Le programme pour l’Europe de Yanis Varoufakis, le 14 mars 2015

Source : Presenting an agenda for Europe at AMBROSETTI sur le blog de Yanis Varoufakis. Merci à Fuu Hououji pour la traduction française ! Ouvert aux commentaires.

Présentation d’un programme pour l’Europe à AMBROSETTI (Lac de Côme, le 14 mars 2015)

Chers tous, mes devoirs ministériels m’ont empêché de poster des billets ces derniers temps. Je brise maintenant ce silence, puisque je viens de faire une présentation qui combine mes travaux précédents et mes efforts actuels. Voici le texte de la présentation que j’ai faite ce matin à la Conférence d’Ambrosetti sur le thème d’un « Programme pour l’Europe ». Les lecteurs réguliers de ce blog en reconnaîtront le thème principal – preuve d’une certaine continuité…

En mars 1971, alors que l’Europe se préparait à faire face au Choc Nixon et commençait à projeter une union monétaire européenne plus proche de l’étalon or que du système de Bretton Woods qui partait en lambeaux, l’économiste de Cambridge, Nicholas Kaldor, écrivit la chose suivante dans un article publié dans The New Statesman :

« …C’est une dangereuse erreur de croire qu’une union économique et monétaire peut précéder une union politique, ou qu’elle agira (selon les termes du rapport Werner) ‘comme un catalyseur pour l’évolution vers une union politique dont, à long terme, elle ne pourra se passer pour fonctionner.’ Car si la création d’une union monétaire et d’un contrôle communautaire sur les budgets nationaux engendre des pressions qui entraînent l’écroulement du système tout entier, il empêchera le développement d’une union politique, au lieu de la promouvoir. »

Malheureusement, l’avertissement prophétique de Kaldor fut ignoré et remplacé par un optimisme touchant selon lequel l’union monétaire forgerait des liens plus forts entre les nations européennes et que, à la suite de grandes crises du secteur financier (comme celle des années 2000), les circonstances forceraient les dirigeants européens à mettre en place l’union politique qui avait toujours été nécessaire.

C’est ainsi que, à une époque ou l’Amérique était occupée à recycler les surplus d’autres pays à l’échelon planétaire, une sorte d’étalon or fut créé au sein de l’Europe, et fit couler un mur de capital vers Wall Street, nourrissant la financiarisation et la production privée d’argent à grande échelle à travers le monde – les français et les allemands se précipitant pour prendre part à la chose avec enthousiasme.

À l’intérieur de l’Eurozone, l’illusion d’un risque zéro a été renforcée par le fantasme que (dans une union construite sur le Principe de la Dettes Publiques Parfaitement Séparées et des Systèmes Bancaires Séparés) prêter à une entité grecque était plus ou moins aussi risqué que de prêter à une entité bavaroise. La conséquence fut que les surplus on donné lieu à des flux de capitaux nets vers les nations en déficit, créant des bulles insoutenables tant dans les secteurs privés que publics. Notre modèle de croissance de l’Eurozone, mesdames et messieurs, s’appuyait lourdement sur un financement des vendeurs privés, conduit par les banques, pour les exportations nettes des nations en surplus.

C’est comme si, en construisant l’Eurozone, nous avions ôté tous les mécanismes d’absorption des chocs, tout en assurant que le choc, lorsqu’il surviendrait, soit énorme. Et lorsque ce choc énorme survint, sous la forme de la grande crise de l’Eurozone en 2010, à la suite du crash mondial de 2008, et que mon pays, la Grèce se trouvant avoir joué le rôle du canari dont la mort annonce le coup de grisou au fond de la mine, l’Europe décida de rester dans le déni quant à la nature de la crise, insistant à traiter les insolvabilités causées par l’éclatement des bulles (dans le secteur bancaire d’abord, et dans le domaine des dettes publiques ensuite) comme si elle n’étaient que de simples problèmes de liquidité, prêtant à des nations profondément endettées via le mécanisme des SPVs (Fonds Communs de Créances) qui ressemblaient à des CDOs (obligations adossées à des actifs) empilées les uns sur les autres. Le résultat final fut un transfert des pertes potentielles des bilans des banques vers les contribuables européens d’une manière qui plaçait l’essentiel du fardeau de l’ajustement sur les pays en crise, qui étaient les moins capables de le supporter.

Le résultat de cette approche contre-productive percola dans le marché des obligations pendant quelques années, avec des effets presque catastrophiques (emportant presque l’Italie), que Mario Draghi combattit avec courage à l’été 2012. Hélas, son intervention couronnée de succès, tout en apaisant les marchés, força la crise à produire des métastases dans le royaume de l’économie réelle de la zone euro, découlant sur une grève asymétrique des investissements à un moment où l’accumulation de l’épargne dormante (l’autre face de la crise) poussait les rendements vers le bas et causait une crise de confiance qui a décuplé les vents déflationnistes à travers le continent – ces vents déflationnistes que Mario Draghi est à nouveau appelé à éteindre via la politique longtemps attendue de Quantitative Easing (QE).

Cinq ans d’une crise qui n’est pas terminée, ont endommagé notre tissu social et ont atteint leur point culminant dans une Europe qui a perdu sa légitimité auprès de ses propres citoyens, et une grande partie de sa crédibilité auprès du reste du monde. Une Europe qui proclame une plus grande union et une plus grande consolidation dans les mots, tandis qu’en réalité ses problèmes les plus aigus se trouvent dans les faits – et c’est regrettable – re-nationalisés.

Mesdames et messieurs, l’Europe demeure emprisonnée dans une crise existentielle, totalement indépendante de la Grèce, qui empire au lieu de s’améliorer. C’est un défi pour nous tous, qu’aucune droiture fiscale ni aucun stimulus Keynésien ne peuvent relever. Rester ainsi coincés dans des débats stériles pour savoir si des déficits budgétaires devraient être réduits ou augmentés de montants insignifiants, débats entre nations n’ayant plus de banque centrale, est aussi dangereux qu’ennuyeux. C’est pourquoi, il me semble, que la bataille entre la France et Bruxelles, ou entre Rome et Bruxelles, à propos des virgules et points de leurs budgets, et pour savoir si quelques dixièmes de pourcents doivent être retirés ou non, est complètement à côté de la plaque.

Nous avons besoin de quelque chose d’autre : d’une autre logique, d’un redéploiement rationnel des institutions existantes de manière à attaquer le problème à la racine. Pendant qu’une dynamique de dette-déflation ronge le potentiel européen de partage de prospérité, les gouvernements européens sont enfermés dans de faux choix :

  • entre la stabilité et la croissance
  • entre l’austérité et le stimulus
  • entre l’étreinte mortelle entre banques et états insolvables, et une union bancaire admirable mais indéfinie et indéfiniment retardée
  • entre le principe de dettes publiques parfaitement séparables, et le besoin supposé de persuader les pays en surplus de financer les autres
  • entre la souveraineté nationale et le fédéralisme.

 

Ces faux choix emprisonnent la pensée et immobilisent les gouvernements. Ils sont responsables de la crise de légitimité du projet européen. Et ils risque de causer un déficit démocratique toxique partout en Europe, dont seuls les nationalistes, les populistes, les séparatistes, les anti-européens et, oui, les Nazis comme notre propre Aube Dorée, pourront profiter.

Alors je sais que, dans ce beau pays de deux brillants Marios [1], dire ces mots alors que le QE se déploie, est un quasi blasphème. Le QE est tout autour de nous, et une bonne quantité d’optimisme en dépend. Au risque de jouer le rôle de celui qui ruine la fête (comme le dit souvent ma fille !), permettez-moi de dire que je peine à imaginer comment l’élargissement de la base monétaire dans notre union monétaire, morcelée et en fragmentation, se transformera en une augmentation substantielle de l’investissement privé dans des activités productives.

En effet, le QE s’est révélé assez peu performant à engendrer cette transformation, même dans des économies solides et homogènes comme le Japon, les USA et l’Angleterre. Le résultat ne peut qu’être encore pire dans une Eurozone morcelée où les achats d’actifs par la BCE ne sont même pas proportionnels aux écarts de production, ou orientés vers les économies nationales qui subissent les forces déflationnistes les plus puissantes. Je crains que le découplage de la base monétaire de la source d’argent – qui est toujours le talon d’Achille du QE – se révèle, dans le cas des efforts de la BCE en matière de QE, bien pire que ce qui se passa au Japon, aux USA ou en Angleterre.

Le cas allemand est une bonne illustration de ceci. En 2015, la production totale d’obligations allemandes ne sera que de 140 milliards d’euro, en raison de la tentative désendettement du gouvernement fédéral allemand. Malgré cela, la BCE est engagée à acheter 160 milliards d’euros d’obligations dans la même année. Dans le même temps, les banques allemandes doivent augmenter leurs réserves de liquidités en raison des exigences du régulateur d’environ 20 milliards d’euro. Et pour ce faire, elles ne peuvent utiliser que du papier à haute liquidité, à savoir des obligations. Ceci donne une demande structurelle globalisée d’obligations d’au moins 180 milliards d’obligations pour 2015, bien au-dessus de l’offre de 140 milliards d’euros [du gouvernement fédéral allemand].

Dans de telles circonstances, les institutions financières allemandes ne sont aucunement encouragées à vendre des obligations, puisqu’elles en ont besoin, et que leurs rendements relativement élevés satisfont les exigences du régulateur. On peut dès lors prédire que les prix des obligations à travers le spectre de maturité augmenteront rapidement pour atteindre le maximum décrété par la BCE, que les écarts de rendement à travers l’Eurozone s’effondreront indépendamment de toute reprise via les investissements dans les pays comme l’Espagne et l’Italie, et les cotes des actions se trouveront gonflées à des niveaux qui ont démontré leur insoutenabilité dans le passé. L’idée que ce genre d’inflation des prix des actifs contribuera à mobilier l’épargne dormante et la convertira en investissements productifs, en particulier dans les pays en crise, est contraire tant aux preuves empiriques provenant des pays où le QE a été réalisé précédemment de manière vigoureuse, et est contraires aux bases de la macroéconomie.

Pour résumer, tandis que la BCE fait de son mieux dans les limites qui lui ont été fixées, il est peu probable que son « mieux » suffise. Il nous faut autre chose. Permettez-moi d’esquisser ce que cet « autre chose » pourrait être. J’appelle cela un processus d’Européanisation Décentralisée. Le cœur de cette idée est simple : il nous faut stimuler une gouvernance fédérale de l’euro sans fédération, sans perte supplémentaire de souveraineté nationale, et dans le cadre des traités existants.

L’Europe est actuellement emprisonnée dans un faux dilemme. D’un côté, il y a l’opinion classique selon laquelle la manière dont les choses sont gérées en Europe aujourd’hui nous conduit hors de la crise, et que cela fonctionne. Je ne partage pas cette opinion. L’autre face de ce dilemme est de dire que la fédération est la seule alternative. Je ne pense pas que cela soit possible, et je ne pense pas non plus que cela soit souhaitable. Heureusement, il existe une troisième option, que j’aime appeler l’Européanisation Décentralisée.

L’idée est d’européaniser quatre domaines de base de nos politiques économiques : d’européaniser le secteur bancaire, d’européaniser une partie des dettes publiques, d’européaniser les investissements globalisés (via la Banque d’Investissement Européenne, et en association avec la BCE) et, finalement, d’européaniser un programme de réduction de la faim et de la pauvreté. Une fois ces domaines européanisés, les gouvernements nationaux pourront arriver à produire des budgets à l’équilibre sans douleur , même si la position externe d’un pays (comme la Grèce ou le Portugal) est négative. Car si l’investissement globalisé, le malaise bancaire, une portion de la dette publique, et un programme de coupons alimentaires sont « européanisés », alors nos gouvernements nationaux pourront produire des budgets en équilibre et plus personne n’aura même envie de savoir si la Grèce ou le Portugal ont un excédent de comptes courants par rapport à l’Allemagne (tout comme personne aux USA ne sait, ou ne veut savoir si le Nouveau Mexique a un déficit de comptes courants par rapport au Texas).

Comme nous disposons de peu de temps, permettez-moi de vous donner un seul exemple de ce processus d’Européanisation Décentralisée. Sur les quatre domaines nécessitant une Européanisation (dette publique, investissement, secteur bancaire et la crise humanitaire) je me concentrerai sur l’investissement. L’idée est simple :

  • L’Europe a désespérément besoin d’investissements engendrant la croissance sur une large échelle.
  • L’Europe déborde d’épargne dormante, les épargnants ayant trop peur pour l’investir dans des activités productives, craignant le manque de demande globalisée une fois que les produits sortent des chaînes de production.
  • La BCE veut acheter des actifs papier de haut qualité pour enrayer les attentes déflationnistes.
  • La BCE préférerait ne pas avoir à acheter des obligations allemandes, espagnoles ou italiennes pour les raisons déjà citées, ou pour ne pas être accusée de favoriser l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, etc.

Voici ce que pourrait faire la BCE pour atteindre cet objectif tout en contournant son « problème opérationnel » et son « inquiétude macroéconomique » :

  1. La Banque Européenne d’Investissement (BEI) devrait recevoir le feu vert pour s’engager dans un Programme de Relance conduit par l’Investissement dans toute l’Eurozone, avec pour objectif l’amélioration de 8 % du PIB de l’Eurozone, en se concentrant sur les projets d’infrastructure à large échelle, pendant que sa filiale EIF s concentre sur les start-ups, les PMEs, les entreprises innovantes sur le plan technologique, la recherche en matière d’énergies vertes, etc.
  2. La BEI produit depuis des décennies des obligations pour financer l’investissement, couvrant 50 % des coûts de financement des projets. Elle devrait dès lors produire des obligations pour couvrir le financement de l’entierté du Programme de Relance conduit par l’Investissement dans toute l’Eurozone ; à savoir, en garantissant la convention selon laquelle 50 % du financement vient de sources nationales.
  3. Pour assurer que les obligations de la BEI ne souffrent pas d’une exigence de rendements croissants en conséquence de ces grands défis, la BCE devrait annoncer qu’elle est prête à venir sur les marchés secondaires pour acheter autant d’obligations de la BEI que nécessaire pour que les rendements des obligations de la BEI demeurent à leur niveaux bas actuels.

L’intérêt de cette proposition est qu’elle recommande que la BCE mette en œuvre un QE en achetant une seule sorte d’actifs : des non-euro-obligations solides, non toxiques produites par la BEI pour le compte de tous les états de l’Union Européenne. Ainsi, l’inquiétude opérationnelle de la BCE par rapport à quelles obligations acheter, issues de quel pays, est levée. De plus, la forme ainsi proposée pour le QE soutient directement les investissements productifs, contrairement à l’accroissement d’instruments financiers risqués [2].

