Feu en la demeure !

25 février 2010 par Paul Jorion | Print Feu en la demeure !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

English version here.

Messieurs, Dames, des instances européennes, je m’adresse à vous : il y a feu en la demeure !

Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. Vous ne sauverez pas la Grèce en l’encourageant à combattre la fraude fiscale. Vous ne la sauverez pas non plus en créant une… cagnotte (on tombe ici dans le dérisoire !). Il est beaucoup trop tard pour tout cela. Et de toute manière, le problème n’est pas là.

Le 3 février, je participais à l’émission « Le Débat / The Debate » sur France 24. Si vous parlez l’anglais, écoutez je vous en prie ce que je dis quand la discussion s’enlise sur le sujet de savoir si les statistiques économiques de la Grèce ont été bidouillées oui ou non, et si vous ne parlez pas l’anglais, lisez s’il vous plaît la façon dont je résume mon intervention :

Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-Default Swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne. Ce que font en ce moment les marchés financiers n’est pas sans rappeler l’opération de George Soros qui coula la livre britannique en 1992 (quand on pense que le renouveau de la « science » économique est entre ses mains !)

Votre cagnotte pour la Grèce, si péniblement rassemblée, sera emportée par la bourrasque en quelques heures, et il vous en faudra immédiatement quatre autres : une autre pour le Portugal, une pour l’Irlande, une pour Chypre et une beaucoup plus grosse que les quatre autres mises ensemble, pour l’Espagne.

Vous aurez alors quelques jours pour reprendre votre souffle parce que la victime suivante ne fait pas partie de la zone euro puisqu’il s’agira du Royaume-Uni.

Il n’est pas question de salaires trop élevés : il s’agit de dominos, et de la même manière que le nom de Lehman Brothers était écrit dans le ciel le jour où Bear Stearns est tombée, le nom du Portugal s’inscrira au firmament le jour où la Grèce fera défaut sur sa dette.

Alors que faire ? Tourner les projecteurs vers la cause. Vers la combinaison mortifère des notations de la dette publique des États par les agences de notation et les positions nues des Credit–Default Swaps, ces paris faits par des gens qui ne courent aucun risque mais qui créent du risque systémique à la pelle, dans un seul but : d’énormes gains personnels.

Il est temps, Messieurs, Dames, d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

Ne m’objectez pas que c’est compliqué : ce ne l’est pas, c’est déjà écrit en filigrane dans la norme comptable américaine FASB 133.

Ne me dites pas que cela va « affecter la liquidité » : à ce reproche, j’ai l’habitude de répondre que les parieurs ne créent de la liquidité que pour d’autres parieurs et que cela n’a donc aucune importance, mais aujourd’hui, j’ajouterai autre chose : « À ce stade-ci de désintégration probable de la zone euro : la liquidité, on s’en fiche ! »

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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387 commentaires

  1. Paul,

    Que les Dieux (Grecs et autres) vous entendent !

    Mais j’en doute, les certitudes combinées à l’incompétence aveuglent.

    Nous sommes au bord du gouffre et seul un grand pas en avant nous souvera…

  2. bachibouzouk

    Vous ne voudriez pas faire une petition de ce vibrant appel ?

  3. Michel GIRAUDET

    MERCI POUR UN TEXTE AUSSI IMPORTANT.
    SIMPLE, CLAIR, CONCIS, PRECIS.
    Maintenant, la grande question est ; que feront de cette proposition les médias et les politiques ?
    Et s’ils n’en font rien, alors ce sera à nous tous de leur rappeler au moins deux fois par jour.
    Avec la même obstination que Caton l’Ancien, avec son incontournable « ET CARTHAGO DELENDA EST ».
    C’est à nous tous et à partir de ce texte de ne plus accepter de nous laisser contourner.
    Partons en guerre avec CE TEXTE (qui tient sur une seule page), SEULEMENT CE TEXTE, MAIS TOUJOURS CE TEXTE,CHAQUE JOUR ET PARTOUT.
    ET CARTHAGO DELENDA EST!

  4. DesHaines

    Merci de crier ainsi pour nous.
    Merci de vouloir nous sauver.
    Merci de rentrer en politique malgré vous.
    Merci de donner un espoir à la raison.
    Merci d’user de votre force quand tant sont au bord du désespoir.
    Vous ne serez pas oublié.

  5. Thierry

    Oui le même Georges SOROS qui il y a 2 mois disait que l’or était sans intérêt et qui quelques semaines plus tard en achetait pour 421 millions de dollars ( engrangeant du coup une énorme plus value ) …

    • cyrille

      naïfs sont ceux qui le croient
      10 mensonge plus tard, ils le croient encore
      c’est de la simple stupidité

  6. coucou

    Vous devriez proposer cette « tribune » aux grands médias, elle susciterait au moins le débat et l’urgence avec certte fois-ci comme témoin le peuple, donc l’électorat.

  7. taotaquin

    Désagrégation plus que probable de la zone euro…

    L’Allemagne ne « donnera » plus, les plus riches refuseront la solidarité (comme toujours, l’aumône en échange d’acte de contrition étant leur seul crédo) et l’édifice européen, devenu exclusivement une salle de marché et de nivellement social par le bas se disloquera en quelques mois.

    A partir de là, il faudra soit inventer une autre forme de société (voir l’Illusion d’un capitalisme réformable sur contreinfo: http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8875 ) soit déclarer la guerre à un quelconque bouc émissaire (on dit c’est le destin, tant pis pour le Sud…).

    Quoiqu’il arrive, Betov a raison: il est temps d’avoir quelques vêtements chauds (et j’ajouterai d’être capable de construire un feu…).

  8. Bourdon

    Combien de JORION faut-il pour que ce message soit écouté…

    Arrêter le jeu du Casino et revenir au rôle normal de la finance, telle est la question posée…

    Maintenant je me demande, et sans doute est-ce peut-être jouer à l’apprenti-sorcier, mais n’est il pas temps de faire l’épreuve de force…

    Les USA disent le dollar est votre problème, pourquoi ne pas dire chiche aux banquiers, allons y pour le crash, nous sommes mal sans doute mais cette fois-ci vous sautez définitivement car ayant induit cette crise vous êtes définitivement éliminés…

    Il est des moments où il faut siffler la fin du jeu, sommes tous conscients que le niveau de la dette des états est insupportable, il suffit de relire le dernier billet de M. LECLERC, que cette crise, que semble-t-il vous appelez tous désormais  » la grande crise « , nous consume à petit feu, alors pendant qu’il reste encore de l’énergie sur cette planète, allons au clash

  9. JBA

    Si ce scénario catastrophe se déroule alors qu’ils sont prévenus,cela signifierai que nos élites politiques Européennes sont complices de fait d’une oligarchie financière qui prospère en pillant les peuples,ceux ci sont donc fondés à se révolter et à juger leurs
    élus pour haute trahison.

    • coucou

      Ce scénario catastrophe pour nous, mais pas pour eux .. tout est là.

    • Mesa

      « nos élites politiques Européennes sont complices »

      Je n’arrive pas a m’imaginer qu’il en soit autrement:
      meme la betise la plus crasse a des limites!

  10. Papimam

    Merci & bravo M. Jorion de vous engager aussi clairement, de parler net, de mettre les gros points sur les III, de mettre l’ESSENTIEL « sur la table ».
    Comme le dit le dicton « il y a le feu au lac »

  11. écodouble

    Puissiez-vous être entendu.

  12. roland

    Bonjour,

    Pouvez-vous m’éclairer sur un point?

    Si la Grèce tombe en défaut de paiement, certains gagneront beaucoup d’argent grâce aux CDS, mais d’autre prêteurs institutionnels vont perdre par définition beaucoup d’argent, non?

    Un pays qui est en défaut de paiement, risque-t-il de provoquer un risque systémique ?

    Dans ce cas le monde de la finance n’est-il pas en voulant faire tomber la Grèce en train de se mettre une balle dans le pied??

    • TARTAR

      Il n’y a pas de « monde de la finance », il y a des’intérêts ‘qui circulent dans les flux.
      On peut pointer sous forme de personnes physiques les responsables certes, mais attention ; parmi les ayants droit se trouvent des masses de petits porteurs qui ignorent que leurs gestionnaires de fonds agissent « mal ».

    • Alain A

      Roland
      92% des détenteurs de CDS sur les obligations souveraines de la Grèce ne possèdent pas ces obligations. Ils se sont assurés sur rien mais ont fait un pari sur le défaut de paiement de la Grèce.
      Ces spéculateurs se moquent bien de ceux qui vont perdre (un peu des épargnants mais beaucoup le peuple grec), comme le dit TARTAR.

    • cnow

      Je me demande si les petits malins de la finance n’ont pas vendus les vrais titres de la dette grecque, portugaise etc… aux etats et aux banques de depots (ce qui affecterait l’economie reelle) et ne se sont gardes que les produits speculatifs, en deux mots les paris sur le non remboursement de la dette, donc tout benef….

      Faust quoi !

  13. VB

    Bonjour,

    Merci à Paul Jorion pour cet article bien senti : les fondamentaux sont bien évidemment à répéter et répéter jusqu’à épuisement.
    Un peu hors sujet mais pas tant que ça : que pensez vous de Nigel Farage ? Je vous invite à aller visualiser les vidéos présentées aujourd’hui sur le blog de Pierre Jovanovic : on se croirait en pleine guerre des étoiles version européenne. Tout cela est inquiétant et évidemment dans le droit fil de tout ce qui l’a préparé depuis la dernière Guerre Mondiale et l’avènement de l’Europe du commerce.

    Merci pour vos futurs commentaires.

    Cordialement,

  14. tomate

    Bonjour !

    Avec vous !

  15. Joan

    En 2005 j’ai voté non au TCE: non parce que j’étais contre l’Europe. Mais parce que j’étais
    pour une Europe Fédérale, dotée d’un budget conséquent, d’institutions claires et concises ( sans partie imposant un mode d’organisation économique; dans une démocratie la politique économique devrait faire l’objet de débat avant les élections: et que le meilleurs gagne). Je souhaitais une banque centrale qui ait pour objectif non seulement de veiller à un trop fort taux d’inflation, mais aussi de lutter contre le chômage. je souhaitais une harmonisation fiscale et sociale par le haut, sur la durée bien entendu: seule condition d’une concurrence loyale sur le grand marché européen. Une Europe qui n’hésiterait pas à taxer les produits issus de pays pratiquant le dumping économique, fiscal et social. Une Europe qui se doterait d’une réelle défense autonome par rapport aux USA. Mais voilà j’ai été classé par les médias officiel de noniste, de non européen. Cinq ans après l’euro est menacé ( j’avais voté oui au référendum de Maastricht), les forces centrifuges sont à l’oeuvre. La belle idée européenne risque de s’échouer sur les rivages de l’histoire. Quel gâchis ! Et je dis aujourd’hui: qui sont les vrais anti-européens ? Ceux qui comme moi voyaient le péril venir ou ceux qui nous demandaient de voter oui les yeux fermés: belle leçon d’antidémocratie. Mais quelle responsabilité historique !!! Et pour une fois j’ai envie de dire à ces gens là, comme Daniel Cohn Bendit l’a fait: « fermez vos gueules! »

    • Roland

      Ouais ! Sauf que le dit Daniel Cohn Bendit est un ouiouiste notoire et convaicu
      Si vous comptez sur lui, c’est mal barré
      Cordialement

    • Laurent K

      Je crains que la question ne soit maintenant plus que théorique. L’Europe fonçait dans le mur avec le TCE, avec le traité de Lisbonne, elle a donné un grand coup d’accélérateur… On en est à la phase « rencontre avec le mur de la réalité ».

      Et il faudrait que les citoyens mettent la main à la poche pour réparer ça ? Je ne suis pas certain du tout que la construction européenne s’en remette.

      Quel gâchis !

    • Bernard.Z

      Ceux qui ont voté et votent « les yeux fermés » c’est ceux que Georges Frèche appelle « les cons », hélas le gros bataillon des électeurs.

  16. Maître Dong

    @ Paul

    Pour le personnage calme que vous paraissez, cette colère est très impressionnante. En aïkido, quand le danger vient de toute part, la seule façon d’y faire face consiste à rester centré et à conduire l’énergie d’autrui dans le vide. Les maitres-mots sont « accueillir, accepter, accompagner, apaiser ». Valable également dans d’autres situations, sociales, familiales ou professionnelles. Mais comment conduire l’énergie de la cupidité, et vers quel vide ?

    • Paul *

      A Maitre Dong,

      Bien que n’étant pas Paul Jorion, je réagis à votre humour …

      « Mais comment conduire l’énergie de la cupidité, et vers quel vide ? »

      le vide d’argent … la dette …

      Vous êtes très joyeux maitre Dong ce matin

    • Claude L

      @ Maître Dong,
      Pour reprendre le parallèle avec les arts martiaux, savoir utiliser la force de l’adversaire pour la lui retourner, implique de savoir anticiper ses intentions avec une maitrise du timing et du geste, c’est-à-dire du temps et de l’espace. Faute de quoi, le coup, on le prend, et quand on est par terre, y a plus qu’à accepter…la défaite.
      J’ai bien peur que pour ce qui concerne les sujets qui nous préoccupent, l’anticipation…
      Imposer l’étude des arts martiaux à nos élus ne servirait à rien, ils ne savent même pas identifier l’adversaire…

  17. EOLE

    En étant très optimiste, quels délais seront nécessaires pour que les différents états s’entendent sur vos propositions qu’il faut bien évidemment soutenir?

    Il faut une action plus prompte. Pour l’EURO, ne peut-on demander aux ministres des finances une réunion rapide qui autoriserait la BCE à souscrire systématiquement des CDS en position contraire des spéculateurs et principalement Goldman Sachs? Cela aurait le mérite de permettre une défense efficace de l’EURO, de menacer gravement les spéculateurs et d’obliger l’administration américaine et la FED à réfléchir à votre proposition.

  18. roland

    ReBonjour ;)

    N’importe quel nation avec un déficit un peu trop important devient donc une proie a la merci du monde de finance.

    Il me semble illusoire, d’imaginer une riposte coordonnée au niveau Européen (trop de conflit d’intérêt) (votre allusion à Cronos dans une tribune BFM 8 Février est totalement appropriée)

    En revanche au niveau d’une nation, le combat est-il perdu d’avance, ou la Grèce, le Portugal, l’Espagne, etc ont-ils les moyens de se battre??

  19. Verywell

    Il est temps de s’organiser afin de diffuser le plus largement possible ce texte clair, précis et d’utilité publique.

  20. François78

    Sauf indication contraire, je vais relayer ce billet (URL-pointeur, extraits ou totalité) :

    – auprès de tous les blogs « sérieux » (de mon point de vue) auxquels j’ai accès,
    – dans un courrier/courriel (dans les formes) à l’attention du premier ministre, d’abord au lien suivant : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

    Je vous conseille de faire au minimum de même, en ajoutant éventuellement quelques destinataires : Eric Woerth,Christine Lagarde, …

    • Papimam

      Ne pas oubier les contre-pouvoirs en France (PS, Modem, ….) ainsi que la chancelière.
      Ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas au parfum.

    • Arnaud

      Excellent proposition je fais pareil apres le boulot. C’est le minimum qu’on puisse faire.

  21. Manuel Guérin

    @ Paul

    Voilà un texte à mettre entre les mains de tous les élus de France et de Navarre.

    J’ai furieusement l’impression que les problématiqes que vous décrivez et que les solutions que vous préconisez ne sont lues que par les lecteurs du blog.

    Ne faudrait-il pas envisager une stratégie de communication plus offensive en direction des décideurs ?

    M

    • Michel GIRAUDET

      Notre contribution à l’effort de PAUL JORION pourrait précisément être de s’impliquer tous dans une stratégie de communication définie entre nous puis scrupuleusement respectée par tous.
      NOUS TENONS LA, SUR UNE SEULE PAGE,UN TEXTE PARFAIT.
      A nous de déterminer ici la liste des destinataires, médias et politiques, la liste de leurs adresses, à nous de choisir les outils de diffusion, et à nous d’inonder quotidiennement tous ces destinataires tant qu’ils n’auront pas bougé.
      Merci à tous de vous investir sur cette proposition.
      Chacun reconnaît ;  » il faut faire quelque chose « . Alors, FAISONS-LE MAINTENANT, ENSEMBLE, ET AVEC ACHARNEMENT.

    • Pierre-Yves D.

      Oui tout est dit dans le billet de Paul, clair net, précis et incisif.

      Il faudrait pouvoir l’envoyer à tous les parlementaires et autres hommes et femmes politiques de ce pays.
      Et pourquoi pas le traduire en quelques langues pour l’envoyer aux agences de presse étrangères.

      Si un attaché de presse parlementaire ou toute personne proche des milieux politiques lisait ce blog, peut-être pourrait-il nous faciliter la tâche.

      Il faut que ce COMMUNIQUE de Paul Jorion soit largement diffusé et ce à travers les bons canaux.

    • Papimam

      A mon humble avis ce blog est lu de manière systématique et scrupuleusement par un délégué attitré de chaque formation politique française.
      L’UMP confie ce travail à des officines spécialisées (il me souvient d’avoir lu ceci) qui doivent lui remettre une synthèse hebdo ou jo.
      Pour les parlementaires ou les sénateurs je suis plus sceptique.

    • Hole Street

      Encore une fois, ce ne sont pas tant les responsables politiques qu’il faut toucher. S’ils sont réellement responsables, ils savent tout cela mais on leur conseille gentiment de ne pas en faire trop. Je reste avec l’idée que c’est la population en général qu’il faut toucher, informer, réveiller. Et pour cela : il faut dribbler les médias si l’on pense qu’ils « jouent avec ». Je n’ai pas encore lu toutes les interventions (on est à 95 !) mais je verrais bien l’achat d’une page (comme une page de pub) dans des grands quotidiens et on publie ce texte. Je participe aux frais !

  22. charles

    Coincidemment, un éditorial de Gary Gensler dans le FT, le plus remonté des régulateurs U.S, qui rejoint votre plaidoyer sur la ’cause’

    How to stop the derivatives’s inferno
    Et
    Reforming the $450 trillion derivatives market is key to removing the risks of financial markets

  23. Omar Yagoubi

    Totalement d’accord avec toi Paul. Mais j’en suis à me demander si la folie de ces marchés n’est pas encore assez criante pour que nous, le peuple, mettons un arrêt brutal à cette logique, à l’évidence en phase terminale. « Quand ce genre d’injustice cesse de briser le coeur et que l’on baisse les bras, nous avons droit au monde dans lequel nous vivons ». Jim Harrison.
    Amitiés.

  24. Deg

    Et si tout cela était utile et nécessaire, un mal pour un bien ? Le changement dans la continuité je n’y crois pas… le monde se transforme et se réinvente toujours dans la douleur par soubresauts, cataclysmes, ruptures. Nous le pressentons tous depuis toujours.

  25. François Leclerc

    Impressionnés par la tempête spéculative qu’ils ont déclenché contre la Grèce et par ricochet l’euro, les gouvernements Allemand et Français sont en pleine phase d’introspection et voudraient limiter l’utilisation des CDS, apprend-on de différentes sources.

    Christine Lagarde, la ministre Française, l’avait déjà évoqué en termes très vagues, remarquant que les CDS étaient « déconnectés de l’économie réelle ».

    Leo Dautzenberg, le porte-parole d’Angela Merkel, vient de déclarer que « Nous envisageons de renforcer la réglementation pour les CDS. Mais cela suppose un accord international. »

    • coucou

      Le fameux passage toujours incontournable de l’accord « sacralisé » international … C’est ce qui nous tue sur l’autel d’une mondialisation figeant à jamais les dogmes et les règles néo-libérales. La bonne excuse devenue irréprochable !

    • Hole Street

      @ coucou : ben oui coucou mais ce n’est pas une excuse : c’est un fait incontournable. A quoi cela sert-il d’interdire ce genre de spéculation en Europe, par exemple, si l’on peut continuer à faire ce que l’on veut ailleurs. Ceux qui ont voulu la mondialisation et la liberté de circulation des capitaux savaient bien ce qu’ils faisaient, allez ! Et comme toujours, si l’on avait eu le courage de poser les limites au départ, on n’en serait pas là. Quel noeud gordien aujourd’hui et comment détricoter tout cela ?

    • coucou

      vous apportez de l’eau à mon moulin .. si machavelique qu’il soit, comment revenir en arrière ? .. impossible, Monsieur Jorion lui-même l’a admis.

  26. PAD

    @ P.Jorion

    L’Elysée devrait vous contacter prochainement !

  27. Didier

    Vous aurez essayé. Si mon appui a une valeur, vous l’avez.

  28. Paskov

    Cher M. Jorion,

    Il peut evidemment etre utile d’envoyer des mails et des lettres a tous les ministres, commissaires et elus. Mais je doute de resultats concrets. Vous avez un reseau d’amities, de personalites qui vous soutiennent. Il est sans doute temps d’en faire usage. Rassemblez-les pour une tribune commune qui aura un impact beaucoup plus consequent dans les medias et aupres des autorites. Elargissez votre base d’urgence. Je pense a Jacques Attali, a Corinne Lepage, a Jean Quatremer et bien d’autres. Meme si vous n’etes pas tous d’accord sur les details et la facon de proceder… Utilisez l’incroyable succes de votre blog pour obtenir un maximum de signatures de citoyens inquiets. Il est indispensable de ne plus etre seul.

    Bien a vous

    • François78

      Je me souviens de Jacques Attali (avant la crise) comme chantre de la mondialisation et défenseur des délocalisations, presque aussi fervent que Pascal Lamy. Leurs arguments totalement inconséquents me révulsaient jusqu’aux larmes (réellement). De nombreux articles (2007, avant 2007, et bien avant) peuvent être retrouvés, ainsi que de nombreuses interventions radiophoniques .

      Concernant Jean Quatremer je vous renvoie à deux articles édifiants de Frédéric Lordon 1) Cette Europe là est irréparable et 2) RQPJQ – Rien que pour Jean Quatremer ; on trouve tout sans problème sur le net, avec la réponse de JQ au premier article.

      Certes, on peut apprendre et changer, mais on peut ausi se demander par et pour quels détours on forme son opinion, et ce qu’elle vaut.

    • ULTEC

      Il ne faut pas oublier aussi d’autres économistes proches des positions de Paul, je pense à Aglietta, Lordon, et sans doute bien d’autres,
      important, pour les politiques et surtout pour le public que des »experts de l’économie » y soient associés, où indiquent leur soutien. A défaut, Paul serait catalogué de « marginal et non crédible » trop aisément par les détracteurs et le grand public non initié ….

    • J’ai fait suivre la note de Paul à la moitié des sommités economiques-financières de la place.
      On verra ce que celà donne, mais l’idée d’une tribune appuyée par de grands noms et qui sera, de ce fait , reprise par les médias est excellente.
      Il faut trouver aussi des relais au niveau européen et particulièrement Allemands et British.
      Les partis politique sont aussi une cible (au moins pour la prise de conscience). J’ai communiqué sur la gauche (PS, Verts, Modem). A élargir selon affinités.
      Si l’ensemble des lecteurs de Paul font la même chose ça peut créer du Buzz.
      Ne pas omettre de placer le texte en commentaire d’articles qui traitent du sujet (Euroland, Grèce, Crise financière).
      Allez, on bouge !

  29. ezambre

    hel!O
    La réglementation pour les CDS arrivera trop tard car les américains & les anglais, veulent voir les PIIGS sur la paille. Le combat de coq ne fait que commencer. La seule issue est l’entraide locale, c’est désormais aux maires et aux citoyens de préparer le crash, il n’y aura pas de Zorro.
    La rue devrait aussi parler, pas les chaises ni les canapés, mais il n’y a pas non plus de messager.

    @+

    • coucou

      oui et mille fois oui …. les anglo-saxons ne veulent que l’éclatement de la zone Euro, Goldman sachs et les CDS n’en sont que les bras armés. C’est la raison pour laquelle, et pour rebondir sur le soit disant accord international sur les CDS, celui-ci restera lettre morte. Ce qui se joue sur les PIGS une guerre monaitaire au travers de laquelle les CDS ne sont qu’une arme à destruction massive savamment armée par la Londres et Washingtion.

    • ULTEC

      J’aimerais bien qu’on m’explique l’intérêt des US et GB et anglo saxon de voir l’Europe s’éclater !! merci pour vos éclairages là dessus

    • ezambre

      Pour l’instant le but premier est la spéculation, les enfants riches jouent au monopoly. Puis n’oublions pas que le $ & la £ ressemblent de plus en plus à du papier WC fraîchement imprimé. L’éclatement de l’€uro, cacherait un peu l’amas de papier toilette et les excréments que cachent réellement les banques et les comptes truqués des déficits publiques. C’est certes une vision à court terme, mais Goldman Sachs, n’a pas ficelé un paquet en Grèce pour ne pas récupérer son investissement, voir Lehman & AIG. Les américains ne veulent pas d’une autre monnaie, le rêve américain n’est-il pas de vivre à crédit sur le dos des autres nations ?

    • Marlowe

      Et les Chinois (ou plutôt leurs maîtres), que pensez vous qu’ils veulent ?

  30. Euro : une proposition abracadabrantesque
    Dans le même ordre d’idées le FMI se livre à de droles de réflexions:

    L’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, propose de sanctionner les « GIPEC » ( Grèce, Irlande, Portugal, Espagne et Chypre), encombrants passagers clandestins du navire Euro. Puisqu’il est impossible de les « amincir » par des progrès rapides de productivité, leur permettant tout à la fois de rétablir l’équilibre extérieur, le plein emploi et l’équilibre des comptes publics, il faut en monnaie unique, passer par une dévaluation interne.
    Le schéma proposé est ambitieux. Puisque la monnaie unique interdit toute manipulation de la valeur externe de la monnaie, il est urgent de procéder à une révolution des prix internes. Concrètement il s’agit d’une déflation imposée et généralisée des prix, et si possible déflation coordonnée pour assurer l’homothétie du recul. Plus concrètement encore il est proposé une baisse générale, par exemple de 30%, de tous les prix, salaires, loyers, transferts sociaux, retraites, etc.

    Il s’agirait bien d’une dévaluation puisqu’il y aurait diminution du pouvoir d’achat international des résidents, en particulier celui les salariés. En même temps, la capacité exportatrice augmenterait en raison de la baisse du niveau général des coûts et des prix. Et, en principe, l’évolution positive du solde commercial serait porteuse d’un ré enclenchement dynamique de la demande globale, et donc porteuse d’emplois nouveaux. Jacques Delpla voit dans cette proposition, un keynésianisme d’un genre sans doute nouveau, marqué par le double sceau de l’acceptabilité politique (hypothèse d’homothétie dans la déflation et donc d’équité) et de l’efficience économique ( ajustement plus rapide que les politiques traditionnelles de rigueur).

    Remarquant toutefois que le poids relatif du stock de dettes serait accru dans les mêmes proportions, il propose à enveloppe constante des budgets bruxellois, un redéploiement des fonds structurels et de la politique agricole commune vers les « GIPEC » soumis à la dévaluation interne. On peut imaginer que les dettes privées pourraient également bénéficier de ce redéploiement.

    Un tel projet laisse place à de lourdes interrogations.

    Tout d’abord il semble bien qu’il s’agit d’une déflation organisée. Cela signifie le rétablissement d’un contrôle des prix avec toutes les difficultés correspondantes. D’abord la mise en place d’une bureaucratie nouvelle chargée du contrôle et de la gestion des litiges. Mais aussi d’inextricables difficultés d’application : dans quelle mesure les prix des marchandises, dont le contenu en input importations est infiniment variable, doivent ils baisser au même rythme que les marchandises locales ? Faut-il établir des barèmes en fonction du contenu importation de marchandises pourtant produites localement ? Plus encore, faut-il prévoir une diminution des prix des crédits nouveaux, ce qui suppose le contrôle des banques et donc du taux de l’intérêt ? La baisse des salaires pourra t’elle être uniforme ? Et surtout peut-on sérieusement imposer une telle baisse, sans voire apparaitre de gigantesques comportements opportunistes, comme dans le cas des heures supplémentaires à la française dans le cadre de la loi « TEPA » ? La liste des questions n’est évidement pas exhaustive, et seule la mise en pratique peut faire apparaitre l’étendue des problèmes, notamment l’étendue imprévisible d’externalités elles mêmes imprévisibles. Levitt et Dubner (cf « Superfreakonomics ») et plus généralement les bons connaisseurs de la micro économie savent à quel point toute intervention développe des conséquences pour le moins inattendues.
    Mais au-delà, une question fondamentale se doit d’être évoquée. Si tous les prix diminuent , il est logique que la valeur du stock d’actifs financiers soit rognée dans le mêmes proportions. Pourquoi jacques Delpla semble soucieux de ne pas déflater la dette existante, et en contre partie mobiliser à ce titre les fonds européens devenant indisponibles par ailleurs ? Le coût d’opportunité d’un tel choix a-t-il fait l’objet d’évaluation ? Pourquoi faut-il ainsi « sacraliser » la dette existante ? Et la réponse consistant à dire qu’une bonne partie de la dette est détenue par des non résidents est insuffisante car l’autre partie est détenue par des résidents qui eux – mais pour quelle raison ?- ne seraient pas soumis à la même déflation. Pourquoi faudrait-il ainsi créer 2 catégories de résidents, les titulaires de la rente s’opposant à tous les autres ?

    Mieux, attendu que durant la période de déflation autoritaire, il faudrait continuer à assurer la gestion de la dette publique avec les moyens habituels des agences des Trésors, lesquels passent toujours par des adjudications, faut-il penser que les dites adjudications seraient « déflatées » comme les autres prix ? En clair les agences pourraient-elles imposer le prix de la dette souveraine nouvelle en imposant un taux ? Dans quel Traité de Sciences Economiques à t-on pu lire qu’un acteur de marché -fusse t-il en situation de monopole- pouvait simultanément fixer, et les quantités, et les prix ?

