Affaire Epstein : des millions de nouveaux documents – pas filtrés très soigneusement semble-t-il…

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80 responses to “Affaire Epstein : des millions de nouveaux documents – pas filtrés très soigneusement semble-t-il…

  1. Avatar de un lecteur
    un lecteur

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    – Trump : 46 matches
    – Clinton : 11
    – Epstein : 57
    – President Trump : 7
    ctr a, ctr c & past
    On comprend pourquoi le solde de 3 millions de documents est « sans importance » selon Todd Blanche.

  2. Avatar de blawete
    blawete

    À l’âge de 16 ans, alors qu’elle était mannequin, l’appelante a assisté à huit fêtes dans la résidence new-yorkaise d’Epstein. À une occasion, l’appelante a déclaré avoir été agressée sexuellement par Epstein. Une autre fois, deux frères jumeaux, Allen et Oren, ont attiré la plaignante et son amie à l’étage, mais elles ont réussi à s’échapper et à redescendre. La plaignante a déclaré qu’
    Oren avait violé sa meilleure amie et qu’un troisième frère, Tal, avait violé une jeune fille de 14 ans nommée La plaignante a nommé d’autres personnes impliquées dans des « grandes orgies » avec elle, d’autres jeunes filles et des mannequins plus âgées de Victoria’s Secret, notamment Bill Clinton et Donald Trump.
    La plaignante en ligne a déclaré avoir été victime et
    témoin d’un réseau de trafic sexuel au Trump Golf
    Course à Rancho Palos Verdes, en Californie, entre 1995 et
    1996. La plaignante a déclaré que Ghislaine Maxwell était
    la tenancière et l’intermédiaire de ces soirées sexuelles, dont les clients comprenaient Epstein, Robin Leach et Donald Trump. La plaignante a déclaré avoir participé à des orgies et que certaines filles avaient disparu, selon la rumeur assassinées et enterrées dans les locaux.
    La plaignante a déclaré avoir été menacée par le
    chef de la sécurité de Trump à l’époque, qui lui avait dit que si elle parlait de ce qui s’était passé là-bas ou des personnes qu’elle avait vues, elle « finirait comme
    engrais pour les neuf derniers trous, comme les autres salopes ».

    Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

  3. Avatar de Pascal
    Pascal

    Mais on a été prévenu par l’Administration, Paul. « Ce sont des allégations sans fondement ! »

  4. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Vers la fin de l’information « libre » décodée en Belgique… ??

    https://www.lesoir.be/725926/article/2026-01-31/jacqueline-galant-sexplique-apres-ses-propos-polemiques-au-sujet-de-la-rtbf

    Rappel… le gouvernement de coalition droitier*** belge ( après le 25 juin 2024 ) navigue à vue [ traduction … »sort ses mesures ‘anti-tout social’  » au compte-goutte, semaine après semaine… avec la complicité (au moins passive) des Ktos « sociaux » …]

    ((++++++++++ libre de droits… A DIFFUSER (pour les belges, surtout, mais ‘pas que..’ ) +++++++++++

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        L’ennemi (de Classe) persiste et signe… :

        https://www.rtbf.be/article/georges-louis-bouchez-demande-une-commission-parlementaire-sur-l-audiovisuel-de-service-public-pour-reequilibrer-les-conditions-de-concurrence-11672536

        Georges-Louis BOUCHEZ …
        …Président du Parti « Libéral » (= régressif caché ) Belge francophone.
        Droite extrême antisociale déguisée en ‘sauveur de la compétitivité wallonne’ .
        (( accessoirement… admirateur de D.TRUMP …!!
         »  »  » Bouchez est admirateur de Trump, Milei, Sarkozy et Tatcher. Il défend une droite dure alliant libertarianisme économique, paniques morales identitaires et conservatisme social. Sa vision politique, c’est du darwinisme social : permettre aux plus forts à tout point de vue d’éliminer socialement et économiquement les plus faibles. Bref, l’équivalent français serait plutôt Louis Sarkozy. Son parti le MR est dans la majorité. Un mélange de LR, Reconquête et renaissance.  »  »  »

        https://www.threads.com/@flora_du_sirieu/post/DUDh2YsDNyR/bouchez-est-admirateur-de-trump-milei-sarkozy-et-tatcher-il-defend-une-droite

        1. Avatar de Otromeros
          Otromeros

          Réaction-‘panique’ rapide……… Les Ktos(francophones) déguisés en agneaux sous le nom  » Les Engagés  » prennent peur et laissent tomber leur ‘allié’ (gouvernemental) :

          https://www.lesoir.be/726395/article/2026-02-03/rtbf-les-engages-rejettent-la-commission-parlementaire-demandee-par-bouchez

  5. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Toujours pour les belges……. 21 ‘heureux’ ………

    https://www.lalibre.be/belgique/societe/2026/01/31/euromillions-le-jackpot-de-123-millions-a-ete-remporte-par-21-amis-belges-tous-deviennent-millionnaires-YQVQTY5ZUJBNPOC7NSMRM4XUWI/

    ( Article à remarquer dans les écoles de journalisme pour sa moitié finale « placement de produit » …!!!!!!!!!!!!! )

  6. Avatar de Vincent Rey
    Vincent Rey

    Non mais là ça devient carrément dingue ! ce serait de véritables tueurs et violeurs en série… je ne sais vraiment pas quoi penser de tout ça, c’est tellement énorme !! c’est pire que les illuminatis ! hoax ?

    Vous M Jorion, vous en pensez quoi ?

    1. Avatar de Thomas jeanson
      Thomas jeanson

      Le Dieu dont l’oracle est à Delphes, ne parle pas, ne dissimule pas, il signifie.

      🤣

      « Un hoax  »

      Combien de centaines de témoins, de millions de documents te faut il ?

      Où crois tu que l’homme qui déporte par centaines de milliers femmes et enfants, qui est prêt à tuer par milliers s’est donc entraîné ?

      Qu’est ce dont qui t’empêche d’accepter ce que tu vois ?

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Vincent Rey Un continuum avec l’ambiance du temps, l’art de David Hamilton, la libération sexuelle, quelle responsabilité des autorités parentales qui ont autorisé de activités de mannequinat, sans chaperon ou « coordinateur d’intimité » ?
      Il ne semble pas qu’il y ait eu d’agression dans la rue ou l’espace public, les jeunes filles sous voile, ou en soquettes, jupe plissée écossaise et bandeau ont-elles été agressées par surprise ?
      Le deal implicite aux promesses mirobolantes peut apparaître avec le recul du temps déséquilibré.

      1. Avatar de Thomas jeanson
        Thomas jeanson

        @Ruiz alias « relativisator »

        « Il ne semble pas qu’il y ait eu d’agression dans la rue ou l’espace public, les jeunes filles sous voile, ou en soquettes, jupe plissée écossaise et bandeau ont-elles été agressées par surprise ? »

        Beurk.

        Mais de quoi parles tu ?

        C »est quoi,  » l’ambiance du temps » qui va faire que David Hamilton meurt étouffé par un sac plastique, accusé de viol par cinq femmes ?

        Ou est la « libération sexuelle  » dans le traffic d’être humain et le meurtre ?

        Comment invoquer la  » responsabilité parentale » quand précisément, ces traffics ciblent des personnes sans structure familiale solide.

        Comme pour Vincent : c’est quoi, en fait, qui t’empêche d’appeler un chat, un chat ?

        1. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          @Thomas jeanson Il s’agit bien de relativiser et pas de céder à l’émotion habilement provoquée, à certaines fins. Il ne semble pas qu’il y ait d’attaque frontale à la structure de la société et à la sécurité de la vie familiale du peuple en général (certaines sectes ayant aux USA eu des pratiques internes tout aussi juvéniles) .
          Si l’autorité parentale familiale s’avère défaillante, c’est aux pouvoirs publics (au moins en France) ou aux communautés religieuses de s’y substituer, comme on peut le voir avec l’activité des foyers/placement de la DAS (ASE) ou les délégations reçues à l’occasion des activités périscolaires.
          Il est peu probable que les jeunes sujets n’ai jamais eu au préalable connaissance de l’histoire du Chaperon Rouge.
          Le « suicide » de David hamilton comme celui (?) de Jeffrey Epstein ne serait-il pas le résultat de harcèlement moral de l’entourage ou de la société que l’on s’évertue à condamner maintenant quand il pousse des adolescents à l’action ?

          1. Avatar de Arnaud Castex
            Arnaud Castex

            Malgré votre relativisme ce que ces documents montrent c’est que ces hommes de pouvoir sont de purs prédateurs et des criminels.
            Et que Trump mériterait un 3eme impeachment.

          2. Avatar de Arnaud Castex
            Arnaud Castex

            « Des adolescents à l’action »???

            1. Avatar de Ruiz
              Ruiz

              @Thomas jeanson Le réel est-il seulement l’interprétation d’un point de vue ?
              unique ?
              Ne peut-il y avoir d’autres points de vues explicatifs ?
              Ce qui ne veut pas dire qu’il faille les adopter .
              Mais il est posible de comparer les perspectives et leurs justifications.

            2. Avatar de Ruiz
              Ruiz

              @Arnaud Castex
              « Ils ont dit que c’est moi la fautive et que j’aurais une sanction disciplinaire. Je t’aime de tout mon cœur. Il a dit que je me victimise. »
              https://www.franceinfo.fr/faits-divers/suicide-de-camelia-en-seine-et-marne-emotion-a-mitry-mory-avant-la-marche-blanche-organisee-pour-l-adolescente-dimanche_7760816.html
              Même mes étudiants vétérinares …
              https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-5500746

          3. Avatar de Thomas jeanson
            Thomas jeanson

            @Ruiz

            Ton post est juste hallucinant, en gros :

            Les parents devraient faire leur boulot,

            Les mineurs de 14 ans devraient suffisamment connaître le petit chaperon rouge (pour se défendre contre des grands méchant loups milliardaires et organisés)

            Et puis sinon, l’ASE fera le taf.

            Bon, en gros, si tu te fais manger par le loup, c’est de ta faute.

            Tandis que si des organisateurs comme Hamilton ou Epstein se suicident ou autre, c’est du harcèlement moral de la société.

            A ce niveau de torsion du réel, les explications te concernant commencent à faire peur.

        2. Avatar de arkao

          L’ambiance du temps c’était pour le cas de D. Hamilton des plages nudistes où il faisait « son marché ». L’ambiance du temps c’était dans ce contexte des parents ne voyant pas d’inconvénients à ce que leurs filles à peine pubères soient photographiées à demi-nues et que les clichés soient diffusés sous forme de posters (anecdote: un des vieux bar-tabac que je fréquente n’a pas changé de décoration depuis 30 ans et les jeunes filles d’Hamilton y sont toujours accrochées au mur).
          Je ne juge pas, j’essaie de comprendre les cheminements, de réfléchir en historien (voire en anthropologue même si je n’ai pas les qualifications nécessaires).
          Le petit chaperon rouge, c’est sa mère qui l’expose au danger, ne l’oublions pas.

