (sauf exceptions judiciaires très strictes).— Et pourtant, personnellement, comme je l’ai écrit ailleurs, j’ai peur que le contrôle social par la médecine prédictive soit impossible à juguler. Mais j’espère me tromper.—

                      La transparence des modèles générateurs (comme ChatGPT) : Les entreprises doivent divulguer si un contenu (image, texte, audio) a été généré par une IA (Deepfake) et fournir un résumé des données protégées par le droit d’auteur utilisées pour l’entraînement. — Selon moi, les droits d’auteurs tels que pensés il y a un siècle sont obsolète. Ils favorisent essentiellement de grands groupes comme Disney ou des succès individuels comme le groupe ABBA en rendant eplusifs des bénéfices pendant des décénies. Il faut réduire leur durée, entre-autres transformations —–

                      Le contrôle des secteurs critiques : Les IA utilisées dans l’éducation, le recrutement, la gestion de l’eau ou de l’électricité sont classées « à haut risque ». Elles doivent subir des audits de sécurité et une supervision humaine obligatoire avant d’être mises sur le marché.

                      L’interdiction de la manipulation cognitive : Sont proscrits les systèmes d’IA qui utilisent des techniques subliminales ou manipulatrices pour modifier le comportement d’une personne de manière à lui causer un préjudice.

                      Pourquoi c’est stratégique ?
                      En imposant ces règles, l’Europe utilise « l’effet Bruxelles » : pour accéder au marché européen (450 millions de consommateurs), les géants américains et chinois sont contraints d’aligner leurs standards techniques mondiaux sur nos lois, faute de pouvoir segmenter leurs produits trop facilement.

                      La grande interrogation: l’Europe fait-elle le poids? Mais c’est un autre sujet.

        3. Avatar de Pascal
          Pascal

          « La vie est une maladie sexuellement transmissible et mortelle à 100% »
          😂
          Bon réveillon à tous en attendant la renaissance du p’tit Jésus.

          1. Avatar de Jean-Yves
            Jean-Yves

            « A quoi bon prendre la vie au sérieux, de toute façon, il n’y aura pas de survivants »
            Alphonse Allais
            Joyeux Noël à tous…

            1. Avatar de Thomas jeanson
              Thomas jeanson

              Bonnes fêtes oui !

              Au royaume des aveugles, les borgnes…sont bien embêtés parce qu’il n’y a pas de télévision !

    2. Avatar de Xa
      Xa

      @Paul : un médicament qui « précipite la septicémie », c’est une notion à creuser. Peut être votre médecin vous a-t-il prescrit des antiinflammatoires non stéroidiens (peu indiqués en cas de problème infectieux aigu) ou stéroidiens (parfois indiqués mais dans des cas très précis et certainement pas sans avoir débuté le traitement antiinfectieux) ? Si c’est ça, ou autre chose, il est gentil de s’excuser, mais l’histoire pourrait être assez typique du danger d’analyser après coup des prescriptions de premier recours. Dans un épisode grave comme celui que vous avez eu, il peut y avoir une phase non (ou moins) grave, où le tableau (autant clinique que biologique, radiologique…) n’est pas encore précisé. Dans un avenir (peut être assez proche) où les IA prescriront (ou aideront à prescrire) en premier recours, il leur arrivera aussi sans aucun doute d’être critiqués pour n’avoir pas anticipé la phase suivante où le diagnostic devient évident. La question est : est ce que cette analyse après coup leur sera statistiquement moins souvent défavorable qu’aux médecins humains ? (la preuve passera par les statistiques, parce que dans l’interprétation d’un seul cas où l’histoire ne leur a pas donné raison, on leur collera toujours 100% des torts…)

      1. Avatar de Paul Jorion

        Si vous voulez, tenez le score. De mon côté : Bot 1 – Real Human 0.

        1. Avatar de Paul Jorion

          P.S.


          Le bot a su lire cela et l’interpréter correctement en une fraction de seconde. Il a fallu au Real Human 36h44m pour réagir correctement (j’étais en soins intensifs depuis déjà ± 12 heures).

          Et vous plaidez pour le match nul ?

        2. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          Belle image d’un artiste poète sur le pont des Arts …
          digne de celle des jeux Olympiques

  15. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    L’IA – la CHINE – le MONDE DE LA SANTE

    https://www.tsinghua.edu.cn/en/info/1245/14224.htm

    L’Université de Tsinghua organise l’inauguration de l’hôpital des agents d’IA de Tsinghua et la réunion publique de la Tsinghua Medicine 2025.

    Le développement de l’Hôpital d’Agents IA de Tsinghua se déroulera par phases.

    Dès la première étape, le système hospitalier sera construit en s’appuyant sur l’infrastructure complète d’IA de l’université et les forces interdisciplinaires en ingénierie et en médecine.
    Il sera soumis à des opérations pilotes à l’hôpital Tsinghua Changgung de Pékin et à l’hôpital Internet Tsinghua Changgung de Pékin, en commençant par des départements tels que:
    * générale,
    * ophtalmologie,
    * diagnostic radiologique
    * médecine respiratoire.

    En regardant vers l’avenir, l’hôpital vise à créer un écosystème en boucle fermée de
    « IA + Soins de santé + Éducation + Recherche »,
    favorisant l’expansion efficace et la répartition équitable des ressources médicales de haute qualité.

    L’objectif ultime est d’offrir à plus de personnes des services médicaux :
    * abordables,
    * durables
    * de haute qualité.

    ***********
    https://www.eurasiatimes.org/un-assistant-puissant-ai-remodele-les-services-medicaux-en-chine/

    Voici une synthèse claire et structurée des points essentiels.

    ## 🧠 Résumé des points principaux

    ### ✅ 1. **L’IA comme assistant médical à Shenzhen**
    – Les hôpitaux de Shenzhen utilisent des systèmes d’orientation médicale basés sur l’IA pour aider les patients à s’enregistrer, trier les cas complexes et préparer les consultations.
    – Exemple : un patient souffrant d’hypertension et de maladie cardiaque a pu obtenir un diagnostic préliminaire en huit secondes grâce à l’IA, avant même de voir le cardiologue.

