« Osons » le zéro Hulot pour le zéro nucléaire, par Thierry Ribault

Billet invité. P. J. : Faut-il s’en prendre par priorité à ses ennemis où à ses « alliés objectifs » dont on suppose qu’ils « pourraient faire beaucoup mieux » ? Mon choix personnel est clair : à ses ennemis, et c’est un reproche que je ferais à la gauche en général, d’avoir toujours préféré l’entre-déchirement à la lutte ciblée au bon endroit. Le débat sur les questions soulevées ici est cependant essentiel, c’est pourquoi je publie ce billet, mais seulement parce que je sais que d’autres viendront remettre en question, non pas les faits – qui sont avérés – mais l’approche, qui pourrait être plus consensuelle.

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le 7 octobre 2015, le spectaculaire Nicolas Hulot entend faire trembler dans les chaumières, reprenant de manière péremptoire ce qu’il avait déjà affirmé dans les colonnes des Échos du 24 août : « Le pétrole, le charbon et le gaz sont les ennemis du climat, donc les ennemis de l’humanité ». Mais au-delà de l’ironie du fait qu’il ait troqué, sans transition, ses pales d’hélicoptère pour celles des éoliennes, au delà des ambitions démesurées du catéchisme unanimiste affichées sur la page « Osons » du site de sa fondation – du type : « Osons casser les codes et sortir des standards », « Osons l’amour, la plus renouvelable des énergies », ou encore « Nous pouvons sécher les larmes du monde » – il convient surtout de rappeler combien et comment Nicolas Hulot trompe sur plusieurs plans – à moins qu’ils ne se trompent eux-mêmes – les signataires de son appel à « oser ». On peut, tout d’abord, se demander pourquoi les « ennemis de l’humanité » selon Nicolas Hulot n’ont ni nom ni visage. Second point, les amis du climat peuvent aussi être les « ennemis de l’humanité ». Dans un troisième temps, nous reviendrons sur la « métastase étatique »[1] que constitue la Fondation Nicolas Hulot, notamment sur son rôle d’agence de communication au service du chantage nucléariste.

Les « ennemis » de Nicolas Hulot n’ont ni nom ni visage

Tout d’abord, si « ennemis » il y a, ils se trouvent plutôt du côté de celles et ceux qui exploitent et tirent profit des matières premières incriminées et non pas dans les matières premières elles-mêmes – pétrole, charbon ou gaz – personnifiées à dessein dans la rhétorique pseudo-contestatrice et déconflictualisée de Nicolas Hulot, dans le but de ne surtout pas heurter d’éventuels futurs parrains. Il est vrai que, « réindustrialisation verte » aidant, on compte déjà dans les rangs des amis de sa Fondation pour la Nature et l’Homme, un certain nombre d’entreprises « partenaires » – et leurs responsables – dont le palmarès en matière de production de nuisances durables est loin d’être négligeable : Carrefour, Veolia, Bouygues, EDF, Réseau de Transport d’Electricité (RTE), Ikea, L’Oréal, Philips, Lesieur, Videndi, Vinci Autoroutes.

Un peu de courage, Nicolas Hulot ! « Osez » désigner par leur nom  ceux que vous considérez comme coupables, plutôt que de vous contenter de vitupérer abstraitement contre ce qui fonde leurs intérêts, dans l’espoir, sans doute, qu’ils retournent leur veste pour intégrer le pull de vos soutiens, tant il est vrai qu’en matière d’écologie politique, qui plus est sur le marché mondialisé du climat-marchandise, un réchauffeur d’aujourd’hui est toujours potentiellement un refroidisseur de demain, dusse-t-il accomplir sa conversion à l’aide de quelques barres d’uranium supplémentaires.

Si, en matière climatique, « ennemis de l’humanité » il y a, « lutter contre le réchauffement », est aussi absurde que de « lutter contre le nucléaire », car dans un cas comme dans l’autre on manque la cible réelle, qui est constituée des êtres humains qui en tirent parti. Rappelons que les « ennemis de l’humanité » qui ont été jugés et condamnés à Nuremberg, ne sont ni le monoxyde de carbone, ni l’acide cyanhydrique dégagé par les cristaux de Zyklon B, pesticide produit par l’entreprise IG Farben et utilisé dans les camps de la mort, mais bel et bien celles et ceux portant noms et visages, qui les ont systématiquement produits et infligés à leurs victimes.

Les amis du climat peuvent aussi être les « ennemis de l’humanité »

Nicolas Hulot fait mine d’oublier que les amis du climat peuvent aussi être les « ennemis de l’humanité » qu’il évoque évasivement. Il semble pourtant en être conscient, lui qui, après avoir déclaré combien il n’était « pas favorable à l’énergie nucléaire, mais le fait est que la France l’a développée », et que « on peut l’utiliser mais juste pour opérer une transition douce et ne pas risquer la rupture d’approvisionnement », s’est attiré quelques jours plus tard les prétendues foudres des intégristes de l’atome de l’association « Sauvons Le Climat » (également soutenue par EDF), à travers une lettre ouverte dans laquelle les ingénieurs retraités d’EDF défendaient au final … les mêmes orientations que celui qu’ils faisaient mine de tancer vertement par ailleurs, déclarant : « Énergies renouvelables, nucléaire, stockage, efficacité énergétique et sobriété sont des solutions à combiner intelligemment, chacune dans son domaine de compétence. »[2]

Cette convergence de vue aux allures de controverse et ce consensus sur la composition de la trousse de secours du sauveteur climatique – la même que le gouvernement japonais a récemment mobilisée pour légitimer la relance d’un premier réacteur, puis d’un second, après deux ans d’arrêt total du parc nucléaire[3] – ne sont pas étonnants quand on voit les précautions infinies que prend Nicolas Hulot à se couvrir, lorsqu’il s’agit du nucléaire, du voile vertueux de la neutralité : « On a eu l’intelligence, dans la loi sur la transition énergétique, de ne pas en faire un point de crispation. Chacun a su mettre de l’eau dans son vin. Mon avis est assez médian et il n’a jamais varié. »[4] Effectivement, le même adapte des boissons insipides déclarait trois ans auparavant : « Concernant le nucléaire, je ne suis pas sûr que nous ayons le choix d’en sortir immédiatement. »[5]

Le récent appel formulé par des économistes, intitulé « COP-21 un moment de vérité pour le climat et le développement soutenable »[6], va d’ailleurs implicitement dans le même sens, ne prononçant jamais le mot « nucléaire » et considérant que « la tâche qui incombe aux pays développés est de décarboner leur stock de capital existant, de changer leur modèle de consommation, de diminuer leur consommation d’énergie et de gérer l’héritage de systèmes énergétiques carbonés. », sans jamais s’interroger un seul instant sur la manière dont sera « géré » l’héritage des 441 réacteurs nucléaires civils actuellement installés dans le monde, des 60 en construction, des 155 planifiés et des 338 envisagés.

La Fondation Nicolas Hulot : une agence de communication au service du chantage nucléariste

La composition du « comité scientifique » de la Fondation Nicolas Hulot ne contredit pas cette culture de la doublepensée, propre aux organisations dédiées à la communication, c’est-à-dire à la propagande, fussent-elles des agences spécialisées en rébellion environnementale comme l’est cette fondation. Est-ce un hasard si le groupe Havas, qui se définit sur le site de cette dernière comme « l’un des plus grands groupes mondiaux de communication du monde » (sic) en est le « mécène de compétence » ?

Ainsi trouve-t-on dans le dit « comité scientifique », situés entre les prédicateurs de grands malheurs et d’apocalypses hebdomadaires et les « tout va biennistes » pour qui tout n’est qu’un problème de gouvernance, des éthiciens appointés du type Dominique Bourg, apologues humanistes eux aussi du juste milieu et du vin coupé d’eau pour qui le nucléaire doit disparaître … un jour peut-être, une fois que le « Collège du Futur » dont ils feront partie, ainsi que leurs amis, en aura éthiquement planifié la dissolution (ainsi que la nôtre).

En attendant, du côté des fossoyeurs, sévissent dans le même comité, des affidés du nucléaire comme Jean-Marc Jancovici, pour qui « le nucléaire est beaucoup moins dangereux que le charbon. Depuis la catastrophe de Fukushima, qui n’a pas fait un mort du fait du surplus de radiations, le charbon a déjà tué mille personnes dans les mines. »[7] Une telle impudente inversion de la réalité, qui rend en quelque sorte les opposants au nucléaire moralement responsables des nuisances dues aux énergies fossiles, est la pièce maîtresse du chantage nucléariste auquel prennent part Nicolas Hulot et ses amis.

Dans un livre paru en 2002, le même Jancovici considérait doctement qu’à Tchernobyl, « à ce jour, aucune étude épidémiologique n’a pu mettre en évidence un quelconque surcroît de mortalité par cancer dû à cet accident, mis à part les quelques dizaines de décès […] que personne ne conteste ».

Jean-Marc Jancovici ne peut cependant pas ignorer qu’une étude internationale datée de 1996[8], dirigée par l’épidémiologiste Elizabeth Cardis, avait déjà montré que 4.000 morts étaient liées à l’accident, ce chiffre étant basé sur les 600.000 personnes exposées à des niveaux élevés de radiation, comme les liquidateurs, les personnes évacuées, et les habitants des zones contrôlées, et que 5.000 autres personnes parmi les 6,8 millions exposées à des radiations plus faibles dans les zones contaminées mourraient, soit au total 9.000 morts parmi les populations les plus exposées de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Jancovici ne peut pas non plus ignorer que, selon une étude prospective dirigée par la même épidémiologiste, publiée par l’International Journal of Cancer en 2006[9], d’ici 2065 on pouvait s’attendre à environ 16.000 cas de cancer de la thyroïde en Europe (intervalle de confiance à 95% de 3.400 à 72.000), dus à l’exposition à l’iode 131 de Tchernobyl, et à 25.000 cas d’autres cancers (intervalle de confiance à 95% de 11.000 à 59.000). Jancovici ne peut enfin pas ignorer que ces estimations ont été jugées conservatrices sur la base des preuves épidémiologiques désormais indiscutablement établies selon lesquelles il n’y a pas d’atténuation du risque de cancer par unité de dose à des niveaux de dose faibles, et que dans un rapport rendu public en 2012[10], les radiobiologistes Andrei V. Karotki et Keith Baverstock considèrent que les estimations précédemment évoquées établies par Cardis doivent être en fait multipliées par un facteur de 1,5. Cela signifie que le niveau supérieur de l’intervalle de confiance de son estimation se situe à 90.000 cas de cancer en excluant les cancers de la thyroïde, et à 108.000, pour les seuls cancers de la thyroïde. Toujours d’ici 2065, environ 16.000 morts devraient survenir de ces cancers (intervalle de confiance à 95% situé entre 6.700 et 38.000) selon l’étude de Cardis, ce qui signifie une estimation haute de 57.000 morts.