    Les dérapages des économistes qui –très imprudemment -se déclarent libéraux sont saisissants : au nom de l’ajustement et donc du marché, certains sont prêts à restaurer un ordre, à tout le moins autoritaire, porteur de bien des déconvenues. Comme quoi il est difficile de sacraliser l’ordre spontané de Hayek en édifiant un ordre organisé. Comme quoi il est difficile de conserver le cercle si on le transforme en carré.
    Mais s’agit-il par la voie de l’autorité, de protéger des marchés libres, ou plutôt de protéger les ardeurs prédatrices de la rente ?

    Car enfin, il est une façon plus simple pour sortir de l’étau les « petits un peu ronds », et ce peut-être sans même renoncer à la monnaie unique : rétablir une souveraineté monétaire dont le blog http://www.lacrisedesannees2010.com/ se fait l’ardent défenseur.

    La rencontre européenne des marchés politiques nationaux a débouché sur le drame de la dénationalisation monétaire dans les années 80 et 90. Bien des mises en gardes furent étouffées dans le climat idéologique de ces années , climat porteur de sacralisation. Et la Raison – comme toujours et partout- s’est effacée devant le nouvel objet sacré . C’est que rien ne peut être entrepris contre le sacré. La violence de ce que certains commencent à appeler – à très juste titre – la « grande crise » met à nu – peut-être plus rapidement que prévu- les incohérences des choix nationaux et européens qui furent promulgués. Et les adeptes de la dénationalisation monétaire sont aujourd’hui terrorisés par l’énormité des conséquences résultants des décisions des années 90. Face à l’énormité des coûts associés au démantèlement de la zone euro ces mêmes adeptes poursuivent leur fuite en avant en imaginant des dévaluations internes abracadabrantesques. Et bien évidemment les entreprises politiques sont encore bien plus démunies devant l’épaisseur du brouillard.

    • louise

      Mais ils sont fous là ?????????

      Parce que s’ils baissent les salaires sans « déflater » comme vous dites les dettes des particuliers, il va y avoir des défauts de remboursements massifs, non ?????

      Comment faire tenir une économie avec uniquement un espoir de pouvoir exporter plus ????

    • Hole Street

      Dites donc : si l’on diminue de 30 % les prix à l’exportation, est-ce que les concurrents étrangers vont se laisser faire ?? Je vois d’ici le tollé !
      De telles idées montrent bien qu’ils ont compris toute la gravité de la situation … mais qu’ils sont bien impuissants devant cette grande première.

    • David

      Quel est l’intérêt d’exporter plus qu’on importe?
      Ce qu’il manque, c’est pas des taches à faire, mais de l’argent pour payer ces taches effectuées (l’argent n’étant pas aux bons endroits).
      Sinon, pourquoi pas tous déménager en chine tant qu’on y est.

    • kerema29

      Réenclenchement de la demande globale, etc,etc…..Avec des salaires et des retraites amputés de 30% ? Absurde

    • François78

      Je reprends ci-après un commentaire du même billet posté sur le site de jc Werrebrouck

      « Extraordinaire.

      Je ne suis pas économiste du tout, encore moins économiste en chef du FMI, pour tout dire, je suis un béotien.

      Mais j’ai eu la même idée que Monsieur Blanchard, avant de la réjeter devant les mêmes objections que vous formulez aux deux premiers paragraphes de votre billet, situés après l’intitulé « un tel projet laisse place à de lourdes interrogations »

      Je voulais reprendre des études d’économie, mais je crois que je ferais mieux de m’abstenir … »

    • Marlowe

      Et si tout cela était un plan (américain) pour faire contre pouvoir à la puissance chinoise ?

  31. François78

    Au diable les CDS et les accords internationaux les concernant ( porte-parole d’Angela Merkel ment, les allemands aussi sont mouillés)

    J’ai écrit sur un autre blog que ce qui est fait à la Grèce, au Portugal, à l’Espagne et plus généralement à la zone Euro est un pur acte de GUERRE économique ET politique, dont les tenants et aboutissants sont connus et en tous cas ne peuvent être ignorés.

    Cette agression demanderait une réponse politique à la hauteur (mais je n’y crois pas). Si on faisait cà à Medvedev/Poutine, il faudrait s’attendre à un grande retour de faucille et de marteau.

    Acte de guerre, le mot est t’il trop fort ? Je développe ci-après ce que j’entends par de tels actes, (pour celà je ne crois pas que l’UK soit sur la liste « prioritaire », car la zone Euro étant rentrée en turbulence – euphémisme- il y a d’abord l’Italie et la France) :

    « Il semblerait que la Grèce souffre plus d’un problème de crédibilité que d’un problème de solvabilité (j’ai lu çà chez Natixis). Considérée comme un maillon faible de l’Europe, elle a été victime d’attaques spéculatives concentrées fondées sur la possibilité d’un défaut de l’état (et la possibilité inverse qu’il soit sauvé au prix fort).
    Il s’agit d’opérations de propagande doublées d’opérations financières essentiellement prédatrices (aucun avantage pour l’économie productive), qui ne peuvent s’effectuer que consciemment (elles doivent être décidées).
    Etant donné le retentissement et les conséquences de ces opérations (je ne parle pas de leur immoralité), elles débordent de fait sur le domaine politique (demandez aux Grecs, aux Espagnols, maintenant aux Portugais, et à leurs gouvernements). Aucun responsable politique de la zone Euro, d’outre manche ou d’outre atlantique, ne pouvant ignorer ce qui se passe, laisser perdurer cette situation revient à l’autoriser (en restant angélique).
    Comme actes politiques prédateurs conscients (comment appelle t’on des actes de guerre ?), il devrait y être mis fin par des décisions politiques. Bien que je reste persuadé que nous sommes mal informés de leur décisions, les « élites » Européennes apparaissent à cet égard décevantes. Sauf si elles nous cachents des intentions plus noires : justification de tours de vis à la grecque ou à l’espagnole – initiation d’une reflation – …
    Par contre, je crois que les politiques et financiers notamment anglo-saxons peuvent se réjouir de ce qui est en train de se passer ; celà présente pour eux plusieurs avantages, j’en identifie au moins quatre :
    - mettre un concurrent (la zone Euro) dans la difficulté,
    - détourner l’attention de leur propre situation,
    - montrer qui commande,
    - se faire des sous en passant (intérêts/opérations sur taux et CDS). « 

  32. Jérémie

     » Il est temps, Messieurs, Dames, d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.  »

    Il serait peut-être temps de commencer à éduquer les hommes autrement, à moins bien
    sur que les plus riches familles de la terre ne veulent toujours envoyer leurs rejetons dans
    les mêmes écoles de commerce de ce monde.

     » Nul n’est prophète dans un marché  »

    Qu’est-ce qui règne d’abord dans l’esprit du spéculateur, du marchand, du banquier, du politicien, du parieur sans doute le même esprit, celui d’aller encore plus vite, d’amasser quelques gains supplémentaires grâce à toutes nos facultés, c’est l’esprit même de l’argent régnant et dictant partout sur terre à la micro seconde près, pas vu, pas pris, merci encore au super calcul de la machine.

    On connait le refrain:  » En dehors du marché, pas de salut possible pour l’homme  » Lorsque par exemple nous écoutons les bruits du marché et qu’un autre scandale de plus éclate, le bruit et la peur du chômage de masse ne s’excluent plus du tout et c’est alors la grande panique générale qui s’installe le sauve qui peut général, mais surtout, surtout pensons d’abord à nous les premiers.

    Dans cette prise de conscience nous découvrons dans toute cette horreur, que les dieux du commerce ne sauveront pas mieux le monde, surtout les petits, les oubliés, c’est toujours un plaisir de s’en prendre d’abord aux petits qu’aux puissants, qu’aux ami(e)s, quelle belle réussite mondaine quand même pour beaucoup de gens, bien évidemment ça gène beaucoup moins les personnes de la haute.

     » Pourquoi ce que nous aimons faire et laisser faire, devrions-nous nous en priver les premiers.  »

    La conscience marchande, mercantile, avide, sans cesse continuellement rivé sur les écrans, on veut de nouveau jouer aux durs et être encore les plus malins sur les marchés, quelle belle concurrence. Le corps marchand lui-même se crispe, se ferme, s’enfle, se défend et secrète alors dans tout le corps, comme dans le corps social d’une société, quelque chose sans doute beaucoup moins en rapport avec la vie, le bien, la sagesse, l’honneur, les écritures. Quel grand malaise de plus pour certains !

    Peut-être bien la chose la plus grave qui puisse arriver à l’homme, à une société évidemment plus la bourse grimpe au journal du soir, et plus cela enfle et entretient davantage l’égo de ces personnes, les maîtres du monde :  » Tout spéculera toujours « . Nous disent les apôtres du marché, et puis de toutes façons il y a toujours eu des perdants et des gagnants dans les casinos, dans l’histoire.

    A cette heure ils sont ivres, ça ricane peut-être encore beaucoup dans les meilleurs restaurants
    de ce monde, mais attendez de voir lorsqu’ils auront vomi leur vin, ils retrouveront peut-être leur esprit, l’homme ivre de la bourse, du marché continuellement aveuglé et obsédé par toute ces choses et dont la raison et la vue s’est bien carrément aveuglé et fourvoyé dpuis le siècle des lumières, par ses pseudo-certitudes de liberté ou de progrès. Oui je me demande pourquoi les prophètes ne sont-ils jamais bien reçu sur les marchés ? Hélas les marchés n’apportent pas toujours automatiquement la vie.

  33. zébu

    Bonjour M. Jorion.
    Je plussoie, comme on dit, sur le fond de votre ‘appel’, quant à :
    1. l’urgence,
    2. l’inanité des mesures prises,
    3. la pertinence des solutions à mettre en oeuvre que vous proposez,
    4. du niveau ‘régional’ (UE) pertinent pour que de telles solutions soient mises en oeuvre.

    Pour autant, très tristement, mais très lucidement, je me dois de vous dire que votre ‘flèche’ manque sa cible sur la forme.

    En effet, vous en appelez aux ‘instances européennes’, aux hommes et aux femmes qui les composent. Or, force est de constater qu’en matière de régulation et de fiscalité, l’UE est totalement dépendante … du Conseil européen et/ou de la Commission européenne, soit des états européens in fine. Quand on voit combien il a été difficile pour ces mêmes états de l’UE (sur un nombre plus restreint puisque cela ne concerne que les états de la ‘zone euro’ !) d’arriver à un positionnement aussi peu pertinent, comme vous le démontré très clairement, comme solution à la crise ‘grecque’, je suis, pour le moins, très dubitatif quant à la possibilité pour ces états constituant les institutions européennes (et les hommes et les femmes qui gouvernent ces états) d’entendre, ne serait-ce qu’entendre (et non même pas comprendre) ce que vous déclamez.

    On constate malheureusement que les personnes en charge de l’expression unitaire de l’UE (2 représentants) sont des coquilles vides : cela ne peut pas en être autrement. Et que la composition de la Commission européenne reprend les mêmes (Barroso, etc.) mais en appuyant sur le champignon : cela ne peut pas en être autrement, puisque ce sont les mêmes états, incapables de décider collectivement, qui nomment ces mêmes commissaires.

    Et ne me parlez pas du parlement européen … D’une part, ses pouvoirs (bien ‘qu’élargis’ récemment) sont très nettement insuffisants pour faire face aux états, qu’ils soient organisés en Conseil européen ou par le biais de l’exécutif de la Commission européenne. Par ailleurs, les récentes élections européennes ont reconduit très largement une majorité néo-libérale à ce Parlement européen. D’ailleurs, il me semble que c’était la dernière occasion véritable dans nos démocraties européennes (avec celle de l’Allemagne), avant 2012, de modifier le cours des choses.
    Les peuples européens en ont décidé autrement : ils en assumeront, aussi, ce choix.

    Personnellement, je ne crois donc plus qu’à un rapport de force politique. En appeler à la RAISON, comme vous le faîtes par ce billet, me semble vain (étant donné la configuration des champs institutionnels et politiques actuellement), pas sans utilité.
    Car, in fine, cet appel n’est pas dirigé vers les hommes et les femmes des institutions européennes.
    Mais bien vers nous.

    Dès lors, que faire ? La voie des élections, que ‘nous’ (européens) avons ‘raté’, ne nous est plus ouverte avant 2012. Si nous restons dans le cadre démocratique qui est le nôtre, il ne nous reste plus que 2 solutions, à moins d’intégrer d’ors et déjà que ce système est failli et qu’il ne nous reste plus qu’à accélérer sa chute (ce qui est une autre solution, tout aussi démocratique et la seule qui reste : par notre non-participation à ce système, y compris électoralement, par l’abstention notamment, ne pas cautionner la légitimité de ce système).
    Pour ceux, comme vous (comme moi ?), qui préférez éviter la chute car vous prenez conscience des implications chaotiques (et non anarchiques) que cela induit, il reste donc :
    - le recours au référendum. Encore faut-il que les systèmes démocratiques laissent cette opportunité à saisir par le peuple et que quand il s’en saisit ou que l’on lui laisse la possibilité de s’en saisir, on respecte ses choix (cf. référendum sur le trait européen en 2005 en France et en Hollande) …
    - la pétition, exigeant que soient mises en oeuvre de véritables solutions pour remédier à la crise et qu’un référendum soit mis en place pour valider ces solutions.

    Et in fine, en l’absence de réponses, soit grève générale et illimité, soit non-participation.

    J’ai évoqué dans un récent billet les ‘chances’ d’avoir recours à un référendum d’initiative populaire, en Europe (‘impossible’) et en France. En France, cela signifierait d’abord d’initier une pétition pour réclamer le DROIT à ce que les promesses proférées soient tenues, sur l’examen et le vote de la loi organique permettant la mise en place définitive d’une telle disposition, prévue dans la constitution française. Puis ensuite de faire pression sur des députés pour initier un projet de loi ‘référendaire’, qui sera ensuite soutenu par une pétition populaire.
    Cela reste faisable mais doit être engagé MAINTENANT.

    Une autre pétition, plus ‘directe’, demandera à ce que des mesures soient prises pour répondre à la crise, ainsi qu’un référendum pour valider ces solutions.

    Dans les deux cas, la ‘fenêtre’ de tir risque de se refermer bientôt, en France : les élections régionales se terminent le 21 mars.
    Ces élections sont l’occasion de mettre un maximum de pression, sur tous les groupes politiques. Ensuite, ce sera en 2012 (sauf cas de référendum d’initiative populaire).

    PROPOSITION : création d’une pétition (l’une ou l’autre ‘solution’ : loi organique ou solutions à la crise). Et engagement des signataires à renvoyer leur carte d’électeur à l’Assemblée nationale en cas de refus des institutions à faire quoique ce soit.
    Signature de la pétition. Envoi du texte par mail par CHAQUE signataire au Président de l’Assemblée Nationale et à son député.
    Une fois la date limite atteinte, dépôt de la pétition à l’Assemblée Nationale en version papier.

    M. Jorion, vous en appelez à la raison. Cela est bon, cela est sain. Mais la raison ayant désertée ces lieux vides que sont les institutions européennes et, à fortiori, les institutions financières, votre appel ne rencontrera que son écho.
    Il n’y a plus que la pétition pour être raisonnable. Ou préserver notre raison en s’abstenant de participer et de cautionner ce système.

    Cordialement.

    • chabian

      Il me semble qu’il faut constater que toutes les forces politiques européennes sont « tétanisées » par leurs « opinions ». Il est frappant que ni les sociaux-démocrates/socialistes, ni les écologistes ne parviennent à construire un plan de « rupture ». Anecdote : même sur le péage des grandes villes, C. Joufflot ne prendra position ouvertement en faveur d’une telle « taxe » car l’opinion punirait immédiatement les Verts. Nos élus ne pourront sans doute éviter le dumping social et donc le clash social, ce qui ouvre aux aventures politiques dans plusieurs pays d’Europe. Je suis très pessimiste. Je ne crois à aucun sursaut électoral européen. Est-il encore possible qu’une « grande personnalité » (cfr De Gaulle, Kennedy, etc.; et je n’ai pas plus d’attrait pour ces gens que pour Lénine, Mao, Castro qui ont sans doute fait davantage pour moderniser socialement leur pays, en renversant des pouvoirs « tétanisés ») puisse donner un sens à un effort collectif ? au dessus du conflit politique ?

    • jeannot14

      Bonjour à tous, organisons cette votation populaire par signature de l’appel de Paul:

      LORS DES ELECTIONS, DEVANT CHAQUE BUREAU DE VOTE sur la voie publique, une table une banderole un stylo et invitons les citoyens qui se déplaceront à signer notre pétition.

      L’organisation de ce mode de consultation a été réalisé pour la votation du statut de la poste, demandons leur conseil.

    • tomate

      Bonjour !
      Vous dites :  » … Que faire ….? ».
      Pour ma part, je ne reconnais plus la strate REGIONALE .
      Je ne voterais donc pas….

    • ezambre

      Hel!O
      D’abord on ne vote plus pour des groupes politiques, mais pour une oligarchie, donc indirectement pour le MEDEF et le système financier. Le social est toujours une rustine, le chômage une mesure d’ajustement, le profit un vice profondément humain.
      La pétition est certes un moyen, mais pas une véritable action, dans le sens où ce qui nous attend dépasse les limites des choses auxquelles nous avons déjà été confronté. Une véritable organisation associative populaire locale doit voir le jour.

  34. pierrot123

    Aucune chance, Mr.Jorion, que vous soyez entendu.

    Pour une raison simple: le crash, « ils » ( c.a.d. les financiers, vu que les politiques n’ont plus qu’un rôle de figuration simple), le veulent…
    Le crash leur permettra toutes les ré-appropriations autoritaires auxquelles pour le moment ils ne font que rêver.
    Le pire leur convient bien.

    • Coeur

      Evidemment qu’ »ils » le veulent!!! Quand comprendrons-nous qu’ »ils » ne pensent pas comme nous!
      « Ils » se contrefichent des conséquences, « ils » jouent « ils » s’amusent comme des p’tits fous et en
      plus ça passe à chaque fois! Je suis presque sûre qu’ »ils » en sont étonnés eux-même, et qu’ »ils »
      sont pris au jeu; quand on joue et qu’on gagne, il y a une sorte de « folie » qui s’empare de nous
      et qui nous enlève toute lucidité; jusqu’ou peuvent- »ils » aller??? Comment le savoir si « ils »
      s’arrêtent en si bon chemin??? « Ils » iront jusqu’au bout; mais le bout, ni eux ni nous ne savons
      ce que c’est!

    • trimar

      Hi
      bien sur qu « ils  » iront jusqu au bout !
      car  » eux  » n ont pas peur de ce qui vous angoisse : le conflit ARME .
      dormez bien

  35. Enrique

    Ce matin dans le journal gratuit 20 minutes, page 8, un article attire mon attention : Les « pigs » vont être mis au régime au sec.
    Qui sont-ils ? Portugal, Irlande mais aussi Italie (depuis peu), Grèce (le plus mauvais) et l’Espagne [Spain].
    Un graphique nous indique le niveau des déficits des principaux Etats européens dont les fameux PIGS. Et là surprise ! Tous les Pigs ne sont pas ceux qui ont le plus fort déficit en pourcentage du PIB (source OECD, Economic OUtlook 86 database). La moyenne de la zone euro est de 6,1 %, l’Italie (le dernier venu au club des pigs) est à 5,5 % alors que le Royaume-Uni est à 12,6%, tout juste derrière… la Grèce à 12,7 %. Ca ressemble à un vieux règlement de compte (rivalité coloniale avec l’Espagne et le Portugal) avec de la condescendence (envers l’Irlande, mais aussi les autres). Le Royaume-Uni n’est-il pas le second Pig après la Grèce et même le n°1 si on considère son poids économique plus important ? Mais je dois faire du mauvais esprit, je me formalise sans doute trop…

    • Mathieu

      Ceci montre bien que l’important n’est pas la situation économique mais sa perception. Et la spéculation joue essentiellement là-dessus.

      C’est la Grèce parce qu’il fallait bien en choisir un … premier!

  36. Jérémie

    A quand le prochain record de dominos ?

    http://www.youtube.com/watch?v=Hgtekdw1eyo

  37. Je vous relaie et je flippe!

    (on dit « Le feu en la demeure » et « feu Monsieur le Compte »).

  38. Bravo pour l’initiative !

    Pour ma part, je transmet aux instances et ministères européens et belges, ainsi qu’aux médias. Faites entendre partout cet appel. Il faut que ça se remue là-haut! D’ailleurs, ça bouge : Philippe Maystadt (président de la BEI) veut combattre la spéculation

    Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
    Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
    Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
    Les plus épouvantés reprenaient de courage !

  39. Homard

    Je suis entièrement d’accord.

    Mais, il faut préciser un autre élément. Lisible nulle part actuellement.

    Alors oui les hedge funds sont des vautours, oui le petit jeu trouble de Goldman Sachs est scandaleux. Mais si ces acteurs n’avaient pas mis en évidence, par leur spéculation, l’état dramatique des finances des pays de l’Europe du Sud, la situation se serait dégradée davantage jusqu’à ce qu’elle atteigne à un point de non retour absolu (ce qui est peut-être déjà le cas).
    CAR les politiciens ne font pas leur boulot. Ils mentent et manipulent. De Gaulle avait dit que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille. Quelques décennies plus tard, la faillite complète de nos dirigeants ouvre un boulevard aux marchés.

    Il faut également que les politiques cessent de brasser de l’air, fassent preuve de courage en prenant leur responsabilité. Une façon spectaculaire de le faire serait en interdisant les paris spéculatifs. Tout cela devra passer par une introspection, une grande remise en cause. Bref, des termes inconnus chez l’homo œconomicus, qui continuera de donner ses instructions à la sphère politique tant que la population restera atone.

  40. zébu

    @ P. Jorion (suite) :

    Une texte de pétition très court (comme votre billet), avec :
    - demande de mise en place des solutions suivantes au niveau européen : XXXXXX
    - et validation par un référendum au niveau européen (et non par états membres)
    Dans l’urgence et en l’absence de solutions européennes possibles, mise en place de ces solutions en France et validation par voie référendaire, soit sur proposition du Président de la République, soit par le biais d’une référendum d’initiative populaire.
    Dans le second cas, un loi organique sera votée et déclarée d’urgence par l’Assemblée Nationale, afin que ce processus puisse enfin être mis en place.

    Dans le cas contraire, je soussigné XXX, m’engage à renvoyer ma carte d’électeur au Président de l’Assemblée Nationale.
    Date :
    Lieu :
    Nom/Prénom :

    Votre avis ?

  41. Jean-Luc

    Merci monsieur Jorion.

    Avez-vous vu « Festen », le film danois de Thomas Vinterberg?
    « Au cours d’une fête donnée pour l’anniversaire du patriarche, certaines vérités le concernant, et difficiles à entendre pour lui-même et pour tous, seront dites. »

    Vous êtes Christian, le jeune fils, qui semble ce jour-là être un peu étranger à la fête familiale. Au cours du repas, devant son père qui l’écoute aussi, il va interpeller les siens. De la pointe d’un couteau il fait tinter son verre. Quand le silence est fait, il se lève, doucement, dignement, comme vous le faites. Il est droit et il parle. Il le fera une fois, puis une autre, puis encore. Il parle au nom de sa soeur et de son autre frère, et il parle en son nom. A chaque fois pour ajouter une révélation supplémentaire sur l’homme que l’on fête ce jour-là.
    Les convives sont surpris, puis outrés, puis atterrés.
    Puis les langues se délient.
    L’inceste dans une famille en concerne chaque membre.

    En ce qui concerne le sujet qui occupe les esprits en ce temps-ci, les langues commencent à se délier un peu grâce à vous.

  42. Phil de Saint Naz

    Paul,

    Merci pour votre excellent et synthétique texte.Il doit être appuyé par nous tous et par tous ceux que nous pouvons sensibiliser dans notre entourage. Une fois cet appui obtenu, la réaction des politiques à ce texte constituera un signal grandeur nature sur:

    1- le pouvoir réel qu’ils ont de changer certaines choses capitales pour ceux qui les ont élu
    2- sinon de quels groupes ou lobbies ils sont les otages

    En cas de non réaction ou de balayage de cette proposition d’un revers de main, il ne restera qu’une solution: la grève générale de toutes les opinions européennes, la nationalisation des banques, le non remboursement des dettes des états à leurs créanciers.

    On m’objectera: les gens n’oseront jamais. Peut-être, jusqu’au moment ou les déboires seront tellement grands pour chacun d’entre nous que seules subsisteront les solidarités de proximité et que l’évidence apparaîtra au grand jour, à ne rien faire, nous tous nous enfoncerons définitivement.

    Si les rafistolages de ce monde injuste échouent, c’est peut être la chance de se lancer dans une nouvelle économie par destruction créatrice. Puissions nous différer cet instant.

  43. L’avenir ne repose pas – malheureusement – sur les propos de ce blog, ne nous emballons pas.

    Les inerties sont nombreuses et la discussion comme elle est pratiquée ici – c’est à dire entre personnes qui sont à 80 % d’accord sur l’essentiel – finit par déformer notre vision du reste du monde.

    Paul est ce père de famille qui sait que son enfant va se faire mal, mais comme ce petit n’écoute rien, le laisse aller jusqu’au bout pour qu’il apprenne…

    L’Elysée viendra, mais dans un moment…..

  44. Piotr

    Désolé de relayer les mauvaises nouvelles mais le Hummer de (General Motors), faute de repreneur ,ne sera plus fabriqué.Je conseille de reporter votre envie d’achat sur un char Leclerc ,assez gourmand en fuel mais très sécurisant.

    • TARTAR

      Décidément François sait tout faire!

    • stanzer

      Merci, Piotr pour ce trait d’humour dans un flot de commentaires fort déprimants à force d’évidence et de réalité pessimiste, mais malheureusement plus que probables

  45. vmigeat

    Cher Paul,
    Bravo pour ce texte concis et clair, en forme d’appel, et qui mérite oui, d’être diffusé largement. Le temps n’est effectivement plus aux conjectures car la situation est effectivement alarmante. Nous en avons pris la mesure, les causes sont identifiées, malheureusement, la petite rengaine que l’entend encore trop souvent ces temps-ci « tout va très bien madame la marquise (on connaît la suite…) » continue d’être fredonnée à l’envi par tous les responsables politiques dignes de ce nom.

    L’exercice que je vous propose est le suivant: un peu comme l’a fait en son temps René Descartes (toutes proportions gardées toutefois), il s’agit de re-visiter les mots que nous croyons connaître, mais qui sont souvent par trop élimés ou essorés à force d’avoir été employés, les convictions qui sont depuis trop souvent les nôtres (jusqu’à abuser de nous) et que nous rechignons encore trop souvent à remettre en question.

    Prenons pour commencer le nom commun suivant: société*. Il désigne à la fois l’ensemble que forment les différentes composantes sociales d’une nation, mais également, et c’est assez intéressant d’ailleurs, l’entreprise. Nous savons, ou plutôt on nous a constamment seriné ces dernières années que l’entreprise devait être rentable, suer du cash, rapporter aux actionnaires, se développer à l’export, écraser la concurrence etc… Par contre, on a un peu oublié qu’une entreprise c’est aussi un projet industriel qui permet aux salariés et cadres de se projeter dans l’avenir, de vivre dans une relative sécurité, de consommer, faisant ainsi tourner la grande machinerie, mais également de fonder une famille, d’assurer à la fois son avenir et celui de ses enfants. Entre parenthèses, et sans enjoliver le passé, c’était quand même un peu plus le cas à l’époque du capitalisme de papa. Bref, la société/entreprise, dans un monde parfait devrait pouvoir assurer ou tout du moins renforcer l’existence et la stabilité de la société/nation.

    Or depuis qq années, à quoi assistons-nous? à tout l’inverse: le capitalisme en se versant dans la mondialisation a perdu peu à peu ses vertus, tout en gagnant des galons. Ce processus s’est accompagné par ailleurs d’une pédagogie assez particulière: nous avons en effet été totalement submergés par une tout autre idéologie, celle de l’ingénierie financière néo-libérale qui poussée à son paroxysme (voir KKr qui est un bon exemple, mais il y en a d’autres…) s’est trop souvent développée sans contrôles ni freins institutionnels. En gros, les états dans leur grande majorité on fait confiance en cette économie qui nous assurait de ses bons offices et qui ne cessait de répéter que « le marché s’autorégulerait » et que « la création de richesse finirait par profiter au plus grand nombre ».

    En 2008, ce système du jour au lendemain a prouvé son inefficacité. Notre monde a vacillé un instant et… les choses ont repris leur molle place. Rien ne semble donc vouloir vraiment changer. Certes de grands discours ont été prononcés, des mesures ont été évoquées, parfois même prises, mais elles sont cosmétiques et aucunement de nature à décourager l’appétit des grands fauves de la finance (qui doivent bien se marrer d’ailleurs) La raison est simple: nous nous sommes assoupis, citoyens, élus, élites, trop confortablement installés dans nos mots confis, nos paresses intellectuelles et peut-être une propension curieuse à l’empathie envers les puissants…

    Et encore, si cette idéologie ne provoquait que des drames dans l’économie… mais c’est toute notre société qui est infectée, par l’intermédiation parfois complice des médias, par la pub qui rend la France moche, zones industrielles répliquées à l’infini (voir le dossier récent de Télérama à ce sujet) l’empire du fast-food, de la « peoplisation » qui arase la culture populaire, la télévision érigée en religion. mais également le prêt-à-penser, les portables et autres smartphones, les SMS qui détruisent notre langue. A propos, poser une pensée complexe suppose de maîtriser la langue écrite, lorsqu’on voit à quel point et à quelle vitesse le niveau de maîtrise du Français s’effondre, il me semble que cela devrait alarmer la société comme les élus. Les Français de demain sont les élèves d’aujourd’hui…

    Bref, nos maux sont donc aussi nos mots. Il faut ainsi de toute urgence les re-visiter, remettre leur sens en jeu, revoir nos systèmes de pensée, passer à la machine à laver nos convictions, même (et surtout) les plus ancrées, et donc se remettre à penser. Si nous nous éternisons dans ce système qui crie ses limites à nos sourdes oreilles, notre bonne vieille civilisation connaîtra à n’en point douter les affres du déclin. L’histoire est riche en exemples de civilisations qui, se croyant invincibles et immortelles n’ont su voir venir leur fin.