On peut objecter que la BEI pourrait rencontrer des difficultés pour trouver des projets prêts pour un financement à la hauteur de centaines de milliards d’euros, au rythme de 200 milliards d’euros par an. Ce ne sera pas le cas dans le long terme. Des projets pan-européens qui en valent la peine, comme par exemple l’union européenne pour l’énergie verte, ou l’union numérique, offriront les opportunités d’investissement pour la BEI. Dans l’intervalle, les projets d’infrastructure existants, qui se meurent parce que les budgets nationaux sont épuisés, pourraient être financés par la BEI, si la BEI sait que la BCE la couvre sur les marchés obligataires. En ôtant une partie du fardeau des budgets nationaux, le déclin actuel de l’investissement public pourrait être renversé – sans dette publique ou transferts fiscaux supplémentaires – et ainsi inspirer les investisseurs privés qui se joindraient au mouvement.

Un programme de relance européenne d’une telle magnitude rappellerait soudainement à la BEI qu’elle a la capacité (jusqu’ici non réalisée) de :

  • devenir un acteur macroéconomique significatif ;
  • d’internaliser les risques d’investissement tout en les réduisant, et ;
  • de diminuer le niveau de risque des projets d’investissement qu’elle finance simplement en jouant un rôle plus important dans la relance européenne.

Conclusion

L’avenir de l’Europe ne sera lumineux que si nous arrivons à utiliser la crise de l’euro comme une opportunité de mettre en place les États-Unis d’Europe. Tout ce qui sera en deçà de cela conduira à la fragmentation et, au final, à l’effondrement de l’euro (comme Nicholas Kaldor l’a pré-diagnostiqué en 1971) et à la désintégration de l’Union Européenne, avec des conséquences terribles pour tous les européens.

Cependant, même si une fédéralisation aurait empêché cette crise, fédéraliser maintenant n’est pas une solution faisable à cette dernière. Si la crise de l’euro a réussi une chose, c’est, tragiquement, à monter de fières nations les unes contre les autres, rendant une « mise en commun » politiquement impossible – pour le moment. Les « difficultés » actuelles auxquelles nous sommes confrontés au sein de l’Eurogroupe, et les divers blocages, sont une réflexion des divergences politiques causées par la « progression » sans fin de la crise.

Je suis venu à cette conférence aujourd’hui pour défendre le point de vue que ce dont a besoin l’Europe, c’est d’une solution à la crise actuelle qui utilise, et redéploie de manière intelligente les institutions actuelles et dans la lettre des traités et règles actuels. J’ai présenté un exemple de la manière dont cela peut être accompli dans le domaine d’investissements pan-européens globaux. La proposition d’un partenariat BEI-BCE (où la BCE fait du QE en achetant des obligations de la BEI en soutien d’un programme de relance conduit par l’investissement sur une large échelle) démontre précisément comment l’Europe peut mobiliser les institutions existantes (dans ce cas, la BEI et la BCE), européaniser l’investissement global, et conduire à la relance sans aucun besoin pour l’Allemagne de financer ce programme ou les investissements productifs qui iront vers les nations en déficit.

Si on y réfléchit, cela nous offre le potentiel de stimule une Nouvelle Donne Européenne sans avoir besoin d’une trésorerie fédérale, pour quelque type de transferts fiscaux que ce soit, ou pour de nouvelles institutions. Tandis que les nations plus riches, l’Allemagne en tête, n’auront pas besoin de payer un seul euro pour cette Nouvelle Donne Européenne, l’Europe aura besoin de la direction des pays en surplus, comme l’Allemagne, pour la mettre en place.

Au début des années 1950, les USA ont dirigé la relance de l’Europe avec le Plan Marshall. Il en a coûté au contribuable américain 2 % du PIB pour transférer les fonds nécessaires à l’Europe (un argent bien dépensé, même d’un point de vue américain). La Nouvelle Donne Européenne ne coûtera rien à l’Allemagne, la Hollande, etc, puisqu’elle sera financée par les productions d’obligations de la BEI qui, en fait, contribueront à nettoyer les excès de liquidités du secteur financier allemand, et contribueront ainsi à restaurer des taux d’intérêt positifs pour les fonds de pension allemands. Mon opinion est que l’Allemagne devrait guider le reste de l’Europe vers ce chemin mutuellement avantageux. Et pourquoi ne pas transformer ceci en un projet historique qui, dans les décennies à venir, sera connu comme le Plan Merkel. Une telle évolution contribuerait à réduire les divisions inutiles, et donnerait un coup de pouce bien nécessaire à l’intégration européenne.

Aujourd’hui, j’ai donné un exemple d’Européanisation Décentralisée : l’investissement globalisé. Des solutions similaires existent pour européaniser une portion des dettes publiques nationales, pour unifier correctement nos secteurs bancaires, et pour s’attaquer à la pauvreté et aux privations – sans transferts fiscaux, sans dépenses déficitaires, sans que l’Allemagne endosse la facture et – point crucial – sans perte de souveraineté nationale [3].

Permettez-moi de conclure avec une remarque qui vient du fond du cœur : il est temps de cesser de considérer la relance de l’Europe comme un jeu à somme nulle, où les intérêts d’une nation sont servie en en faisant payer une autre. L’Europe a un potentiel de développement immense qui, cependant, exige un glissement de paradigme immédiat, à l’intérieur des traités et règles existants. Notre génération a le devoir de réaliser ce glissement, pour que les générations futures puissent dire que nous leur avons permis de vivre dans une Europe réellement unie ; dans une Europe de prospérité partagée dans laquelle être grec, italien ou allemand est une identité culturelle plutôt qu’un élément politique significatif.

NOTES DE FIN

[1] Je parle ici de Mario Monti (qui était dans la même conférence) et, bien sûr, de Mario Draghi.

[2] Notez qu’un emprunt par la BEI n’a pas d’implications en termes de règles fiscales européennes. L’emprunt n’est enregistré ni comme une nouvelle dette, ni comme un déficit pour aucun des états membres, ce qui signifie que de nouvelles dépenses publiques peuvent être financées sans que cela affecte la performance fiscale nationale.

[3] Notez que ces idées viennent de la « Modeste Proposition de Résolution de la Crise de l’Euro », co-écrite par Yanis Varoufakis, Stuart Holland et James K. Galbraith

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170 réflexions au sujet de « Le programme pour l’Europe de Yanis Varoufakis, le 14 mars 2015 »

  1. ….j’ai pas tout compris n’étant pas un familier de ces mécanismes, mais ce que je comprends c’est que enfin un politique avance des propositions qui redonne espoir , un politique qui propose un projet d’avenir.
    Et avec tout ça cet homme est classé plutôt indésirable à Bruxelles!!!!!!
    mais que vais-je voter ce dimanche??????

  2. Merci au traducteur de ce texte du ministre des finances grec, il nous fait apparaître une personne beaucoup plus constructive que ce qu’il nous est généralement présenté par les médias, médias relayant les propos de tout ces gens au pouvoir actuellement, incapables d’imaginer autre chose que la politique actuelle.
    Y. Varoufakis évoque brièvement le Plan Marshall mis en place par les E.U. pour aider l’Europe à surmonter les désastres de la guerre mais il aurait été intéressant également de tracer un parallèle avec la situation qui a conduit à cette guerre et a en tirer les enseignements.
    L’avant guerre c’est maintenant ?!

  3. Ce que je retiens surtout c’est que Varouflakis propose un accord entre l’Allemagne, l’Italie, les autres et la Grèce pour réorienter la politique « de Bruxelles » (celle de la Troïka) grâce à une sorte de « plan Merkel pour l’Europe ».

    La politique de la Troïka ayant eu pour effet de dresser l’une contre l’autre l’Allemagne et la Grèce (et plus globalement l’Europe du nord contre l’Europe du sud et réciproquement) ce serait salutaire mais il n’a que peu de chances d’y parvenir. Il surestime entre autres le pouvoir réel de Mme Merkel dans le système en place en Europe, système où Jyrki Katainen, vice-president de la Commission européenne, a pu déclarer sans choquer grand monde que “We don’t change policies depending on elections”.

    Ça permettra peut-être de mesurer le « déficit démocratique » des institutions et traités en vigueur (ce que P.J. appelle les cliquets) à moins que, grâce à l’influence des médias, personne ne s’aperçoive de rien ?

  4. C’était plus facile pour un pays extérieur, à l’époque les Etats-Unis, de proposer un plan Marshall à l’Europe, que de le décider et de le mettre en œuvre par les 27, puisqu’il faut l’accord de la majorité des pays, voire de tous…

  5. Encore un petit effort et Varoufakis sera joronien à 100 %

    Nous cherchions sur le blog ces dernières années cette voix qui s’élèverait et dirait non, faisons autre chose. Eh bien nous y sommes : c’est un Grec ou plutôt deux (il y a aussi Tsipras) qui viennent rappeler aux décideurs obtus en costumes gris les fondamentaux de la démocratie.

    J’aurais préféré qu’il évoque directement l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix, un système monétaire de compensation. De même, la mutualisation des projets ne peut résoudre tous les aspects d’une crise multiple où il faudra en passer par la gratuité pour mettre hors jeu une marchandisation de choses essentielles qui met en péril notre survie. Mais au moins on sort un peu du dogme ! Rien que pour cela il a toute mon estime.

    1. Où le vois-tu « sortir du dogme » ? Avec sa BEI couverte par la BCE plutôt que par le budget européen comme dans le plan de son ami Junckers ?

      1. Je pensais à l’austérité obligatoire,. Aux sacrifices qui doivent être consentis à la religion féroce. A son évocation de la nécessaire restructuration de la dette. Remettre cela en cause, c’est s’éloigner du dogme, même si ce n’est pas refuser tout le dogme.

  6. Cela est digne d’être appelé un discours sur l’état des États Unis d’Europe.
    Que YV soit aidé et protégé.
    Il parle comme J.C.Juncker devrait parler, comme les autres chefs d’état devraient parler, s’ils avaient réfléchi et analysé la situation d’après les mêmes prémisses.
    En tout cas la petite fille aux allumettes en fait briller une.

  7. Merci pour la traduction.
    J’ai pas tout compris mais un beau discours qui donne de l’espoir
    Attendons de voir la suite. Souvenons nous du « mon ennemi c’est la finance ! » (soupir).
    Mais il me plait bien ce Varoufakis…

  8. merci beaucoup pour cette traduction d’un individu qui a à n’en pas douter un esprit positif et constructif, je ne suis pas férue non plus en science économique.
    Cela dit quelques bémols, le contexte comme l’auteur le souligne d’une part et d’autre part le nombre de pays inféodé à la doxa européo allemande….à convertir à ces points de vue progressistes qui m^me si ils ne sont pas la panacée ont le mérite de proposer une alternative viable à priori.
    Oui j’aurais aussi aimé lire dans ces propositions une interdiction des paris sur les fluctuations et la spéculation virtuelle, ainsi que un plan européen sur l’énergie verte et le l’environnement, ainsi qu’une vision plus positive sur l’aide aux plus démunis, les coupons c’est un peu comme les restaus du coeur , heureusement qu’ils sont là mais ils sont toujours là donc problème !

    J’apprécie les propositions économiques , il me parait important d’élargir le projet de changement de paradigme proposé à une vision sur le plan humain, environnemental et philosophique qui lui donne du corps et une âme , un sens.

    Quid de la démocratie et des citoyens ?
    Pourquoi ? Au service de quoi et de qui ?

    Merci encore, il y a une coquille : contribuera à mobiliser.
    je cite « L’idée que ce genre d’inflation des prix des actifs contribuera à mobilier l’épargne dormante et la convertira en investissements productifs,  »

    Un lien sur le « miracle » de la croissance allemande : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/il-n-y-a-pas-de-miracle-allemand-461175.html

    Cordialement

  9. Ces propositions en matière de financement d’investissement se substituant au QE sont à rapprocher de celles de Michel Aglietta proposant de financer un programme d’infrastructures sur la base d’un certificat carbone permettant un nouveau système d’intermédiation financière orientant les investissements vers des objectifs de réduction des dégâts environnementaux et redonnant une dynamique au niveau européen enfin crédible.
    Il faudrait savoir ce qu’entend Yanis Varoufakis par ses propositions sur l’Union bancaire au-delà de ce qui a été déjà entrepris.
    Il est regrettable que ces propositions ne viennent pas de notre Ministre des Finances, lequel comme ses prédécesseurs n’a peut être jamais pris le temps d’entendre et de réfléchir sur des propositions de cet ordre venant d’économistes en France proposant des solutions qui permettraient d’éviter un effondrement du projet européen si nous continuons sur la voie présente.
    A. de L’Epine

  10. ha les coups du sort… terrible …!

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-allemagne-tente-de-contenir-la-contagion-de-la-crise-bancaire-autrichienne-461187.html

    la ligne dure se fissurerait elle ?

    no comment : je cite

    extrait  » Inévitables annulations de dettes et danger de contagion à l’Europe

    S’il en était besoin, cette situation prouve que la décision autrichienne du 1er mars a toute la réalité d’un défaut, quand bien même légalement il n’en s’agirait pas d’un. On ignore si la FMA devra, à l’issue du moratoire, en mars 2016, annuler une partie de la dette de Heta et laquelle. Mais, à Vienne, on ne cache presque plus que cette annulation est inévitable.

    Dès lors, l’Europe, et l’Allemagne en particulier, va devoir prendre des mesures pour contenir les effets de contagion de cette faillite. Une faillite qui, dans les faits, pourraient être plus dangereuse qu’une restructuration de la dette grecque telle que la réclame le gouvernement d’Athènes.

    D’autant qu’elle pourrait entraîner le défaut officiel d’un Land autrichien, la Carinthie, ce qui pourrait aussi avoir des conséquences plus larges. Le silence européen vis-à-vis du comportement du gouvernement autrichien ne cesse donc de surprendre.  »

    1. J’espère que l’Histoire ne bégaiera pas : en mai 1931, alors que la crise économique n’avait pas encore atteint l’Europe, la banque autrichienne Kreditanstalt fit faillite. C’était la première en Europe durant cette crise.

    2. L’État fédéral autrichien le 1er mars a décidé de cesser de couvrir les dépenses de Heta après l’apparition d’un besoin de financement, inconnu jusqu’alors, de 7,6 milliards d’euros.

      Il y a donc des besoins « inconnus jusqu’alors ». Je suppose que c’est du « hors bilan », à propos duquel rien n’est dit, sauf quand il est impossible de se taire?

      Dans le sauvetage Dexia par les gouvernements belge, français et luxembourgeois, un chiffre de 900 milliards hors bilan a été couramment avancé, certains allant jusqu’à 1.100 voire 1.500 milliards. Aucune information sérieuse n’a été produite sur ces déclarations.
      C’est dans le film « Dexia, démocratie confisquée« , de ZinTv, coproduit par le CADTM, Attac Bruxelles, Attac Liège et les CoPec.

