LA METHODE N’EST PAS LA BONNE

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Ils étaient seize dans la zone euro. Avec un peu d’aide du Fonds Monétaire International, ils se sont mis ensemble pour aider l’un d’entre eux, la Grèce. Ils sont restés quinze aveugles à soutenir un paralytique.

Ils étaient quinze pays encore debout dans la zone euro. Avec un peu d’aide du Fonds Monétaire International, du Royaume-Uni et de la Suède, ils se sont mis ensemble pour aider l’un d’entre eux, l’Irlande. Ils sont restés quatorze aveugles à soutenir deux paralytiques.

Ils sont quatorze encore debout. Et il est facile d’imaginer la suite. Il est facile de l’imaginer en novembre puisqu’on l’entrevoyait déjà en février. J’écrivais le 25 février dans Feu en la demeure : « Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. Vous ne sauverez pas la Grèce en l’encourageant à combattre la fraude fiscale. Vous ne la sauverez pas non plus en créant une… cagnotte (on tombe ici dans le dérisoire !) ». Et j’ajoutais, reprenant mes propos dans l’émission « The Debate » sur France 24, le 3 février : « Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne ».

Ils sont quatorze encore debout. Et le Portugal et l’Espagne sont très pâles depuis déjà février. La méthode n’est pas la bonne. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ?

THIS METHOD IS INADEQUATE

They were sixteen in the euro zone. With a little help from the International Monetary Fund, they put their strength together to help Greece out. There they were: fifteen blind supporting one lame.

They were fifteen countries still standing in the euro zone. With a little help from the International Monetary Fund, the UK and Sweden, they put their strength together to help Ireland out. There they were: fourteen blind supporting two lame.

They’re fourteen now, still standing. What happens next is easy to envision. It’s easy to envision since it was already obvious back in February. I wrote on February 25 in The House is on Fire : « You will not save Greece by intimating her to lower her civil servants’ wages. You will not save Greece by encouraging her to fight fiscal fraud. You will not save her either by setting up a… kitty (how pathetic can one be?)”. I added, quoting my own words on « The Debate » (France 24), on February 3: « This time around, it won’t be 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, it will be 1) Greece, 2) Portugal, 3) Spain ».

They’re fourteen, still standing. Portugal and Spain have been in a poor shape since February. The method is inadequate. Is this really so hard to grasp?

NO ES EL BUEN METODO

Eran dieciséis en la zona euro. Con un poco de ayuda del Fondo Monetario Internacional, se unieron para ayudar a uno de ellos, Grecia. Hubo así quince ciegos sosteniendo a un paralítico.

Eran quince países en pie aún en la zona euro. Con un poco de ayuda del Fondo Monetario Internacional, más Inglaterra y Suecia, se unieron para ayudar a uno de ellos, Irlanda. Hubo así catorce ciegos sosteniendo a dos paralíticos.

Son catorce en pie aún. Y es fácil imaginar la continuación. Es fácil imaginarla en noviembre, puesto que se vislumbraba ya en febrero. El 25 de febrero escribía yo en « Peligro inminente »: « No se salvará a Grecia animándola a combatir el fraude fiscal. No se la salvará tampoco creando un… bote común (cosa irrisoria) ». Y añadía, repitiendo lo que había dicho en la emisión « The Debate » de la cadena de TV France 24, el 3 de febrero: « Esta vez no se trata de 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch sino de 1) Grecia, 2) Portugal, 3) España ».

Son catorce en pie aún. Y Portugal y España están muy pálidas desde el mes de febrero. No es el buen método. ¿Tan difícil es comprenderlo?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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134 réflexions au sujet de « LA METHODE N’EST PAS LA BONNE »

  1. La méthode n’est pas la bonne. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ?

    Paul, ils ne sont pas stupides, ils sont tous diplomés des plus hautes académies. Ils ne veulent pas comprendre, c’est tout leur monde qui s’écroulerait. Alors, ils écroulent le notre.
    Bonne journée

    1. @Papyjo

      A la nuance près que ils ne sont pas des extras terrestres. Leur monde et le notre , en définitive, c’est le même.

    2. Ils ne sont pas stupides, ni extras terrestres, mais dogmatiques, seul leur intérêt  »court termiste » prime, ils sont  »choutés du pouvoir d’argent ».

      D’argent qui ne vaudra rien, laissons les dans leur monde, le peuple souverain doit reprendre la main en changeant de monnaie. On leur laissera leur vieille monnaie démonétisée. Suffit de le vouloir, nous représentons le nombre.

    3. leur monde et le mien ne sont pas du tout le même ; nous sommes peut être sur le même bateau mais en classe affaire et moi dans les cales……………………

      quant à leurs attitudes , elles sont très simples à comprendre : ils sont enfermés dans leur idéologie ( pareillement que les staliniens en leur temps )

      Reconnaitre la catastrophe ça serait reconnaitre que leur idéologie est un cache sexe du vol éhonté des plus riches envers les peuples. Ils iront jusqu’à la guerre et JAMAIS ils ne reconnaîtront leurs erreurs.

    4. Ils appliquent peut-être à la lettre le principe schumpeterien (ou Shiva-esque) de destruction créatrice?
      En route vers le monde d’après, comme dirait l’autre!

    5. @J Gorban

      Paradoxal: Vous convenez qu’eux et nous sommes tous sur le même bateau, vous convenez que celui-ci est en train de couler, mais ce qui retient toute votre attention c’est que vous et eux n’êtes pas sur le même pont? Êtes-vous bien certain que ce soit la priorité du moment?

    6. Je ne sais pas quel est la priorité du moment. Tout ce que je sais, c’est que sur le Titanic, il y a ceux qui ont eu accès aux chaloupes et les autres, ceux qui ont été enfermés dans les ponts inférieurs.

    7. « …ils ne sont pas stupides, ils sont tous diplômés des plus hautes académies. Ils ne veulent pas comprendre … »

      Il y aurait donc un complot ! Je me permets de faire le rapprochement avec le texte ci après.

      QUOTE
      Et c’est la « thèse du complot » en tant qu' »explication par défaut ».,qui permet au profane d’articuler des morceaux de théorisation disjoints ou incompatibles et qui jouent ainsi un rôle équivalent à celui du « tissu conjonctif » en anatomie : faire tenir ensemble des organes aux fonctions diverses. L’hypothèse d’individus peu scrupuleux – ou à l’abri des lois – « menant la danse » permet d’intégrer en une explication globale ce qui ne serait autrement qu’un assemblage incohérent d’observations. Le fait que des conspirations existent effectivement dans le monde réel assure à la « thèse du complot » une plausibilité a priori. Les circonstances mêmes de l’apparition de ces « explications par défaut » signalent cependant les conditions nécessaires à leur éclosion : l’écart considérable perçu par le profane en matière d’économie entre le monde tel qu’il est vécu et le monde tel qu’il est représenté dans les modélisations normatives des économistes.
      Paul Jorion
      Le Prix – La représentation de l’économie – pages 24 & 25
      UNQUOTE

    8. @Didier
      Quand je Ils je ne parle pas de complot mais des Ils de « Qu’Ils s’en aillent tous ». Je veux bien passer pour un profane en matière d’économie entre le monde tel qu’il est vécu et le monde tel qu’il est représenté dans les modélisations normatives des économistes.
      Sans problème.

    9. @jacques
      Bien sûr qu’ils ont des chaloupes et aussi des iles bien situées pour accoster, ils attendront tranquillement , puis il reviendront comme Bernard Arnault est revenu des US, récupérer ses biens en 1983 ou 1984, après que la tempête de 1981 se soit calmée…….Ils sont loin d’être stupides et s’inscrivent dans la durée en assurant leurs arrières , immobiliers, terres, forêts, vignobles, bijoux, tableaux etc, etc….

    10. @Didier : « complot » est le terme juste pour un fait faux, ou un terme faux pour un fait juste. Il n’y a pas complot mais « tout se passe comme si », une formule très employée en vulgarisation scientifique.

    11. L’impression de complot réside en ce que, « dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit. »
      (Frederic Bastiat: « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » )

      Je doute encore qu’il y ait un super ordinateur, ou un grand timonier mondiale capable de générer les causes (et en gérer les multiples effets, sans compter leurs interactions) d’un plan précis de développement global répondant aux intérêts particuliers d’une caste d’élus.

      Le complot lui-même existe toutefois. Il est simple à entrevoir et donc à révéler : la nature humaine répondra encore longtemps à des impératifs de domination de sa propre multitude par l’Homme. Mais même Freud n’a pas exclu que la nature humaine puisse évoluer vers d’autres formes de relations; je suis tenté d’ajouter pourvu qu’il se confronte à suffisamment d’adversité. Car Freud est un grand darwinien.

    12. Ce ne sont pas des extraterrestre ??? Qu’en savez-vous après tout ? Moi j’attends avec impatience le jour où devant les foules de téléspectateurs médusés, ils vont enlever leur
      masque et nous révéler leur vrai visage, comme dans  » Mars attack ». Ce sera encore mieux
      que le gag radiophonique d’Orson Welles en 1938 !!! Tiens! c’était d’ailleurs pendant une autre
      époque de crise économique majeure. En tout cas aliens ou pas, leur monde n’est pas vraiment le notre, ils évoluent dans le monde à deux dimensions des écrans plats et entrent chez nous sans qu’on ne les y ait convié. Ils s’expriment dans un sabir incompréhensible pour le commun des mortels que l’on appelle langue de bois ou langue de technocrates, les mots n’ont pas le même sens pour eux que pour nous. Ils n’ont d’humain que l’apparence, mais se conduisent de façon parfaitement non-humaine dans le choix des politiques qu’ils nous imposent. La sensibilité leur est inconnue, ils ne comprennent que les chiffres et les pourcentages, ils se nourrissent de sondages et ne communiquent qu’au travers de techniques de manipulation bien rodées. Ils ont un Maître suprême qu’ils appellent le Marché, et auquel tout doit être subordonné. Ils ne vous entendent pas, ne vous voient pas, surtout lorsque vous les contrariez. Ils font semblant de s’intéresser à vous lorsqu’ils sollicitent vos suffrages, car ils veulent que vous gardiez l’illusion que vous êtes maître de vos destins. En fait ils poursuivent leur unique but, celui pour lequel ils ont été programmé, asservir l’espèce humaine, l’asservir au Marché. Désolé de vous le dire mais les envahisseurs sont déjà là parmi nous et ce n’est pas une théorie du complot…

    13. @Joan

      Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Quoi qu’il en soit, je récuse votre procédé. Choisir d’exclure de la communauté humaine des gens au motif qu’on ne comprend pas leurs comportements est un confort malsain qui ne permet pas de résoudre quoi que ce soit. La caricature des gentils pauvres et des méchants riches ne vaut que pour ce qu’elle est, une mauvaise blague.

      Par ailleurs tout ceci repose sur un prétention inouïe: Vous semblez croire que, placé dans le même contexte de vie que ces gens là, vous vous comporteriez très différemment, ce que pour ma part je ne me hasarderais pas à supposer. Oubliez les personnes, intéressez-vous aux structures. Lordon le dit très bien: C’est la structure du système qui conditionne le comportement de ses agents, et non l’inverse.

      Devenez banquier ou trader et voyez si vous pouvez adopter une attitude éthique: Vous ne pourrez pas, parce que la structure est faite de telle sorte que ce type de comportement conduit invariablement à l’exclusion de celui qui l’adopte. Demandez à Paul Jorion, il connait le sujet.

  2. Ils sont quatorze encore debout.

    Faire semblant de tenir debout n’est pas réellement tenir debout, mon petit doigt me dit que le prochain paralysé sera le portugal, évidemment tout cela est mauvais remède si le mal se répand toujours dans les sociétés et les peuples,

    Warren Buffett :
    « Les choses vont pour nous mieux que jamais », a-t-il justifié, balayant les arguments des républicains selon lesquelles l’expiration des baisses d’impôts pour les hauts revenus nuirait à la croissance. « Les riches disent toujours ça, donnez-nous plus d’argent et nous dépenserons plus et cela se répercutera sur chacun de vous. Mais ça fait dix ans que ça ne marche pas et j’espère que le public américain en prend conscience »

    C’est bien ce que je pensais, l’esprit de richesse et de confort de plus n’apporte pas toujours mieux une meilleure conscience de conduite et de responsabilité aux dirigeants des pays,

    Voilà au moins un riche qui mérite davantage mon estime et mon respect, pour les autres
    il y a encore beaucoup de chemin à faire pour reconnaître que ce n’est pas toujours l’esprit
    des pauvres gens qui nuit le plus à l’économie mondiale et contrairement à tant d’idées reçus,
    car en réalité l’esprit du pauvre n’influence et n’achète jamais grand monde en société,

    1. le même Warren Buffet qui disait : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter »

      mais chut, la lutte des classe ça n’existe pas , par contre la gentil main invisible du marché si !

