La classe moyenne disparaît : illustration, par Michel Leis

Billet invité. Ouvert aux commentaires

L’hebdomadaire Marianne a cru bon de dénoncer dans son édition électronique une possible fraude de la ministre Christiane Taubira qui aurait loué un appartement social de 96 m2 plus terrasse et parking dans le XVIIe arrondissement de Paris au prix extraordinairement avantageux de 2.196 € par mois, charges comprises, soit en dessous des prix réels du marché qui se situeraient aux alentours de 2.600 € par mois, charges comprises. Libération nous rappelle utilement que ce n’est pas un immeuble social, mais un immeuble à loyer plafonné compte tenu d’avantages fiscaux (loi Borloo), construit pour loger la « classe moyenne »… Et c’est bien là que le sujet devient vraiment intéressant.

Pour bénéficier de cette offre exceptionnelle, dans un quartier qui est loin d’être un quartier chic de Paris (proche de la porte de Clichy), il est nécessaire de se trouver dans une marge étroite, entre des revenus suffisants pour prétendre à la location et un plafond de ressources prévu par la loi. Pour la contrainte de revenus suffisants, tenons-nous en au ratio de 3 fois le loyer charges comprises (certains bailleurs exigent 4 fois) : il est donc nécessaire de pouvoir justifier d’un revenu mensuel de 6.588 € pour louer ce logement à destination des « classes moyennes ». En ce qui concerne le plafond de ressources, il est de 86.479 € pour un couple avec deux enfants, soit 7.206 € par mois. Si l’on se réfère aux travaux de Thomas Piketty, la contrainte de revenu suffisant comme celle du plafond de ressource nous place dans le 97e percentile, soit les 3 % des Français les plus riches. Si le plafond de ressource augmente sensiblement avec le 3ème enfant, un couple qui n’aurait qu’un enfant à charge n’a pas la possibilité de satisfaire la double contrainte d’un revenu suffisant et du plafond de ressource.

Si l’on se place dans la perspective du marché libre, sans plafond de loyer ni avantages fiscaux, une location de 96 m2 nécessite un revenu mensuel de 7.800 € (et probablement de sérieuses garanties), ce qui nous place d’après les études de Thomas Piketty dans le 98e percentile, soit les 2 % des Français les plus riches. Reste enfin la possibilité d’acheter, un bref calcul financier nous montre qu’il faut pouvoir débourser au minimum 750.000 € pour un appartement d’une surface équivalente (après négociation), frais de notaires inclus. Cela représente une mensualité de 2.018,78 € sur 25 ans (hors charges) au taux de 2,5 % avec un apport de 300.000 €. Au passage, je suis au regret de dire à madame la ministre qu’un tel investissement lui est inaccessible, compte tenu d’un apport initial insuffisant si l’on se réfère à sa déclaration de patrimoine, ainsi que de son âge qui ne lui permet pas un endettement sur 25 ans.

Bien entendu, la grande majorité des Franciliens ne rentrent pas dans ce cadre. Il leur reste donc à considérer un double arbitrage : sortir des limites de Paris intra-muros et ajouter du temps de transport ou réduire la surface louée. La situation la plus fréquente étant une combinaison des deux stratégies. Dans tous les cas de figure, il y aura un impact négatif sur leur qualité de vie. Par manque de logements sociaux, les classes populaires sont soumises aux mêmes arbitrages, entre éloignement, réduction des surfaces, auquel il faut ajouter la perspective de cités concentrant les problèmes de sécurité, de propreté et de respect.

J’avais défini dans un précédent billet la classe moyenne par le revenu disponible après les dépenses pré-engagées, suffisant pour faire de l’épargne ou engager des dépenses guidées par la quête d’une satisfaction personnelle, mais insuffisant pour mener les deux de front. À Paris et dans les grandes villes, compte tenu des coûts de l’immobilier, la classe moyenne (telle que je l’ai définie) recouvre une part importante de la population. Ses conditions de vie se sont largement dégradées et la part du revenu arbitrable diminue. C’est d’autant plus vrai que le développement de la classe moyenne patrimoniale (l’achat immobilier) n’est plus accessible dans les grandes métropoles sauf à être issue de famille très riche.

Dans la situation actuelle, la dimension territoriale se combine avec la dimension sociale. Les opportunités de travail se trouvent à Paris et dans ces grandes métropoles. Dans le même temps, les villes moyennes perdent dans leur grande majorité des emplois alors que le logement (et le patrimoine pour ceux qui en ont) a déjà connu un sévère ajustement à la baisse. Compte tenu des tendances actuelles, les perspectives des classes moyennes et populaires se résument donc à avoir un travail et vivre de plus en plus mal dans les grandes métropoles, ou être dans une situation de plus en plus précaire dans les villes moyennes ou à la campagne, même si l’environnement est meilleur. Comment s’étonner dans ces conditions que la pression et le ressentiment grandissent ?