    1. En (très) gros j’ai compris qu’il veut financer des infrastructures vertes en Europe, comme ceci:

      La Banque Européenne d’Investissement émet des obligations destinées aux investisseurs privés, mais que la BCE pourrait leur racheter (pour en garantir la valeur ?)

      En échange de ces obligations, la BEI aurait du liquide pour financer les infrastructures.

      Les banques et financiers privés ne peuvent se faire de gras, donc ça ne plaira pas.
      Par contre, les multinationales qui emporteront les contrats pourraient se gaver, ce qui par contre pourrait plaire.

      J’ai peut être compris de travers, mais c’est ce que j’ai retenu de cet interminable laïus économique.
      L’économie c’est au fond très simple, voire puéril, (d’ailleurs ça fait appel à ce qu’il y a de plus vil chez l’humain) mais codé de sorte que les non énarques/polytechniciens n’y comprennent rien.

  11. Sur le papier ça semble séduisant.

    Ce que je comprends, c’est qu’il s’agirait de budgétiser au niveau européen quatre secteurs fédérateurs; le secteur bancaire, une partie des dettes publiques, des investissements d’avenir ayant comme objectif 8 % de croissance (via la BEI /BCE) et un programme social ambitieux (réduction de la faim et de la pauvreté)

    Les États, ainsi allégés de cette charge pourraient en effet viser un budget plus facilement à l’équilibre recentré sur ses missions régaliennes (école, défense, sécurité, santé..)

    Ce que je ne vois pas, c’est comment, avec les institutions actuelles un tel plan – même rebaptisé plan Merkel ! – pourrait accoucher d’autre chose que d’une souris, à supposer même que les chefs d’États veuillent y adhérer.

    Ce que je ne vois pas, c’est qui déciderait quoi (le Parlement européen ?, la Commission ? le Conseil de l’Union?), avec quels arbitrages ?, quels lobbies ? quelles priorités ?, quels montants ?…

    Quand à utiliser la voie démocratique, c’est à dire expliquer cela aux peuples européens, puis leur demander leur avis, et enfin solliciter leur votes, je n’en parle même pas.

    C’est sans doute une belle idée mais qui reviendrait à rebâtir les fondations d’une maison une fois que le toit est déjà posé, le tout avec d’importants vices de construction.
    Alors qu’avec un bon bulldozer …!

    1. C’est pourtant très simple: après avoir perdu l’un des deux leviers de la lutte contre le chomage avec l’euro (le controle a politique monétaire), la France perdra l’ensemble des autres leviers économiques.
      Contrepartie politique: 0
      Car bien sur les peuples n’auront aucun droit de regard sur les décisions des experts non élus…

      Ceci dit je salue la performance: proposer d’apporter sur le billot, en un même mouvement, la souveraineté de l’ensemble des autres peuples, tout ça pour sauver SON propre peuple, ce qui ne peut que plaire aux fédéralistes et prêtres d’une religions féroce (ne vous y trompez pas à Bruxelles ce sont les mêmes), moi je dis: « chapeau l’artiste! ».
      Heureusement il est désormais trop tard pour ça et les allemands n’accepteront jamais (malgré le petit morceau de bravoure au début).

      1. Varoufakis cheval de Troie ?
        joli !

        mais non, mais non….

        Syriza cheval de Troie, c’est bien ce que pressentent l’homme de fer allemand et son équipe aux commandes …..touche pas à mon précieux….:-(

    2. Il y a une sorte de croyance keynésienne dans l’efficacité, par un entraînement dit « multiplicateur », des investissements publics, qui ne me semble pas adaptée à la période actuelle, et me met mal à l’aise dans cette conférence.
      Keynes était un type brillant, mais il y a certainement de l’impensé dans sa théorie. Les politiques keynésiennes ont réussi dans l’après-guerre, jusqu’à ce qui a été appelé la stag-flation: un accroissement de dépense publique cessait de créer de l’activité supplémentaire comme auparavant, mais causait de l’inflation. J’en déduis que les politiques keynésiennes (un p’tit milliard d’autoroute par ci par là, en plus ou en moins, pour stimuler ou pour calmer la monture économique) réussissaient par chance, et un jour ont cessé de réussir, quand le facteur impensé favorable s’est dérobé.
      Quel est cet impensé? Cela est-il abordé dans le livre de Paul qui est sous presse ?
      J’imagine qu’il faut chercher du côté de ce que signifiait une période de reconstruction d’après-guerre dans des conditions d’inégalités modérées, de quasi plein-emploi avec les trois grandes catégories de revenus, supérieurs, moyens et inférieurs, qui tous s’accroissaient.
      Aujourd’hui, nous sommes dans un autre monde – bien plus conforme au capitalisme d’ailleurs, la période d’après deuxième guerre mondiale ressemblant fort à une exception dans l’histoire économique -, où la finance exubérante se nourrit de l’économie productive, la soumet et la rend atone.
      Mais les keynésiens seraient toujours fixés à cette ère ancienne de plus en plus légendaire.

    3. « Ce que je ne vois pas, c’est qui déciderait quoi (le Parlement européen ?, la Commission ? le Conseil de l’Union?), avec quels arbitrages ?, quels lobbies ? quelles priorités ?, quels montants ?… »

      Associé aux propositions de Piketty pour un nouveau parlement Européen qui pourrait piloter le programme on pourrait commencer a avoir une politique economique Européene cohérente avec 4 leviers dont on a une idée de la fonction et de l’effet :

      a partir de 23 min sur la video suivante :
      https://www.youtube.com/watch?v=Hy03AkeYsDo

  12. Rien de neuf sous le soleil grec, personne n’a voulu des eurobonds, tout comme la secte ordolibérale germanique ne veut pas d’une dette publique financée par émission monétaire de la BCE et ne sévira que jusqu’à la réduction des Etats à leurs très strictes fonctions régaliennes, et encore…

    Alors Varoufakis et sa nouvelle donne peuvent toujours rêver d’une Europe sociale!

    1. oui c’est bien et c’est utile , cela dit , devant une telle déception politique toute alternative économique constructive ne pourra JAMaIS remplacer UN VRAI PROJET et une vraie VISION POLITIQUE.

      Les aspects techniques qu’ils soient juridiques administratifs ou financiers ont certes leur inportance MAIS ils ne peuvent et ne doivent pas se substituer à un vrai projet (QUI ? QUOI ? COMMENT ETC……).

      Il me semble que l’erreur monumentale de la construction actuelle tient aussi à cela, il y a un vrai désenchantement car tout ce qui devait d’une part en constituer le socle a été fourvoyé au profit d’un squelette technochratique sans âme où ne prédominent plus que des considérations qui n’ont plus de la politique que les aspects cyniques voire tactiques.

      Autrement dit des coquilles vides , et on nous dit que c’est de la politique, oui de la politique technocratique, une soupe indigeste , en fait .

      Le champ politique est désert par ce que ces oligarques ont substitué à la politique , au sens noble, un cynisme affabulateur pour maquiller leur gestion purement financière et technocratique, le désenchantement participe à cette vision mortifère de la vie qui nous a été sournoisement par substitution imposé .

      Attention un choix par défaut reste un choix voire un non choix , mais ce sera un choix qui prédominera PAR DEFAUT !!!

      Tuer le rêve, surtout celui que l’on peut enfin concrétiser, c’est tuer la vie !

      Pour avancer, créer, nous avons besoin d’avoir des rêves et des projets, cela n’empêche pas de faire ses comptes, mais un UNIVERS UNIQUEMENT TECHNOCRATIQUE ET COMPTABLE ne me donne ABSOLUMENT PAS ENVIE D Y ALLER
      ET VOUS ?

      Où est la politique ? voilà ce qu’ils en font : http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-a-qui-profite-la-farce-461311.html

  13. C’est trop beau, tout à fait, Hadrien.

    Varoufakis oublie ici le refus des banquiers d’être régulés, joint au copinage endogamique des gouvernements et de la finance (point 1), la raideur des créanciers (point 2), l’intégrisme des politiciens de l’offre opposés à toute politique d’investissements (point 3)… et je n’ose pas me prononcer sur son volet n°4 contre la faim et la misère.

    C’est son côté Paris-Match, et c’est pas pour ça qu’on l’aime. 🙂

      1. 1) – ce doigt est un fake bricolé pour une émission satirique et ça se veut juste drôle, ce qui rassurerait sur l’humour allemand
        2)- ce doigt est réel et remonte à 2 ans, dans un contexte de campagne électorale où tout et n’importe quoi peut être dit et fait ( on a des exemples même en france)

        dans les 2 cas la médiatisation du geste montre quoi?, sinon la nervosité du maitre face à l’ élève indocile

        dans tout groupe structuré l’insoumission d’un seul suffit à briser la cohésion

        papaandréou ou samaras étaient quand même bien plus faciles à gérer

        l’ europe a refusé un référendum à la gréce
        elle a juste reculé pour mieux sauter

  14. Je me suis permis d envoyer un petit mot a l équipe de rue 89,
    peut être plus a même de déclencher quelque chose dans les médias..

    ==. Je vous invite tous a y aller.. L monde, libe, média part etc etc…
    Et a signifie ici votre démarche… Un petit test de réactivité du blog!! Sourires

  15. Une fois de plus merci au blog Jorion, j’essaie de faire suivre autour de moi.

    Pour faire boule de neige il faudrait traduire le texte de Varoufakis en plusieurs autres langues européennes: allemand, italien, espagnol, portugais, néerlandais, …

    Pour renvoyer à cette page-ci les francophone (ce que je fais) il serait peut-être bon qu’il y ait aussi une image (qui se voie sur le lien vers cette page du blog PJ mis dans FB). De plus, il faudrait (si ce n’est déjà fait) corriger les quelques coquilles ou imperfections textuelles (il y en avait quand j’ai lu le texte il y a quelques heures)

    Encore merci !

  16. Bonjour,

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre, mais quelqu’un peut-il me confirmer que la méthode proposée permet de :

    1. Emprunter pour faire des travaux d’intérêts publics sans avoir recours à des banques privées (La BEI emprunte à la BCE)
    2. Permet donc de ne pas payer de rentes à l’oligarchie (=> Les taux rapportent aux citoyens via les banques centrales vers les Etats)
    3. Force l’argent du QE à aller, non dans le domaine de la salle de jeux du casino mondiale, mais bien à des prestations réelles ayant un impact positif sur l’économie, l’emploi, … Un possible retour à la croissance.
    4. Que de toute façon cet argent allait être prêté sans aucune chance d’avoir un effet sur l’économie et donc sans réelle garantie de retour.

    Merci beaucoup pour la traduction, la modération et aussi aux éventuelles réponses à ce message.

    BAV
    Alain

    1. Pas du tout, la BEI lèverait toujours ces fonds sur les marchés. Les investisseurs seraient couverts par la BCE sur le marché secondaire en cas de soucis (avec la Grèce, par exemple)..

      1. Comme c’est la BCE qui au final garantit, c’est comme si elle prêtait directement, sauf qu’on laisse la possibilité au privé de se faire du gras pour faire avaler la pilule.
        D’autant que le remboursement de ces obligations est loin d’être gagné, car à quoi servira le fric que se feraient ainsi les (grosses) boites qui auront les marchés?

        Car si c’est pour aller s’entasser dans les paradis fiscaux, et spéculer, ça n’engendrera pas de recettes fiscales qui justement devraient permettre le remboursement…
        Mais pas tout en même temps.

        Ensuite viendra la question: qui décide d’investir dans quoi.

      2. Merci à tous les 3 pour vos réponses et vos éclaircissements. Oui, il a donc, malgré tout, laissé la porte ouverte, mais c’est probablement indispensable… Effectivement !

    2. Lemmerdeur (vous êtes vraiment ça?),

      1. tous les emprunts publics en UE sont financés par les banques privées, c’est une règle absolue et sans exceptions sur le vieux continent, même le monstre US ne connaît pas cette règle (pq? parce que le privé est bien géré, et qu’on ne peut faire confiance au public, retenez bien ça, sauf pour la répression et la guerre)

      2. rien n’échappe à l’oligarchie en UE, et ici Varoufakis joue à l’exercice que j’appellerais mondain « tout le monde y gagne » (de temps en temps il faut faire des choses de ce genre-là quand on est ministre), qui ne remet rien en cause: par hypothèse l’oligarchie gagne et continue de gagner

      3. si le QE va à l’économie-que-nous-commes-obligés-d’appeler-réelle, ça c’est énigmatique, problématique, incertain et pas du tout un réel souci pour la BCE et compagnie – et un point que Varoufakis relève pertinemment, exemples US et japonais à l’appui – Le premier souci du QE est tout de même de sauver la finance, pas l’économie productive

      4. votre 4. c’est le QE –

      Remarquez que vous n’avez traité que d’un des 4 points de Varoufakis, celui des investissements publics (une horreur ancienne et keynésienne, un monstre, une hérésie, pour les monétaristes et profiteurs qui nous gouvernent.)

      Il y a encore, dans son exercice: 1. une « européanisation du système bancaire » – qui demanderait déjà en soi une révolution ou un méga-krach (qui arrive),
      2. un défaut partiel sur la dette européanisée, qui est le diable pour l’Allemagne de la CDU et du SPD, et pour un tas d’autres génies de la vision obtuse dans d’autres pays,
      3. une européanisation de la lute contre la faim, car nous en sommes là!, et contre la pauvreté, plus grande que jamais depuis 60 ans en tous pays, qui tue à long terme et en permanence (28 ans de différence d’espérance de vie entre deux quartiers de Liverpool) et qui tue dans l’immédiat, surtout dans le sud de l’Europe: accidents hospitaliers (y compris, en Grèce, une vacancière de mon quartier, Liège, Belgique), délabrement du système de santé et suicides de gens ruinés.

      1. Je constate que tu as – très probablement – eu confirmation de l’accident hospitalier de ta voisine liégeoise en balade grecque.

    1. C’est vraiment un texte d’une beauté incroyable. Hélène Martin l’a mis en musique, ça remplissait un 33 tours. Ici un extrait de 2’50 avec les paroles.

    1. Attali et Varoufakis proposent la même chose. Le problème bloquant jusqu’à présent est la gouvernance de la politique d’investissement de la BEI. La BEI n’arrive pas à trouver des objets d’investissement suffisamment rentables pour ne pas devenir une bad bank. Elle garde une activité réduite pour conserver un bilan sain avec des fonds propres suffisants qui couvrent les risques qu’elle prend. Il en résulte que la BEI émet peu d’obligations dans des proportions sans rapport avec les volumes de liquidité que la BCE souhaite émettre par sa politique de quantitative easing.