    2. En fait ils sont debouts, mais pour le rester il leur faut s’appuyer les uns sur les autres.
      Il suffit que l’un s’en aille pour que l’équilibre devienne à chaque fois plus instable.

    3. à Sylvain,

      люди земного шара, не дайте разжечь пожара !

      La bonne traduction c’est comment ?
      Peuples de la terre, ne laissez pas allumer l’incendie !
      Pas encore assez calé en russe.

    4. à J;Gorban

      elle est malheureuse cette expression de lutte des classes, elle devrait être remplacée par lutte contre les privilèges, bien plus mobilisatrice pour les français et plus souple.

  3. Le « privé » Marlowe n’ avait aucun doute sur les talents de détective de Paul Jorion et de François Leclerc.
    Les questions qui se posent maintenant sont les suivantes :
    1. Qui va suivre et dans quel ordre ?
    2. L’effondrement en cours peut-il être stoppé ?
    3. Est-il utile ou nécessaire qu’il le soit ?
    4. Ne serait-il pas sage, en ce début d’hiver, de s’apprêter à hiberner quelques mois ou du moins à prendre un peu de temps pour réfléchir, faire le point pour trouver de nouvelles directions, découvrir un passage en reprenant la critique fondamentale de l’économie mais aussi du système technicien parfois appelé « progrès » ?

    1. Et pourquoi Marlowe ne proposerait-il pas un billet à Paul ? Je crois qu’il a des choses très intéressantes à nous dire sur le système technicien.
      Un soit disant progrès qui paralyse tous les étages de la société, flatte notre égo, met en veilleuse notre sensibilité, empêche un regard sincère sur la condition humaine – etc. Pourquoi les peuples sont-ils si captivés par la technique / technologie : serait-ce un hochet ? Un divertissement ? Une grande fiction collective ? Une nouvelle manière de dire au revoir à un monde ancien ?

    2. à Octobre,

      Merci pour votre suggestion, mais Marlowe n’est pas « dans la ligne de Jorion » ni des billets qui sont publiés.
      Pour la technique et le système technicien et les liens de ce système avec le capital, il exuste de bons livres en France depuis 50 ans.

      marlowe@orange.fr

    3. @ Octobre

      Je vais vous dénoncer pour incitation à l’écriture de personnage de roman échappé de la tête de Chandler en profitant de sa mort…

  4. On pourrait le prendre autrement et dire : la méthode est la bonne.
    Parce qu’à la fin des fins, il y aura défaut partiel sur toutes les dettes occidentales. Mais il faut y habituer le monde, et les électeurs de chaque pays : les politiques doivent donc, pour l’instant, appliquer des cautères sur des jambes de bois pour marcher de concert.
    Quand Michel Rocard dit, au lendemain de la chute de Lehman, que les dettes souveraines ne seront jamais remboursées, il le fait en tant que simple commentateur interviewé par un canard. S’il avait été Premier ministre, il n’aurait jamais tenu ce langage. Il aurait rassuré… tout en distillant un chouïa d’inquiétude.
    La perspective du défaut commence seulement à être abordé par la presse mainstream : les Echos le disent déjà, Jean Quatremer de Libé n’a pas encore saisi. Les choses doivent advenir le plus doucement possible…
    Le but des politiques, c’est faire passer des choses tristes en évitant les émotions trop vives (gestes inconsidérés de responsables, émetes, etc.)

    1. Il y a une façon très simple de calmer les émeutes, c’est d’être juste. Taxer ceux qui ont de l’argent en trop au profit de ceux qui en ont besoin, et pas l’inverse comme aujourd’hui.
      Plusse une dose d’inflation pour dégonfler les dettes, ce n’est pas gênant pour la plupart si les salaires et aides suivent. Le problème de « la »dette bloque tout depuis des années et c’est loin d’être fini, et elle ne sert qu’à broyer les plus faibles. Ce ne sont plus « des » dettes », on voit bien qu’elles sont tellement interconnectées qu’il s’agit d’un problème unique.

  5. leur aveuglement ne peut pas leur permettre d’être clairvoyant.
    et leur crédibilité est en jeu, un retour en arrière les discréditerait, à moins que … d’autres forces aveugles génèrent cette impulsion diabolique ?

  6. L’enjeu n’est rien de moins que la fin d’une utopie néo-libérale!

    La méthode Friedman n’est pas la bonne, certes, mais c’est la seule qu’ils connaissent. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est une réaction à la sud-américaine, un joli bras d’honneur aux multinationales et au FMI…

    L’Europe actuelle s’est imposée sur des bases antidémocratiques éhontées, son programme économique est d’une absurdité sans nom, non vraiment, l’effondrement est ce que l’on peut lui souhaiter de mieux, tant les volontés de mutations progressistes restent absentes….

  7. La question est quelle alternative ont-ils ?
    Laisser l’Irlande faire défaut et restructurer sa dette ? Laisser ses banques couler ? L’exclure de la zone euro ? .
    Ce qui à été possible en Islande ne peut pas s’appliquer ici sans entrainer un effet domino.
    Ce n’est sans doute que reculer l’inéducable mais il me semble logique qu’un système essaye de perdurer car malgré ses défaut il à apporté aux pays de l’OCDE beaucoup de richesse.
    Qu’arriverait-il si on laissait l’Irlande couler ?
    La zone euro ne s’en remettrait surement pas, les banques au bilan entamé par les pertes irlandaises ne pourraient plus être sauvées par des états qui devront emprunter à des taux inabordables bref un KO du système que même l’IMF ne pourrait empêcher.
    Je sais que beaucoup appellent cela de leurs vœux car il est difficile d’entrevoir un avenir quelconque dans un système voué à l’échec.
    Ce qui me fait peur c’est la transition, dans notre monde au capital sans frontière il vaut sans doute mieux ne pas faire partie de perdants, d’une part notre économie étant assez complexe et dépendante de matières premières hors zone, avec des devises sans confiance donc sans valeur à l’étranger nous ne pouvons plus nous fournir en énergie donc toutes la longue chaine de production/distribution alimentaire est a revoir pour notre survie.
    Je n’ose même pas imaginer le sort des programmes sociaux et d’un chômage de masse qui ferait paraitre le taux actuel comme plein emplois.
    Bien sûr une fois la dette supprimée et choc passé nous pourrions nous restructurer mais quelle modèle naitra des cendres ?
    Si le systéme de la propriété privée n’est pas modifié, certains auront profité de la période de transition pour acheter à très bon compte les infrastructures et moyens de productions, avec une population en mode survie, un systéme social minimal ou inexistant les salaires seront à des niveaux de misère (certains diront nous avons renoué avec la compétitivité).
    Finalement en mettant les pays en mode austérité avec le travail de l’IMF pour solder ce qui reste des biens public on peut arriver au même résultat sans passer par un choc qui pourrait créer des révolutions populaires et remettre en cause la propriété privée.
    Il y aura bien des manifestations bien encadrées par les syndicats qui grappillerons des victoires à 0.5% par ci par là, quelque têtes qui changent aux gouvernements mais qui de toute façons seront aux ordres des créanciers et plus de police pour « assurer la sécurité des citoyens ».
    Certains diront que sauver l’Irlande c’est une situation gagnant-gagnant, le peuple évite un crash qui apporterait mort et désolation et les changements nécessaires pour renouer avec la compétitivité prennent place sans remettre en cause l’ordre établit …
    Il est probable que selon la même logique on tente de « sauver »l’Espagne, le Portugal, l’Italie, La Belgique (Si elle existe encore et qu’on ne donne pas la Walonie à la France en prime avec Fortis 🙂
    En fait beaucoup d’entre nous désirons un choc, un écroulement mais je ne suis pas optimiste sur ce qui pourrait ressortir des cendres, l’imagination des peuples à été formatée en 4/3 puis 16/9… et continuera de l’être (en 3D)…
    Pour finir certain (d’autres) diront également que d’un point de vue écologique, quelques riches et beaucoup de pauvres polluent moins qu’une classe moyenne nombreuse donc pas de problème pour diminuer nos émissions de C02….

    1. D’accord sur votre conclusion, une classe moyenne nombreuse……. notre roi, avait lors de sa campagne électorale dit à plusieurs reprise qu’il y avait 30% de pouvoir d’achat en trop. 30% de consommation en moins et voilà les exigences du grenelle de l’environnement atteint sans effort.
      Elle est pas belle la vie.

      Changeons de monnaie, et redonnons en nouvelle monnaie les sommes gagnées honnêtement par son travail et éventuellement sa prévoyance de bon père de famille. l’éxédent de toutes ces sommes disparaissent dans le renflouement des dettes. Et le système n’a pas besoin de s’arreter. Nous sommes passés du Franc à l’Euro, les institutions savent faire, il faut simplement le décider et l’expliquer, demandons à Mr Paul Jorion de l’expliquer aux Français, il est bon pédagogue.

    2. Il y avait un choix à faire entre sauver les possédants peu nombreux et sauver la communauté dans son ensemble. Les moyens peuvent être discutés et affinés, il y a une infinité de positions intermédiaires entre la nationalisation sans indemnités de la totalité de la propriété privée et l’austérité à outrance de tous pour sauver les dettes, mêmes les + pourries. on n’est pas forcé de choisir un extrême. Le choix fait n’est pas à mon avis celui qu’il fallait faire.

  8. Jacques Julliard vous cite dans l’émission de Pascale Clark ce matin. « Paul Jorion qui a des analyses très très fortes… » 😉

    1. Jacques Julliard qui s’est rappelé fort à propos ce que voulait dire être de gauche, après s’être signalé par un édito « mordant » il y a quelques mois, et qui vient d’en tirer les conclusions en quittant le Nouvel Obs.
      Espérons que d’autres suivront le mouvement.

    2. @ Julien

      ce n’est en rien une bonne nouvelle que de tels personnages « reviennent » à « gauche »

      en réalité tel Mélanchon , ce sont des hommes/femmes qui sommes en service commandé pour éviter une trop forte radicalisation ; car sous les cendres du dernier mouvement social, la braise est là et il ne s’agit pas qu’en 2012 tous ces révoltés ne votent pas PS

      car m’enfin pour sûr, le PS fera une politique différente ; je vous laisse vos illusions……..

    3. Pour certains il n’ y a pas besoin d’être commandés pour tenir certains rôles ; ils y vont gaiement et spontanément car c’est leur caractère et le résultat de toutes leur éducation.
      Je ne suis pas de ceux qui croient qu’il y a en permanence des complots pour subvertir la réalité et modifier dans un sens ou un autre les conditions économiques, politiques ou sociales.
      Je pense par contre qu’il y a un complot généralisé pour conserver l’ordre existant : la lutte des classes dont ne parlent plus que les milliardaires ou les fous.
      Relisez Maurice Joly et son livre : Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (Editions Allia) et voyez comme ce livre si subversif, écrit au moment de l’histoire qui voit l’avénement du capitalisme industriel et technicien, a été détourné pour devenir le faux tristement fameux qui reste ce jour encore dans certaines parties du monde le livre le plus diffusé (Les protocoles des sages de Sion)

    4. Tony Blair… le représentant du quartet pour le proche-orient qui a cru qu’il s’agissait d’un groupe de jazz et s’évertue à y jouer de la flute ? 🙂

    5. @ J;Gorban

      Tu poses correctement les choses. C’est cela qui risque d’être ton problème sur ce blog.
      Fais gaffe camarade. Lorsque le modérateur en chef commence à te poser ce type de question c’est que tu es en train de franchir selon lui le Rubicon. Je suis bien placé pour savoir que la ligne jaune à ne pas franchir est extensible à souhait.

      Message d’ailleurs pour la modération: pourquoi mon dernier message, qui concernait mon désaccord avec un intervenant qui affirmait qu’en définitive les banques centrales appartiennent bien aux états, a t-il été « trappé » ? Je défie quiconque de prouver:
      – que sa forme eut été offensante
      – que son fond ait été vide de toute substance
      Publiez le et laissez les intervenants jugez par eux mêmes.

      Je constate un vrai délit d’opinion sur ce blog.
      J’ai l’impression de me retrouver dans une cour d’école avec le Caïd, les affidés du Caïd qui font le ménage, les habituels courtisans de circonstance, les suiveurs qui forment la majorité, quelques esprits qui se veulent libres et donc border line et une frange infime qui tente bon gré mal gré de faire sonner une musique un peu différente de la pensée dite correcte.