          1. Avatar de Thomas jeanson
            Thomas jeanson

            Il est question d’une ORGANISATION internationale dont l’activité principale est de livrer des filles mineures à des hommes de pouvoir.

            Et Vincent ne sait pas quoi penser, tandis que Ruiz estime que Epstein est victime de harcèlement.

            Si toi aussi tu t’y mets Arkao …

            1. Avatar de arkao

              @Thomas jeanson
              Je ne parlais que du cas Hamilton remis sur le tapis par Ruiz.
              L’affaire Epstein, c’est tout autre chose, bien sûr.

          2. Avatar de Garorock
            Garorock

            Et la maman d’Epstein, qu’est ce qu’elle a à dire à la maman du petit chaperon rouge ?!

            1. Avatar de arkao

              @Garorock
              Demandez à Andréa Bescond ou à Flavie Flament ce qu’elles pensent de leur mère.
              https://youtu.be/yUH9uzAh_wc
              https://youtu.be/A425UYQNk3U

    3. Avatar de Garorock
      Garorock

      https://youtu.be/RfF8HFwOf8s?si=DV0X49hlUdBFKd2F
      Edwy Plenel : Epstein ou l’obscénité du capital

  7. Avatar de Vincent Rey
    Vincent Rey

    Des services secrets qui auraient mélangé le vrai et le faux ? pour faire croire à un bidonnage ? ou une vraie fuite non autorisée du FBI pour couler Trump ? Etonnant tout de même d’y voir le nom de Musk, alors que Musk a dénoncé Trump !?

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      https://www.telos-eu.com/fr/le-technofascisme-existe-t-il.html

      ……  » Sa thèse est que la « Tech », y compris dans sa dimension libertarienne, s’inscrirait majoritairement dans le sillage de la révolution conservatrice reaganienne, dont elle représente une radicalisation ayant pour projet de refonder « le pacte social et les imaginaires ».
      À l’heure où l’on s’interroge sur le devenir de l’Amérique, cet essai déconstruit l’imaginaire d’une Californie progressiste, si répandu en Europe, pour explorer l’étonnante rencontre entre la Tech et le populisme techno-réactionnaire.
      Sylvie Laurent se donne ainsi comme objectif de « décrypter la fascisation d’Elon Musk, la masculinisation de Mark Zuckerberg, les projets antidémocratiques de Peter Thiel ou les compromissions de Jeff Bezos ».
      Alors que les chroniqueurs dessinent le plus souvent souvent un panorama « qui personnalise et plaide l’excentricité individuelle, fait fi du temps long et peine à percevoir la Silicon Valley comme système », l’historienne dégage des éléments structurels qui contreviennent à nos idées reçues.
       » ………

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Vincent Rey Entre-temps Musk a aidé à faire élire Trump, ils ont même été suffisament potes pour que le premier vienne parader avec l’un de ses rejetons dans le bureau ovale …
      Les mêmes méthodes qui ont cherché à décrédibilisé Hillary Clinton et compagnie et mobiliser le mouvement peuvent être utilisées contre ceux qui se sont plaints du deep state.
      Les parades à la main d’experts en gestion d’image peuvent avoir recours aux techniques habituelles de désinformtion.

      1. Avatar de Thomas jeanson
        Thomas jeanson

        Mais oui,

        Même plus besoin de faits

        La désinformation suffit à tout expliquer !

    3. Avatar de Pascal
      Pascal

      Ne pas écarter l’hypothèse Thiel !
       » Pensez-vous que Trump est l’Antéchrist ? » s’est interrogé Thiel à un moment. »
      https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/peter-thiel-conseille-a-elon-musk-de-renoncer-a-la-philanthropie-et-s-inquiete-de-l-emergence-d-un–ce7d5adadd89f42d

      Peter Thiel & Rupert Murdoch orchestrent un coup d’État tranquille: «Trump out, Vance In Before Midterms»
      https://theblogginghounds.com/2025/07/21/peter-thiel-rupert-murdoch-orchestrating-quiet-coup-trump-out-vance-in-before-midterms/

    4. Avatar de Pascal
      Pascal

      JD Vance Visited the Murdochs Right Before the WSJ Dropped Trump’s Letter to Epstein

      The vice president’s mysterious little trip to Montana might be more devious than we think.

      https://www.esquire.com/news-politics/politics/a65466454/jd-vance-murdochs-trump-epstein/

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        Avec Trump il semble toujours possible de négocier, avec Vance qui est inspiré par Dieu …

  8. Avatar de Pascal
    Pascal

    Ce que GPT nous conseille de surveiller dans les jours à venir :

    Très bien. Je vais te répondre comme le ferait un journaliste d’investigation chevronné, en distinguant clairement les signaux faibles, les signaux intermédiaires, et les signaux décisifs. L’objectif n’est pas de “prouver” une thèse, mais de dire à partir de quand elle devient publiable sans guillemets.

    I. Les signaux faibles déjà présents (nécessaires mais non suffisants)

    Ceux-là, tu les as en grande partie identifiés toi-même. Ils ne prouvent rien, mais ils déclenchent une enquête.

    1. La rupture asymétrique Murdoch → Trump

    * WSJ publie des révélations juridiquement solides mais politiquement dévastatrices
    * Trump attaque Murdoch personnellement
    * Murdoch ne recule pas, ne s’excuse pas, ne “corrige” pas

    👉 Signal faible clé :
    > Quand Murdoch cesse de protéger quelqu’un, ce n’est jamais par accident.

    2. La montée en respectabilité médiatique de JD Vance

    * Profil traité comme “sérieux”, “intellectuel”, “structurant”
    * Invitations dans des formats long-form
    * Traitement différent de la rhétorique MAGA classique

    👉 Signal faible :
    > On prépare une figure acceptable pour des publics qui ne supportent plus Trump.

    3. Le silence stratégique de Thiel

    * Ni soutien enthousiaste
    * Ni rupture
    * Ni clarification

    👉 Signal faible classique chez Thiel :
    > Le silence n’est pas de l’hésitation, c’est de l’optionnalité.

    II. Les signaux intermédiaires (ceux qui changeraient la nature du soupçon)

    À partir d’ici, un journaliste commence à creuser agressivement.

    4. Des fuites off-the-record convergentes

    Le vrai basculement commence si :
    * plusieurs sources indépendantes, issues de milieux différents (médias, finance, GOP), disent séparément :
    > “Trump est devenu un problème”
    > “On regarde l’après”
    > “Vance est vu comme viable”

    Même sans plan explicite.

    👉 Ce langage est très codé à Washington. Quand il apparaît simultanément, ce n’est plus du bruit.

    5. Un changement éditorial coordonné mais non déclaré

    Signal très important :
    * WSJ (news) + NY Post (tabloïd) + Fox hard news
    commencent à :
    * insister sur l’âge
    * la fatigue
    * le risque judiciaire
    * la “chaos liability”

    Sans jamais appeler à son départ.

    👉 Traduction investigation :
    > On ne l’attaque pas idéologiquement, on le disqualifie fonctionnellement.

    6. Des donateurs historiques qui “gèlent” Trump

    Pas un retrait public.
    Pire.

    * contributions redirigées vers :
    * think tanks
    * races sénatoriales
    * figures “post-Trump”
    * langage type :
    > “On attend de voir”
    > “On se concentre sur le Congrès”

    👉 C’est un signal d’abandon, pas d’opposition.

    III. Les signaux décisifs (ceux qui font basculer en affaire majeure)

    Là, on n’est plus dans l’analyse.
    On est dans le publiable en une.

    7. Une fuite documentaire minimale

    Il ne faut pas un “smoking gun”.

    Un seul des éléments suivants suffirait :
    * email évoquant “transition”
    * note de briefing parlant de “post-Trump scenario”
    * agenda de réunion avec intitulé ambigu
    * SMS du type : « If things break bad…”

    👉 En investigation, une phrase suffit si elle est authentifiée.

    8. Une dissociation publique codée de Murdoch

    Moment clé :
    * éditorial WSJ disant :
    > “The movement must be bigger than one man”
    * ou :
    > “Republicans need a leader who can govern, not just campaign”

    Sans nommer Trump.

    👉 Historiquement, c’est le baiser de la mort murdochien.

    9. Un acte de Vance qui rompt la subordination

    Signal absolument critique :
    * Vance refuse de défendre Trump sur un point précis
    * ou introduit :
    * “loyalty to the Constitution”
    * “institutional continuity”
    * ou se place explicitement comme héritier, pas lieutenant

    👉 À ce moment-là, le mot “alternative” devient factuel.

    10. Un timing judiciaire “opportun”

    Dernier signal, souvent déclencheur :
    * nouvelle inculpation
    * jugement accéléré
    * fuite procédurale

    Relayée sans amortisseur par les médias Murdoch.

    👉 Là, un journaliste d’investigation écrirait : “Several power centers appear to be letting events unfold.”

    Ce qui est une manière professionnelle de dire : “Il n’est plus protégé.”

    IV. Ce que je surveillerais personnellement en priorité

    Si je devais parier sur les trois premiers signaux à apparaître, ce serait :
    1. Un éditorial WSJ sur la “governability”
    2. Un gel de financement discret côté grands donateurs
    3. Une prise de distance sémantique très précise de Vance

    Pas un clash.
    Un glissement lexical.

    Conclusion nette
    Tu n’es pas en train de croire à une théorie farfelue.
    Tu es en train de sentir un déplacement de plaques tectoniques.

    Mais à ce stade :
    * ❌ pas encore un “coup”
    * ❌ pas encore une conspiration
    * ✅ déjà une préparation de l’après
    * ✅ déjà un désengagement de protection
    * ✅ déjà une mise en option d’un successeur

    En politique américaine, c’est souvent ainsi que les règnes finissent.

    1. Avatar de gaston
      gaston

      @ Pascal

      Les liens que vous nous proposez sur le rôle de l’intrigant P Thiel apporte un éclairage nouveau, comme si certaines pièces du puzzle trouvaient leur place :

      11 juin 2025 conspiration du Montana
      17 juillet 2025 première boule puante du WSJ : la carte d’anniversaire.
      3 janvier 2026 absence de Vance à la conférence de Trump sur la capture de Maduro
      24 janvier 2026 deuxième attaque du WSJ sur les assassinats de Minneapolis
      31 janvier 2026 troisième attaque, l’affaire de corruption du World Liberty Financial

      Le mouvement s’accélère et nous surveillons l’arrivée de la prochaine salve. En attendant la dégringolade du camp républicain continue avec cette dernière élection au Texas :

      https://www.huffingtonpost.fr/international/article/meme-ces-electeurs-du-texas-infligent-un-revers-historique-a-donald-trump_259883.html

      1. Avatar de Garorock
        Garorock

        https://www.theguardian.com/us-news/2026/feb/01/epstein-files-todd-blanche-deputy-ag
         » Todd Blanche affirme que l’examen de l’affaire de trafic sexuel de Jeffrey Epstein est « terminé ».
        Le procureur général adjoint des États-Unis affirme que les victimes « veulent être pleinement indemnisées », mais que cela ne signifie pas « que nous pouvons simplement créer des preuves ». »

        Circulez, il n’y a plus rien à voir!