Devant les risques d’attaques médiatiques, Mme Taubira a résilié le contrat de location, ce qui est tout à son honneur, elle devra donc trouver un logement à des prix plus élevés. J’espère que cette mésaventure lui fera prendre conscience des quelques réalités évoquées dans ce billet. La couverture médiatique de cette affaire et les lois votées par de précédentes majorités illustrent une fois de plus la déconnexion des élites avec la réalité. Voter des mesures applicables aux 3 % des Français les plus riches et les qualifier de « classe moyenne » montre l’ampleur du décalage (au mieux) ou du cynisme.

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135 réflexions au sujet de « La classe moyenne disparaît : illustration, par Michel Leis »

  1. Bonjour,

    J’avais jusqu’il y a peu une bonne opinion de madame Taubira.

    Cette opinion a été dégradée par les conseils de politicienne qu’elle donnait à quelqu’un de plus jeune dans le métier: « Tu prends des coups, et plus tu en prends plus tu te durcis, plus tu te redresses, plus tu deviens forte » . Je cite de mémoire, aucune mention soit faite à des objectifs ni des principes quels qu’ils soient. J’ai donc commencé à la regarder comme une ambitieuse, et une ambitieuse, point. Les couleuvres qu’elle a avalées sur le non-débat de la déchéance de nationalité sont dans la même ligne.
    Malheureusement, votre article en rajoute une couche.

    Christiane Taubira est grillée.

    1. Vous avez raison. C est effectivement un non-débat. Quand l’appartenance à la communauté politique est foncée non sur un quelconque droit du sang, mais sur « le désir de vivre ensemble », il est bien évident qu’il ne devrait même pas être possible d’avoir deux nationalités en même temps.
      De la même façon qu’un citoyen qui manifesterait pour telle ou telle cause politique en échange d’une rémunération saperait le sens des institutions politiques; de la même façon qu’un citoyen qui, dans le secret de l’isoloir, déterminerait son choix non sur la base des valeurs politiques reconnues par tous (liberté, égalité, fraternité) mais sur la base de ses croyances religieuses et ou métaphysiques personnelles qui ne sont pas acceptables par les autres dévoierait les institutions, de même un citoyen qui se permet d’avoir deux allégeances, deux nationalités, montre qu’il n a aucun respecte pour ses concitoyens (il ne les considères pas comme des personnes également libres et égales).

      La démocratie, c’est aussi et surtout des devoirs politiques non négociables, c’est à dire non ouverts à la tractation et la négociation politique par quelque parti que ce soit. En ce sens c’est hors débat.

      De fait donc, par respect de ce qui est exigé des valeurs démocratiques et républicaines au sein d’une communauté qui confère l’immense privilège à ceux qui en sont membres de ne pouvoir y appartenir que sur la base du simple « désir de vivre ensemble » (ce qui va au delà de l’intérêt économique bien compris), tout citoyen possédant une double nationalité devrait soit renoncer à son autre nationalité, soit être immédiatement déchu de la citoyenneté française.

      1. Toutàfait.
        « le désir de vivre ensemble » = « le désir d’être tous pareil »
        Ahh, le long râle pénique au fond des bois, le soir …

      2. Quand l’appartenance à la communauté politique est foncée

        Sanqueuillou pour diese wunderbar lapsus clavis.

      3. La non négociabilité des politiques c’est la négation du politique. C’est la mort de la démocratie.
        Pour vraiment rendre justice aux principes il faut donc distinguer entre d’une part les principes essentiels auxquels on se réfère soi-même, qui eux ne sont pas négociables (par exemple, un partisan de l’abolition de la peine de mort, ou du droit du sol, ne négocie pas leur suppression dans le but d’obtenir un « gain » politique pour avancer sur d’autres thèmes) , et d’autre part les moyens que l’on met en oeuvre pour parvenir à faire vivre et respecter ces principes. C’est à ce niveau que la négociation peut intervenir avec des interlocuteurs qui ne partagent pas tous nos idéaux, mais avec lesquels on se retrouve sur quelques principes fondamentaux. Sans négociations du tout, c’est la guerre. Et c’est le plus fort qui l’emporte !
        Ce qui pêche aujourd’hui dans la politique (politicienne), ce n’est pas la négociation, c’est l’absence de vrais projets politiques à partir desquels on puisse négocier quelque chose.

        La double nationalité n’a rien à voir avec une allégeance comme vous dites. En France, en l’occurrence, la nationalité n’est pas un choix, mais un fait. D’où la notion de droit du sol. C’est ce qui fonde, entre autres, l’égalité de tous les citoyens français. Vivent les pluri-nationalités. Il ne faut pas restreindre les appartenances nationales, mais au contraire les accroître, ainsi chacun pourra se sentir citoyen du monde.