      Cela ne serait pas trop grave si les ornières ne faussaient pas vos analyses…

      J’imagine que ce message va aussi passer à l’as. Ou alors divine surprise ? Je suis Breton donc tenace surtout lorsque je suis pleinement en phase avec ma conscience. Il m’étonnerait que cela soit le cas de ceux auxquels je m’adresse ou alors c’est pire que ce que je pensais. Et on rejoint là l’actualité: pourquoi tant d’aveuglement et tant d’efforts déployés pour brasser du vide ?

    6. @Julien c’est quoi pour vous, de « gauche » ?
      « Marianne » de « gauche » ? Le Modem de « gauche » ? Carlyle de « gauche » ?
      Qui a financé la création du Nouvel Obs en son temps? La gauche états-unienne ?
      Qui a racheté 25 % de Marianne il y a 3ans ?
      Yves de Chaisemartin, n’est-il pas conseiller Europe pour le Carlyle Group?
      Mais vous me direz sans doutes que De Chaisemartin agit en son nom propre et sait établir la différence entre sa participation privée au capital de Marianne et ses fonctions au sein du groupe Carlyle…….

    7.  » en service commandé par qui ?  »

      mais par personne ;

      il n’y a pas besoin de complot, ni de complotistes ou de chefs d’orchestre. il y a des gens qui « sentent  » les choses …..

      plus généralement, ce qui se passe depuis 30 ans n’est pas du tout dû à un quelconque complot. Tout juste, certains intellectuels aidés par des milliardaires US ont commencé un travail de fond , dès les années 30, en réaction au new deal mis en place par le bolchevick ( c’est comme ça qu’il le voyaient ) Roosvelt.

      ces idées réactionnaires ont d’autant pu se déployer que d’une part le stalinisme a tué toute idée qu’un autre monde était possible et d’autre part que la barbarie nazie s’éloignant, les possédants ont trouvé l’opportunité de commencer à récupérer ce qu’ils avaient dû lâcher après 1945 , ceci d’autant plus que les politiques keynésiennes devenaient contre-productives en terme de taux de profit.

      le problème, et il est de taille, c’est que la mécanique profonde de fonctionnement du capitalisme n’a absolument pas changé depuis le XIXème siècle et que ce système ne connait qu’une suite de crises : le capitalisme n’est pas réformable , d’où ma remarque quant à l’illusion de la gauche de droite ( autrement dénommé PS ).

      ce qui est le plus inquiétant, ce n’est pas cette crise économique, c’est sa concomittance avec une crise des déchets/pollution ET SURTOUT une crise énergétique majeure qui va remettre en cause le fonctionnement de l’humanité toute entière. Et là, ce n’est , malheureusement pas l’insurrection qui vient , mais plus certainement la barbarie , s’il n’y a pas de prise de conscience .

      Socialisme ou barbarie.

    8. @ J;Gorban

      Julliard est « en service commandé pour éviter une trop forte radicalisation »

      … mais commandé par personne. Donc « auto-commandé » ? Comment s’auto-commande-t-on ?

    9. A ce compte là nous jouons tous des rôles. Et dans un certain sens cela est vrai car nous sommes des animaux sociaux. Mais alors cela n’a plus de sens que de pointer le « service commandé » ou ‘autocommandé » d’un Jacques Julliard. Ce qui importe c’est ce qu’il dit du monde, de la situation, si ce qu’il dit a une certaine pertinence ou pas. Cela m’indiffère totalement qu’il se regarde dans la glace le matin ou qu’il voudrait présenter sa meilleure image.

      Tous les grands journaux et magazines sont aux mains de groupes financiers, ce n’est un secret pour personne. Mais les hommes font de la résistance dans les nombreux interstices que le système secrète lui-même. Il n’y a pas de lien mécanique absolu entre le pouvoir de l’argent et ce que les journalistes disent dans leurs journaux. Et cela tient au fait que ces journaux et magazines ne peuvent pas se le permettre, car sinon ils perdent leurs lecteurs. Qui a lu ce week-end l’éditorial de Aslovitch dans le Journal du dimanche ? Pour un journal qui passait pour être à la botte de Sarkozy, c’était pas piqué des hannetons !
      Le système médiatique fait partie intégrante du système, mais en même temps ce système médiatique le menace à cause de sa réactivité, de son ubiquité. Les gros mensonges ne passent plus. En Irak, en Afghanistan, en Sarkozie, tout remonte à la surface.

      C’est un réflexe un peu puritain que de penser que le monde se départage entre ceux qui ont
      des intentions pures et les autres qui seraient corrompus intellectuellement.

      La marche du monde c’est bien plus sûrement le résultat de l’oscillation constante entre des polarités.
      Seuls les fous, les saints et les kamikazes, n’oscillent pas. Et c’est de l’addition des milliards d’oscillations dans un sens ou un autre selon les époques que viennent les transformations plus grandes.

      Ce n’est donc pas indifférent qu’un Jacques Julliard quitte le Nouvel Observateur pour Marianne.
      Est-ce donc si extraordinaire qu’un quidam ait pu fonder sa décision sur son propre jugement au regard d’un monde qui évolue ? Je veux dire, cette décision est symptomatique du changement de climat idéologique. Le tropisme libéral de la gauche a du plomb dans l’aile.

    10. Yves de Chaisemartin, n’est-il pas conseiller Europe pour le Carlyle Group?

      Kèkidisent sur Wiki :

      Le groupe Carlyle détiendrait 52 milliards d’euros d’actifs répartis dans 60 fonds, soit 774 transactions réalisées depuis 1987.

      Son portefeuille immobilier est estimé à 20,3 milliards d’euros, dont 8,6 milliards investis en Europe (France, Italie, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, Danemark et Finlande).

      Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarkozy), copilote depuis avril 2008, l’activité mondiale des services financiers de Carlyle Group.*
      En juin 1999, Carlyle Group investit 1 milliard d’euros dans le quotidien français Le Figaro(devançant le Groupe Dassault) détenant ainsi 40% de l’actionnariat du quotidien (les 60% restant étant détenu par la Socpresse (directeur général, PDG puis président du directoire : de Chaisemartin..) .

      Dassault a progressivement repris en 2006 l’intégralité du capital de la Socpresse, maison-mère du journal Le Figaro, après être monté à 60% en mars 2004, après une première tranche de 30% en 2003.

      En 2003, le groupe achète à l’État français les locaux de l’ Imprimerie nationale, qui est démantelée, pour 85 millions d’euros. L’État lui rachète en 2007 ces mêmes bâtiments pour en faire le nouveau ministère des affaires étrangères, pour 376,5 millions d’euros, soit 4,5 fois le prix de départ après environ 120 millions d’euros de travaux.

      Le groupe a eu plusieurs membres prestigieux dont :
      * James Baker, ancien secrétaire d’État américain.
      * Laurent Beaudoin, ex-président du groupe Bombardier.
      * George H. W. Bush, ancien président des États-Unis.
      * Frank Carlucci, ancien directeur-adjoint de la CIA, ancien secrétaire à la Défense américain, qui occupa la présidence du groupe.
      * Richard Darman, ancien directeur de l’U.S. Office of Management and Budget.
      * Paul Desmarais, président de Power Corporation of Canada (premier ennemi des souverainistes québécois, présent au Fouquet’s)
      * Liu Hong Ru, ancien président de l’organisme de surveillance des opérations boursières de Chine.
      * Arthur Levitt, ex-président de la Securities and Exchange Commission.
      * John Major, ancien Premier ministre conservateur de Grande-Bretagne.
      * Henri Martre, ancien de Matra Aérospatiale.
      * Anand Panyarachun, ancien Premier ministre de Thaïlande.
      * Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank.
      * Fidel Ramos, ex-président des Philippines.
      * le financier George Soros.
      * Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre de Thaïlande.
      * Merrill Lynch, société financière américaine.
      * le fonds de pension de General Motors.
      * Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarkozy), qui copilote depuis avril 2008 l’activité mondiale de services financiers de Carlyle Group.
      * Mikhaïl Khodorkovski, ancien oligarque russe des années Eltsine, condamné à une lourde peine de prison sous la présidence de Poutine.

      Carlyle n’est pas coté en Bourse, et n’est donc non tenu de communiquer à la Securities and Exchange Commission (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières) le nom des associés, des actionnaires, pas plus que le nombre de leurs parts respectives.

      Tous n’ont pas eu une part active au sein du groupe, certains noms célèbres de la politique et des affaires étant garants de la notoriété de l’entreprise dans le but d’attirer des investisseurs

      .

      * David M. Rubenstein, Co-founder and Managing Director of Carlyle, said, “Olivier is a remarkable addition to our financial services team. He has an incredible track record and network that will help Carlyle capitalize on the dislocation in the financial services sector and extend our record of success to this important and growing part of the global economy.”

      Traduction : « Olivier Sarkozy constitue un apport remarquable pour notre équipe de services financiers. Il a un incroyable « bilan de performance » et un réseau (tu parles Charles !!), qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation dans le secteur des services financiers et à étendre notre liste de succès à cette part importante et croissante de l’économie globalisée »
      No comment.

    11. @ Pierre-Yves

      que le tropisme ultra-libéral de la gauche ait du plomb dans l’aile, c’est sûr ; pour ce qui est du libéralisme c’est une autre histoire . Marianne défend un républicaisme de bon aloi matîné de libréalisme « humain ».

      Un Jaures qui passe du républicanisme au socialisme cela a un autre sens que ce changement de journal de la part d’un intello proche des pouvoirs.

      pour défendre l’indéfendable ( pour moi le capitalisme ) certains ont bien compris qu’il fallait mettre de l’eau dans son vin comme on dit.

      il n’y a là aucune rupture.

    12. @ J.Gorban

      La décision de Jacques Julliard de quitter l’Obs pour Marianne est une nouvelle tout de même assez significative. Non que Jacques Julliard soit définitivement moins ambivalent politiquement mais parce qu’il reconnait s’être trompé et assume malgré tout un certain changement de cap. Or ce regret de la part d’un homme véritablement influent, pour qui beaucoup ont de l’estime, et qui jouit d’une grande autorité dans le milieu intellectuel français ouvre une brèche supplémentaire. A partir de cette légère inflexion personnelle, il peut se passer des choses tout de même bien intéressantes… à commencer par le fait que les idées « très très fortes » (sic) de Paul Jorion soient relayées chez Pascale Clark le matin ! Jacques Julliard compte donc moins à mon avis par ce qu’il représente de radicalité en soi que par la possibilité qu’il donne à la radicalité de s’exprimer ici et là. Or au fond, qu’est-ce qui compte véritablement, si ce n’est que les idées les plus fortes, les plus avant-gardistes, les plus marginales au départ, finissent par progresser dans l’opinion publique et par s’imposer, y compris auprès des élites qui dinent ? Or (bis) pour que des idées différentes s’imposent il leur faut des relais, non ? Du coup, rien à faire, je ne vous suis pas : que quelqu’un comme Paul Jorion puisse bénéficier d’une écoute doublement sympathique de la part du nouveau tandem Khan-Julliard me parait personnellement plutôt à ranger du côté des bonnes nouvelles. Et elles ne sont pas si nombreuses ces temps-ci.

      @Pierre-Yves D.
      Il s’agit de Claude Askolovitch. Ou alors dites Asko. ;]

    13. @Paul Jorion :

      Outre le coup de chapeau à votre personne ( on aurait préféré qu’il développe en quoi vos analyses lui paraissent très très fortes ) , je relèverais en  » leçons pour l’avenir » comme dirait certain :

      – la « gauche » est socialement minoritaire et culturellement majoritaire ,

      – l’attente est mondiale ,

      – un président symphonique ,

      – tordre le cou au capital fou « retourné à ses origines » .

    14. @Martine: « mais parce qu’il reconnait s’être trompé »

      Pas tout à fait. Il n’a pas dit que c’était une erreur de collaborer avec le capital. Il a dit que le capital ne voulait plus collaborer et il prend acte de la nouvelle situation (nouvelle depuis 30 ans tout de même). Je le sens prêt à collaborer à nouveau dès que le capital aura été obligé de freiner un peu son avidité. C’est ça la social-démocratie: profiter de la pression communiste pour négocier, voire même être parfois la bouée de sauvetage du capital.
      De manière générale, cette « gauche » me rappelle la position longtemps défendue par l’Eglise sur l’esclavage: c’est pas bien, mais c’est naturel, essayons de faire en sorte que les maîtres soient de bons maîtres. Du point de vue moral, c’est vachement cool comme position, on bouffe parfois au râtelier du pouvoir en se sentant droit dans ses bottes. Jésus avait un nom pour ça, c’est même devenu péjoratif.