      La mise en oeuvre du plan Attali-Varoufakis exige une émission de capital de la BEI dont il faut partager la souscription entre les Etats actionnaires de l’UE. L’Allemagne refuse de contribuer car cela signifierait une politique publique d’investissement et de crédit commune avec ses partenaires en qui elle n’a aucune confiance. La seule façon de constituer un collatéral sûr à l’émission monétaire de la BCE par des investissements publics communs dans les pays qui ont besoin de relancer leur économie est d’équilibrer la rentabilité de la zone euro par des dévaluations monétaires dans les pays surendettés. Là encore, l’Allemagne s’y refuse pour ne pas perdre en compétitivité et conserver des excédents qui lui permettent de poursuivre son propre désendettement plus rapidement que ses partenaires.

      La proposition de Varoufakis a donc pour fonction de révéler la position de l’Allemagne pour la contraindre à sortir de la contradiction systémique de l’euro libéral. La monnaie unique est une impasse économique et financière sans des structures politiques communes qui permettent de réguler les prix et le crédit entre les Etats par des redistributions fiscales et des dépenses communes. Le plan Attali que Varoufakis reprend est suffisamment ancien pour démontrer l’absence de volonté politique à construire un pouvoir politique européen qui rende l’euro viable. De fait la politique franco-allemande est de laisser le système de l’euro s’effondrer dans son incohérence structurelle. Il appartient aux électeurs de la zone euro de demander la structuration politique qui conserve la communauté monétaire ou bien d’opter pour des réformes financières séparées requises par les politiques nationales divergentes.

      1. Il appartient aux électeurs de la zone euro de demander la structuration politique qui conserve la communauté monétaire ou bien d’opter pour des réformes financières séparées requises par les politiques nationales divergentes.

        Vous argumentez mieux que moi… 😉
        , mais je préciserais que ce sont les « médias qui font l’opinion » qui diront ce qu’il faut voter aux électeurs. Et comme les médias qui font l’opinion appartiennent à ceux qui ont le pognon…

        L’intérêt de ceux là est de faire du fric, avec pour seule limite que les peuples restent inoffensifs, vis à vis du système. (éviter une Révolution)
        Donc, aucune raison de faire une Europe politique, qui renforcerait le pouvoir des peuples.
        Donc, on va adapter les bidouilles (terme mieux adapté que réforme) financières pour calmer la ou il y a danger pour le système.

        La seule arme significative dont disposent les peuples serait de sortir du système. Reste à savoir si les grecs vont la sortir pour appuyer les propositions de Varoufakis…

      2. On en est donc bien là où Lordon ne cesse de dire que nous sommes: l’euro dans sa forme actuelle n’est pas viable.
        Emmanuel Todd en dit autant.

        Attali et Varoufakis le disent aussi, Pierre, à condition que nous interprétions leurs propositions comme destinées à dévoiler la raideur intraitable de l’Allemagne d’Angela Merkel et des autres de son camp, ce qui est une interprétation optimiste et/ou charitable.

        Nous pouvons le supposer du ministre grec dans son action politique, en lui faisant crédit vu l’enjeu dont il a la charge et vu qu’il a déjà prouvé son aptitude à la communication paradoxale.
        Pour Jacques Attali, qui parle en rationaliste sans être aux affaires, je ne le supposerais pas.

  17. Merci au maître de céans d’avoir publié le texte de Yanis Varoufakis *bow*
    En relisant, je m’aperçois avec horreur que j’ai laissé traîner quelques fautes de frappe,ou fautes de rapidité, mon cerveau allant parfois plus vite que mes doigts quand je traduis – en particulier en ce qui concerne l’emploi des termes « économie politique » au lieu de « politique économique » (je pense que ça apparaît à deux endroits dans le texte). Les correcteurs orthographiques ne détectent pas encore tout, malheureusement (ou plutôt, heureusement).
    Toute difficulté de compréhension, toute erreur de contenu est à mettre à mon débit – il est assez compliqué de faire justice au texte, qui dépasse par moments le niveau maximal de mon incompétence en la matière. 😉
    Merci à toutes celles et tous ceux qui l’ont lu et commenté. Je pense que c’est un texte important, et qu’il mérite d’être partagé et propagé tous azimuts. Il est rare de trouver à des positions de pouvoir et d’influence des personnes comme Yanis Varoufakis (même s’il a plein de défauts, et doit avoir un égo difficilement gérable 😉 ). C’est l’opportunité de faire connaître des projets, de leur donner de l’écho…en espérant que les machines à détruire le débat, la différence, les altenatives et l’espoir n’arrivent pas à écraser ce « Marxiste Erratique », et le beau pays qu’il essaie de défendre avec le gouvernement Syriza.

      1. Le pb est son hauteur.
        Le messager ne tue pas le message. Et ce message est bon.
        Doit passer 100 pieds au-dessus de la tête de la tribu allemande qui n’y verra qu’un gaspillage de son trésor.
        La moindre tentative d’européaniser les finances des Etats, c’est forcément exciter la fourmi.

      2. Je ne suis pas d’accord avec vous. Aimer ou apprécier quelqu’un ou pas n’a rien à voir avec l’exercice du pouvoir, les négociations et les confrontations politiques. La personnalité de Varoufakis ne peut en aucun cas poser problème pour les gens intelligents et préoccupés par le bien commun (de toutes et tous). Or, nous serons d’accord pour dire que, pour la plupart, ces gens sont intelligents, n’est-ce pas ? 😉
        La question est de savoir qui, parmi les dirigeants européens, répond encore à la 2ème condition.
        Il suffit de lire le quart du tiers de la propagande à l’odeur plus que désagréable produite par les médias allemands (sur twitter par exemple), pour savoir qu’on en est à tout faire pour ne pas que l’on parle du fond, à faire du bruit, du bruit et encore du bruit, même dans ce qui devraient être des endroits encore un peu préservés comme la TV publique allemande. Jouer dans ce jeu nauséabond ne nous servira pas, c’est une certitude.

      3. Même sur son blog, constatant la désaffection de ses fans au vu des très rares commentaires qui ont suivi le texte de la conférence qui nous est traduit là, j’ai comme l’impression que ses avis ne sont plus très suivis…
        Au niveau européen c’est encore plus simple, il n’est plus dans la négociation (l’Eurogroupe ne l’écoute plus). Ça se passe en-dessous de lui, entre technocrates de la troïka et de son ministère, et au-dessus de lui, directement entre Merkel et Tsipras. Varouf grillé.

      4. ben voyons, quand tout sera parti en fumée , on pourra toujours communiquer avec des signaux de fumée ….à condition bien sûr de prendre de la hauteur. 🙂

        amicalement votre

        PS : merci aux contributeurs ayant donné des éclaircissements sur l’aspect technique de ce texte.Pas évident pour moi non plus et j’aime bien comprendre. !

  18. Pourrait on rajouter à sa liste l’européanisation des dépenses militaires qui coûtent si cher à la Grèce ( à cause de notre lâcheté sur Chypre) ( et à la France aussi par la même occasion)? ça changerait beaucoup de calculs! Superbe discours , trop technique pour enflammer les foules, mais on aimerait avoir autant de visions concurrentes et ambitieuses pour un vrai débat et non le petit jeu stérile des austèristes et des nationalistes!

    1. J’ai cru comprendre qu’il ne voulait pas surtout pas froisser les susceptibilités nationalistes; oubliez donc les velléités fédéralo-militaires…

    2. lol
      oui bien sur les français et les anglais vont rincer tout le monde avec leur « grande armée » quand il y aura besoin (et du coup prendront tous les coups des armées ennemies sur la tronche)
      .
      Evidemment qu’il ne le propose pas! Pour quoi faire?
      Ça ne sert à rien de fédéraliser le budget militaire pour gratter le grisbi des autres, puisque la situation actuelle est déjà à l’avantage de son peuple… et de tous les autres resquilleurs (et puis en plus la Grèce est elle-même bien garnie de son côté – manquerait plus qu’elle soit prêteuse!).
      Il nous prend vraiment pour des truffes.

      Effectivement, le problème c’est son auteur. Je suppose que les curés eurocrates ont aimé par contre.

      Vivement qu’ils sortent, si c’est pour proposer des trucs pareils. Au moins, la proposition jorioanesque de reset de la dette et de bancor de l’euro n’impliquaient pas un abandon total de la souveraineté économique des peuples.

    3. La méditerranéisation serait sans doute un premier pas plus acceptable (Italie + Espagne + Grèce + Chypre + Malte + France + Croatie )

  19. Malheureusement tout ce que vous proposez suppose que nos responsables veuillent sortir de la situation actuelle ,or vous êtes en train de vérifier que la plupart s’y trouvent fort bien,la Grèce n’ a trouvé aucun appui…Mieux ce sont les pays qui sont dans une situation proche de la vôtre qui sont vos pires ennemis…L’Allemagne dans son désir de domination a retrouvé tout son mépris pour certaines populations ,et comme précédemment elle a retrouvé toutes les complicités nécessaires pour l’aider à la fois à exercer son hégémonie et à détruire par la pauvreté(disons la DETTE) ceux qui lui déplaisent ,autres temps autres méthodes d’extermination mais les buts poursuivis restent les mêmes… et les complices ressemblent furieusement à leurs ancêtres….

  20. On ne sort pas du jeu du pétard. Ce pétard allumé qu’une ronde de gamins se passent de main en main, le premier qui le jette étant un dégonflé, quant à celui dans la main duquel il pète…
    Et bien voilà, Varouf vient de refiler le pétard à un autre, et quand tout aura pété, il pourra dire  » ha que j’vous l’avais dit bande de nazes ».
    Il y a bien un moment où chacun dans cet euro, va devoir arrêter de dire ce qu’il exige ou ce qu’il espère, et plutôt parler de ce qu’il propose.
    Parce que si je suis d’accord avec ceux qui disent « pas d’euro sans solidarité », je suis d’accord aussi avec les Allemands quand ils disent « pas de solidarité sans contrôle », et alors, je suis d’accord avec ceux qui disent « pas de contrôle sans démocratie »(pas nombreux les mecs).
    Donc puisque personne n’en veut de cet euro solidaire, transparent et démocratique, restons en là non?

  21. « Mesdames et messieurs, l’Europe demeure emprisonnée dans une crise existentielle, totalement indépendante de la Grèce, qui empire au lieu de s’améliorer. »

    Bonjour Monsieur Yanis Varoufakis,

    Ce n’est malheureusement pas exact, cette crise existentielle est bien dépendante de la Grèce.

    Pour entrer dans la zone euro, le pays devait respecter plusieurs critères que la Grèce ne remplissait pas.

    Pour entrer dans la zone euro, la Grèce a embelli ses comptes pour masquer la vérité.
    Malheureusement, elle paye au prix fort sa tricherie.

    Pourquoi s’obstiner à renier la vérité ?

    La Grèce s’est enchaînée dans une dépendance de la crise en accumulant des dettes liées à une mauvaise gestion.

    1. Vous confondez la Grèce est les escrocs qui étaient précédemment au pouvoir… (c’est vrai pour tous les pays d’ailleurs)

    2. Ça m’agace toujours d’entendre dire « la Grèce a fait ceci », « l’Allemagne pense cela », « la France considère que »… comme s’il s’agissait d’entités homogènes

      Ah, les pièges du langage

  22. L’Europe (UE) n’existe pas on nous fait croire que…..On veux nous persuader de décennie en décennie que cela s’arrange ?
    L’UE est une entreprise de démolition de tout nos services public (voir ce qui se passe avec le RSI).
    Cette UE s’est imposé de manière non démocratique (référendum du 29/05/2005) et comme l’a très bien confirmé Juncker « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »,
    Ce système est digne d’une République bananière.
    Comme le dit Jacques Hogard: « L’Europe est morte à Pristina ».
    Alors, ce projet , ces projets TAFTA, TISA discutés hors toute démocratie quels intérêts servent-ils?
    En tout cas pas les Peuples ayant chacun leurs personnalités heureusement encore. Mais à qui sert ce « projet » ???
    Pour le bien être de qui?
    Rafistoler un truc impossible, faire croire que?

  23. Monsieur Yanis Varoufakis vous exprimez ceci : « L’Europe déborde d’épargne dormante, les épargnants ayant trop peur pour l’investir dans des activités productives »

    Cela n’est pas exact. Il existe une dispersion des taux d’épargne liés à des facteurs structurels (la démographie), cycliques (taux d’intérêt) et sociologiques.

    Le taux d’épargne en Italie a baissé.
    En effet, il est passé de 9,9% en 2001 à 4,6% en 2014 !

    En Allemagne, le taux d’épargne est resté à peu près stable 9,5% en 2001 contre 9,2% en 2014.

    Mais où se cache le débordement d’épargne dormante dont vous parlez ?

    Monsieur Yanis Varoufakis, vous ne pensez tout de même pas que les pauvres petits épargnants qui se sont sacrifiés toute leur vie, vont investir dans des activités faussement productives grecques pour vous faire plaisir?

    Cordialement.

    1. « les pauvres petits épargnants qui se sont sacrifiés toute leur vie, »
      C’est de l’humour?
      D’habitude cette phrase appartient à la propagande financière. Le mot épargne lui-même est idéologique: il désigne, pour sa plus grande part, un pur excès de revenus, tout en charriant des images de vertu modeste et de ténacité.

      J’ignore le montant de l’ « épargne » des « petits » titulaires (à définir hein, parce que les « petits actionnaires de Fortis » ça commence autour de 100.000 euros par exemple), par rapport aux avoirs des 10 pc les plus fortunés, des 1 pc, et des 0,1.
      Quelqu’un a-t-il ces chiffres, pour savoir de quoi on parle?

      (J’ai aussi été frappé par cette expression « épargne dormante ». Elle est celle qui ne s’investit pas dans l’économie productive atone, et pour cause, mais l’appellation est bizarre.)

      1. l’expression « épargne dormante » n’est pas de moi, elle appartient à Yanis Varoufakis.

        oui, « les pauvres petits épargnants qui se sont sacrifiés toute leur vie, »,
        ceux qui ont moins de 3 000 euros en épargne, épargné sur plusieurs années, ils sont très nombreux.

        vous-même, vous êtes un épargnant, ne faites pas l’offusqué, vous également vous êtes un épargnant.

        Au XIXè siècle, avec le vieillissement de la population et le changement démographique on se préoccupait déjà de l’épargne pour se prémunir.

      2. L’épargne dormante se place par exemple dans les oeuvres d’art dont les prix sont ridiculement élevés (mais c’est pas bien grave.)

        L’épargne dormante se place dans l’immobilier des quartiers les plus côtés des grande villes (avec comme colateral les difficultés que rencontrent ceux qui travaillent dans des villes où ils ne peuvent habiter.)