      4. Le désir de vivre ensemble je suis d’accord,j’ai quand même une question: Qui va curer les latrines?

      5. @ L’ouvrier
        Si nous optons pour des toilettes sèches, y’a pas de problème. Nous faisons caca, les lombriques font caca (turicules) et c’est ce qui fertilise nos potagers et nos champs, les plantes poussent grâce à l’énergis solaire, nous mangeons les plantes et nous refaisons caca, la boucle est bouclée.
        Pourquoi concidérer les latrines (pardon, les toilettes sèches) comme un élément subalterne voir comme un élément ragoûtant qui donne le haut le coeur?
        Parce que tout simplement notre civilisation capitalisme industrielle et financière est incapable d’imaginer ce qu’est réelllement le recyclage.

      6. Que vallent encore les nationalités si l’humanité a réellement le « désir de vivre ensemble »?
        Le problème, il est là: a-t-on réellement le désir de vivre ensemble?

      7. @ PYD
        « Il ne faut pas restreindre les appartenances nationales, mais au contraire les accroître, ainsi chacun pourra se sentir citoyen du monde. »
        Parfaitement, j’ai trois petits fils Belge-Burkinabé, la Belgique prend en charge leurs formation mais si dans leur vie ils veulent retourner vers la terre de leur aïeules africains pour y construire des projets ou y vivre, il me semble que la double nationnalité ne peut que les aider.

      8. @Zebu. Non pas « tous pareil », mais tous membre d’une seule communauté, et ce pour 2 raisons:
        1/ en cas de conflit entre les deux communautés politiques, les membres dotés de la double nationalité sont condamnés à l’internement dans des camps (risque de l’ennemi de l’intérieur etc etc. ex: les japonais américains pendant WW2. Et c’est logique du point de vue militaire – ethique de la responsabilité).
        2/ Il y a de la place pour le pluralisme des conceptions du bien. Il y a une infinité de façons différentes de s’auto-organiser selon la manière dont les valeurs démocratiques sont hiérarchisées entre-elles.
        Mais aucun citoyen , pas même un politique n’a le choix de ces valeurs elles-mêmes. Si demain 51% de la population décide de changer la forme démocratique du gouvernement, par exemple pour imposer une dictature religieuse, elle ne peut pas le faire. La démocratie elle-même (ce qu’il en reste…) n’est pas un objet de négociation entre les partis. Que ca vous plaise ou non, que vous fassiez partie des 51% ou pas. De la même manière, le fait d’avoir une double nationalité n’est pas négociable (un revanche vous pouvez parfaitement etre de culture bretonne ou soninke et de nationalité française). Ce qui n’est pas négociable, c’est l’allégeance possible à deux peuples et donc à deux corps d’armée.
        Un ami ex ivoirien qui a pris sa nationalité française il y a 20 ans, est, à juste titre, profondément écoeuré par la politique française en Cote d’Ivoire (livrant le pays aux burkinabe pour défendre ses intérêts). Néanmoins, il considère que s’il est tout à fait légitime pour lui de critiquer la politique française à cet égard, il a d’emblée assumé la prévalence des intérêts français sur les intérêts ivoiriens en cas de conflit (l’objection de conscience reste possible, ainsi que la désobéissance civile, bien sûr).
        L’Inde oblige les citoyens français d’origine indienne à adresser un document aux autorités indiennes attestant du renoncement à la nationalité indienne (et pour qui connait ce système de castes cela revient à devenir hors-caste – cela vaut donc aussi pour les enfants à naître-, un prix extrêmement lourd à payer).
        A l’inverse, la position de l’Etat allemand, qui consiste à considérer tous les non-nationaux avec du sang allemand comme des allemands dont la nationalité est « en sommeil », est effrayante par ses implications guerrières, faisant de tout allemand de l’étranger une menace potentielle pour cet autre pays (par exemple la Pologne, la Russie, etc.)

        La double nationalité, loin de pacifier les relations internationales est un ferment de guerre, et c’est une aberration tant à l’égard des valeurs démocratiques que sur le plan stratégique. Vivre ensemble, ca ne veut pas dire « vivre comme » ou « à la manière de », mais ça ne veut certainement pas dire  » vivre avec les autres ».

        L’appartenance à une communauté politique est exclusive ou elle n’est pas (seule exception: ceux qui déclarent appartenir « à l’humanité toute entière », et qui loin d’appartenir à toutes les communautés politiques n’appartiennent en réalité à aucune: les même sont souvent assez orgueilleux et arrogants pour se sentir partout « chez eux » ou pour penser que ça devrait être le cas…).

        Bien sûr, il est possible de laisser tout le monde avoir autant de nationalités qu’il le souhaite. Comme il est également possible de laisser la finance faire comme elle voulait.
        On voit le résultat.