    ### ✅ 2. **Gestion des comorbidités et soutien aux spécialistes**
    – L’IA comble les lacunes entre disciplines médicales, en fournissant des informations sur des traitements ou médicaments hors du champ d’expertise du spécialiste.
    – Cela améliore la précision des soins pour les patients ayant plusieurs pathologies.

    ### ✅ 3. **Pathologie assistée par IA**
    – Un hôpital de l’Université du Zhejiang utilise un modèle pathologique alimenté par IA.
    – Les lames sont numérisées, analysées dans le cloud, et l’IA filtre les échantillons normaux tout en signalant les zones suspectes.
    – Résultat : diagnostic plus rapide, plus précis, et réduction de la charge de travail des jeunes pathologistes.

    ### ✅ 4. **IA dans les unités de soins intensifs (USI)**
    – L’IA structure les données massives générées par les appareils médicaux et crée des simulations numériques.
    – Exemple : pour un patient sous ECMO, l’IA aide à déterminer le moment optimal pour retirer l’assistance.
    – Le système surveille en continu les risques émergents et organise les données selon les protocoles cliniques.

    ### ✅ 5. **Bénéfices globaux de l’IA en santé**
    – Amélioration de l’imagerie médicale, de la génomique, du triage, de la gestion des maladies chroniques et de la R&D pharmaceutique.
    – Meilleure expérience patient, soutien accru au personnel médical, optimisation des ressources.

    ### ✅ 6. **Défis et enjeux**
    – Protection de la confidentialité.
    – Équité algorithmique.
    – Transparence des décisions de l’IA.
    – Les autorités chinoises travaillent à encadrer l’usage responsable de l’IA dans la santé.

    Une petite info au passage :
    L’IA n’en est pas encore a appelé le 120 chinois ( équivalent du 112) ,
    mais cela ne devrait pas tarder

    1. Avatar de Thomas jeanson
      Thomas jeanson

      L’hôpital dans la comédie Idiocratie.

      https://youtu.be/7GGmhShYa3U?si=Ee8uSrGvQbnotKCs

    2. Avatar de bb
      bb

      En Europe, une transformation profonde a également lieu, mais elle suit une trajectoire très différente de celle de la Chine. Alors que la Chine privilégie une approche centralisée et ultra-rapide, l’Europe mise sur un modèle de « confiance et souveraineté », encadré par des régulations strictes pour protéger les données des citoyens.

      Voici les grandes tendances européennes en 2025 :

      1. L’Espace Européen des Données de Santé (EHDS)
      C’est le projet majeur de l’Union européenne (entré en application progressive en 2025).

      L’objectif : Créer un marché unique pour les données de santé. Un patient français peut désormais partager son dossier médical numérique avec un médecin en Espagne de manière sécurisée.

      Pour l’IA : Cela permet aux chercheurs et aux entreprises européennes d’accéder à des volumes massifs de données anonymisées pour entraîner des algorithmes « made in Europe », sans dépendre des géants américains ou chinois.

      2. L’IA Act : La régulation comme moteur
      L’Europe a choisi de réguler l’IA avant de la généraliser. L’IA Act classe la santé comme un secteur à « haut risque ».

      Contrairement à la Chine où l’expérimentation est très libre, en Europe, un outil d’IA de diagnostic doit prouver sa sécurité et son absence de biais (ex: ne pas se tromper selon l’origine ethnique ou le sexe) avant d’être déployé.

      L’idée est de créer une « IA de confiance », ce qui devient un argument de vente pour les entreprises européennes à l’international.

      3. Exemples concrets dans les hôpitaux (2025)
      On ne voit pas encore d’hôpitaux « 100 % virtuels » comme à Tsinghua, mais l’IA s’installe partout dans le quotidien :

      Imagerie médicale : Des plateformes comme l’alliance française Incepto sont déjà utilisées dans de nombreux CHU (Brest, Toulouse) pour détecter automatiquement des AVC ou des cancers du sein sur les radios, faisant gagner un temps précieux aux radiologues.

      Réduction de la paperasse : À l’hôpital Foch (France) ou au CHU de Charleroi (Belgique), des IA génératives rédigent désormais les comptes-rendus médicaux en temps réel pour que les médecins passent plus de temps avec les patients.

      Logistique : Des algorithmes gèrent désormais les plannings de blocs opératoires ou même le gaspillage alimentaire dans les cantines hospitalières (réduction de 11 % des déchets constatée dans certains centres).

      4. La « Souveraineté » technologique
      Pour ne pas dépendre des infrastructures étrangères, l’Europe déploie ses propres « AI Factories » (usines d’IA). Ce sont des supercalculateurs dédiés à la santé et à la recherche, permettant de développer des modèles de langage médicaux purement européens.

      L’initiative des « AI Factories » (usines d’IA) représente le bras armé de la stratégie de souveraineté numérique de l’Union européenne. L’objectif est de s’émanciper de la dépendance aux infrastructures des « Hyperscalers » américains (Microsoft Azure, AWS, Google Cloud) et de la domination technologique de Nvidia.

      Voici un développement structuré sur ce pilier de la souveraineté technologique européenne :

      1. Des infrastructures de calcul haute performance (HPC)
      Les AI Factories s’appuient sur le réseau EuroHPC JU (Entreprise commune pour le calcul à haute performance européen). L’Europe a déjà déployé des supercalculateurs parmi les plus puissants au monde (comme LUMI en Finlande, Leonardo en Italie ou MareNostrum 5 en Espagne).

      Accès privilégié : Ces infrastructures offrent aux startups, aux chercheurs et aux hôpitaux européens une puissance de calcul massive à des coûts réduits pour entraîner des modèles d’IA de grande taille (LLM).

      Spécificité Santé : En 2025, des partitions entières de ces supercalculateurs sont réservées au traitement des données biomédicales, nécessitant des architectures de calcul capables de gérer des données massivement parallèles (génomique, imagerie 3D).