    Le vrai courage, la vraie posture de combat serait de commencer à nous re-penser, sans exclusives ni tabous.

    VM

    * la liste de mots est bien entendu extensible à l’infini: école, nation, identités, production, argent etc…

  46. louise

    M. Jorion

    Il y a le feu dites-vous ?

    Les choses commenceraient-elles à aller vraiment mal ? très mal ? très très mal ?

    Avez-vous en vue l’inévitable catastrophe ?

  47. clive

    Puisque les références sont appréciées ici, extrait:

    Hopper:
    « where did you get the core to do this to me?… I HATE when someone gives away the ending ! (…)
    Let this be a lesson to all of you, ants, ideas are very dangerous things, you are mindless, soil-chopping losers, you’re on this earth to serve us!… »

    Flik:
    « You’re wrong, Hopper, ants are not meant to serve grasshoppers. I’ve seen these ants doing great things,, and year after year they somehow manage to pick food for themselves AND you…
    So Who is the weaker speaces ?
    Ants don’t serve grasshoppers, it’s YOU who needs us, we’re a lot stronger than you say we are…
    AND YOU KNOW IT
    Don’t you?

    « A bug’s life » (1998)

  48. Jean-Luc

    Je ne sais pas si je suis seul à avoir vu ça!
    (je n’ai pas lu tous les commentaires au dessus, désolé)

    En allant visionner sur France 24 le débat que Paul Jorion nous met en lien, j’ai eu une bonne surprise, qui ne s’est pas renouvelée, hélas, à la deuxième vision (snif!)

    J’ai eu le droit, pour me faire patienter (!), en ouverture à un débat ou on allait parler gros sous, à une publicité pour le Crédit Agricole (c’est ma banque, alors je me sens concerné!).
    Si je l’ai bien reconnu, c’était Sean Connery qui avait deux mots à me dire sur ma banque …Sean Connery! MA banque!
    Sérieux et souriant il me parlait en anglais (!), sur fond noir. J’ai pas tout compris, Pour qu’on le dérange, lui qui a sûrement plein de trucs à faire chez lui aux USA, ça devait être très important.
    Et ça devait même être très très sérieux puisqu’à la fin du message (qui devait durer 10 secondes) Sean Connery a laissé sa place à la planète Terre qui est apparue à l’écran, avec le soleil qui lui faisait briller l’horizon. Une belle Terre sur laquelle est venu en surimpression s’écrire le nom « Crédit Agricole ». J’étais fier. Et puis j’ai lu ensuite au dessus une phrase dans la langue de l’envahisseur, que Sean Connery répétait en même temps en voix « off »: « It’s time for a green bank ».

    J’ai rêvé les amis?

    C’était comme un gros gag de chansonnier qui aurait voulu se payer la banque à la sauce écolo-mystique. Une blague payée sûrement très cher par la banque elle-même. (j’allais écrire « une blague payée par mes sous », puisque je les ai mis dans cette banque; mais si j’ai bien compris le truc, ce serait de toutes façons mes sous, même si j’étais chez HSBC, et même si mon pognon relevait mon matelas).

    Trop fort non? C’est de l’arrogance? De la suffisance? Privé de tout sens commun, coupé de toute réalité, le Système génère sa propre autocritique.
    On a pas fini de rigoler!

    • Jaycib

      Mais ce n’est qu’une publicité! Nul doute que Sean Connery ait été payé pour cela… On retrouve cette pub sur Eurosport et des chaînes anglophones.

    • Moi

       » chez lui aux USA »

      Chez lui, c’est plutôt en Ecosse.

    • Phil de Saint Naz

      Jean Luc,

      Tu as du tromper, c’était une pub pour l’indépendance de la Scotland, dont Sean Connery est le porte-parole. Est-il aussi le porte-parole de la lamentable Royal Bank of Scotland, et celle-ci a t’elle des accords avec le Crédit agricole? ceci expliquerait (mal, je l’avoue) cela. Le monde des puissants nous reste celé

    • Jean-Luc

      @ Moi
      C’est vrai!

      @ Jaycib
      Jayciiiibeueueu… je fais le mariole, mais j’ai compris que c’était une publicité! (et destinée aux anglophones, aussi. Quand je dis « la langue de l’envahisseur » vous me prenez aussi au 1er degré? Il faut que je travail mon second alors)

      Ancien publicitaire défroqué (et repenti!), je me marre de ce que continuent à faire mes anciens collègues.
      J’ai servi dans les campagnes des années 80′ (« servi dans les campagnes », les soldats disent ça aussi). On chargeait, concept au clair, suivi par l’intendance des commerciaux cuirassés de « marketing ». On chargeait toute cette bleusaille de consommateurs désarmés et naïfs, qui s’avançaient vers nous, confiants et béats, friands de nos petits jeux de mots et de nos films en couleur, sans savoir qu’on allait les hacher comme fretin à la dynamite! Qu’est-ce qu’on a pu rigoler!

      - Silence dans les rangs! La bière Heineken a besoin de gagner, dans le trimestre qui vient, 1,7 point de part de marché. Y a une OPA qui se prépare mais ça, c’est pas votre problème! Votre problème les ptits gars, et là il va falloir mettre votre cerveau sur la table et poser vos valseuses à côté, votre problème …c’est de faire picoler de la bière Heineken à tout ce qui bouge! Hommes, femmes …et enfants s’il le faut!
      - (choeur de nous-autres, les mercenaires) Sir! Yes Sir!!

      Mercenaire surpayé, j’ai servi pour les armées de Renault, de IBM, de DIM, de Gaumont, de Danone, de RTL, de Peugeot, de Hachette, et d’autres osts encore! Le pognon tombait du ciel, il suffisait seulement de bien se mettre en dessous! « Sous le pognon exactement, pas à côté, pas n’importe où, sous le pognon, sous le pognon, juste en dessous » aurait pu chanter Gainsbourg pour nous accompagner.
      Début 90′ j’ai lâché l’affaire, ça ne m’amusait plus. La bêtise on s’en lasse. Bêtise des publicitaires qui se nourrit de la bêtise des consommateurs. Je servais pour le pognon et la rigolade. Si j’étais resté après j’aurais seulement servi la bêtise.
      C’est ce que font mes anciens collègues quand je vois ce genre de pub.
      Et ça me fait quand même marrer.

      La bêtise, quand elle se met à rire sur soi, cesse d’être la bêtise. Mais essaye-donc de faire rire les publicitaires aujourd’hui. Ils ont fini par se prendre au sérieux.
      (Vas-y Sean! t’es un grand toi au moins! prends l’oseille et tire toi dans ton beau pays d’Ecosse. Et dis-lui bonjour de ma part. Je ne l’ai pas oublié.)

    • frédéric

      Jean Luc,

      je vous cite : « Début 90′ j’ai lâché l’affaire, ça ne m’amusait plus. La bêtise on s’en lasse. Bêtise des publicitaires qui se nourrit de la bêtise des consommateurs. Je servais pour le pognon et la rigolade. Si j’étais resté après j’aurais seulement servi la bêtise.
      C’est ce que font mes anciens collègues quand je vois ce genre de pub.
      Et ça me fait quand même marrer ».

      Encore une fois, un truc me rend triste : cette teinte d’élitisme ou de misanthropie que je retrouve dans pas mal de commentaires. Pour ma part, je pense qu’il n’y a aucune bêtise dans les rapports que vous décrivez. Ce que j’y vois, c’est plutôt une redoutable intelligence des pubards qui maîtrisent parfaitement les comportements et les réflexes humains. Et des consommateurs non pas idiots, mais manipulés par des gens plus astucieux, plus fins psychologues qu’eux.

      C’est marrant, moi ça me fait penser à un autre type de rapports entre manipulateurs et manipulés. Dans lequel je soupçonne les manipulateurs-politiciens de ne pas vraiment aimer les manipulés-électeurs et de bien se marrer sur leur dos. Dit comme ça, évidemment, c’est un petit peu moins drôle. Enfin, ça a le droit de vous faire marrer, c’est vous qui voyez. Mais il semble que les temps ne soient pas vraiment à la rigolade pour tout le monde.

      Sans rancune

      Frédéric

    • Jean-Luc

      Phil!
      Content de te voir par ici. J’ai aimé notre virée de l’autre jour, sur les hauteurs de la « démesure magnifique ». Une bonne suée.
      Mais dis-moi, tu as de sacrées ressources! Je n’arrête pas de te voir passer chez Jorion, sur plein de sujets. Et tu n’y es pas pour enfiler des perles, ou beurrer les sandwichs. Respects sincères. A chaque fois, moi, je remonte sur le vélo, je me cale dans ta roue, et je profite de l’aspiration.
      Allez, on continue.

    • Jean-Luc

      @ frédéric

      Tout va bien. Je n’ai pas senti de rancune chez vous à mon égard, d’autant plus que vous traduisez mes pensées.
      J’ai compris la fameuse « politesse du désespoir » par laquelle Boris Vian qualifiait l’humour, le jour où, désespéré de bien des choses, il ne m’est plus resté que l’humour pour ne pas sombrer dans le repli grincheux ou la neurasthénie.

      Ce que j’écris vous paraît cynique (« élitisme et misanthropie »), mais c’est une façon de traduire pour moi les vilenies publicitaires auxquelles j’ai prêté mon concours pendant longtemps.
      En 80′, Séguéla, après nous avoir emballé un drôle de type dans le costume de la « force tranquille », débarquait avec son « Ne dites pas à ma mère… », et Bernard Cathelat commençait à punaiser les consom’acteurs comme des papillons dans des boîtes. Nous, on avait depuis quelque temps un bréviaire, un bouquin en anglais de David Ogilvy (publié ensuite chez Dunod), et une énorme envie de tester ses trouvailles. Et vous avez raison de parler d’intelligence. Quelle formidable intelligence que celle dont ont fait montre les théoriciens de la réclame! Beaucoup de sociologues devraient en rabattre devant eux. Et je le dit sans cynisme.

      Après, quand je dis qu’ »on rigolait », c’est parce que c’est vrai. Comme des vendeurs de vaisselle ou de balai miracle sur les marchés, on faisait notre numéro de cirque. Gouaille, humour, clin d’oeil en coin, trémolos dans la voix, un petit mot pour chacun, une blague pour monsieur, un compliment pour madame, et un bonbon pour le petit. « Cent balles le service douze pièces en porcelaine, ou je casse! » Et vlan! en mille morceaux devant les regards outragés des ménagères. Une deuxième fois: « Cent balles! ou je casse! » Et les billets se tendent, parce que ça fait mal au coeur de voir toute cette jolie vaisselle détruite. Vous les avez vu faire les bateleurs? C’est un spectacle dont je me régale, quand j’ai la chance de tomber dessus. Comme je me régale de voir la candeur des ménagère.
      Je pense parfois: « Et si, pour une fois, elles le laissait détruire son stock? Si elles arrêtaient de jouer le jeu, les ménagères? ». Il arrêterait son cirque. Comme nous aurions arrêtez le nôtre si les consommateurs avaient eu l’intelligence d’arrêter de croire à nos fables de publicitaires irresponsables.
      Mais les ménagères n’arrêtent jamais. Elles aiment le spectacle, et elles trouvent que la vaisselle est jolie.

      Va comprendre, Charles! (pardon Frédéric, j’ai décidé, une fois, de vous appelez Charles)
      Je parle de « bêtise » des deux côtés, publicitaires et consommateurs, et en vous écrivant maintenant, je ne suis plus aussi sûr.
      Finalement on aime tous le spectacle. Et avoir un petit rôle dans la distribution ça fait bien plaisir à tout le monde.

    • mianne

      Ils n’ont pas fait venir Sean Connery de très loin : toujours aussi discret sur sa vie privée, il réside dans le sud de la France depuis des décennies avec sa femme qui est française !!!

    • Papimam

      Entendu avec le nez sur la TV.
      « Les publicitaires sont des gens extrêmement sérieux et très pro, inventifs, socio/psychologues, gestionnaires et tout et tout » très intelligents sans doute ou hélas souvent trop ils ont plusieurs longueurs d’avance sur le public qu’ils orientent, manipulent. Et pour les gamins c’est d’une simplicité enfantine.

      Ils nous/les manipulent ou nous/les conditionnent efficacement sauf erreur et avec la technique du billard à 5 bandes ou le « je sais que tu sais que je sais ….. ».
      Les techniques évoluent sans cesse comme le IBood. On paye même des particuliers pour diffuser des buzz anodins ou alors on effectue de la pub « subliminale » (on pose des produits à promouvoir dans le décor).
      Leur créativité est illimitée, ils sont grassement rétribués pour ça.

      J’ai souvenir d’un article du Monde qui décortiquait les techniques hyper sophistiquées comme le storytelling, rumeurs montées en mayonnaise et d’autres encore plus insidieuses.
      A l’image des entreprises, tout parti politique possède également son équipe publicitaire et l’exécutif dans ce domaine a une force de frappe incomparable, il n’y a qu’à suivre précisément les sujets traités dans les médias, ils sortent tout naturellement d’un soft de gestion de projets avec chemins critiques, Pert & profits aussi, rétroplanning par rapport à l’objectif. Et comme il ont toutes les manettes ou presque en main, il n’y a plus qu’à envoyer la sauce.
      Résultat : tu ne sais plus si c’est de l’info basique ou du téléphoné, eux même en perdent parfois leur latin ou s’emmêlent les pieds.

      La mode actuellement est de charger son adversaire sytématiquement de ses propres défauts ou tares.
      Comment contrer ceci : juger sur les faits, les résultats, les actions effectives et surtout diversifier ses sources, ne pas hésiter à être à l’écoute des médias étrangères.

    • frédéric

      @ Jean Luc

      Merci de votre réponse. Lucidité, autodérision, pas mal de pédagogie aussi. Oui, en 81 on nous a emballé (comme un steak?) un drôle de mec dans un costard sur fond d’église et de bocage. Emballé : vous suggérez vendu? c’est drôle, même si c’est un peu vrai, ça fait mal à lire. Surtout quand, 30 ans plus tard le chef du rayon prêt-à-penser est venu nous expliquer que si on n’avait pas une rolex à 50 ans on avait raté sa vie. La boucle est bouclée, je laisse la parole au chef de rayon : « salut les blaireaux, alors, contents de la crise? Tout baigne? Allez soyez pas fâchés quoi! On s’est quand même bien marrés ces trente dernières années. Ah bon, vous êtes dans la m….? 20 ans que vous ramez? Et ça s’aggrave? Pas de panique! Nos équipes travaillent d’arrache-pied à vous formater le cerveau pour que vous votiez pour le nouveau rebelle de demain. Celui qui va vous sauver. Parce que oui, on l’a trouvé. Il est encore un peu jeune, mais vous allez aimer sa petite gueule d’ange. Vous l’aimez déjà, je le sens. Il vous fascine, n’est-ce-pas? Hé hé…Et puis vous verrez, pour vendre des services de vaisselle, c’est le meilleur. D’ailleurs, c’est simple, malgré son jeune âge, il sait tout faire. Et comptez sur nous, on va vous apprendre à ne pas pouvoir vous en passer ; tiens à l’heure qu’il est, je sais que son image est déjà imprimée dans vos cortex de débiles mentaux. Oui, LUI. Allez, avouez, c’est pas du travail de pro ça? Bon, c’est pas tout ça mais on m’attend pour un golf à Saint Nom. Je vous donne rendez-vous en 2012 et puis en 2017. Je SAIS que je peux compter sur vous, votre connerie ne m’a jamais déçu. »

      Puisque vous avez déserté leurs rangs et que vous êtes ici, on appréciera votre coup de main, Jean Luc.

      Amicalement,

      Frédéric

    • Claude L

      @ jean Luc
      J’apporte mon grain de sel sur un point de détail.
      Je n’aime pas la formule : l’humour est la politesse du désespoir. Le désespoir ne nous entraine pas vers un repli grincheux ; il nous pousse par la fenêtre. Dans le désespoir, il n’y a plus de place pour l’humour. Je préfère de loin cette autre formule : l’humour est la sublimation du désillusionnement. A méditer. Vous savez faire.

    • Jean-Luc

      @ frédéric
      Yep!
      (et il n’y a pas que LUI qui nous est emballé-vendu, y a aussi L’AUTRE, puis L’AUTRE, puis encore cet AUTRE,…)
      Pour la dernière suggestion, je viens de voir que vous avez déjà lu plus loin ma réponse à Laurence.

      @Claude L
      D’accord aussi Claude. Le désespoir est quelque chose qui peut faire perdre totalement le sens de l’humour. Mais Boris Vian voulait aussi nous rappeler que, de se jeter par la fenêtre …c’est pas très poli.

    • Claude L

      @ Jean-Luc

      Se jeter par la fenêtre, c’est incontestablement un manque de savoir vivre.

    • Jean-Luc

      @ Claude L

      … (pas mieux)

    • trimar

      Hi
      est ce qu ‘une saine réaction de votre part ne serait pas , tout simplement , de fermer votre compte au C Agri ?

    • Jean-Luc

      Hi trimar!
      (je vois que, question couleur d’avatar, on boxe dans la même catégorie -le truc carré, à droite)

      Me tirer de la « banque-patate »? J’y ai pensé, mais je le mets où mon pognon? Y a pas de quoi relever mon matelas d’un centimètre, mais bon, faut bien mettre l’oseille quelque part.
      Il paraît que plusieurs textes de loi qui se recoupent font comme une obligation, en France, d’avoir un compte bancaire (j’ai entendu un journaliste l’autre jour à la radio dire que depuis 197? tout citoyen français avait l’obligation d’avoir un compte en banque. A vérifier).

      On est cuit trimar. Il faudra passer sous les fourches.

    • frédéric

      @Jean Luc, toujours aussi matinal, en réponse à ton message du 27

      PM : Me tirer de la « banque-patate »? J’y ai pensé, mais je le mets où mon pognon? Y a pas de quoi relever mon matelas d’un centimètre, mais bon, faut bien mettre l’oseille quelque part.
      Il paraît que plusieurs textes de loi qui se recoupent font comme une obligation, en France, d’avoir un compte bancaire (j’ai entendu un journaliste l’autre jour à la radio dire que depuis 197? tout citoyen français avait l’obligation d’avoir un compte en banque. A vérifier).
      On est cuit trimar. Il faudra passer sous les fourches.

      A vérifier, en effet. Ceci dit ça ne te met pas les nerfs en pelote d’entendre que des banques, peut être même la tienne, foutent des clients dehors parce que leur dépôt est trop faible, ou qu’ils ne font pas assez d’opérations dans un même mois? Ben moi si, et je soupçonne, à te lire avec un peu d’attention, que la colère n’est pas complètement éteinte chez toi non plus. Alors, est-ce qu’on est cuits? Ben là non plus j’en sais rien bordel, soyons créatifs, inventifs, comme tu as su l’être pendant ta carrière chez les pubards. Je ne vais pas te dorer la pilule, le talent tu l’as, ça se sent et tu le sais. Alors comment ça se fait (cette remarque ne se limite pas à toi, elle me concerne aussi en partie, toi moi et d’autres ici) qu’on en arrive à écrire des trucs comme « on est cuits »? Autant écrire « on est morts », ça sera plus clair…Ben non, je regrette, on n’est pas morts, on n’est pas des estomacs sur pattes, et rien ne nous autorise à agir en enfants gâtés.
      Ce qui me fait ch…, c’est de voir que les posts de quelqu’un comme Laurence finissent par susciter de l’atendrissement ou de l’amusement. Encore une fois on n’en est pas à faire la révolution, ce qu’on demande ce sont des réponses à nos questions, l’arrêt de la duplicité et la prise en compte de NOS préoccupations.
      Tiens, pour finir, un souvenir publicitaire des années 90 je crois (j’ai vraiment jeté la rancune à la rivière ;-) : Des mecs en fauteuil roulant, des athlètes, en train de rouler comme des furieux dans une montée. La sueur, la chaleur, l’essoufflement, et puis l’arrivée en haut du col, le relâchement, la descente, enfin… « ta vie est à toi » ‘(Nike, of course). Oublions Nike, puisqu’ontologiquement ceci est un message déguisé. Ne retenons que les mots : « Ta vie est à toi ». Ce mots, ils me rappellent ceux d’Eric Escoffier, un alpiniste mort en montagne. Si j’ai bonne mémoire il disait « notre vie, elle est ce qu’on en fait ». Et c’était pas pour une pub.
      Si nous en sommes rendus au constat que notre vie ne nous appartient plus à ce point, alors nous ne sommes plus des citoyens, mais plutôt des esclaves.

      Amicalement,

      Frédéric

    • Jean-Luc

      @ frédéric

      Matinal? Disons plutôt que je crois toujours pouvoir rajouter une vingt-cinquième heure aux vingt-quatre qu’on me refile chaque jour. J’essaierai encore la nuit prochaine, on ne sait jamais.
      Je te retrouve ici avec plaisir. Depuis la dernière fois, je t’ai lu plus loin (la « trame » de pétition/manifeste. Chapeau. A part l’UMP tu cites à « gauche » -hein? quoi le « MoDem?- et il y a à droite aussi de l’intelligence, et des gens qu’on doit entendre sur le sujet, pour ne pas passer à côté du truc. On s’est compris.).
      (A part ça, j’aime bien la traîne que nous sommes en train de laisser derrière mes trois pauvres réflexions sur la pub avec Sean. La prochaine fois je demande à Jorion d’en faire un « billet invité »!)

      Une idée me viens après t’avoir bien lu. Il y a quelque temps, quelqu’un (roma si j’ai bon souvenir) nous avait donné une citation d’un philosophe inconnu de moi: Clément Rosset. J’étais allé me renseigner sur le bonhomme, et j’avais découvert (heu… si j’ai bien tout compris -c’est du lourd) qu’il appuyait sa pensée sur le fait que, seule la prise en compte du pire, du tragique, pouvait amener ce qu’il nomme la « joie ». Pour caricaturer: toute action qui retarderait la prise en compte du réel (qui créerait comme un « double » à la réalité des choses) éloignerait d’autant l’apparition de cette joie (pas de mysticisme à deux euros derrière, tu me comprends, ce n’est pas tout à fait la « joie » du curé à la guitare).
      En gros, il nous faudrait apprendre à dire « on est cuits », ou comme tu le traduis « on est mort », pour avoir des chances d’approcher la solution (chercher à toucher le fond de la piscine, pour donner l’impulsion …et remonter).
      Cette idée me plaît. D’où ma réponse à Trimar.

      Ce que tu dis de l’amie Laurence est vrai, je ressent la même chose, et je l’ai dis ailleurs. Et je comprends maintenant pourquoi ce que tu prenais chez moi pour du cynisme, au début, t’a fait bondir. Laurence est ici un réservoir de joie (tant pis si elle écoute, on est pas là pour faire de la thérapie de groupe, mais pour essayer de comprendre). Parfois, c’est vrai, certains (et je ne serais pas le dernier d’entre eux) lui demandent de descendre plus bas au fond de la piscine …mais qui sait? peut-être qu’en remontant on va la croiser qui nous attendait. Elle sera là pour permettre à tous ceux qui, comme moi, aime l’ivresse des profondeurs de reprendre l’oxygène qui, à ce moment-là, manquera. Chacun fonctionne à sa manière, et bien stupide celui qui aurait des leçons à donner. Une seule chose est sûr: à la fin on est tous morts (mon sens du tragique frédéric, pardon).

      Agnostique moi-même, j’ai raconté ailleurs aussi ce que m’avait appris la fréquentation de deux de mes tantes religieuses. L’une était carmélite, et ce retrait du monde des hommes me paraissait douteux. L’autre, soeur de la congrégation de Saint Vincent de Paul, s’est confronté toute sa vie à la réalité, à toutes les souffrances humaines. Un souvenir que je garde encore, ce sont trois semaines passé auprès d’elle dans un centre pour enfants myopathes, en 1974. Le Téléthon n’existait pas pour eux encore. Il mourraient par centaines, les uns après les autres, vidés de toute énergie. C’était un centre qui se situait tout au bout de la presqu’île du Croisic, près des marais de Guérande. Loin de tout. Seuls quelques parents venaient accompagner ces gosses vers la mort. Ces mômes qui pour la plupart n’atteindraient jamais leur majorité, et elle, ma tante, qui avait décidé de se coltiner le réel, connaissaient très précisément cette joie dont parle Clément Rosset.

      On dit souvent que seul l’esclave connaît la valeur réelle de la liberté, et que seul celui qui va mourir connaît la valeur réelle de la vie. C’est oublier que nous autres humains avons ce don incroyable de sympathie pour autrui. Sympathie au sens étymologique pour l’autrui de Verlaines: « des lointains dans des brouillards ». Dans des lieux comme ici, certains brouillards se dissipent, et le paquet des humains remonte, un tout petit peu, en surface.
      A côté de ces choses très importantes pour moi, ça ne me dérange pas de continuer à laisser croire pour l’instant au Crédit Agricole que je suis son obligé. Et si le dépôt est trop faible, et que la banque me jette, il me restera la solution du matelas.

      « Notre vie, elle est ce qu’on en fait » disait Escoffier? Je signe avec toi frédéric.

    • frédéric

      @ Jean Luc

      Il paraît qu’on aurait une prédisposition au bonheur ou à la dépression. En petit curieux que tu es (tu lis ceci, c’est donc que tu es curieux), tu n’as pas manqué de lire des trucs sur le travail de chimiste auquel la médecine se livre : un petit chouia de cette molécule et vous retrouverez le moral, un petit peu de celle-ci et votre sommeil sera régulé, etc etc
      On pense ce qu’on veut de cette approche, qui envisage notre organisme comme une usine chimique dont il suffit de réguler la production pour atteindre le bonheur. En tout cas, c’est la direction qui est prise. Loin, très loin de tout ça, on m’a raconté que dans certaines régions de l’Inde, les médecins chantaient pour guérir les patients…au début cette idée m’avait fait marrer, et puis en y réfléchissant je l’avais bien aimée, cette idée. Romantique à souhait.

      Je suppose que les mômes dont tu parles avaient au moins autant besoin de chansons que de cachetons, et à te lire j’aime penser qu’ils sont partis baignés d’affection et pas seulement entourés de blouses blanches avec des moniteurs et des seringues partout. On ne devrait pas laisser les gens mourir tout seuls dans une ambiance de science fiction. J’espère que quand je mourrai quelqu’un me tiendra la main. Et qu’il y aura du soleil.

      Approcher l’extrême limite, le fond de la piscine, pour trouver la volonté et l’énergie? Un peu mystique sur les bords, comme expérience, non?

      L’été dernier, j’ai acheté une honda 650 africa twin, pour 800 euros. Je suis parti seul de Paris début août, avec le projet de rallier Dakar et de revenir. Un voyage de 11400 kilomètres, que j’ai réussi à boucler au prix de grosses souffrances.

      Faut dire que dans le sahara en août, dès que tu es à plus de 10 kilomètres de la côte atlantique, il fait dans les 60 degrés. Et bien sûr, ce qui devait arriver est arrivé : un mauvais calcul d’horaire dans la partie la plus longue et la plus isolée (entre Nouadhibou et Nouakchott, en Mauritanie), et un coup de chaleur m’a littéralement mis à genoux. J’avais déjà vécu quelques situations complexes, mais jamais à ce point là. Mektoub? Deux mecs sortis de nulle part m’ont recueilli. Des tronches de truands, avec leurs turbans autour de la tête qui ne laissait entrevoir que leurs yeux. J’avais 900 € en billets dans les poches, j’étais incapable de tenir debout, la moto était sur la béquille avec la clé sur le contact.

      Ils m’ont ramassé, amené dans un cabanon paumé entre deux dunes. Ils m’ont donné de l’eau, d’autres mecs sont arrivés. Ils sont tous restés là à me surveiller du coin de l’oeil, sans dire un mot. Ca a duré 4 bonnes heures avant que je puisse me remettre debout. Quand j’ai pu tenir sur mes jambes, ils se sont préparés pour partir. L’un d’eux, le seul qui parlait un peu français, s’est planté devant moi et m’a demandé s’il pouvait prendre le paquet de gâteaux secs accroché à mon sac. J’ai dit oui. Il l’a pris, a fait la distribution, et ils sont partis.

      Sans doute la dureté du climat y est-elle pour quelque chose, mais jamais je n’avais connu avant un tel respect pour la souffrance et pour la vie -en l’occurence il s’agissait de la mienne-.

      Ce n’est pas moi qui vais te contredire quand tu évoques l’idée qu’il nous faut parfois toucher le fond pour mieux remonter. Maintenant on n’est pas non plus obligés de compter sur des Laurence ou sur des Oussama (le nom d’un de mes sauveurs ;-)…on peut aussi compter sur nous mêmes. Peut être même que d’autres Laurence ou d’autres Oussama, sans le savoir, comptent sur nous.
      En tout cas, les furieux du désert m’ont appris à ne pas désespérer du genre humain. J’espère être assez sage pour m’en souvenir quelques temps.

      Alors c’est vrai, comparé à ces expériences en eaux profondes, le Crédit Agricole, toute cette crise et cette agitation, ont quelque chose de comique. Mais va savoir pourquoi, je n’arrive pas à chasser de mon esprit les petites tentes rouges plantées sur le trottoir pas loin de chez moi, les vieux qui n’ont plus les moyens de se payer un dentier ou des lunettes, ou les mômes de 10 ans qui traînent dans nos rues, abandonnés par des parents à la dérive.

      Sur ce, j’arrête, ça commence à dégouliner de sentimentalisme poisseux et je vais encore m’énerver tout seul… Mort aux cons! Merde, ça y est, ça me reprend ;-) Ou c’est que j’ai mis mes gouttes, bordel?

      A+ Jean Luc

      « La liberté, c’est l’empire que nous avons sur nous mêmes » (Grotius)

    • Jean-Luc

      @ frédéric

      Belle histoire. Merci à toi.

  49. Varnoux Jean-René

    Oui, FUJISAN, je voudrais y croire.