        L’épargne dormante se place dans des stocks de matières premières et des productions agricoles pas encore récoltées dont les variations de cours sont causes de désastres multiples

        L’épargne dormante se place dans des prêts idiots et des paris stupides souvent décrits sur le blog.

        Etc, etc, etc.

        Comme dit P.J. l’argent n’est jamais là où on en a besoin: on peut très bien mourir de faim à côté d’un champ inculte et des outils nécessaires à le cultiver pour la simple raison qu’on a pas l’argent nécessaire, et ça n’arrive pas qu’aux grecs!

  24. Mais où se cache le débordement d’épargne dormante dont vous parlez ?

    Dans les circuits spéculatifs, sur des comptes bancaires basés dans des paradis fiscaux.
    Les sommes qui dorment (en fait elles travaillent, mais sans du tout servir l’économie réelle, au contraire en la pillant), représentent des milliers de milliards d’euros.

    Mais je suis d’accord avec vous, il leur est bien plus profitable de rester là ou elles sont.

    Je ne suis pas certain que cette épargne soit comptabilisée dans les chiffres que vous citez, qui sinon seraient largement plus importants.

    1. « basés dans des paradis fiscaux »
      Cher monsieur je vous invite à revoir sérieusement votre géographie,
      Hong Kong, Singapour se situent pour vous en Europe?

      « Je ne suis pas certain que cette épargne soit comptabilisée dans les chiffres que vous citez »
      Cher monsieur, ces chiffres sont représentatifs des ménages du pays , eux-mêmes représentatifs de la majorité d’une population.
      Vous confondez 1% d’une population avec 99% d’une population! c’est à dire rien à voir ensemble (les deux sous-ensembles sont distincts) et également cette « épargne fictive, marginale » des 1% d’une population mondiale ne se situe pas en Europe.

      1. le luxembourg, pour ne citer que lui et son aimable ancien premier ministre, ne se situe-t-il pas au coeur de l’europe?

        on peut, mais s’il on veut, y ajouter l’irlande les iles anglo-normandes etc

        quant à prétendre que l’épargne de 1 % de la population, qui possède 50% des avoirs est marginale …..

        mais, comme tu dis,  » les 2 sous-ensembles sont distincts »
        n’ y aurait-il pas là comme un léger souci?

      2. Bonjour,
        je crains que le Luxembourg soit dépassé cher monsieur,
        le Luxembourg transfère plus de la moitié à Hong Kong et une bonne partie à Singapour.
        Bonne journée.

      3. Les riches épargnants français peuvent transférer leur fortune dans des paradis européens, mais aussi à Hong Kong, Singapour, et ailleurs.

        La nationalité de l’épargne est elle celle de son propriétaire, et non celle du pays qui l’abrite (du fisc).

      4. cher Monsieur,
        On s’en fiche de la nationalité de l’épargne!
        je ne peux plus rien pour vous, c’est fatigant.
        Je vous invite à prendre connaissance de la fiscalité des revenus de…(devinette, je vous laisse chercher le dernier mot)
        sur ce bonne lecture et au revoir.

    2. Cher monsieur je vous invite à revoir sérieusement votre géographie,
      Hong Kong, Singapour se situent pour vous en Europe?

      Si l’épargne n’a pas de nationalité, pourquoi avez vous amené cette notion sur le tapis?
      Et d’où viennent les milliers de milliards d’euros, qui circulent sans servir l’économie réelle, si ce n’est d’une épargne sortie de l’économie réelle, et qui lui manque cruellement?

      En clair il ne manque pas d’argent, il n’est simplement pas là ou il y en aurait besoin. Aux dettes monstrueuses correspondent fatalement les montagnes de fric qui alimentent la spéculation, au lieu de l’économie réelle.

      Je ne vois pas ce que la fiscalité des revenus pourrait nous apporter, puisque tout cela échappe au fisc.

      1. Bonjour monsieur,
        En aucun cas, j’ai amené la notion de nationalité de l’épargne dans mon commentaire.

        Vous exprimez  » je ne vois pas ce que la fiscalité des revenus pourrait nous apporter, puisque tout cela échappe au fisc »

        Nous sommes d’accord, sur échapper au fisc, cher monsieur, c’est ce que je tentais de vous expliquer.
        Mais cela a bien à voir avec la fiscalité des revenus de(il vous manque un mot).
        Le Luxembourg est dépassé tout est transféré à Hong Kong et Singapour. Vos milliers de milliards d’euros ne sont pas basés en Europe.

        Vous exprimez  » circulent sans servir à l’économie réelle  »
        C’est malheureusement bien plus complexe que cela, une partie certes non suffisante est forcément rebasculée dans l’économie réelle.

        Bonne journée à vous.

        Bien cordialement.

      2. En complément,
        Les dragons asiatiques forment une immense puissance
        économique mondiale avec une forte concentration économique,
        Le Luxembourg est dépassé. L’Europe est dépassée.
        Bonne journée monsieur
        Bien cordialement.

      3. Mais arrêtez de nous donner du « monsieur ». On est tous pareil, hein. Du coup je ne sais plus de quoi on causait.

      4. si vous avez un problème, et que vous ne savez pas quoi répondre ou bien écrire, vous n’êtes pas obligé d’écrire derrière mes commentaires, ce n’est pas une obligation et je ne peux rien pour votre cas désolée, Allez en « causer » à un spécialiste ou à Paul il s’y connait en psychiatrie.
        Madame alors
        Bonne journée Madame

  25. Madame Vénus – Etoile du Berger

    Qui a fermé les yeux quand on a admis la Grèce dans la zone Euro ? Qui a octroyé des prêts sans tenir compte de la capacité à rembourser ? Le FMI, fin connaisseur en la matière, est tout aussi responsable que le Crédit Agricole et la Deutsche Bank.
    Il y a collusion d’intérêt entre les gouvernements pourris de la Grèce d’avant 2015, les banquiers véreux, les oligarques grecs et les chefs d’Etat européens qui ont accepté des chiffres manifestement truqués par Goldman-Sachs. Puis, quand ils ont autorisé des prêts qui ne pourront jamais être remboursés. Ce n’est pas le peuple grec qui a vécu au-dessus de ses moyens, ce sont ses politiques véreux, ses banques (souvent étrangères) et ses oligarques.

    Si vous avez du temps et du courage, lisez ou écoutez la conférence à la Sorbonne d’un chef d’Etat qui a peut-être beaucoup à nous apprendre.

    Ce n’est pas le langage auquel nous sommes habitués de la part des défenseurs des « pauvres riches ». Ou comme le dit notre hôte Paul Jorion, de « l’aristocratie financière » et de ses larbins.

    1. Bonjour,
      Ce que je tente d’expliquer, c’est que les propos de Yanis Varoufakis ne sont pas exacts.
      Ce monsieur exprime que la Grèce est indépendante de la crise, mais ce n’est pas exact, elle est même fortement dépendante de la crise.

      Vous cherchez qui ? Au point de départ, c’est bien la Grèce qui a payé une somme d’argent pour faire maquiller ses comptes afin de rentrer absolument dans la zone euro, elle voulait y entrer quel qu’en soit le prix.

      Monsieur vous exprimez ceci « Ce n’est pas le langage auquel nous sommes habitués de la part des défenseurs des « pauvres riches ». Ou comme le dit notre hôte Paul Jorion, de « l’aristocratie financière » et de ses larbins »

      Je n’ai rien à prouver, Monsieur,à qui que ce soit, dans la vie on fait et on ne dit pas.
      Les défenseurs des pauvres qui ne côtoient aucun pauvre et ne connaissent aucun pauvre, mais laissez-moi doucement rigoler.

      A votre différence, je ne crois pas que Yanis Varoufakis fera quoi que ce soit pour son peuple.
      Les solutions qu’il propose ne sont malheureusement pas viables et ne vont pas résoudre la situation.

      Merci beaucoup pour la conférence, j’irai lire et écouter.
      Bonne journée à vous.

  26. Encore une proposition qui ne tient pas compte de notre disponibilité énergétique en diminution.

    Donc à la question « avec quelle énergie? », pas de réponse… puisqu’on ne se pose même pas la question.

    Echec assuré. Ci-dessous le lien entre énergie et économie.

    Lorsque la production de pétrole diminue, à demande constante, son prix augmente.

    L’économie ne fonctionne pas avec un pétrole cher. Si le prix du pétrole augmente, l’économie ralentit, avec comme conséquences des licenciements et des faillites.

    L’économie ralentit, la demande de pétrole diminue, son prix baisse. Comme le prix du pétrole est bas, l’économie reprend, la demande augmente.

    Mais comme la production de pétrole est sur une phase descendante, l’offre n’est pas suffisante, on repart en début de cycle, et le prix du pétrole augmente à nouveau.

    Adieu à la croissance, l’emploi, et le pouvoir d’achat.

    1. @ 0kWh.org 17 mars 2015 à 05:22
      Ce que vous dites est juste, mais incomplet. Pourtant vous posez la question et vous occultez une partie de la réponse qu’il convient d’apporter.

      Donc à la question « avec quelle énergie? », pas de réponse… puisqu’on ne se pose même pas la question. Echec assuré.

      Vous n’évoquez que l’énergie issue du pétrole. Non seulement il y a les autres énergies, non renouvelables à l’échelle des temps humains, mais il y a aussi les énergies renouvelables issues de l’activité solaire et les autres.

      En particulier, il y a celles qui peuvent être extraites du capital humain lorsqu’on s’oblige à le cultiver, le stimuler, le faire progresser en développant ses aptitudes à surmonter les difficultés par la mise en action de son énergie mentale potentielle, fruit d’un savant mélange entre détermination à vivre, conscience des mécanismes en marche dans le monde et rationalité dans leurs analyses.

      Notre devoir à tous est d’œuvrer, au niveau de l’éducation, de sorte à ce que chaque être humain soit conscient de devoir extraire de sa propre personne, l’énergie qui sommeille en elle et qui, sans cela, est inutilement gaspillée.

      Les attitudes bien intentionnées visant, en France, à trop systématiquement développer l’assistanat, privent le pays d’une source d’énergie très précieuse. De plus, une amélioration de la participation de tous à l’effort productif du pays ne pourrait que renforcer la cohésion nationale, là où les politiques de tous bords s’emploient à faire naître les divisions et les oppositions fratricides.

      PS:1- Je viens de découvrir le lien que vous n’avez pas indiqué pour accéder à votre vidéo. Le voici:http://0kwh.org/videos.php

      2- Songez à prévoir les moyens de vous défendre contre les prédateurs qui, lorsque votre espace de survie sera opérationnel, seront tentés de se l’approprier pour y survivre eux-mêmes, quitte à vous éliminer. C’est aussi ça la compétition pour la survie de l’espèce.

    2. Oui vous avez raison, mais il faut y aller doucement avec les eurocrates, et surtout sans les heurter dans leurs convictions.
      Ce que propose Varoufakis est déjà quasiment une insulte à leur science, alors…

      1. Doucement, le problème est là !

        Il n’y a pas que l’épargne qui est dormante….

        je pense au contraire que les islandais nous ont montré le chemin, au train où vont les évènements si les eurocrates veulent se manger le tapis une bonne fois pour toute, alors CHICHE et que l’on sorte de ce cauchemar !
        le sac à rustines est VIDE !

        http://rue89.nouvelobs.com/2013/02/28/le-president-islandais-trop-de-banques-cest-une-mauvaise-nouvelle-240109

        et je rajoute l’extrait de l’article de ce jour de M Leclerc :  » À la toute puissance commode du marché qui a d’autres chats à fouetter, a été substituée par défaut celle de traités sur lesquels il ne peut être revenu. Les dirigeants européens ont organisé leur impuissance et s’en prévalent. Ils voudraient maintenant parler de démocratie, quelle plaisanterie !  »

        doucement, mais ils ont déjà sourds et autistes , non ! ils doivent aller voir ailleurs si les fraises sont plus roses, point barre, des fous au volant, ça suffit, on part tous dans le décor avec ces dingues, c’est scandaleux !!!

    3. Ce qui est vrai pour le pétrole semble l’être itou pour toutes les ressources minérales, à deux ou trois exceptions près…
      Donc avant même la fin du pétrole/gaz/charbon, plus de panneaux solaires, éoliennes géantes, ordinateurs, téléphones, même plus de robots… 😉

      1. On ira fouiller les décharges, qui alors vaudront de l’or, car ces matériaux n’ont pas été détruits, mais simplement jetés, … pour maximiser l’efficience économique!
        Certains disent que le capitalisme vise à maximiser la « bonne » utilisation des ressources. Amusant?

      2. Un des aspects de la question est que les americains des États-Unis, qui etaient 3 millions et plutôt pauvres au départ ont reussi à être à la fois beaucoup plus nombreux (300 millions) et très riches (leur niveau de vie est apparu comme un ideal qu’on devaient tous parvenir à atteindre.)

        Le problème c’est qu’ils l’ont fait grâce à un gaspillage invraisemblable de ressources (quand on est quelques millions dans un espace aussi vaste que l’Europe on voit évidemment les choses autrement!) Ce gaspillage est rarement transposable ailleurs (il y a bien eu un gaspillage comparable dans les empires coloniaux mais seuls les colons en profitaient.)

        Le modèle nord-americain, même s’il comporte aussi des aspects très positifs, n’est absolument pas le modèle universel et définitif auquel trop de gens semblent encore croire: le gaspillage sur lequel il est fondé ne peut pas durer trés longtemps.

      3. ‘Fouiller les décharges’ oui, pour récupérer/recycler, on le fait déjà un tout petit peu, et il faut beaucoup d’énergie…

    1. François Roddier fait l’hypothèse que nous sommes gouvernés par des gens soucieux de l’intérêt général, et que l’accès aux ressources est équitable, comme chez les bisounours.
      A ce détail près, son raisonnement se tient.

    2. Un discours économique sans y intégrer la thermodynamique n’a pas de valeur et n’est pas à même de résoudre quoi que ce soit.
      Je n’ai aucune idée du temps qu’il faudra, mais je pense qu’on y échappera pas et que dans une décennie ou deux ce sera chose faite.
      Voici aussi un lien qui d’une façon différente rentre dans le même canevas.
      C’est l’énergie le nerf de la guerre, pas l’argent.
      Merci pour le lien

      1. Vous avez raison Michel, c’est l’énergie, je dirais plus généralement les ressources essentielles (car s’il n’y a rien à transformer, l’énergie ne sert a à rien), qui sont le nerf de la guerre.
        Mais si 0,1% de l’humanité les accapare, (grâce à l’argent!)les autres perdront la guerre, dans le respect des lois de la thermodynamique, je suis d’accord.