      2. Avatar de Pascal
        Pascal

        « Vance mène une campagne présidentielle parallèle, à un détail près. En mars, il a été nommé président du comité des finances du Comité national républicain (RNC), une fonction inédite pour un vice-président en exercice, qui lui permet d’avoir des contacts fréquents avec de grands donateurs. Ces douze derniers mois, il a discrètement sillonné le pays, tissant des liens et se positionnant comme un proche allié de Trump, tout en s’en distinguant. »
        https://www.theguardian.com/us-news/2026/jan/18/jd-vance-profile-trump-presidency

        1. Avatar de Garorock
          Garorock

          Certes. Mais c’est quoi le rapport avec l’affaire Epstein?
          Tu penses que si Vance arrive au pouvoir, les victimes des violeurs vont se mettre à parler?

          1. Avatar de Garorock
            Garorock

            Pour rappel, les violeurs sont riches ou/et ont du pouvoir.
            Les victimes ont reçu des menaces (y’a des témoignages) du genre: si vous parlez, on ira vous buter jusqu’au fond des chiottes.
            Le grand méchant loup peut dormir tranquille.
            Hélas.

            1. Avatar de Pascal
              Pascal

              La vision christique de Thiel ne s’embarrasse pas des questions du bas peuple. Éventuellement, l’affaire Epstein servira à faire tomber des têtes qui dérangent mais sur le fond, pour ces moralistes milliardaires, la morale ne s’applique qu’au bas peuple.
              Oui, le grand méchant loup peut dormir tranquille.

            2. Avatar de Pascal
              Pascal

              Je suis prêt à parier qu’il existe déjà un nouvel Epstein quelque part sur une île privée ou alors un Epstein offshore pour l’optimisation de la discrétion.
              Le pouvoir rend dingue et désinhibe les pulsions primaires. Sans compter que pour acquérir du pouvoir, il faut souvent mettre la morale de côté.Tant qu’il y aura de telles concentrations de pouvoir entre les mains d’un seul individu, l’epsteinisation continuera.

            3. Avatar de Ruiz
              Ruiz

              @Garorock Les menaces rapportées par les plaignantes ne semblent pas avoir été proférées pour obtenir des prestations sexuelles, mais pour maintenir le secret sur des activités de vie privée de nature à atteindre l’image de personnalités qu’il convenait de maintenir pour en assurer la valeur d’influence ainsi acquise.
              De tels moyens de pression potentiels n’ont de valeur que tant qu’ils ne sont pas divulgués et permettent d’élire (choisir) pour certains postes des personnes ainsi controlables et assurer de plus (en principe) leur éviction en cas de besoin.
              Les personnes visées sont celles qui ont du pouvoir ou sont susceptibles d’en avoir, elles sont de ce fait souvent riches et en nombre limité, ce qui limite l’ampleur du phénomène.
              Faudrait-il regretter que le processus ne soit pas généralisé à tous les pauvres ?

      3. Avatar de Garorock
        Garorock

         » Même ces électeurs du Texas infligent un revers historique à Donald Trump
        Dans la circonscription de Fort Worth, fief républicain depuis toujours, c’est bien le démocrate Taylor Rehmet qui remporte le poste de sénateur. Et plutôt largement.  »

        Hé bé. Si les familles nucléaires, peu éduquées et rétives aux préservatifs du Texas ne sont même plus fières d’avoir un président qui leur ressemble, Mister Todd ne va pas être content…

        1. Avatar de gaston
          gaston

          Pour savoir comment les familles nucléaires et rétives aux préservatifs sont éduquées, il faut suivre la Rolls Royce et le vison blanc (à partir de 9′ 04) :

          https://www.youtube.com/watch?v=c-ml5eesqZI&t=816s

          1. Avatar de Pascal
            Pascal

            A lire sur Mediapart
            « Caroline Lang, fille de Jack Lang, a fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore dans les îles Vierges. Figure influente du monde du cinéma, elle apparaît également sur le testament financier du criminel sexuel qui fait trembler les États-Unis. D’autres documents supposent des liens d’intérêt directs avec l’ancien ministre de François Mitterrand. »

            1. Avatar de Garorock
              Garorock

              La princesse héritière de Norvège aurait entretenu des contacts avec Epstein pendant des années, selon des documents.
               » « J’ai fait preuve d’un mauvais jugement et je regrette profondément d’avoir eu le moindre contact avec Epstein. C’est tout simplement embarrassant », a-t-elle déclaré dans un communiqué publié par le palais royal. »
              https://www.theguardian.com/world/2026/feb/01/norway-crown-princess-contact-epstein-files-appear-to-show

              1. Avatar de Pascal
                Pascal

                « embarrassant », c’est là tout à fait le mot qui convient !
                Grandeur et misère de la noblesse qui n’a que l’embarras du choix.
                Que la fête com… continue !
                https://youtube.com/watch?v=xsBq4bfi9Ug&si=SxrC7mK_PX2pMvxI

            2. Avatar de Otromeros
              Otromeros

              @Pascal 09h31
              Pardonnez mon non-référencement de votre présent comment 09h31 dans le ‘pavé’ qui suit plus bas… mais l’accouchement fut long , les interruptions fréquentes.. d’où ma distraction et ce passage tardif.
              J’espère que vous lirez  »  » « ma »  »  » prose.. et qu’elle vous intéressera…avec des compléments?

          2. Avatar de Garorock
            Garorock

            Oh non Gaston, pas un truc sur les curés! Ma religion est faites depuis longtemps sur ces hypocrites auto-bénis!
            Je préfère quand vous postez quelque chose sur les bonobos…
            😊

  9. Avatar de Hervey

    On reste abasourdi par le torrent d’horreurs et d’images enregistrées, classées, soigneusement comptabilisées, archivées … de gens bien sous tout rapport … on ne pensait pas de telles horreurs possibles … de plus compte tenu des liens Epstein/Poutine/KGB … encore plus étonnant ces … comment dire … ces doublons circulant d’un continent à l’autre mais secrètement gardés …!

    Dans quel monde vivions-nous ?

    Comparaison.

    Je repense à l’épisode Dante et Virgile passant un mauvais moment, bloqué aux enfers devant Dité, la ville entourée par les marais du Styx « que la grande puanteur exhale » et gardait par les diables … il faudra l’intervention divine de l’archange Saint Michel pour les tirer d’affaire.

    Comment ne pas entrevoir autre chose qu’une lueur d’espoir dans l’avènement de l’IA ?

  10. Avatar de Christian Brasseur
    Christian Brasseur

    Il n’y a rien de tel pour semer le doute et la confusion.

    1. Avatar de Garorock
      Garorock

      https://youtu.be/OEfOiQYCOH8?si=IfGPi36WPvPSo_pV
      Epstein : nouvelles publications du dossier

  11. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Ce qui suit m’a tout l’air vraisemblable (Liens bien connus de la « famille J.Lang PS » et EPSTEIN..) …

    « On » va en reparler bientôt amha…

    …  » Ces révélations mettent en lumière l’arrière-cuisine du RN. Le clan Le Pen veut s’extirper de ses liens troubles avec l’oligarchie russe, alors il se serait jeter dans les bras des capitalistes américains les plus crasses. D’après les documents révélés, Jeffrey Epstein et ses réseaux se sont activés pour aider la campagne de Jordan Bardella en 2019, levant plusieurs millions d’euros à cette fin.
    Les motifs de ce possible soutien financier sont explicites sous la plume d’Epstein et ses collaborateurs : l’avenir politique de Macron est beaucoup plus incertain en 2019 par rapport à 2017… Après l’hypothèque de l’option néolibérale, l’extrême droite est le meilleur moyen pour la bourgeoisie de maintenir sa domination politique et économique.
    La lumière doit être faite sur les liens entre Epstein et le Rassemblement National.
    D’après les documents révélés, le parti de Le Pen aurait bénéficié de l’aide financière du milliardaire pédocriminel, quelques mois à peine avant sa mort.
    Marine Le Pen et Jordan Bardella ont-ils effectivement touché ces 4,7 millions d’euros comme ces documents tendent à le démontrer ?
    Si c’est avéré, les complaisances de l’extrême droite avec la pédocriminalité, de Epstein à Morandini, ne troublent pas les rangs lepénistes, pourvu qu’elle serve leur communication ou leur porte-monnaie.
     » ++ Par Alexis Poyard

    https://linsoumission.fr/2026/02/01/scandale-epstein-le-pen-rn/

  12. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    « « J’ai été d’une naïveté confondante », observe aujourd’hui Caroline Lang , qui avoue ne pas avoir déclaré au fisc français sa société dans les îles Vierges. »

    C’est fou tous ces gens se trouvant naïfs dès lors qu’on les place face aux faits.

    Et aussi :

    « Une idée du prix ? », demande Epstein le 30 mars. Le lendemain, Jack Lang répond : « Le prix est 5 400 000 euros, offshore. »
    Interrogé par Mediapart, le président de l’Institut du monde arabe répond : « Je ne me souviens pas très bien de cette histoire , mais j’ai dû simplement transmettre les prétentions du vendeur, sans commentaire. »

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      € 5.400.000,00 … oublié(s)…mémoire défaillante…

  13. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    ( via ‘bard’ IA … interrogé comme il se doit… °(^!^)°…)
     » La situation concernant la succession de Jeffrey Epstein et ses liens avec la famille Lang (notamment via l’assureur Jean-Luc Brunel, qui était très proche de la famille et du milieu de la mode) est un dossier complexe, mêlant procédures judiciaires et fonds d’indemnisation.
    Voici un point de situation sur les éléments clés de cet héritage et des retombées pour les parties liées :

    1. La gestion de la succession (Estate)

    Depuis le décès d’Epstein en 2019, ses actifs (estimés à plus de 600 millions de dollars) ont été placés sous la gestion d’un fonds successoral aux Îles Vierges américaines.
    Contrairement à un héritage classique, la priorité n’a pas été donnée à des héritiers directs, mais à l’indemnisation des victimes.
    2. Le Fonds d’indemnisation des victimes (EVCP)

    Un programme indépendant, le Epstein Victims’ Compensation Program, a été mis en place pour éviter des décennies de procès.

    Montants versés : Plus de 125 millions de dollars (Note Otromeros : soit 25% du « paquet »..) ont été distribués à environ 150 femmes.

    Conséquence : En acceptant cet argent, les victimes ont dû renoncer à toute poursuite ultérieure contre la succession.

    3. Le lien avec la « sphère Lang » et Jean-Luc Brunel

    Si vous faites référence aux liens sociaux ou financiers impliquant certains membres de la famille Lang (notamment dans le milieu du mannequinat à Paris), l’histoire est marquée par la figure de Jean-Luc Brunel :

    Brunel était le fondateur de l’agence MC2 Model Management, financée en partie par Epstein.

    Il a été une pièce maîtresse du réseau Epstein en Europe.