      Allez direct à la minute 22:30 de cette vidéo et surtout un peu plus loin vers la minute 23 concernant le conseil de Alexandre Jannée à sa fille Salomé Alexandra pour gouverner facilement. Vous y verrez que les situations ne changent pas beaucoup depuis des lustres.

      http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/4/3/module_2449.php

      Inutile de rappeler que le chef de la vraie gauche révolutionnaire est mort de mauvaise manière… 🙂

    15. J Gorban

      je n’aime pas plus le capitalisme que vous.

      L’important pour moi c’est que Jacques Julliard , au demeurant fort efficace dans sa façon d’énoncer des vérités avec son air bonhomme — est un point de bascule qui permet de passer de la deuxième gauche (telle que celui-ci l’a très bien définie dans la vidéo ci-contre) à une gauche qui fait la critique conséquente du capitalisme réellement existant, c’est à dire du capitalisme court-termiste et son lot de régressions sociales.

      Julliard s’identifie à la sociale démocratie laquelle en effet s’accommodait du capitalisme. Or aujourd’hui se réclamer de la sociale démocratie n’a plus le même sens qu’autrefois, du temps de la deuxième gauche. Dans la bouche de Jullliard se revendiquer d’elle c’est désormais s’opposer frontalement au capitalisme. La crise à cet égard a servi de révélateur, chaque mois, chaque semaine qui passe apporte la confirmation que le système ne tolère pas le moindre recul en sa défaveur. Tout à fait comme Bush désignait ses ennemis, on ne plus désormais être que pour ou contre le système car le jour où les tenants du système feront le premier compromis significatif ils auront perdu la partie, ils auront signé l’arrêt de mort de leur système. Dans l’espace béant libéré par leur défaite d’autres alternatives plus ou moins radicales seront alors possibles, ce qui n’est pas le cas actuellement. D’où me semble-t-il la grande pertinence de l’analyse Juliardo-joronienne ! Ou l’inverse. 😉

      P.S.
      A vue de nez quelque chose me dit que Montebourg, à l’intérieur du PS, tient actuellement un discours pas très éloigné de celui de Julliard. Affaire à suivre.
      Qu’on aime ou pas le PS rien ne se fera sans lui, du moins si l’on se tient à une perspective institutionnelle.

    16. @Pierre-Yves D. « Or aujourd’hui se réclamer de la sociale démocratie n’a plus le même sens qu’autrefois, du temps de la deuxième gauche. Dans la bouche de Jullliard se revendiquer d’elle c’est désormais s’opposer frontalement au capitalisme. »

      Pierre-Yves, avez-vous écouté ce que dit Julliard. C’est pourtant clair, il a dit que le capitalisme avait réinventé la lutte des classes. C’est le capitalisme qui s’oppose frontalement à la social-démocratie, pas l’inverse. Dans ces conditions, il ne lui reste pas beaucoup de choix: faire comme Kouchner and co, disparaître ou dériver à gauche. On peut lui reconnaître la fidélité à ses opinions et une certaine dignité mais pas de s’opposer de lui-même au capitalisme. Pour les anti-capitalistes, c’est un compagnon de lutte, certes, mais ne nous leurrons pas: provisoire et de circonstance. Dès que le capitalisme lui refera une place honorable, il la reprendra.

    17. @ Moi,

      Ce que vous me dites du propos de Julliard n’est pas contradictoire avec ce que je dis.
      C’est bien parce que le système lamine la social-démocratie que Julliard se retrouve dans une situation où il ne peut que s’opposer au système d’un point de vue objectif ; le système actuel ne laisse pas d’autre choix que d’être pour ou contre lui.
      Les propos de Julliard aussi peu radicaux vous semblent-ils sont un affront pour les représentants du système qui ne veulent et surtout ne peuvent rien concéder, car à le faire c’est leur projet de (re)constitution d’une aristocratie qui échoue. Les élites financières sont condamnées à la fuite en avant. Il importe donc avant de condamner absolument le système capitaliste en général de faire la critique radicale de son mode de fonctionnement actuel. Dire seulement que les capitalistes exploitent le peuple c’est crier dans le désert. Cela n’apporte aucun point d’appui pour inverser le rapport de forces.

      Sa position idéologique n’est pas radicale en elle-même, il n’aspire pas à la fin du capitalisme mais aller contre la logique actuelle, en identifiants ses caractéristiques principales, n’est-ce pas le condamner ? Pensez-vous sérieusement que tous les avatars du capitalisme sont du pareil au même ?

    18. @Vigneron
      Merci pour le Kekidisent.
      Il est vraiment marrant que parmi les membres prestigieux du Carlyle group, Wikipédia ait omis de citer un des plus connus d’entre eux, la famille Ben Laden, dont Roger Moore nous a portant longuement entretenu….. C’est le sel de l’histoire !
      Je disais souvent à mes collègues de travaille, savez vous pour qui vous travaillez ? Julliard ne le sait sans doute pas. Il n’a pas encore totalement dessillé, ou enlevé tout le papier peint de sa cage dorée.
      Que le 77 de son compteur lui porte chance du coté Républicain !!!!!

    19. @ Moi

      Je n’ai pas écrit que Jacques Julliard reconnaissait qu’il avait eu tort et que vous aviez raison (!) mais seulement qu’il reconnaissait s’être trompé, nuance. Du reste, pour tout vous dire, j’ai bien failli ajouter pour être plus circonspecte « sur un certain nombre de points ». Mais, au final, il me semblait plus important de noter qu’il faisait bel et bien une auto-critique de son système de pensée. Autrement dit qu’il reconnaissait très clairement que la logique qui est et demeure la sienne, avec son fond de croyance héritée des Trente Glorieuses que le capitalisme peut être favorable à tous, comportait un point aveugle qui n’avait pas permis de voir venir le capitalisme financier. Ce dont lui, Jacques Julliard, prenait acte.

      Qu’il n’en tire pas toutes les conclusions sur la nature du capitalisme et de la social-démocratie me parait moins important que le fait qu’il note en tant qu’intellectuel que quelque chose s’est effondré à l’automne 2007. Parce que Jacques Julliard introduit un doute majeur chez toute une génération, un doute qui à mon sens ne va pas manquer d’en introduire de nouveaux. Un doute qui effrite le dogme du progrès, l’espoir du progrès par le Capital. Bref un doute qui peut, mieux que certaines convictions plus frontales, perturber nombre de petits et grands « Jducac ». C’est, comme le dit Pierre-Yves — toujours aussi bon quand il s’agit de trouver l’expression ah hoc ! — un point de bascule. Le reste, nous sommes bien d’accord, demeure à inventer.

    20. Pensez-vous sérieusement que tous les avatars du capitalisme sont du pareil au même ?

      Il n’y a pas différents avatars du capitalisme. Il n’y a toujours que le même capitalisme qui s’adapte au rapport de force présent. Lorsqu’il ne rencontre personne en face, il se fait sauvage. Lorsqu’il a l’URSS en face, il n’a pas le choix, se fait modéré et pactise avec les sociaux-démocrates.

      Pour le reste, d’accord avec vous et Martine.

  9. Différents vers dans le fruit dés le départ:

    – l’objectif réel et clair
    – l’adhésion vraiment démocratique des citoyens concernés (en conscience des enjeux)
    – le piège des dettes souveraines (laxisme des gestions et cadeau fait aux Banques et autres organismes prêteurs)…

    …et comme les évènements ne sont que « l’écume des choses » (VALERY) cela risque fort de se terminer comme en amérique du sud, par le non remboursement partiel après une descente aux enfers de la pauvreté!

    Relisez tous Maurice ALLAIS.

    1. Dans sa chronique économie du Monde du 15 novembre « Les Français vont crier… et bien, et après ? » Pierre-Antoine Delhommmais nous parlait de Jacques Rueff, un libéral à la française, tourmenté, et qui pensait que l’intervention de l’Etat est parfois nécessaire.
      De Gaulle lui a confié en 1958 l’élaboration d’un vaste plan économique.
      Ca fait un bail.
      L’essayiste Philippe Simonnot affirme dans son bouquin « Le jour où la France sortira de l’euro » que cet homme « a été le plus grand économiste français du XX° siècle ».
      Les temps ont changé, quand est il aujourd’hui, au XXI° siècle ?
      La couverture du bouquin m’a étonnée !

    2. Allais, Rueff, Pinay : tout simplement les tenants de l’ordo-libéralisme français. Libéraux radicaux, tendance von Hayeck et von Mieses, par conviction (membres du Mont-Pélerin pour les deux premiers, Rueff membre fondateur), étatistes par fonction (voire entrisme ?) dans l’organigramme politico-administratif français. Allais à l’académie, Rueff à la haute administration, Pinay au commandes politiques. Des machines de guerre anti-keynésiennes et réactionnaires. De la racaille ultra-libérale pré-gaullienne, gaullienne et post-gaullienne. Point barre.

  10. Je me permets de vous ‘télégaphie’ cet article de Jeremy Warner,du Telegraph, paru hier mation et qui amha me semble pointer vers les bonnes questions:

    Ce chantage aux bail-outs doit être arrêté

     » Dans un dérapage verbal il y a deux ans, Gordon Brown affirma avoir « sauvé le monde »en galvanisant ces collègues à procéder à un bail-out collectif du système bancaire.
    Comme il est de plus en plus apparent, tout cela ne fit qu’administrer un petit peu de soulagement.Les blessures sous-jacentes suppurent encore.

    Ce qui arrive maintenant à l’Irlande n’est pas fondamentalement une crise de la dette souveraine, mais une crise de la dette bancaire, la raison pour laquelle elle a débordé en une crise de solvabilité nationale qui a dépasse la capacité du pays à pouvoir se pemettre de continuer les bail-outs.

    Dans la même ligne, la raison pour laquelle les faiseurs de politique économique européens essaient de forcer un package de sauvetage sur un premier ministre irlandais réticent, n’est pas parce que l’Irlande est à court de fonds.
    . De fait, sa dette est financée jusqu’au milieu de l’année prochaine.C’est parce qu’ils craignent que la crise bancaire irlandaise ne devienne la leur, comme les mauvais prêts aux banques irlandaise déclenche une vague d’insolvabilités à travers l’Europe.Ils se préoccuppent aussi que l’usage excessif de la liquidité de la BCE, comme les ‘bankruns’ sont déjà en cours, mine l’intégrité de la BCE, et de ce fait, celle de l’eurozone dans son ensemble.

    Le problème est que vous ne pouvez pas résoudre un problème de liquidité sous-jacent en forçant un pays à emprunter encore plus. Cela réduit encore les chances de voir la dette
    repayée. Et si les marchés commencent à croire que les pays de la périphérie de l’Eurozone seront en permanence garantis par les autres pays, cela réduira la crédibilité de
    l’ensemble: il y a des éléments de preuves de ceci sur les taux obligataires allemands.

    Dans tous les cas, la nécessité constante de ‘bailout’la minorité insolvable deviendra politquement insupportable pour ceux qui doivent payer la facture. En Allemage, le mécanisme de l’UE fait face à des obstacles légaux, alors qu’en Grande-Bretagne, il y a une horreur compréhensible à l’idée de se voir encordé au sauvetage de l’Irlande.

    Pourquoi est-ce que les sociétés déjà hautement imposées devraient-elles être forcées de subventionner les impôts sur les sociétés ultra-bas de l’Irlande ? . C’est injuste et questionnable. Il n’est pas étonnant donc que les officiels principaux de la Bundesbank se soient accordés sur une vision selon laquelle les pays les plus forts devraient se concentrer sur le renforcement de leurs banques contre des défauts sur la dette dans des pays plus faibles, plûtôt que soutenir les économies les plus faibles.

    Y-a-t-il une sortie de ce désordre ? Une chose est sûre:les contribuables ne peuvent plus être attendus à payer les coûts pour tous de ces prêts pourrissants. Ce jeu de ‘bailez nous out ou souffrez en les conséquence’ a été joué depuis trop longtemps. Ce n’est pas simplement intolérable, c’est devenu une partie centrale du problème.

    La vérité est que les ‘oeuvres’de l’eurozone sont seulement un microcosme de déséquilibres dans l’économie mondiale-qui virent l’Irlande et d’autres-incluant le Royaume-Uni et les E-U, prirent une quantité considérable de dettes afin de financer des booms non soutenable en matière de consommation, d’immobilier et de services financiers.L’appartenance à l’Eurozone n’a fait que rendre le problème plus extrême en Irlande, où son secteur bancaire
    gonflé par des taux d’interêt négatifs gonflé par des taux d’interêts réels négatifs atteignit une taille plusieurs fois supérieure a celle du P.I.B du pays (ndr: 440%) et de l’économie du pays dans son ensemble. Cela limita aussi sévèrement les options pour faire face à la crise.