      9. @M. Dambrine
        N’inversez pas les termes: la préférence française pour le « droit du sol » procède justement de la primauté accordée au désir de vivre ensemble. Sans cette idée, le « droit du sol » ne se justifierait absolument pas.
        Vous évacuez complètement
        1/ la transmission des valeurs (ce n’est pas seulement « le sol » mais le fait d’être amené à forger ses conceptions morales dans un contexte institutionnel spécifique, que seul expliquent les valeurs politiques, démocratiques, qui le sous-tendent).
        Le sol français, ce n’est certes pas la mystique de la terre des nationalistes russes, mais ce n’est pas non plus un simple terriroire sur un bout de carte. C’est une culture politique qui se transmet.
        2/ le fait du consentement tacite. Ce qui atteste le fait d’être français, c’est pour ceux qui le souhaitent le fait d’en faire la demande, et pour ceux qui le sont « depuis leur naissance » le fait de ne pas demander à quitter cette communauté pour une autre (typiquement en demandant à prendre une autre nationalité). Le consentement tacite au désir de vivre ensemble repose entièrement sur le caractère exclusif de l’appartenance à la communauté politique française.

        Au passage, vous utilisez « nationalité » comme synonyme de « peuple » ou « nation ». Or quand je dis nationalité, j’entends appartenance à une communauté politique déterminée, citoyenneté prescrivant des droits, disponibles et indisponibles (par exemple vous ne pouvez pas céder votre droit de vote, à titre gracieux ou en échange d’autre chose), et des devoirs (c’est à dire des responsabilités à assumer vis vis des autres membres de la communauté).
        Evidemment plusieurs nationalités au sens où vous utilisez ce terme peuvent avoir la même nationalité au sens où moi je l’utilise (= appartenir à la même communauté politique). Exemple: Brésil, Russie, Chine…
        Bien sûr ça se passe rarement bien, car, comme dit l’autre, ce se sont bizarrement toujours les mêmes qui sont amenés à récurer les latrines…

        @Vigneron
        C’est exact. Mais en situation de crise, quelle que soit la légalité de ces mesures, le résultat est toujours le même. Les binationaux ont alors le choix entre sacrifier leur vie (en en faisant plus que les autres, ce qui n’est pas normal) ou être enfermés le temps que la situation soit résolue. Cette asymétrie de situation/rupture d’égalité de traitement entre ceux qui ont la binationalité et les autres n’est absolument pas démocratique. Et c’est bien pour éviter celà qu’il faut choisir une communauté politique d’appartenance (ce qui n’exclue pas non plus de demander à être traité en apatride, ce qui devrait être possible à tout bon anarchiste et/ou neolibéral qui se respecte).

      10. Killingtime,
        « La démocratie elle-même (ce qu’il en reste…) n’est pas un objet de négociation entre les partis. Que ca vous plaise ou non, que vous fassiez partie des 51% ou pas.  »

        Certains principes basiques de la démocratie ne sont pas négociables, dites-vous. Cela est vrai jusqu’à un certain point. Quand l’Etat démocratique garantit constitutionnellement la propriété privée au détriment de l’égalité des citoyens ou même des libertés individuelles, ne faut-il pas négocier la suppression ou tout au moins la limitation, sous une forme ou une autre de cette propriété privée ? Autrement dit n’est-il pas raisonnable de penser que la démocratie est perfectible, que donc sa définition n’est jamais figée, mais qu’au contraire un des enjeux du débat démocratique est de définir ce que doit être ou ne pas être la démocratie ? La démocratie ce n’est pas seulement l’antithèse de la dictature, c’est aussi un idéal qui comme tel n’est jamais réalisé complètement. Et c’est alors cela qui entrave ce qui dans la démocratie n’a pu encore advenir qu’il faut négocier.

      11. Pierre-Yves, tu fais fausse route; pas plus que l’interdiction de la peine capitale n’est négociable le principe de respect du droit de propriété. Ses limites vont et viennent, fluent* et refluent, c’est tout.
        * Par exemple le Conseil Constit ne reconnait pas les créances (sauf des titres comme les emprunts russes…) comme des éléments du droit de propriété au sens de l’article 17 de la Déclaration de 1789.

      12. les binationaux ont alors le choix entre sacrifier leur vie (en en faisant plus que les autres, ce qui n’est pas normal) ou être enfermés le temps que la situation soit résolue.

        Faux, la communauté des Nippo-Américains de Hawaii qui constituèrent le gros des volontaires du 442 RCT n’étaient pas menacés d’enfermement dans les camps de relocalisation. Ça vous écorche manifestement la conscience mononationale d’admettre que des binationaux aient pu se montrer librement plus patriote que des mononationaux. C’est pitoyable d’abord et significatif ensuite de votre aveuglement sur le sens réel du couple droit du sol/binationalité, très éloigné de vos oiseuses considérations idéologiques, puisqu’il consistait précisément pour les grands pays d’immigration à fabriquer par le droit du sol ou le double droit du sol des soldats, des ouvriers, des contribuables (aux USA), des sujets du Roy (en France), y-compris en tolérant la binationalité. Même les Allemands y viennent, le pays ou un leader CDU se permettait encore de dire à la veille de notre millénaire des inepties telles que : « On ne peut pas servir deux seigneurs à la fois »