    Suite à son suicide en prison en 2022, de nombreuses actions civiles se sont concentrées sur la saisie de ses biens ou la recherche de responsabilités au sein de ses anciennes structures.

    4. Où en est-on aujourd’hui ?

    Vente des actifs : La plupart des propriétés emblématiques (le townhouse de New York, l’île de Little St. James, le ranch du Nouveau-Mexique) ont été vendues pour alimenter le fonds d’indemnisation et payer les taxes gouvernementales .

    Poursuites collatérales : La justice s’est récemment tournée vers les institutions financières (comme JPMorgan et Deutsche Bank) qui ont facilité les mouvements d’argent d’Epstein, obtenant des accords se chiffrant en centaines de millions de dollars.

    Note importante : Si votre question porte sur un litige spécifique concernant un testament ou une branche précise de la famille Lang qui n’aurait pas été médiatisée, les documents sont souvent sous scellés ou font l’objet de règlements à l’amiable confidentiels.

    Souhaitez-vous que je recherche des détails plus précis sur les liens entre Epstein et les agences de mannequins françaises, ou sur un membre spécifique de la famille Lang ?

    oui : ‘La fille LANG’

    Je ne peux pas utiliser Google Workspace, car les paramètres Gmail requis sont désactivés. Activez ces paramètres, puis réessayez votre requête.
    Logo de l’outil
    Paramètres intelligents de Google Workspace
    Activer les deux paramètres de fonctionnalités intelligentes
    Refusé
    ———————————-

    Envoi de la totalité de la source dans ‘bard’ : https://linsoumission.fr/2026/02/01/scandale-epstein-le-pen-rn/

    ———————————–

    Les éléments que vous mentionnez semblent faire référence à une actualité très récente (février 2026) concernant la déclassification de nouveaux documents issus des archives privées de Jeffrey Epstein.

    Voici ce qui ressort des informations actuelles, notamment en lien avec l’article de L’Insoumission que vous avez cité et le nom « Lang » :
    1. La « Fille Lang » et le lien avec Epstein

    Le nom de la « famille Lang » dans cette affaire est historiquement lié à Anne Lang, une figure du mannequinat qui a été proche de Jean-Luc Brunel (l’agent français d’Epstein).
    ((( N.B. : L’affaire entourant Jean-Luc Brunel et son implication dans le réseau de Jeffrey Epstein a mis en lumière de nombreux noms du monde de la mode des années 80 et 90. Parmi eux, Anne Lang (parfois orthographiée Anne-Marie Lang) occupe une place particulière, souvent décrite comme l’une des collaboratrices les plus proches de l’agent français.
    Voici les points clés pour comprendre son rôle et sa relation avec Brunel :
    Anne Lang a été pendant longtemps la collaboratrice directe de Jean-Luc Brunel, notamment au sein de son agence MC2 Model Management.
    Contrairement à d’autres visages publics du mannequinat, Anne Lang est restée relativement discrète dans les médias après l’éclatement du scandale Epstein. Elle représente ce que les enquêteurs appellent souvent le « cercle rapproché », des personnes qui, par leur silence ou leur action logistique, auraient permis au système Brunel de perdurer pendant des décennies. )))

    Héritage et fonds : Dans les documents récemment déclassifiés, il est question des réseaux de Brunel et de la manière dont Epstein utilisait des agences de mannequins pour son trafic.

    Si vous parlez d’un « héritage », cela pourrait concerner la récupération de fonds ou de biens saisis après la mort de Brunel et d’Epstein, ou encore des témoignages de descendantes de cette sphère (souvent appelées « filles Lang » dans certains cercles sociaux parisiens) qui cherchent à obtenir réparation auprès de la succession (the Estate).

    2. Les révélations de février 2026 (Article cité)

    L’article que vous avez partagé évoque une nouvelle salve de documents déclassifiés le 31 janvier 2026. Voici les points clés :

    Financement politique : Des mails et SMS suggèrent qu’Epstein et ses associés auraient cherché à financer le Rassemblement National (RN) pour les Européennes de 2019.

    Montants : Il est question d’une somme de 4,7 millions d’euros qui aurait été évoquée sous forme de prêt à taux zéro pour la campagne de Jordan Bardella.

    Intermédiaires : Les documents citent des échanges impliquant Steve Bannon et des émissaires proches de Marine Le Pen (l’article mentionne Louis Aliot) .

    3. Pourquoi le nom « Lang » revient-il ?

    Dans l’affaire Epstein, le nom Lang apparaît souvent via :

    L’agence de mannequins : Les liens entre Jean-Luc Brunel, les agences de l’époque et les « filles » qui y travaillaient. Certaines victimes de l’époque font aujourd’hui valoir leurs droits sur l’héritage financier d’Epstein via le fonds d’indemnisation.

    Confusion possible : Il ne faut pas confondre avec d’autres personnalités politiques portant le même nom, car ici le lien est strictement lié au milieu de la mode et aux réseaux de Jean-Luc Brunel à Paris.

    En résumé : Si vous faites référence à une personne spécifique de la famille Lang cherchant à obtenir une part de « l’héritage » ou une indemnisation, cela s’inscrit dans le cadre global des 150 victimes ayant déjà reçu des fonds de la part de la succession Epstein, ou de nouvelles plaintes déposées suite aux révélations de 2026 sur les réseaux français.
    —————————————
    NB …. à une autre question plus précise sur Caroline Lang, ‘bard’ me ‘répond’ :
    Il est important de clarifier cette situation, car il s’agit d’une confusion assez fréquente liée à la médiatisation de l’affaire Epstein.
    Les faits sur Caroline Lang

    Non, Caroline Lang ne figure pas sur le testament de Jeffrey Epstein, et elle n’a aucun lien connu avec ses activités criminelles.

    La confusion provient généralement d’un amalgame entre deux éléments distincts :

    Le carnet d’adresses (« Little Black Book ») : Le nom de Caroline Lang apparaissait dans le carnet d’adresses personnel d’Epstein. Cependant, comme l’ont souligné de nombreux enquêteurs et journalistes, figurer dans ce répertoire ne signifie pas être impliqué dans les crimes d’Epstein, ni même l’avoir rencontré personnellement. Ce carnet contenait des centaines de contacts de la vie mondaine, politique et culturelle.

    Le testament : Le testament de Jeffrey Epstein, signé seulement deux jours avant sa mort en 2019, plaçait ses actifs (environ 577 millions de dollars) dans un trust appelé The 1953 Trust. Les bénéficiaires de ce trust n’ont jamais été rendus publics, mais rien n’indique que Caroline Lang en fasse partie.

    Pourquoi son nom est-il apparu ?

    Caroline Lang a fait carrière dans le milieu du cinéma (notamment chez Warner Bros). À ce titre, son nom circulait dans les cercles internationaux où Epstein gravitait pour étendre son influence. À l’époque, elle avait d’ailleurs précisé n’avoir aucun souvenir d’une relation suivie avec lui.

    Il est toujours délicat de naviguer entre les rumeurs et les documents officiels dans cette affaire très complexe. Souhaitez-vous que je vous aide à vérifier d’autres informations sur les documents déclassifiés liés à ce dossier ?

    Dont acte. Donc je stoppe.

    1. Avatar de Pascal
      Pascal

      GPT
      En tant que journaliste d’investigation spécialisé dans le dossier Epstein, la réponse est malheureusement assez claire : le silence des victimes n’est pas un effet collatéral, c’est un objectif central du dispositif d’indemnisation.

      Voici les mécanismes principaux, tels qu’ils apparaissent à l’analyse des accords, des procédures civiles et des pratiques habituelles dans ce type d’affaires.

      1. Les accords d’indemnisation étaient conditionnés à des clauses de confidentialité strictes

      Après la mort de Jeffrey Epstein en 2019, sa succession a mis en place un fonds d’indemnisation (Epstein Victims’ Compensation Program, 2020). Pour recevoir une compensation financière, les victimes devaient signer :

      * des clauses de non-divulgation (NDA),
      * des engagements à renoncer à toute poursuite civile future,
      * parfois des clauses interdisant explicitement de nommer des tiers ou de commenter publiquement les faits.

      Juridiquement, ces clauses sont présentées comme « standard ». Politiquement, elles sont extrêmement utiles.

      2. Protéger la succession… et surtout les tiers puissants

      Officiellement, il s’agissait de :
      * protéger la succession contre une avalanche de procès,
      * accélérer l’indemnisation sans passer par des années de procédures.

      En réalité, ces clauses ont surtout servi à :
      * éviter l’émergence de nouveaux noms,
      * empêcher la constitution d’un récit public cohérent et cumulatif,
      * limiter les risques pour des tiers non poursuivis mais potentiellement impliqués (clients, facilitateurs, réseaux).

      Dans l’affaire Epstein, le cœur du scandale n’est pas Epstein lui-même, mais son écosystème.

      3. Fragmenter la parole pour empêcher une vérité systémique

      Un point clé : les victimes ont été traitées individuellement, jamais collectivement.

      Conséquence :
      * chaque témoignage reste isolé,
      * aucune mise en commun structurée des récits,
      * impossibilité de produire une cartographie publique du système d’abus.

      C’est une stratégie classique dans les crimes impliquant des élites :
      > on indemnise pour éviter que la vérité ne devienne structurelle.

      4. Le chantage implicite : argent ou justice

      Beaucoup de victimes se trouvaient dans une situation de grande précarité psychologique et économique. Le choix réel était souvent :

      * accepter l’indemnisation + se taire,
      ou
      * refuser et affronter seule des années de procédures, avec un risque élevé de prescription, d’intimidation ou d’échec.

      Ce n’est pas un consentement libre au sens moral, mais un consentement sous contrainte structurelle.

      5. Une pratique légale, mais profondément politique

      Rien de tout cela n’est illégal en soi. C’est précisément le problème.

      Ces accords :
      * respectent le droit civil,
      * violent l’intérêt public à la vérité,
      * transforment des crimes systémiques en dommages privés réparables.

      On ne nie pas les faits. On les neutralise.

      6. Ce que cela révèle, au fond

      L’affaire Epstein montre une chose essentielle :
      > le droit contemporain sait indemniser la souffrance,
      > mais il est de plus en plus organisé pour **empêcher la vérité de circuler** quand elle menace des rapports de pouvoir.

      Le silence des victimes n’est donc pas un oubli de la justice. C’est un produit fini du système.

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        (En passant…) Un grand coup de chapeau à ‘ GPT-Pascal 02-02 à 20h38 ‘ … Une synthèse en « inox » ..°(^!^)°

  14. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Dernière précision ( source ‘certaine’ … pour contenu +- incertain) :

    … » Autre personnalité connue du débat public à se voir citée dans cette masse de documents : Jack Lang. Ce n’est pas la première fois que l’ex-ministre de la Culture, dont la proximité avec le milliardaire était déjà connue, est mentionné en marge de cette affaire tentaculaire. Mais cette fois il est question d’argent, et de beaucoup d’argent. Mediapart révèle ainsi que Caroline Lang, fille de Jack Lang, figurait même sur le testament du financier, sur lequel « 5 millions de dollars » lui étaient promis, révèle le site d’investigation. La même avait fondé en 2016 avec Jeffrey Epstein une société offshore basée dans les Îles Vierges américaines, dont l’objectif était d’investir dans l’art.