Pourtant, le même Jancovici, soutenait encore dans le même article de L’Expansion de juillet-août 2011, qu’« une augmentation de la température moyenne de quelques degrés sur un siècle aura des conséquences infiniment plus graves que la destruction d’une centrale nucléaire de temps en temps », ou encore que « le nucléaire crée moins de risques qu’il n’en évite : moins on recourra au nucléaire civil, plus on sera menacé par des chaos économiques et sociaux, des guerres, des dictatures, et même… une guerre nucléaire! », le nucléaire civil pouvant « concourir au maintien de la paix dans le monde ». Chacun peut en effet constater que depuis que le nucléaire civil bat son plein, il n’y a plus dans le monde, il est vrai, ni chaos, ni guerre, ni dictature.

Un envoyé spécial pour la protection du nucléaire et de François Hollande

Rebelle médian, parmi tous les rebelles médians du moment, Nicolas Hulot tient à tout prix à rassembler, pour sauver le climat et l’humanité. De tels objectifs sont ambitieux, mais leur atteinte incertaine. Plus concrète et plus probable est toutefois la réalisation de l’objectif collatéral de sauvetage du nucléaire, réalisation à laquelle Nicolas Hulot et sa fondation contribuent amplement, en faisant signer leur appel « Osons » à des supporters plus ou moins volontairement dupés : de fait, derrière le paravent de l’internationale climatique que prônent Hulot et ses amis, c’est bien à l’idéologie national-nucléariste que chacun est sommé de souscrire[11].

« Osez en grand ! » proclame Nicolas Hulot, dans sa campagne de dissémination de kits de prêt-à-oser qui n’est rien d’autre que du prêt-à-se-soumettre. « Les citoyens doivent demander : « Allez-y, changez le modèle, allez-y n’hésitez pas, on vous donne mandat pour ça ! « , parce qu’il faut que la volonté des citoyens s’exprime pour donner le courage politique aux chefs d’États » lance, enthousiaste, l’écolocrate de caserne[12]. Cet appel à l’État n’est pas sans rappeler l’aveuglement des familles de Fukushima, qui, au lendemain des explosions des réacteurs réclamaient citoyennement, à corps et à cris, aux représentants du gouvernement, échantillon d’urine à la main, qu’ils prennent en charge les examens de l’iodurie de leurs enfants, alors que les mêmes représentants venaient de fournir la preuve flagrante de toute leur incapacité à faire face à l’accident nucléaire, notamment en ne distribuant pas de pastilles d’iode.

C’est à une liberté du même acabit, que Nicolas Hulot convie chacun, dans son appel à l’audace administrée. Autrement dit, « osez » tout sauf le zéro nucléaire, « osez » donner carte blanche à François Hollande et devenez à votre tour les porte-voix d’une partition déjà écrite et orchestrée, dont la mise en œuvre est déjà entamée et dont le principe fondamental est la préservation d’une place prépondérante du nucléaire dans la production électrique française. Signez tous en choeur et dans la joie de la participation démocratique, l’appel au cautionnement moral de la politique énergétique nucléariste française, lancé par Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection du nucléaire et de François Hollande, sous couvert de sauver le climat et l’humanité : de fait, tout comme l’esclavage fut nécessaire à l’évangélisation, la traite étant considérée comme une chance pour les asservis de pouvoir entendre l’évangile, « oser » prendre le train des mesures nécessaires au sauvetage de l’humanité vaut bien d’embarquer quelques inéluctables et pesantes contreparties dans ses bagages, l’une d’entre elles étant le maintien du nucléaire dans le « mix énergétique » français. Tout a un prix quand l’heure est grave et l’état d’urgence proclamé.

Là où les libertariens conservateurs climatosceptiques se servent du doute comme arme de destruction massive de toute intervention de l’État … à l’exception de ses fonctions policières et martiales, les néo-industrialistes verts, citoyennistes en diable, qui « formulent et développent la demande sociale de protection dans la catastrophe »[13], cherchent au contraire à réhabiliter ses pleins pouvoirs avec le consentement de tous. Ainsi, Cynthia Fleury, elle aussi éthicienne dans le comité scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, propose-t-elle en guise de « grand chantier d’avenir », de « défendre la création de temps citoyens (c’est-à-dire sur le temps de travail des moments qui sont dédiés à l’apprentissage citoyen) dans les entreprises et les administrations »[14], afin de permettre sans doute d’apprendre à chacun à se comporter civiquement en cas de réchauffement excessif de la planète, d’en appeler à encore plus de normes et de réglementation, et qui sait, à un peu plus de nucléaire tellement durable.

Quoi qu’il en soit, en cas d’échec, et bardé de ses acolytes, Nicolas Hulot a tout prévu, surtout sa propre déresponsabilisation : « Je ne vous détaillerai pas l’action des lobbies qui m’entourent, mais François Hollande doit avoir affaire aux mêmes. »[15] distille-t-il, non sans la vanité qui sied aux princesses dont la beauté ne tient qu’à leur capacité à faire savoir combien elles sont convoitées, et au leurre sous l’attraction duquel chacun accepte volontairement de se placer. Pourtant, bon gré mal gré, le petit peuple de gauche et ses bien-penseurs convivialo-décroissants, espèce dont de nombreux spécimens semblent avoir promptement paraphé l’appel de Nicolas Hulot, aux côtés de quelques huiles verdâtres, d’une poignée de simplistes volontaires et d’un aréopage de consciences au sommet de leur inconscience, devront se rendre à l’évidence : le zéro nucléaire passe, entre autre, par le zéro Hulot et le zéro Hollande.

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Thierry Ribault est chercheur au CNRS (Clersé-Université de Lille1). Il est co-auteur, avec Nadine Ribault, de : Les sanctuaires de l’abîme – Chronique du désastre de Fukushima, aux Éditions de l’Encyclopédie des nuisances, Paris, 2012.

[1] Cette notion revient à René Riesel et Jaime Semprun dans Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Éditions de l’Encyclopédie des nuisances, Paris, 2008.

[2] http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/communiques/Cher Nicolas Hulot.pdf

[3] https://lejournal.cnrs.fr/billets/nucleaire-le-triple-chantage-du-gouvernement-japonais

[4] Les Échos, 24 août 2015.

[5] Le Monde, 11 septembre 2012.

[6] Libération, 20 octobre 2015.

[7] L’Expansion, juillet-août 2011.

[8] Cardis, Anspaugh, Ivanov et al., 1996, Estimated long term effects of the Chernobyl accidents pp. 241-279 in One decade after Chernobyl. Summing Up the Consequences of the Accident, Proceedings of an International Conference Vienna 1996 STI/PUB/1001, IAEA.

[9] Cardis E., Krewski D., Boniol M. et al., 2006, Estimates of the cancer burden in Europe from radioactive fallout from the Chernobyl accident, International Journal of Cancer: 119, 1224–1235.

[10] Agenda for Research on Chernobyl Health (Arch Project) Technical Report (pages 112 et suivantes: Euratom, 2012, Agenda for Research on Chernobyl Health, Arch Deliverable 3, Technical Report, Page 175. http://arch.iarc.fr/documents/ARCH_TechnicalReport.pdf

[11] Une des formes de l’idéologie dans la société nucléaire, formes dont se sont dotés les défenseurs en profondeur du nucléaire et à laquelle les populations se soumettent, est organisée autour de la déréalisation de la perception du monde. Elle fait le choix, quand elle le juge nécessaire, d’annihiler la vie au nom de l’intérêt national et de déposséder les individus de leur propre existence et de leur liberté au nom d’un supposé intérêt collectif servant de paravent à des intérêts industriels supérieurs. Pour ce faire, cette idéologie rend légitimes et co-existantes une technologie des plus avancées, avec une profonde régression de la conscience. J’ai qualifié ailleurs cette idéologie de national-nucléarisme (voir T. Ribault, « Le désastre de Fukushima et les sept principes du national-nucléarisme », revue Raison Présente, Special issue « Le progrès, désirable ? », n°189, mars, Paris, pp. 51-63, 2014).

[12] Je renvoie ici à la notion d’ « écologisme de caserne » avancée par René Riesel et Jaime Semprun (opus cité, p.71) : « Dans la voix de ceux qui répètent avec zèle les statistiques diffusées par la propagande catastrophiste, ce n’est pas la révolte qu’on entend, mais la soumission anticipée aux états d’exception. »

[13] R. Riesel et J. Semprun, opus cité, p.94.

[14] L’Humanité, 16 octobre 2015.

[15] Les Échos, 24 août 2015.

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104 réflexions au sujet de « « Osons » le zéro Hulot pour le zéro nucléaire, par Thierry Ribault »

  1. Toujours un problème du radicalisme : on ne veut ni carbone ni nucléaire, sans concessions. Une approche anti nucléaire aura le même écho dans une audience plus sensible au problème du réchauffement climatique.
    Il est à déplorer que l’article soit aussi accusateur, explicitement et implicitement.
    La réponse de l’opinion publique, des pouvoirs et de la presse est prévisible : tout ce qui est excessif est insignifiant. C’était vrai du temps de Talleyrand, ça n’a pas changé.

      1. « huiles verdâtres »
        « simplistes volontaires » (1)

        « Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection du nucléaire » (2)

        « idéologie national-nucléariste » (3)

        Peut-être ne réalisez vous pas la violence de ces mots, mais dans ce cas, votre approche correspond à celle de la polémique, qui est la recherche de conflit, et non à celle de la politique, qui est, dans une optique démocratique, la recherche de consensus.