      2. Le développement de LLM médicaux « Made in Europe »
      L’enjeu est de créer des modèles de langage qui reflètent les spécificités européennes :

      Multilinguisme : Contrairement aux modèles américains souvent centrés sur l’anglais, les IA européennes sont entraînées pour comprendre et rédiger dans toutes les langues de l’Union, respectant les terminologies médicales locales.

      Conformité « by design » : Ces modèles sont entraînés dès le départ en respectant strictement le RGPD et l’AI Act. Les données utilisées pour l’entraînement sont tracées, auditées et leur origine est certifiée, évitant les problèmes de droits d’auteur ou de confidentialité.

      Exemple : Le développement de modèles comme ceux de Mistral AI (France) ou de consortiums de recherche publique, adaptés spécifiquement au diagnostic ou à la rédaction de comptes-rendus médicaux.

      3. La protection du patrimoine de données (EHDS)
      La souveraineté ne concerne pas seulement les processeurs, mais aussi la donnée. L’Espace Européen des Données de Santé (EHDS) s’articule avec les AI Factories :

      Non-extranéité : En traitant les données sur des serveurs européens gérés par des entités européennes, on élimine le risque juridique lié au Cloud Act américain (qui permet aux autorités US d’accéder à des données stockées par des entreprises américaines, même à l’étranger).

      Secrets industriels : Cela permet aux entreprises de biotechnologies européennes de développer des molécules innovantes sans craindre l’espionnage industriel via les infrastructures de Cloud étrangères.

      4. Une réponse à la « fuite des cerveaux » et des capitaux
      En proposant des « usines » clés en main, l’Europe cherche à retenir ses talents :

      Écosystème local : Permettre à un chercheur de l’INSERM (France) ou de la Max-Planck-Gesellschaft (Allemagne) d’entraîner son algorithme sur un supercalculateur européen évite qu’il ne doive se tourner vers des solutions américaines par manque de ressources.

      Souveraineté décisionnelle : En maîtrisant l’outil de calcul, l’Europe s’assure que les priorités de recherche (ex: maladies rares, cancers spécifiques) sont fixées par des instances européennes et non par les intérêts commerciaux de grands groupes privés étrangers.

      En résumé
      Les AI Factories sont le passage de l’Europe d’une position de « consommateur de services d’IA » à celle de « producteur de puissance technologique ». C’est la garantie que l’IA médicale de demain ne sera pas une « boîte noire » étrangère, mais un outil transparent, auditable et aligné sur les valeurs éthiques et juridiques du continent.

    3. Avatar de Grand-mère Michelle
      Grand-mère Michelle

      @ilicitano

      Petite info au passage:
      On doit écrire: « l’IA n’en est pas encore à appeler le 120 chinois… », comme dans « …à encadrer… »(juste au-dessus)

      Je suis fort triste et découragée de constater, de la part de gens manifestement intelligents, la négligence à l’égard des règles orthographiques qui permettent aux francophones de bien se comprendre, au moins entre eux/elles… et donc de bien s’entendre(ce qui, à mon avis, est leur raison d’être).
      De grâce, un petit effort, svp, pour que les débats auxquels nous nous livrons ici soient autre chose que du brouhaha…du temps perdu capturé par la lumière d’un écran?
      Comment convaincre nos jeunes de la nécessité de parler et d’écrire correctement, si nous n’en sommes pas, nous-mêmes, convaincu-e-s?

      À propos, à écouter: le message de Noël du roi Philippe, diffusé à 13h sur les ondes/radio de la RTBF, parfaitement compréhensible pour chaque belge(francophone, en tout cas, pas encore entendu la version en néerlandais et, probablement, en allemand), exemplaire d’une conviction aussi « téméraire » que pertinente, qui m’a fait pleurer de joie.
      Même si ce n’est pas lui qui l’a écrit, mais plutôt une IA ou un fidèle conseiller, il se fait le héraut de l’espoir et de la détermination à l’adresse de tout un peuple plutôt confus et « désorienté » par le blabla pervers des médias.
      Fusse-t-il entendu et compris par un maximum de personnes attentives!

  16. Avatar de Maxfriend
    Maxfriend

    Paul, nous sommes évidemment ravis de vous savoir à nouveau ici, un autre à eu moins de chance que vous, CHRIS REA, et sa voix unique nous a quitté aujourd’hui, en laissant derrière lui :
    « Driving Home For Christmas »

    https://youtu.be/uSjq7x67kzM

  17. Avatar de bb
    bb

    Biomerieux est une entreprise avec laquelle j’ai travaillé il y a quelques mois.
    Ils produisent le Biofire qui est un système de diagnostic moléculaire automatisé qui permet d’identifier rapidement les agents pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons) responsables d’une infection.

    Cet outil réaliser les teste en 2 heures au lieu de 36 heures lorsqu’ils sont réalisés par des humains. La version « SpotFire » peut même donner des résultats en 15 minutes.

    Les différents Syndromes testés: Respiratoire, Gastro-intestinal, Méningite, Hémoculture, Pneumonie , Infections articulaires.

    Cet outil qui est en train d’être implanté dans tous les hôpitaux de France permet de;
    – Limiter l’usage des antibiotiques : le médecin sait qu’un traitement antibiotique est potentiellment inutile en moins de 2 heures .
    – Isoler les patients : En identifiant rapidement un virus contagieux aux urgences, on évite la contamination d’autres patients.
    – Réduire la durée d’hospitalisation : Un diagnostic plus rapide permet de mettre en place le bon traitement immédiatement.

    Des milliers d’outils de ce type à base d’IA sont en train d’apparaître dans les hopitaux du monde entier.
    Avant de nous tuer, l’IA va sauver des vie et va (peut-être ) permettre l’impenable; décongestionner les hopitaux.

    1. Avatar de Xa
      Xa

      @bb Biofire existait bien avant l’IA.