    Pour le Royaume-Uni et les Etats-Unis,il y a une chance raisonnable de gérer la dette vers un niveau soutenable.Pour l’Irlande,la Grèce, le Portugal et l’Espagne, les chances sont de zéro. Comme je l’ai dit,le contribuable ne peut pas être soumis à ce chantage de bailouts futurs. Même s’ils étaient politiquement faisables, cela signifierait que l’Europe boiterait d’une crise à l’autre, comme un bail-out succéderait à un autre.

    Une voie alternative de résoudre ces crises doit être trouvée, d’une façon qu’elles ne nous plongent pas de retoour au Moyen-Age. Ceci signifie mettre en place un systeme qui permette une forme quelconque de défaut contrôlé, et des systèmes bancaires et des pays dans leur intégralité.

    En Irlande, le principe de rendre les détenteurs des formes les plus risquées partie du partage de la restructuration a déjà été reconnu.Les détenteurs de la dette junior de l’Anglo Irish Bank ont été requis de prendre des ‘haircuts’ significatifs, perdant une large partie de leur investissement

    Un mécanisme pour étendre ces ‘haircuts’à la dette senior doit être accordé urgemment…Les nations doivent se tenir prêtes à devoir affronter les conséquences pour leurs propres systèmes bancaires

    Ici en Angleterre, les officiels de la Banque d’Angletere travaillent avec leurs correspondants outre-mer sur un régime afin de pouvoir démanteler les TBTF qui protège les contribuables et charger les coûts sur les cránciers de la banque d’une façon prévisible. Ces plans doivent être dévoilés avec un effet immédiat, et appliqués aux banques dans les économies en difficulté de la périphérie de l’Europe

    Des mécanismes similaires pourraient être utilisés afin de faciliter les crises de la dette souveraine. Dans ; hypothèse d’un déaut chaotique–le scénario de cauchemar
    qui plane sur l’Irlande, la Grèce et co.-tout le monde souffre. Ceci dit, une restructuration bien organisée de la dette n’entraine pas nécessairement un effondrement systémique financier.

    Je ne nie pas que la perte pour les créditeurs privés ne sera pas lourde.Les nations affectées le ressentiront brutalement, via leurs systèmes de etraite et les autres formes d »épargne. Mais qui a jamais dit qu’une faillite était sans douleur ? C’est le genre d’attitudes qui mena
    à la crise en premier lieu. »

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/jeremy-

    1. « Pour le Royaume-Uni et les Etats-Unis,il y a une chance raisonnable de gérer la dette vers un niveau soutenable.Pour l’Irlande,la Grèce, le Portugal et l’Espagne, les chances sont de zéro.  »

      J’aurais dit l’inverse… Mais je suis probablement mauvais esprit 😉

  11. Désordre en Europe, dans le Monde ? Qui est en crise, l’Occident, l’Asie, le Brésil, l’Afrique ?

    RFO a réuni un plateau de qualité pour dresser un panorama actuel de la géopolitique planétaire.
    De quoi réviser nos acquis et qui pose des questions majeures sur le monde en pleine mutation.
    Emission « Toutes les Frances » diffusé vendredi 19/11 à 23h30 et dispo sur pluzz durant 7 jours je suppose. Passionnant, inquiétant aussi et qui intéresse différents publics dont ceux du blog.
    Prenant l’émission au vol vendredi, j’ai réécouté l’intégralité et pris de nombreuses notes, je vous livre juste quelques mots ou éléments clefs de crainte de trahir les intervenants.

    Occident sur anciens clichés hors des clous, panne de modèle, l’architecture mondiale doit changer car risque de chaos, le système est en mutation, on manque d’anticipation, néo-libéralisme, puissances militaires/économiques, Althusser, 1989 choc des civilisations pschitt, religion du marché, reconstruire, interdépendances, oligarchies, dominant, pauvreté, faim, conflits, conservateur, bi/multi/im-polaire, inégalités, Chine, risque fort, moment clef, conservateur, connivence, lutte des classes, Durkheim

    Ce qui m’a le plus marqué :
    G20 : une oligarchie à 19 qui :
    . exclue les autres
    . plutôt en compétition qu’en coopération
    Entre les 2 il y a de la CONNIVENCE
    Oligarchie + connivence (fermez les yeux) ==> on absout les dérives (Tchétchénie, Irak, …), on conserve le même système jusqu’au bord du gouffre pour agir à la marge au dernier moment !!

    Et aussi :
    Il faut faire preuve de MODESTIE car tous les analystes se plantent.
    Monde complexe, prudence, anciennes grilles de lecture à oublier, les émergents s’occupent de leurs intérêts & pas d’utopies, pas de révolutions mais réformes en profondeur pour donner à chacun sa part du gâteau, partager; les grands prêtres du marché sont KO. L’Occident (c’est quoi ? un slogan) ne domine plus le monde, le faible n’est pas un sous-homme bien qu’un HOMME ne vaut pas un autre homme, de même qu’un MORT ne vaut pas un autre mort.

    En conclusion : faire l’AGGIORNAMENTO (MàJ) de toutes les instances (marchés, FMI, ONU, OTAN, BM, ….) et avec TOUS les acteurs (pays de la planète).
    URGENCE : nourrir un milliard d’affamés avant que …..

    Un bouquin, comme d’hab, a été présenté :
    La fin du monde unique, 50 idées-forces pour comprendre : L’état du monde 2011 – Broché (16 septembre 2010) de Bertrand Badie et Dominique Vidal

    Bonne écoute.

    Le site officiel de RFO (pas encore à jour du vendredi).
    http://toutes-les-france.rfo.fr/index-fr.php?page=accueil

    La vidéo
    http://www.pluzz.fr/toutes-les-france-2010-11-19-23h30.html

  12. Il ne faut pas non plus s’arrêter à cela, la méthode inversé n’est pas la bonne car à chaque fois le monde tourne en rond.

    Le rotor du capitalisme ne fonctionne plus vraiment, qu’à cela ne tienne je vais donc changer radicalement d’hélico et prendre à contrario et par dépit le rotor du communisme,

    Au début un moteur peut très bien marcher mais c’est après un certain kilométragre au compteur que les gens commencent à avoir un peu plus la pétoche dans l’hélicoptère,

    Car à chaque fois c’est hélas toujours un même rotor qui nous joue des siennes, surtout à partir d’un certain nombre d’heures de plus dans un plus dur labeur,

    Qu’à cela ne tienne si la méthode radicement inversée ne satisfait plus grand monde, faisons nous alors un plus grand mariage des deux, là au moins nous sommes sûrs de ne pas du tout nous casser la pipe,

    Les analyses de plus en plus fortes, pointues et savantes des systèmes économiques ne semblent pas mieux amener la plupart des êtres à vouloir vivre autre chose de plus sain,

    Si seulement j’étais un peu moins socialiste en société, mon prochain rechercherait sans doute un peu moins à vivre plus longtemps dans le capitalisme,

    Pourquoi les êtres qui préfèrent souvent tourner en rond préfèrent-ils cataloguer et étiqueter un peu plus les êtres en société ?

    Vous y croyez vous aussi à l’événement d’un plus grand socialisme mondial sur terre, moi je ne sais pas …

  13. Autre fait divers

    Ils se battaient eux aussi depuis plusieurs mois pour renflouer les comptes, pour sortir du trou et cela malgré tous les emprunts de plus, rien n’y faisait tout ce beau travail parti en l’air,

    Evidemment la nouvelle fut aussi très brutale à entendre mais pas seulement à cet endroit mais également autre part dans une autre ville, dans un autre pays et au même moment,

    C’était comment dire la grande concurrence du monde, le grand sauve qui peut général, car à la fin du film il ne peut bien sur y en avoir qu’un de bon sur les marchés,

    En ce qui concerne les raisons de la situation de plus en plus désastreuse des comptes la méthode employé n’était bien sur pas du tout la bonne comme la moins prévisible, en matière de santé publique,

    Dans ces moments là on pense bien immédiatement à l’autre qui en est le premier responsable, mais on ne précise pas davantage pourquoi le monde fonctionne partout comme ça,

    Puisque dans leur propre aveuglement à vouloir toujours en gagner plus ils n’auront pas plus poussés les êtres à vouloir réclamer un peu plus de socialisme irreligieux mondial, les règles (fiscales) continueront bien évidemment de fluctuer d’un pays à l’autre dans le monde.

    1. Plus qu’à remettre son âme au Metro ./ incohérent ? pas plus que ce que l’on nous concocte !

      Notre Auber

      Notre Auber qui êtes Jussieu
      Que Simplon soit Parmentier
      Que Ta Volontaires soit Place des Fêtes
      Que Ton Rennes arrive
      Sur Voltaire comme Courcelles
      Donne-nous Galliéni notre Havre-Caumartin
      Et ne nous soumets pas à la Convention
      Cambronne-nous nos Défense
      Comme nous Odéon à ceux qui nous ont Maraîchers
      Délivres-nous des Halles,
      Miromesnil.
      H. Le Tellier- 1999

  14. Résumons la situation:

    Les usa ont commencé par faire tourner la planche à billet pour sauver les banques.
    Ils viennent de le mettre en route pour monétiser la dette fédérale.
    Ils vont sans doute devoir la mettre en route prochainement pour les dettes gouvernementales et municipales.
    Conclusion, le dollars est un mort en sursit. Il ne lui manque que de lui retirer son statut de monnaie de référence pour les matières premières (ce que les pays émergents poussent de plus en plus à faire) pour que son oraison funèbre soit prononcée.

    L’europe prête à la grèce l’argent qu’elle n’a pas. Elle prête à l’irlande l’argent qu’elle n’a pas. Elle va bientot prêter au portugal, à l’espagne l’argent qu’elle n’a pas. Quand viendra le tour de l’italie et de la france, l’euro sera mort.

    La chine achète sa paix sociale avec les dollars de ses clients américains ou les euros de ses clients européens. Quand le dollars et l’euro seront morts, la guerre civile en chine sera inévitable.

    Quand elle perdra le soutient des usa, l’arabie saoudite ne pourra plus garder son gouvernement actuel, l’irak reprendra sa destinée en main, l’iran ne craindra plus rien. Autrement dit, israel mourra.

    Les premiers signes d’un rapprochement entre la russie et l’europe se dessinent. La russie à besoin de l’europe comme client. L’europe à besoin de la russie comme fournisseur de matières premières. Leurs cultures sont proches, ils sont fait pour s’entendre.

    L’amérique du sud s’affranchi de plus en plus des usa. Quand le dollars sera mort, cette séparation sera totale.

    Donc, en conclusion:
    Les usa qui auront besoin d’une guerre pour rebondir et préserver leur leadership.
    Ils se tourneront contre l’amérique du sud ? Ou contre les pays arabes ? Ou contre la chine qu’ils essayent de plus en plus de désigner comme responsable de leurs problèmes ?
    La chine qui aura besoin d’une guerre pour ressouder son peuple. Elle se tournera contre le japon ? Contre taiwan ? Contre la russie ? Contre les usa parcequ’ils n’ont pas honorés leurs dettes ?
    Qui l’europe choisira (pourra se permettre) de soutenir ?

    Est-ce que nos gouvernants se rendent compte qu’ils s’engagent dans un cercle vicieux qui ne peut plonger le monde que dans le chaos ?
    Il est plus qu’urgent que de nouveaux partis politiques « censés » émergent dans toutes les démocraties, car les anciens partis politiques sont mourrants (vérolés par les puissances financières), et les nouveaux partis politiques qui émergent actuellement sont plus qu’inquiètants (tea party, montée de l’extrème droite en europe, …).

    1. C’est beau l’imagination…

      Encore un effort pour mettre tout ça en quatrains et vous aurez gagné le droit d’utiliser le pseudo Le petit Nostradamus

    2. Extrait : « le morpion ne meurt qu’une fois » aux éditions du Pas perdu

      « L’euro et le dollar ne vont pas mourir parce qu’ils ont pris une assurance : celle d’être des monnaies de réserves amassées en quantité . Qui voudraient leurs pertes perdraient encore plus.
      Ces deux monnaies vont temporairement baisser de valeur , c’est bon pour le commerce international. Tant pis pour les pots cassés, l’argent des uns fait le malheur des autres.
      Toutes les économies du monde sont trop dépendantes les unes dans les autres désormais .Si une guerre à grande échelle devenait inévitable , ce ne serait pas pour des raisons économiques mais pour des raisons écologiques. Autour du point d’eau , plus de cadeau , seul compte sa peau. »

    3. L’Iran ne touchera jamais à Israel directement, aucun intérêt, au contraire, c’est un bon moyen de mobiliser les iraniens autour de ses tortionnaires.
      L’Iran a le temps et a vu bien des empires apparaître, parfois l’envahir et toujours disparaitre.