    Pour lancer un vrai « buzz » et enclencher une large prise de conscience (au moins pour commencer dans la blogosphère) sans laquelle RIEN ne se fera, l’excellent post de P. Jorion devrait etre lu par des gens très connus, des artistes, des sportifs, de ceux-qui-passent-à-la-télé, etc. Ceux qui en sont proches devraient les contacter, filmer et balancer ça sur la toile.

    Allons z’enfants de l’APATHIE !

  50. PAD

    Un enfant qui n’écoute rien est un enfant dont la « parole » des parents -au sens générationnel-est absente.

  51. Ton vieux copain Michel

    Il y a un mot pas très propre qu’on hésite à utiliser, c’est le mot « guerre ». En général, la guerre est cette chose dégoûtante qui se déroule aux marges de l’Empire. Mais il est permis de se demander : les attaques contre des devises ou contre la stabilité de pays entiers, ne sont-elles pas des formes de guerre à bas bruit ? Elles entraînent sans doute des dommages moins visibles, plus immatériels que la conquête d’une portion de territoire, l’affrontement de troupes ou le massacre de populations, mais les conséquences n’en sont pas moins funestes. Qui dit qu’une guerre doit nécessairement s’accompagner du fracas des armes à feu et que le malheur doit avoir la couleur du sang?

    On sait que les fameux Credit Default Swaps sont des armes à double tranchant : d’un côté, ce sont des assurances et de l’autre, des instruments spéculatifs. Mais pourquoi ne pas ajouter que ces instruments spéculatifs sont des armes tout court et que la finance, pour paraphraser Clausewitz, n’est que la poursuite de la guerre par d’autres moyens? Une guerre de quelques-uns contre les autres qui dégénèrera peut-être un jour en guerre de tous contre tous. Employer le mot « guerre » pour décrire les menées de la haute finance comporte par conséquent un avantage indéniable : celui de réinjecter une part de vérité dans un monde virtuel et aseptisé qui ne veut à aucun prix affronter la réalité et les conséquences de ses actions. Je n’irai pas jusqu’à dire que la Grèce peut se sentir justifiée d’envoyer ses avions bombarder un paradis fiscal, un peu comme les Britanniques ont envoyé naguère leur Navy récupérer aux Argentins quelques arpents de terre dans les Falklands, mais le simple fait d’évoquer cette éventualité (ubuesque, bien entendu), nous ramène à un certain poids de réalité. On croit qu’on vit en paix alors que sans le savoir, on est en guerre.

    • pineda

      Ubuesque ? Ah bon…Il faut peut-être ajouter que nous avons nos propres paradis fiscaux, non ? D’autre part rien n’empêche d’aller mettre à la raison un nid de pirates…Tout cela dégénérant en conflit généralisé.

    • Marlowe

      Je suis de ceux qui pensent que l’économie est en guerre contre le monde.

    • Malheureux ! En employant le mot guerre vous faites le jeu de la finance. Pourquoi est-ce que l’on ratiboise les salaires depuis trente ans ? Parce que nous sommes en guerre, on n’y peut rien ! C’est eux ou nous…

  52. Lambert Francis

    Robert Orwell Gates attaquera-t-il l’Europe pour l’emporter en Afghanistan?

    Extrait de http://www.dedefensa.org/article-robert_orwell_gates_attaquera-t-il_l_europe_pour_l_emporter_en_afghanistan_24_02_2010.html

    « Les experts les plus huppés du continent (européen) sont stupéfaits par la violence de l’attaque de Robert Gates, le secrétaire US à la défense, contre les pays européens, pour leur manque de zèle démocratique et américaniste à participer au combat pour la liberté en Afghanistan, éventuellement en faisant exploser épisodiquement l’un ou l’autre bus chargé de civils afghans. Shoking, dit Dana Allin, un distingué senior fellow à l’IISS de Londres, si prêt à comprendre la colère américaniste, qualifiant de «very striking» les remarques de Gates et observant, le cœur débordant de compréhension pour les affres des âmes diverses et camouflées de McChrystal & compagnie: «Whether this is a conscious statement to sound a real sharp warning, there’s no question that the frustration among the American military establishment is palpable regarding coalition operations in Afghanistan.»

    La citation est empruntée au respectable et vertueux New York Times de ce 24 février 2010, qui nous fait rapport de la colère de Gates… En fait, nommons-le Robert Orwell Gates, puisque son argument, très churchillien selon la nomenclature neocon, est que le goût pour la paix des Européens est une menace pour la paix. Qui pense à Munich le fait bien, car il montre qu’il sait bien que la machine de guerre talibane vaut bien celle de Hitler et est absolument décidée, avec tous les moyens pour cela, à conquérir le monde. La solution pour Robert Orwell Gates? Acheter du matériel de guerre US et dépenser autant que le Pentagone, dont on connaît le stupéfiant rapport intelligence-efficacité dans la gestion de son budget pharaonique. « 

  53. vmigeat

    J’en profite pour signaler et conseiller la lecture à tous les lecteurs/contributeurs de cet excellent blog, d’un non moins excellent article publié dans le dernier numéro de Télérama et qui s’intitule « Le système financier peut-il vivre sans la fraude » (page41).

    On commence heureusement à lire ça et là des articles bien informés sur les pratiques douteuses de la finance (doux euphémisme).

    Est-ce que cela sera suffisant pour provoquer une réaction (en chaîne) susceptible de changer les choses? il est malheureusement permis d’en douter vu l’état d’anesthésie dans lequel nos concitoyens sont plongés (à leur insu le plus souvent). Sans jouer les Cassandre, il me semble que ce sont les événements eux-mêmes, en un mot la marche de l’histoire , qui se chargera de réveiller les consciences et de provoquer la nécessaire rupture.

    « Tu enfantera dans la douleur… »

    Mais cette vision un peu pessimiste ne doit bien entendu pas obérer toutes démarches pour tenter d’éviter le pire… après tout sait-on jamais…

    « Peu de gens sont aveugles, seulement personne n’ose élever la voix et dénoncer les carences avant qu’elles ne soient révélées par le conflit et, dés lors, on n’ose remettre en cause les idées reçues »

    Marc Bloch.

    VM

  54. Nayko

    @tous
    Dans notre société du spectacle, du buzz, du sensationnel, quelle portée pour une pétition? Il y en a déjà tellement qui circulent. Le seul moyen de susciter l’attention de la sphère médiatique, c’est l’action choc, c’est le poids de l’image. Je pense qu’il faut se servir des failles du système actuel pour générer une attention sur un problème. Sans ça, une pétition restera sans aucun effet.
    Pourquoi ne pas envisager des actions fortes, qui attireront forcément les hyènes télévisuelles?
    On pourrait peut-être envisager un sitting devant la bourse de Paris. Bien entendu, il faudrait réussir à réunir un nombre conséquent de personnes. Ou tenter de bloquer l’entrée de la bourse un matin afin de retarder le début de séance. Les caméras afflueraient et le message pourrait passer. Mieux, le mouvement pourrait faire tâche d’huile.
    Je ressens de plus en plus autour de moi un « ras le bol » qui monte, qui se concrétise, même de la part de personnes pas forcément politisée à la base. Il manque un mouvement fédérateur. Il manque les mots sur les maux que les partis politiques traditionnels n’arrivent pas à formuler.
    Réfléchissons ensemble et agissons. Amis lecteurs, j’attends vos propositions et vos critiques. Mais je crois que l’heure des actes a sonné.

  55. domini CB

    Il y a péril en la demeure et ça donne à certains le feu aux calculs.

  56. Parpalhol

    Aujourd’hui, les citoyens européens doivent-ils se rebeller pour ne pas être balayer et asservis ?
    Le fameux test du psychosociologue Milgram a été utilisé pour un documentaire de téléréalité. C’est effroyable. A peine 3 personnes sur 80 ont refusé de participer et seulement 17% se sont rebellées, mais en ayant infligées une torture (ficitive). http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-02-24/experience-scientifique-quand-la-tele-vous-manipule/1253/0/427607

    C’est pas gagné ! :)

    • Jean.BE

      Non… c’est vraiment pas gagné !

      Nous croyons tous que nos « évidences » seront évidentes à tous si elles sont accessibles.
      Avec Internet nous pouvons accéder individuellement à plus d’informations que Churchill durant la guerre 40-45!
      Qui d’entre vous ne connait pas les tests de Milgram et le film « I comme Icare ». Assurément personne me direz-vous
      Et bien… hommes de bonne volonté (et porteurs de valeurs humaines) lisez ceci …
      Je suis toujours atterré de « l’ignorance moyenne » de nos sociétés « avancées »

      http://www.lexpress.fr/actualite/societe/comment-la-tele-nous-manipule_851242.html

      Rien n’a changé … nada, rien, que dalle

    • Papimam

      La télé et aussi la radio comme celle tristement célèbre des collines du Rwanda.

  57. Jean-Emmanuel

    Bonjour,
    qu’en pense notamment Corinne Lepage, présente sur votre blog et qui est, entre autres, vice-présidente d’un parti politique, députée européenne, etc. ?
    Partage-t-elle votre analyse et vous a-t-elle donné son point de vue sur d’une part la perception de la situation par nos élus (locaux, nationaux, européens) et d’autre part sur les modes d’actions qui pourraient être un tant soit peu efficace auprès d’eux ?
    Je ne suis vraiment pas très optimiste sur ce que cela pourrait donner, mais si on doit faire quelque chose autant le faire bien…
    Autre point : si on doit agir au niveau de nos représentants politiques, quid des prochaines régionales comme caisse de résonance ?

    • Jaycib

      Corinne Lepage n’est plus que membre virtuelle du Modem. Elle critique les méthodes anti-démocratiques de F. Bayrou, notamment, et s’est considérablement rapprochée d’Europe Ecologie, dans les rangs duquel elle siège au parlement européen.

    • Jean-Emmanuel

      à Jaycib (25 février 2010 à 14:28)

      pour C. Lepage, qu’elle soit au Modem ou ailleurs ne change rien à ma question. l’intérêt c’est qu’elle peut donner son avis sur ce qui se passe à l’intérieur du système politique.

  58. « L’honnête homme est lent à la parole et prompt à l’action ». Confucius
    Votre prise de parole est trés agréable.
    Je regrette un peu que notre « politique » du blog Corinne Lepage n’ait pas clamé plus tôt cet appel.

    • ezambre

      Le creux de la vague annonce le raz de marée. Acheter de la terre, des graines et des poules.

      bonne chance !

  59. Merci Paul Jorion.
    Je vous ai relayé sur mon blog CHEMIN FAISANT

    • yvan

      « Le plan Obama ? « Si les banques ne peuvent plus faire du trading à New York, elles s’y adonneront sur d’autres places. Résultat : au lieu de disparaître, le risque se sera simplement déplacé… au détriment des Etats-Unis. » »

      Et voilà. Coincé. Il n’y a pas d’autre solution que d’aller jusqu’au bout. Les laisser imploser.

      Bien trouvé, Piotr, ton idée de char Leclerc. ;-)
      C’est livré avec un grand coffre pour les courses..??

    • François78

      L’article de l’expansion date du 24/2 traite d’une intervention d’Obama du 2/2. Aux dernières nouvelles, c’était juste un discours qui ne devrait pas être suivi d’effet.

  60. demobilier

    « Peut-on s’en sortir dans le cadre d’un capitalisme réformé ? »
    © Jean Gadrey pour Alternatives Economiques

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/02/22/peut-on-s%E2%80%99en-sortir-dans-le-cadre-d%E2%80%99un-capitalisme-reforme/

  61. Pierre Richolet

    C’est insupportable : ces billets noirs sont annonciateurs de perspectives de plus en plus apocalyptiques. A tel point qu’on se demanderait si ses auteurs ne diabolisent pas la situation pour enclencher une prophétie auto-réalisatrice afin de se donner (enfin) raison. Mais jusqu’où iront-ils ?

    • Julien Alexandre

      Il me semble difficile d’avancer l’idée (d’ailleurs personne ne le fait) que les constats exposés ici ont été infirmés par l’évolution de la situation économique mondiale depuis maintenant 3 ans. « Noirs » ou « pessimistes », certains billets peuvent être perçus ou interprétés tels quels en effet. Mais vous constaterez qu’il ne s’agît jamais de hurler au loup de façon préventive et infondée.
      Il faut bien distinguer des dires qui ont pour but de prévenir la propagation d’un feu incontrôlable, et les pompiers pyromanes qui les allument à dessein et se réjouissent de leur évolution.

    • Ne nous trompons pas de faiseurs d’opinions auto-réalisatrices. Les agences de notation Standard & Poor’s et Moody’s menacent encore de dégrader la note de la Grèce. Elles ont un autre « poids » que ce blog, isn’t it?

    • lou

      Et bien,serait ce une contre offensive? (comme les climato-sceptiques) Ou un de ces économistes qui n’avait rien vu venir? Ou alors un de ceux qui appelle de ses vœux la catastrophe en laissant faire.

    • Papimam

      Faut rigoler, faut rigoler avant que le ciel nous tombe sur la tête, nos ancètrres les gaulois …. nous sauveront.
      Zorro est arrivé é é, avec son cheval et son grand chapeau……
      Qu’il en avait de l’optimisme, de l’entrain, de la joie de vivre et encore débordant de vitalité à son age avancé.
      Reviens, reviens pour nous composer une Salvadorienne à laquelle on se ralliera pour suivre ton panache brun.

  62. Jérémie

    Depuis quand avez-vous eu l’idée d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix ?

    Sans doute depuis que vous avez pris le temps de mieux étudier leur comportement si mémorable et exemplaire sur les marchés.

    Ils sont comme des enfants devenus un peu trop gâtés par l’argent, oh non, oh non, ne touchez surtout pas à notre nouveau jouet sinon nous ne pourrons plus fonctionner comme à l’habituel.

    Il est vrai que la dimension surtout  » animale » de l’homme, refusera toujours d’entendre certaines choses trop dérangeantes, moins plaisantes, flatteuses.

    L’homme pressé, issu du marché, ne connait ni mieux la veuve ni l’orphelin, parce qu’il dit : « grandir en société c’est d’abord aller plus vite, posséder plus  » Qu’aurais-je besoin alors de perdre mon temps à me rapprocher de celui qui me ressemble si peu en conduite comme en esprit.

    Je ne vois plus l’autre à partir de ce que je suis, mais de ce que je gagne avant tout sur mon compte en banque ? Oui surtout à l’égard d’un certain public tant que cela ne sert pas d’abord leur propres intérêts politiques ou marchands.

    A combien estime encore la valeur de l’homme de nos jours et dans une telle société de loups ?

    Sans doute à peine quelques pièces.

  63. Bonjour,

    Est-il sage de vouloir éteindre le feu ? lorsque le feu prend dans une demeure, il doit être éteint dans les quelques minutes qui suivent, pour que les dégâts restent circoncis. Une fois ce délai passé, il est plus sage de laisser l’ensemble partir en fumé après évacuation des occupants, et de reconstruire sur de saines bases. Éteindre lorsque l’incendie est avancé sans avoir terminé son œuvre ouvre la possibilité de réparer plutôt que reconstruire, et c’est d’ailleurs systématiquement la voie empruntée. Pour n’obtenir à la fin au mieux du rafistolé, au pire un nouveau départ de feu à cause d’une braise oubliée.

    Bien à vous

  64. Alexis

    Et si justement comme le suggère qq un plus haut le krach était voulu ?
    Un choc qui permettrait de faire passer les pires réformes qui soient et que l’on nomme en novlangue « la modernisation de l’économie » ? C’est à dire la privatisation de tous les services publics qui restent encore debout en Europe et que l’Europe d’en bas (à l’instar de la France d’en bas chère à Raffarin, un peu comme la ville d’en bas dans Metropolis de Fritz Lang…) voudrait conserver ! Les gueux et leur foutu services sociaux et services publics.
    Mais je suis peut-être trop influencé par mes lectures récentes (La Stratégie du Choc de Nomie Klein) ou par ce qui se dit ici tout simplement (l’intervention par exemple de Paul Jorion face au ministre du budget…).

    • dissy

      une petite diversion en Iran fera l’affaire lors du krach 2.0 à venir..et la attendez vous au pire…le pétrole à 350 dollars,la véritable dépression commencera ..et plus question de ‘bail outs publiques’…il faudra nationaliser pour une durée indéterminée tout le système financier…le temps d’organiser sa faillite ou banqueroute en séparant les dépôts des particuliers (à préserver)des banques d’affaires chargées de toxics  »assets » qui en fait ne valent plus rien du tout …un congé type ‘bank holiday’ de plusieurs jours sera organisé un vendredi soir par surprise…ensuite repartir avec un système financier propre à nouveau tourné vers la vraie économie…qui crée richesse et emplois…de toute façon pour les politiques en place il n’y aura plus trop le choix cela sera la seule solution,malheureusement ils ne se décideront qu’à l’ultime seconde,espérons qu’il ne sera pas déja trop tard….

    • coucou

      Ne surestimez-pas les élites pour en être capable, ce jeu de l’économie est trop compliqué pour en maitriser les tenants et la aboutissants ! .. Ce Krash n’est que le résultat d’enfants riches et immatures se couant les mimines avec leurs propres jouets.

    • Alexis

      Vous avez raison Coucou, là où on croit voir du complot ciselé dans ces moindres recoins, il n’y a souvent que de l’incompétence ! (Je ne sais plus qui a dit cela dans des termes proches).

  65. après avoir sabordé l’économie réelle avec des slogans comme halte à la croissance, l’on a mis en pratique la théorie du prix Nobel Milton Fridman : limiter les interventions de l’Etat dans l’économie et agir par le seul vomume de la monnaie en circulation. Cela s’est traduit par la financiarisation (ou cancérisation) de l’économie physique et, finalement, l’émergence d »une économie quasiment virtuelle. (à noter que les économistes disciples de Milton Fridman sont les actuels conseillers de la présidence française…!).
    Ils même le pays vers la catastrophe qui se traduit par des milliers de chômeurs.
    en septembre 2008 Eric Woerth présente au conseil des ministres le projet de loi de finances pour 2009. la crise est déjà là, mais il assure que le déficit des finances publiques sera contenu à 52 milliards d’euros. résultat : 141 millairds…!
    (le déficit budgétaire n’est rein d’autre qu’uns combine pour confisquer la richesse sans en avoir l’air : Alan Greespan)
    Ainsi la dégradation des dettes des Etats est donc programmée..!
    que font les médias ? rien pas un mot.
    Newropéans avait publié un article à propos de l’Islande intitulé : Nous sommes tous des islandais.
    Nous devrions dire nous sommes tous des grecs (hormis leurs dirigeants..;ont-ils été berné par G S, est-ce volontaire? on peut le penser..!)
    Tous les leaders politiques sont-ils complices ? on peut le penser…!

    • lou

      le sabotage de l’économie par les décroissantistes? c’est original comme argument.(j’aurai vraiment tout lu) un petit détour par l’article sur la croissance, sur ce même blog, vous inspirera peut-être

    • Papimam

      Milton Friedman était à la fête chez Daniel Mermet l’autre jour sur France Inter.
      Où l’on apprend de la bouche du très honnête Bruno Lemaire qu’il n’y a pas compatibilté entre la libération des marchés et une activité agricole en France. (volet 10/12). Un peu piégé tout de même M. le Ministre.
      Mille excuses car je vous aime bien depuis que j’ai lu votre bouquin où vous contez votre vécu de Directeur de cabinet de DdV.
      Pour le plaisir et le sourire et sur l’air de « quand un gendarme rit, tous les gendarmerient », une petite lafesserie je ris, dont je m’excuse auprès des gendarmes que je respecte par ailleurs (volet 11/12).
      Contexte :
      http://www.ariegenews.com/ariege/courrier_lecteurs/2010/15176/quand-daniel-mermet-taille-un-costume-a-milton-friedman.html
      Ecoute (10 et 11 de 12), vous ne regretterez pas :
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1861

  66. e-déalist

    @ton vieux copain Michel
    bravo ET merci
    réintroduisons du principe de réalité:
    OUI nous sommes en guerre,
    OUI c’est réel
    OUI c’est palpable sur le terrain
    OUI ça fait mal physiquement
    et non à l’enfumage des masses par de la distraction-diversion-consommation.
    Réveillons-nous. Ohééé, on est vivant, sortons de ce mythe consumériste: « j’achète donc je suis »
    Fuyons le modèle de la consommation compulsive sans limite qui au premier abord nous satisfait, nous fait jouir tel un nourrisson au sein de sa mère qui consomme sans limite, sans frustration mais qui au final s’aliene, se perd dans la fusion à la mère s’il n’est pas guidé vers l’autonomie que propose le père.
    Sortons de notre stade oral à nous en nous affranchissant de ce gavage qu’est notre société d’hyperconsommation car au final, qui y gagne à ce que l’on consomme à ce point? :
    l’Etat bien sur qui prélève à tout va mais au bénéfice de qui?? si c’était pour le peuple, encore, c’est son rôle, mais non bien-sûr, c’est pour alimenter les caisses du hold-up le plus ingénieux qui soit:
    rétribuer la finance par l’enchainement des Etats à sa dette souveraine….
    allez, ouvrons les yeux: si nous ne pouvons casser le lien diabolique entre nos dirigeants et la finance, cessons d-y apporter son carburant:
    ARRETONS DE CONSOMMER
    SORTONS DU SYSTEME
    et revenons à une consommation locale, favorisons l’entraide et les échanges de services, troquons
    bref passons nous de l’argent qui nous spolie (pécuniairement et humainement):
    répare ma voiture et je te repeints ton mur
    garde mon fils et je t’apprend l’anglais
    je soigne mamy à domicile et je ressors avec un poulet et une botte de radis…
    bref, recréons du lien
    ps: petit clin d’oeil à Louise qui a l’air dans la même optique

    • Dans l’article de La Tribune :

      Ce n’est pas un hasard, non plus, si l’article L. 211-35 du Code monétaire et financier dispose que « Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui résultent de contrats financiers, se prévaloir de [l'exception de jeu], alors même que ces opérations se résoudraient par le paiement d’une simple différence ». En d’autres termes, un contrat financier qui ne serait rien d’autre qu’un pari échapperait à l’exception de jeu qui frappe les paris non financiers ! Pourquoi une telle dérogation en faveur de la finance ? Tout simplement parce que les pouvoirs publics craignent que les produits dérivés soient requalifiés en paris…

      Il suffirait donc d’abroger cet article L. 211-35 pour interdire les paris sur les fluctuations de prix.

    • Marc Peltier

      Cet article de la Tribune fournit un excellent angle pour faire comprendre qu’il faut empêcher les paris sur les marchés financiers.

      Tout le monde trouve normal, et moral, que l’on ne puisse pas aller en justice pour faire reconnaitre un pari, et contraindre le perdant. C’est « l’exception de jeu ». Les paris, pour la justice, sont nuls, ils n’existent pas.

      Mais lorsqu’il s’agit de finances, si! En vertu de cet article 211-35 du code monétaire et financier, dont il serait utile de faire l’anamnèse. Quand a-t-il été voté ou promulgué, par qui, dans quelles circonstances, sur la base de quels principes? Quels sont les analogues réglementaires dans les autres pays?

      Très bon angle d’attaque. Merci liobod!

  67. minic972

    Il y a bientôt deux ans que LEAP parle de phase de dislocation géopolitique mondiale dans ses bulletins. Il pensait cependant que les Etats-Unis et l’Angleterre tomberaient avant l’Europe, ce qui semblait logique. En tant que pro-européen, il avait peut être négligé le fait que pour tenir un peu plus longtemps debout les Etats-Unis avaient les moyens de faire trébucher l’Europe. Bref, simplement pour dire que vous étiez nombreux, vous Paul et d’autres, depuis longtemps à prévoir ce triste spectacle auquel nous assistons aujourd’hui.

    Je m’interroge sur ce qui guide les dirigeants aujourd’hui : sont ils incompétents, naïfs, totalement dépassés ?

    Quels sont les intérêts qui guident les financiers : Lorsque Soros pariait sur la livre, il savait qu’elle ne disparaitrait pas. Or nous sommes actuellement dans une situation de laquelle personne ne sortira gagnant. Si la zone Euro explose, comme vous le dîtes tous les dominos tomberont, et il est peu probable que le monde connaisse de nouveau un tel époque de prospérité et de paix avant longtemps. J’ai du mal à croire à une conspiration mondiale organisée par je ne sais quel groupe de puissants, car leur vie aussi serait moins heureuse et moins facile (je n’ai pas dit difficile) qu’aujourd’hui.

    La seule explication que je vois est une logique d’intérêts individuelles tellement exacerbés que le très court terme condamne le court terme : je ne peux être que fataliste en me disant qu’une espèce capable d’un telle niveau de crétinisme ne mérite pas sa place sur la planète. En tout cas pas la place qu’elle occupe. Je ne peux me résoudre à une telle conclusion sans espoir…

    Si quelqu’un a des pistes qui permettent de comprendre les motivations de ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre ou dans la lumière, je suis preneur parce que là je suis plus que sec.

    • dissy

      le LEAP avait rectifié le tir sur l’Europe lors de la sortie de son dernier bulletin et annonce bien la dislocation totale de l’euro et de l’Europe,bien que pro Européen….et les UK/US suivront juste derrière…

    • jeannot14

      Lors de la dernière campagne présidentielle, Mr Sarkosy a énoncé à plusieurs reprises, qu’il y avait en France 30% de pouvoir d’achat en trop. Je l’ai personnellement entendu 3 fois lors de ses grands discours télévisés retransmis en intégralité par LCP.(je n’ai pas écouté toute les retransmissions)

      Je ne pense pas qu’ils soient tous crétins mais l’équation expansion/ ressources finies/ population font que le partage du moins ne fait que de commencer. Qu’il leur faut donc en prendre un maximun avant la chute.

      Que politiquement, il est impossible pour un homme politique de se faire élire en disant cette vérité première, il faudra vivre mieux avec moins.

      L’enjeu, les contraindre au mieux pour la majorité des peuples, il y a du travail d’auto-persuasion à faire vu les commentaires de ce blog. Le diagnostic économique est bien posé par Paul, suffit d’une volonté Politique du peuple, dans le sens prévoir sa vie commune d’humaniste ou d’individualiste forcené. Notre vie dans notre façon d’agir n’est que politique.

    • Une motivation ? A part le fric, il doit y avoir la mégalomanie…

      « À bord de l’Épouvante »,
      « Ce 15 juillet. »
      « À l’Ancien et au Nouveau Monde,
      « Les propositions émanant des divers États de l’Europe, comme celles qui ont été faites en dernier lieu par les États-Unis d’Amérique, ne peuvent attendre d’autre réponse que la présente :
      « C’est un refus absolu et définitif du prix offert pour l’acquisition de mon appareil.
      « Cette invention ne sera ni française, ni allemande, ni autrichienne, ni russe, ni anglaise, ni américaine.
      « L’appareil restera ma propriété, et j’en ferai l’usage qui me conviendra.
      « Avec lui, j’ai tout pouvoir sur le monde entier, et il n’est pas de puissance humaine qui soit en mesure de lui résister dans n’importe quelle circonstance.
      « Qu’on n’essaie pas de s’en emparer. Il est et sera hors de toute atteinte. Le mal qu’on voudrait me faire, je le rendrais au centuple.
      « Quant au prix qui m’est proposé, je le dédaigne, je n’en ai pas besoin. D’ailleurs, le jour où il me plairait d’avoir des millions ou des milliards, je n’aurais qu’à étendre la main pour les prendre.
      « Que l’Ancien et le Nouveau Continent le sachent, ils ne peuvent rien contre moi, et je puis tout contre eux. » Et cette lettre, je la signe : « Maître du Monde. »

      Jules Verne, Maître du Monde

    • minic972

      La mégalomanie d’un homme : pourquoi pas mais lequel ?
      Une mégalomanie collective, je n’y crois pas.

    • En voici un:
      Goldman Sachs CEO Lloyd Blankfein: « I’m Doing God’s Work. »
      Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs : « Je fais l’œuvre de Dieu ».

    • Alain A

      Minic
      Ceux qui ont les moyens d’influencer les marchés sont soit des mercenaires qui essaient de monter dans la hiérarchie des hommes de main en faisant ce qu’on leur dit, soit des individus qui ont 100, 1.000, 10.000 fois plus de moyens qu’il n’en faut pour avoir une très vie facile. Ils ne pensent pas aux conséquences globales de leurs actes mais sont dans une concurrence effrénée et sans objectif avec quelques pairs. « Speculators without a cause »?

    • lou

      A dissy
      je n’ai pas lu ça dans le dernier Leap.
      Primo, ils rappellent que, et je les cite: « Ainsi, il ne faut pas oublier que, en 2009, le déficit public de la zone Euro ne représente « que » 6,7% du PNB et son endettement 88% du PIB, tandis que, pour les Etats-Unis, ces chiffres sont respectivement de 10,7% et de 92%. »
      A ajouter l’échéance des élections au Royaume Uni. d’où leurs intérêts conjoints à faire diversion et également affaiblir l’attractivité de la zone Euro au moment où ils rencontrent quelques difficultés pour attirer les capitaux dont ils ont besoin. De plus, Leap considère que USA et RU seraient ravie de voir le FMI se mêler des affaires de l’UE, FMI qu’ils contrôlent, toujours selon LEAP.
      Qu’en outre, les dirigeants de la zone euro voient d’un bon œil la baisse de l’Euro face au dollar, même si ça n’aura qu’un temps (effondrement du dollar toujours annoncé)
      Enfin, Leap estime que les banques et spéculateurs cherchent à faire en sorte que les européens volent au secours de la Grece, car ils auraient été pris à leur propre jeu et seront confrontés à des pertes financières lourdes, à mesure que se dégrade la note de la Grèce.
      Leap enfin conseille pour savoir « où se trouve la prochaine crise de dette souveraine: cherchez quel état a eu recours à Goldman Sachs ces dernières années, et vous aurez une piste sérieuse »
      Voilà en gros le chapitre concernant la Grêce

  68. André

    Il faut mettre la pression maximale de la rue sur la classe politique, saisir tous les syndicats d’Europe pour qu’ils organisent un grève générale d’un jour et des manifestions dans toutes les villes d’Europe avec pour mot d’ordre : nous citoyens européens, nous n’accepterone aucun effort pour sortir de la crise, sans la contrepartie de l’interdiction aabsolue et définitive des paris sur les fluctuations de prix. Il faut « foutre » la trouille de sa vie à la classe politique !