      2. @ Michel Lambotte 17 mars 2015 à 21:05

        C’est l’énergie le nerf de la guerre, pas l’argent.

        Tout à fait d’accord. C’est une raison de plus pour encourager tous les membres de nos communautés à se rendre utiles par le travail fourni, lequel est une énergie restituée au système, là où la consommation est une dépense.
        Ceux qui consomment moins que ce qu’ils produisent s’enrichissent et ont ainsi des réserves d’énergie disponibles pour survivre, là où les autres se mettent en danger.

        L’assistanat généralisé qui s’est développé en France, procède d’une louable intention humaniste, mais il précipite vers l’anéantissement. Préserver la consommation de chacun sans inciter à la production, c’est suicidaire.

        Les Chinois l’ont compris depuis très longtemps.

        Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.

      3. Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson

        Après avoir cassé les cannes à pêche, et asséché les océans, ça va pas être facile 😉

      4. à J’ai du bon CAC 40 sous mon matelas,

        Vous avez tort. Il faut jouir avant tout !
        La vie qualité B : Bouffer, Boire, Baiser, Bluffer, est une source inépuisable qui aide à mieux se sentir dans sa peau.
        Laissez donc ces pauvres prolétaires chinois s’épuiser à produire de la médiocrité en masse, c’est la vie au ras B pour eux.
        Lâchez-vous un peu que diable ! vous êtes si conformiste, tellement réac et raide comme un bâton.

      5. C’est pas la consommation qui pose problème mais bien la production.
        Revenons à mon dada l’agriculture, vous n’êtes pas sans savoir que du semis à l’assiette, 30 à 50% de la nourriture est gaspillée. Ce qui veut dire que 30à 50% des gens qui travaillent dans ces secteurs, intrants, machines, agriculteurs, transport, chaîne de froid, conditionnement etc… ne produisent rien et en plus sont subventionnés en consommant un pétrole que leurs petits enfants auront besoin.
        Alors, où sont donc les assistés?
        Comme vous le voyez, j’aime pousser le raisonnement jusqu’au bout, et je ne suis même pas certain qu’il y a un bout.

      6. @jducac

        « Tout à fait d’accord. C’est une raison de plus pour encourager tous les membres de nos communautés à se rendre utiles par le travail fourni, lequel est une énergie restituée au système, »
        il est des formes de travail non monétisées (femmes ou hommes au foyer, bénévolat…) qui sont hautement utiles à la société, sans être reconnus par le « système ».
        De même le travail à l’intérieur du système est rémunéré sur des bases qui ne sont pas le reflet objectif d’une utilité générale, impossible de toute manière à déterminer, mais d’une rareté.
        Bref il ne faut pas confondre communautés/société et système économique.

      7. jducac

        Ceux qui consomment moins que ce qu’ils produisent s’enrichissent

        Non, ils enrichissent les propriétaires du capital, actionnaires et banquiers, mais jamais eux car ils n’ont aucune propriété sur ce qu’ils produisent. (sauf les petits patrons, et encore…)
        Ne dites pas que vous ne savez pas ça. Alors pourquoi le dites vous?

      8. @ Dominique Gagnot 19 mars 2015 à 08:47

        Ne dites pas que vous ne savez pas ça. Alors pourquoi le dites vous?

        Il me semble qu’à force de vous en prendre aux capitalistes, aux actionnaires, banquiers etc….. vous avez totalement faussé vos façons de voir au point de perdre toute objectivité et d’influencer négativement les simples travailleurs.

        J’affirme qu’en consommant moins que ce qu’on produit, on s’enrichit. Cela marche depuis la nuit des temps, quel que soit le niveau considéré. Prétendre le contraire, c’est nier la vérité et pousser les gens à l’inaction, donc en final, au suicide. Cela devient un crime contre l’humanité

        J’ai vécu toute ma vie dans un environnement où l’on célébrait les vertus du travail et de la modération de la consommation, tant à l’intérieur de ma famille qu’au sein des entreprises où j’ai œuvré. J’ai constaté que cela permettait de renforcer sa situation personnelle, en la rendant moins vulnérable, tout en renforçant la situation des collectivités qui adoptent cette façon de voir, afin d’être mieux en mesure d’affronter l’avenir.

      9. @ jducac
        Vous dites ceci

        J’ai vécu toute ma vie dans un environnement où l’on célébrait les vertus du travail et de la modération de la consommation, tant à l’intérieur de ma famille qu’au sein des entreprises où j’ai œuvré.

        Bon d’accord, moi aussi.
        Alors comment expliqué l’absurdité que je décris dans mon commentaire plus haut le 18 mars à 16h20. Elle n’est pas due à un surcroît de consommation mais bien à une politique agricole absurde imposée d’en haut par une minorité et qui plus est sur le dos de la communauté.
        Avez-vous une réponse?

      10. @ Michel Lambotte 19 mars 2015 à 19:39

        J’attribue cela à une insuffisance de prise de conscience, y compris chez les plus éduqués, des contraintes physiques de la vie. De plus, la diffusion, souvent simpliste et tendancieuse de l’idéologie marxiste a eu pour effet de déresponsabiliser les couches les plus modestes.

        Sans même analyser les problèmes, ces populations ont vite fait de rendre les capitalistes, les actionnaires, les banquiers, les propriétaires etc….coupables de tout ce qui va mal, sans voir qu’elles portent elles-mêmes une part de responsabilité dans ce qui leur arrive.

        Par exemple en France, à force de demander de meilleures conditions sociales sensées être justifiées, malgré l’endettement croissant, par la soit disant grande richesse du pays, elles ont fini, avec le concours de politiques complices, de rendre beaucoup des productions nationales non compétitives, au point d’amener la ruine dans l’industrie et de conduire une part importante du monde du travail au chômage et à l’appauvrissement.

        Quant au gaspillage évoqué, il est à mon avis, le fait d’une inconscience généralisée et d’une insuffisance au niveau de l’éducation, tant familiale que nationale.

      11. Jducac, c’est finit la préhistoire économique. Nous vivons dans un monde capitaliste.

        Vous confondez celui qui produit et celui à qui appartient ce qui est produit!
        Ce n’est que très rarement la même personne…

      12. … les disques Polydors ne rayent jam… crrrrrouic…
        … les disques Polydors ne rayent jam… crrrrrouic…
        … les disques Polydors ne rayent jam… crrrrrouic…
        … les disques Polydors ne rayent jam… crrrrrouic…
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      13. @ Dominique Gagnot 19 mars 2015 à 23:54

        Enfoncez-vous bien ça dans la tête

        http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_2006_num_94_350_5983

        « Eh bien, cet homme amoindri, abêti, c’était le consommateur des années 30 tel que le représentaient les charlatans de la réclame comme les spécialistes de la suggestion. C’était une annonce terrible quand on y réfléchit, une annonce de mutilation ». Marcel Bleustein-Blanchet

        N’est-ce pas tout à fait la même chose avec les « consommateurs » des années 2000 ?

        Les politiques les abreuvent d’idéologies et de douces illusions, alors que les mouvements de fond qui mènent tout dans la marche de l’univers et de notre monde, sont essentiellement assujettis à la physique, y compris pour ce qui concerne le vivant auquel notre espèce appartient.

        Je le dis et le répète. Oui, c’est la physique qui prime sur toute autre considération.

      14. @jducac 20 mars 2015 à 10:28

        Les politiques les abreuvent d’idéologies et de douces illusions, alors que les mouvements de fond qui mènent tout dans la marche de l’univers et de notre monde, sont essentiellement assujettis à la physique, y compris pour ce qui concerne le vivant auquel notre espèce appartient.

        Pour une fois nous sommes d’accord!

        Mais alors ne culpabilisez pas l’individu qui ne fait que réagir à ce que le Système lui met dans la tête (via l’éducation, et les médias, la pub et le marketing…), de sorte qu’il se comporte comme on veut qu’il se comporte!

        Le « on » c’est le système capitaliste des rentiers et des banquiers, qui était déjà là dans les années 30, qui est encore là aujourd’hui, mais sans doute plus pour très longtemps…

      15. @ Dominique Gagnot 20 mars 2015 à 13:46

        Mais alors ne culpabilisez pas l’individu qui ne fait que réagir à ce que le Système lui met dans la tête (via l’éducation, et les médias, la pub et le marketing…), de sorte qu’il se comporte comme on veut qu’il se comporte!

        Le système est capitaliste par essence. Il s’est construit ainsi, physiquement, par lui-même, depuis l’origine des temps, avant même l’apparition de l’humanité. La culpabilité de certains individus, de certaines communautés nationales, est de ne pas avoir compris cela. C’est aussi de croire que l’on peut aller contre ce système physique et s’y opposer par anticapitalisme primaire, ce qui est suicidaire.

        Il faut seulement accepter les lois physiques du capitalisme, comme par exemple, on accepte les lois de la gravitation. On rend davantage service aux individus en les incitant à exploiter ces lois plutôt qu’à leur laisser entendre qu’il serait possible de vivre autrement. D’où l’effet bénéfique d’une incitation au travail, qui est une production d’énergie, plutôt que le déploiement de l’assistanat et du revenu de base qui ne peuvent que réduire les performances énergétiques des communautés qui les déploieraient..

        Il ne sert à rien de dénoncer ceux qui sont plus capitalistes (plus riches) que les autres, il vaut mieux faire comprendre à chacun qu’on ne s’enrichit qu’en consommant moins que ce que ce que l’on produit en termes d’énergie. C’est ce qui permet d’évoluer et de faire évoluer sa lignée en la faisant progresser dans le temps grâce à l’enchaînement des générations.

        Mais il faut aussi que chaque génération laisse aux suivantes un capital matériel, immatériel et moral à exploiter suffisamment riche et viable pour leur permettre de poursuivre l’aventure. C’est ce qui pose maintenant problème à certains pays, dont la France qui, en vivant beaucoup trop en se surchargeant de dettes, est très loin de s’être placée dans les meilleures conditions de survie.

      16. @jducac 20 mars 2015 à 16:58

        Mais le problème n’est pas le capitalisme! je suis d’accord.

        Le problème c’est le capitalisme des rentiers et des banquiers. Voyez vous la différence?

        En clair le problème est dans la propriété du Capital.

        La propriété du Capital doit revenir à la collectivité de sorte à ce qu’elle le gère dans l’intérêt général y compris celui des générations futures. Ce dont se moquent les propriétaires privés…

        Ce qui ne change rien au capitalisme, puisque seul le Capital changerait de main.
        Peu importe pour le capitalisme qui détient le Capital !

        Par contre le système économique en serait profondément modifié, et serait enfin démocratique.

      17. @ Dominique Gagnot 20 mars 2015 à 20:14

        Peu importe pour le capitalisme qui détient le Capital ! Par contre le système économique en serait profondément modifié, et serait enfin démocratique.

        Parce que vous croyez que cela irait mieux si la démocratie gérait la totalité du capital ? N’avez-vous pas vu ce que l’Etat français a fait avec le Crédit Lyonnais ?

        N’avez vous pas vu ce que la démocratie française a fait avec le « Crédit de la France » en s’endettant plus que de raison, rien que pour permettre aux élus de la république de se faire élire ou réélire, quitte à ruiner le pays et d’accélérer l’élimination de ses habitants.

        Dites plutôt qu’avec une révolution et l’avènement d’un nouveau régime, vous pensez que vous auriez de meilleures chances d’améliorer votre situation en cherchant à vous placer dans le camp des vainqueurs auquel vous n’appartenez pas actuellement.

      18. jducac 20 mars 2015 à 21:43

        Prendre les institutions de la 5èm république comme référence universelle est ridicule.
        Par ailleurs les banques privées font bien pire que le crédit lyonnais.

        On peut imaginer largement mieux que la 5èm république; et de sorte à écarter ceux qui feraient du pouvoir une affaire personnelle…

        En fait vous ne voulez surtout pas de ça, par pure idéologie, puisque sans argument sérieux.

        Quant au pouvoir ça ne m’a jamais intéressé et je préfère le laisser à plus compétent que moi.

      19. @ Dominique Gagnot 20 mars 2015 à 23:12

        En fait vous ne voulez surtout pas de ça, par pure idéologie, puisque sans argument sérieux.

        Mon devoir est d’aider à faire comprendre autour de moi, ce que j’ai moi-même compris de la réalité. La réalité s’imposant comme vérité, importe plus que tout le reste. Ce qui m’anime est la détestation du gaspillage qu’entraînerait un grand chambardement inutile. En effet, la révolution dont vous rêvez n’aboutirait qu’à une permutation aux postes de pouvoir sans que les nouveaux venus soient nécessairement plus compétents que ceux qu’ils remplaceraient.

        Regardez objectivement ce qui s’est passé depuis 40 ans en France. Les diverses alternances pourtant issues de la démocratie n’ont pas amené le réalisme au pouvoir. Ainsi au lieu de conforter sa position et ses atouts (son capital) pour affronter l’avenir, le pays s’est appauvri, non à cause des capitalistes, mais à cause de consommateurs compulsifs qui n’ont eu de cesse de demander plus de pouvoir d’achat, donc plus de pouvoir consommer.

        Et vous rêvez de confier le capital du pays à des personnes qui se présentent comme les défenseurs des consommateurs prêts à déposséder ceux qui se sont efforcés d’être des accumulateurs de richesses plutôt que des consommateurs ?

        C’est la consommation qui détruit la planète, ça n’est pas l’enrichissement. Je croyais que vous l’aviez compris.

      20. @jducac 21 mars 2015 à 10:54

        C’est la consommation qui détruit la planète, ça n’est pas l’enrichissement. Je croyais que vous l’aviez compris.

        Oui j’ai compris, et je vais être plus précis. C’est la consommation des ressources naturelles.

        Mais ce ne sont pas les consommateurs finaux qui décident de la consommation des ressources naturelles, ce sont les entreprises. Et elles le font dans le but de maximiser leurs profits, et donc sans se préoccuper de la gestion de ces ressources, ainsi allègrement pillées.

        Il faudrait que les propriétaires de ces entreprises gèrent ces ressources de manière responsable.
        Mais c’est impossible, car cela leur serait un handicap dans la compétition économique.

        Une solution alors serait que les entreprises appartiennent à un propriétaire unique, qui fixerait lui même les règles de bonne gestion, communes à toutes ses entreprises, et qui ne seraient plus en compétition les unes contre les autres pour maximiser leur profit.
        La compétition pourrait s’exercer sur d’autres critères que le profit…
        Ce propriétaire unique ne peut être que… la collectivité, puisque elle seule a intérêt à préserver les ressources, et non plus à les piller.
        Car elle ne représente pas les intérêts d’individus isolés, mais la collectivité des individus.
        A moins que vous ayez mieux à proposer.