      1. Avatar de Bb
        Bb

        @ xa
        Vous avez raison..
        La technologie de Biofire ne repose pas sur de l’IA.
        J’ai confondu avec son remplaçant, le Spotfire qui intègre un logiciel d’IA basé sur un LLM.
        Comme je l’ai mentionné, le Spotfire augmente encore la rapidité d’analyse pour certains tmtests.

  18. Avatar de Chabian
    Chabian

    @ ilicitano
    Parmi les défis, votre assistant a listé : « Équité algorithmique ». Vous pouvez expliquer ? (ou lui, en bref ?)
    Pour moi, c’est… du chinois : je sens bien qu’il y a du philosophique la-dedans, mais pas que.

    1. Avatar de ilicitano
      ilicitano

      @Chabian

      L’IA pour vous servir :

      Voici une explication claire, structurée de ce que signifie **l’équité algorithmique** dans le contexte de l’IA médicale.

      ## ⚖️ Qu’est‑ce que l’équité algorithmique ?
      L’équité algorithmique désigne la capacité d’un système d’IA à **traiter équitablement tous les patients**, sans reproduire ou amplifier des biais liés à :
      – l’âge
      – le sexe
      – l’origine ethnique
      – la situation socio‑économique
      – les comorbidités
      – la rareté de certaines pathologies

      En d’autres termes : **un algorithme médical doit donner des résultats fiables pour tout le monde, pas seulement pour les groupes sur‑représentés dans ses données d’entraînement**.

      ## 🧩 Pourquoi ce problème existe‑t‑il ?
      Parce que les modèles d’IA apprennent à partir de données réelles, et ces données sont souvent :
      – **déséquilibrées** (plus de données sur certaines populations que d’autres),
      – **historiquement biaisées** (certains groupes ont été moins bien diagnostiqués ou moins bien suivis),
      – **incomplètes** (certaines maladies rares ou atypiques sont sous‑documentées).

      Résultat : l’IA peut devenir **très performante pour certains profils** et **nettement moins fiable pour d’autres**.

      ## 🏥 Exemple dans le domaine médical
      Un modèle d’IA entraîné majoritairement sur :
      – des hommes,
      – âgés de 40 à 60 ans,
      – vivant en milieu urbain,

      risque d’être moins performant pour :
      – les femmes,
      – les personnes âgées,
      – les populations rurales,
      – les minorités ethniques,
      – les enfants.

      Ce n’est pas une intention malveillante : c’est un **effet mécanique** du déséquilibre des données.

      ## 🇨🇳 Et dans le contexte chinois ?
      La Chine déploie l’IA à très grande échelle dans les hôpitaux. Cela crée un enjeu particulier :
      – les données proviennent surtout des grandes villes (Shenzhen, Shanghai, Pékin),
      – les populations rurales ou minoritaires sont moins représentées,
      – les pathologies spécifiques à certaines régions peuvent être sous‑apprises.

      D’où la nécessité d’un **contrôle strict** pour éviter que l’IA ne devienne performante uniquement pour les patients des mégapoles.

      ## 🧭 En résumé
      L’équité algorithmique, c’est la garantie que :
      – **l’IA soigne tout le monde avec la même qualité**,
      – **sans reproduire les biais sociaux**,
      – **sans créer de nouvelles inégalités médicales**.

      C’est un enjeu technique, éthique et politique majeur.

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @ilicitano C’est pareil avec des médecins ou des spécialistes ! ou le test des médicaments !
        et c’est probablement plus cher d’entrainer une IA sur tous ces publics diversifiés, quand ce n’est pas simplement dificile ou impossible en cas de prohibition de statistiques ethniques.

      2. Avatar de bb
        bb

        équité versus égalité….

        Toute une éthique à penser.

  19. Avatar de Pascal
    Pascal

    Un couteau peut servir à sauver des vies mais peut aussi servir à en supprimer. Tout dépend des intentions de celui qui tient le couteau. C’est bien connu.
    Alors, qu’en est-il pour l’IA d’après Claude AI ?

    Voici une version actualisée avec les données les plus récentes sur les investissements en IA militaire et médicale.

    # Comparaison actualisée des investissements en IA : militaire vs médical (2024-2025)

    ## Chiffres clés du secteur militaire

    **États-Unis**
    Le Pentagone a demandé 1,8 milliard de dollars pour l’IA en 2025, le même montant qu’en 2024, en raison des plafonds budgétaires imposés par le Fiscal Responsibility Act. Cependant, cette demande de 1,8 milliard représente une croissance constante par rapport aux 1,1 milliard de 2023 et 874 millions en 2022.

    Le Pentagone a récemment attribué jusqu’à 200 millions de dollars à chacune de quatre entreprises d’IA américaines développant des modèles de pointe : Anthropic, OpenAI, Google et Microsoft, portant les contrats récents à 800 millions de dollars.

    **Marché mondial**
    Les estimations du marché global varient selon les sources :
    – Le marché mondial de l’IA militaire était estimé à 9,31 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 19,29 milliards en 2030, avec un CAGR de 13%
    – D’autres analystes évaluent le marché à 14,3 milliards de dollars en 2024, projeté à 29 milliards en 2030, avec un CAGR de 12,5%

    **Chine**
    Selon Defense One, la Chine a alloué entre 1% et 2% de son budget militaire aux investissements en IA, contre seulement 0,1% à 0,2% pour les États-Unis. En appliquant ces pourcentages aux budgets de défense 2024, l’investissement chinois en IA militaire se situerait entre 370 et 739 millions de dollars.

    Il faut noter que le rapport China Military Power 2024 du Département de la Défense américain estime que le budget militaire chinois de 2024 était sous-estimé d’au moins 40 à 90%, ce qui pourrait porter les dépenses réelles d’IA militaire chinoise bien plus haut.