      Un rapprochement avec la Russie est bien plus naturel qu’avec la Chine, question de culture et de voisinage.

      Les USA ont déjà joué deux fois la guerre pour raison d’unité nationale, ils n’ont plus les moyens d’en faire une autre. Ni même de se faire respecter en asie, on l’a vu lors de l’incident entre le Japon et la Chine il y a deux mois. Les USA n’ont pas bronché.

      Les chinois ont Taïwan ou le Japon pour jouer la carte d’une guerre extérieure, et je verrais plutôt une continuation de la politique de la tension avec le Japon et à travers elle avec les USA, Taïwan étant considérée comme chinoise et pas comme ennemie. Y a la Corée du nord aussi qui pourrait servir.

      Nos chers dirigeants sont avant tout des politiciens, ce qui les intéresse c’est de rester en place le + longtemps possible, pas de changer le monde, ça c’est réservé aux hommes d’état et il y en a très peu (qui parviennent à devenir dirigeants).

      L’euro et le dollar perdront leur qualité de monnaie de réserve quand il y aura d’autres moyens de protéger son argent. Le dollar est déjà en train de la perdre, je souhaite que l’euro ne le soit jamais mais qu’un autre système soit mit en place.

  15. Quelqu’un peut il me rappeller de combien était le plan d’aide pour la Gréce ?

    Et d’après vous, après le Portugal et l’Espagne qui sont sur de y passer, ça va être au tour de qui ?

    1. Qui a une idée du montant de l’aide qu’il faudrait à l’Espagne en cas de problème?Vu la taille du pays…cela sera dans les centaines de milliards j’imagine?Quand on sait qu’il y a plus d’un million de logements vides sur le marché, 22 pct de chomage dont 35 chez les jeunes, sans parler des gens qui travaillent pour ‘1000 euros’ et vivent en colloc par défaut ou chez papa maman comme des Tanguy à 35 ou 40 ans.

    2. Et d’après vous, après le Portugal et l’Espagne qui sont sur de y passer, ça va être au tour de qui ?

      Cela me rappelle un mauvais film d’horreur je ne sais plus d’ailleurs lequel, où les jeunes gens avaient beau rechercher à se cacher les uns derrière les autres dans la seule issue possible d’une grande pièce, hélas au bout du compte ils y passèrent tous au fil de l’épée, après bien sur viendra le tour des premiers téléspectateurs en France et de Navarre comme ça moins de misère
      morale pour tout le monde.

    3. @ Dissy

      L’Espagne a emprunté 224 Mds € en 2009, aura emprunté 212 Mds € à la fin de cet année et a prévu d’empruntér 149 Mds € en 2011 (dans le cas très improbable où la croissance sera de 1,3 % comme seule le gouvernement le prévoit – la plupart des économistes tablent sur 0,7 %).

      La dette (publique et privée) espagnole est, selon le Banco de España, de 3 000 mds €.

      Faîtes donc vos calculs…

  16. bonjour,

    on a entrainér les peuples a marche forcé dans cette europe
    une majorité de français ne voulait pas de cette europe.
    ça prouve que le peuple n’est pas si idiot que ça il savait qu’il allait se faire avoir.

    La Grèce a maquillé ses comptes, mais qui a aidé la Grèce
    certaines personnes savaient bien que la Grèce était fragile
    même chose pour irlande, le Portugal, l’espagne et l’italie

    on a tiré sur la ficelle Grèce
    ils ont renfloué les banques Grec parce qu’ils ne faut pas qu’elles tombent
    ça mettrait en difficulté l’Allemagne et la France etc…
    ceux qui se sont régalé ce sont les banques

    même chose pour l’Irlande, le portugal, l’espagne et l’italie
    tant qu’on gagne il n’y a pas de raison pour que ça s’arrete
    la france est dans le lot aussi.

    l’europe n’est plus qu’une gigantesque marionnette donc on tire les ficelles
    si on veut la faire tomber on tire sur toutes les ficelles et ça s’écroule.

    1. Je me rappelle en 1992, à l’epoque il y avait le NON à Maastricht de Pasqua-Seguin. Ses defensseurs passaient pour de dangeureux extremistes…

  17. Erreur ! La méthode est parfaite pour les banques. Et demain mieux encore qu’hier car Bernanke chante : « Vive l’inflation qui crée des ronds … et ronds et ronds petits patapons ! »

  18. « La méthode n’est pas la bonne. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ? »

    La BCE/commission européenne l’a fort bien compris. Elle l’utilise pour effectuer ce que d’aucuns appelaient les ‘ajustements structurels’, ‘nécessaires’ pour l’UE selon la BCE/Commission européenne.
    Depuis la Grèce, on a quand même obtenu certaines choses très troublantes, en termes de convergences de politiques fiscales.
    Regardez la TVA dans l’UE :
    http://www.eic.ccip.fr/informations/tva/tva5.htm
    Il n’y a plus que le Luxembourg, Chypre, Malte, le Royaume-Uni et … l’Espagne (qui a déjà augmenté sa TVA) à être sous la barre des 19%.
    En mars 2009, la TVA était à ce niveau là.
    Ceci dit, concernant le Royaume-Uni, dès Juin 2010, celui-ci augmentera la TVA de 17,5% à 20% en janvier 2011, crise ‘aidant’.
    Et ceci, quelque soit évidemment le changement de gouvernement …
    D’autres pays ont déjà pris d’autres augmentations.

    En dehors du Luxembourg et de Malte, dont l’utilité fiscale n’est plus à démontrer, reste donc l’Espagne, qui n’ait pas encore atteinte le ‘niveau requis’, soit supérieur à 19%.
    En conséquence, la prochaine hausse de TVA à attendre se situe bien en Espagne (le Portugal est déjà à 21%).
    Et donc la prochaine ‘cible’ des ‘spéculateurs’ et des ‘ajustements structurels’ d’une BCE/Commission européenne gardienne des fiscalités européennes (puisque c’est elle qui finance les états).

    La TVA est la première source fiscale de revenu des états européens, ou en passe de le devenir, en lieu et place de l’impôt sur le revenu.
    La ‘focalisation’ sur le faible taux d’impôt sur les sociétés en Irlande, comme ce fut le cas pendant quelques jours médiatiquement, ne doit pas occulter ceci : la VRAI cible fiscale de ‘l’ajustement structurel européen’ actuellement en cours est la TVA.
    L’Espagne n’y coupera pas.

    Enfin, il faut aussi se remémorer du récent discours de Sarkozy sur la ‘mise à niveau’ de la fiscalité française d’avec la fiscalité allemande concernant la fortune.
    On va donc vers un ‘ajustement fiscal européen’ à double objectif :
    1/ transférer la majeure partie de la fiscalité sous forme de taxes, afin de préserver les (hauts) revenus
    2/ ‘harmoniser’ la fiscalité sur les (très) hauts revenus, sur la base du ‘mieux disant européen’

    De sorte que, comme on transfère de plus en plus (cas de l’Irlande en cours) le remboursement du sauvetage des banques vers les comptes de l’Etat (donc des contribuables), que les dits contribuables (les plus aisés) soient le moins imposés possible, le maximum de ressources fiscales devant être puisé par la TVA (qui augmente et augmentera). Qui plus est, la remboursement, croissant, de la dette, cropissante, des états, se réalise par le biais d’obligations, obligations détenues, par exemple, par les mêmes hauts revenus, qui gagnent ainsi sur les deux bouts du tableau : dépenses (fiscalité) en baisse, recettes (obligations) en hausse.

    Et la boucle est bouclée.
    Ou comment se servir d’une (bonne) crise pour la BCE/Commission européenne, afin de réaliser ce qu’elle n’avait jamais pu réaliser auparavant, du fait des résistances des populations quant à la hausse de TVA.
    C’est ce qu’on appelle un ‘ajustement structurel’.
    Et comme un tel ‘ajustement structurel’ est réalisé pendant une crise, on appelle ça une ‘stratégie du choc’ (cf. Naomi Klein).

    Cela s’appelle un ‘transfert de richesses’, des moins riches vers les plus riches.
    Le plus fabuleux qui ait existé depuis la mise en place des états sociaux en Europe.
    Sinon, on peut appeler ça plus facilement : un hold up.

    1. Situation actuelle dans l’Union européenne : une harmonisation inachevée

      « Même si la 6e directive a, pour une large part, harmonisé le système commun de taxes sur le chiffre d’affaires, de nombreuses disparités subsistent entre les États membres : (…) le souhait des États-membres de pouvoir mener librement leur politique fiscale, souvent considérée comme un des derniers remparts de la souveraineté nationale. »
      « Pour résoudre notamment les problèmes évoqués ci-dessus, la Commission des Communautés européennes continue à déposer régulièrement des projets de directives destinés à améliorer le fonctionnement de la TVA comme la faire payer dans le pays où la marchandise est vendue et non pas là où elle est achetée. Ces propositions sont néanmoins difficiles à faire passer, toute décision du Conseil des ministres de l’Union européenne nécessitant l’unanimité des États-membres pour être adoptée. »

      Ou comment une crise peut ‘aider’ à faire passer ce que l’on n’arrive pas à faire passer …

      C’est marrant, on n’entend guère les souverainistes (de gauche comme de droite, mais surtout de droite) parler de cet aspect là.

  19. « Une capitulation sans précédent », une « ignominie », « une reddition éhontée »: la presse celtique était unanime lundi à condamner l’appel à des bailleurs de fonds étrangers pour résorber la dette astronomique qui plombe l’Irlande.

    Dès l’annonce du plan, dimanche soir à Dublin, quelques manifestants s’en sont violemment pris aux voitures des ministres quittant leurs bureaux officiels. L’un des manifestants a été blessé quand il a dû être maîtrisé par la police.

    AFP

    1. Et ce n’est que le début, vous verrez le populisme sécuritaire a encore de beaux jours devant lui, plus le monde glisse dans l’abime et plus j’augmente mes chances de pouvoir mieux me faire élire en société, c’est-à-dire de devenir le nouvel homme fort du système à suivre …

  20. Boursorama: « les marchés rassurés par le plan irlandais »

    CAC40 à 12h30 + 0,02%

    Parions que nous sommes dans le rouge à la clôture … encore un coup dans l’eau.

    1. Surtout que « L’agence de notation financière Moody’s a indiqué lundi qu’elle envisageait désormais de dégrader de plusieurs crans la note souveraine de l’Irlande, en raison du poids considérable de sa dette publique et des incertitudes économiques. »

      Quelle bande de couillons!

    2. Surtout que « L’agence de notation financière Moody’s a indiqué lundi qu’elle envisageait désormais de dégrader de plusieurs crans la note souveraine de l’Irlande, en raison du poids considérable de sa dette publique et des incertitudes économiques. »

      Dans ce monde vous n’avez pas du tout droit à l’erreur, même lorsqu’on vous demande de vous conduire plus urgemment comme tout le reste, surtout au regard d’une plus grande dette publique sinon couic, quand bien même elle aurait été occasionné et surdégradé par un plus grand nombre de gens prudents et préférant davantage spéculer sur les marchés.

      On se demande parfois qui plombe le plus les pays de nos jours dans la voracité, quelle bien folle mentalité destructrice !