        (1) ça leur apprendrai à s’investir dans la vie politique de leur pays, ces simplistes! Quitte à aller dans ce sens autant utiliser directement l’insulte sous-jacente : des simples d’esprit. Voire le concept adjacent d’idiot utile, ça sera plus claire. Le choix du vocabulaire n’est jamais innocent.
        (2) accusation de trahison, « il est à la solde de l’ennemi »,… tout va bien
        (3) quant à utiliser des mots pareils, on développe le concept qui est assez obscur. Sinon ça ressemble à un néologisme opportunément créé pour accuser, de quelque chose qu’on n’explique pas,… à de la mauvaise rhétorique en somme.

      2. Talleyrand vient à propos. Mme de Staël disait de lui que si sa conversation pouvait s’acheter, elle s’y ruinerait. On se ruinerait joyeusement pour le silence d’autres.

      3. Armelle, j’ai la faiblesse de vous répondre : si on ne cherche plus à regrouper une majorité autour d’un consensus, on sort de l’idée de démocratie.
        Si on en est à penser que la démocratie ne peut aboutir qu’à une seule politique (comme Heidegger à un moment), et que c’est la politique de Bruxelles, autant arrêter tout de suite le débat et passer à l’établissement d’une dictature.
        J’aime à croire que les gens qui débattent ici y sont pour la plupart opposés.

    1. « Il est à déplorer que l’article soit aussi accusateur, explicitement et implicitement ».
      Est-il accusateur de pointer les contradictions profondes de N. Hulot sur le nucléaire ? Je ne le pense pas car il a une aura médiatique et populaire qui est utilisée à dessein.
      On ne peut pas être pour et contre le nucléaire en même temps.
      Un choix étatique, sans consultation publique, a été fait en France il y a plusieurs décennies pour développer la filière nucléaire. Le contexte et les technologies ont radicalement changé et la question est posée. Le nucléaire est-il une énergie d’avenir sans danger pour l’humanité ? La réponse est non sauf à penser que nous nous moquons éperdument de l’avenir, si tant est qu’il y en ait un avec les illuminés qui dirigent le monde, des générations futures.
      Les ENR – hydrolique-soleil-vent-marée – peuvent sans problème remplacer le nucléaire en France d’ici dix ou quinze ans. Le frein est uniquement politique parce que nos politiciens ont décidé de privilégier les intérêts d’EDF mais aussi d’ENGIE et de TOTAL.
      Une émission fort intéressante et éclairante sur le nucléaire, ses risques actuels et à venir, est passée récemment sur Arte, « Terres nucléaires, une histoire de plutonium ». A voir impérativement.

      1. Les ENR qui remplacent le nucléaire en 15 ans? Avec des experts comme vous on sauve la planète en deux coups de cuillère à pot.
        Le problème c’est que le zéro nucléaire immédiat, c’est plutôt le retour instantané au charbon comme en Allemagne, bien plus néfaste, quoi qu’on en dise…
        Nicolas Hulot, quand il dit qu’il n’est pas pour le zéro nucléaire, ne dit pas qu’il faut construire des centrales à tout va, bien au contraire… Il se contente de garder les pieds sur terre, ce que l’auteur est bien incapable de faire ici.

    2. Vall
      C’est peut-être une question de sens des mots. Le consensus, en tout cas dans le vocabulaire syndical est un accord qui n’a fait l’objet d’aucun rapport de force. D’autres parlent de « consensus mou ». Or il y a bien ici un rapport de force.
      Ayez la « faiblesse » de me répondre 😉 (pauvre de moi !)

  2. Voilà 20 ans que j’entends le message « surtout ne pas brusquer nos « amis » qui sont plus timorés » ou simplement pleutres à mon sens. Sur la même période, j’ai effectivement vu ces «  » »amis » » », du pouvoir surtout, perdre toute légitimité et se perdre, si ce n’était déjà fait, dans le discours de l’ordolibéralisme « soft ». Bien sûr, ce serait de la faute de qui mord là où les autres lèchent… Chacun sait d’ailleurs qu’une foule affamée devient une foule en colère non à cause du manque de pain mais à cause de qui dit qu’elle a faim… Quelle bande de mal élevés que ces ventres creux ! Sérieusement, face à la politique politicienne et ses panneaux publicitaires façon Hulot, il faut exiger un bras pour avoir un doigt. Qu’on risque encore de se ramasser dans l’oeil… Quoiqu’il en soit, le changement, pas celui de Flambi, ne se fera ni à coups de pétition, ni dans des salons feutrés. Exigeons des vacances pour M Hulot, peut-être nous fera-t-il vraiment rire.

  3. la transition energetique … quelle transition energetique ? qu’on utilise le nucleaire pour assurer une transition, pourquoi pas ? mais concretement ? remplacer le petrole par du nucleaire ? et le gaz et le charbon ? est ce possible ? à consommation d’energie confortablement decroissante ? pour aboutir à quelles manieres de vivre, une fois la transition concretement realisée ? il etait un temps ou j’entendais beaucoup parler de relocalisation. maintenant on parle de transition.
    Relocalisation, regulation, redistribution, des conditions qui semblaient concretiser une politique de salvation de l’humanité. pourra-t-on faire sans ?
    la mondialisation economique ultraliberale compte-t-elle survivre ? à travers quelle nouvelle et inhumaine rationnalisation ?

  4. Donc voila un décryptage de la campagne de Mr. Hulot. Bien nécessaire étant donné la publicité et les soutiens qu’il revendique et comme étant le seul a vouloir « oser » quelque chose contre les changements du climat. Remplacer les énergies fossiles par le nucléaire de fission c’est évidemment tomber de Charybde en Scylla.
    L’énergie est probablement le problème le plus actuel au niveau mondial car son mode de production définit le type de société dans lequel nous serons dans le futur. Aujourd’hui les énergies fossiles et le nucléaire de fission nécessitent:
    – Une concentration financière – 10.5 milliards d’euros pour l’EPR annoncé par EDF
    – Une concentration géographique – Des centrales et du transport/ traitement du fuel
    – Un contrôle centralisé de l’état reflété aussi dans sa fonction coercitive dans la société.
    Pour moi,jusqu’à ce qu’une nouvelle source d’énergie soit développée, la décentralisation des sources d’énergie est possible dès maintenant avec les panneaux solaires et les éoliennes,je ne parle pas des fermes mais de la production locale d’électricité en mode individuel ou collectif – au niveau de la ville,du quartier du village ou des immeubles. et utilisant les derniers progrès des batteries compensant les temps d’arrêt de l’ensoleillement ou de vent.
    Une telle décentralisation de la production d’électricité non seulement réglerait les problèmes climatiques mais serait avantageuse sur le plan économique (Pas d’énormes investissements, pas de transport du fuel, pas de perte d’énergie dans les lignes haute tension notamment) et surtout modifierait la fonction de l’état vis a vis des citoyens.

    1. et qu’en serait-il de la capacité energetique des eoliennes et du solaire, en regard des besoins energetiques que nous avons developpes avec le petrole et le nucleaire? transport, industrie,alimentation energetique des villes ?

      1. j’ai lu quelquepart que ,à l’epoque des celtes (j’ignore quel etait le nombre de leur population) la proportion de foret etait moindre que ce qu’elle est actuellement; le territoire etait tres exploité par une multitude de petites fermes . Il y a peu je me suis arreté devant la photo d’une ville comtemporaine prise de nuit (une multitude d’immeubles eclairés de l’interieur) et j’ai ressenti un choc avec l’idée que les habitants de cette ville ne produisent pas directement ce qu’ils consomment (agriculture,energie,elevage etc…) à la difference des celtes; j’en ai retiré le sentiment de quelquechose de fatidique, comme l’idée d’une immense force\fragilité de nos societés en terme d’interdependances , d’interconnexions, quel vertigineux echaffaudages ! l’idée que j »avais d’une transformation ecologique genre decroissance en à pris un coup. je repense à une consideration de paul virilio sur la question cruciale des echelles. il faut avoir le sens des echelles des problemes à resoudre. je repense a cette consideration de jacques sapir sur le fait qu’a l’echelle d’un etat le pilotage economique c’est comme de manoeuvrer un gros bateau, ca prends du temps.lorsque je vois cette photo d’une megapole, eu egard à la panique rampante , distillée par le catastrophisme ambiant, je me dit qu’il y a besoin d’une solide sagesse pour repondre aux defis de la depletion petroliere (entre autre) et de beaucoup de sang froid; il n’en demeure pas moins que l’etre humain, pourvu qu’il ne se sente pas completement aux dernieres extremites, peut faire preuve de beaucoup de creativité pour ‘peu’ qu’il sente que l’espace existe pour cette creativité. A cet egard les pouvoir publics et nous memes portons une grande responsabilité. je repense enfin dans mon absence de sommeil a cette anecdote que raporte paul virilio sur un salon de la domotique dans lequel il rencontra des handicapés dans des fauteuils roulants qui etaient scandalisés des gadgets domotiques, par exemple une fenetre qui s’ouvre par commande informatique, loin d’y voir un progrés ces hommes cloués sur leur fauteuils reagissaient violemment à ce qu’il leur semblait etre une renonciation des valides à leur validité meme.

    2. En « réponse » et complément à lesauvage et Alain Saumon : en matière d’électricité, il est possible d’économiser 88% de l’électricité produite en passant au continu en 12 volt (comme la voiture), d’utiliser de l’air comprimé pour stocker l’énergie (éolienne, solaire, …) produite, etc. La fondation ZERI, adresse ci-dessous, pense qu’une société à émission 0 est possible dans un délai de 20 ans. Par émission 0, il faut entendre que toute émission négative, outre le CO2, est récupérée dans la production d’une autre matière. Exemple : avec les déchets miniers, on fait du papier-pierre qui demande moins d’énergie pour sa fabrication et ne nécessite pas d’eau. 95% des projets de ce type ont lieu hors Occident… qui ne veut pas changer de système économique… Si certains projets sont coûteux, comme la transformation d’une raffinerie de pétrole en raffinerie de chardon (que seuls mangent les ânes me semble-t-il), tous sont libres de droits tant qu’ils ne servent pas de gros intérêts. Pour reprendre les termes du fondateur, Gunter Pauli : « j’ai rencontré des centaines de présidents, de rois, de ministres, tout ce dont je me rappelle est que nous avons pris une photo »… C’est effectivement aux communautés de prendre l’initiative. Mais, vivons-nous encore en commun ? …
      http://www.zeri.org/ZERI/Home.html

    3. J’ai une amie proche dont le métier consiste à évaluer la productivité de parcs éoliens, et c’est donc en connaissance de cause que je vous informe que l’éolien n’est pas une solution miracle. Non seulement ça ne marche pas partout mais en plus la génération d’électricité éolienne est instable, leur exploitation nécessite soit des batteries coûteuses, soit une centralisation et des sources d’énergie à forte disponibilité.