  69. aronka

    Une pétition! Je signe tout de suite.

  70. ledébleu

    Appel envoyé à Daniel Cohn-Bendit, européen convaincu!

  71. Steve

    Bonjour à tous.
    Au vu de ce qu’écrivent Paul Jorion, Jean Claude Werrebrouck, et d’autres, il semblerait que nous soyons déjà au delà du point limite….
    Quand tout va bien pourquoi changer? Seuls les bébés mouillés aiment le changement! Alors, lorsque la vie veut nous faire évoluer, elle s’arrange pour nous mettre en crise de manière à ne plus nous laisser qu’un seul degré de liberté d’action ( exercice pratique de compréhension: serrer une savonnette très fort dans son poing dans son bain! )
    Donc nous ALLONS IRREMEDIABLEMENT A LA CATASTROPHE! C’est le moment de préparer l’avenir!
    ( Avant la même défaite de 1940, les grands parents de ma compagne furent déjà contactés pour organiser un réseau de résistance en Ardèche )

    Voilà une occasion, qui sera très douloureuse certes mais occasion tout de même, pour les européens de s’unir.
    Rappelons la boutade de Mobutu Sese Seko à un politique français: « Vous les européens ne seriez pas si mal si vous n’aviez pas tous vos problèmes ethniques! »
    En effet 27 tribus avec encore plus de langues sur un aussi petit territoire ce n’est pas viable comparé à des entités politico- géographiques comme la chine, l’inde, les usa, la fed russe etc…
    Si nous voulons survivre libres il va falloir nous unir coûte que coûte et apprendre l’espéranto comme lingua franca : créer tous ensemble notre langue commune sur nos racines sera symboliquement fort et résoudra bien des problèmes d’ego nationaux….
    Je porte à votre attention le comportement des amibes acrasiales: elles sont assez individualistes en temps normal mais lorsque les ressources de leur mare se tarissent et les mettent ainsi en danger de mort, elles s’agglutinent, forment un tronc émergeant à l’air libre et ainsi une partie de la population pourra, sous forme de spores portées par le vent aller coloniser une autre mare pour la survie de l’espèce; on estime à 30% celles qui faisant partie du tronc ne survivent pas mais assurent la survie des autres. Il n’est pas question, vous l’avez compris!, de coloniser un autre contient physique mais le continent européen à venir, que nous ferons nous mêmes.
    Liberté égalité fraternité y sont déjà en germe….
    D’ici là : CDS delenda sunt!
    Cordialement.

    • arkao

      En mai 1940, mes grands-parents ont fui devant l’invasion allemande. Ils se sont dirigés vers le département de l’ouest de la France qui leur avait été assigné la Préfecture, car le plan d’évacuation des populations civiles du Nord et de l’Est était organisé de longue date. Comme quoi certains gouvernements savent prévoir le pire.
      A l’époque, le slogan officiel servi au peuple était « Nous allons vaincre parce que nous sommes les plus forts! ». Dans les alcôves des cabinets ministériels, certains esprits lucides savaient qu’on allait se prendre une raclée militaire.
      Cela fait penser à Christine Lagarde qui passe son temps à claironner que la crise est finie (souvenons-nous aussi d’une certaine imminente sortie du tunnel).

  72. Pierre-Yves D.

    Voilà c’est fait, j’ai envoyé le COMMUNIQUE de Paul Jorion à mes amis et connaissances.
    J’invite tous ceux qui sont convaincus par les analyses de Paul d’en faire autant.
    Le mieux est d’indiquer le lien, plutôt que de faire une simple copie, car c’est l’occasion de faire connaître le blog.

    Nous sommes nombreux à lire ce blog, si chacun envoie un message personnalisé à ses amis et/ou connaissances, du moins ceux susceptibles d’être intéressés, avec un petit mot personnalisé (très important) présentant Paul Jorion, et disant brièvement pourquoi selon nous il y a urgence, cela peut avoir un réel impact. Surtout quand au même moment beaucoup de gens reçoivent le même communiqué.

    Bref, c’est le bon moment pour enfoncer le clou, pour faire comprendre à la majorité des citoyens que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix est LA mesure qui s’impose.
    Et en plus, on fait d’une pierre deux coups en faisant passer un autre son de cloche sur la question de l’économie.

    • Phil de Saint Naz

      « pour faire comprendre à la majorité des citoyens que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix est LA mesure qui s’impose. »

      Ayons conscience d’une chose, les gens qui viennent sur le blog de Paul son des personnes concernées par les problèmes économiques et les dérives financières. Maisd ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, ce n’est pas dforcément le cas de la majorité de la population, de l’opinion publique.

      Depuis que je connais ce blog, et que j’ai entendu divers interviews de Mr Jorion, j’ai largement diffusé ce blog , ainsi que plus récemment l’interview de Paul dans l’Express, dans les diffrents réseaux que je côtoie.

      Une partie des gens ne se sent simplement pas concernée par le problème, ça les dépasse, et de toutes façons, ils ont l’impression qu’ils sont impuissants. Une deuxième attitude est celle des gens « mouillés » dans le système. Ils ont évidemment l’attitude qu’avait Woerth à la télé chez TaddeÏ. Quant’aux journalistes, ceux que je peux connaître ne jugent pas l’urgence assez chaude pour traiter l’information significativement.

      Notre seule chance, c’est l’opinion publique, qui, comme l’a montré Paul sur BFM, est en train de se retourner aux Etats Unis contre l’establishement, sousles coups de boutoir du chômage et des saisiesimmobilières. L’opinion européenne prend le même chemin, avec un léger décalage. Pour concrétiser une contestation puissante et exiger les mesures qui s’imposent, nous aurons besoin d’une étincelle. Je suis confiant, celle-ci s’allumera, c’est dans l’ordre des choses

  73. pineda

    Que penser quand on voit Eric Woerth participer à des émissions de divertissement (celle d’Ardisson) pendant que l’Europe fait eau de toutes parts ? Et il le fait en tenant ce même discours peaufiné par ses coachs, évitant toute question dangereuse par une logorrhée savamment martelée, répondant de façon absurde etc. Et on apprend de la bouche d’Ardisson, ceci déclenchant un sourire de connivence de la part du ministre, que celui-ci est un joyeux drille en privé…De deux choses l’une , soit il se fout de tout, soit Paul Jorion exagère, soit je vis dans un monde parallèle, quantique etc…Non franchement il y a en ce moment des contradictions de plus en plus lourdes à supporter. Parfois je me dis qu’il vaudrait mieux s’asseoir et attendre que tout cela se passe.

  74. Peak.Oil.2008

    La fin du pétrole bon marché et le début de crise que cela engendre a peut-être aussi affecté la Grèce indirectement, en faisant chuter l’affrètement de la flotte maritime grecque et donc les rentrées de l’Etat. La crise aurait figé 12% du trafic maritime mondial, un détail parmi d’autres.

    La flotte fantôme de la récession
    http://www.dailymail.co.uk/home/moslive/article-1212013/Revealed-The-ghost-fleet-recession-anchored-just-east-Singapore.html

  75. pineda

    Accessoirement on pourrait menacer Soros d’un procès devant la CPI, il doit bien bénéficier de quelques délits d’initié, non ? il n’engage pas sa fortune si chèrement acquise à la légère, monsieur « greed is good »…

  76. ANGE

    @tous
    Ma conduite personnelle : DIRE ET FAIRE là où je suis avec ce que je suis.
    Tout ce que j’ai appris sur ce site m’a permis de m’adresser à J. ATTALI. Il a remercié.
    Ils savent mais à force de vouloir plaire à tout le monde on ne plait à personne. Avons-nous en Europe les mêmes armes que les instances dominantes.
    Mes concitoyens sentent que les choses ne vont pas bien : le pressentiment de l’animal qui sent le
    danger mais ne sait ni l’identifier ni d’où il v donc ils le nient ou accusent l’Autre.

  77. phev

    Karl Denninger a une solution élégante afin de résoudre le problème, obliger à une centralisation des contrats et un contrôle de ce marché par cette chambre d’échange avec couverture obligatoire des contrats en cours overnight pour « l’issuer » (du contrat – Margin call en fonction de l’évolution des prix)…

    L’immobilisation du capital nécessaire pour couvrir un tel marché tuerait la poule aux oeufs d’or…

    Le problème est pour l’instant qu’il s’agit de contrats privés pour lequel il n’y a aucune vérification sur la qualité de « l’issuer » (qu’il a la capacité de payer)… On peut donc faire tout et n’importe quoi en ce moment – ramasser des fraises (revenu apporté par le contrat de protection vendu) dans un champ de mine (la dette de la grèce par exemple).

  78. Paul bonjour,

    Le rapprochement avec l’écroulement de la livre sterling est parfait.
    Cette fois, c’est l’euro qui est attaqué par la porte d’entrée, le cheval de Troie de la Grèce.
    J’ai écouté ce matin Philippe Maystadt de la BEI et que j’apprécie pour sa vision de recul. http://www.rtbf.be/info/matin-premiere/crise-philippe-maystadt-bei-est-linvite-de-matin-premiere-190870
    Tout va encore plus vite qu’en 1992.
    La BEI a besoin d’un projet avant de pouvoir intervenir.
    Quel est le projet de société que la Grèce est capable d’apporter? Dans le tourisme? Pays agricole.
    Comme vous dites, nous ne trouvons plus au niveau des salaires de la Grèce qui apparemment sont assez bas. Les travailleurs grecs ont raison de se rebeller comme le font actuellement les travailleurs de Carrefour. La Bourse a été créé initialement pour aider les entreprises et les états. Je suis arrivé avec la vieille possibilité des options PUT et CALL qui permettent de parier sur la chute de ce qu’on devrait soutenir.
    Les CDS sont une extension plus récente avec un effet levier en plus.
    La liquidité, on s’en fiche. Absolument.
    Je dis souvent que fait on d’un million de dollars dans le désert? Un oreiller.
    Ce qui se cache par les procédures en place, ça c’est plus important.
    Et c’est ça qu’il faut enrayer.

    Bonne soirée

    • PAD

      Pour info la Grèce posséde la plus grande flotte maritime du monde en comptabilisant les pavillons de complaisance, ce qui a été déterminé son entrée dans l’UE.

    • Pad,
      Exact. Peut-on en faire projet d’investissement pour que la BEI puisse intervenir.
      Qui dit plaisance, dit aussi tourisme.
      # Exportations de la France vers la Grèce : 3,1 milliards d’euros (2005)
      # Importations françaises de la Grèce : 520 millions d’euros (2005)
      Les exportations principales de la Grèce sont les biens manufacturés, les produits alimentaires, les dérivés d’hydrocarbures, le ciment, les produits chimiques et pharmaceutiques.

  79. Pipas

    L’Europe veut la Grèce et l’argent de la Grèce +…

    S’agissant de renflouer ses voisins, même hors période de crise, les réticences « très électoralistes » nationales sont monnaie courante. Mais restons lucides. Si aucun pays ne souhaite payer l’addition grecque, l’Europe le fera, en forçant le bras aux mauvais élèves.

    Je rappelle que malgré plusieurs référendums dans plusieurs pays des passages en force ont eu lieu, par exemple pour les traités. Souvenez vous des noms d’oiseaux qui volaient alors à l’époque.

    En résumant le propos d’Herman Van Rompuy, « le soutien de principe de l’Europe à Athènes est une mise en garde contre les spéculateurs ».

    Pour résumer la situation clairement, les nations européennes d’une lubricité sans précédent envers les financiers jouent les saintes nitouches devant leurs citoyens, et assurent aux vampires insatiables de la finance une manne illimitée.

    • François78

      A propos de Monsieur Van Rompuy : http://www.youtube.com/watch?v=bypLwI5AQvY

    • JFF

      Van rompuy à tout mon soutien. Si c’était un inconnu et un « pied plat », il n’aurait certainnement pas été élu ou alors ce sont nos dirigeants qui sont de vrais imbéciles. Il a fait preuve de vrais qualités de négociateur en Belgique ou apparemment il n’y a pas plus d’imbéciles qu’ailleurs.

      L’angleterre devrait faire des excuses officielles à ce Monsieur pour l’outrage que ce crétin de député Anglais lui fait.

  80. Alexis

    @ Dissy et Peak Oil 2008… Bonnes remarques que tout cela !
    Quid en effet de notre chère (et bientôt très chère) dépendance au pétrole ? Il semble qu’aujourd’hui encore, la production suivent toujours la consommation, mais il est à remarquer que cette dernière n’a pas atteint le pic de février 2008 où la consommation mondiale a frôlé les 87 millions de barils/jour.
    Notre consommation semble s’être stabilisé à 84-85mb/j si j’en crois l’EIA (85,6 en décembre et 84,8 en janvier).

    Mais au fait, si krach en vue il y a… cela va fatalement entraîner une chute de la consommation, en Europe du moins, ce qui permettrait aux USA de relancer leur économie en accroissant leur consommation au même tarif.
    A qui profite le crime ?
    Mais je suis parano peut-être et dois lire trop de romans… mâtiné d’anti américanisme primaire sûrement !

  81. bqlou

    On avait parlé de traduction dans des commentaires (je crois avec PAD), en voici une de cette article. Je suis loin d’être bilingue donc il y a sans doute des fautes de grammaires/orthographes et « non-sens » et je m’en excuse d’avance :) . Peut être que ca ne servira à rien (sauf me faire progresser en anglais !) mais je partage tout de même :

    FIRE !

    Ladies and gentlemen, from the European authorities, I’m telling you : Fire !

    You won’t save Greece by decreasing state employee’s incomes. You won’t save Greece by encouraging it to fight tax fraud. You won’t save it neither by creating a… lottery (it would be derisory). It is far too late to do so. And in any case, it is not the point.

    On the 3rd of february, i took part of the tv show « The debate » on France24. If you speak English, please, listen to what i’ve said when we were talking about Greece cheating on economics stats. If not, please, read this resumé :

    There is a new game on the Credit-Default Swaps (CSD). Now, it’s not 1) Bear Stearns 2) Lehman Brothers 3) Merrill Lynch, it will be 1) Greece 2) Portugal 3) Spain.

    Your Greek’s kitty, harly earned, will be taken over the storm and you will immediately need four others ones : Portugal, Irlande, Cyprus and Spain which is bigger than the first four.

    Then, you will get few days to take your breath because the next victim is not in the euro zone since it will be United-Kingdom.

    It’s not about big incomes : it’s about dominoes, and as « Lehman Brothers » was written in the sky the ady Bear Stearns fell, « Portugal » will be written in the firmament the day Greece will go bankrupt.

    So, what should we do ? Point the spotlights at the main cause. At this deadful combination of the public debt ratings from rating corporation and the non-position of the CDS, this bets from people who are not getting any risks but are creating huge systemic risks with one aim : huge personnal profits.

    It’s time, Ladies and Gentlemen, to forbide bets on price variations.

    Don’t tell me it’s complicated : it is not, it’s already written in the american accounting standard FASB 133.

    Don’t tell me it will affect liquid asset : this reproach, i used to answer that punters only create liquid asset for other punters so it doesn’t matter, but today, i’ll add this : « At this level of likely disintegration of the Euro zone : liquid asset, we don’t care ! »

    • Merci, c’est pas mal mais l’anglais est encore trop approximatif : « Fire! » pour « The house is on fire! » Qui dit mieux ?

    • PAD

      Quel courage ! :-)
      « The house is burning out »

    • Verywell

      « Out where the river broke
      The bloodwood and the desert oak
      Holden wrecks and boiling diesels
      Steam in forty five degrees

      The time has come
      To say fair’s fair
      To pay the rent
      To pay our share

      The time has come
      A fact’s a fact
      It belongs to them
      Let’s give it back

      How can we dance when our earth is turning
      How do we sleep while our beds are burning
      How can we dance when our earth is turning
      How do we sleep while our beds are burning

      The time has come to say fairs fair
      to pay the rent, now to pay our share

      Four wheels scare the cockatoos
      From Kintore East to Yuendemu
      The western desert lives and breathes
      In forty five degrees

      The time has come
      To say fair’s fair
      To pay the rent
      To pay our share

      The time has come
      A fact’s a fact
      It belongs to them
      Let’s give it back

      How can we dance when our earth is turning
      How do we sleep while our beds are burning
      How can we dance when our earth is turning
      How do we sleep while our beds are burning

      The time has come to say fair’s fair
      To pay the rent, now to pay our share
      The time has come, a fact’s a fact
      It belongs to them, let’s give it back

      How can we dance when our earth is turning
      How do we sleep while our beds are burning »

    • Agnès

      fire on the field ?
      i’ve already heard that somewhere

      Kisses

    • Smoke on the water (Deep Purple 1975) : http://www.youtube.com/watch?v=3Zz1gOIxHPE

      Burning down the House (Talking Heads) : http://www.youtube.com/watch?v=xNnAvTTaJjM

      House is burning down (Jimmy Hendrix, Electric LadyLand 1968): http://www.youtube.com/watch?v=C8OeKjiDoYE

    • Bernard Bouvet

      My two cents…

      Fire in the House!

      Ladies and gentlemen of the European regulatory authorities, I am today turning to you: there is a fire in the house!

      Your demands that Greece lower salaries in its civil service will not save her. Your prodding Greece to tackle tax evasion will not save her. Your offer to establish a… piggy bank (how laughable an idea!), will not save her either. All that is far too little, far too late. It is also beside the point.

      On February 3rd, I was one of the guests on the show in English of « France 24″ TV channel, « The Debate ». For our sake, I beg you to hear what I had to say when the discussion bogged down on whether or not Greece cooked the books on its economic statistics. Please, let me, here, summarize my address:

      I am saying, we are witnessing again someone playing a little game with Credit-Default-Swaps (CDS). But this time, it is not, 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, it is, 1) Greece, 2) Portugal, 3) Spain. The doings of the financial markets, these past days, are not unlike George Soros’ coup that sank the British Pound in 1992 (and some think that economic « science » renewal is in his hands!).

      Your little piggy bank in support of Greece, established after such travails, will last but a few hours in the storm, and immediately following that, four more will be required, one for Portugal, one for Ireland, one for Cyprus, and the next, for Spain, a much larger penny bank than the others put together.

      Then, you will have a few days in order to catch your breath, the next target not belonging to the euro-zone: I am speaking of the United-Kingdom.

      We are not dealing with salaries being too high: we are facing here a domino effect, in the same way Lehman Brothers’ name was spelled out in the sky the day of the fall of Bear Stearns, so will the name of Portugal be carved in the heavens when Greece defaults.

      What is to be done? Aim the spotlights towards the source. Towards the lethal combination of national debts rating by credit rating agencies with naked Credit-Default-Swaps positions, those bets taken by some with absolutely no personal risk but in the process creating systemic risks by the tonne, all but for one goal: enormous personal gains.

      It is time, Ladies and Gentlemen, to consider outlawing speculation on price fluctuations (also known as financial spread betting).

      Do not object it is complicated: it is not, It is already written in the spirit, if not yet the letter, of the Statements of Financial Accounting Standards No. 133 (FAS 133).

      Do not mention it is going to affect liquidity: my usual response to this argument is that bettors only create liquidity for other bettors and in that it is of no importance whatsoever. But today I am going to add something else:  » At the present stage of a probable disintegration of the euro-zone: « Who gives a damn about liquidity! »

  82. laurence

    @ Monsieur jorion,

    @ tous,

    merci d’être là….

    Alors,… Abrogeons, abrogeons et prestement !!!!

    Ouf! Je respire mieux ce soir………….

    • Piotr

      Une véritable bouffée d’oxygène comme on dit chez Air Liquide.
      Ps :je ne suis pas actionnaire.

  83. A propos de :

    « ces paris faits par des gens qui ne courent aucun risque mais qui créent du risque systémique à la pelle, dans un seul but : d’énormes gains personnels. »

    On a souvent des comparaisons de chiffres entre le monde de la finance et le monde commercial du type : « les échanges financiers représentent xx fois les échanges commerciaux » (combien déjà ? 80 ? ) , mais est-t-il possible d’avoir une idée de comparaisons entre les bénéfices de ces deux mondes ? Ou plutôt entre les masses « salariales » ? C’est à dire, si l’on considère que le système financier, outre le fait que ses règles sont à revoir, « ponctionne » une somme d’argent importante sur l’économie en général, il y a t-il moyen de connaître combien cela représente, en comptabilisant uniquement ce qui revient au monde financier en propre, c’est à dire les gains des personnes vivant de ce monde financier ?

    • Zorg

      Un peu en retard, mais ca répond à votre question.

      Statistiques de la BIS (Bank for International Settlements) sur le volume des OTC Derivatives (en Milliards de dollars):
      Jun 2007: 516.407
      Dec 2007: 595.738
      Jun 2008: 683.814
      Dec 2008: 547.371
      Jun 2009: 604.622

  84. Patrik

    Bientôt arrive le joli mois de Mai ….

    Mai-Juin-Juillet, des mois symboliques en France.

  85. Parpalhol

    Les hackers peuvent-ils devenir les révolutionnaires d’aujourd’hui et de demain, uniquement intéressés par le bien commun ? http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/25/en-lettonie-un-robin-des-bois-virtuel-defie-les-grandes-entreprises_1311419_651865.html

    • l'albatros

      Le rapport entre la terre, le territoire et la terreur a changé, et il faut savoir que cela tient au savoir, c’est-à-dire à la techno-science. C’est la techno-science qui brouille la distinction entre guerre et terrorisme. A cet égard, comparé aux possibilités de destruction et de désordre chaotique qui sont en réserve, pour l’avenir, dans les réseaux informatisés du monde, le « 11 septembre » relève encore du théâtre archaïque de la violence destinée à frapper l’imagination. On pourra faire bien pire demain, invisiblement, en silence, beaucoup plus vite, de façon non sanglante, en attaquant les networks informatiques dont dépend toute la vie (sociale, économique, militaire, etc.) d’un « grand pays », de la plus grande puissance du monde.

      Un jour, on dira : le « 11 septembre », c’était le (« bon ») vieux temps de la dernière guerre. C’était encore de l’ordre du gigantesque : visible et énorme ! Quelle taille, quelle hauteur ! Il y a eu pire depuis, les nanotechnologies en tous genres sont tellement plus puissantes et invisibles, imprenables, elles s’insinuent partout. Elles rivalisent dans le micrologique avec les microbes et les bactéries. Mais notre inconscient y est déjà sensible, il le sait déjà et c’est ce qui fait peur.

      Jacques Derrida, qu’est-ce que le terrorisme ?

    • stéphanie

      Il y a de quoi applaudir. Si tous les hackers mettaient à jour les filouteries de la finance et les rémunérations des puissants de ce monde, le peuple pourrait-il enfin comprendre qu’on le plume sciemment au nom de dogmes dépassés ?

  86. L'Argentin

    Celles et ceux qui ont le sens de l’Histoire savent bien que la voie obligée est la révolution… À vous Paul, François et les autres d’aider à bâtir le socle de la pensée économique, sociale et morale sur lequel reposera le monde de demain. Vaste tâche, mais qui en vaut les peines et désagréments.

  87. Alain A

    Envoyé à 250 personnes actives en politique cet après-midi (dont 2 députés européens, quelques ministres et parlementaires nationaux – belges-). La partie est engagée et l’apathie dégagée.

  88. BA

    Les pauvres ont de moins en moins de ressources.

    Certes, la France ne compte pas plus de personnes pauvres qu’il y a dix ans, mais elles sont de plus en plus pauvres.

    Selon le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) publié ce jeudi, près de huit millions de pauvres vivent en France, et la situation des plus vulnérables s’est «dégradée».

    Le Figaro

  89. PAD

    Le patron de la FED déclare que le gendarme américain va se pencher sur les CDS !

  90. Phil de Saint Naz

    @Pierre-Yves D

    « pour faire comprendre à la majorité des citoyens que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix est LA mesure qui s’impose. »

    Ayons conscience d’une chose, les gens qui viennent sur le blog de Paul sont des personnes concernées par les problèmes économiques et les dérives financières. Mais ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, ce n’est pas forcément le cas de la majorité de la population, de l’opinion publique.

    Depuis que je connais ce blog, et que j’ai entendu divers interviews de Mr Jorion, j’ai largement diffusé ce blog , ainsi que plus récemment l’interview de Paul dans l’Express, dans les différents réseaux que je côtoie.

    Une partie des gens ne se sent simplement pas concernée par le problème, ça les dépasse, et de toutes façons, ils ont l’impression qu’ils sont impuissants. Une deuxième attitude est celle des gens « mouillés » dans le système. Ils ont évidemment l’attitude qu’avait Woerth à la télé chez TaddeÏ. Quant’aux journalistes, ceux que je peux connaître ne jugent pas l’urgence assez chaude pour traiter l’information significativement.

    Notre seule chance, c’est l’opinion publique, qui, comme l’a montré Paul sur BFM, est en train de se retourner aux Etats Unis contre l’establishement, sousles coups de boutoir du chômage et des saisies immobilières. L’opinion européenne prend le même chemin, avec un léger décalage. Pour concrétiser une contestation puissante et exiger les mesures qui s’imposent, nous aurons besoin d’une étincelle. Je suis confiant, celle-ci s’allumera, c’est dans l’ordre des choses

    • Patrik

      Sachant que les médias principaux sont « bien » muselés, comment voulez vous que la majorité de nos compatriotes réagissent autrement que souhaité par nos « élites » (ça me fend le coeur d’utiliser le terme « élite », vu l’incompétence crasse dont ils font preuve tous les jours ) ?

      Tant que des émissions style « La Ferme » auront les honneurs des « primes times », malheureusement aucun changement ne pourra être envisagé, à défaut d’être appliqué.

    • Simorg

      Ben quand même phil de st naz… je ne suis pas directement concernée par le problème au sens où vous le dites mais je me sens concernée car la finance impacte de près ou de loin mon travail. Si je lis le blog depuis longtemps c’est que plein d’autres sont susceptibles d’être intéressés. En tout cas, j’ai régulièrement envoyé le lien. Là j’ai fait un envoi groupir large.

    • Pierre-Yves D.

      Mon cher Phil de Saint Naz

      L’opinion publique c’est NOUS, je veux dire chacun de nous ici, et ailleurs.

      Bien entendu il ne s’agit pas de relayer l’info à tord et à travers, mais de cibler les personnes dont on pense qu’elles pourraient être réceptives, premièrement parce qu’elles vous accordent du crédit à vous en tant que personne, ici en l’occurrence vous Phil de Saint Naz, et deuxièmement parce qu’elles ont un minimum de culture économique et sociale.

      La sociologie a depuis longtemps mis en évidence le phénomène des « leaders d’opinion ». IL y a les grands médias bien entendu, mais à coté de cela il y a la foultitude des gens bien informés qui par le bouche à oreille — et désormais par mail — sensibilisent leur entourage sur telle ou telle question. C’est cette minorité active qui fait pencher la balance des indécis qui n’attendaient que le dernier argument décisif pour se faire une opinion construite.

    • kerema29

      Quand les gens vont prendre -30% sur leur salaire ou leur retraite ils vont pas se sentir concernés ?

  91. laurence

    @ fujisan,

    auriez-vous l’amabilité de mettre en lien TOUTES les instances, ministères, médias etc…
    BELGES

    auxquels ils serait bon que ce courrier parvienne ?

    Merci infiniment

  92. Fab

    Quelqu’un a pensé à réfléchir aux conséquences sociales et humaines de telles mesures ?

  93. peter

    C’est moins rapide qu’une explosion nucléaire, qu’un tsunami, cela fait plus penser à une éruption volcanique avec les coulées de lave et tant que la coulée n’a pas traverser votre jardin ou uniquement celui du voisin on ne fait que regarder ailleurs pour ne pas paniquer.
    Cela sert-il à quelque chose de faire prendre conscience du danger si il n’y a aucuns moyens paisibles pour le parer? Les politiques en sont là!

  94. PAD

    Quand Nigel FARGE -eurosceptique britannique-insulte H.Van Rompuy devant les eurodéputés en déclarant

    « Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays »

    Nigel Farge n’a rien compris à la construction européenne des régions ou peut-être que l’axe franco-allemand réalisera que chaque dysfonctionnement de l’Europe est perçue à Londres comme une garantie de liberté…

    • JFF

      Pour ce qui me concerne, une telle agression ne peut venir que d’un imbécile ou de quelqu’un mandaté ou payé pour destabiliser les élus Européens et l’Europe.
      Vous disiez guerre économique? doit on rajouter: politique…?

  95. octobre

    Bonjour

    Merci pour votre texte Paul Jorion. Clair, net, et précis.
    Souhaitons qu’il n’arrive pas chez les sourds. Que puis-je dire d’autre ?

    Sinon chez les aveugles : Aux informations aujourd’hui, je cite le journaliste :

    “…Le gouvernement est TOUJOURS INCAPABLE de dire – à part les services à la personne – par quels types d’emplois nouveaux il compte remplacer les emplois détruits : Les chômeurs en fin de droit arrivent en fin de droit, et c’est SEULEMENT MAINTENANT qu’on se rend compte que la France a besoin d’une VRAIE POLITIQUE industrielle”.
    Atterrant, n’est-ce-pas ?

    Laurent Wauquiez (secrétaire d’état à l’emploi) : “Il y a un trou noir dans notre système de solidarité”.
    C’est à pleurer, n’est-ce-pas ?

    C’est-à-dire que 350 000 à 400 000 mille personnes n’auront droit à rien, sauf, là-aussi, peut-être à une cagnotte.

    Bref, le malheur est en marche.
    Cependant il ne faut pas baisser les bras. Ni les lever au ciel d’ailleurs.
    Et puis, vous nous avez appris que l’homme de la rue lui, est condamné à être un optimiste.
    À coups de trique.
    Ou à force d’oubli.

    Amicalement.