    3. Pourquoi le monde devient de plus en plus pâle, peu confiant, peu rassuré, pourvu que le marché et les petits boursicotages de plus puissent toujours maintenir le monde à flot, sinon je ne vous raconte pas les lamentations de plus pour les premiers capitaines d’industries,

  21. La crédibilité de la BCE ( pardons, je passe outre la situation du système bancaire européen,
    qui, selon les termes de la BCE, n’ a aucun problèmes, lol ) contre la souveraineté d’une
    nation (je recommande la lecture d’un article de Coim Tóibín, écrivain ilandais ‘foorloose’ paru
    samedi sur la classe politique du pays: Looking at Ireland, I don’t know whether to laugh or cry)

    En tous cas pour répondre une expression de N.Chomsky, si l’UE fond, extension concomitante,
    comme aux Etats-Unis, de la population des ‘sheeple’, sheep people, à la tonte…

  22. Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a critiqué lundi le plan de sauvetage pour l’Irlande décidé la veille par l’UE et le FMI, y voyant « une rustine de plus sur une chambre à air totalement à bout de souffle.
    « A nouveau, l?Union européenne vole au secours d?un Etat en dépensant des sommes considérables (près de 100 milliards) sans exiger la moindre contrepartie », a dénoncé le député de l’Essonne dans un communiqué.
    Selon lui, cette aide n’est qu' »une rustine de plus sur une chambre à air totalement à bout de souffle » et « une fois de plus, les peuples vont se saigner pour renflouer les banques à qui l?on ne demande rien de sérieux ».
    « Dans le cas de l?Irlande, l?Union européenne n?exige même pas un relèvement de la fiscalité sur les sociétés. Les contribuables allemands, français et autres vont donc subventionner indirectement la tête de pont du dumping fiscal », estime-t-il.
    Pour M. Dupont-Aignan, « les économies grecque, portugaise, espagnole, irlandaise auraient surtout besoin d?une bonne dévaluation, leur permettant de relancer leurs exportations, de diminuer leurs importations et ainsi de corriger à la source leurs déficits commerciaux et budgétaires ».
    Il réclame « une réforme de la zone euro qui permettrait de retrouver des monnaies nationales fluctuant les unes par rapport aux autres tout en maintenant entre elles une coordination intelligente ».
    L’Union européenne et le FMI ont décidé dimanche d’apporter à l’Irlande, menacée de faillite, une aide qui pourrait aller jusqu’à 90 milliards d’euros. En contrepartie, ce pays devra procéder à d’importantes économies budgétaires pour réduire son déficit public.

  23. La méthode n’est pas la bonne

    Est-ce la méthode utilisée par les gouvernements qui n’est pas la bonne ou est-ce la méthode que nous utilisons pour faire avancer nos idées qui n’est pas la bonne ?

    Les deux ?

    1. Le principe du quitte ou double consistant à tenter de tout sauver à la fois n’est pas bon, on perdra tout, c’est de + en + évident pour tout le monde.
      L’alternative consistant a lâcher le lest le + puant et sauver ce qui peut l’être ayant été considéré comme inacceptable par les investisseurs qui nous dirigent de + en + ouvertement.

  24. Le sort de l’Irlande et des Irlandais ne pèse pas dans la balance. Ce n’est pas cela que le plan d’aide en cours de finalisation vise à réaliser (ou alors en second).

    Il s’agit d’une économie de rentiers, mise en place progressivement depuis les années 80 par et pour des rentiers. Il n’est même pas envisageable qu’il leur soit demandé de renoncer d’eux mêmes à cette façon particulière de faire fonctionner une économie. Les choses vont donc suivre leur pente naturelle… exactement comme elles le font depuis octobre 2008.

    1. Comme nous, populations d’Europe sommes TOUS des PIGS, si nous leur disions FUK !

      Car, après tout ils sont bien peu, ces gens là !

      Quand je pense qu’il va falloir ressortir l’**Abbaye du Monte-à-Regret …et, qu’il y en a qui seront tout étonnés !
      « Les peuples sont des ingrrrrrats, nous qui aimons tant les saigner jusqu’à l’os, et les esclavagiser, pour notre plus grand bonheur !
      Des brrrrrutes ! »

      **La lame étant probablement émoussée, il va falloir demander à ce qu’on l’affute ! Voyons, qui saurait faire ça maintenant ? Ah, j’y suis, peut-être les Roms ….Ya pas, nous avons besoin de leur aide …..

  25. Le 25 février votre tiercé dans l’ordre c’était : « 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne »
    Il y avait donc un outsider chez les PGS?
    Ah! ça IRA! ça IRA! ça IRA! Après le Sirtaki, la Gigue est arrivée avant le Fado et le Flamenco!
    Un oranger, dans un jardin Irlandais, ça on ne le verra jamais…..
    La République, bien que « sauvé » par les Orangistes, ce fera Tintin pour les Oranges bleues à Noël !
    Retour à la case départ, reste la pêche et la patate.

    1. Et la revendre à qui ?

      Il faut arrêter avec cette stigmatisation du spatial ! Même si l’ISS est coûteuse et peu utile, les retombées technologiques et fondamentales, la coopération internationale (je ne crois pas qu’il y est des masses de projets communs à l’échelle de dizaine de pays à l’heure actuelle), les emplois créer et l’appel d’air techno-industriel justifient déjà selon moi ces sommes (de plus elles ont été étalées dans le temps, on a pas déboursé comme ça du jour au lendemain 115 milliards). La recherche n’est pas un gouffre à euros, et il me semble qu’il serait plus intéressant de zieuter du coté des budgets défense et surtout ne pas oubliez que c’est la sphère financière la première responsable de la situation !

      Quant à dire que « l’espace n’est pas la porte de sortie de l’humanité », à très long terme, c’est sûrement la seule, à part si vous êtes adeptes des théories de Chardin.

      ps, revendre l’Irlande à la chine…. il y a matière à faire un dessin d’actualité là !

    2. @fatso

      Je pensais à E.T. car je ne vois pas qui d’autre. Sinon je voulais juste mettre en perspective la somme de 100 milliards de dollars payée par le communauté internationnale pour le beau projet qu’est l’ISS.

      Quand ils étaient encore les premiers exporateurs de pétrole, les USA ont à eux seuls déboursé 170 milliards de dollars pour le programme Apollo. Je ne crois pas qu’ils aient encore un jour les moyens énergétiques et financiers que pour reproduire cette aventure. Ils ont eu leur chance.

      Après avoir rêvé de conquête spatiale pendant fort longtemps, j’en suis arrivé au stade où je n’y crois plus. Je trouve même que cela prend une tournure malsaine quand cela sous-entend que l’on peut se permettre de détruire notre matrice écologique parce que l’espace nous attendrait.

      Je pense qu’il n’y a pas assez de ressources en terme énergétique que pour relancer la conquête spatiale sauf à développer la fusion bien plus rapidement que prévu (elle est annoncée dans 40 ans), mais là aussi j’ai des doutes. Vous allez me dire que je ne suis vraiment pas jojo …

    3. Non, je suis plutôt d’accord avec vous, mais je pense qu’il faut regarder plus loin.

      Si l’on passe certains cap (fin des énergies fossiles notamment) , si l’on devient une espèce mature (quoique cela puise vouloir dire), si l’on y trouve quelque intérêt et si l’on s’affranchit de la gravité, pourquoi pas ? De toute façon, on ne le verra pas de notre vivant, et je n’ai que 26 ans. Gamin, je pensais vraiment voir un homme marcher sur Mars, aujourd’hui, sauf miracle….

      De toute façon à très long terme (10 000 ans, 100 000 ans) je ne vois pas trop quel est notre avenir en tant qu’espèce. J’espère juste que nos descendants ne vivront pas comme l’on vivait en l’an mil en Europe…

      Votre pseudo me laisse penser que vous avez fréquenté le forum oléocène, me tromperais-je ?

    4. @ Fasto

      Non, on peut demander de la lucidité, et souhaiter arrêter l’ISS et ITER, qui deviennent des « too big to fail » avec une gouvernance assez opaque . Je pense à la partie CEA de ITER et MegaJoule en France.

      De plus les engagements internationaux incompressibles font que les coups de bélier budgétaires sont retransmis en amplifié à la recherche publique.

      On peut rêver que 100 milliards injecté dans un tissu de PME cruellement manquant en France aurait permis de fabriquer en Europe 1 million d’emplois très sympathiquement productif (avec une « subvention » de 100 kE par emploi, on peut faire du bon taf), il aurait certes fallu s’assurer que les grands groupes ne mettent pas la main dessus,
      et que la bêtise systémique ne soit pas trop basse de plafond
      (p.ex le dernier rapport de l’Affset sur les LEDs estimées dangereuses pour les yeux (dans des conditions invraisemblables par rapport à la réalité )et son press kit alarmiste risquent de saper assez fortement une des rares chances indiscutables d’économie d’énergie, même un avocat américain en mal de scandale artificiel s’en rendra compte)
      (Je crois aussi qu’avec REACH en version actuelle, on intedirait sans coup férir l’eau de Javel)
      (bref, on ne sait pas fabriquer une population éclairée sur le risque, ça vaudrait bien 10 milliards d’euros de sortir de l’état de bêtise qui règne dans l’usage mal compris des stats et le principe de précaution tout aussi mal compris…)

    5. Faut il rappeler que les sous entendus de la conquête spatiale , hier comme aujourd’hui ( cf guerre des étoiles et satellites tueurs ) et peut être demain , sont militaires et relèvent de la recherche de suprématie .

      La logique étant toujours aussi primaire qu’efficace : être plus haut que l’ennemi pour lui verser de l’huile bouillante sur la tête .

    6. @Timiota.

      C’est un point de vue que je ne partage pas. Il est inévitable que des projets aussi complexes et impliquant tant nation aient leur part d’obscurité. En attendant ITER est une des principales voie qui nous permettra peut-être d’éviter de tous nous écharper quand l’énergie bon marché ne sera qu’un souvenir.
      On peut aussi estimer que les 5000 milliards de la guerre d’Irak et que les centaines de milliards engloutis dans la crise financière auraient été utile de bien des façons… ce ne sont pas le 50 milliards d’ITER (sur je ne sais combien d’années) qui sont responsables de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, non ? Au contraire, ces projets, envisagés sur le long terme, sont une des premières tentatives de l’humanité de voir plus loin que le bout de son nez.

      Pour le reste, le principe de précaution, tant qu’il ne tue pas toute innovation est un bien moindre mal que celui qui ronge les gens qui travaillaient dans l’amiante, par exemple. (ou des PCB, apparemment du bisphénol, des produits phytosanitaires etc etc)

    7. @Juan Nessy

      Non, si le militaire à son importance dans le domaine, c’est surtout le commercial qui prime, avec les télécoms notamment. Le scientifique aussi (satellites météos, sondes astronomiques, télescopes orbitaux et terrestres).
      L’espace est par définition démilitarisé : on y trouve des satellites espions, mais avant qu’une nation ne se décide à envoyer en orbite des satellites capables de lancer des ogives nucléaires ou des « impacteurs cinétiques » (ça a été pensé comme arme de précision), la troisième guerre mondiale sera passé par là 🙂

    8. @Fatso :

      Je n’ignore pas les utilisations civles très fécondes des objets spatiaux ( pas trop lointains ) .

      Je soulignais simplement que ce qui a décidé ( et décide encore ) les états à se saigner aux qutre veines pour investir dans ce domaine , c’est le souci d’être  » au dessus  » militairement .

      Pour les impacteurs cinétiques , l’expérimental a déjà été tenté .

      Paradoxalement c’est peut être le fait de la « pollution » stratosphérique par trop de sattellites ou détritus volants , qui a conduit les américains , les russes et les chinois a faire preuve de prudence sur la guerre des étoiles ( risque de déclencher le feu depuis un satellite sur la base d’une information fausse pour cause de collision aléatoire avec un déchet non ennemi ) . Sans parler du fait qu’en visant Shangaï ou Téhéran , on n’avait pas la certitude absolu de ne pas raser Tokyo ou New-Dehli.

      Les drones sont aussi une bonne illustration de la « motivation primaire » militaire qui trouve a posteriori des applications civiles .

      Regardez chez EADS ( mais pas que ) la nature des différents  » départements » et ceux dont les programmes sont le plus  » assurés  » .

    9. Bien sur, d’ailleurs les lanceurs modernes dérives des célèbres V2 de Von Braun, mais paradoxalement, il n’existe aucune arme en orbite autour de la planète…. mais bien des traités pour l’empêcher (la militarisation de l’orbite) : SALT II toujours en vigueur je crois (wiki fait des siennes, je ne peux pas vérifier) et le traité concernant l’espace extra atmosphérique. Les militaires fantasment sur ces armes mais finalement ils ne jouent qu’un rôle d’appel d’air pour le développement de technologies civiles (si l’on écarte la recherche sur les missiles et les intercepteurs de missiles).

      Je n’ai pas trouvé d’infos concernant les programmes militaire de eads (pour l’exemple), de ce que j’en sais, à part l’A400 M et les ravitailleurs du pentagone, ainsi que des hélico de combats, il n’y a pas de programme de développement d’armes orbitales.

      En ce qui concerne les drônes, ça n’a pas vraiment de rapport avec l’espace, mais je vois ce que vous voulez dire.