      Quant au solaire, c’est très bien sous forme thermique, ça devrait être beaucoup plus répandu (surtout dans le sud) ; cependant la fabrication de panneaux photovoltaïques a un impact tel qu’on peut se demander si la production de ces panneaux n’est pas simplement la délocalisation de la pollution nécessaire à leur production très énergivore.

      Ce n’est donc pas pour rien que l’Allemagne « zéro nucléaire » est passée au charbon…

      Enfin, le domaine dans lequel la France a beaucoup à faire, c’est l’isolation puisque la part du chauffage dans l’énergie consommée est énorme.

      1. D’accord avec vous pour l’éolien, sauf en ce qui concerne les batteries (outre l’air comprimé, il existe aussi des batteries au bois, à l’urine, etc.) . Pour ce qui est des panneaux solaires, pourquoi nous propose-t-on le plus souvent des panneaux chinois, peu recyclables, et non des panneaux suédois, recyclables à 60% et qui fonctionnent aussi la nuit ! La nuit ? Ces panneaux récupèrent le froid et alimentent des frigos qui ainsi consomment beaucoup moins. Ces panneaux sont utilisés aussi en Afrique… Ils fonctionnent donc dans le grand nord et en Afrique, mais restent inconnus dans nos régions… Etrange, non ? Ben, non…

  5. Il est sans doute juste de pointer qu’une couche supplémentaire se rajoute entre le gouvernement et les gens, au motif que le discours tenu par Hulot dans cette couche supplémentaire ne peut être tenu directement par le gouvernement.
    Mais plutôt que de vilipender les acteurs individuels (dont les mérite réels sont sans doute variables, Cynthia Fleury, Jancovici et Hulot, Mmmmm…), il vaudrait mieux comprendre le cadre, qui fait qu’un exécutif en vienne à ce type d’expédients plutôt que d’autres. Les structures de communication entre le pouvoir et les gens ont revêtu bien des formes au cours des siècles (via Eglises interposées par exemple), il est très probable que nous soyons dans une forme déjà vue, et que nous puissions avancer la réflexion en comprenant de quoi il s’agit, plutôt que de chercher si les kWh de machin ont plus un odeur de lobby que les négawatts de trucs. Naomi Klein a essayer de montrer une partie de l’histoire, de rejoindre lutte contre les inégalités et pour la préservation de l’environnement. Alain Supiot montre que les liens qui se créent dans le refus d’un « hétéronomie » de la loi (l’existence d’un « surmoi » légal) et l’adoption d’une « Gouvernance par les nombres », qui caractérise le néolibéralisme, ces liens donc, sont ceux de l’allégeance médiévale, ceux entre vassal (= sous-traitant) et suzerain (=corporate). C’est plus éclairant comme approche, ce niveau « tient le cadre semble dicter que … » et à préférer à l’abus de fiel, à mon avis.

  6. A quoi servent ces articles au vitriol ? Personne n’est parfait, tout le monde fait des compromis pour atteindre ses buts, Le business as usuel adore la fragmentation façon puzzle de l’opposition. Chacun a sa vérité, que chacun aimerais imposer aux autres.
    Il faudrait plutôt parler des faits, de la réalité qui nous attend, ici en Europe, pas dans les îles du Pacifique. Dire qu’il ne s’agit pas de sauver la planète, mais l’humanité. Illustrer ce que sont les conséquences quotidiennes d’une vie sans pétrole ou sans électricité à volonté. Pour imager, c’est le retour au mode de vie des années 60 ou presque tout était produit localement, nous aurions le net en plus (?). Tout le monde devra être a la fois plus autonome et plus solidaire. En fait personne ne veut voir et savoir tellement la peur est refoulée.
    C’est sûr ce matin je vais prendre ma voiture seul, parce je veux être libre de mes horaires, je vais participer aux embouteillages quotidiens… pourvu que ça dure!

    1. La première mondialisation en mode déjà machinique date d’avant la 1ère guerre mondiale, si j’en crois Piketty par exemple. La crise de 1929 succédant à la 1ère guerre sera un frein à la migration de toutes les marchandises partout!

  7. Ce billet démontre que Hulot est « l’allié objectif » de la durabilité du nucléaire, c’est-à-dire des nucléocrates.

    Je cite Hulot : « On a eu l’intelligence, dans la loi sur la transition énergétique, de ne pas en faire un point de crispation. Chacun a su mettre de l’eau dans son vin. Mon avis est assez médian et il n’a jamais varié. »[4] Effectivement, le même adapte [lire « adepte » sans doute] des boissons insipides déclarait trois ans auparavant : « Concernant le nucléaire, je ne suis pas sûr que nous ayons le choix d’en sortir immédiatement. »
    La voilà « l’approche consensuelle ».

    1. Donc, tout n’est pas vain. Avec quelques larmes de crocodile pour attendrir et quelques hosties, la religion féroce compte bien plonger ses racines loin dans les profondeurs d’une résurrection en plein désert planétaire.

  8. Plus de 30 ans qu’on sait que le climat se réchauffe. 10 ans que le livre Effondrement de Jared Diamond a montré comment des dérèglements de l’environnement peuvent entraîner la fin de civilisations avancées. Rien de fait. Alors plutôt que de philosopher sur la façon de stopper ou inverser la tendance, puisque c’est impossible, dissertons plutôt sur les avantages de la situation, car il doit y en avoir. Et surtout préparons nous à ce changement. Et un peu mieux qu’aux conséquences des « printemps arabes ». Ce serait certainement plus productif.

  9. J’aimerais bien que Nicolas Hulot me donne des raisons de changer mon opinion de …2007!
    « Nicolas Hulot, une écologie sans politique »
    http://condrozbelge.com/?p=102

    C’est une écologie de la confusion. Critiquer ça ne me paraît pas déchirer la gauche de l’intérieur.

  10. « Si, en matière climatique, « ennemis de l’humanité » il y a, « lutter contre le réchauffement », est aussi absurde que de « lutter contre le nucléaire », car dans un cas comme dans l’autre on manque la cible réelle, qui est constituée des êtres humains qui en tirent parti. »

    Tout à fait d’accord !
    Il faut lutter contre les +- 66 000 000 de Français qui veulent et usent du courant !
    L’absurde consiste à refuser de voir la réalité: si des « méchants » s’enrichissent en vendant du courant, c’est grâce aux millions – milliards de « gentils » qui en veulent.

    1. Hadrien,

      Vous montrez par là que comme dans toute copropriété, il faut un règlement à celle de notre Terre.

      Mais la Terre a ceci de particulier, que ses occupants doivent aussi y trouver leurs conditions de subsistance.

      Vous comprendrez alors que si, pour subsister, les occupants sont contraints, par millions, de vaporiser des résidus de combustion de pétrole dans l’atmosphère, pour aller participer à la délirante, et non moins ravageuse, agitation économique,
      imposée par le Système, cela va poser problème.

      Il est donc nécessaire de mettre en place un Système économique compatible avec l’indispensable règlement de copropriété, ou mieux, d’imaginer un Système en lui même vertueux.

      Rendez vous à l’évidence que le capitalisme des rentiers, est totalement inadapté à tenir ce rôle…

      1. @ Dominique Gagnot dit : 22 octobre 2015 à 15:34

        « Vous montrez par là que comme dans toute copropriété, il faut un règlement à celle de notre Terre. »

        La terre de notre pays a son règlement. Ce sont les lois de la république française, et du plan d’occupation du sol propre à chaque commune.
        Dans l’immeuble où j’habite il y a un règlement de copropriété. Chaque copropriétaire s’est engagé à le respecter et à le faire respecter par ses locataires lorsqu’il met tout ou partie de ses « locaux propres » en location.

        « Rendez vous à l’évidence que le capitalisme des rentiers, est totalement inadapté à tenir ce rôle… »

        Tous les copropriétaires tirent une rente de l’investissement qu’ils ont financé comme tout bon capitaliste, en consommant moins que ce qu’ils ont gagné. Les uns l’obtiennent en nature, en se logeant sans devoir payer de location, les autres en louant leur « bien » à des personnes qui n’ont pas encore suffisamment capitalisé ou qui, par nécessité ou par choix de vie, décident par pure idéologie, de consommer immédiatement tout ce qu’ils gagnent, quitte……. à tomber en charge de la collectivité en cas d’aléa de vie défavorable.
        Si vous voulez éliminer les rentiers, vous allez vous livrer à un génocide généralisé puisque tous les humains (et les autres espèces) tirent les ressources alimentant leur vie, de la rente que leur procure la terre, ce bien commun partagé, mais inégalement, entre tous les organismes vivants.

        S’opposer au capitalisme, c’est inciter à consommer davantage, pousser à une attitude personnelle irresponsable et, par cela, accélérer la destruction terrestre.

      2. @ Dominique Gagnot dit : 22 octobre 2015 à 23:21

        « vous mélangez absolument tout. »

        Réfléchissez davantage ! Cherchez à me comprendre ! Fournissez un effort pour cela ! Faites preuve d’empathie et vous serez ainsi récompensé de vos efforts!

        Cessez de vous claquemurer derrière votre idée fixe, d’élimination des « capitalistes rentiers » en oubliant alors que vous en êtes un.

      3. @ Dominique Gagnot dit : 22 octobre 2015 à 23:21

        Voici un document qui vous permet de juger de la viabilité d’Air France, le type d’entreprise dont vous rêvez pour la France parce quelle est placée, comme la SNCF, sous contrôle et management public

        http://chevallier.biz/2015/10/air-france-crash-de-la-france-socialiste/

        En voici un autre qui permet de se faire une idée d’un « capitaliste rentier » capitalisant à tel point qu’on se demande « ce qu’il peut bien faire de son argent », sans être pour autant contre la préservation de la planète.