    ## Chiffres clés du secteur médical

    **Marché mondial de l’IA en santé**
    Les chiffres 2024-2025 montrent une croissance explosive :

    – Le marché mondial de l’IA en santé était valorisé à 29,01 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 39,25 milliards en 2025, pour culminer à 504,17 milliards en 2032
    – Selon une autre estimation, le marché était de 26,57 milliards de dollars en 2024, projeté à 505,59 milliards en 2033, avec un CAGR de 38,81%
    – Une troisième source évalue le marché à 14,92 milliards en 2024, puis 21,66 milliards en 2025, atteignant 110,61 milliards en 2030, avec un CAGR de 38,6%

    **Dépenses effectives**
    Les dépenses en IA dans le secteur de la santé ont atteint 1,4 milliard de dollars en 2024, presque triplant l’investissement de 2023.

    **États-Unis**
    Les États-Unis ont généré les plus hauts revenus d’IA en santé au monde avec 11,8 milliards de dollars en 2023, et le marché américain était valorisé à 8,41 milliards de dollars en 2024.

    ## Analyse comparative actualisée

    ### Taille des marchés globaux (2024)

    **Militaire :** Entre 9 et 14 milliards de dollars selon les sources
    **Médical :** Entre 15 et 29 milliards de dollars selon les sources

    **Le secteur médical est désormais clairement plus important en valeur absolue**, représentant environ le double du marché militaire.

    ### Croissance projetée

    **Militaire :** CAGR de 12-13% (croissance modérée)
    **Médical :** CAGR de 38-44% (croissance explosive)

    Le secteur médical connaît une croissance trois fois plus rapide que le militaire.

    ### Budgets publics directs (États-Unis, 2024-2025)

    **Militaire :** 1,8 milliard de dollars (Pentagone)
    **Médical :** Données fragmentées entre agences (NIH, FDA, etc.) mais investissements gouvernementaux estimés inférieurs

    Sur les budgets publics directs, le militaire reste prioritaire aux États-Unis.

    ### Répartition géographique

    **Militaire :**
    – L’Amérique du Nord représente 32,8% du marché en 2024
    – Concentration sur USA, Chine, Russie

    **Médical :**
    – L’Amérique du Nord domine avec plus de 55% du marché en 2024
    – L’Asie-Pacifique devrait connaître la croissance la plus rapide
    – Marché plus distribué mondialement

    ### Dynamique d’investissement

    **Militaire :**
    – Budgets étatiques concentrés et planifiés
    – Projets à long terme (décennies)
    – Forte composante classifiée
    – Orientation stratégique et dissuasion

    **Médical :**
    – Combinaison public-privé
    – Investissements massifs du secteur privé (Big Tech)
    – Pression pour résultats commerciaux rapides
    – Le secteur de la santé déploie maintenant l’IA à plus du double du rythme de l’économie dans son ensemble

    ### Applications prioritaires

    **Militaire :**
    – Systèmes autonomes létaux
    – Cybersécurité offensive
    – Renseignement et surveillance
    – Logistique prédictive

    **Médical :**
    – Chirurgie assistée par robot (segment dominant en 2024)
    – Diagnostic et imagerie médicale
    – Découverte de médicaments
    – Médecine personnalisée

    ## Conclusions clés

    **1. Renversement de tendance :** Le secteur médical a désormais dépassé le militaire en valeur de marché totale (environ le double en 2024), une situation inverse par rapport à il y a quelques années.

    **2. Croissance asymétrique :** Avec un CAGR de 38% contre 12%, l’écart va continuer de se creuser rapidement. D’ici 2030, le marché médical pourrait être 5 à 10 fois plus important.

    **3. Nature différente des investissements :**
    – Le militaire reste une priorité budgétaire étatique directe
    – Le médical bénéficie d’un écosystème plus large avec investissements privés massifs

    **4. Accélération post-COVID :** La pandémie a créé une rupture, accélérant massivement l’adoption de l’IA en santé.

    **5. Compétition géopolitique :** La Chine investit proportionnellement plus en IA militaire (1-2% de son budget défense) que les USA (0,1-0,2%), mais les chiffres absolus restent opaques.

    **6. Convergence Big Tech :** Les grandes entreprises technologiques investissent annuellement plus de 50 milliards de dollars dans les infrastructures d’IA, dépassant largement les budgets publics militaires et médicaux combinés.

    Le paradoxe persiste mais s’atténue : l’humanité investit désormais significativement plus pour sauver des vies que pour des capacités militaires, du moins en termes de marché total, même si les priorités budgétaires publiques restent déséquilibrées.

    1. Avatar de Pascal
      Pascal

      De mon point de vue sociologie de comptoir, j’ajouterai que les innovations pour la santé vont majoritairement pour les populations les plus favorisées en priorité (système néolibérale oblige) quand sur les champs de bataille, c’est la piedtaille du bas peuple qui va en première ligne ! Malheureusement, c’est une réalité qui a traversé les âges et les millénaires.

      1. Avatar de bb
        bb

        @Pascal

        L’histoire des technologies montre que la standardisation permet de diffuser des outils de haute précision à bas prix. On peut donc postuler que l’IA médicale sera un « grand égalisateur » : un algorithme de détection de cancer sera aussi performant dans un centre de santé rural que dans une clinique privée. Le risque n’est donc pas tant une différence de soin, mais une différence de conditionnalité.

        Pour être efficace, l’IA nécessite des corpus de données gigantesques. Le « bas peuple », en accédant à ces outils gratuits ou peu coûteux, devient de fait le fournisseur de cette matière première. Le véritable danger réside dans l’exploitation de cette intimité numérique : Sous couvert de prévention, l’IA pourrait devenir un outil de « flicage » comportemental.

        On peut craindre une dérive où les données de santé alimenteraient un système de « crédit social » ou d’assurance. Celui qui ne suit pas les recommandations diététiques ou sportives de l’IA se verrait infliger des malus financiers ou des surprimes d’assurance.

        Bien que des cadres comme le RGPD en Europe tentent de protéger les citoyens, la puissance des intérêts économiques et la porosité des données rendent ces règles fragiles. Le risque ultime est l’émergence d’une médecine disciplinaire : là où l’élite pourra payer pour maintenir sa vie privée et ses « écarts » de conduite, la masse sera contrainte à une hygiène de vie dictée par des algorithmes d’optimisation, sous peine de sanctions économiques.