    10. Non, Fatso, pas d’ac.

      Il y a un effet de saturation logarithmique ou exponentiel à votre guise, comme l’étang aux nénuphars qui doublent toutes les semaines.
      Le premier spatial a apporté son lot de bienfait (Teflon, etc.), puis les satellites ont l’impact que l’on sait (mais déjà pas simple : les paraboles à la Courneuve, ou symétriquement CNN au fin fond de nulle part).
      Mais ca sature et les rendement décroissent beaucoup pour les innovations suivantes, c’est comme la biodiversité : Quand vous avez bouffé 50% des forêts pour en faire des terres cultivables, tout va bien, à 80% vous avez perdu 20% de biodiversité, à 95%, vous en perdez les 3/4, car les 5% de friches restantes ne suffisent plus, etc. à 99% vous passez sous le seuil de la plupart des espèces.

      Aujourd’hui ITER est bien un gouffre et le même effort s’il était investi à former des bons ingénieurs & chercheurs nucléaires capables de viser des solutions astucieuses serait plus précieux pour l’humanité de 2100 à 2200. Car on en est pour le nucléaire à peu près à l’âge du début du Diesel en comparaison. Le turbo HD « assez propre » (version nucléaire) est pour dans 40 50 ans si on ne s’aveugle pas trop sur les tenants et aboutissants. Ca n’est pas très glorieux, mais il faut des fois en rabattre. Et motiver les jeunes là-dessus alors que bosser dans le nucléaire semble ringard et vilain.
      Ca l’est en partie à cause de l’opacité de l’organisation, il faut s’en abstraire pour voir la technologie elle-même. Un « avantage » de la radioactivité dans le monde d’aujourd’hui est qu’elle se détecte de façon très peu ambigue et immédiate, on ne peut pas en dire autant côté chimie, rejets atmosphérique, bisphénol, et résistance bactérienne.
      Mais c’est là que c’est triste, c’est qu’aujourd’hui, pour des raisons idéologiques, l’après Tchernobyl rend impossible l’idée qu’on puisse faire des réacteurs « raisonnables », dont la façon de casser reste dans des bornes à peu près prévisibles.
      Toute technologie est dangereuse à un degré donné, le plus gros accident énergétique récent a été à une grosse turbine hydroélectrique en Russie (16 ou 60 morts de mémoire, je ne sais plus).
      Une connaissance « écologique » interne de la technique dans ses aspects intégrés permettrait d’y voir plus clair, mais cela demande des grands efforts pédagogiques et seule une fiable minorité d’étudiants, et pas les meilleurs, pourrait être attirée dans l’état d’esprit actuel.
      Défendre ITER, c’est croire que le machin « plus grosse que celle du voisin » va marcher. Si vous suivez l’évolution des lasers, les gros machins ont été abandonnés (la guerre des étoiles), les progrès sont « bottom up », on perfectionne les lasers qui faisaient 1W, puis 10w, puis 100W, et ce n’est plus qu’à moitié une blague quand Bill Gates soutien un projet de flingueur de moustique à laser pour les pays souffrant de malaria etc. C’est un peu folklorique je vous l’accorde.
      mais il faut surtout croire à l’échelle de l’homme. Fermi a pu faire marché un réacteur pas trop gros, avec une équipe de quoi ? 30 personnes ? Aujourd’hui, une centrale reste encore accessible à l’entendement. Mais si vous regardez les facteurs d’ensemble (économique, sociologie de l’entreprise, connaissance des bétons en très grande construction, encore assez faible pour les bétons récents), l’investissement judicieux n’a rien de sexy, du nucléaire le mieux qui existe, ou des versions nouvelles générations mais à réacteur plutôt bridé (voir ieeespectrum sur le sujet « energy » ).
      J’ai grillé mes chances d’adhérer aux Verts, mais si on accepte le poison de la technique, c’est aussi pour savoir s’en servir avec le bon dosage.

    11. D’emblez Timiota, je dirais que vous omettez un fait important : les réserves d’uranium sont très loin d’être suffisante à long terme ! Et si l’on multiplie les réacteurs, ils faudra aussi les approvisionner : on se retrouvera dans la même situation qu’avec le pétrole.
      Il existe bien la filière Thorium, mais on est à des années lumière de la maitriser, et cela ne ferait que repousser le problème une fois de plus. ITER n’est pas le seul projet en route concernant la fusion (qui est bien plus « propre » même si ce n’est pas parfait, que le nucléaire), et je peux vous citer de mémoire d’autre pistes; comme le confinement inertielle par laser ou Z-pinch notamment.
      Ce que promet la fusion, à long terme (s’entend), c’est de l’énergie bon marché (une fois les filières maitrisées) et en quantité. De plus, les retombées seront internationales : aucun pays ne pourra confisquer cette technologie.

      Pour ce qui est des laser, faites une petite recherche sur les laser Térawatt et les impulsions ultra rapide (attoseconde pour certains). Les lasers ne seront cependant surement jamais des armes d’attaques.

    1. et y a pas que le Portugal

      Lundi a été la pire journée pour les obligations municipales américaines (« muni-bonds ») depuis la Panique de 2008, le taux de dettes AAA à 10 ans bondissant de 2,75% à 2,93%.

      Nous prévoyons que le marché des munis-bonds devra faire face à un double coup dur, aux deux dates suivantes :

      Le 31 décembre 2010 : Le financement des Build America Bonds tourne court. Ces obligations faisaient partie du plan de relance économique adopté début 2009, subventionnant les coûts des municipalités par des projets de travaux publics atteignant la coquette somme de 150 milliards de dollars.
      Cette année, environ un quart de toutes les émissions de muni-bonds ont été des Build America Bonds. A moins que le Congrès, contrôlé par les démocrates « en sursis », ne réagisse rapidement, cet argent fera ses adieux dans six semaines.

      Le 30 juin 2011 : Encore plus d’aides fédérales expirent à cette date — certaines d’entre elles autorisées par le plan de relance, et d’autres par le plan d’aide à l’emploi adopté l’été dernier, totalisant 150 milliards de dollars supplémentaires à ce jour. Sans cet argent, les états américains auraient déjà annulé un grand nombre de programmes, y compris l’assurance chômage et Medicaid.
      La probabilité que la nouvelle Chambre, à présent sous le contrôle des républicains, élargira cette aide va de mince à aucune. Nous avons rencontré « Mince » ce matin à la gare, il quittait la ville.
      Addison Wiggin http://www.la-chronique-agora.com/articles/20101122-3201.html

  26. Pour ma part, je pense qu’une large partie de nos dirigeants comprennent bien la situation toutefois, la seule issue possible leur fait peur (parce que risquée et incertaine dans sa finalité) et du coup, ils n’ont pas de « solution » rationelle à disposition.

    C’est la résistance au changement qui opère ici, et bien sûr la peur d’emprunter un chemin qui ne serait pas balisé par les spécialistes qui opèrent à tous les niveaux (agences de notations, marchés, économistes, politologues, instituts de sondages…) et qui ont tous en commun d’avoir un intérêt à défendre le système tel qu’il est.

  27. Je souhaite faire partager ce texte de Stefan Zweig, issu du MONDE D’HIER, écrit peu avant qu’il se donne la mort en 42, désespéré par l’auto-destruction de son Europe bien aimée. J’en recommande la lecture entière bien entendu. J’ai été frappé par le même aveuglement de toute une génération pendant les année 80-90-2000 et la croyance dans le progrès.

    « Le XIXe siècle, dans son idéalisme libéral, était sincèrement convaincu qu’il se trouvait sur la route rectiligne et infaillible du « meilleur des mondes possibles ». On considérait avec dédain les époques révolues, avec leurs guerres, leurs famines et leurs révoltes, comme une ère où l’humanité était encore mineure et insuffisamment éclairée. Mais à présent, il ne s’en fallait plus que de quelques décennies pour que les dernières survivances du mal et de la violence fussent définitivement dépassées, et cette foi en un « Progrès » ininterrompu et irrésistible avait véritablement, en ce temps-là, toute la force d’une religion. On croyait déjà plus en ce « Progrès » qu’en la Bible, et cet évangile semblait irréfutablement démontré chaque jour par les nouveaux miracles de la science et de la technique. Et en effet, à la fin de ce siècle de paix, une ascension générale se faisait toujours plus visible, toujours plus rapide, toujours plus diverse. Dans les rues, la nuit, au lieu des pâles luminaires, brillaient des lampes électriques ; les grands magasins portaient des artères principales jusque dans les faubourgs leur nouvelle splendeur tentatrice ; déjà, grâce au téléphone, les hommes pouvaient converser à distance, déjà ils volaient avec une vélocité nouvelle dans des voitures sans chevaux, déjà ils s’élançaient dans les airs, accomplissant le rêve d’Icare. Le confort des demeures aristocratiques se répandait dans les maisons bourgeoises, on n’avait plus à sortir chercher l’eau à la fontaine ou dans le couloir, à allumer péniblement le feu du fourneau ; l’hygiène progressait partout, la crasse disparaissait. Les hommes devenaient plus beaux, plus robustes, plus sains depuis que le sport trempait leur corps comme de l’acier ; on rencontrait de plus en plus rarement dans les rues des infirmes, des goitreux, des mutilés, et tous ces miracles, c’était l’oeuvre de la science, cet archange du progrès ; d’année en année, on donnait de nouveaux droits à l’individu, la justice se faisait plus douce et plus humaine, et même le problème des problèmes, la pauvreté des grandes masses, ne semblait plus insoluble. Avec le droit de vote, on accordait à des classes de plus en plus étendues la possibilité de défendre leurs intérêts par des voies légales, sociologues et professeurs rivalisaient de zèle pour rendre plus saine et même plus heureuse la vie des prolétaires – quoi d’étonnant, dès lors, si ce siècle se chauffait complaisamment au soleil de ses réussites et ne considérait la fin d’une décennie que comme le prélude à une autre, meilleure encore ? On croyait aussi peu à des rechutes vers la barbarie, telles que des guerres entre les peuples d’Europe, qu’aux spectres ou aux sorciers ; nos pères étaient tout pénétrés de leur confiance opiniâtre dans le pouvoir infaillible de ces forces de liaison qu’étaient la tolérance et l’esprit de conciliation. Ils pensaient sincèrement que les frontières des divergences entre nations et confessions se fondraient peu à peu dans une humanité commune et qu’ainsi la paix et la sécurité, les plus précieux des biens, seraient imparties à tout le genre humain. »

    1. Ha désolé, j’ai cru que c’était un chapitre dispo en ligne…. J’avais entendu parler de cet homme évoqué dans l’excellent documentaire sur la 2de guerre mondiale de france télé, mais je ne connaissais absolument pas son œuvre. Vous m’avez intrigué, je crois que je vais le commander.

  28. Quatorze aveugles et eux parlytiques .

    De quels handicaps Le FMI ,le Royaume uni et la suède sont-ils à créditer ?

    On sait que les choses se décantent à partir de treize .

    Qui sera Judas ? Qui sera Jésus Christ ?

    Il ne serait pas inutile pour les lecteurs ( trices) de passage , de marteler constamment ,en trois lignes explicites, les remèdes de l’ordonnance Jorion .

  29. Cette évolution était prévisible. Il suffisait, par exemple,d’étudier et d’analyser l’histoire récente de la Grèce (avant et après la dictature militaire) pour arriver à des conclusions quant aux structures poltiques, sociologiques et donc économiques du pays. Idem en ce qui concerne l’Irlande et sa bulle immobilière, un produit de magouilles entre des constructeurs, les banques et le gouvernement.
    Un géologue avait prédit, il y a quleques années, le tremblement de terre qui a dévasté récemment Haiti. Le gouvernement n’a pas voulu prêter de l’attention à ses propos……

  30. Je lis ce blog tous les jours et je remercie ses auteurs pour ce qu’ils m’apportent dans la compréhension de ce monde obscur et clos qu’est la finance.

    Néanmoins, nous savons tous que rien ne changera, que tant que les dirigeants peuvent amasser des sous et berner leur monde, ils le feront, jusqu’à ce que le château de cartes s’écroule et que la guerre commence, car seule la guerre effacera les dettes et permettra au monde de redémarrer sur de la « croissance » – alors pourquoi ne pas proposer des alternatives, des pistes concrètes pour une sortie au présent, quotidienne, du système ?

    Que prôneriez-vous pour que l’on puisse se sauver le plus vite possible, avant le Grand Soir ?

    En vous remerciant infiniment.

    AncestraL

  31. Si la méthode n’est pas la bonne c’est parce qu’on ne pousse pas assez suffisamment les êtres à se sentir mal, ah si le monde pouvait posséder un aussi grand esprit d’usure que le mien, comme je me sentirais bien plus à l’aise dans mes affaires,

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