    • Papimam

      La cagnotte, j’appelle cela la politique de la sébille.
      A la sortie de la messe le riche met une piecette dans la sébille du pauvre et s’imagine quitte.
      Cette solidarité personne n’en veut.

    • frédéric

      @ Papimam

      Si je peux me permettre de préciser…il y a une différence entre la solidarité et la charité.

      Un homme à terre qui tend la main, il y a deux manières de faire. L’aider à se relever (la solidarité) ou bien l’aumône accompagnée d’un commentaire du style « et vous pourriez dire merci, si ça ne vous gêne pas! » (la charité)

      Je n’ai rien contre la charité, chacun fait comme il le sent, mais personnellement je penche pour la solidarité. Et je pense qu’il est essentiel de savoir distinguer les deux. Le capitalisme d’aujourd’hui se caractérise aussi (surtout) par une corruption du sens, une corruption du langage.

      Amicalement,

      Frédéric

    • Papimam

      @Frédéric
      Sorry, vous avez parfaitement raison, je me suis mal exprimé.
      Il faut bien évidemment faire oeuvre de solidarité envers tous les opprimés, les laisser pour compte, les blessés de la vie, les victimes de cata, ….. quitte à leur demander une contribution sous forme d’un travail d’intérêt général pour éviter les abus (ditto les civilisations anciennes autour du lac de Titicaca).
      Mais il ne faudrait pas que la charité ou l’aumone soit prétexte à s’acquitter de l’essentiel, la justice sociale et une rémunération équitable pour tout travail.
      Je me rapplle d’un édito remarquable de Régis Debray paru dans le Monde à ce sujet (je n’ai pas réussi à le retrouver, à suivre DQP).

  96. l'albatros

    Je propose que tous les lecteurs de ce blog envoient ce billet de Paul Jorion par mail (ou par courrier) à l’Elysée. Si on le laisse en une un mois sur ce site, étant donné qu’il y a 180 000 visiteurs uniques, on peut supposer qu’environ 100 000 pourraient le faire et là ça pourrait avoir un effet…
    Vous en pensez quoi ?

  97. ok, mais pour maintenir l’économie dans un fonctionnement, ne serait-ce de simple survie, il faut quand même trouver quelque qui fasse « monnaie circulante ». Si ce n’est plus l’euro, on émettra des devises nationales peut-être. Serait-ce une façon d’effacer les dettesactuelles?

  98. On ne peut rien imposer au capital.
    Le profit est le nerf de sa guerre! IL ne changera pas. Il faut en finir avec lui, inventer autre chose… je ne suis pas assez géniale pour le faire, et c’est pourquoi je suis ici, contente et honorée que vous me fassiez des visites. Je me bats pour que la femme soit l’égale de l’homme. Combien de progrès viendrait de cette « équation »!
    A quand les fourches, pour défendre le peuple qui ne sait pas, ne comprend pas, souffre et subit ceux qui achètent toujours des actions, qui boursicotent, avec leur misère. Car sans perdants, pas de gagnants, n’est-ce pas? Il ne faut pas être sorti de l’ENA pour savoir ça!
    Le capitalisme n’acceptera jamais les solutions raisonnables, il ne vit que pour l’extrême.
    Moi aussi! ça tombe bien, je vis pour l’extrême, l’extrême du bien-être humain!
    On risque fort de s’écharper bientôt, lui et moi. J’y suis prête…j’ai même déjà commencé ma fronde…

  99. ils s’engraissent sur la Grèce !
    honte totale !

  100. frédéric

    @ tous,

    une trame de pétition / manifeste, une parmi d’autres :

    Manifeste citoyen

    ce manifeste a pour objet d’interpeller, sur les points mentionnés ci-dessous, les élus nationaux (députés, sénateurs), les élus européens (à déterminer), les élus locaux (conseils généraux, conseils régionaux), les fonctionnaires européens désignés par les élus nationaux, les membres des conseils d’administration des établissements bancaires français, les responsables des centrales syndicales (pour information), les responsables des partis politiques suivants : PS, UMP, les responsables de partis politiques suivants (pour info) : PG, PCF, MODEM, LCR, etc

    sur les constats partagés par les signataires
    sur le rappel de deux idées importantes partagées par les mêmes signataires
    d’obtenir réponse aux questions figurant liste 1
    de recueillir l’opinion des mêmes sur les propositions figurant liste 2

    de leur rappeler ce que les signataires considèrent comme étant leur degré exact de responsabilité future dans tout dommage qui résulterait de la crise économique qui frappe notre société.

    1) Constat

    Il est observé que les responsables désignés ci-dessus (sans distinction de parti pour ceux qui ont exercé le pouvoir)

    -ont, à de multiples reprises, occulté la réalité des comptes publics
    -ont, à de multiples reprises, masqué à la compréhension citoyenne le contenu réel des traités internationaux ou des programmes politiques
    -ont refusé ou refusent de soumettre au vote ou d’amender des textes de loi utiles ou dangereux : class actions, bouclier fiscal, etc
    -votent des textes dont ils savent qu’ils vont clairement à l’encontre de l’opinion majoritaire : autorisation de mise en culture des OGM, nanotechnologies, etc. Ce en se livrant à des opérations de manipulation basées sur des sondages biaisés, et en refusant systématiquement d’utiliser la voie référendaire
    -se sont livrés à la vente de nombreux actifs appartenant à la collectivité, ce sans avoir exposé de manière claire et lisible au plus grand nombre les enjeux financiers de telles opérations : concessions d’autoroutes, privatisation d’EDF, etc,
    -ont conduit et continuent à conduire, par leur production législative clientéliste (lobbies), une politique économique ayant entraîné (en France et dans l’union européenne) pour de nombreux concitoyens voire pour l’ensemble de la population les conséquences suivantes :

    chômage de masse
    paupérisation
    crise du logement
    endettement public exponentiel supporté par la grande majorité de la population au seul profit des actionnaires et des rentiers

    2) rappel aux responsables élus ou désignés par des élus de deux idées partagées par les signataires de ce manifeste :

    A) sur la complexité des sujets à traiter par les responsables politiques

    Le premier devoir d’un responsable politique est d’exposer avec clarté et sans démagogie les enjeux d’un choix politique, économique, technique. Sa mission est d’éclairer les citoyens en les informant de manière honnête ; or aujourd’hui les signataires constatent que les débats entourant les sujets techniques, notamment les sujets relatifs à la crise économique, sont volontairement obscurcis, voire purement et simplement non portés sur la place publique, ce :

    par une manipulation systématique de la communication (sondages, déclarations multiples et contradictoires, comités d’experts corrompus).
    Par une corruption générale de l’information liée à la propriété des principaux moyens de communication et d’information (télévision, presse)

    Ce mode de fonctionnement constitue une insulte permanente adressée par les politiques à la collectivité, donc à chacun/chacune d’entre nous. Nous rappelons ici les destinataires au devoir énoncé ci-dessus.

    B) Sur la délégation de pouvoir induite par le suffrage universel

    Elle suppose, aux yeux des signataires, que les hommes politiques assument entièrement et indéfiniment les fautes commises pendant la durée de leur mandat. Ainsi, à titre d’exemple, les décisions concernant :

    les opérations militaires engagées par notre pays
    les choix budgétaires et fiscaux ayant des impacts catastrophiques sur les plus faibles : chômeurs, retraités, personnes isolées, malades, handicapées, etc
    les choix de politique agricole et d’expérimentation agronomique ayant des impacts potentiels sur la santé publique

    (liste limitative mais pas forcément complète)

    …doivent être regardés comme des choix engageant juridiquement et personnellement la responsabilité des élus (et non celle de leurs collaborateurs) au-delà de leur mandat. En cas de non respect du principe de critique contradictoire, indépendante et publique, ceux-ci sont susceptibles de faire l’objet de poursuites juridiques.

    3) Au regard de ce qui précède, il est adressé aux représentants désignés ci-dessus :

    A) les questions suivantes relatives à la crise économique actuelle (une pour les banquiers, une pour les politiques ?)

    (à vos plumes, sous le haut patronage de Paul & François ? )

    B) Il est également adressé aux mêmes représentants les propositions suivantes. Dans l’hypothèse où ces propositions ne vous semblent pas possibles à mettre en oeuvre, nous vous remercions de nous en préciser synthétiquement les raisons.

    (on continue, sous le haut patronage des mêmes ?)

    Ces questions et propositions vous sont adressées par les signataires suivants :

    (liste des signataires, à nous tous de battre le rappel autour de nous, on ne se fixe aucune limite de nombre)

    Une absence de réponse claire et explicite de votre part dans un délai raisonnable ( ?) est susceptible d’être portée à la connaissance de vos électeurs / adhérents / clients, ce par tout moyen légal.

    Une absence de réponse claire et explicite de votre part dans un délai raisonnable ( ?) engagera à nos yeux votre pleine et entière responsabilité juridique et morale. De notre point de vue de citoyens, nous vous informons que nous pourrions être amenés à engager contre vous toute action juridique que nous considérerions légitime, pour tout dommage corporel ou matériel en relation avec la crise économique, dont nous pourrions être les victimes.

    Ce manifeste n’est pas partisan au sens politicien. Il doit se limiter à poser des questions économiques/techniques.

    Ce n’est qu’une trame, bien sûr. Certains la trouveront violente, débile, erronée, hors sujet, ou bien rédigée à l’eau tiède. Critiquez, corrigez ce qui est bancal, recadrez, enrichissez ou élaguez, fichez la en l’air et remplacez la par une autre qui vous semble plus appropriée.

    On se donne un délai pour le finaliser ?
    On se donne un délai pour recueillir un maximum de signatures une fois finalisé ?

    A cogiter mais selon moi à faire en commun. On concentre nos énergies ? A vous la parole :-)

    • BAB64

      Ni débile ni (malheureusement) érroné: cette trame me plait bien, en particulier le passage sur la responsabilité personnelle des dirigeants concernés en l’absence de débat démocratique. On est en effet dans le vif (c’est le cas de le dire) du sujet: cf. ce qui se passe en Islande et en Grèce…

  101. laurence

    @ Jean-Luc,

    vous qui maîtrisez si parfaitement ‘l’art de la Communication’ ( LA PUB), vous

    pourriez la mettre au service de Monsieur Jorion et de tous ceux qui souhaitent

    que les gens comprennent ET que les politiques SE BOUGENT TRES,TRES VITE

    Allez zou !! Au boulot !!

    merci!

    • Piotr

      Ça, c’est du management!
      On croirait un recrutement style: Les Sept Mercenaires…
      Manque plus que la bande-son.
      Malheureusement je ne maitrise pas les liens.
      La DRH me pardonne…

    • Jean-Luc

      @ Piotr

      Bien joué! j’adore.
      Il est pas d’heure de la nuit, et je devrais déjà être au plume. Je viens traîner par ici avant de fermer la machine. Je descend l’ascenseur du 1, rue Jorion.
      Quand j’ai quitté l’immeuble tout à l’heure c’était assez calme. Je reviens et c’est l’alarme. A chaque étage tout le monde est réveillé, Fab, PAD, Jorion, Phil de Saint Naz, Alain A, octobre, Laurence, etc. ils sont tous là! ça se répond de palier en palier. Je vois que vous êtes dans les parages aussi, avec ce rôle de choeur antique qui me régale (les mois sans R on rêve aux huîtres, Piotr). La tension monte. Les idées fusent. Pétition! Réunion! Alerter Cohn-Bendit! Ecrire à l’Elysée!
      J’étais juste en train de me dire, avec le mauvais esprit qui vient parfois me visiter (après être passé chez vous!) que la seule demeure vraiment en feu aujourd’hui était le blog de Paul Jorion!…
      Soudain Laurence me réveille. Hein?! quoi?!? La pub? Moi? Au boulot? Zou!?
      Et juste après vous êtes là, pile poil au bon moment. J’adore.

      ————————-

      @ Laurence

      Ah non! j’ai pas quitté la réclame en courant, pour reprendre du service maintenant. Rideau pour moi, place aux jeunes cons (les vieux cons ont gagné le droit de se les mettre en éventail, et de regarder en rigolant les garnements partir au chagrin. « Vas-y gamin! soit pas en retard, la France a besoin de toi! »)

      Allez, sérieux.
      Nous savons tous ici que les systèmes médiatiques (de médiation) génère leur propre information (voir, pour finir de s’en convaincre si besoin, le dernier fil de discussion ici, à propos du passage de Jorion à « Arrêt sur image ». Nous avons vu que le média (plateau façon télé) à « surjoué » un psychodrame qui n’existait pas, puisque nous avons fini par comprendre que Henri Sterdyniak n’était pas l’ennemi des thèses de Jorion, et inversement. Nous avons été piégés par le média, et, ironie de la chose, dans une émission destinée à décoder le média télévisuel!)

      La publicité est un média en elle-même, un système médiatique qui véhicule une information induite qui vient « colorer » tout ce qu’elle touche. C’est comme ça.
      Cette information est: « Ceci est un message déguisé ».
      J’ai cette petite idée depuis longtemps que toute personne, ou entreprise, ou organisme qui veut passer un message de façon crédible, doit se garder de la publicité comme de la peste! Le message brut (comme Jorion ci-dessus), trois grammes de mise en page ou de mise en scène, un très bon « média planning » derrière, et-puis-c’est-tout.
      D’ailleurs ce n’est pas ma petite idée si j’y pense bien; David Ogylvi ne disait pas autre chose en son temps. Les paillettes publicitaires sont arrivées après.

      Regardez Laurence, les campagnes de pub des partis politiques. De plus en plus de matière grise publicitaire vient se pencher sur le berceau de ces campagnes. Si on croit que ce sont des nuls qui font ça, on se trompe. J’en connais certains, ce sont des épées. De plus en plus de pub …et de moins en moins de votants. Il y a plein de raisons plus agissantes qui explique l’abstention, mais la pub en est une. La pub en elle-même, bonne ou mauvaise. Le fait d’utiliser le média publicitaire nous répète de façon subliminale à l’oreille: « Ceci est un message déguisé ».

      J’ai fait l’an dernier une expérience qui m’a conforté dans cette idée.
      Intéressé pour m’informer sur les problèmes concernant les ressources en énergie de la planète, j’ai lu, vu et entendu plein de choses. Toutes choses mises en forme. Films mis en scène, images cadrées, textes mis en page. J’ai appris beaucoup. Et puis je suis tombé sur Internet, sur la captation de treize (13!) heures de cours de Jean-Marc Jancovici à l’école des Mines de Paris, sur le sujet de l’énergie. Un type flou, devant un écran de rétroprojecteur parfois illisible, le tout mal éclairé et capté par un étudiant que l’on entendait parfois tousser. Et bien j’ai regardé! j’ai regardé les treize heures de cours! J’étais avide d’écouter cet homme.
      Bien sûr, j’ai écouté Jancovici parce que c’est un homme qui connaît son sujet et est bon professeur. Mais je l’ai écouté, je l’ai cru, et j’ai retenu ce qu’il disait, parce que c’était la première fois que je tombait sur quelque chose de non mis en scène. Le message induit cette fois-ci était « Ceci est un message non déguisé » (en dehors du « déguisement » professoral, mais qui agit différemment).

      Je pourrais écrire longtemps sur la chose. Sur le fait par exemple que Paul Jorion de doit jamais s’inquiéter de son image (il n’a à ce sujet besoin d’aucun conseil, et surtout pas des miens). Il est comme il est, et c’est ainsi que sa parole est vraie, et seulement comme ça qu’elle sera entendue (voir les discussions après son passage chez Taddeï où beaucoup le conseillaient sur sa position corporelle, sa diction, etc. Laissons tomber tout ça).

      Il est tard Laurence, dommage. Il y a une thèse à écrire sur le fait qu’il faudra sûrement dans les années qui viennent, si l’on veut être entendu, fuir toute technique publicitaire. Tout message publicitaire, ou utilisant les techniques éprouvées dans la publicité, est tordu et faux. Ontologiquement.

      Après un mot comme ce dernier mes batteries sont grillées, alors je v…j… Biiiiip!

    • hema

      j’adore

      @Piotr
      pour rendre ce blog encore plus vivant et « gai » malgré les sujets traités
      -sélectionner le lien en haut à gauche « http://……… » clic gauche de la souris et marquage en bleu.
      -clic droit (en restant sur le lien sélectionné en bleu) et sélectionner copier (clic gauche).
      -retourner sur le texte à envoyer.
      -clic droit.
      -cliquer à gauche « coller » dans le menu qui apparait.

      En principe ça marche: exemple ci dessous
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=8523&replytocom=60694#respond

      J’ai pas de mérite, j’ai la chance d’avoir une fille de 11 ans

      Cordialement

    • frédéric

      @ Jean Luc,

      Je venais de vous répondre plus haut sans avoir lu votre dernier billet.

      Merci de ce premier coup de main!

      Frédéric

    • Piotr

      Grand merci hema!

    • Jean-Luc

      @ frédéric
      ça continu après, chez Louise (plus loin)…

  102. charles

    l’ultra’ Karl Denninger sur le sujet,comme toujours explosif

    Not again..CDS

    More CDS: Refusal to prove capital adequacy

  103. BA

    La Grèce pressée par Bruxelles et les agences de notation.

    Les inspecteurs de l’Union européenne et les agences de notation accroissent leurs pressions sur la Grèce, qui se prépare à émettre un nouvel emprunt obligataire.

    Les inspecteurs de l’UE s’attendent à ce que le recul du PIB et la hausse du coût de l’emprunt compliquent l’objectif de la Grèce de réduire son déficit budgétaire de 4 points de PIB dès cette année, a déclaré jeudi un haut responsable du ministère grec des Finances.

    Selon eux, le Grèce ne pourra pas abaisser son ratio déficit/PIB de plus de deux points.

    Dans ces conditions, il faudra que la Grèce économise 4,8 milliards d’euros supplémentaires pour atteindre son objectif.

    Une équipe constituée d’experts de l’UE, la BCE et le FMI se trouve à Athènes cette semaine pour observer la mise en oeuvre des engagements pris par la Grèce, qui devra rendre un rapport d’étape à la mi-mars.

    Selon le haut responsable grec du ministère des Finances, qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat, Athènes annoncera de nouvelles mesures destinées à ce que le pays atteigne ses objectifs après l’inspection et le passage du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn la semaine prochaine.

    Les trois principales agences de notation, Fitch, Standard & Poor’s et Moody’s, ont laissé entendre qu’elles pourraient de nouveau dégrader la note de la dette souveraine de la Grèce si le pays ne parvient pas à mettre en oeuvre son plan d’austérité.

    Reuters

    • Piotr

      Je ne vois plus qu’une seule solution,aller se faire.. dorer la pilule en Grèce.
      Ou à défaut stocker de l’Ouzo,et écouter en boucle du sirtaki

  104. bsna

    C’est fait, il y a un monde qui tourne sur lui-même et qui n’a plus besoin de nous. On le voit : soit les banques nous ont ramené chez nous pour traiter nos affaires sur internet, ou, alors nous ont mis dans un SAS pour régler nous-mêmes ce qui est à faire. Elles nous font très bien comprendre qu’elles sont suffisamment riches pour tourner sur elles-mêmes.
    Elles nous disent : débrouillez-vous avec ce que vous avez pour faire tourner l’économie et la solidarité qui va normalement avec (enseignement, soins de santé, sécurité sociale). Ce n’est plus leur problème.
    Elles ont érigé de nouveaux châteaux forts à Londres, Paris etc… Une salle pour 3500 traders est en construction à la Défense. La financiarisation se poursuit.
    Les travailleurs de Total sont partis à l’assaut de leur château fort à Dunkerque, leur directeur étant retranché avec 80 vigiles. Il y a un très bon reportage de la télélibre.FR montrant les travailleurs installer une échelle pour tenter d’atteindre leur directeur. Comme au plus beau temps du Moyen-âge.
    http://latelelibre.fr/index.php/2010/total-on-est-chez-nous-3/
    C’est le découplage de la finance et de la sociale économie qui crée cette violence qu’on a l’impression de vivre en guerre.
    Dans notre entourage, les plus fragiles pètent les plombs.

    • domini CB

      Il y a toujours de très bons reportages à LatéléLibre !
      et ceux qui craquent, il faut les aider, les soutenir, les accompagner,
      faire les clowns, faire les cons, les aider à surmonter et reprendre courage.
      Haut les coeurs.

  105. enzobreizh

    @ Paul Jorion

    Soignez bien votre message du « temps qu’il fait » demain car l’affluence risque d’être au rendez vous.

  106. Alexis

    Si l’opinion étasunienne se retourne, si les grecs sont en grève générale, si 300 à 400 000 français sont en passe d’être acculé non seulement à la pauvreté mais bientôt à la misère, et je ne cite qu’une partie de ce que je lis et entends ici et ailleurs (vous pouvez en rajouter), il risque d’y avoir du monde dans les rues d’ici peu !

    Pendant ce temps certains nous resservent le fameux  » ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche », on se souvient où cela a mené !

    Je cite un très beau proverbe affricain  » Celui qui mange à côté de l’autre qui a faim, n’est pas en sécurité. »

  107. Bonjour à tou-te-s et Merci,

    Autrement dit : « Au feu ! »

    Il y a feu en la demeure
    Allez-vous attendre des heures
    Pour écarter les pyromanes
    Et neutraliser tous leurs fans ?

    Bon voyage dans la Vie !
    luami
    http://luami.viabloga.com

  108. dissy

    encore un autre ‘faux bon’chiffre des commandes de biens durables….une fois analysée la ‘hausse’ est une ‘baisse’…

    http://market-ticker.denninger.net/archives/2006-Durables-Goods-Oops.html

  109. JFF

    Finalement heureusement que PJ n’a pas trouvé du travail. Depuis le temps que je le « harcèle » sur ce point. Il faut l’envoyer au parlement Européen à demeure pour « harceler » les élus Européens.
    Je lui conseil quand même le gilet pare balles et de réclamer un garde du corp. On ne sait jamais compte tenu des intérêts en jeu.
    Il semble qu’Obama soit entré un peu dans la danse mais avec quels moyens? A en voir son projet de protection maladie…..Mais il y en a d’autres qui y viennent aussi.
    OK pour la pétition.

  110. Pierre Charland

    M. Bernanke a précisé que la Fed a entrepris d’examiner l’utilisation par ces sociétés de «credit default swaps» (CDS), sorte de contrats financiers de protection [ banque d'affaires Goldman Sachs et d'autres sociétés de Wall Street utilisent un instrument financier sophistiqué pour spéculer sur une éventuelle défaillance de la Grèce ].
    -Le président de la commission, le sénateur Christopher Dodd, s’est dit troublé que cette pratique ait pu aggraver la crise financière grecque.
    «Nous avons une situation où des grandes institutions financières amplifient une crise publique pour ce qui apparaîtrait comme étant des gains privés», a-t-il souligné.
    -Il s’est interrogé sur l’opportunité de fixer des limites à l’utilisation des CDS.

  111. hema

    Message relayé auprès de Alain ROUSSET, président de la région Aquitaine, Président de l’association des régions de France et député, de plus il me semble, « honnête homme ».

  112. Jérémie

    Je ne dois plus être le seul à pressentir cela, tout est vraiment mis en place pour que le prochain acte commence, ce n’est juste qu’un petit entracte, histoire de souffler un peu, de reprendre quelques forces, peut-être aussi afin de pouvoir mieux trouver indirectement le temps de prévenir d’autres gens c’est important je crois, de ne pas toujours rêver de lunes.

    Pourquoi travaillez encore follement pour ces vaines valeurs ? La vache et le bœuf mugissent, le peuple s’inquiète, des enfants pleurent et gémissent, d’autres sont de plus en plus contraints et poussés à vivre dans la servitude et l’oppression mercantile de plus, les lamentations finiront bien tôt ou tard par revenir aux oreilles et au cœur des puissants de ce monde.

    Si ce sont encore des hommes bien sur, je regarde le ciel, la terre, la mer, la société et les grands de ce monde n’en font hélas toujours qu’à leurs têtes merci au marché, un peu comme autrefois avec les sacrificateurs et les pharisiens.

    Pourtant le compte à rebours à commencer, c’est comme le tic tac d’une horloge, seconde après seconde, minute après minute, combien de minutes pour faire une journée, une semaine, un mois, une année, une décennie, avons-nous seulement bien préparer les gens à cela, à envisager l’impensable qui voit encore venir au loin la fumée à force de trop boire du vin, tant d’ivresse.

    Aux jours de la détresse et de l’abomination de plus, que diront-ils encore aux gens que tout va bien ? Quel aveuglement, elle tombera pourtant bien de haut et d’une manière étonnante, cette folle civilisation commerciale qui pourra encore la sauver par son argent, s’il n’y pas plus guère
    de cœur et de bras à l’ouvrage surtout si cela fait de plus en plus au corps à l’Âme et à l’esprit ?

    Le monde va trop vite, l’usage même de plus en plus grandissant de la machine sur les marchés
    ne semble pas mieux rendre le monde plus humain, moins dangereux, qui prend encore le temps d’écouter le chant de l’oiseau, de voir les nuages, est-il encore permis de prendre le temps de contempler gratuitement le ciel de nos jours ?

    Mais pourquoi les hommes courent-ils encore après l’argent, seraient-ils donc devenus tous si fous, insensés, pour que cela en devienne même une norme de conduite, de mentalité, c’est pour cela que je me lamente parfois que mes yeux fondent en larmes, mais je pense que je ne dois pas être le seul à m’en soucier.

    Les hommes vont trop vite qui recherche encore à ralentir pour aller faire ses courses, aller
    au marché, au travail qui est encore conduit de nouveau en captivité pour de l’argent ou une idéologie, les excès n’entraînent à leur tour que les excès et les abus de pouvoir de plus.

    Pourquoi la terre en gémit-elle plus souvent, les gens soupirs, ils ressentent bien au fond d’eux même que les choses ne vont plus qui sait encore consoler et éduquer les petits autrement.

    Oh toi l’homme d’aujourd’hui que préfère-tu encore faire voir et entendre à tes semblables,
    oui il y a bien le feu dans la demeure ! Mais non pas du tout nous répondent-ils, il faut encore continuer jusqu’aux enfers si possible, nous bien évidemment les premiers dans la douleur.

    Et si vous n’êtes plus d’accord alors ce sera la fourche et le mal de plus.

  113. au cas où la zone euro se déintègrerait, c’est vrai qu’il s’agirait, ensuite, d’émettre une monnaie nouvelle dans un espace plus restreint. Mais si on émet le même type de monnaie, il faudra également convertir les créances et le dettes – sinon, big problem.
    Mais si on en profitait pour émettre des SMT, il me semble qu’il n’y aurait pas de problème de liqidité. Avec des SMD comme maintenant nous aurions un blocage massif de la liquidité, et, à mon avis, il ne suffit pas de dire « on s’en fiche »! au contraire, cela serait rapidement une situation de guerre civile.

  114. Tchak

    Cher Paul,

    Envoyez votre texte au journal Le Monde, essayez de le faire signer par d’autres mais ce n’est même pas certain que ce soit nécessaire. Combien de temps pensez-vous qu’il reste aux gouvernements pour prendre ces mesures (dont la simple annonce va déclencher un mouvement de panique) ?

    Bonne chance
    Tchak

    PS : Pour la pétition on signe où ?

  115. J’ai vu le reportage de Jonneskindt sur la chaîne la télé libre, la scène de l’échelle est en effet impressionnante, d’un symbolisme fort.

    http://latelelibre.fr/index.php/2010/total-on-est-chez-nous-3/

    La question est : « pourquoi cette pratique « Jonneskinienne » n’est-elle pas plus développée ? »
    Les syndicats verraient-ils d’un bon oeil des personnes en lutte se saisir des outils de l’image et de moyens de diffusion ? Qu’attendent-ils pour organiser une formation de vidéaste ?

    Ne serait-ce point un superbe contre-pied à la machine à décerveler ?
    http://www.horschamp.org/spip.php?breve199

  116. Et par un prompt renfort

    Paul, Francois,

    Ai écrit au président, au 1er Ministre, à Angela Merkel, aux radios de service publics.
    attention vos téléphones vont surement sonner ce week end. ;-D

    Bon je vais me coucher.

  117. louise

    @ jean luc
    Ma grand-mère disait : »Si ils font de la réclame c’est qu’ils ne doivent pas en vendre beaucoup ! »
    Sous entendu « ça ne vaut pas un clou. »
    Je ne l’ai jamais oublié !

    • Jean-Luc

      Merci Louise d’offrir cette phrase de votre grand-mère. A mon tour je ne l’oublierai pas.

      (maintenant j’ai un message à passer à des collègues qui musardent au dessus. Vous permettez?)

      @ Laurence
      @ frédéric

      Les amis! descendez donc voir par ici! Je crois bien que ce que disait la grand-mère de Louise résume, en beaucoup mieux, tout le baratin que j’ai étalé plus haut pour expliquer pourquoi la pub, pour défendre nos idées, est à fuir en courant. Elle va même plus loin. Décidément les publicitaires (même défroqués, même repentis) ont toujours à apprendre du sens commun.

      C’est le même sens commun qui a parlé hier, au bistrot, quand un type m’a dit:
      « Si un banquier te propose un crédit, c’est parce qu’il a besoin d’argent ».

  118. Franck

    Le billet sur un blog, l’article de presse, le billet d’humeur a la radio et encore plus un livre volumineux ne sont pas le bon format pour parler de ces choses-la avec une chance d’avoir un impact. Ce qu’il faut, c’est un article d’une vingtaine de pages, argumente, reference, publie dans une revue d’economie, de finance ou une revue intellectuelle (pas celle de M. Casanova on aura compris mais il y en a d’autres). Il n’y a pas dans ces revue de conspiration contre les idees nouvelles mais plutot en general la difficile gestion d’une penurie d’idees. Un tel article serait surement publie.

    • Michel GIRAUDET

      SURTOUT UNE SEULE PAGE, celle proposée aujourd’hui, et le plus largement diffusée, c’est-à-dire lue par le plus grand nombre et surtout par le très grand nombre des non-économistes.

      LES DOSSIERS DE VINGT PAGES N’INTERESSENT PERSONNE ET NE SONT MEME PAS LUS.