        J’espère que vous n’allez pas réagir en disant que je mélange tout et vous remercie par avance, pour l’argumentation que vous allez présenter en réponse à ma sollicitation.

      4. jducac, vous dites:
        « Air France, le type d’entreprise dont vous rêvez pour la France parce quelle est placée, comme la SNCF, sous contrôle et management public  »

        Une entreprise publique ne se résume pas à Air France ou la SNCF, dirigée par un gouvernement de la 5ème république.

        Vous êtes incapable d’imaginer autre chose que ce que vous voyez, et je parles de choses très différentes. Inutile de poursuivre cette discussion, vous ne pouvez pas comprendre.

        Vous faites partie de ceux qui disaient que les plus lourds que l’air ne pourraient jamais voler, ou que la Terre est plate…

        Pourquoi citer Nicolas Hulot ? alors que justement, il n’est pas représentatif des rentiers en général.

      5. @ Dominique Gagnot dit : 23 octobre 2015 à 12:20

        « Inutile de poursuivre cette discussion, vous ne pouvez pas comprendre. »

        Je constate surtout que vous manquez d’arguments pour contrer les miens, lesquels sont corroborés par d’autres développés dans divers articles de presse dont je vous signale les adresses mails.
        « Votre solution » me semble relever de l’utopie puisque vous êtes incapable de montrer en quoi elle différerait d’Air France et de la SNCF.

        « Vous faites partie de ceux qui disaient que les plus lourds que l’air ne pourraient jamais voler, ou que la Terre est plate… »

        Je ne me suis jamais exprimé en ces termes, à moins que vous prouviez le contraire.

  11. Ce billet désagréable est néanmoins passionnant parce qu’il pose en creux la question de l’objectivité responsable et de la responsabilité objective.
    Que voulons-nous être ? Quels sont les objets de notre responsabilité ? Une confrontation d’égos suffira-t-elle à la durabilité de notre espèce dans son espace ?

    1. Certains égos n’ont plus leur place qu’au CNRS, manifestement, en aucun cas à la fondation Hulot.
      Mais que dire du liminaire mais péremptoire:

      je sais que d’autres viendront remettre en question, non pas les faits – qui sont avérés – mais l’approche, qui pourrait être plus consensuelle.

      ?

    2. @ PSDJ

      Vos trois interrogations me semblent en phase avec les trois interrogations éthiques que j’ai faites miennes:

      Que voulons-nous* (intersubjectivité responsable)?
      Que devons-nous (responsabilité intersubjective)?
      Que pouvons-nous?

      Dans cet ordre, celui que je privilégie, le pouvoir est le possible, ce n’est pas une « querelle d’egos ».

      * Nous=espèce humaine

  12. J’aimerais revenir sur un chiffre qui m’a interpellé. Si Tchernobyl a, selon vos chiffres, provoqué la mort de moins de 200 000 personnes sur plus de 50 ans, notons bien qu’il est estimé que les troubles pulmonaires liés au particules fines tuent plus de 40000 personnes par an, pour la France seulement !
    Soit, toutes choses égales par ailleurs, deux millions de morts en France d’ici 2065…; l’urgence du zéro nucléaire devient alors toute relative.
    Vous aurez d’autres arguments plus pertinents, mais nul n’est besoin d’attaquer autant monsieur Jancovici sur ces chiffres en particulier.

    1. Vaal, on vous a pourtant bien dit que « les faits sont avérés ».
      Bon ok, il y a seulement deux ans notre même économiste du CNRS n’évoquait pas seulement un maximum de 57 000 morts pour Tchernobyl mais bien aussi les 900 000 de l’étude bidon de Yablokov/Nesterenko/Nesterenko qu’il se permettait d’ailleurs de placer sous « l’autorité » de l’Académie des Sciences de New-York…
      http://rue89.nouvelobs.com/rue89-planete/2013/01/16/fukushima-le-cnrs-tait-la-verite-et-domestique-les-masses-238627
      Des ennemis pareils les nucléocrates en redemandent.

      1. @Vigneron
        La comparaison du nombre de morts par an est une chose, la réalité des dégâts dus a la radioactivité sur des milliers d’années en est une autre. Et puis les supporters actuels du nucléaire en France seront-ils prêts a retrousser leur manches et porter la combinaison jaune ou blanche quand il sera nécessaire de démanteler les réacteurs qui leur plaisent tant aujourd’hui,sans parler de gérer l’accident du type Fukushima qui statistiquement arrivera un jour.?

  13. Quand je lis ce billet incisif je pense immédiatement aux japonais qui se trouvent du coté de Fukushima. Ceux là n’ont pas eu le choix, et maintenant ils subissent leur double peine, non contents d’avoir reçu leur dose de radioactivité lors de la catastrophe ils sont priés de retourner sur les lieux mêmes du traumatisme. Rien que pour eux, et pour nous par la même occasion habitants d’un pays fortement nucléarisé, Merci.
    Il ne me semble vraiment pas que ce soit excessif que de rappeler à ses amis certaines de leurs contradictions quand celles-ci minent ou retardent la prise de conscience quant à la nécessité de faire le deuil d’un modèle économique et financier qui nous conduit tout droit au précipice. Le nucléaire outre sa dangerosité, est emblématique d’un système croissantiste tous azimuts lié à la logique capitaliste, alors ne pas évoquer la question de front, ce n’est pas de la prudence tactique, un compromis, c’est une erreur de raisonnement qui retarde une prise de conscience quand le temps nous est compté. Bref, on ne rend pas service à Hulot en ne l’obligeant pas à clarifier certaines de ses positions, à sortir de ses contradictions. Dans un débat démocratique tous les cartes sont mises sur la table. Qui peut croire sérieusement que l’avenir de l’humanité va être compromis simplement parce qu’on a dit haut et fort ce qu’on pensait ?

    1. Qui peut croire sérieusement que l’avenir de l’humanité va être compromis simplement parce qu’on a dit haut et fort ce qu’on pensait ?

      Oui, Monbiot, par exemple, à dit haut et fort ce qu’il pensait du nucléaire et des antinucléaires…

  14. Je comprends pas cette détestation de l’Etat. Même dans l’hypothèse où on décide « zéro nucléaire » (*perplexité blasée*), l’ampleur des travaux de transition supposera la puissance de l’Etat, de la même façon que la transition vers le nucléaire a été le résultat de l’intervention « administrée » à travers les géants publics de l’énergie.

    Du moins, je vois pas quel autre moyen opérationnel l’auteur envisage, passées ses postures abstraites. Le marché ? des géants privés qui ne différeraient du public que par le fait qu’ils n’aient pas de compte à nous rendre ? Je regrette au contraire que l’Etat soit affaibli, ses monopoles démantelés, sa souveraineté soumise à des intérêts privés. Çà réduit d’autant sa capacité d’intervention et d’organisation, alors que c’est notre outil le plus évident.

    1. « alors que [l’Etat] est notre outil le plus évident. »

      Je me pâme. Abrazo, dans mes bras, Ami!
      (Abrazo: étreinte pleine d’affection et/ou accolade.)

      Les défenseurs de l’Etat se font rares alors que , oui, il est notre protection contre les puissances d’argent qui immanquablement prendraient sa place s’il venait à être trop affaibli. D’un autre côté, cette structure politico-sociale est infiniment plastique; c’est à nous de veiller à lui donner une orientation favorable aux plus démunis. D’abord en lui accordant des moyens à la hauteur de ses missions. Et ça tombe bien, la démocratie et l’Etat sont parfaitement compatibles!

  15. Et on oublie l’énergie dépensée par l’auteur de l’article, par tous ceux qui le lisent, sans oublier l’énergie nécessaire à sa diffusion au travers des réseaux et serveurs qui bouffent discrètement autant que plusieurs centrales en permanence ?

    Cette liberté de s’exprimer, c’est d’un luxe fou !

    Surtout qu’il n’y a pas une seule suggestion pour s’attaquer aux causes de la catastrophe prévisible : la démographie humaine galopante, la course au confort et au bien-être sur le « modèle » diffusé par les medias, l’attachement à des « valeurs » d’héroïsme et de conquête, l’intime conviction que l’on a été sélectionné pour accomplir un destin face aux mécréants, etc.

    Pour le moment, tout se passe au niveau des notables et des puissants comme si on prétendait rembourser les intérêts de notre dette sur la planète avec de la monnaie de singe. C’est un début ou une fin, là est la question, face aux implacables lois physiques dans un univers clos…

    Clairement, ce sera la fin tout court si rien n’est fait, au niveau planétaire, pour changer le logiciel mental des robots humains. Non, ce n’est pas utopique, il y a déjà quelques efforts dans ce sens, et on peut interpréter ceux de M. Hulot (et de M. Jancovici) comme cela.

  16. Bonjour,

    La peur du nucléaire est un devoir.

    Je propose à tous une fermeture immédiate de la centrale nucléaire la plus proche.
    Pour ce qui me concerne, elle est en pleine agglomération, au bord de la Meuse à Huy-Tihange. Il y a plusieurs millions de gens qui vivent dans un rayon de 100 kilomètres, et plusieurs autres centrales nucléaires civiles.

    Allant chez des amis dans la région, je passe sur une route à quatre bandes, à trente mètres des tours de refroidissement. Je pense à ce qui se passerait en cas d’accident: je fuis à droite ou à gauche, perpendiculairement au vent, téléphonant à mes proches et faisant le plein de gaz et d’essence tout de suite (ma voiture roule au LPG). Cela, dans l’hypothèse optimiste selon laquelle je serais en mesure d’agir, ni blessé ni coincé dans des décombres ou des bouchons. Ni dans mon lit en train de dormir.
    Il paraît que les plans d’évacuation ne tiennent pas compte du vent. Je quitte tout, les petits et les grands trésors qui sont dans ma maison. Faites votre liste pour voir. Vous êtes parti et vous vous ne reviendrez JAMAIS. Pour ce qui est des amis et des amours, des voisins, c’est la roulette russe. À la vie à la mort.