      13. Killingtime

        Si le droit du sol c’est le vivre ensemble, raison de plus pour ne pas en faire une question d’allégeance, car vous oubliez un élément à mon sens essentiel dans votre raisonnement : le sentiment éthique, fait de réciprocité, qui anime ce désir de vivre ensemble. Ainsi le désir de vivre ensemble concerne aussi bien ceux qui ont ce sentiment d’appartenance à la communauté politique que de ceux qui n’ont plus ce sentiment. Autrement dit ceux qui ont le sentiment d’appartenance doivent se sentir responsables devant la perte de ce sentiment d’appartenance chez certaines membres de la communauté politique et donc tout faire donc pour la faire vivre. Cette responsabilité n’est donc pas l’agrégation des responsabilités individuelles, mais un principe de responsabilité d’une volonté générale dans laquelle chacun se projette via le sentiment éthique. La déchéance de nationalité va à l’encontre de ce principe.

      14. Pas faux vigneron. Mais la Constitution devrait préciser que :

        « Les biens communs que sont les Ressources primaires, sont propriété inaliénable de la collectivité»

        Le foncier étant un bien commun, la collectivité pourrait enfin en tirer une gigantesque rente, en lieu et place de proprios privés. Rente bien utile pour… financer (entre autres) le logement des parisiens !

        Ceci affirmé, la propriété privée ne poserait plus problème.

    2. Leboutte,je ne partage pas votre avis.Celle que vous critiquez parvient à cumuler finalement de manière
      fort pertinente éthique de conviction et éthique de
      responsabilité.Pour le comprendre,il faut une finesse
      propre à la Guyane,département français.Courage !

      1. Tout à fait et c’est sans compter que les hauts cris de vierge effarouchée de Leboutte contre elle sont du même acabit que ceux des droites aujourd’hui ou d’indépendantistes guyanais qui l’auraient accusée de félonie hier.
        Et la petite musique du ministre démissionnaire à la Chevènement ou à la Madelin, franchement elle sonne faux, à moins de s’appeler Schwartzenberg, et encore…

  2. Ce que trouve vraiment scandaleux en France, c’est le problème du logement, c’est à dire de pouvoir disposer d’un logement décent à prix abordable, ce qui n’était pas un problème durant les années 50 et 60. Si mes informations sont exactes, on peut se retrouver facilement sdf en France (il suffit de rester longtemps au chômage, ou divorcer, ou de rentrer en France après une expatriation à l’étranger……..), et on peut même mourir pour des raisons sociales.
    C’est la raison pour laquelle un projet tel que les fameuses lois « Hartz » ne pourra jamais voir le jour en France. Car le fameux « Hartz4 » prévoit dans ses textes le problème du logement: le loyer ainsi que les charges obligatoires y compris le chauffage sont à la charge de l’état. 40 à 50 m2 pour une personne seule sont autorisés. Peter Hartz est venu à l’Elysée pour vendre sa soupe. Mais on ne voit comment la France pourrait réaliser un tel projet, cher au patronat.
    La priorité des priorités c’est le revenu universel. Sans cela la misère prendra des dimensions insupportables en France. Nous sommes déjà entré dans une nouvelle révolution technologique, le monde du travail se transformera à nouveau.

    1. Ce que trouve vraiment scandaleux en France, c’est le problème du logement, c’est à dire de pouvoir disposer d’un logement décent à prix abordable, ce qui n’était pas un problème durant les années 50 et 60.

      C’est sûr. Pas de problèmes. D’ailleurs ce doit être pour ça qu’on a eu droit alors aux campagnes de l’abbé Pierre, aux bidonvilles comme à Nanterre la Folie, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Noisy-le-Grand, etc, aux foyers Sonacotra… Ah oui pardon, c’était pas la classe moyenne, c’est vrai…

      1. Ben oui, c’etait pas comme aujourd’hui. Aujourd’hui la situation est moins grave qu’avant. Maintenant, ce n’est plus seulement les personnes sans emploi mais tous ceux qui n’appartiennent pas à la même génération de Mossieur Vigneron – génération possédante – qui ont du mal à se loger. Vous comprenez?

      2. @killingtime

        « Maintenant, ce n’est plus seulement les personnes sans emploi »