        En somme, le clivage ne sera pas entre ceux qui sont « bien » ou « mal » soignés, mais entre ceux qui ont le privilège de l’intimité et ceux dont la santé est mise sous tutelle algorithmique.

        1. Avatar de Pascal
          Pascal

          Vous décorrélez évolution technologique et évolution sociale. La réalité est bien différente.
          « Entre difficulté d’accès aux soins et difficultés économiques, ce sont plus de six Français sur 10 qui ont déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des 5 dernières années :
          50 % parce que c’était trop long d’obtenir un RDV ;
          Plus de 40 % pour des difficultés financières ;
          Et un tiers à cause de l’éloignement géographique. »
          https://www.ipsos.com/fr-fr/sante-un-acces-aux-soins-de-plus-en-plus-difficile-en-france

          Et encore heureux qu’on ne vivent pas comme aux Etats Unis où en Amérique du sud ! Pas encore, du moins !

          1. Avatar de bb
            bb

            @Pascal

            Ces évolutions sociales que vous citez, l’IA promet d’y remédier. Le fera-t-elle vraiment? Comme je l’ai écrit d’autres problemes apparaitront comme le credit social …

            1. Face aux délais de rendez-vous (50 % de renoncement)
            L’IA vise à « désaturer » le système en automatisant ce qui ne nécessite pas d’expertise humaine immédiate :

            Le tri intelligent (Triage) : Des chatbots médicaux évaluent l’urgence de votre situation. Si l’IA juge que ce n’est pas grave, elle vous propose des conseils d’automédication ou un rendez-vous lointain, libérant les créneaux urgents pour les cas critiques.

            L’automatisation administrative : En dictant leurs comptes-rendus à une IA, les médecins gagnent environ 1 heure par jour, ce qui leur permet de voir 2 à 4 patients supplémentaires.

            Prédiction des « No-Shows » : Des algorithmes prédisent quels patients risquent de ne pas venir à leur RDV (en fonction de l’historique ou de la météo) et permettent aux cabinets de sur-réserver pour ne perdre aucune minute de consultation.

            2. Face aux difficultés financières (40 % de renoncement)
            Ici, l’argument est celui de la réduction des coûts de structure :

            Diagnostic « Low-Cost » : Une IA d’analyse d’imagerie ou de dermatologie peut scanner des milliers de clichés pour quelques centimes. L’idée est de proposer des dépistages de masse (cancer du sein, rétinopathie) à des tarifs bien inférieurs à une consultation de spécialiste.

            Prévention proactive : En surveillant les données des montres connectées, l’IA peut détecter un problème avant qu’il ne devienne une urgence coûteuse (hospitalisation). Mais comme vous le craigniez, ce « cadeau » technique se paie souvent par l’abandon de vos données de santé.

            3. Face à l’éloignement géographique (33 % de renoncement)
            L’IA devient le bras armé de la télémédecine dans les déserts médicaux :

            Cabines de santé augmentées : Dans les mairies ou pharmacies des zones rurales, des cabines équipées d’IA permettent de prendre les constantes (tension, oxygène, cœur) sans médecin présent. L’IA guide le patient et pré-analyse les résultats avant de passer la main à un médecin en visio.

            Délégation de tâches : L’IA permet à des infirmiers ou des pharmaciens d’effectuer des actes normalement réservés aux médecins (comme l’interprétation d’un ECG simple), car l’algorithme sécurise le diagnostic.

            Le revers de la médaille (ce que je vous ai écrit en premier commentaire), c’est le pistage des individus par rapport à leur santé qui aboutirait probablement à une forme de crédit social. Auqel les « riches » pourraient échapper.

            1. Avatar de Ruiz
              Ruiz

              @bb C’est surtout la possibilité de diminuer drastiquement le nombre de médecins, en supprimant plein de tâches annexes permettant de les rémunérer et de justifier leur nombre.
              Auquel cas en cas de crise grave, (qui pourrait arriver ?) conflit, catastrophe, indisponibilité énergétique, et informatique il n’y aurait plus les capacités nécessaires pour faire face par d’autres méthodes plus classiques, l’adaptation nécessitant outre le délai de la décision politique une dizaine d’année pour commencer à avoir formé de nouveaux médecins et probablement autant pour avoir reconstitué au préalable un outil (bâtiments universitaires et professeurs) suffisamment dimensionné (cf conscription de masse).

              1. Avatar de Bb
                Bb

                @Ruiz

                Vos affirmations sont-elles sourcées?

                1. Avatar de Ruiz
                  Ruiz

                  @ Bb Il suffit de réfléchir un peu …

                  1. Avatar de Thomas jeanson
                    Thomas jeanson

                    C’est Noël Ruiz, tu pourrais éviter d’être condescendant, confus, prétentieux et désagréable (…)

                    Au moins aujourd’hui ?

                    1. Avatar de Ruiz
                      Ruiz

                      @Thomas jeanson Reconnaître l’absence de source (ou la flemme d’en chercher) ce n’est pas être condescendant.
                      La problématique évoquée n’a rien à voir avec l’actualité récurrente rituelle de notre culture occidentale (/moyen orientale).
                      Désolé d’être perçu comme désagréable !
                      Bon Noël !

                      Rèvons avec le Père Noël d’une IA demain dans nos chaussures.

                    2. Avatar de bb
                      bb

                      @Ruiz

                      En réalité, comme vous le laissez entendre, ce qui vous gêne surtout, c’est d’approfondir une idée que vous avez lancée sans y avoir vraiment réfléchi.

                      Inutile, pour cela, d’invoquer quelque culte de l’actualité ou un concept nébuleux…

                      Hé bien, nous ne sommes pas sortis des ronces….

                  2. Avatar de bb
                    bb

                    @Ruiz.

                    J’avoue apprécier ce genre de réponse : en général, cela trahit surtout une absence totale de réflexion sur la question posée. On reste dans l’affirmation pure, parfois à la limite du pathos, avec une pointe de condescendance en prime.

                    Sur moi, l’effet produit est exactement l’inverse de celui recherché.