    Il faut fermer la centrale tout de suite, et se débrouiller après. Réfléchir avant? Ça sert essentiellement à ne rien faire. Ces centrales ont dépassé l’âge pour lequel elles ont été construites, on les fait durer un peu plus pour des bénéfices confortables, toutes installations amorties.

    Je passe en voiture le long des tours de refroidissement et je pense à toutes ces choses.
    J’en suis malade pendant des heures. Mais ça, ce n’est rien.

    http://condrozbelge.com/?p=4161

    1. Comme quoi… Moi je ralentis sur l’A62 vers Valence d’Agen pour profiter du spectacle sublime de la centrale de Golfech. La prochaine fois, le sentiment du sublime sera hélas pollué par le souvenir de Leboutte, mais la jubilation que m’offrira la représentation de son malaise s’il était à ma place compensera.

      1. Ah Vigneron ! Tu n’as pas besoin de mon autorisation pour trouver ça beau mais je te la donne quand même ! 😉

        Laisse quand même une valise dans ton coffre, on ne sait jamais !…

    2. Cher Guy, je vous comprends parfaitement, vous vous en doutez. J’ai moi-même quelques sympathies pour les moines bouddhistes qui habitent juste derrière cette centrale dont vous parlez, je suis déjà allé une fois ou deux chez eux.

      Et, vous le savez peut-être ou peut-être pas, leur philosophie a entre autres pour point central un concept (enfin, nous occidentaux appelons ça un concept) qui est « l’impermanence ». L’impermanence consiste à se rappeler en permanence (!) que tout ce qui a un début a aussi une fin, en ce qui concerne sa forme : un brin d’herbe, un arbre, un animal, une œuvre d’art, un homme, une civilisation. Parfois je me dis (je vois les tours de refroidissement de la fenêtre quand je médite, à croire qu’ils le font exprès ! 😉 ) : « Et en cas d’accident, tout le monde ici va devoir partir pour ne revenir jamais ! » Les lieux sont magnifiquement décorés, comme dans « Tintin au Tibet », le temple en particulier est de toute beauté (j’invite au passage Vigneron à aller voir). Et quoi ? Toute cette beauté transformée en « lieu désaffecté » du jour au lendemain ?

      C’est l’impermanence. Nous vivons tous avec ça, mais ces moines en sont plus conscients que beaucoup d’autres personnes… Ce risque n’était pas nécessaire, mais des gens que nous avons soi-disant élus (enfin, pas moi parce que j’étais trop jeune) ont décidé de nous le faire prendre.

      Mais je ne parlerais pas pour ma part de « peur du nucléaire », encore moins comme un « devoir ». Essayons de rester sereins face à cette réalité que nous n’avons pas choisie, c’est la seule liberté que nous ayons par rapport à elle… pour le moment en tout cas !

  17. Il me semble que le consensuel ne favorise qu’une chose : la «  » »violence » » » qu’on mettra sur le dos des petits pour une chemise froissée en oubliant les suicides, les divorces, les retombées sur les enfants, etc., liés à l’extrême violence d’une minorité et des « biens élevés ». En lien, l’intervention de Xavier Mathieu au Grand Journal. Un vrai discours de vérité…
    https://www.youtube.com/watch?v=JHEsoKn8AOQ

  18. Qui votera pour un candidat qui proposera un mode de vie moins confortable ?
    La sagesse voudrait qu’on planifie l’abandon de la voiture individuelle.
    La sagesse voudrait qu’on abandonne le tourisme de masse intercontinental.
    La sagesse voudrait qu on produise localement tout ce qu’il est possible.
    Mais la sagesse n’est pas cotée en bourse, et ne sponsorise pas la COP21, alors…

  19. J’ai posté un commentaire relatif à une autre perpective pour le nucléaire sans uranium (thorium + sels fondus) qui à été modéré (je suppose du fait du mauvais choix du lien : j’ai en effet vu après l’avoir posté que c’était une page de parti politique … alors que je croyais être sur science&vie lol… ) donc ci dessous un lien sur le sujet plus neutre et plus technique :

    http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/les-reacteurs-nucleaires-au-thorium-quels-avantages-10261/

    1. Cette technique est morte avant d’avoir vécue car elle nécessite un réacteur a uranium pour que le Th soit fissible….

  20. Quand l’auteur de l’article parle de « supporters plus ou moins volontairement dupés », je pense à pas mal d’amis, collègues et voisins qui ont une formation approximative en Physique et qui se nourrissent de télé. Je ne sais pas s’ils sont dupés volontairement, je ne crois pas, l’ignorance et la stupidité sont courantes. Cela fait longtemps que je réfléchi a la façon d’atteindre ces gens, qui sont surement majoritaires, et je me rends compte que nous n’en savons rien. Même à l’école, il semble que les jeunes comprennent assez mal les messages de type environnementale. Je vous laisse les résultats d’une enquete reálisée en Belgique http://www.skolo.org/spip.php?article1827

  21. Je trouve ce brulôt contre N Hulot totalement désobligeant, injuste et contre productif dans la forme et mensonger dans le fond. Autant discuter des idées me semble intéressant, autant mettre un individu « au pilori » me semble idiot et totalement anti démocratique . N Hulot est un homme sincèrement engagé, je suis ses actions depuis trés longtemps, ce qui est dit dans ce billet est de plus totalement erroné à sons sujet. N Hulot est quelqu’un d’ouvert au dialogue et au débat, qui tout au long de son engagement , a toujours cherché a confronter ses idées au public et avec les scientifiques , les politiques voire les industriels . Et cela fait trés longtemps qu’il se confronte avec eux. Malgré cela, il est resté fidèle a ses convictions, m^me si pratiques et confrontations de TOUS les milieux l’ont obligé à plus de tempérance. J’ai eu l’occasion d’avoir de trés bref échanges de mails avec lui, il y a trés longtemps, ce n’est ni un menteur, ni un cynique et encore moins un tiède.!
    Il n’a pas « que de la gueule », ce procès d’intention prouve juste que les auteurs du billet ne l’ont jamais approché….

    Hulot. «C’est la famille humaine qui est confrontée à son avenir» 14 février 2015 à 14h30 / Propos recueillis par Philippe Minard (ALP) /

    Écologiste toujours, encarté jamais ?

    NH « L’écologie ne peut pas se réduire à une fraction politique. C’est un enjeu universel, humaniste. »

    « N’y a-t-il pas des jours où vous vous sentez découragé ? »

    NH « J’ai parfois du mal à comprendre pourquoi il faut dépenser tant d’énergie pour convaincre les hommes et les femmes de se sauver d’eux-mêmes. Mais je rencontre une telle foule d’anonymes qui vous réconcilient avec l’humain que cela me revitalise dans les moments de désespoir. »

    http://www.letelegramme.fr/bretagne/nicolas-hulot-c-est-la-famille-humaine-qui-est-confrontee-a-son-avenir-14-02-2015-10526041.php

    Nucléaire: « trajectoire suicidaire » (Hulot)

    « Ne pas réduire la part du nucléaire et céder à la « tentation » du gaz de schiste est une « trajectoire suicidaire », a déclaré aujourd’hui Nicolas Hulot auditionné à Paris dans le cadre du débat sur la transition énergétique.
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/23/97001-20130523FILWWW00400-nucleaire-trajectoire-suicidaire-hulot.php

    1. Tout en douceur, le Hulot, gentil, humaniste, tout ça et beaucoup plus même: vous êtes convaincante.
      Mais les faits demeurent et ils sont aussi convaincants.
      Donc le gentil Hulot défend des choses horribles .

      Faits horribles ( un seul est suffisant): une connerie dans le nucléaire et l’humanité en souffrira pendant des milliers d’années. Après les 2 désastres publics, les mordus du nucléaire ont cessé de proclamer la connerie impossible. Maintenant, on sait en toute certitude que « ça » arrivera et on ne peut le nier. Pourquoi ne pas en tenir compte?
      ( Merci à Paul pour une série d’articles sur le nucléaire, il y a déjà quelque temps, et son calcul de « probabilité » qui est en réalité un calcul de certitude)

      1. Gudule, j’espérais que le rappel de ces chansons de Vian vous ferait comprendre à quel point votre défense de Hulot était idiote. Mais en vain.

  22. Les sponsors sont indispensables à la médiatisation de Nicolas Hulot.
    Cela peut paraître bizarre, mais il n’y a pas d’autre choix que d’utiliser le Système pour le dénoncer.

    Imaginez que sa parole ne soit pas relayée par les gros médias… C’est beau l’intégrisme, mais parfaitement inefficace.

  23. un billet consternant! Hier encore lors d’une réunion sur la COP21 organisée par l’ APNU ( association Pour les Nations Unies ) Brice Lalonde s’est quelque peu ridiculisé devant un panel de chercheurs en sciences de l’environnement pour ses incohérences en matières de politique énergétique.Pour ce qui concerne le nucléaire la confusion était totale entre les différentes filières ( Uranium à eau sous pression, Uranium à sel fondu, Thorium etc.) Les écologistes incompétents et dogmatiques sont les pires ennemis de l’environnement. Les choix devant lesquels nous nous trouvons ne sont pas de remplacer les centrales au charbons par d’autres au gaz mais bien de dé-carboniser totalement la production d’énergie et sans le nucléaire comme solution transitoire pour au moins un siècle on n’ y arrivera pas

    1. Juste un point:
      La filière Thorium/Sel fondu est morte car non seulement elle produit des déchets radioactifs mais ils n’y a pas de solution pour les extraire des sels. D’autre part le thorium n’est fissible que si il est exposé au rayonnement d’ un réacteur a uranium. Donc: kif kif bourricot…

      1. pas du tout, il a bien sûr besoin d’un peu d’U235 pour l’allumer comme on a besoin d’une allumette pour faire du feux, la réaction est alors entretenue par un mini cyclotron ( un brevet du CERN)

  24. daniel, je ne cherche pas a convaincre. Je donne mon point de vue et vous avez le droit de ne pas le partager. Cela dit, je vous engage à contacter N Hulot pour plus d’explications. Je répète ce n’est pas un tiède, il est trés conscient des problèmes liés aux dangers du nucléaire (entre autres).