        Les situations et les contextes sont très différents. Je constate, dans les faits, que l’aspect générationnel est un facteur qui n’est pas fiable pour une analyse décente du problème, ne serait-ce que par ce que toutes les catégories d’âges sont représentées et en demande pour des raisons diverses et variées . Trois facteurs sont par contre déterminants, comme le souligne M. Leis, les ressources et revenus faibles voire très faibles, et je précise que je parle pour les administrés en demande auprès des services sociaux des différentes structures (donc auprès des ts des hôpitaux, des Msd, des ccas, des associations conventionnées etc..), le manque de logements avec des loyers abordables pour ces administrés et où ceux qui auparavant pouvaient prétendre à un logement, le peut de moins en moins (quand ce n’est pas carrement mission impossible). Le fait que MEME des salariés smicards qui peuvent prétendre à un logement n’y arrivent pas non plus car leurs revenus sont trop faibles DONC les agences et les proprios (sauf les plus vérolés) leur opposent des refus . Il y a par contre un effort réel d’investissement des collectivités depuis 2 voire 3 ans (je parle pour mon département) pour la remise en état de certains quartiers avec des HLM et une mobilisation des riverains pour les réhabiliter. Ainsi que la construction du nouveau Hlm. Mais les délais sont souvent encore bien longs entre la volonté politique et la mise en oeuvre de nouveaux chantiers, mais ça finit par bouger. Certains maires réticents, crises aidant, en ont eu marre de payer les amendes et ont fini par trouver un terrain pour construire un Hlm…

        Cela dit, clairement : « le loyer des locataires a crû beaucoup plus rapidement que leurs revenus » et c’est aussi cela qui pénalise les demandeurs.

        Mal-logement : les nouvelles difficultés des Français
        http://www.europe1.fr/societe/mal-logement-les-nouvelles-difficultes-des-francais-2638433

        Encadrement des loyers : 42% des propriétaires hors-la-loi
        http://www.europe1.fr/economie/encadrement-des-loyers-42-des-proprietaires-hors-la-loi-2540865

      3. Parce que les Portugais, les Algériens et les autres qui peuplaient les bidonvilles français des glorioleuses étaient sans emploi, Monsieur Killingtime ? Vous êtes sûrs de ça ?
        Vous me semblez sûrs de bien des choses apparemment…
        Sinon, accessoirement, je suis comme beaucoup, je dois plus que je n’ai

      4. La différence c’est qu’aujourd’hui, sans garant/retraité bien loti, là où il y a de l’emploi, à moins de prétendre faire partie des 20% les plus riches, on a bien du mal à se loger. Autrefois, cela ne concernait que 5 à 10% de la population grand max. L’ampleur des deux phénomènes n’est en rien comparable.

        Il reste également que c’est bien votre génération (je suppose 50-75 ans) la principale propriétaire du parc immobilier locatif privé français. Bien sur, une génération n’est pas une classe sociale. Et une génération n’est pas responsable de la situation dans laquelle les hasards de l’histoire l’ont jetée.

        En y réfléchissant la disparition des classes moyennes n’est peut-être pas plus mal… Peut etre vaut il mieux etre exploité par quelques super riches que par son voisin de palier de 65 ans, qui vous loue généreusement 800e un espace de 23m2, comme tous ceux de sa tranche d’âge qui peuvent s’offrir ce petit privilège, parce-que « c’est le prix du marché ma bonne dame ». Au final, ca fera moins d’exploiteurs/saisisseurs d’opportunités.

      5. Faudrait considérer aussi qu’il y avait encore au début des seventies pas loin de 50% d’habitants en plus par foyer qu’aujourdhui. En outre les investisseurs institutionnels privés se sont totalement désintéressés du locatif depuis 35 ans, sûrement parce que trop rentable (le parc locatif privé représente un peu plus de deux logements sur dix en France, plus de cinq sur dix en Allemagne). Le bailleur type a 55 ans et deux logements loués.
        http://www.anil.org/fileadmin/ANIL/Etudes/2012/etude_bailleurs_locataires.pdf

    2. « La priorité des priorités c’est le revenu universel. Sans cela la misère prendra des dimensions insupportables en France. Nous sommes déjà entré dans une nouvelle révolution technologique, le monde du travail se transformera à nouveau. »

      Oui, certains pays, commencent déjà à expérimenter et tester le revenu universel inconditionnel ou revenu de base, en tout cas sortir du système actuel, conditionnel, devenu obsolète et inapproprié serait un bon début….mais, cela ne fera pas baisser le prix du M2 dans certains centres urbains.

      http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/vers-creation-dun-revenu-universel-france-1190427

      http://www.wedemain.fr/Finlande-Pays-Bas-Suisse-Le-revenu-universel-va-t-il-conquerir-l-Europe_a1538.html

      « Le travail comme nous l’avons conçu au XXe siècle n’est pas en crise, il se délite. »

      http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-146569-soudain-le-revenu-de-base-apparait-dans-le-champ-des-possibles-1190864.php#

      1. Aide Personnelle au Logement ou APL (Wikipedia)

        La variation du coût total des aides personnelles A et celles du taux d’effort net moyen TEFn, du loyer moyen L, des charges moyennes C et du revenu R des bénéficiaires sont liées par l’équation suivante :

        Var(A) + 1,5*Var(TEFn) = 1% / an + 2,5*Var(L+C) – 1,5*Var(R).

        Tant que le loyer majoré des charges L+C et le revenu R des bénéficiaires augmentent à un rythme égal et modéré, inférieur d’un point à la croissance du PIB, le taux d’effort TEFn peut rester constant sans que le coût des aides A augmente plus rapidement que le PIB. Au cours des dernières décennies le loyer des locataires a crû beaucoup plus rapidement que leur revenu. Il en est résulté que, à taux d’effort constant, la croissance du coût des aides personnelles était très supérieure à celle du produit intérieur brut, contribuant à une hausse du taux de prélèvements obligatoires.