    En outre, le site souligne que la famille Lang entretenait de vrais liens, culturels, amicaux et financiers, avec le milliardaire. Au point qu’un film sur la vie de Jack Lang financé par Jeffrey Epstein était dans les tuyaux, comme l’avaient révélé Politico et le Canard enchaîné. Homme de réseaux et fort de son influence, Jeffrey Epstein veillait à entretenir des liens avec des personnalités proches du pouvoir, ou pouvant y accéder, en France et ailleurs. C’est ainsi que l’on découvre un échange entre le financier et le mathématicien Cédric Villani, fraîchement élu député En Marche ou avec l’ex-conseiller au cabinet de Nicolas Sarkozy, Olivier Colom, au sujet notamment de la carrière de Bruno Le Maire.

    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/les-dossiers-epstein-eclaboussent-de-loin-des-politiques-francais-voici-lesquels_259916.html

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      C’est le moment où mon niveau d’anglais oral atteint le sommet de son insuffisance… °(^!^^)°….

  15. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    En relation :  » Sextorsion  » : Un avertissement de ‘ChjldFocus’ ( belge-post aff.DUTROUX )

    https://www.lesoir.be/712275/article/2025-11-21/sextorsion-explosion-des-cas-chez-les-garcons-child-focus-riposte-avec-payboy

  16. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Tout ce tas de boue mérite un temps de réflexion.. prendre l’air…

    https://www.lalibre.be/galerie/belgique/societe/2025/12/11/le-dubus-V67NVIHTSJGEFNEIQWGIPLLTUU/

  17. Avatar de gaston
    gaston

    Déclaration aujourd’hui de Donald Truk, premier ministre polonais :

    « De plus en plus d’indices, d’informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile [Epstein] sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes. »

    « Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point la possibilité de plus en plus probable que les services de renseignement russes aient coorganisé cette opération est grave pour la sécurité de l’état polonais. »

    « Cela ne peut que signifier qu’ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd’hui. »

    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-pologne-va-enqueter-sur-les-liens-possibles-entre-epstein-et-la-russie-9c3bd9fc1646e8ca658e2b82988715dd

  18. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Un complément fort bien documenté…semble-t-il..
    https://frustrationmagazine.fr/ce-que-les-epstein-files-disent-de-la-bourgeoisie-etats-unienne-et-francaise

    On y découvre (aussi) le salaire mensuel du président (depuis 2013…) de l’Institut du monde arabe, basé à Paris…

    1. Avatar de Otromeros
      Otromeros

      Pour ceux qui préfèrent l’oral…….
      https://youtu.be/BzepDW33Qwo?si=4ObSb-3tfh8tNAVL … ou ça en supplément :
      https://www.youtube.com/watch?v=cXNyPGCLIPQ

      « … la cour est pleine!…  » Mais tout cela fait oublier le Donald orange..!!!!!!!!!!

  19. Avatar de Hervey

    Accès à la nébuleuse Epstein.
    Navigation, tableau de bord à portée de clics, mots clés etc …

    https://epsteinvisualizer.com

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Hervey on y trouve que DSK (peu représentant d’une restriction sexuelle) ne semblait pas en relation, mais que Jeffrey avait été averti par mail d’une hypothèse selon laquelle DSK (alors au FMI) aurait eu une information selon laquelle le stock d’or à Fort Knox serait surévalué.

  20. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Une facette discrète d’EPSTEIN……….. Epstein, du transhumanisme à l’eugénisme

    ————————————————–
    QUESTION : « ferme » de bébés à la demande en Ukraine

    RÉPONSE : L’association entre Jeffrey Epstein, le transhumanisme et l’eugénisme repose sur des projets documentés visant à utiliser la technologie pour « améliorer » l’espèce humaine, tandis que la situation en Ukraine concerne un marché de la procréation médicalement assistée très permissif.

    Voici une analyse des liens et des réalités derrière ces sujets :

    Jeffrey Epstein : Le projet du « Baby Ranch »

    Jeffrey Epstein n’était pas seulement un financier impliqué dans des réseaux criminels ; il finançait largement des recherches scientifiques et gravitait autour du mouvement transhumaniste (l’idée d’augmenter les capacités humaines via la technologie).

    L’obsession génétique : Epstein souhaitait « ensemencer » l’humanité avec son propre ADN. Il avait pour projet d’imprégner jusqu’à 20 femmes à la fois dans son ranch du Nouveau-Mexique afin de créer une lignée « supérieure ».

    Transhumanisme et Eugénisme : Il entretenait des liens étroits avec des scientifiques de haut niveau et des partisans de l’eugénisme moderne. Ses intérêts incluaient la cryogénisation (faire congeler sa tête et son sexe pour une résurrection future) et l’intelligence artificielle pour optimiser la sélection génétique.

    Financement : Il a fait des dons importants à des organisations comme Humanity Plus , qui prône l’usage éthique des technologies pour dépasser les limites biologiques humaines.

    L’Ukraine : La « Ferme à bébés » de l’Europe ?

    L’expression « bébés à la demande » en Ukraine fait référence à l’industrie massive de la Gestation Pour Autrui (GPA) et des biotechnologies de la reproduction, facilitée par une législation très souple.
    1. Un hub mondial de la GPA

    L’Ukraine est l’un des rares pays où la GPA commerciale est légale pour les couples étrangers hétérosexuels. Le coût y est nettement inférieur à celui des États-Unis, ce qui a créé un véritable marché :

    Environ 2 000 à 2 500 bébés naîtraient chaque année via GPA en Ukraine pour des clients internationaux.

    Le conflit actuel a mis en lumière cette industrie, avec des nouveau-nés bloqués dans des abris en attendant que leurs parents d’intention puissent traverser la frontière .

    2. Technologies de « bébés sur mesure »

    L’Ukraine est également à la pointe de techniques controversées :

    Le transfert pronucléaire (bébés à « trois parents ») : Cette technique, utilisée pour contourner l’infertilité mitochondriale, consiste à combiner l’ADN de deux femmes et d’un homme . L’Ukraine a été l’un des premiers pays à l’appliquer cliniquement.

    Absence de ratifications éthiques : Bien que l’Ukraine ait signé la Convention d’Oviedo (qui interdit la modification de la lignée germinale humaine), elle ne l’a jamais ratifiée , laissant un vide juridique propice aux expérimentations génétiques.

    Existe-t-il un lien direct ?

    Il n’existe pas de preuve établie qu’Epstein ait directement financé ou utilisé des cliniques ukrainiennes pour ses projets de « ferme à bébés ». Cependant, les deux sujets se rejoignent sur la thématique de la marchandisation du corps et de l’usage des biotechnologies pour répondre aux désirs de sélection de l’élite mondiale.

    L’idéologie transhumaniste d’Epstein et la réalité commerciale ukrainienne illustrent, chacune à leur manière, les dérives possibles d’un eugénisme « libéral » où la technologie permet de s’affranchir des limites naturelles pour ceux qui en ont les moyens.

    —–+++++—++++

    QUESTION : …………..

    RÉPONSE : Dans un mail envoyé à la fin de ce même mois d’août, Bishop annonce à Epstein être notamment en train de procéder à « davantage de tests sur des souris dans mon laboratoire en Ukraine », précisant brièvement qu’il s’agit de manipulations d’ordre chirurgical ainsi que de micro-injections. Des expérimentations en Ukraine menées en parallèle de tests de qualité de sperme, à l’aide de sondes fluorescentes, effectués par un « amateur dans le Mississipi », évoque encore Bishop.
    « J’aime bien l’idée : implanter l’embryon, attendre neuf mois… et un beau final », lui avait écrit – quelques minutes plus tôt – Jeffrey Epstein.

    Cette correspondance, révélée par plusieurs enquêtes journalistiques (notamment par le New York Times et MIT Technology Review), met en lumière les ambitions eugénistes concrètes de Jeffrey Epstein et ses liens avec le milieu de la biotechnologie.

    Voici le décryptage des éléments que vous mentionnez :
    1. Le rôle de William « Bill » Bishop

    L’interlocuteur dans ce mail est William Bishop, un scientifique qui se présentait comme un expert en génétique et en reproduction. Il n’était pas un chercheur académique conventionnel, mais plutôt une figure évoluant dans les cercles « transhumanistes » radicaux.
    2. Pourquoi l’Ukraine ?

    Le choix de l’Ukraine par Bishop pour mener des tests sur des souris et des manipulations génétiques n’est pas anodin :

    Législation permissive : Comme mentionné précédemment, l’Ukraine dispose d’un cadre juridique très souple concernant les biotechnologies et la reproduction assistée.

    Externalisation des recherches sensibles : Pour des projets à la limite de l’éthique (comme les micro-injections sur embryons ou les manipulations chirurgicales), l’Ukraine offrait à l’époque une discrétion et une liberté d’action difficiles à obtenir aux États-Unis ou en Europe de l’Ouest.

    3. La vision d’Epstein : « L’humain comme produit »

    La réponse d’Epstein — « J’aime bien l’idée : implanter l’embryon, attendre neuf mois… et un beau final » — illustre une vision purement instrumentale de la procréation.

    Le « Beau Final » : Cette expression suggère que pour Epstein, l’enfant n’est pas une personne mais le résultat d’un processus de fabrication optimisé.

    L’obsession de la perfection : Les tests de qualité de sperme mentionnés et les sondes fluorescentes (utilisées pour marquer des gènes spécifiques ou vérifier l’intégrité de l’ADN) confirment sa volonté de sélectionner les « meilleurs » caractères génétiques.

    4. Le lien entre les deux sujets

    Votre extrait fait le pont direct entre :

    L’idéologie d’Epstein : L’utilisation de sa fortune pour créer une race de « surhumains » à partir de son propre matériel génétique (transhumanisme appliqué à l’eugénisme).

    L’infrastructure ukrainienne : L’utilisation des laboratoires et du savoir-faire clinique de ce pays pour mener des recherches que l’éthique occidentale réprouve.

    Ce mail confirme que les projets d’Epstein n’étaient pas seulement des fantasmes de milliardaire, mais des tentatives concrètes de mise en œuvre technique, utilisant des zones grises géographiques et juridiques pour contourner la morale scientifique.

    Souhaitez-vous explorer davantage l’implication d’autres scientifiques de renom (comme George Church ou Marvin Minsky) dans le réseau d’Epstein ? « 

  21. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    Un point de vue « entendable » … glané ailleurs…°(^!^^)°…

     »  »  » Dossier Epstein : cacher des choses par un excès de transparence ?