      IL NE MANQUE RIEN DANS CETTE PAGE DE PAUL JORION, et ceux qui veulent absolument VINGT PAGES auront beaucoup de profit à la lire VINGT FOIS.

      POURQUOI VINGT PAGES, PUISQUE TOUT EST TRES BIEN DIT SUR UNE SEULE ?

  119. charles

    La meilleure image: « “It’s like buying fire insurance on your neighbor’s house — you create an incentive to burn down the house,” said Philip Gisdakis, head of credit strategy at UniCredit in Munich.  » C’ est comme si vous contractiez une assurance incendie sur la maison du voisin, vous créez ainsi un motif pour la bruler » New York Times


    Les banques parient sur le défaut de la Grèce sur une dette qu’ils ont aidé à dissimuler >

  120. Xavier

    Juste une question idiote.

    On dit que les gros parieurs contre la grece sont Goldman & co.
    Mais qui sont les idiots qui leur vendent les CDS ? Et donc les parieurs inverse ? Qui est l’autre parieur ?

    • Très bonne question à laquelle j’aimerais bien avoir une réponse…

    • liervol

      Simple supposition mais il me faut pour être le vendeur de CDS, simplement m’assurer que ma perte si je dois payer soit couverte par autre chose qui me fasse gagner plus que je ne perds dans ce pari là. Alors dans ce cas si la grèce fait défaut et que je dois payer cela entraine quoi: une autre baisse de l’euro ? alors il me suffit de parier sur la baisse de l’euro pour compenser ma perte sur le défaut de la Grèce dans une proportion plus importante pour espérer un bénéfice ou bien parier la hausse du dollar par rapport à l’euro. Et ainsi de suite, en définitive on peut se couvrir x fois l’important est de ne pas être le dernier pari comme dans le jeu des chaises musicales.

  121. José

    La démocratie parle, discute, s’insurge mais n’agit pas. Pendant ce temps là, les voyous continuent d’en profiter. A ce rythme, on commencera bougera le petit doigt quand chacun ici n’aura plus les moyens de se payer un abonnement internet.

    • trimar

      Hi
      je partage ce point de vue :

       » il n est que de l inaction des gens de bien , pour que le mal progresse  »

      trimar

  122. BA

    Jeudi 25 février 2010 :

    Le marché obligataire européen a continué de progresser jeudi profitant de nouvelles déceptions sur l’économie américaine mais surtout d’un regain de méfiance sur la capacité de la Grèce à appliquer son plan de redressement budgétaire.
    Le rendement de l’emprunt grec à 10 ans a progressé, signe d’une nervosité des marchés et surtout de leur méfiance sur l’avenir financier de la Grèce.
    L’obligation grecque affichait un rendement de 6,640 % à 18H00 HEC (17H00 GMT), soit une progression de 13 points de base par rapport à 6,51% la veille.
    Les commentaires de l’agence de notation financière Standard & Poor’s indiquant que la note souveraine de la Grèce pourrait à nouveau être abaissée « d’ici un mois », ont ajouté à l’inquiétude.
    Inquiétude mesurée aussi par l’écart (le spread) qui s’établissait entre le Bund allemand et l’obligation grecque à 354 points : la Grèce doit offrir un surplus de rémunération de 3,54 % par rapport à l’Allemagne pour attirer des investisseurs.

    Romandie

    Le spread n’arrête pas d’augmenter depuis le jeudi 11 février.

    Jeudi 11 février : 273 points.
    Vendredi 12 février : 292 points.
    Lundi 15 février : 305 points.
    Mardi 16 février : 339 points.
    Mercredi 17 février : 320 points.
    Jeudi 25 février : 354 points.

    Concrètement : pour emprunter à 10 ans sur les marchés, l’Allemagne emprunte à un taux de 3,099 %.

    En revanche, depuis le jeudi 11 février, la Grèce est obligée de payer de plus en plus cher lorsqu’elle emprunte sur les marchés. La Grèce doit aujourd’hui emprunter à un taux de 6,64 %.

    Pour la Grèce, c’est une véritable tragédie.

    La situation de la Grèce devient de pire en pire.

    • François78

      6,64 %, je vais pouvoir commencer à prêter à la Grèce, avec la caution des parents bien sûr (Jean-Claude et Angela, quelle belle image !)

  123. otto lilienthal

    pour le fun, je vous propose un petit match hayek contre keynes :

    http://www.dailymotion.com/video/xc5c82_hayek-contre-keynes-vostfr_fun

  124. Nicks

    Puisque la situation est désespérée, autant sourire un peu. Ayant eu l’occasion de revoir l’épisode 5 de Star Wars, j’ai noté que Paul Jorion ressemblait beaucoup à Obi Wan Kenobi. S’il maîtrise la force, c’est à peu près le moment pour l’utiliser là. En plus on est jedi :)

    • Paul *

      Star War, A Nicks …

      Obi Wan Kenobi enseigne la force à Luc Sky Walker …

      Il ne l’utilise pas lui-même. Il se passe, se transmet quelque chose qui n’est pas de l’ordre d’un savoir mais d’un pouvoir. Cela dépasse le domaine de la pensée le pouvoir.

      C’est quand même et toujours le mythe du héros qui apporte la solution dans les films américains. Celui qui tue le méchant et qui est le gentil … hum hum …

      Dans notre cas (la crise) ce qui entretien la cupidité des uns, c’est bien la convoitise des autres … tout reste à définir qui est qui .

      A moins que … la limite ne soit pas très claire.

    • Jérémie

      @ Paul

       » Dans notre cas (la crise) ce qui entretien la cupidité des uns, c’est bien la convoitise des autres … tout reste à définir qui est qui . »

      Oui voulons nous bien changer de conduite en société ou recherchons nous quelques autres réaménagement de surface supplémentaires. Oui changeons le monde mais pas trop difficilement quand même car sinon cela ne saurait mieux plaire et séduire au plus grand nombre.

    • Nicks

      C’était une boutade…

  125. Bertrand

    Désormais nos élites légitiment par leurs actions les futurs historiens qui ne feront plus la différence entre les trafics comptable d’une SARL du cac 40 et ce qui était le budget d’un Etat comptant plusieurs millions d’habitants … Cette crise signe une fin de l’histoire !

  126. 266 messages en 24 heures !

    S’agit-il d’une bulle de connivence boostée par ceux qui spéculent sur la fin de l’histoire ?

    • PS Sans blague, et sans nier la situation critique et exceptionnelle que nous vivons en direct grâce à ce blog, je reste persuadé que l’opinion est très loin du sentiment d’urgence et d’imminence qui règne ici.

      C’est pour cette même raison que la plupart d’entre nous se casse le nez dès lors qu’il souhaite partager la réflexion menée ici durant des dizaines d’heures, lors d’une conversation de quelques minutes avec un collègue de travail ou un parent.

      En plus, je crois que la capacité à ressentir ce qui se passe dans le monde en ce moment n’est pas qu’une question de raisonnement et de réflexion, mais aussi de vécu, de hard ware. Le changement à opérer, même si il se résume en quelques mots est suffisamment profond pour être hors d’atteinte d’un certain nombre.

      Alors même si on a pas le temps d’attendre, nous allons y être obligé. Il faut que la réalité rattrape le raisonnement de Paul. Et « la réalité c’est quand on se cogne »….

      Le travail de communication que vous faites tous ici est formidable, et mon propos un peu taquin est juste là pour rappeler que tout cela risque de durer longtemps.

    • Et mon propos un peu taquin est juste là pour rappeler que tout cela risque de ne pas durer longtemps…

    • L’aviez vous avez lu, quand je vous ai indiqué qu’un crapaud commun de chez nous, peut vivre près de quarante années ?

      Quand au temps que « ça » va durer, ça dépends de quoi on parle. Si c’est le feu de brousse qui courre sur la terre économique, il va vite, effectivement. Par contre la grande prise de conscience dont on devine l’espérance ces jours ci de façon assez aigüe sur le blog….là, je suis plus dubitatif.

  127. Bonjour à tous,

    Merci Paul pour votre engagement dans l’ACTION.

    Les analyses de la GRANDE CRISE sont terminées!
    Il faut du GRAND CHANGEMENT…

    Ils (oligarques,politiques,technocrates) ne se rendent pas comptent de la situation…
    voir:
    Champagne, Caviar et Foie gras…
    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/champagne-caviar-et-foie-gras-70603
    et
    Les retraites en or de l’Europe
    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867

    c’est UN SCANDALE!!!
    (Comme le disait si bien Georges Marchait)

    Selon leurs  » logiques pyramidal » de la société…
    on pourrait commencer par des restrictions au sommet de la pyramide
    plutôt que de commencer par la base (ce qui pourrait rendre INSTABLE l’édifice…)

    Voyons la suite….

  128. Steve

    Bonjour à tous

    N’est il pas temps de répliquer aux agences de notation en créant une échelle de notation des pratiques financières dont l’unité de mesure serait le madoff ?

    Tous nous avons désormais conscience qu’il est tombé non en raison de sa malhonnêteté mais parce ce qu’il jouait « petit bras »

    Une telle échelle serait désormais intuitivement comprise par tous et sa signification claire!

    L’insolence rigolarde mais franche et ciblée fut une arme efficace et assez bien maniée par D Cohn Bendit vers la fin des trente glorieuses!

    Cordialement.

  129. Phil de Saint Naz

    @Pierre-Yves D

    Cher Pierre-Yves D

    « Bien entendu il ne s’agit pas de relayer l’info à tord et à travers, mais de cibler les personnes dont on pense qu’elles pourraient être réceptives »

    Entièrement d’accord avec ces remarques. Mais il se trouve que je fréquente des réseaux divers avec parfois des « habitus » très différents, tant urbains que ruraux. Autant il est intéressant de convaincre autour de soi des gens que nous savons sensibilisables, autant il est intéressant de constater où résident les blocages auprès de groupes situés plus loin de ces réalités.

    Après de certains groupes, peu versés dans les choses sociologiques, politiques ou économiques, il faut en particulier trouver les mots pour le dire et pour parfois expliciter des notions comme les CDS, qui, mon enquête qualitative me l’a montré (car il s’agit bien de cela, un certain nombre d’entretiens ciblés menés auprès de membres typiques de groupes sociaux et professionnels différents, c’est mon métier) ne sont pas maîtrisées et apparaissent à certains comme des concepts issus de la planète Mars.

    Il faut quand même se rappeler ici comment des gens culturellement évolués, se font vendre des assurances-vie par leur banquier sans même savoir sur quels supports elles sont assises.

    Malgré tout, je reste persuadé que seul un cran supplémentaire, dans le mécontentement des populations européennes ou mondiales, cristallisé comme dans tout évènement grâce à un détail insupportable (une grosse bourde des banques et gouvernements), peut permettre au »mouvement » de prendre son essor

  130. Très cher Paul, vous concluez votre interventions sur BFM par ceci:
    « Il est temps, Messieurs, Dames, d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.
    Ne m’objectez pas que c’est compliqué : ce ne l’est pas, c’est déjà écrit en filigrane dans la norme comptable américaine FASB 133.
    Ne me dites pas que cela va « affecter la liquidité » : à ce reproche, j’ai l’habitude de répondre que les parieurs ne créent de la liquidité que pour d’autres parieurs et que cela n’a donc aucune importance, mais aujourd’hui, j’ajouterai autre chose : « À ce stade-ci de désintégration probable de la zone euro : la liquidité, on s’en fiche ! »

    JF répond plus prcisément ceci:
    1) « interdire les paris sur les fluctuations des prix » est sans doute une mesure nécessaire et pourrait ramener un peu plus de calme et de sérénité. Il s’agit donc, pourrait-on dire, d’une mesure NECESSAIRE pour que cessent des spéculations qui fichent par terre des zones économiques entières. Vous avez raison, ce n’est pas si compliqué.
    2) Vous anticipez cependant une objection qui ressemble à celle que je vous oppose (j’aimerais avoir tort, mais je n’ai pas tort!): « ça va affecter la liquidité ». Il faut le dire plus précisément. En effet, les spéculations gigantesques que nous observons qui consistent en des « réalisations massives » par des ventes subites opèrent un replacement liquide, sans doute peu de temps, afin de permettre au spéculateur de refaire un autre achat avantageux, revendre à nouveau et ainsi de suite, dans le but de lui générer toujours davantage de cash. Ces opérations sont effectivement très nocives, je e pense comme vous, car il s’agit déjà, de fait, d’un retrait liquide massif de l’économie réelle. Mais vous avez tort de dire que « cela n’aurait aucune importance », car les conditions de crédit s’orientent au rendement espéré, et l’économie réelle ne pourra pas suivre et produire des rendements comparables aux rendements spéculatifs, alors toujours davantage de cash ira vers la spéculation.
    Interdire les spéculations comme vous le préconisez, sans changer pour autant quelque chose au niveau du fonctionnement même du signe monétaire (qui reste thésaurisable et susceptible d’être retiré massivement de la circulation monétaire comme le prouve le rapport de la Bundesbank de juin 2009 : 90% des euros liquides en valeur -toutes les grosses coupures et beaucoup de petites coupures mêmes- ne circulent déjà plus), aggraverait instantanément la crise économique et le chômage.
    Alors, à mon sens, il me semble que les spéculateurs, gros détenteurs de cash, ne pourront faire qu’une seule chose, s’il veulent agir « rationnellement » selon leur avantage à eux: Rien faire, autrement dit, rester assis sur un tas de liquidités que, dans une expression qu’un jour d’inspiration heureuse DSK avait qualifié à juste titre de « liquidités gelées », autrement de liquidités pus du tout liquides.
    Autrement dit, la disparition massive de liqidités, pour le temps d’une glaciation plus ou moins longue, va affecter profondément la circulation monétaire dans son ensemble comme nous l’observons au Japon. Je rappelle aussi que la grande déflation allemande entre 1930 et 1933 avait pour effet que des liasses de billets avaient été retirées des banques dès 1930. Et ces mêmes liasses, entourées des mêmes rubans de papier, ne revenaient en banque que deux ou trois années plus tard, sans opérer aucune transaction dans l’intervalle. J’ajoute que toute injection suplémentaire de monnaie liquide par la BC, comme nous l’observons au Japon depuis vingt ans déjà, et ici depuis fin 2008, ne peut alimenter que les « liquidités gelées » où cette monnaie liquide thésaurisable arrive rapidement, en ayant effectué OU NON un parcours spéculatif ou un petit nombre de transactions seulement. Car quand l’ambiance est déflationniste pour l’économie réelle, du fait des rendements faibles affectant la solvabilité et la capacité d’emprunter des entreprises et des ménages, OBLIGE quasiment les détenteurs de cash, qui sont rationnels pour EUX-mêmes, de refuser des prêts trop faiblement rémunérés dans l’économie réelle, trop faibelement rémunérés sur les comptes ‘épargne.
    Car, n’oublions pas qu’une déflation générale signifie un accroissement mécanique de la valeur du signe monétaire, et je pourrai acheter plus avec un euro dans quelque temps quand les prix baissent. Pour les actifs, actions et obligations, les maison et les terrains, ce serait la même chose. Or, en interdisant les paris sur la fluctuation des prix des actifs et des matières premières qui demeureraient dans ce cas très supérieurs au « marché », spéculatif « à la baisse », on aggraverait très certainement la logique déflationniste à l’oeuvre dans l’économie réelle.
    Car, en dernière analyse, speculare veut bien attendre tout simplement pour saisir une opportunité.
    Croire que cela augmenterait le pouvoir d’achat des salariés est naïf et débile, même si on lit ce genre de commentaires dans les journaux. Car le fardeau de la dette deviendrait alors totalement ingérable, du fait que l’économie ralentirait à mesure que la circulation monétaire se ferait moins: on attendrait tous pour obtenir des baisses de prix demain.
    En situation déflationniste sévère, le commerce et la production deviennent mathématiquement et techniquement impossibles. Cela serait bien la GRANDE DEPRESSION.
    Proner un retour à l’inflation autour de 4% serait un début de réponse de la part des autorités monétaires, mais nous observons que les BC n’ont pas les moyens de leur volonté, car le signe monétaire durable (le SMD), leur création, échappe du système, et les BC n’ont absolument pas les moyens de leur volonté.
    C’est bien pourquoi votre exigence légitime de l’interdiction des paris sur les fluctuation des prix est au mieux une condition NECESSAIRE, mais elle n’es absolument PAS SUFFISANTE!
    Dire, comme vous dites: « la liquidité, on s’en fiche » ne peut donc certainement pas me satisfaire.
    Si votre désir d’en finir avec le capitalisme me semble sincère, il me semble que le logicien et le mathématicien que vous êtes ne peut pas rester insensible à cet écueil que je ne me lasserai pas de vous pointer.
    Quand on dit A, il faut sans doute dire B aussi, et la réforme de l’émission du numéraire, du signe monétaire en émettant un signe monétaire marqué par le temps, le SMT, qui a la particularité de ne pas pouvoir « geler » – le marquage du temps est un antigel- est la mesure complémentaire INDISPENSABLE à votre proposition, sans quoi, votre proposition échouera, et nous nous prendrons cent ans de capitalisme de plus.
    En plus, il me semble que les sommes gelées sont déjà si importantes que le dégel devrait être entrepris avec beaucoup de précautions, notamment celle de ne pas dégeler trop vite.
    Cela m’amène à maintenir les SMD existant en place, par contre, les autorités monétaires ne devraient, dès maintenant, plus en émettre. Elles devraient émettre désormis seulement des SMT en petites coupures (de 5 à 50 euros) qui circulent le mieux.
    Naturellement, les autorités honoreraient leur parole en reprenant autant les SMD qu’ils leur reviendraient, en les créditant ou en les remboursant par des SMT. Dès lors, les détenteurs de cash pourraient continuer à « stocker » comme bon leur semble les SMD sans plus jamais pouvoir exercer le chantage que représente sa tendance à geler sur place.
    Le retour d’une alimentation liquide suffisante de l’économie réelle suivrait automatiquement cette mesure.
    Les remboursements des dettes seraient facilités par cette substantielle amélioration et stabilisation de la circulation monétaire. De ce point de vue, même les épargnants retrouveraient leur compte, car les insolvabilités réculeraient instantanément et massivement, et les épargnants seraient mieux rassurés pour leur capital.
    L’épargne, dans un climat de prix stables sans inflation ni déflation, corollaire du SMT, deviendrait, au contraire, très très sûr, mais je reprendrai e point dans un autre message.
    Alors, prenez garde, ne vous contentez pas d’une mesure nécessaire mais insuffisante pour en finir avec le capitalisme, cela avait déjà été le problème du communisme, car cela « légitimerait » le capitalisme cent ans de plus comme « le moins mauvais des sytèmes », ce que je ne pense pas, et vous non plus, évidemment.

    • Jérémie

      @ johannes

       » le capitalisme cent ans de plus comme « le moins mauvais des sytèmes », ce que je ne pense pas, et vous non plus, évidemment. »

      Tout système qu’il soit plus ou moins Capitaliste ou Socialiste finit tôt ou tard par nous montrer les mêmes abus de pouvoir et de position. Il n’y a pas de système parfait il n’y a que des systèmes
      qui font parfois rêver un temps, quelques décennies et puis après lorsque cela ne fait plus rêver personne on y croit plus, et on recommence de nouveau à rêver principalement à la seule gloire supplémentaire de l’homme moderne sur terre. Changeons le monde oui, mais pas trop difficilement quand même pour le plus grand nombre sinon qui donc voudra encore me suivre ?

      Le grand conformisme du monde !

    • hema

      @johannes

      Surtout, ne vous lassez pas de défendre votre position, je n’y comprends pas (encore) grand chose, (ceci dit j’ai mis quelques semaines à comprendre sur le fond la position de Paul sur l’interdiction des paris), mais j’ai l’impression que vous insistez sur un point sensible (vital? je ne sais dire) et ceci, même sans vouloir remettre en cause le capitalisme.

      Je rejoins Jérémie, je pense que tout système est dynamique, donc aucun n’est parfait éternellement.
      Par contre, je pense toujours aux transitions et si nous voulons mettre les (éventuels?) problèmes de liquidités sous le tapis, il se trouvera beaucoup de « beaux esprits » parmi ceux qui ont les manettes pour serrer le frein « à mort » sur la proposition de Paul.,
      Et celle là, je souhaite vraiment qu’elle passe, ce n’est pas de l’économie, c’est de la morale (ou du simple bon sens).

      Amicalement

  131. juste pour signaler rapidement que dans le WSJ d’aujourd’hui un article nous signale que les plus gros Hedges funds auraient organisé un diné à Manhattan, pour parler de stratégie anti Euro et sans doute par extension anti Pays du Sud (Piigs ?).

    Monsieur Jorion en plus de votre proposition contre les Paris, il serait peut être bon en plus de rajouter un acte de responsabilité économique et un article impliquant la responsabilité pénale contre ce genre de comportement qui n’apporte rien aux peuples.

    En effet ce genre de réunion permet de s’entendre pour faire bloc face à une devise, jouer sur la dette souveraine et autre ….

    Je classerai ceci comme un ACTE DE GUERRE (économique) et j’attends de nos Hommes politique une action forte contre ce genre de chose.

    • hema

      @Corinne LEPAGE, @Paul, @Tous

      Je soutien Sébastien à 100%
      Est ce idiot? utopique? envisageable?…
      La loi anti-cartel peut-elle s’appliquer?
      La cour de justice européenne est-elle compétente ?
      Qu’en pense Madame Eva JOLY?
      Madame Eva JOLY connait elle ce blog?
      Quelqu’un connait-il Madame Eva JOLY pour lui envoyer un message personnel (c.a.d qui sera lu) ?

      Cordialement

  132. Antistene

    analyse catastrophique et totalement fausse, mais qui va dans le sens du vent. ce ne sont pas les hedge funds spéculateurs et autres démons de la finance ou d’ailleurs qui ont poussé la Grèce et d’autres au bord du gouffre de l’endettement. Alors pourquoi les accuser aujourd’hui de tous les maux?! ces gens ne font qu’observer les erreurs et errements des uns ou des autres et expriment leur désagrément au moment qui leur parait le plus propice. Cela vous choque? Où étiez vous quand les banques (Bear Sterns, Lehman etc.) et les Etats (la Grèce bien sur, mais la France aussi, lorsqu’on consolide toutes les dettes, c’est à dire aussi les retraites, la sécu etc. est à 500% de dette/ PIB, et les USA sont au même niveau) pour dire qu’il fallait que cela cesse d’urgence? Que nous pouvions pas continuer à rechercher à toute force (c’est à dire grâce au ‘miracle’ de la dette) une croissance irréaliste ce que personne ne veut accepter encore aujourd’hui de dire?
    De toutes façons les chateaux de cartes s’effondrent au premier courant d’air, et c’est une illusion totale doublée d’un refus d’assumer ses responsabilités que d’accuser ‘les marchés’ lorsque l’effondrement inévitable se produit. Par contre, tant que l’on cherchera à discipliner les marchés c’est à dire l’aval, les conséquences, plutôt que les Etats et les consommateurs, c’est à dire l’amont, c’est à dire les causes, alors on continuera à produire et des bulles et des cracks, avec la même régularité que ce qu’à fait l’humanité depuis toujours, sans avoir eu besoin produits dérivés, de CDS ou de ce que vous voudrez. Regardez en 1929 : aucun de ces instruments n’existaient et pourtant la bulle et le Grande Dépression (mondiale) ont suivis. La meilleur chose qui fut faite alors fut le Glass-Steagall act, aux US, qui séparait banque de détail (importante pour l’économie et les particuliers) des banques d’affaires (qui font les introduction en bourse etc et peuvent se casser la figure sans conséquence majeur parcequ’elles ne sont pas liées aux épargnants). C’est ça la bonne direction, traiter le problème en amont, pas en aval.
    Le Glass-Steagall act fut abandonné en 1999 par Bill Clinton pour permettre la fusion de Citigroup (banque de détail) et de Salomon Smith Barney (banque d’affaire) et Travellers. Depuis, John Read, alors vice président de Citigroup, a reconnu que c’était une erreur et qu’il avait milité dans ce qu’il pensait être l’intérêt de ses actionnaires mais que c’était contraire aux intérêts de la Nation et qu’il fallait remettre cette loi en place.
    Puis, toujours aux US, en 2004, le levier maximum autorisé pour les banques d’affaires sur leur bilan fut remonté de 20 fois à 40 fois (2,5% de pertes conduisent alors à la ruine!). Devinez qui était endetté à 40 fois les fonds propres? Lehman brothers! Pas la peine d’accuser les spéculateurs : à 40 fois les fonds propres, Lehman ne pouvait que faire faillitte un jour ou l’autre. C’était une bulle à la recherche d’une aiguille, une catastrophe en devenir. Que ceux qui pensent le contraire essayent d’investir avec 40 de levier, ils ne tiendront pas longtemps. Peu importe quel fut le catalyseur du jour, la messe était dite.
    Enfin, Soros est loin d’être un enfant de coeur, mais il a été le premier à dire qu’il fallait interdire les CDS et qu’il fallait rendre les banques ‘ennuyeuses’ (dull en anglais) pour être sur qu’elles ne feraient pas faillitte. Il connaît et comprend les règles du jeu dans sa forme actuelle, et les dénonce, tout en continuant à investir suivant les règles, jusqu’à ce qu’elles changent. Mais contrairement à beaucoup, les changements qu’il propose ne sont pas destinés à faciliter son enrichissement personnel, auquel il reste clairement attaché par ailleurs. Ni ange ni démon, désolé pour tous les colporteurs de caricatures.

    • Pour vous répondre simplement si un trou dans une loi me permet de nuire contre vous et de ne pas être punis en retour est-ce que moralement j’ai le droit de le faire, et si cette nuisance en vient au fait de vous ruiner définitivement, qu’elle est ma responsabilité ?

      votre explciation est : pas vu pas pris…

      Pour ajouter autre chose, vous dites que John Read avait regretté son lobbying après acte ? c’est d’un cynisme sans nom, la responsabilité est avant pendant après, il est trop simple de faire de la merde et de venir dire après: « ho excusez moi j’ai détruit l’euro, je suis désolé mais vous pouvez me remercié je vous ai aidez a combler ce trou de loi, sans rancune ? »

      Un patron de pme est responsable devant la loi de son entreprise et de son livre de compte la moindre tentative de fraude est punis sévèrement par l’état, les grosses entreprises jamais en comparaison… identiquement pour le peuple…

      Alors les « l’économie c’est trop complexe pour l’expliquer au peuple », « trop précieux pour la laisser aux politiques » ou encore à la FED: nous n’avons pas a publié nos actes vous ne comprendrez rien, c’est beaucoup trop simple comme excuse, cela permet surtout d’avoir des bilan truqué, des cadavres pleins les placards et surtout d’appliquer une politique de profit industriel sur tout ce qui est exploitable.

      L’économie doit être au service des hommes et des femmes qui veulent faire avancer la société, et non pas de spéculateur égoïste qui n’ont d’attache nationale que quand cela les arranges, et venir dire que la retraite la sécu et autre domaine du même genre est vivre au delà de nos moyens, est une sombre connerie si les caisses de l’état avait été géré correctement, et que l’on avait commencé par levé des impôts juste et proportionnel aux gains de chacun et muselé la finance a son rôle: permettre un financement de la vraie vie et non pas de la finance casino.

      je n’ai rien contre vous mais vouloir dire c’est exclusivement la faute de l’état et dédouané de leur action les banques et les hedge funds n’est pas non plus la solution, chacun ses responsabilités.

    • André

      @Antistene : 26 février 2010 à 09:44

      Je suppose que Paul Jorion prendra le temps de vous répondre de manière infiniment plus compétente que moi.

      Si je l’ai bien compris, sa préconisation de l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix est la mesure qui s’attaque, en amont, à la cause de la spéculation … à tel point qu’il n’est même plus nécessaire de rétablir la séparation entre banques d’affaires et banques commerciales.

    • Gisèle

      Merci, c’est ce que je pensais mais je ne savais pas l’exprimer.

    • Gisèle

      N’empêche que la spéculation est à bannir …

    • Mathieu

      Je suis d’accord avec Sebastien: s’il était légal que je vous vole, et que je le faisais, les trois propositions suivantes sont vraies:
      1) je suis un salaud immoral
      2) le législateur du passé est un paresseux, un imbécile ou est immoral
      3) le législateur actuel a intérêt à changer la loi, et fissa…

      On n’a pas besoin de choisir!

  133. Si feu en la demeure il y a, Jorion, Harribey, Lordon, Gadrey, devraient être capables de produire une synthèse commune bien charpentée à publier dans le Monde Diplomatique, Alternative Economique … suivi de tribunes dans le Monde, Libération, Les Echos … puis faire en sorte qu’une organisation comme ATTAC par exemple, possèdant encore une capacité de mobilisation citoyenne, s’empare du sujet…

    • Papimam

      Cela me parait un excellent canal.
      Jorion + Lordon : explosif et ajoutons Jancovici, ensemble ils ont une excellente capacité de com.
      Il faudra sans doute publier également une mini synthèse dans le Monde et un ou 2 hebdo.
      Pour ma part je vais tâcher de lire 2 bouquins que j’ai sous le coude :
      . Le capitalsime contre le monde de Emile H. Malet (il avait été introduit par un résumé dans un jo et m’avait séduit)
      . La prospérité du vice de Daniel Cohen
      Cela alimentera ma réflexion.
      En passant, j’ai communiqué le lien commenté à 2 élites, un sénateur et un député (que je juge super honnêtes hommes) du grand Est avec commentaires.

  134. Jérémie

    Un jour un homme tomba dans un piège qu’on lui avait tendu comme un autre pour se faire plus d’argent à son insu, pour mieux prendre sa vie, son temps, son corps, son Ame, sa foi, son esprit.
    Dans la fosse l’eau montait progressivement, l’homme se dit alors quel guêpier et dire que je ne suis plus le seul : Mais si je crie à l’eau, à l’eau, merde, merde, qui viendra encore me lancer une échelle ou une petite bouée pour me sauver ? Voilà bien mon erreur dit l’homme d’avoir encore crié à l’eau ou au feu, pourtant je n’invente rien, ça fait de plus en plus mal il y a bien péril en la demeure, surtout à partir d’une certaine position j’en ressent même de plus en plus l’odeur du souffre dans les narines.