        Sinon, je n’entend pas « déposséder », mais remplacer la propriété par un droit d’usage. Il y a pire à supporter dans la vie!
        La vie est précaire, il faut savoir accepter ce qu’elle vous offre, n’est ce pas?

        Et, s’il vous plait, arrêter de prendre comme référence ce qui s’est passé depuis 40 ans. D’autant que c’est vraiment pas une référence!

      21. @ Dominique Gagnot 21 mars 2015 à 13:31

        Mais ce ne sont pas les consommateurs finaux qui décident de la consommation des ressources naturelles, ce sont les entreprises.

        A force de vouloir systématiquement disculper le consommateur, votre discours consistant à vous présenter comme un défenseur et protecteur de la nature finit par apparaître insincère. Les consommateurs ne sont responsables de rien?
        Quand ce ne sont pas les propriétaires, les friqués, et autres capitalistes que vous condamnez comme étant les personnes à déposséder en tant que porteur du mal, voila maintenant que ce sont les entreprises que vous voulez contrôler en les plaçant sous la coupe des élus de la démocratie pour les empêcher de nuire.

        La marche vers un modèle de type soviétique vous attire-t-il au point d’être prêt à sacrifier la liberté ?

        Ne voyez-vous pas que le meilleur moyen de préserver à la fois la liberté individuelle et la planète, donc la vie, c’est d’amener chacun à freiner de lui-même sa consommation en s’autocontrôlant et en pratiquant la tempérance cette vertu cardinale qui n’est probablement plus beaucoup enseignée tant dans les familles que dans l’éducation nationale.

        Ce n’est pas, et de très loin, ce que font les syndicats d’employés qui ne cessent de solliciter des augmentations de pouvoir d’achat, donc de pouvoir consommer. C’est également très loin des slogans soixante-huitards « jouissons sans entrave » et « il est interdit d’interdire ». Ils n’incitaient pas les baby boomers à prôner la modération de la consommation chez eux-mêmes tout comme chez ceux qu’ils ont eu la charge d’éduquer.

        Ce n’est pas non plus ce à quoi aspirent les divers ministres en charge de l’économie quand, sous prétexte de voir croître le PIB (ce poison mortel pour la planète), ils entrevoient une conjoncture favorable à une reprise de la consommation cette drogue des pays développés.

        Ce que vous refusez de voir, c’est que personne n’est contraint à consommer le superflu si, conscient de sa responsabilité personnelle dans le saccage et l’épuisement de la planète, il décide de consommer moins, malgré les appels à la consommation lancés de toutes parts, y compris par les instances élues démocratiquement. D’ailleurs, c’est un signe, ces dernières encouragent plus à la consommation qu’à l’épargne (fortement taxée comme le capital) ce qui est loin d’épargner la planète.

      22. @ jducac 21 mars 2015 à 17:19

        Vous souhaitez que le consommateur se limite de lui même, alors que dans le même temps la croissance de sa consommation est indispensable au maintien du système économique. Comment résoudre cette contradiction?

        Logiquement, vous souhaiteriez aussi que les entreprises réduisent leur empreinte écologique. Or cela a un coût, et celles qui feront cet effort, alors que d’autres ne le feront pas, subiront un handicap de compétitivité. Comment résoudre cette contradiction?

        Pourquoi parlez vous de système soviétique? Je suis pour la liberté d’entreprendre et contre la centralisation du pouvoir…

        Aujourd’hui les entrepreneurs subissent tous les mêmes contraintes naturelles, et il ne viendrait à personne l’idée de critiquer la nature.
        Je propose de compléter les contraintes naturelles ordinaires par d’autres, tout aussi naturelles, mais jusqu’ici allègrement contournées (d’où pollutions, pillage des ressources)
        Cela implique que la collectivité gère les ressources, et donc en soit propriétaire, puisqu’il n’est dans l’intérêt d’aucun individu ou entreprise de les préserver (preuve en est que plus on est riche, plus on gaspille pour son bien être).

        Mais aux contraintes naturelles prêt, dont le respect serait imposé de par un actionnaire, (tout comme aujourd’hui un actionnaire peut exiger bien pire encore de ses employés…), l’entrepreneur resterait tout aussi libre que aujourd’hui.

        Par ailleurs il est vrai que la rente du Capital irait financer la collectivité, et qu’il ne serait plus possible de s’enrichir sans rien faire, ce que vous même dites souhaiter pour éviter un monde de larves.

      23. @ Dominique Gagnot 21 mars 2015 à 23:04

        Cela implique que la collectivité gère les ressources, et donc en soit propriétaire…….

        Vous envisagez donc une collectivité au niveau mondial, alors que nous avons énormément de peine à nous constituer en collectivités locales ou nationales ou par grands blocs (BAO et autres).

        N’est-ce pas un peu utopique ?

      24. jducac 23 mars 2015 à 10:30

        Vous envisagez donc une collectivité au niveau mondial, alors que nous avons énormément de peine à nous constituer en collectivités locales ou nationales ou par grands blocs (BAO et autres).

        N’est-ce pas un peu utopique ?

        Si dans l’idéal la « collectivité » devrait en effet s’étendre au monde entier, rien n’empêche de pratiquer une gestion collective des ressources, à plus petite échelle, de sorte à limiter les échanges, source de dépendance de tous ordres, au minimum.

        Cela se pratique dejà à petite échelle, dans les coopératives, telle Mondragon.
        Leur gestion est contrainte par les échanges avec l’extérieur, très importants (au sens ou ils ne peuvent s’en passer, pas seulement pour leurs entreprises mais pour les personnes qui y vivent) puisque leurs propres ressources sont très limitées.
        Cette dépendance leur interdit de pratiquer les politiques écologiques et sociales très ambitieuses que l’on pourrait envisager à l’échelle d’un pays, d’un continent, ou du monde entier.

        Leurs Ressources sont gérées collectivement, la propriété du capital est collective, ce qui illustre très modestement…

        Imaginez que Mondragon s’étende au monde entier, tout ce qu’on pourrait faire, et démocratiquement!

  27. Il semblerait que la transition ABRUPTE , cf M Roddier, montre déjà le bout de son nez…

    Pour quoi donc des individus soucieux de l’intérêt général seraient ils tous ou des naifs ou des bisounours ????

    Et si on sortait de cette vision manichéenne étroite et stérile ?

    Noir, gris blanc, un peu raide et limité la palette… NON !
    pas d’accord !!

    les nuances EXISTENT et les couleurs aussi !

    Il y a encore des gens bien qui ont des rêves réalisables et qui ont la tête dans les étoiles et les pieds sur terre !

    Si M Roddier part du principe que nous sommes gouvernés par des individus soucieux de l’intérêt général c’est tout à son honneur, car c’est un postulat de départ JUSTE même si il a été dévoyé !
    Si des individus au actes malhonnêtes et qui ne sont pas soucieux de l’intérêt général sont aux manettes et nous mènent dans le décor , c’est eux qu’il faut virer pas nos valeurs fondés sur l’honnêteté !

    1. Bien sur qu’il a raison M. Roddier, mais si nos dirigeants ne se préoccupent pas de thermodynamique, ce n’est pas qu’ils en sont inconscients, mais que

      avant d’être un système économique, le capitalisme est un système qui définit une hiérarchie sociale

      qui risquerait de ne pas se maintenir s’ils considéraient que 1+1 =2.

      Le problème N°1 est bien de virer ces gens, et pas la thermodynamique, puisqu’ils s’en foutent.

      Ce qui me dérange chez ceux qui ont « la tête dans les étoiles », c’est qu’ils font l’impasse sur des réalités dont se moque certes le cosmos, mais qui plongent les vrais gens dans la misère.

  28. Merci à Vénus pour ce lien .

    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/CORREA/49902

    Je cite

    « Une question se pose : pourquoi ne recourt-on pas à des remèdes qui semblent évidents, et pourquoi répète-t-on toujours le scénario du pire ? Parce que le problème n’est pas technique, mais politique. Il est déterminé par un rapport de forces. Qui dirige nos sociétés ? Les humains ou le capital ?

    Le tort le plus grand qu’on ait fait à l’économie, c’est de l’avoir soustraite à sa nature originelle d’économie politique. On nous a fait croire que tout était technique ; on a déguisé l’idéologie en science, et, en nous encourageant à faire abstraction des rapports de forces au sein d’une société, on nous a tous placés au service des pouvoirs dominants, de ce que j’appelle l’« empire du capital ».

    mais encore
    Extrait : « Une idéologie déguisée en science

     » Si l’indépendance des banques centrales sert, dans les faits, à garantir la continuité du système quel que soit le verdict des urnes, elle a été imposée comme une nécessité « technique » au début des années 1990, justifiée par de prétendues études empiriques démontrant qu’un tel dispositif générait de meilleures performances macroéconomiques. Selon ces « recherches », les banques centrales indépendantes pouvaient agir de façon « technique », loin des pressions politiques pernicieuses. Avec un argument aussi absurde, il faudrait également rendre autonome le ministère des finances, puisque la politique budgétaire devrait, elle aussi, être purement « technique ». Comme l’a suggéré Ronald Coase, lauréat du prix de la Banque royale de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, les résultats de ces études s’expliquaient : on avait torturé les données jusqu’à ce qu’elles disent ce qu’on voulait leur faire dire.

    Dans la période qui a précédé la crise, les banques centrales autonomes se sont consacrées exclusivement à maintenir la stabilité monétaire, c’est-à-dire à contrôler l’inflation, en dépit du fait que des banques centrales avaient joué un rôle fondamental dans le développement de pays comme le Japon ou la Corée du Sud. Jusque dans les années 1970, l’objectif fondamental de la Réserve fédérale américaine était de favoriser la création d’emplois et la croissance économique ; c’est seulement avec les pressions inflationnistes du début des années 1970 que l’objectif de promouvoir la stabilité des prix a été ajouté au lot.

    La priorité donnée à la stabilisation des prix signifie également, en pratique, l’abandon des politiques visant à maintenir le plein emploi des ressources dans l’économie. Au point qu’au lieu d’atténuer les épisodes de récession et de chômage, la politique budgétaire, en comprimant sans cesse les dépenses, les aggrave.

    Les banques centrales dites « indépendantes » qui se soucient uniquement de stabilité monétaire font partie du problème, pas de la solution. Elles sont l’un des facteurs qui empêchent l’Europe de sortir de la crise plus rapidement.

    Les capacités européennes sont pourtant intactes. Vous disposez de tout : le talent humain, les ressources productives, la technologie. Je crois qu’il faut tirer de cela des conclusions fortes : il s’agit ici d’un problème de coordination sociale, c’est-à-dire de politique économique de la demande, ou comme on voudra l’appeler. En revanche, les relations de pouvoir à l’intérieur de vos pays et au niveau international sont toutes favorables au capital, notamment financier, raison pour laquelle les politiques appliquées sont contraires à ce qui serait socialement souhaitable.

    Matraqués par la prétendue science économique et par les bureaucraties internationales, nombre de citoyens sont convaincus qu’« il n’y a pas d’alternative ». Ils se trompent.

    Rafael Correa
    Président de la République de l’Equateur, docteur en économie. Auteur de l’ouvrage Equateur. De la république bananière à la non-république,
    Utopia, Paris, 2013.

    Syriza pourrait s’en inspirer !

    L’équateur dit non !

    http://cadtm.org/Les-lecons-de-l-Equateur-pour-l

    1. Rafael Correa dit non et il a bien raison.
      Mais comme il est dit à propos de l’Europe est-ce qu’elle peut dire non?
      C’est qui le président de l’Europe?
      Syriza !!!!!
      Quid des traités, oui, il faud s’en débarasser, mais pensez vous que Juncker dira oui??
      C’est complètement pervers toute cette discussion (pas de Correa) mais des uns des autres fabulants encore et encore, alors qu’ils (nous) sommes entre les mains de ces despotes, non élus, mais qui nous font croire que c’est la paix pendant que l’OTAN prépare nos troupes, et quelle paix!!
      OU, OU ???
      Vous avez lu les traités Européens??
      Vous avez voté pour cela?
      Moi non.

  29. @Didier 29 regardez, observez, vous verrez que partout en europe et ailleurs ça bouge, nous sommes là tous par ce que humblement nous cherchons, échangeons et je pense que nous avons de la chance de pouvoir le faire sur ce blog.

    Nous ne sommes pas dans un régime despotique, loin de là, mais plut^t dépendant de par , effectivement, des traités européens, entre autres, d’une europe dont nous sommes de plus en plus nombreux EN EUROPE à ne plus y trouver un quelconque bien être dans ce qu’elle est en train de devenir (une technocratie autocrate autiste et autoritaire ) et c’est BIEN CELA QUI EST PERVERS !!.

    De plus au milieu de cette agitation européenne qui s’amorce, il n’y a pas que des amis qui nous veulent du bien qui se réveillent et qui ne veulent plus de cette europe là !!!!

    En outre, pourquoi croyez vous que des mouvements comme syriza ou podemos sont craints par ces eurocrates ?
    Pourquoi cherchent ils à faire plier l’actuel pouvoir grecque à leur DOXA DESTRUCTRICE.?

    Calmez vous, personne n’a envie de signer un quelconque traité pour se faire cuire dans le chaudron à petit feu même si on lui dit que l’air est bon à respirer et que la température de l’eau du chaudron est douce .et parfumée…………CA C EST DE LA PERVERSION !

    Maintenant l’affaire est de savoir CE QUE NOUS VOULONS ? OU NOUS VOULONS ALLER , et COMMENT ET AVEC QUI ? Pour faire court !

    ce blog y contribue généreusement par les échanges et les informations fournies par les amis du blog de PJorion ET les contributeurs, cela me va, c’est mon choix.

    ECHANGER, S INFORMER VOIRE AGIR ET OSER CROIRE QUE TOUT EST POSSIBLE, que l’on n’est pas obligé de SUBIR , ça aussi CA ME VA TRES BIEN ?

    ET VOUS ?

    Amicalement votre.

  30. @D GAGNOT

    je cite  » Ce qui me dérange chez ceux qui ont « la tête dans les étoiles », c’est qu’ils font l’impasse sur des réalités dont se moque certes le cosmos, mais qui plongent les vrais gens dans la misère. »

    NON !
    JE NE PARLAIS PAS de ceux qui planent et n’ont PAS LES PIEDS SUR TERRE !
    JE NE PARLAIS PAS NON PLUS DES INCONSCIENTS ET DES EGOISTES !

    NON , je ne suis pas d’accord avec vos propos, il y a des individus qui sont sincèrement impliqué dans ce qu’ils font, pas seulement par souci de leur personne mais aussi qui sont conscients qu’ils font parti d’un TOUT et qui ont la tête dans les étoiles et cherchent à sincèrement concrétiser leurs projets, car ils peuvent être UTILES ET BENEFIQUES A EUX MEMES ET AU BIEN COMMUN, AUX AUTRES !.