    « Journaliste : « Sur le nucléaire, n’est-on pas aussi resté dans les postures ? »

    « Réponse de Nicolas Hulot :« On a eu l’intelligence, dans la loi sur la transition énergétique, de ne pas en faire un point de crispation. Chacun a su mettre de l’eau dans son vin. Mon avis est assez médian et il n’a jamais varié. Je ne suis pas favorable à l’énergie nucléaire, mais le fait est que la France l’a développée. On peut l’utiliser mais juste pour opérer une transition douce et ne pas risquer la rupture d’approvisionnement. Nous devrons baisser mécaniquement sa part. Faisons le intelligemment. Le nucléaire n’est pas la bonne réponse au réchauffement climatique, Pour l’empêcher, il faudrait construire une centrale tous les 15 jours pendant cinquante ans. A ce rythme, vous transformez des probabilités d’accident majeur en certitude. Donc c’est « no way ». »

    Que proposez vous Daniel comme modèle de transition énergétique qui pourrait intéresser et mobiliser une majorité d’individus ?

    1. « _hp_ dit : 22 octobre 2015 à 20:01 » -> c’est une réponse possible.
      Isolation et économie.
      Je travaille au contact de l’industrie et je constate encore du gaspillage: par exemple, des machines qui « tournent » alors que la production est arrêtée et ne reprendra que beaucoup plus tard.
      Ceci dit, les besoins en énergie -électrique surtout- de l’industrie lourde sont immenses. Les bonne intentions écologiques fondées sur le local – maisons individuelles etc…- sont à mon avis insuffisantes.
      Nous n’éviterons pas une évolution vers plus de modestie et de tempérance énergétiques, avec les conséquences qui suivent. Les transports aériens et la cassabilité des objets un tant soit peu techniques en sont un exemple…

      Rien ne sera possible sans une remise en cause du droit de propriété. Non pas votre propriété ou celle de votre bailleur mais celle des ressources primaires. Pour plus de détails , voir votre Gagnot favori. ( Et si ce n’est pas le cas, soyez sûre et re-sûre que ça le devrait.)

      Si un Hulot du haut de son vedettariat ne le proclame pas, c’est qu’il abuse de notre crédibilité. Hulot, gentil Hulot mais Hulot trompeur, prisonnier de ses sponsors, je le suppose. Je comprends bien qu’il a un fond de commerce à préserver.

  25. Oui-oui, le nucléaire on préfèrerait s’en passer, c’est certain, pas de souci là-dessus.
    Reste que si on veut conserver un niveau de vie supportable, il faudra remplacer l’énergie électrique du nucléaire par autre chose. Je n’ai rien vu ici à ce sujet, et c’est bien dommage. Mais peut-être qu’il n’y a pas de solution, du moins immédiate ?
    On pourrait décider de se passer de cette énergie, on survivrait presque tous, et même, sur l’élan, abandonner aussi charbon et pétrole, ça ferait tant plaisir à quelques-uns et on n’en mourrait pas tous.
    Mouiii. Mais non en fait.

    1. Je me demande pourquoi la géothermie n’est pas remise au goût du jour alors qu’elle était en marche dans les années 60 et 70 ? Elle existe dans des DOM mais pas en métropole. Pourquoi donc ?

    2. @hp
      Solaire,éolien,géothermie,hydro + investissement dans la recherche de nouvelles énergies et économie des ressources, par isolation thermique notamment.

    3. Oui oui, la filière au thorium est étonnante. Beaucoup moins de déchets, refroidissement et arrêt si on cesse de la servir ou en cas de panne. Son gros défaut était de ne pas excréter comme sous-produit le plutonium nécessaire aux bombes. Il y a une conférence TED en français: http://m.youtube.com/watch?v=Z0G8QxaYRds

    4. Solution?
      Le seul problème des déchets actuellement produits, en supposant par magie que toutes les centrales du monde s’arrêteraient à l’instant, est déjà parfaitement in-so-lu-ble. Même dans le sublime et les professions de foi.

      1. Ce qui est affligeant, et qui est bien illustré dans le reportage d’Arte, c’est qu’on parle du Plutonium, dont la durée de demi-vie est de 24 000 ans, quand même (pour le Pu 239), mais que les cuves qui le contiennent, eh bien, après 70 ans, elles commencent à éprouver quelques signes de vieillesse… c’est normal !

        (je n’ai encore regardé que les 20 premières minutes.)

        On ne voit pas bien comment on va s’en sortir, en effet…

  26. Je suis pas prêt d’oublier quand un prof de physique dans un lycée de Blois nous avait dit sur un ton goguenard que tout dépendra de l’orientation du vent s’il devait se produire du grave. Pour notre pomme ou celle d’Orléans : la centrale de St Laurent située pile poil entre ces deux villes.
    Super technologie qui au pire peut se conclure au doigt mouillé. 🙁

    1. De toute manière une fois une centrale construite, soit on démolit la centrale et on déplace le problème, soit on cimetière-ise le site (c’est le choix Français, qu’est pas idiot).
      Il faudra de toute manière contrôle surveillé les sites pendant des centaines d’années (si on enfouit les combustibles ailleurs, sinon des milliers) qu’il produise ou non de l’électricité.
      Ce faux débat peut tenir encore quelques décennies, mais même si on arrête demain, il y aura encore des risques pendant longtemps, cela ne sert à rien de laisser croire qu’on peut stopper le risque en arrêtant l’électricité nucléaire (enfin on limite quand même celui du déplacement du combustible).

      1. Et puis à l’époque de la guerre froide avoir la bombe (premier objectif des centrales) semblaient plus important que les risques, et puis on croyait en la Science, alors on trouverait bien comment résoudre les problèmes.
        Et puis il y a avait un consensus de l’extrême gauche à l’extrême droite, alors Hulot il y est pour quoi au juste?
        Renouveler les centrales c’est con, ne pas les utiliser encore un peu aussi.

      2. « cimetière-ise le site – c’est le choix Français, qu’est pas idiot » Çà ça serait bien la première fois! 😉
        En fait laisser a l’abandon des dizaines de réacteurs pissant la radioactivité pour des milliers d’années ça vous semble pas idiot?

      3. Où voulez vous les mettre, c’est fait, c’est fait, y à pas à ce cacher sous la couette…
        Soit un monde imaginaire, alors tout va bien.

      4. Et puis il faut être honnête, sociologiquement même la colère est souvent associé à de la lâcheté, on tapera plus fort contre les footballers que sur le président de Dexia, sur les paysans que sur les chercheurs, les techniciens et les préconisations des coopératives, sur Hulot.

  27. Le choix est clair:

    Le capitalisme exige de maximiser l’agitation économique, et donc la consommation d’énergie.
    Réduire la production d’énergie, quelle qu’elle soit provoquerait une contraction du système, voire son effondrement.

    De 2 choses l’une:

    1 – Soit, donc, envisager un Système radicalement différent, économe en énergie, ce qui d’ailleurs ne ferait souffrir personne. Il suffirait de s’adapter tranquillement à un mode de vie différent, et à terme beaucoup plus agréable pour le plus grand nombre.
    Problèmes:
    – Cela remet en question certaines propriétés privées, et le partage des richesses.
    – Le plus grand nombre est incapable d’imaginer autre chose que le système actuel, alors que pourtant…

    2 – Soit continuer, jusqu’à ce qu’une catastrophe d’ampleur suffisante nous y contraigne. On en est là, et aucune raison que ça change.

    1. Le problème Dominique Gagnot, c’est que vous présentez la réalité des choses, de manière trop claire…
      voire éblouissante.
      Invitez donc vos lecteurs, en préliminaire, à chausser leurs lunettes de soleil, en espérant que la combinaison plombée ne soit jamais nécessaire !

  28. Bonsoir,

    comme l’a déjà expliqué Gael Giraud , dans le rapport pour la transition énergétique , il y a environ une dizaine de scénarios qui ont été proposé qui vont du negatep à negawatt . Les solutions existent . Ce travail réalisé ,normalement c’est au citoyen de discuter ,de débattre , puis de choisir un de ces scénarios .Nous pouvons comprendre que la majorité , par manque de temps , ne puisse s’intéresser , s’approprier le sujet et délègue aux « spécialistes » .

    chez ces « spécialistes » , qui vont du scientifiques/ingénieurs aux simple militants , l’auteur du billet reproche à Hulot , Jancovici et d’autres leurs liens (si ils existent ) avec certaines industries , organisations étatiques . Pourquoi pas , mais réciproquement il faut s’interroger sur les anti nucléaires ,dont la palette s’étend du simple militant convaincu ( et ceci est respectable ) à celui qui est en mission dont l’objectif est de torpiller l’industrie de l’électronucléaire française et pas forcément pour sauver l’humain et les abeilles …suffit d’avoir un peu d’imagination .

    Le choix concernant la transition énergétique n’est qu’un élément d’un plus global concernant nos choix de sociétés et il est dommage que les anti nucléaires, dans leurs propos ,évacuent trop souvent l’intégralité . ils ont quand même en tant que lanceurs d’alertes revendiqués , une forte responsabilité vis à vis des citoyens , en présentant une réalité tronquée . Un des rares chez eelv qui a soulevé le lièvre publiquement -j’insiste sur le publiquement – (1) c’est Yves Cochet qui a reconnu que l’anti nucléaire n’était plus une priorité , ce qui ne veut pas dire que le nucléaire soit un non sujet .

    (1) un bon nombre de cadres eelv qui s’affichent publiquement anti nucléaire , parfois de manière virulente, sont largement plus modérés dans les propos en comité privé .

    1. C’est quand même marrant,on retrouve toujours les mêmes arguments chez ceux qui cachent leur soutien au nucléaire en prétendant qu’au fond les antinucléaires,EELV ou GREEN-PEACE, sont comme les autres: Appâtés par le gain. Sans preuves bien sûr, même si on sait,qu’a l’opposé par exemple, que les 10.5 milliard prévus par EDF (pour le moment) pour la construction de l’EPR de Flamanville ne sont pas perdus pour tout le monde.
      Ça serait pas vous qui seriez « en mission » par hasard?