    Quand la réalité des plus touchés par la crise se heurte encore à la croyance tenace et marchande des plus riches et puissants de ce monde, cette réalité est évidemment perdante et c’est alors qu’on en vient encore à le reprocher à des personnes d’être guère peu pris en compte, surtout si les événements prennent un cours plus dramatique, c’est juste qu’on préfère encore mettre le volume un peu plus fort, pour les oublier, leur faire la leçon, surtout de morale les premiers, à taisez-vous vous les réprouvés de la terre ne voyez-vous donc pas que nous éprouvons de plus
    en plus de difficulté à capter l’attention des hommes, à endormir le monde, non surtout ne vous retournez pas, n’écoutez pas surtout pas les autres mises en garde venant des prophètes de sinon les prophéties s’autoréaliseront encore à cause d’eux, à mort, à mort les prophètes de malheur, non ne regardez surtout pas en arrière, avancez au contraire toujours plus vite comme ça même s’il y a le feu en la demeure, la souffrance, la douleur, la fourche, ne vous rattrapera pas davantage, c’est juste que nous courons pas encore assez vite pour échapper à la grande douleur de plus de cette folle civilisation commerciale … la fin d’un monde à petit feu, souffrez, souffrez …

  135. @Antistene

    Message très intéressant, mais est ce vraiment contradictoire avec les positions de PJ ?
    Pas évident qu’il y ait un amont » et un aval dans cette affaire : si les états et particuliers s’endettent, difficile de voir cela comme une volonté délibérée de leur part, où l’offre commerciale des institutions financières n’aurait aucune influence, tout contrat est un évènement entre deux parties (ou davantage).

  136. louise

    @ Jean Luc
    26 février à 3:21

    Vous avez tout à fait raison comme je vous l’ai posté ailleurs :
    ma grand-mère disait « Si ils font de la réclame, c’est qu’ils ne doivent pas en vendre beaucoup »
    Sous entendu « çà ne vaut pas un clou ! »
    Je ne l’ai jamais oublié.

  137. manfred

    Merci pour cet exposé court, brillant et désolant.
    Merci pour vos interventions et j’espère qu’elles porterons

    • yvan

      Excusez-moi, mais ces écrits ne peuvent QUE me faire réagir.
      Pourquoi désolant…??

      Est-ce le fait de voir la réalité en face qui désole…??????????

      Est-ce le fait d’avoir été TROP habitué aux écrans de fumée, aux paillettes, à la vie facile, aux discours politique rassurants, à la télé qui fait tout pour éviter de réfléchir, à cette envie que tout aille bien comme pendant les trente glorieuses, à un sur-confort dans des maisons cossues et sur-équipée en gadgets électroniques de derniers cris dont les ados sont friands au point que leur chambre en soit remplie, à la possibilité de s’offrir des voyages sur la planète entière (surtout dans les usines à touristes), à des voitures de 2 tonnes dans lesquelles vous êtes seul et qui consomment l’équivalent pétrolier d’un minibus,…

      Koikil en soie, (le koikil est un vêtement hors mode qui habille toute personne d’indifférence)(différent du térébenthine qui permet des mouvements amples par son aisance (de térébenthine))
      Koikil, donc, en quoi se trouve la source de votre malaise face à cette rupture annoncée, prévisible et profonde…???

  138. BigTof

    Et un référendum d’initiative populaire ?

    Ne peut-on trouver quelques députés de tous bords qui soutiendraient cette position et permettrait de forcer la main de notre gouvernement, amateur économique total ?

    • Enrique

      Les référendums ? Vous voyez que que cela donne en Suisse, notemment avec l’histoire des minarets. C’est une fausse solution.

    • Moi

      Il y a les anti-démocrates de droite et puis les anti-démocrates de gauche. Ils veulent décider pour le peuple. Ils savent ce qui est bien et bon.

    • domini CB

      et tout cela vient de ce que c’est avant tout : crate.

    • Jean-Luc

      Un référendum sur la proposition de Paul Jorion?
      Pourquoi pas?

      Est-il vrai qu’en Suisse, lorsqu’il y a référendum, les temps de parole et d’antenne dans les médias sont partagés équitablement?
      Les partisans de chaque camp ont alors exactement le même temps d’expression.
      (quelqu’un peut vérifier?)

      Cet espace de parole de chaque côté (oui / non) est alors partagé par tous les partis qui défendent chaque camp.
      Ainsi, lors du référendum sur les « minarets », le parti qui avait obtenu les signatures pour le vote a eu, presque à lui-seul, la moitié du temps d’antenne, alors que ses adversaires (presque tous les autres partis ce me semble) avaient l’autre moitié.

      Si c’est vrai, c’est un système qu’il me paraîtrait bon d’importer de ce côté-ci des Alpes. Il est en effet antidémocratique que lors de nos référendums, il arrive qu’un des camps est la majorité de la parole (par l’équilibre qui est fait chez nous entre tous les partis représentés).

      Nous avons pu observer cet accaparement des temps d’expression par un des camps, au cours de tous les derniers référendums.
      Les « perdants » du dernier en date (mai 2005. Constitution Européenne), nous en on même fait une démonstration absurde. Ils ont noté que, malgré que la majorité des partis étaient pour le « oui » (sous-entendu: la majorité du temps d’expression), les français avaient voté pour le « non ». La conclusion était donc que les partis avaient eu « un déficit de pédagogie » (délices de la novlangue)!

      Y a-t-il eu aussi « déficit de pédagogie » en Suisse?
      Ou bien, puisque le peuple ne veut pas changer, faudra-t-il changer le peuple?

    • yvan

      TRES bien vu, Toi.

      Les Grecs anciens, inventeurs de la Démocratie, dédommageaient les paysans, venant à l’Agora pour voter les lois, de leur journée de travail perdue aux champs.

      Quelle leçon. A coté, nous sommes des romains décadents.

  139. Marc

    C’est le commencement de la fin ?

  140. à Jérémie,
    Merci pour votre réponse. Il me semble que je ne suis pas un homme de « sytèmes », même si le capitalisme a viré, parce que pervers, à la spoliation automatique via le signe monétaire durable (le SMD).
    Pragmatique, il me semble,dans un premier temps, qu’il suffirait que la BC change cela en émettant un signe monétaire marqué par le temps (le SMT), car il me semble que la BC doit bien enfin obtenir les moyens de sa politique, moyen qu’elle n’a pas avec le SMD.

  141. Sylvie

    Très interessant, mais un peu simpliste.

  142. louise

    @ Jean Luc

    Heu, z’auriez pas de la Nautamine ?
    J’ai attrapé le mal de mer en montant et descendant dans les commentaires !

  143. babypouf

    Bonsoir,

    vous ne pensez pas que supprimer les CDS risque de coûter trés cher au systéme et ainsi provoquer une nouvelle crise financiére ?

    Cordialement

    • babypouf

      …. »noooobody knooooows the trououououble i seeeeeee…..
      noooobody knooooows…. »

    • yvan

      Ca, Babypouf, c’est intéressant comme remarque d’incompréhension et d’ignorance.
      Car le système financier a failli s’effondrer complètement et il a fallu que des gros banquiers et tous les plus grands politiques se concertent un week-end afin que le lundi une riposte soit trouvée pour le « business as usual »

      Messieurs Jorion et Leclerc : il me semblerait INDISPENSABLE de créer une rubrique « historique succinct de la crise » afin que les lecteurs puissent découvrir TOUT ce que l’on a voulu leur cacher.

      CECI ME SEMBLE INDISPENSABLE.

  144. Dup

     » Si vous ne trouvez plus rien, cherchez autre-chose  »
    « L’enfance de l’art est un levé de soleil »

    http://www.dailymotion.com/video/x75ojx_l-europe_music

  145. HERAN

    Bonsoir

    Bon courage dans votre engagement Paul Jorion. Il faut en effet interdire les paris sur les fluctuations de prix des actions, des obligations,des devises
    Et ce serait déjà la solution pour sauver l’euro au delà de la crise financière plus globale.
    Je pense que vous commençez à faire évoluer la vision des gouvernements en Europe
    En tant qu’européen je souhaiterais que l’Europe sorte renforcée de cette épreuve , même si contenu de la situation je ne fais pas trop d’illusions.
    Peut être faut-il penser, au delà de la bataille europénne immédiate, aux efforts supplémentaires futurs pour circonscrire la spéculation aux EU et au RU ?

  146. http://www.youtube.com/watch?v=zeFvALCiJtI

    « En attendant que les Shadoks se lassent de pomper et que le plan Shadok rate, les Gibis sont partis en vacances à la campagne… Et les Gibis s’amusaient. Tandis que pendant ce temps-là, les Shadoks, eux, pompaient … pompaient … pompaient. Ils pompaient le matin. Ils pompaient le midi. Ils pompaient le soir. Et quand ils ne pompaient pas, ils rêvaient qu’ils pompaient, ce qui revient exactement au même car la Cosmopompe avait été spécialement étudiée. Mais plus ils pompaient, plus il n’y avait rien qui sortait. Et le Professeur Shakoko était inquiet. D’autant plus que la planète Shadok recommençait à se déformer et donnait des signes de désaggrégation imminante »

    • Alexis

      On s’y croirait !

    • yvan

      Chers Shadoks.

      Je devais être dans la phase la plus importante d’apprentissage des valeurs (5/6 ans) lorsque je les regardais à la télé.
      Je ne m’étonnes donc plus d’avoir des facilités pour reconnaître une pompe à finance…

      Par contre, mes parents ont souvent été surpris par mon langage restreint : ga zu bo meuh

  147. Vidal

    Je viens d’envoyer le lien de l’appel de P. Jorion en date du 25/2 aux députés de Loire Atlantique, je pense que chaque lecteur peut le faire pour son département, la manipe est très simple, on recueille les noms sur le net, on se rend sur le site de l’assemblée, on y trouve l’adresse courriel de l’assemblée voir une autre car les députés ont presque tous un blog. Je vais faire la même chose pour les députés européens du 44 et si j’ai du temps, les membres de la commission des affaires économiques.
    Un modeste citoyen parmi d’autres

  148. Je ne voudrais pas casser l’ambiance sur un article qui totalise plus de 300 commentaires, (ce qu’onc ne vit de mémoire de crapaud rouge), mais dès lors que l’on promeut l’interdiction de parier sur les fluctuations de prix, se pose la question de savoir comment éviter que les spéculateurs se rabattent sur les « dark-pools ». Dans cet article, Laurent Pinsolle écrit: « On y voit bien l’intérêt des institutions financières, qui y gagnent un nouvel instrument de spéculation, protégé et secret, échappant à la réglementation. » Mais il dit aussi qu’il « est hallucinant que rien ne soit fait pour fermer les dark pool par exemple. » Est-ce vraiment si simple ? Cela dit, tant qu’à mordre la poussière sous le diktat des financiers, autant que ce soit en leur faisant la guerre…

  149. Eliot

    « La paix universelle se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu’un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l’état pacifique. » Anatole France.

    Un peu d’espoir pour Pôle Emploi ;)

  150. Jean-Luc

    @ Paul Jorion

    Je vous lis aujourd’hui sur le fil « On a reçu ça »: http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-61303

    Votre définition de l’extrème droite est-elle donc tellement restrictive que vous ne lui faites même pas le crédit de l’intelligence?
    Je constate, comme vous le savez, quelques coupes dans certains de nos commentaires. L’astucieux caviardage de l’une de mes dernières réponses à frédéric sur le fil présent, où je lui parlais justement de cette intelligence de l’extrême droite, me pose aussi problème. Certaines coupes sont bien sûr acceptables, et même nécessaires -quand elles concernent des outrances verbales-, car elles permettent à votre blog de rester un lieu sérieux).

    Pour en avoir sûrement déjà été victime vous-même, vous savez qu’une coupe dans l’expression d’une pensée ou même dans mon cas d’une simple opinion, est une violence faite à la personne. Dans les exemples que j’ai dit avant, j’aurais préféré voir mes mots sans outrance publiés devant tous et recadrés par vous en commentaire, plutôt que de les voir disparaître. Je ne me serais même pas justifié ou défendu; vous êtes chez vous sur ce blog et il est normal, en tant qu’hôte, de se plier à vos règles.

    Vous n’avez pas bien sûr à vous faire le porte-voix de ceux que vous souhaitez combattre. Cependant, mésestimer leur intelligence, ou vouloir rester sourd à leur parole est une erreur. Je le dis d’autant plus facilement que je me sens très proche des combats que vous menez. C’est une erreur d’utiliser les armes que certains utilisent contre vous. Lorsque je cite certaines personnes, ou que je pointe leur intelligence, je ne pense pas non plus en être le porte-voix. Mon idée est de les mettre à jour, dans un combat honnête.

    Je me trompe peut-être: derrière la radicalité ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17202 ), vous semblez pourtant très souvent jouer les violons du centre. Si c’est vrai, pourquoi pas. Si c’est faux, je vous ai mal lu (et puis bien sûr, comme une alouette ne fait pas toujours le printemps, une Corinne Lepage – que vous accueillez ici depuis peu- ne fait pas toujours le centre). Mais pourquoi une extrémité a alors le droit à l’expression chez vous ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=8350#comment-59772 entre autres), et pas l’extrémité inverse (montrez moi où pour me convaincre un peu)?
    L’intelligence est partagée par beaucoup, en petits morceaux émiettés. Je continue à venir chez vous en trouver une part. Nous essayons tous de recoller les morceaux épars. Derrière les noms que vous citez (le lien que j’ai mis en tête), derrière les noms qui signent chez nous les extrêmes, ou bien la gauche, ou la droite, ou le centre, il y a surtout des hommes et des femmes qui ne cherchent qu’à comprendre. Le mot de « réconciliation » ne doit pas nous faire peur en ce moment de crise, car il pourrait être l’arme puissante et pacifique que nous recherchons tous, au delà des clivages politiques aveuglants et stériles.
    N’est-il pas intéressant d’essayer de faire de votre blog un endroit où réunir ces morceaux, plutôt que d’entretenir la commune ignorance qu’ils ont les uns des autres?

    PS: prenez s’il-vous-plaît le temps de me répondre comme vous le faites pour d’autres. En quelques mots rapides s’il le faut. Que vous publiiez ce commentaire ou non, dans son intégralité ou non, m’importe peu. Ce qui m’importe c’est la réponse que vous pourrez m’apporter. Merci encore pour votre travail. J’aurai toujours plaisir et avantages à vous lire.

    • L’intelligence dans l’extrême-droite est un paradoxe, c’est aussi un danger : des esprits faibles se laisseront séduire précisément par elle. J’ai suffisamment parlé du philosophe H, l’un des plus grands et qui apporta la peste non seulement à la philosophie mais à l’ensemble du monde autour d’elle. C’est pourquoi les thèses de l’extrême-droite n’ont pas leur place ici.

      Vous citez pour justifier votre proposition de « réconciliation » avec l’extrême-droite, les propos d’un commentateur se faisant l’apologue du communisme. Votre exemple est mal choisi : ce commentateur s’est plaint de l’exclusion d’un trop grand nombre de ses commentaires et a annoncé qu’il n’interviendrait plus. C’est la peste en général qui n’a pas sa place dans le monde de demain. Ne perdons pas notre temps avec elle ici.

    • Bertrand

      @Paul,
      Votre proposition « pas de paris sur la fluctuation des prix » sera considérée comme extrémiste par le milieu financier ! De là, vous risquez de vous faire traiter de gauchiste par cette engeance ! D’ailleurs quand l’oligarchie financière cataloguera ses détracteurs de cette manière pour cette proposition, il ne devrait plus faire aucun doute pour les gens que le capitalisme était un système pensé et légitimé scientifiquement par des extrémistes. Le problème des extrémistes est qu’ils peuvent aussi écrire des choses intelligentes, mais la matière de leur travaux, ici l’économie politique dans son sens libéral aboutit, les conduit forcément à confondre un être humain avec un agent économique pour finir par nier toute humanité en dehors de ce cadre.

    • « L’intelligence dans l’extrême-droite est un paradoxe » : je le sais par expérience, pour avoir vécu 20 ans sous l’autorité d’un père d’extrême-droite et catho intégriste. Dans la maison on trouvait Minute, Rivarol et l’Homme Nouveau. C’était un brave type mon père, affable, humain, et en avance sur l’opinion de son temps quant aux méfaits du progrès. Des gens dans le besoin venaient souvent le voir, il les aidait de son mieux. C’était un homme responsable et avisé, pas prétentieux pour deux ronds, et de très bonne compagnie envers ses invités. Rien à redire, finalement, sauf que ses opinions étaient exécrables. Le pétrole des Algériens ? « Ils n’en avaient pas besoin ! » Le Front Popu ? « Il a foutu la m…! » La torture en Algérie ? « Ils n’avaient qu’à pas désobéir ! »

      Mais ce n’est pas pour raconter ma vie que j’ai écris ce commentaire. J’ai lu celui de Jean-Luc où il dénonce « la grande machine à produire du Même » : en quelques mots, il s’est placé au cœur de l’idéologie anti-œcuménique d’extrême-droite. Ce qui est terrible, c’est qu’il exalte les différences comme je le fais moi-même, mais en niant qu’elles puissent coexister dans le même espace sous peine d’en venir à se fondre dans « le Même ». Mais du point de vue humaniste, tous les humains sont déjà « le Même » de par leur nature, une nature qui les conduit à produire des cultures diversifiées. « Le Même » est donc déjà là. Ce n’est pas une conséquence des idéologies gauchistes, mais une donnée première de l’expérience, au demeurant facile à vérifier pour peu que l’on connaisse quelques étrangers. Aussi, quand l’interlocuteur n’accepte pas une prémisse aussi fondamentale, il n’y a pas de « conciliation » ni de « dialogue » possible.

    • Enrique

      Comme le chante le groupe Zebda : « Non, il n’y a pas d’arrangement ». Toutes les idées ne se valent pas. Certaines sont pourries et Paul a bien raison de le souligner et de préserver ceux qu’il appelle les « esprits faibles ».

    • jeannot14

      Je tiens ceci de mon père, déporté résistant Falkensé:

      Il faut de « tout » pour faire une société, mais cette même société doit faire qu’un de ses « tout » ne puisse devenir pensèe unique ou dogmatisme.

      Ce blog, faisant société, il est normal que Paul mais aussi l’ensemble des intervenants veillent, notre démocratie laïque est à ce prix.

    • Dup

      Ce n’est pas la peste qui nous délivrera du choléra.
      Une bonne hygiène nous prévient contre les deux, merci Mr Jorion pour ce difficile travail de prophylaxie ; attention cependant à l’extrême-centre (lol)…

    • Jean-Luc

      @ Crapaud Rouge

      Je suis d’accord avec vous …et vous ne l’êtes pas avec moi …il doit y avoir un malentendu quelque part.

      Attention: je dis « d’accord avec vous », sauf en ce qui concerne l’endroit où vous dites que je me suis placé! Ce n’est pas d’une grande importance, mais pour faciliter les échanges sur le blog je préférerais qu’on me situe ailleurs. Et plutôt nulle part, si cela est possible.

      Le premier malentendu:
      Pour les questions que je posais à Jorion, il s’agissait pour moi d’éclaircir un sujet qui me chiffonnait depuis peu. Dans les débats politiques, j’apprécie la position qu’avait Voltaire: « Je hais vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les exprimer ». Je ne suis pas pour la mise au ban. Comme j’avais repéré une parole extrémiste parmi nous, et que je voyais qu’on ne rendait pas la pareil à l’autre extrême, je posais mes questions honnêtement, sans arrières pensées. Je suis pour la réconciliation des hommes, contre la victoire des extrémismes.
      Jorion m’a répondu. Rideau. Sujet suivant.
      (J’ai eu droit à une petite gifle avec « votre proposition de réconciliation avec l’extrême droite » -alors que je parlais de celle avec les gens qui pouvaient être séduits par elle- mais ce n’est vraiment pas grave, et surtout c’est de ma faute; j’aurais dû être plus clair.)
      Face à Voltaire, on peut lui préférer Saint-Just: « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Disons que je prends le risque de me ranger derrière Voltaire, pour laisser s’exprimer Saint-Just.
      Je comprends en vous lisant que cette position peut amener bizarrement de l’ostracisme sur celui qui veut combattre l’exclusion.
      C’est un risque à prendre, hélas, si on veut tenir ferme cette ligne de conduite de l’ouverture aux autres.

      Le deuxième malentendu:
      Je me relis: « Moi, ça me plaît toujours quand j’entends des gens fiers de leurs origines et du lieu qui les a vu naître (ou qu’ils se sont choisi), et prêts à les défendre contre la grande machine à produire du Même (que cette machine soit « mondialiste » -même marché économique-, ou « altermondialistes » -même humains, égaux et sans différences de culture ou de race).
      Quand l’autre sera moi, quand il n’y aura plus d’ »étrangèreté » à découvrir ailleurs, le monde sera tout petit. Et il sera encore plus petit, quand je serai seul, dupliqué à l’infini de six milliards de mêmes (et non pas « 6 milliards d’autres », ce projet proprement orwellien de Yann Arthus-Bertrand sur le site du même nom – YAB se fait, par les photos de ces gens souriant du même sourire, l’idiot utile de ce système qui écrase l’autre que moi-même). Ce jour-là, quand YAB aura fini son recensement, il ne me restera que mes yeux, mes six milliards d’yeux pour pleurer sur la « diversité » que me chantaient les altermondialistes, sur une « musique du monde » signée Manu Chao ou Youssou N’Dour, et moulinée façon Real World Records par Peter Gabriel. »

      Je parle de tout cela avec d’autant plus d’aise que Manu Chao (et avant la Mano), Youssou N’Dour (et surtout Zebda, que cite ensuite Enrique) sont dans ma discothèque depuis très très longtemps, qu’il me reste un souvenir de Peter Gabriel en 1980 à l’Hippodrome de Pantin et que j’apprécie le travail de YAB.
      - Je ne dis pas que ceux-là sont la « machine », je dis qu’ils la servent sans s’en rendre compte.
      - Je ne dis pas que cette « machine » résulte d’une volonté d’un groupe d’agir contre l’humanité, je dis que c’est une « machine » sans chauffeur.
      - Je ne nie pas que les différences « puissent coexister dans le même espace », puisque mes questions à Jorion prouvaient tout le contraire.

      Je crois comme vous à l’humanisme, et que cette nature humaine qui est ce que nous avons en partage a, comme vous le dites bien, produit des cultures diversifiées. Ce « Même » dont je parle n’a rien à voir avec cela (et si je reprends sans le savoir des termes utilisés par d’autres que je combats, tant pis; je n’ai pas l’intention de leur abandonner les mots, pour me priver d’argument face à eux). J’explique.

      Il y a un « mondialisme » qui ne devrait même pas être discuté. C’est ce tropisme instinctif des hommes qui, depuis au moins notre ancêtre Lucie, cherchent à se rejoindre et à se mélanger sur toute la surface du globe. L’ »altermondialisme » de ce phénomène naturel à l’homme serait le replis sur soi et la xénophobie.

      Et puis il y a un autre mondialisme, qui est la volonté de « mondialisation » des échanges marchands. Pour faciliter cela, il est nécessaire que se fabrique un consommateur unique. C’est contre ce phénomène que s’élèvent les altermondialistes.

      Ce que je remarque, c’est que l’hommage à la différence, chez les altermondialistes, passe souvent par une traduction des cultures humaines, et par leur folklorisation. C’est un moyen pour eux de faire entendre ces cultures, mais qui a son revers.
      J’ai un exemple précis. Petit, je suis allé à un concert d’un jeune breton qui avait décidé de faire le travail magnifique de sauvegarde de la culture de ses ancêtres. Il s’appelle Alan Stivell. Ce travail n’a commencé à être entendu, et à obtenir le succès que lorsqu’il a décidé de le mettre au goût de l’époque. Gros succès …et grosse trahison, dont il a toujours été conscient. La culture bretonne est devenue audible lorsqu’elle a été transformée en « World Music », destinée à ce consommateur unique qui se fabrique.

      Ce qui fait le prix d’une culture, c’est qu’elle n’est pas compréhensible directement par tout le monde. Il faut faire le travail d’aller vers elle pour la comprendre. Une sorte de respect à lui rendre.
      Les différences sont de la richesse, à la seule condition de rester des différences.
      La contradiction est qu’il y a une autre richesse à aller chercher dans le mélange des cultures, dans la réunion des hommes.

      Voilà où se place le dilemme, dans notre monde où mondialisme et mondialisation s’accélèrent de façon incontrôlable (pour le mondialisme) et incontrôlée (pour la mondialisation). C’est la question éternelle de moi face aux autres, de la communauté face au monde. Comment toujours préserver les deux parties? Comment faire que l’une ne gagne pas sur l’autre? (je rejoins Jeannot14 et Dup ci-dessus).
      C’est sur ce terrain que je plaçais ma défense de la parole de la jeune polonaise, dans la suite de mon texte.

      J’aimerais que nous en reparlions un jour ici, si ça n’a pas déjà été fait (peut-être est-ce un débat clos?)

  151. Je signale à tout hasard que ContreInfo a repris l’article sous le titre: Europe, la maison brûle.

  152. Jean-Luc

    @ Paul Jorion

    J’ai la réponse à ma question (mon exemple était finalement bien choisi …jusqu’à ce qu’il s’exclut de lui-même, par manque d’intelligence). Merci.
    Vous avez raison, ne perdons pas notre temps.
    Mise au point faite, je vous suis.

  153. Faut il avoir peur des paradoxes?

    Genre , un type souriant qui annonce le pire :-)

    http://www.dailymotion.com/video/xc8psv_j-stiglitz-la-crise-et-les-bulles-e_news

  154. domini CB

    Décidément, où ne vont-ils se cacher, tous ces foutus paradoxes :
    http://www.dailymotion.com/video/xcbq5u_on-bosse-ici-on-vit-ici-on-reste-ic_news

  155. [...] 28, 2010 Interrogée sur les CDS (Credit Default Swaps), des instruments financiers utilisés par les investisseurs pour se couvrir contre les risques des [...]

  156. Bonsoir
    Serait-il possible que ce soit encore plus grave : le néolibéralisme économique dans sa course folle ne serait-il pas en train de s’emparer de pays entiers?
    Jusqu’à présent, il s’abritait ou se cachait derrière la façades de gouvernements plus ou moins conscients, complices ou non. Mais c’était encore trop pour ceux qui veulent tout financiariser.

  157. Quand on entend des hommes politiques et des journalistes connus et reconnus découvrirent en 2010 le terme de « Credit Default Swaps », ça laisse rêveur….
    Heureusement qu’il existe des gens compétents sortant des sentiers battus qui s’expriment sur le net.

    A la lumière d’un tel blog, par la parodie, on peut raisonnablement dire:
    « Finance sans conscience n’est que ruine de l’Humanité »

  158. Sur mon blog j’ai des posts qui sont écrit dans le même esprit: qui et où sont le 3,4 ou 5 petits cochons capitalistes?

  159. bfo

    M.Jorion,

    Que pensez-vous de « l’enquête » de l’Expansion de février (que je n’ai pas lu…) qui affirme que le « naufrage des finances publiques de la GRECE ne saurait avoir lieu avant 2019, celui de l’ESPAGNE entrevu pour 2022 et celui du PORTUGAL en 2067″ (cf. l’article ahurissant « un naufrage financier est-il imminent en Europe » du 13/02 lu sur investir.fr)

    Veuillez m’excuser si cette question a déjà été évoqué dans l’un des 365 commentaires ci-dessus !

  160. [...] aux commentaires sur la situation en Europe, faits sur le blog de Paul Jorion appelé – Feu en la demeure, qui parle des Credits Default Swaps [...]

  161. l'ami de Loba

    Merci Paul de crier haut et fort.

    Je lis ici et là sur le net, ailleurs aussi (depuis peu) des relais de tes efforts pour faire entendre que rien n’est terminé, ni de la supercherie des menteurs ni des effets dominos qu’impliquent la surenchère des faux-semblants, des manipulateurs et des profiteurs.
    Où faudra-t-il que tout cela s’échoue pour que la prise de conscience rende possible l’inversion de l’inéluctable ? Existe-t-il des raisons de croire que rien n’est impossible ? Je voudrais tellement y croire…

    Merci Paul de crier encore plus haut, nous serons plus forts.

    • manu

      Ceci n’a rien à voir avec la discussion mais
      Pourquoi avez-vous choisi « l’ami de Loba » comme pseudo ?

    • yvan

      « Par conséquent, l’empressement actuel à réduire les dettes publiques des Etats est suspect, voire très suspect.
      Et l’anthropologue d’aller un peu plus loin encore en se demandant si les ultralibéraux ne cherchent pas leur revanche en imposant la diète forcée aux gouvernements  »

      Accélération de la privatisation complète…???
      Cela irait dans leur sens de pensée démente de pouvoir financier total.

      Ou guerre.
      Ils se savent protégés par le fameux besoin créé du « nerf de la guerre ».

      Dans tous les cas, comme la sphère financière n’a qu’un et unique but, et aucune coordination par individualisme obligatoire, ils seraient capable de faire sauter la planète pour un dollar de plus.

    • yvan

      Je reformule pour être précis :

      Ils ont DEJA failli faire sauter la planète pour un dollar de plus.

  162. U.S. Said to Tell Hedge Funds to Save Euro Records (Update1)

    By Katherine Burton and David Scheer

    March 3 (Bloomberg) — The U.S. is asking hedge funds not to destroy trading records on euro bets, according to a person with knowledge of the requests, as Europe and the U.S. step up scrutiny of the funds’ role in the Greek debt crisis.

    […]

  163. [...] en novembre puisqu’on l’entrevoyait déjà en février. J’écrivais le 25 février dans Feu en la demeure : « Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. [...]

  164. [...] House is on Fire! Author: Paul Jorion | Filed under: Economy, Finance An English translation of Feu en la demeure !, posted on my French blog on February [...]

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