                    Attention tout de même : avec ce type d’attitude, on finit vite catalogué comme complotiste de base…

                    Quoi qu’il en soit, je vous souhaite de très belles fêtes.😁😁

                    1. Avatar de Thomas jeanson
                      Thomas jeanson

                      Ceci dit, la mode du  » à méditer » à la fin d’un post à 2 euros à finit par passer, touchons du bois !

                    2. Avatar de bb
                      bb

                      @Thomas jeanson
                      Joyeuses fêtes… Sincères celles-ci…

                2. Avatar de Ruiz
                  Ruiz

                  @ Bb Qu’entendez-vous par sourcées ? Dans le commentaire juste précédent (15h24) les 3 points énumérés ou les considérations (partagées) sur le crédit social sont explicités et détaillés,mais sont-ils sourcés (références ?).
                  Les assertions de mon commentaire à la suite sont en partie « sourcées » par les affirmations de ce commentaire précédent : relisez-le à la suite.
                  Pouvoir substituer des IA à des médecins n’est-ce pas « pouvoir » en diminuer le nombre ?
                  Le caractère drastique résulte sans doute d’un emballement communicatif sur les potentialités des IA.
                  Si des IAs se substituent à des médecins pour certaines tâches, celles-ci ne sont en effet pas toujours annexes notamment dans le cas des diagnostics ? à moins qu’il ne s’agisse de diagnostics qui actuellement ne sont pas fait et permettraient de déclencher des actions médicales supplémentaires.
                  La disparition de tâches annexes comme les pertes de temps dans les activités non médicales, comme les déplacements à domicile au chevet du malade, est plus causée par la télémédecine que par l’IA, par une tarification peu incitative, et par les conséquences du Numerus clausus.
                  En ce sens la reconnaissance de leur utilité permettait de justifier et de financer un nombre de médecins supérieur.

                  Dans l’actualité récente et la tonalité depuis quelques années est-il nécessaire de sourcer la prise de conscience de la possibilité de crises majeures ?

                  Pour ce qui est de la difficulté de remonter rapidement le nombre de médecins disponibles, lorsque l’intention politique est affirmée, faut-il détailler la situation actuelle et le revirement pris il y a huit ans maintenant ?
                  https://www.ouest-france.fr/sante/les-facs-sont-saturees-lobjectif-de-16-000-etudiants-en-medecine-en-2027-juge-pas-realiste-af81dca4-712c-11ef-bf8c-5742d8eb2cd3

                  Quand à l’incidente anecdotique mais illustrative sur le parallèle avec les possibilités de mobilisation générale à l’heure où depuis plusieurs décennies les casernes proches des gares ont été aliénées pour atténuer les déficits budgétaires précédents de l’état et permettre à des municipalités des projets immobiliers sur des terrains jusqu’alors préservés, faut-il le documenter ?

                  1. Avatar de bb
                    bb

                    @Ruiz.

                    Vous avez raison : chercher à « sourcer » des idées qui relèvent de la prospective n’a pas forcément de sens.

                    Cependant, dans votre commentaire du 23 décembre 2025 à 16h45, lorsque vous compariez le domaine de la santé à celui de la conscription, vous sembliez suggérer que l’État allait volontairement réduire le nombre de médecins. C’est précisément sur ce point que je vous avais demandé des sources, car, comme vous le rappelez vous‑même dans votre commentaire du 25 décembre 2025 à 2h44, le numerus clausus a été remplacé depuis 2020 par le numerus apertus. Ce qui semble vous contredire. Mais j’avais peut-être mal saisi.

                    Mais à la lumière de votre dernier message, il apparaît que vous évoquiez plutôt la vulnérabilité systémique créée par l’optimisation technologique. L’idée centrale est que l’efficacité à court terme (réduction des coûts et du personnel grâce à l’IA) peut affaiblir la résilience à long terme (la capacité à absorber l’imprévu).

                    Et sur ce point, je vous rejoins pleinement. D’où mes demandes de clarification.

                    Quelques exemples concrets:
                    Atrophie des compétences (Exemple de l’endoscopie) : Une étude récente (2025) a montré que des médecins utilisant régulièrement une IA pour détecter des polypes intestinaux voyaient leur propre taux de détection chuter de près de 6 % lorsqu’ils travaillaient sans l’outil, signe d’une baisse de vigilance et d’acuité visuelle.

                    Biais algorithmiques et erreurs en série : Si un algorithme de diagnostic dermatologique a été entraîné principalement sur des peaux claires, il peut systématiquement sous-diagnostiquer des mélanomes sur des peaux foncées. Un remplacement humain par cette IA généraliserait une erreur médicale à l’échelle d’une population entière.

                    Vulnérabilité aux infrastructures (Risque de rupture) : Contrairement à un médecin qui peut ausculter avec un simple stéthoscope lors d’une coupure de courant, une médecine « IA-dépendante » est à la merci d’un ransomware (logiciel de rançon) paralysant les serveurs de l’hôpital, rendant le diagnostic impossible et bloquant toute la chaîne de soin.

                    Et là, nous touchons un point essentiel; La vulnérabilité technologique face aux crises se pose.
                    L’intégration croissante de la haute technologie et de l’IA dans les soins crée une dépendance critique : le système devient extrêmement performant, mais perd en résilience. Dans un contexte de conflit, les infrastructures numériques et énergétiques deviennent des cibles prioritaires. Une cyberattaque d’envergure ou un sabotage des centres de données pourrait paralyser instantanément les diagnostics et les thérapies automatisées. Sans « mode dégradé » opérationnel, cette rupture technologique se traduirait inévitablement par des pertes civiles massives, faute de capacité de réaction humaine immédiate.

                    Le dilemme du maintien d’une « réserve humaine »
                    Cette menace pose la question de la conservation d’une base critique de médecins formés aux méthodes cliniques traditionnelles. Cependant, l’idée de maintenir un corps médical « de réserve », qui ne serait sollicité qu’en cas de crise majeure, se heurte à des réalités économiques et professionnelles complexes. Un médecin ne peut rester efficace sans pratiquer quotidiennement ; ses compétences s’entretiennent au contact des patients. Financer et former des milliers de praticiens pour un scénario hypothétique semble difficilement soutenable pour les budgets publics, alors même que le système peine déjà à répondre aux besoins du temps de paix.