  29. Les soutiens/lobbys de la Fondation N. Hulot empêchent-ils les objectifs ambitieux du rapport Canfin-Grandjean ?

    La Fondation Nicolas Hulot, observateur accrédité par l’ONU publie « analyses et décryptages afin d’informer les citoyens et de faire pression sur les décideurs. »
    Elle propose de s’appuyer sur le levier que constituent les investisseurs financiers des pays du Nord, en particulier les fonds de pension, affectés par le niveau bas des taux
    d’intérêt depuis la crise financière de 2008. Selon lui, ces derniers ne « trouvent pas de placements à long terme qui leur permettent à terme de servir les pensions de retraite. »
    Il s’agit de « de réorienter l’épargne vers l’économie réelle »

    Il préconise que « les Banques de Développement (Banque Mondiale, banques nationales de développement comme l’AFD, banques régionales de développement), soient plus
    ambitieuses dans leurs stratégies de financement climatique. Ainsi le rapport propose un certain nombre d’actions, au niveau de la réglementation bancaire et assurantielle (mise en place de tests de résistance des banques et assurance au changement climatique). »
    Enfin ce rapport souhaite un « suivi, au niveau mondial, par le FMI et la Banque Mondiale. »

    Le type de mission de cette fondation ressemble à celui d’un syndicat, cadre institutionnel compris puisque les syndicats fonctionnent sur des financements (droits syndicaux) des entreprises elles-mêmes (ou de l’Etat pour la fonction publique). La différence de taille est qu’elle n’a aucun pouvoir de décision. Faire pression, consensus, communication (faiblarde), mobilisation des acteurs sont les moyens préconisés. Ceci a marché un temps pour les syndicats mais ne marche plus car les leviers n’existent plus. La tentation de se faire acheter par ses soutiens, résistants au changement, n’est pas obligatoire. Les médias adorent rapporter les exemples de syndicats « vendus aux patrons » et généralise volontiers.
    Le levier identifié (investissements prometteurs) par ce rapport est-il suffisant pour obtenir des résultats ? Est-il le seul ? Les Etats ici devraient être des partenaires mais le sont-ils ? Puisque ceci ressemble à un rapport de force, comment s’organise-t-il à ce jour entre les états, les organismes financiers et les grandes entreprises plus ou moins liées à l’Etat ? Quels sont les moyens du citoyen lambda ? Le suivi préconisé est-il le plus pertinent ?
    Je n’ai que des questions…..

  30. « Les ennemis  » de Paul Jorion ont ils un nom et un visage ?

     » Les amis de la psychanalyse et de la Philia peuvent ils être les ennemis de l’humanité  » ?

    « Le blog de Paul Jorion , une agence de communication au service du Front de Gauche ( variante du FN , variante DLR , variante ….) »?

    Est ce que Paul Jorion est  » un envoyé spécial pour la protection de l’ultra libéralisme en Belgique et de son ministre des finances  » ?

  31. Depuis près de cinq ans je participe à plusieurs groupes de réflexion sur la transition énergétique tant ici à Bruxelles  ( Club de Rome et  Commission) qu’aux USA  ( un exemple : Energy Education Project http://www.energyeai.org/) pour tenter d ‘identifier  des pistes  dans une situation d’incertitude considérable entraînant une désinformation systématique.  Pour chaque source d’énergie il faudrait pouvoir  
    1) estimer le rapport de l’énergie produite sur l’énergie investie  (Er/Ei)
    2 ) l’impact environnemental  de la consommation de cette énergie  CO2, NOX  et autres polluants  souffre métaux lourds  radioéléments etc..
    3)estimer le capital à investir pour ce type de technologie
    4)évaluer les ressources et réserves disponible sur la planète
    Ces données s’avèrent extrêmement difficile à collecter sont peu fiables et susceptible de modifications considérables suite à une percée technologique ou la variation du prix des matières premières. Ainsi on appelle réserve tout ce qui est commercialement exploitable si on néglige les coût de restauration de l’environnement; on appelle ressources ce qui pourrait être exploitable soit parce que le prix a augmenté ou la technologie s’est améliorée.
    Par exemple le rapport Er/Ei est d’environ 100 pour le pétrole du moyen Orient et environ 5 pour les sable bitumeux du Canada . Ces rapports ne tiennent bien sûr pas compte des services rendu par les écosystèmes ou pire par la destruction de ceux-ci. Si on devait faire entrer les facteurs liés à la restauration des écosystème, tant les sables bitumeux que le pétrole de schiste ne serait pas rentable et constituent donc une taxe sur notre futur.
    Les énergies renouvelables doivent faire l’objet de la même analyse car elle ne sont pas illimitées, ne sont pas exempte de pollution et dépendent de ressources non renouvelables sinon même rares, c’est le cas pour les moteurs électriques qui nécessitent l’emploi de certaines terres rares; pour les panneaux photo voltaïques la situation est meilleure. Le problème c’est que comme toutes les bontés de la nature, celles-ci sont intermittentes.
    Qu’en est-il du nucléaire? Clairement la technologie nucléaire d’aujourd’hui , qui est un héritage malheureux de la guerre froide, n’est pas acceptable. Ce n’est pas parce que les militaires US nous ont imposé la seule technologie qui permette de fabriquer des bombes qu’il faut rejeter toutes les technologies électronucléaires. Ma conviction est faite la technologie EPR doit être abandonnée amis au profit soit de la quatrième génération ( uranium à sel fondu) choix de l’Europe soit la technologie basée sur le thorium qui est le choix de l’Inde et de la Chine.
    Pour en savoir plus je vous propose de parcourir soit ma présentation sur le thorium
    Voir : https://www.dropbox.com/sh/tqvlkvpxyvk01xl/AAA9bf_7w5kgQCjr_0AD23KKa?dl=0
    Ou cet article ( la source en est l’industrie)
    http://www.industrytap.com/thorium-safer-cleaner-powerful-alternative-fossil-fuels/21317
    Ou encore la conférence de JC Mestral à Paris
    https://www.youtube.com/watch?v=Z0G8QxaYRds&list=PL740372BFC34CF184&index=4

    Pour conclure je vous enjoins de résister aux fatwas des ayatollah de l’écologie qui sèment le doute sur les actions de gens qui ont dédicacé leur vie au sauvetage de la planète. Dans les systèmes complexes les liens de causalité sont souvent bien cachés ce qui rend hélas possible à tout observateur superficiel de démontrer tout et son contraire. J’en ai été encore témoin ce mercredi en écoutant l’intervention désolante de Brice Lalonde à Bruxelles
    Bon Week-end

    1. Guy,

      Cette fuite en avant est imposée par notre système économique (capitaliste) puisqu’il vise à maximiser l’agitation économique (croissance oblige), et donc à maximiser la consommation d’énergie.

      Il serait logique de considérer LE fond du problème, et pas seulement ses conséquences énergétiques.
      Nous ne sommes pas sous dictature chinoise, ou autre, que je sache. (quoique, en fait c’est peut être par là qu’est la réponse…)

      Je suis étonné du silence de ceux qui se préoccupent d’écologie, à propos de cette question fondamentale.

    2. Alors comme ça Er/Ei – CO2 x Nox (non Mox) = Thorium (aka nucléaire vert) ?
      Formule magique par laquelle les sauveurs de la planète « dédicacent » (sic) leurs vies dédiées au salut universel ! Demeurez sûr, M. Vite, que le Grand Tout attendait votre signature pour se survivre.

  32. Je n’ai pas tout lu mais il me semble que je peux résumer ma pensée comme suit :

    – L’article est inutilement agressif,

    – Que nous le veuillons ou non, nous sommes dans un sacré pétrin lié à notre dépendance à l’énergie abondante et à bas prix (qu’elle soit carbonée ou nucléaire),

    – Pour changer cette dépendance, il faudrait faire des investissements énormes, tout en ayant les yeux rivés sur le bien commun (>< "faire du fric"), ce qui nécessite de facto un pouvoir public fort et précisément soucieux de ce bien commun, donc dégagé des intérêts financiers que pourraient avoir ses partenaires privés… et c'est pas gagné !

    – Mais ça ne suffira pas sans une réduction drastique de notre mode de consommation et de notre mode de vie en général, là aussi dans le souci du bien commun, mais en intégrant en plus, dans ce bien "commun", le souci des gens qui ne sont pas encore nés à ce jour, ce qui me paraît encore plus difficile,

    – Le salut passera par la reconstruction de lien social local ou ne sera pas.

    Bonne chance à tous ! 😉

  33. le régulateur US vient de donner son feu vert pour la production d’ électricité pour la première fois depuis 20 ans à un réacteur nucléaire ( Wall Street journal 22/10)

  34. « Mais en vain. »
    Je respecte votre opinion, respectez la mienne. mon point de vue n’est pas + idiot que le votre.Aucun débat n’est possible avec un procès d’intention. Je confirme un dialogue avec vous : c’est vain.

    1. Gudule VS Vigneron ou Schizosophie , c’est un peu comme si Brigitte Bardot prenait le café avec Louis Jouvet .

      Nicolas Hulot me fait plutôt penser à Guy Marchand .
      PS à Gudule et en réponse à retardement : je suis effectivement « gaga » de naissance et jusqu’à l’âge de 20 ans ; mais ça nous éloigne un peu du sujet en général et du nucléaire en particulier , même si le charbon stéphanois coule dans mes veines , et que cette ancienne gloire industrielle est une criante démonstration du lien entre population , prolétaires,bourgeoisie,culture et solidarités, ressources , joie de vivre (perdue) ,énergie , travail, syndicalisme , mutualité , sécurité sociale …

  35.  » Faut-il s’en prendre par priorité à ses ennemis où à ses « alliés objectifs »…  »
    Excellente question posée par Paul Jorion,… s’il en est !
    L’esprit est ainsi éduqué que, lorsque l’on présente une alternative, en général, il se bloque dessus.
    Mais, la tournure d’esprit peut évoluer, grâce en autres par votre blog, incitant à dépasser le cadre habituel, proposé par l’alternative.
    Dans cet esprit, il convient de s’interroger sur:
    *- les amis, qui en fait sont de faux amis,
    *- les ennemis, qui peuvent s’avérer les meilleurs soutiens…

    Les premiers se révèlent par l’expérience dont on fait les frais, souvent de manière inopinée.
    Les seconds, sont souvent délaissés sur le coté de la route, mais vous accompagnent, prêt à vous secourir en cas de pépin.
    Heureusement, les « pépins » ne manquent pas, justifiant la maxime :  » à quelque chose malheur est bon « …

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