        La « dérive » du coût des aides personnelles au logement apparaît ainsi comme une simple conséquence mathématique de la « dérive » du loyer des locataires par rapport à leur revenu. Cette dernière résulte en grande partie de la paupérisation relative des locataires par rapport à l’ensemble des ménages, laquelle découle principalement de la paupérisation relative des ménages jeunes, surreprésentés parmi les locataires.
        ___

        La personnalisation est l’inverse du caractère universel du revenu proposé mais je crains que la même chose ne se reproduise. Du genre: quand les riches sont contraints de donner de l’argent aux pauvres pour acheter du pain ils se rattrapent en augmentant le prix du pain.

        Ces aides (et la construction des HLM) ont permis de faire disparaître les bidon-villes que rappelle Vigneron. A cause d’un rapport de force très diffèrent?

  3. Le concept de classe moyenne est bidon.
    Il y a deux classes : les riches, les vrais, qui possèdent tellement au point d’imposer leur point de vue (au gouvernants, leurs copains, à la société) et les autres qui ont besoin de travailler pour financer leur vie.
    Les premiers font obéir les seconds grâce à un chantage : pas de travail, pas de d’argent, pas de vie.

    Je sais, ça a l’air « simpliste ». Démontrez le contraire !

    1. L’existence d’une classe moyenne nombreuse a été un formidable vecteur de croissance, beaucoup ont fait le choix de consommer en image et en superflu, l’épargne étant assurée par le crédit logement (la classe moyenne patrimoniale de Piketty). Ce type de consommation est par nature beaucoup plus réduit pour les classes populaires. Ce faisant, les classes moyennes ont largement contribué à l’enrichissement des plus riches et au gaspillage… L’euthanasie de la classe moyenne affaiblit le système dans son ensemble, sans certitude pour autant sur ce qui émergera par la suite.

      1. Il n’y a heureusement pas de certitude mais, à défaut de Révolution, une volonté très claire qui débouchera sur la société désirée par les hyper fortunés…

      2. Le terme « classe moyenne » est ambigu. Pour certains, c’est cette classe intermédiaire, ni lers 5% qui gagnent leur vie en dormant (les rentiers), ni les 30% qui tirent continuellement le diable par la queue. Pour d’autres (en Belgique, les partis de droite) ce sont ces 20% qui constituent les élites urbaines qui sont continuellement favorisées aux dépens des 75% qui restent. Il y a bien 30 ans que des sociologues nous parlent de la société en sablier, avec un haut qui va (financièrement) de mieux en mieux, un bas qui croît sans cesse et un centre qui disparaît progressivment.

    2. « La personnalisation est l’inverse du caractère universel du revenu proposé mais je crains que la même chose ne se reproduise. »

      La personnalisation a eu son utilité , à l’heure actuelle, elle n’est plus adaptée . Avec un rsa et une apl ou une al, quasiment aucune chance d’avoir un logement voire une offre de logement et évitez de compter sur un complément fsl trés trés conditionnel pour rattraper la « différence » pour un « accès au logement ». Tout juste un « maintien » dans le boui boui où vous vivez, pour ne pas se retrouver à dormir chez de la famille ou lezamis(ceux qui ne vous ont pas encore mis dehors) ou au camping ou dans sa bagnole. C’est le quotidien de ce que je gère , alors si demain mon job disparait pour un autre plus utile et que des sds de tous poils et de tous ages , ont un trés modeste revenu qui leur permet de dormir ailleurs que dans des conditions minables et manger, ce n’est pas le paradis, certes, mais dormir dans sa voiture quand on gagne un smic et que l’on « gagne trop » pour bénéficier de « ces aides » … par ce qu’on ne rentre pas dans les critères rigides obsolètes et totalement déconnectés des réalités économiques actuelles…cherchez l’erreur .

      plusieurs pistes et essais en cours en europe, affaire à suivre…..pourquoi pas ?
      http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/financement/

      Compter sur les impôts acquittés par les autres pour financer ce nouveau droit

      « C’est le calcul des économistes keynésiens. Ils ne sont pas les seuls à croire aux vertus du revenu universel de base. Les économistes libéraux s’y intéressent aussi parce qu’ils y voient un moyen de mettre un terme aux dérives de l’État providence. »

      « Ce revenu étant universel, plus besoin de dépenses des sommes folles dans le contrôle et dans cette perspective, il ne s’ajoute pas aux revenus sociaux existant comme l’indemnisation de chômage, l’aide familiale ou l’aide au logement, mais il les remplace, une bonne fois pour toutes. Il évite donc l’inflation des droits sociaux. »

      http://www.rfi.fr/emission/20160101-revenu-universel-base-bientot-applique-europe

    3. « Le matérialisme/capitalisme c’est acheter des choses dont on n’a pas besoin, avec de l’argent que l’on n’a pas, pour impressionner des gens qui n’en n’ont rien à foutre »

  4. J’avai placé ce commentaire ailleurs, mais il est sans doute mieux adapté à ce topic, car les problématiques se rejoignent.