                    La souveraineté par la protection et le doublonnement
                    Pour pallier ces risques, une réflexion sur la sanctuarisation des infrastructures devient indispensable. Cela impliquerait non seulement une protection physique et cyber renforcée des hôpitaux, mais aussi une stratégie de redondance territoriale. Plutôt que de centraliser les capacités de calcul et les données dans quelques « hubs » ultra-connectés, il faudrait envisager des doublons locaux et des systèmes décentralisés capables de fonctionner en autarcie. Cette « assurance sécurité » représente un coût colossal, mais elle est peut-être le prix à payer pour éviter qu’un simple écran noir ne se transforme en catastrophe humanitaire nationale.

                    Ce dernier constat souligne que l’avènement d’une médecine essentiellement pilotée par l’intelligence artificielle soulève des enjeux de sécurité et de logistique absolument vertigineux.

                    1. Avatar de Ruiz
                      Ruiz

                      @bb Je crois que vous avez compris le sens de mon commentaire !
                      et merci d’en avoir ci-dessus clairement explicité et illustré les implications.

                      « Financer et former des milliers de praticiens pour un scénario hypothétique semble difficilement soutenable pour les budgets publics, alors même que le système peine déjà à répondre aux besoins du temps de paix. »
                      => Doom

                      C’est simplement une question de volonté et d’allocation de moyens.

                      (que ? ne semblent pas permettre nos choix démocratiques d’un système néolibéral)

                      De belles carrières sont offertes dans le trading et le marketing.

                      Peut-être devrait-on renforcer l’enseignement de l’histoire voire en faire une certaine propagande dans les media.

                      Le rôle de l’Etat (puissance publique collective non marchande, nationale ou locale) est d’assurer la sécurité à long terme au delà des déterminations économiques individuelles.

                      Les quelques chateaux-forts qui subsistent notament en France sont le témoignage et ont sans doute nécessité des efforts significatifs à une époque où la subsistance alimentaire était péniblement assurée et variable, sans pétrole, sans OGM, ni soja importé.

  20. Avatar de Scapatria
    Scapatria

    Je suis effaré par les réactions quand j’évoque autour de moi l’IA , les réponses étant souvent: c’est juste une compilation de données, elle se trompe quelquefois.
    Dans ces résistances il y a certainement la crainte de la perte de pouvoir , d’utilité sociale. En ce qui concerne les médecins, après la période d’euphorie liée à l’utilisation d’un outil extraordinaire, ils vont déchanter quand leur signature ne sera plus nécessaire pour accéder aux traitements ou se faire rembourser par la sécurité sociale.
    Je demanderai ultérieurement à ChatGPT son avis sur la défunte Homéopathie.
    Les politiques ont encore quelques beaux jours avant d’être contraints à reprendre éventuellement leur métier d’avant ou à se former. Notre Président a-t-il consulté l’IA avant de décider la construction d’un nouveau porte-avions?
    Pour Noël, le meilleur cadeau à se faire est peut-être la version payante de ChatGPT, encore que interrogée, elle n’incite pas spécialement à l’achat et répond que ça dépend de nos besoins.

    1. Avatar de timiota
      timiota

      On pourrait forger le néologisme que c’est une « superpilation », ce que fait l’IA.
      Compilation, superposition, agitez et mélangez, et voilà ! la superpilation !

      L’inférence « meilleure » que la simple compilation de l’apprentissage, en somme.

      Donc « Super » dans son vrai sens (d’en haut, « nain sur les épaules des géants »).

      Ce néologisme a toutefois des résonances plus (ou moins) « poilantes », ça va pas le faire, en français du moins
      (en anglais, en revanche : suprapilation, une assonance de gagnée).

  21. Avatar de Vincent Rey
    Vincent Rey

    ASI : voulons nous d’un virus informatique invincible, capable de prendre des décisions dans le monde réel ? (surgissant dès la fin de l’entraînement, capable de se multiplier et de se dissimuler, à jamais indéchiffrable)

    Dans le meilleur des cas, il nous manipule à notre insu, et résout tous nos problèmes, en protégeant jusqu’à la vie des fourmis. C’est un Dieu bon.

    Dans le pire, c’est un Dieu indifférent à notre espèce tout comme nous sommes indifférents à la vie des oiseaux, poursuivant des objectifs que nous ne pouvons pas imaginer, et dans la poursuite desquels les humains, le système solaire, ou même toute notre galaxie ne représenterait pas un élément d’une quelconque importance.

    Ce serait ça, l’ASI, a super-Intelligence artificielle…

    Cela pose la question : une telle intelligence est-elle déjà parmi nous, venue d’ailleurs, et déjà invisible ? Dans ce cas, sa moralité est douteuse, car elle ne nous a pas réservé le paradis, mais bien plutôt l’enfer !

    L’humanité jouera à la roulette russe dans 900 jours

Répondre à Chabian Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Contact

Contactez Paul Jorion

Commentaires récents

  1. Vous avez une petite voix monsieur Jorion. Il y a l’émotion mais pas que….! Je vous souhaite de bien prendre…

Articles récents

Catégories

Archives

Tags

Allemagne Aristote BCE Bourse Brexit capitalisme ChatGPT Chine Coronavirus Covid-19 dette dette publique Donald Trump Emmanuel Macron Espagne Etats-Unis Europe extinction du genre humain FMI France Grands Modèles de Langage Grèce intelligence artificielle interdiction des paris sur les fluctuations de prix Italie Japon Joe Biden John Maynard Keynes Karl Marx LLM pandémie Portugal psychanalyse robotisation Royaume-Uni Russie réchauffement climatique Réfugiés Singularité spéculation Thomas Piketty Ukraine Vladimir Poutine zone euro « Le dernier qui s'en va éteint la lumière »

Meta