    Après la publication des millions de documents dans l’affaire Epstein, on pourrait s’interroger pour quelle raison la Justice américaine dévoile les faits sur lesquels elle avait gardé les yeux grand fermés pendant des décennies et si les personnes impliqués haut-placées vont effectivement en assumer les conséquences juridiques.
    Depuis quelques jours, l’affaire Epstein fait, à juste titre, couler beaucoup d’encre, tant le sujet est sensible.
    À juste titre car si les faits se confirment, il s’agit de l’affaire la plus grave de toute l’histoire du crime. Non seulement par son caractère massif, mais encore parce qu’elle touche de nombreux chefs d’États et d’entreprises.
    Si beaucoup se sont jetés comme des morts de faim sur les documents communiqués le 31 janvier dernier par le ministère américain de la Justice, j’avoue être resté un peu distant.
    Pensez, plus de trois millions de documents…Ce n’est pas dans une botte de foin qu’on cherche une aiguille, mais dans toute la grange. J’ajoute que cette manière de livrer en pâture au public des masses de document me laisse un peu perplexe, drôle de procédé.
    En effet, plutôt que de livrer des noms publics à la vindicte (Gates, Lang, Clinton), la Justice ne devrait pas attendre pour faire son travail et, s’il y a lieu, demander des comptes à ces gens et à d’autres.
    Là, on met, virtuellement, dans les mains du public des tonnes de papier en lui disant « débrouille-toi, nous on s’en lave les mains ».

    J’en viens même à me poser une question : un avocat avait raconté que, dans une affaire, une technique pour cacher des informations à la partie adverse était de la noyer de documents .
    Au lieu de retenir le plus de documents possible, on submergela partie adverse d’informations , afin de lui faire perdre du temps à chercher la bonne information.
    D’où ma question, n’est-on pas en train de cacher des choses par un excès de transparence ? Cette pléthore d’informations n’aurait-elle pas pour effet de pourrir le dossier, exactement comme trop d’eau pourrit une plante au lieu de l’hydrater ?
    En outre, pourquoi la Justice s’intéresserait maintenant à ce sur quoi elle a gardé les yeux grand fermés pendant des décennies ? Car enfin les dossiers mis au jour ne font que confirmer ce que tout le monde sait plus ou moins déjà.
    En revanche, j’imagine que les boîtes d’experts spécialisés en communication de crise se frottent les mains. Certaines conseillent à leurs clients de se faire tout petits, tandis que d’autres conseillent au contraire d’aller clamer haut et fort sur tous les médias qu’ils n’ont rien fait et qu’ils n’y sont pour rien et que tout ça est de la calomnie…
    Nous l’avons vu, au bout du compte, la notoriété publique de ces affaires n’a qu’un effet incertain sur l’institution judiciaire qui sait prendre son temps pour ne pas juger.
    Parce que tout le monde est scandalisé de ce que le Prince Andrew est gravement impliqué, à telle enseigne qu’il s’est vu déchoir de ses titres par son frangin, mais peu nombreux finalement réclament sa comparution devant la justice, non seulement pour le punir comme il se doit, mais surtout pour établir les faits.
    En conclusion… peu importe de savoir qu’un tel ou un tel est impliqué dans de sordides affaires criminelles… si au bout du compte il ne doit être sanctionné que par la déchéance d’une infime partie de ses privilèges.
    Il n’est pas exclu hélas de penser que nos dirigeants comptent sur le fait que le voyeurisme suffira à étancher dans l’opinion la soif de justice.
     »  » « 

  22. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    MdP …………… E P S T E I N ……………… le financier ………………..par Martine ORANGE

    G É N I A L d’intérêt général

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    Dossier
    Dans la toile de Jeffrey Epstein
    L’affaire Epstein, miroir d’une élite offshore

    Il est impossible de dissocier le financier criminel du monde dans lequel il évolue. Les millions de documents publiés par le département de la justice des États-Unis renvoient l’image hideuse et glaçante d’une classe dirigeante globalisée qui a prospéré avec le néolibéralisme et fait désormais sécession.

    Martine Orange

    13 février 2026 à 08h09

    13 février 2026 à 08h09

    « Il« Il faut que cela s’arrête. » Trois jours après la publication des trois millions de documents par le ministère de la justice états-unien, Donald Trump essayait à nouveau de refermer au plus vite le dossier Epstein face aux nuées de questions des journalistes. Mais malgré sa volonté, cela ne s’arrêtera pas. Une onde de choc mondiale est en train de se déployer au fur et à mesure que des noms, des faits, des conversations, des structures sont exhumés de cette masse gigantesque de documents.

    En une semaine, les dégâts sont déjà considérables. En Europe en tout cas. Après la découverte de ses liens d’affaires révélés par Mediapart avec l’infréquentable financier, Jack Lang a présenté sa démission de l’Institut du monde arabe. En Grande-Bretagne, le scandale Mandelson, contraint de démissionner de son poste d’ambassadeur aux États-Unis dès septembre après la révélation de son étroite proximité avec Jeffrey Epstein, n’en finit pas de s’étendre. La démission du chef de cabinet du premier ministre britannique, Keir Starmer, le 8 février n’est que l’ultime tentative du gouvernement travailliste pour survivre.
    Illustration 1
    Bill Gates, Steve Bannon, Richard Branson avec Jeffrey Epstein. © Photomontage Mediapart avec documents diffusés par le ministère de la justice des États-Unis

    En Norvège, au-delà de la mise au jour des liens familiers qu’entretenait la princesse Mette-Marit, la découverte que des personnalités de premier plan faisaient partie du cercle des intimes du prédateur sexuel est en train de secouer tout le pays. L’ancien premier ministre travailliste, Thorbjørn Jagland – qui a été également membre du comité Nobel et secrétaire général du Conseil de l’Europe –, est directement mis en cause, tout comme le diplomate Terje Roed-Larsen, un des acteurs de la paix d’Oslo, ou encore l’homme politique Børge Brende, président du Forum de Davos depuis 2017. Les organisateurs du Forum économique mondial ont annoncé le 5 février ouvrir une enquête pour déterminer les liens de ce dernier avec Jeffrey Epstein.

    Le Wall Street journal, journal de référence du monde financier, ne se trompe pas sur les dangers du moment. « Pour ceux qui se trouvent en dehors du cercle restreint des puissants – les milléniaux antiboomers, la génération Z, les sous-payés et les personnes lésées –, les révélations concernant Epstein confirment une histoire sordide qu’ils soupçonnaient depuis longtemps. Les voilà, les riches et les puissants, certains exprimant leur sympathie pour un criminel parmi eux, souvent pour protéger les leurs », écrit Pamela Paul, une des chroniqueuses du journal, le 6 février.

    En quelques jours, l’affaire Epstein a changé de dimension. Ce n’est plus seulement un vaste scandale de pédocriminalité, d’agressions et de sévices sexuels impliquant milliardaires, têtes couronnées et puissant·es. La mise au jour des millions de documents, échanges privés, courriels, photos, vidéos concernant pratiquement l’ensemble de ce monde globalisé, où se mêlent financiers, politiques, géants du numérique, vieilles familles de l’establishment, universitaires, conseillers de tous ordres, vedettes, figures médiatiques, agit comme une bombe à fragmentation. Elle tend le miroir hideux et glaçant vers une classe dirigeante mondialisée, ayant perdu toute limite, toute morale, dominée par la prédation, la corruption, la compromission et l’impunité.
    La nouvelle aristocratie

    Impossible, en effet, de dissocier Jeffrey Epstein du milieu dans lequel il évoluait. Il est le produit des dérives de cette caste hors sol qui prospère depuis l’essor du capitalisme financiarisé. Pendant des années, il est l’un des leurs, sachant capter, manipuler grandes fortunes, financiers, héritiers, en tirer profit ou les faire chanter.

    L’offshore est leur monde. « Tu es où ? », ne cesse de demander Jeffrey Epstein à chacun de ses interlocuteurs. De New York à Beyrouth, en passant par Londres, Paris, Berlin ou Oslo, sans parler des îles paradisiaques, ils transhument de point en point, n’ayant aucun port d’attache. Ils ont fait sécession, comme l’a documenté l’historien canadien Quinn Slobodian dans son essai Le Capitalisme de l’apocalypse (Seuil, 2025).

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    21 janvier 2025

    Tous se rêvent comme la nouvelle aristocratie mondiale, la fréquentation des têtes couronnées et des familles royales – ce qu’Epstein a parfaitement intégré dans son système – venant les conforter dans le statut auquel ils aspirent. Car ils ne sauraient côtoyer les gens qui ne sont rien. Pour eux, d’ailleurs, ils n’existent pas. Ils sont invisibles, comme le sont les centaines de victimes d’Epstein.

    Les mails publiés fourmillent d’anecdotes où on se prête, on s’échange, on demande, maisons somptueuses, avions et yachts privés. En achetant Little Saint James, son île privée, Jeffrey Epstein utilise tous les ressorts de cette caste qui exige un traitement à part, des privilèges. Il en fait à la fois son lieu de débauche, au sein duquel se nouent des pactes de corruption, et une de ses bases capitalistiques car la fiscalité et la réglementation y sont quasi inexistantes. Devant le comité de l’île chargé de lui donner son agrément pour enregistrer ses fonds et ses sociétés, Jeffrey Epstein explique alors qu’il est « le docteur financier pour les riches », comme le rapporte une très longue enquête du New York Times.

    Tous partagent la même obsession : s’enrichir au plus vite, échapper par tous les moyens à l’impôt, n’avoir aucun lien avec le collectif, le public, n’avoir aucun compte à rendre à quelque institution étatique que ce soit.
    L’évasion fiscale, moteur de leur enrichissement

    Des « Panama Papers » aux « Offshore Leaks », en passant par les « Paradise Papers », de nombreuses enquêtes journalistiques mondiales ont mis à nu le système globalisé d’évasion fiscale reposant sur des montages opaques et des fraudes pour permettre aux plus riches d’échapper à l’impôt. Les trusts, qui permettent de cacher les bénéficiaires réels des fortunes accumulées, en sont les pierres angulaires. Les fonds montés comme des poupées gigognes pour atterrir dans des paradis fiscaux de plus en plus obscurs en constituent les mécanismes indispensables.

    Les « Epstein Files » apportent un éclairage supplémentaire. Ils montrent au jour le jour le fonctionnement de cette grande machinerie d’évasion fiscale mise au point pour les riches, où se rencontrent gestionnaires, banquiers, avocats et grandes fortunes. Malgré des honoraires dépassant parfois les 8 500 dollars l’heure, les clients préfèrent payer des fortunes – le total doit dépasser parfois plus que ce que leur demande le fisc – à ces intermédiaires privés plutôt que de s’acquitter des impôts dus. Ainsi, Ariane de Rothschild, dirigeante de la société Edmond de Rothschild, a accepté, outre les commissions versées à d’autres conseils, de payer 25 millions de dollars à Jeffrey Epstein pour lui éviter les pénalités des autorités fiscales états-uniennes.