    Exemple : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1340811-ancien-sdf-j-aide-les-autres-a-quitter-la-rue-on-a-reloge-157-personnes-en-2-ans.html

    je travaille dans le social, c’est mon taf , on a intérêt à les avoirs sur terre les pieds et le reste avec et le coeur surtout bien accroché et le moral AUSSI !

    Et si on a pas un peu la tête dans les étoiles , on fait quoi, on se pleure tous les uns sur les autres ???

    NON !!!

    ALORS QUOI ?

    Ils ne sont pas légion (quoique…), je vous l’accorde, mais ce n’est pas par ce que l’on vit dans un monde où on nous savonne les méninges avec du goudron et de la poisse en flux tendu qu’on est obligé de se laisser enfumer !

    un enfant, par exemple, a la tête dans les étoiles (pour ceux qui ont cette chance !) et est trés sensible à la misère et à la souffrance d’autrui et heureusement que certains sont là pour faire attérir leurs parents !!

    Aimez le cosmos , lui il vous aime AUSSI !

    Amicalement votre;

    1. Mais oui, ce qu’ils font sur le terrain est positif, et ça défriche l’avenir, uniquement d’ailleurs sur le plan de l’agriculture.

      Ce que je leur reproche est de laisser penser qu’il suffit de se préoccuper de thermodynamique.
      Sur ce point ils se plantent complètement, et c’est rendre un mauvais service que de laisser penser que LE problème est une histoire de thermodynamique! Car c’est faux, et pendant ce temps le Système, qui de fait dirige tout, continue ses ravages.

      Le problème est que nous sommes prisonniers du système capitaliste des rentiers, et dans la lutte pour la gestion des Ressources. Ce qui remet en cause la propriété privée des Ressources…!
      Et ça c’est autrement plus difficile à faire avaler que les lois de la thermodynamique.
      Et à défaut, on s’en fout un peu de la thermodynamique… car jamais on ne pourra s’en préoccuper.

      Car le système capitaliste des rentiers interdit de se préoccuper de thermodynamique dans l’immense majorité des secteurs de l’économie.
      Sous peine d’exclusion, par manque de compétitivité (au sens que lui donne le système).

      Ou encore c’est à la Troïka, qu’il faudrait expliquer ça. (Pour vous dire à quel point c’est inutile)

      —————————-
      Métaphore: imaginez un groupe de voyageurs, dans une galère:

      Il y a le chef, qui donne les ordres, il y a ceux qui pagaient, et un gros qui tient le sac de nourriture. Il nourrit aussi le chef…,
      Le gros se gave, et gaspille grassement tout en distribuant toujours moins,(sauf au chef) tandis que les autres s’échinent à ramer.

      L’un d’eux explique à tous qu’il doivent préserver la nourriture au nom de la thermodynamique.
      Tandis que le gros continue allègrement son manège, d’autant qu’il a assez de nourriture pour vivre 10000 ans, et d’autant mieux qu’il laisse crever les galériens.
      Bon, ben voila…

      1. @d Gagnot

        merci , j’avais compris, et bien chacun cherche des idees et des solutions voire des explications à travers le ou les filtres de son propre intellect/mental ou savoir, donc c’est louable, effectivement si ces théories ne sont pas réalisables concrètement, aucune utilité donc poubelle, chacun ses moyens et ses méthodes.

        C’est bien de garder l’esprit ouvert , si dans les actes et le concret ça ne tient pas la route et que cela amène plus de contraintes ou nuisances que de progrés et d’évolution, inutile de s’attarder.

        Cela dit, je ne pense pas que M F Roddier a essayé de résoudre par ces théories et ses développements intellectuels nos problèmes de société, c’est un raisonnement, pour ma part je trouve que ce raisonnement est cohérent et tiens trés bien la route, notamment si on le met en parallèle avec les lois de la biologie, la vie cherche toujours à survivre et à s’autopréserver, à se perpétuer et ce quelque soit les moyens et les circonstances y compris nous éliminer si on est trop nuisibles et ça c’est TRES CONCRET !

        http://www.pauljorion.com/blog/2014/06/10/la-survie-de-lespece-selon-francois-roddier/

        et c’est pour ça que les galériens ont jeté le gros et le pseudo chef par dessus le navire et ont changé de cap et puis les licornes sont revenues et tout et tout. …..bon ! 🙂

        Bien cordialement.

      2. les galériens ont jeté le gros et le pseudo chef par dessus le navire et ont changé de cap

        Euh, c’est pas fait ça, la TroÏka, et ses nombreux complices propriétaires, partout dans le monde, sont toujours là.

        Et elle sera encore là lorsque nous serons tous morts, après avoir gentiment discuté de thermodynamique, alors que nous n’avons AUCUN contrôle sur les ressources, puisque nous n’en sommes pas propriétaires

        Il y aura certes une société planétaire, mais avec combien de personnes…?
        Et les autres?

        Personne (à part moi, semble t-il) ne remet en question la propriété privée/la gestion des Ressources/du Capital, sur ce blog comme à peu près partout. On a l’impression que c’est tabou de parler de ça. C’est fou ça, non?

        Pourquoi se préoccuper de thermodynamique, si on ne maitrise en rien la gestion des Ressources, (ou de manière si marginale que c’est sans effet) ?

  31. @jducac

    Je cite  » L’assistanat généralisé qui s’est développé en France, procède d’une louable intention humaniste, mais il précipite vers l’anéantissement. Préserver la consommation de chacun sans inciter à la production, c’est suicidaire. »

    Ha bon ? je vous suggère d’aller sur le terrain, d’expérimenter un peu avec les  » assistés  » et de revenir nous voir pour en parler avec nous , avec je l’espère pour vous , un peu de moins de poncifs et de préjugés dans votre besace……………aucune aide sociale n’est versé sans contrepartie ou un suivi contraignant avec des obligations concrètes et effectives de formation et de retour à l’emploi ou de soins médicaux si nécessaires !

    Cela dit, le système d’aide aux plus démunis telle qu’il fonctionne est perfectible, je vous l’accorde.

    Voilà AUSSI ce que font certains démunis : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1340811-ancien-sdf-j-aide-les-autres-a-quitter-la-rue-on-a-reloge-157-personnes-en-2-ans.html

    Je vous cite « Les Chinois l’ont compris depuis très longtemps. »

    oui surtout les gamins de treize ans ceux qui fabriquent nos joujoux smartphones 12 ou 13 heures d’affilé de nuit dans les belles usines sous traitantes chinoises,

    ELLE EST PAS BELLE LA CANNE A PECHE CHINOISE ???,

    1. @ GUDULE dit : 18 mars 2015 à 12:48

      « je vous suggère d’aller sur le terrain, d’expérimenter un peu avec les » assistés » et de revenir nous voir pour en parler avec nous , avec je l’espère pour vous , un peu de moins de poncifs et de préjugés dans votre besace…………… »

      A quoi bon avoir recours à des poncifs et à des préjugés lorsqu’on peut s’appuyer sur des expériences, des cas concrets.

      Il y a longtemps, au début des années 90, une veille dame très diminuée de ma famille, avait besoin d’une assistante à domicile, ce qui m’avait conduit à faire paraître une offre d’emploi dans la presse locale.

      Trois candidates se sont présentées et à l’issue d’un entretien, une personne fut retenue pour occuper cet emploi.
      Mais le jour où elle devait débuter son travail elle téléphona pour dire qu’elle y renonçait en disant à peu près ceci :

      « J’ai fait mes comptes. Cela ne vaut pas le coup que je me remette à travailler pour ce que cela me ferait toucher de plus que ce que je perçois avec mes indemnités de chômage. »

      Pôle emploi n’existait pas à cette époque. Mais il y avait déjà un problème.

      Pas étonnant qu’on en arrive, 25 ans après, à prendre maintenant des mesures destinées à empêcher de tels cas.
      http://www.europe1.fr/economie/les-chomeurs-sont-desormais-davantage-controles-2521123

      1. jducac; vous prenez le problème de travers, et ça fait partie de vos techniques d’enfumage…

        La solution est dans un Revenu d’existence, que l’on touche indépendamment des autres revenus.

        Imaginez un Revenu d’existence de 1000 euros.
        Personne ne refuserait de travailler pour gagner plus.
        Même vous.
        Vos historiettes sentent le rance.

      2. @ Dominique Gagnot dit : 30 septembre 2015 à 20:50

        « Imaginez un Revenu d’existence de 1000 euros. Personne ne refuserait de travailler pour gagner plus. Même vous. »

        Imaginez….Imaginez…..Imaginez…
        Quand on est D.Gagnot, on peut tout imaginer et fantasmer toute sa vie d’une vie rêvée, en passant ainsi à côté de la vraie vie, laquelle est loin ne n’être faite que d’imaginaire.

        Qui vous autorise à imaginer que jducac ne refuserait pas de travailler pour gagner plus de 1000 euros alors que vous n’en savez absolument rien ?

        Défier-vous de ces visions mégalomanes qui amènent la plupart des théoriciens prônant le bienfait universel, à verser finalement dans l’absolutisme, l’autoritarisme, la dictature et l’oppression des peuples qu’ils disaient vouloir libérer.

  32. Bonjour,

    il me semble qu’ ils iront établir un « euro à deux vitesses », en commençant (mardi prochaine?) par un « euro grec « .

    Est-ce possible? Qu’ en pensez-vous?

    1. Des liens, Yannis, des liens.

      La sortie de l’euro devient un sujet au sein du gouvernement grec, et un peu partout ailleurs dans le pays. Je fais l’hypothèse que l’opinion grecque réputée sur-accrochée à la monnaie unique, pourrait et va sans doute se retourner très vite. (http://yetiblog.org/index.php?post/1381)

      Par ailleurs le sens de la gaffe de Dijsselbloem pourrait servir une sortie de l’euro décidée par Athènes.
      En proposant un contrôle des capitaux, il se fait lui-même le promoteur de la première étape nécessaire à cette sortie. D’après Romaric Godin, le logiciel de Dijsselbloem est calé sur le cas chypriote, qu’il a piloté, et où se trouve écrit en majuscules « contrôle des capitaux = gouvernement docile. » Mais comme ironise Godin,le gouvernement chypriote était déjà docile avant cette mesure.
      (« Grèce : l’apprenti-sorcier Jeroen Dijsselbloem », par Romaric Godin, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-apprenti-sorcier-jeroen-dijsselbloem-462167.html)

      1. Ce qu’on voit venir surtout, gros comme le Parthénon, (et Schäuble le premier) c’est un split entre les durs anti€ de Syriza derrière les Lafazanis ou Lapravitsas et les pro€ menés par les Tsipras/Varouf, et ce quelle que soit l’issue des rounds avec l’EZ et la BCE. Et les frondeurs d’Athènes ne sont pas ceux de Paris… Ils tiennent Tsipras par les bollocks, manifestement. J’vois pas de lumière au bout de l’impasse.

  33. Les articles affublés d’un « Commentaires fermés », ce n’est pas un peu la politique de Valls « Moi je parle, vous écoutez » … religieusement si possible.

      1. Bonjour à tous,
        Ce doit être cela!
        D’un autre côté, le temps n’est peut-être plus à la modération (des billets), ce qui risque effectivement de déborder les modérateurs…Et puis il y a aussi les consignes (d’état) pour éviter les débordements verbaux sur le web.
        Mais ça, on peut rien dire, chut! Les murs ont des oreilles…
        Pourtant, il y aurait matière à de joli débordements genre  » je suis de gauche et je vote bleu foncé » contre « je suis de gauche et je vote, mais alors, très, très clair » HA,HA,HA!
        Mieux, on apprend de P.JORION lui-même qu’une portion croissante des électeurs français (et ce, malgré les mises en garde de nos élites inquiètes) seraient des « yaka fôkon »…
        Dommage que ceux-là soit pour beaucoup d’entre eux des déçus de la défunte gauche, et pas seulement de celle dite « extrême »…
        Pas grave, ça fera bonne mesure avec les représentants qu’elle a élus récemment et qui bien installés à leur poste font une politique vichyste tout en redoutant l’arrivée prochaine aux commandes de ceux qui sont le mieux censés la générer!
        Mais si le FN était devenu un parti de gauche? Mais non je plaisante…
        Pourtant certains disent même que voter FN est un acte de militantisme de gauche, face aux errements actuels de nos élus…
        Allez , à plus Eric.

      2. Est-ce qu’on(*) pourrait essayer d’innover sur le plan de l’impossible modération?

        Par exemple (je réfléchis quasiment à voix haute):
        – 1. Il y a un ou plusieurs modérateurs de premier niveau, définitifs: leurs exclusions sont sans appel. (Car il faut bien acter que malgré tout ce qu’on raconte sur les vertus révolutionnaires et sur-démocratiques d’Internet, un blog est une propriété privée. La preuve est très simple: imaginez que votre blog a une grande fréquentation, et que des commentaires le pourrissent voire vous exposent à des poursuites pénales. Que faites-vous?)
        – 2. Il y a un autre niveau de modération, par des gens qui s’engagent à n’exclure que les posts répondant à des critères précis; dans les cas où ils doutent, ils envoient le signal aux précédents. S’ils se trompent, on les vire.
        – 3. …

        (*) Ici ou ailleurs. Quelqu’un connaît-elle des sites où une modération différente existe?

      3. Il n’y a jamais eu aucune candidature à la modération.
        La modération fonctionne déjà selon des règles précises que l’on a déjà rappelées à plusieurs occasions. Rien d’ébouriffant, essentiellement ce qui mettrait en cause la responsabilité de Paul en tant qu’éditeur pour des propos répréhensibles, et en résumé tout ce qui relève du racisme et/ou conspirationnisme.

  34. Le meilleur défenseur de la Grèce selon moi ? Ben le sieur Paul B. Kazarian, le plus gros détenteur privé de bonds grecs…
    Ça tient la route sa démonstration (grosso merdo, en appliquant les normes comptables IPSAS/IFRS, la Grèce serait la moins endettée des nations de l’EZ…)
    http://mobile.nytimes.com/2015/02/21/business/dealbook/greek-debt-is-vastly-overstated-an-investor-tells-the-world.html?referrer=
    http://www.mostimportantreform.info

      1. Il aurait pu surtout ramasser du 250% en lâchant ses bonds achetés au rabais en 2012. Il pense faire plus, manifestement, et il fait tout pour…

    1.  » one of the largest holders of Greek government bonds »

      Faut arrêter les approximations mister « vin-aigre », cela ne fait guère sérieux tout ça !

      Où qu’il est le  » plus gros détenteur privé de bonds grecs » ?

      Pas dans le texte en tout cas !

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