    Jeffrey Epstein connaît tout de ces mécanismes. Il les a appris chez Bear Stearns, une banque d’investissement new-yorkaise de prestige, emportée par la crise financière de 2008. Il y fait ses débuts en 1976 après avoir convaincu un des parents d’élèves de la Dalton School, un établissement de l’élite new-yorkaise, où il enseigne comme professeur de mathématiques – après avoir menti sur ses diplômes –, de l’aider à être embauché. À 23 ans, il découvre toutes les ficelles du monde financier.
    Illustration 2
    Jeffrey Epstein a fait ses débuts à la banque Bear Stearns en 1976. © Photomontage Mediapart avec documents diffusés par le ministère de la justice des États-Unis et photo Mario Tama Getty Images via AFP

    Alors que le néolibéralisme fait ses premiers pas dans le monde occidental, le monde de la finance se sent pousser des ailes. Il veut mettre à bas les vieux schémas imposés par les réglementations bancaires et financières, bousculer les institutions bancaires comme Bank of America ou Citibank. « Greed is good » (« la cupidité, c’est bien ») est désormais le mot d’ordre de Wall Street et du monde financier américain. Tous les coups sont permis.
    Premières fraudes, première impunité

    Jeffrey Epstein n’a pas besoin d’encouragements. Il comprend très vite les montages et les schémas d’optimisation fiscale. Mais il comprend encore plus vite les moyens de se faire un nom, une place dans ce monde des grandes fortunes, où on ne parle encore qu’en millions, qu’il a mission d’attirer vers Bear Stearns. Outre son inclination à vouloir briller, il met en place le système pour se constituer un réseau de plus en plus étendu.

    Avant même d’enrôler Ghislaine Maxwell, il commence à jeter son dévolu sur les filles de grands entrepreneurs ou de financiers, de jeunes femmes influentes qui le présentent auprès d’amis ou de connaissances, l’amènent dans des soirées privées. Et quand il n’est pas accompagné par ces relais d’influence, il ne manque jamais d’être accompagné de mannequins. Aujourd’hui, nombre d’hommes interrogés disent ne pas se souvenir de ces jeunes femmes avec lesquelles ils ont posé sur des photos dans des soirées privées. Mais à l’époque, cela impressionne, comme le reconnaîtra plus tard Leon Black, cofondateur du fonds Apollo avec lequel il nouera une relation très étroite (voir plus bas).

    À 27 ans, Jeffrey Epstein est nommé associé. Il est le plus jeune partenaire dans l’histoire de la banque. Il gagne déjà 200 000 dollars – une fortune à l’époque – par an. Le magazine Cosmopolitan lui décerne son titre de « célibataire du mois », le décrivant comme une « dynamo » qui « ne parle qu’à des gens qui gagnent plus d’un million par an ».

    Mais l’ascension tourne court. Epstein est soupçonné de fraudes et de manipulations dans certaines opérations qu’il a menées. Pourtant, la direction de Bear Stearns ne dit rien, ne porte pas plainte et décide de le couvrir face aux enquêteurs de la SEC (Securities and Exchange). La justice normale ne saurait se mêler des affaires des puissants. En 2025, un des anciens responsables de la banque avouera ses regrets de ne l’avoir pas arrêté à ce moment-là. Trop tard.

    Jeffrey Epstein a déjà pris la mesure des mécanismes d’impunité qui fonctionnent dans ces milieux : on se couvre, on se protège. Il quitte la banque discrètement. Mais il continue d’entretenir des relations avec certains membres. Celles-ci ne cesseront de se renforcer au fur et à mesure qu’il développe son réseau d’affaires.
    Le tremplin de Victoria’s Secret

    Car le sulfureux financier ne tarde pas à rebondir. Avec un avocat, John Pottinger, il fonde un cabinet à New York. Leur but : proposer des stratégies et des schémas d’évasion fiscale à des clients fortunés. L’époque des comptes numérotés en Suisse, ou même des sociétés immatriculées aux Bahamas ou dans le Delaware, est révolue. Une nouvelle finance est en train d’émerger, qui veut s’émanciper des circuits classiques.
    Illustration 3
    © Photomontage Mediapart avec documents diffusés par le ministère de la justice des États-Unis

    Les fonds d’investissement, les hedge funds, les family offices commencent à faire leur apparition. Se considérant comme des sortes de clubs, ils appellent amis et connaissances fortunés pour constituer des tours de table pour mener des opérations financières indépendantes et s’en partager à un moment les bénéfices. Tout ce qui peut être financiarisé – immobilier, entreprises, opérations de négoce – les intéresse. Tout, pourvu que cela dégage de gros profits et échappe au fisc.

    Dans ce nouveau monde financier, Jeffrey Epstein gagne très vite sa place. Il trouve des clients pour participer à certaines de ses opérations – certaines se révéleront par la suite frauduleuses –, joue l’entremetteur pour les fonds à la recherche de clients fortunés prêts à investir.

    Mais son plus beau coup dans cette fin des années 1980 est quand il parvient à s’imposer comme gestionnaire de fortune de Leslie Wexner, fondateur de Victoria’s Secret. Les défilés de cette maison de lingerie féminine sont alors des événements où les grandes fortunes, artistes et autres célébrités se pressent. Ces défilés lui permettent aussi d’attirer des clients et de leur proposer des mannequins comme proies, donnant lieu plus tard à des chantages, intimidations, et garantissant l’omerta.

    Plus tard, le milliardaire regrettera amèrement de lui avoir fait confiance. Il n’a jamais révélé combien il a perdu lorsque sa fortune était sous gestion du financier véreux. En 2008, Epstein a accepté de verser 100 millions de dollars à la fondation Wexner qui l’accuse de vol.
    Dans les cercles des happy few

    En attendant, Jeffrey Epstein continue son ascension vers les sommets de l’élite new-yorkaise. En 1988, il est déjà multimillionnaire, possède plusieurs biens immobiliers, dont une maison en Floride juste à côté de celle de Donald Trump. Les deux hommes se fréquentent assidûment. Ils ont les mêmes connaissances, les mêmes goûts, les mêmes lieux de débauche.

    Il est de plus en plus introduit dans le monde financier. Plus que les grandes banques, ce sont les fonds d’investissement, les gestionnaires d’actifs, les représentants des family offices, les avocats d’affaires qui l’intéressent. Un monde qui ne connaît pas les barrières de la réglementation. Il est devenu membre du conseil de l’Académie des arts de New York, ce qui lui permet d’élargir encore son réseau. On le voit partout dans les vernissages, les galas de charité, les fêtes mondaines, échangeant avec les puissants, présentant les uns aux autres.

    Son association avec Ghislaine Maxwell, en 1992, va encore élargir sa sphère d’influence. Elle lui donne accès à de nouveaux lieux de pouvoir, de nouvelles personnalités, auprès desquelles il prodigue conseils et « bons plans d’investissements » financiers, immobiliers ou artistiques, en échange de commissions bien sûr. Il commence à fréquenter le monde politique, rencontre plusieurs sénateurs. En 1995, il est suffisamment connu pour laisser directement des messages au bureau de Bill Clinton, à la Maison-Blanche. Un trophée qu’il ne manquera pas d’exhiber des années durant (voir encadré).

    Beaucoup de rumeurs circulent déjà dès cette époque sur Jeffrey Epstein. Mais tout le monde se tait. Dans le monde financier, il a la réputation d’un homme « brutal, dur en affaires, belliqueux », comme en témoigne devant un tribunal l’ancien directeur financier du fonds Zwirn en faillite – partenaire de ce fonds, Epstein a exigé en 2006 le remboursement immédiat de 50 millions de dollars au détriment de tous les autres investisseurs, précipitant l’effondrement du fonds. « Dan [son supérieur – ndlr] pensait que Jeffrey voulait qu’on se prosterne devant lui », poursuit-il devant le juge.

    Plus tard, des personnels d’Epstein porteront plainte contre lui pour harcèlement moral, comme le lui rappelle dans un mail en 2018 l’avocate Kathryn Ruemmler, ancienne conseillère d’Obama puis avocate chez Goldman Sachs, devenue très proche du financier. Celui-ci l’a désignée comme une de ses exécutrices testamentaires – à sa mort, la fortune d’Epstein sera estimée à plus de 500 millions de dollars, mais aucune enquête officielle n’a été menée à ce sujet. Informée de cette proximité, la direction de Goldman Sachs a décidé de cacher cette information jusqu’à la publication des documents judiciaires.

    (((((((((((((((((((((Clinton, Mandelson : illustrations de la collusion politique

    Les dizaines de photos et documents l’attestent. Bill Clinton est une prise de choix pour Jeffrey Epstein. Il ne manque jamais de citer son nom lorsqu’il éprouve le besoin d’étaler son pouvoir d’influence et de livrer des listes de noms en pâture. Le 42e président des États-Unis, en fonction entre 1993 et 2001, est choyé par le monde financier : il est le président qui a fait cause commune avec Wall Street.

    Bien plus que sous l’administration Reagan, c’est sous ses mandats qu’est lancé le grand mouvement de déréglementation financière. Il fait adopter ainsi la suppression du Glass-Steagall Act, qui instaurait une stricte réglementation du monde bancaire. Il poursuit la libéralisation des marchés financiers et met en sommeil les contrôles antitrusts. Convaincu par les discours des sphères financières, il fait siennes leurs revendications de continuer d’abaisser les impôts et de ne surtout pas taxer les riches. Des préceptes encore en vigueur dans le camp démocrate.

    En contrepartie, le monde financier a su se montrer généreux pour assurer la vie d’après de Bill Clinton. Jeffrey Epstein y participe activement : il devient un important donateur de la Fondation Clinton et recrute nombre d’amis et de connaissances pour y participer.

    Et puis il y a les à-côtés, les avions privés, les séjours gratuits, les soirées d’élite où Bill Clinton est l’invité vedette. L’ancien président a juré officiellement que cela n’était jamais allé plus loin, qu’il n’avait jamais pris part aux orgies organisées par le financier véreux.

    Il y a un autre responsable politique qui fait l’objet de toutes les attentions de Jeffrey Epstein : Peter Mandelson. Surnommé « le prince de l’ombre », il est celui qui, derrière Tony Blair – premier ministre entre 1997 et 2007 –, a conceptualisé le New Labour. Pour lui aussi, le Parti travailliste doit en finir avec l’idée périmée de lutte de classes et embrasser le capitalisme moderne, en veillant surtout à ne pas entraver les forces créatrices du capital.

    Dès le milieu des années 2000, Epstein se rapproche de cet homme influent. En 2010, Peter Mandelson, alors ministre de l’économie, se félicite d’avoir tué dans l’œuf le projet de taxation des plus hauts revenus. Par la suite, il informe Jeffrey Epsein que l’Union européenne va débloquer 500 milliards pour sauver la zone euro. L’information, délivrée cinq heures avant le communiqué officiel, vaut des milliards. C’est le plus important délit d’initiés mondial jamais connu.

    Mais il en attend des contreparties. Après la perte des élections par le Parti travailliste en décembre 2010, il cherche à se recaser dans le milieu financier, particulièrement JPMorgan. Et il compte sur l’aide de son ami Epstein. « À ce stade de ma vie post-ministérielle, je suis en pleine formation. Mais j’apprends vite. Mon objectif est d’acquérir suffisamment de connaissances et de contacts à temps pour participer à des deals réels. Je ne veux pas vivre uniquement de mon salaire », lui écrit-il.))))))))))))))))))))))))))

    L’âge d’or de la finance de l’ombre

    Ce n’est qu’un hasard de calendrier. En 2008, Jeffrey Epstein, condamné pour agressions sexuelles sur mineurs, purge ses treize mois de prison en Floride. En 2008, Wall Street s’effondre après l’explosion des subprimes. La crise financière menace tout le système financier international.

    Après cette condamnation, Jeffrey Epstein n’aurait jamais dû réapparaître dans les sphères financières et dirigeantes. Après cette crise, le système capitaliste aurait dû en sortir profondément réformé. Pourtant, l’un comme l’autre sont plus renforcés que jamais à l’issue de cette période.

    L’intervention massive des banques centrales, les politiques monétaires accommodantes partout dans le monde, ont permis d’épargner le système : le monde financier a capté 90 % des facilités monétaires accordées par les banques centrales, aggravant les inégalités. Plus tard, Jeffrey Epstein continuera de vanter les vertus de l’argent magique. « Un taux zéro, c’est encore trop haut », écrit-il en 2018 à Peter Mandelson.

    Le financier soutient d’autant plus cette politique de la finance de l’ombre, celle des hedge funds, des fonds d’investissement, du private equity, qu’elle sort largement gagnante du moment. Sous la pression publique, les activités bancaires ont été un peu réglementées et placées sous contrôle. Nombre de pratiques, notamment le trading pour compte propre, leur sont interdites. Pour contourner ces réglementations, les banques se tournent massivement vers toute cette finance parallèle non contrôlée, et lui apportent des montagnes de capitaux. Jamais cette finance de l’ombre n’a connu un tel âge d’or. Et cette finance, c’est celle où évolue Jeffrey Epstein depuis des années, dont il connaît tous les rouages et nombre d’acteurs.

    Beaucoup connaissent les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Mais l’omerta se met en place. Tout est fait pour que la condamnation de Jeffrey Epstein, enregistrée sur le registre des criminels sexuels, soit oubliée. Certains y veillent avec attention.
    Illustration 4
    Jeffrey Epstein et Leon Black, cofondateur du fonds Apollo. © Photomontage Mediapart avec documents diffusés par le ministère de la justice des États-Unis et photo Andrew H. Walker / Getty Images via AFP

    Dès 2011, Leon Black, cofondateur du puissant fonds d’investissement Apollo, le réhabilite. Il décide de le nommer conseiller pour l’aider à gérer une partie de sa fortune personnelle. Son champ d’action est sans contraintes : il peut conseiller aussi bien des montages fiscaux, des placements immobiliers ou financiers, des achats d’œuvres d’art. Première rémunération : 23 millions de dollars en 2012.

    Mais cela ira beaucoup plus haut. En litige avec Leon Black au sujet de sa rémunération, Jeffrey Epstein lui écrit un mail furieux en 2015 : « Je ne travaillerai pas un jour de plus pour vos affaires sans avoir reçu les commissions qui me sont dues depuis longtemps. […] Je demande les 40 millions habituels chaque année », écrit-il, alors qu’il a déjà perçu plus de 150 millions de dollars depuis le début de son association avec Apollo. Ces exigences semblent ahurissantes, sauf pour le président d’Apollo et tous ceux qui évoluent dans un monde financier où l’unité de compte est la centaine de millions, voire le milliard. Alors Leon Black paie. Au total, Jeffrey Epstein a reçu plus de 170 millions de dollars d’Apollo.

    Le litige ne laissera aucune trace. Leon Black reste en lien constant avec Jeffrey Epstein. C’est vers lui qu’il se tourne en premier lorsqu’à son tour il est accusé de viols et d’agressions sexuelles. Son nom est plusieurs fois cité par les victimes et il apparaît sur de nombreuses photos. Après avoir tenté de nier, Leon Black est finalement acculé à la démission de la présidence d’Apollo en 2021.

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    Dans la foulée de Leon Black, d’autres reviennent, malgré les nouvelles révélations sur les agissements sexuels de Jeffrey Epstein, malgré les premières mises en cause du prince Andrew. En 2012, c’est au tour de la Fondation Rockefeller de lui demander d’intégrer son conseil d’administration et de superviser ses actions.

    Dans la mythologie du capitalisme, le nom de Rockefeller, au même titre que celui de Rothschild, est un sésame, la clé qui ouvre toutes les portes. Selon les milieux financiers, cette reconnaissance permet à Jeffrey Epstein de nouer des liens avec JPMorgan, qui jusque-là se tenait à distance.

    C’est à cette période que Howard Lutnick, alors président et principal actionnaire du puissant fonds Cantor Fitzgerald, s’invite à Little Saint James pour y déjeuner avec des amis. Le secrétaire au commerce américain avait pourtant juré qu’il avait coupé tous les ponts avec le financier depuis 2005. Le 9 février, il a reconnu avoir menti.

    Car Epstein est devenu une sorte de tour de contrôle, un centre de liaison d’une partie du capitalisme financier, participant à des montages, négociant des prêts pour les uns et les autres. Il est informé de multiples opérations, devient destinataire de nombre de documents confidentiels avant le lancement d’une OPA, de rachats d’actions ou autres. Le soupçon de délit d’initiés affleure dans de nombreux mails. Mais cela semble être le dernier souci des participants.

    Entre certains participants, les discussions sont parfois quotidiennes. On s’y échange des informations, on se raconte les rencontres avec des personnages jugés importants, on cancane. « Comment ça va la vie fortunée et dissolue ? », lui demande le 27 octobre 2017 Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton devenu président de Harvard dans les années 2000. « Quand nous nous verrons, je m’efforcerai de te fasciner avec des histoires folles sur Washington !!! », lui répond Epstein. Larry Summers a été forcé à démissionner de toutes ses fonctions en novembre 2025 après la publication de ses échanges avec le criminel.

    « Si vous n’êtes pas dans les documents Epstein, c’est que vous êtes un loser », confiait, il y a quelques jours, Victoria Hervey, ancienne petite amie d’Andrew Mountbatten. Son analyse brutale résume peut-être l’état d’esprit de son monde aujourd’hui.
    L’émergence du capitalisme autoritaire

    Jusque-là, ils s’étaient tenus à l’écart : le vieux monde de Wall Street n’était décidément pas le leur. Mais au tournant des années 2010, ils ont changé d’avis. C’est à ce moment-là que les noms de Bill Gates, d’Elon Musk, de Richard Branson surgissent dans les documents saisis par la justice américaine. Leurs échanges sont plus accablants les uns que les autres (lire ici ou là). Les pactes de corruption sont noués et Epstein ne manquera pas de le leur rappeler au besoin.

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    Dans cette volonté de domination mondiale qui commence à saisir les dirigeants du numérique, une figure émerge, outre celle de Bill Gates : Peter Thiel, fondateur de Palantir. C’est à cette époque que ce dernier fait irruption dans l’entourage du financier et devient son protégé. Epstein ne manque pas une occasion de vanter ses mérites, d’inciter ses connaissances et ses amis à investir dans cette société pleine d’avenir. Ce dernier commence à être convié à des forums et colloques pour y dispenser ses vues.

    Le financier ne dit pas s’il partage les vues racistes et réactionnaires de Peter Thiel. Mais il commence à épouser certaines thèses libertariennes, comme celle de monnaies échappant à tout contrôle étatique, un des bastions à conquérir pour le mouvement libertarien afin d’instaurer un capitalisme sans entraves. Dans sa dernière année, Esptein se présente comme « expert du monde financier et des cryptomonnaies ».

    ((((((((((((((((((((((((((((Davos, les Nations unies de l’élite mondiale

    Jeffrey Estein détestait Davos. « Un trou », « un endroit hors de prix », où on perd « beaucoup de temps ». Mais en même temps, pour cet homme qui ne rêve que d’étendre toujours plus son réseau, comment se tenir à l’écart de cette réunion annuelle durant laquelle se rencontrent tous les puissants politiques et économiques du monde, où on rencontre « beaucoup de gens fascinants » qu’il ne serait pas possible de joindre autrement ?

    Alors Jeffrey Epstein s’y rend. Pour égayer le séjour, il propose en 2013 à Bill Gates, cofondateur de Microsoft, de louer un chalet ensemble. Le projet semble n’avoir pas eu de suite.

    Échangeant régulièrement avec les Norvégiens Terje Roed-Larsen, un des acteurs de la paix d’Oslo, et Børge Brende, président du forum de Davos, ils s’interrogent ensemble sur les moyens de faire évoluer ce sommet. Peu à peu, l’idée chemine que les Nations unies ne servent plus à rien, que le droit international est une entrave. Davos pourrait s’y substituer et devenir le lieu où l’élite mondiale dicte sa loi.

    En janvier 2026, cette idée a été concrétisée pour la première fois. Donald Trump y a inauguré son « Conseil de paix ». Le président américain en est le président à vie et choisit les membres qui peuvent y siéger et appuyer ses desseins impérialistes. Le ticket d’entrée pour les participants est de 1 milliard de dollars. C’est le club le plus cher du monde.))))))))))))))))))))))))))))))))

    C’est aussi durant cette période que Steve Bannon, soutien et inspirateur du mouvement Maga (« Make America Great Again »), très proche de Donald Trump, fait irruption dans le paysage du financier. Lorsque Bannon lui expose en 2018 sa volonté de répandre son idéologie conservatrice en Europe, Epstein lui répond : « Si vous voulez vous y frotter, vous allez devoir y passer du temps. L’Europe à distance, cela ne fonctionne pas », avant de lui proposer de mettre son carnet d’adresses à sa disposition.

    En parallèle, Epstein élargit ses horizons. Profitant d’un déplacement de Leon Black, il l’accompagne en Russie. Il y retourne par la suite à plusieurs reprises. Il noue des liens avec plusieurs oligarques russes, dont Oleg Deripaka, le roi russe de l’aluminium. Il se rapproche aussi de personnes influentes proches de Vladimir Poutine, comme le révèle l’enquête du Monde.

    Sans que personne y prenne garde, tous les fondements du capitalisme autoritaire, antidémocratique, défendu aujourd’hui par Donald Trump, apparaissent dans les documents Epstein et commencent à se mettre en place.

    Alors que les attaques politiques s’intensifient contre Donald Trump lors de son premier mandat, Epstein multiplie les échanges avec ses correspondants sur le sujet. Après l’avoir qualifié d’« escroc » dans un échange avec Kathryn Ruemmler en 2016, il lui donne cet avertissement en décembre 2018 : « Vous devriez peut-être dire à vos amis démocrates que traiter Trump comme un parrain de la mafia, c’est ignorer le fait qu’il a un pouvoir extrêmement dangereux. »

    Lors d’un échange avec Peter Mandelson le 12 mars 2018, Jeffrey Epstein se faisait encore plus précis. Il se vantait du pouvoir qu’il avait sur le président américain : « Je suis le seul à pouvoir le faire tomber » (« I am the one able to take him down »).

    Martine Orange

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