    En effet les classes moyennes disparaissent, et ce n’est sans doute pas un hasard tout comme le fait que les bourses ne sont pas encore effondrées.

    Je ne crois pas en l’effondrement des bourses, car ce serait prendre le risque d’effondrer le Système.

    Le Pouvoir, qui détient la planche à billets, peut piloter les cours comme il le souhaite. (À l’aide d’une discrète organisation), et il aurait tort de s’en priver.

    L’économie réelle va donc continuer de se contracter (comme elle le fait depuis des décennies, et d’où la disparition des classes moyennes), car il y va de l’intérêt des 0,1% qui entendent se préserver les Ressources.

    Les entreprises n’existeront quasiment plus que dans les cours de bourse…

    Le rôle du politique est d’en gérer les conséquences sociales, comme le lui demande le Pouvoir (voir Orwell).

    J’aimerais me tromper.

    1. @Dominique,

      La montée inexorable du chômage finira par être prise en compte par le politique qui se précipitera sur la transition énergétique pour gagner quelques années avant la remise en cause « finale ».
      On en prend pour 30 ans, environ et après, l’avenir sera-t-il radieux ? Je l’espère.

      1. Mouais, espérons. Les catastrophes climatiques à venir pourrait les convaincre d’aller dans cette voie.

    1. Bah oui la génération 68 a troqué le dispensaire de banlieue contre la clinique privée près de l’Étoile
      (enfin, pas tous…..)
      Et la classe « moyenne » disparaît dans l’inégalité r>g (Piketty)

  5. rien ne change ici bas ! ok je vais aller voir plus bas si il est encore possible de faire quelque chose , mais sans un peu d’humanité un peu plus que ce que vous savez faire! j’ai vraiment l’impression du canard qui boîte et qu’on jette avec l’eau du bain!
    Paul dit ressentir cela!

      1. Pour vigneron, l’augmentation des minimas sociaux serait la raison de la disparition des classes moyenne.
        C’est digne du café du commerce, non?

  6. Chaque jour je prie pour me sortir d’une classe quelconque.
    Pour moi, l’âme humaine est comme un soleil sortie du chaudron cosmique.
    Quelconque : c’est le mot qui fait mal (qui crame l’être si j’ose dire).
    Classe moyenne = sous ensemble d’une terrible massification culturelle. Quelle sera la réponse politico-économique demain pour envisager le fameux vivre ensemble sans nous entretuer pour une saloperie de pouvoir ?
    Rien ne me fait plus peur que de m’engager dans une conversation avec un individu qui ne sais pas où il va. Disons sans position axiale.
    ________________________

    Pourquoi pas un peu d’Art pour laver les cerveaux usés jusqu’à la moelle ?
    https://www.youtube.com/watch?v=5PC68rEfF-o

      1. OK je crois que j’ai compris.
        Donc l’art, depuis la petite enfance que je ne veux absolument pas négliger.
        La déviance vers le culte du chef suprême me semble le danger à observer avec le microscope.

      2. Peinture sculptures really superbes en mode non éphémère :

        http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-generale/article/masculin-masculin-37292.html?cHash=45fdb5b13d&tx_ttnews%5BbackPid%5D=254

        https://www.youtube.com/watch?v=IXsInKvv2TY&bpctr=1452511926

        The précision sur le site du musée et youtube en mode « puritain » : âme sensible s’abstenir, mdrrrr, ben vi, c’est ça, j’en parlerai à mon cheval….

    1. Space oddity. David Bowie

      « This is Ground Control to Major Tom
      You’ve really made the grade
      And the papers want to know whose shirts you wear
      Now it’s time to leave the capsule if you dare

      This is Major Tom to Ground Control
      I’m stepping through the door
      And I’m floating in a most peculiar way
      And the stars look very different today

      « For here
      Am I sitting in a tin can
      Far above the world
      Planet Earth is blue
      And there’s nothing I can do

      Though I’m past one hundred thousand miles
      I’m feeling very still
      And I think my spaceship knows which way to go
      Tell my wife I love her very much… she knows »

      So sad you left us, still standing til the end,
      Good bye major Jones and thanks a lot for all these gifts !

  7. Epargnez, épargnez, il en restera peut-être un petit quelque chose, mais pas sûr, c’est tout pour les banques et les rentiers. La création de richesse, tout un programme. Les classes laborieuses peuvent trimer, c’est reculer pour mieux sauter. Comment s’étonner dans ces conditions que la pression et le ressentiment grandissent ? On ne s’étonne plus de rien, on attend son tour en espérant que ça tombe d’abord sur le voisin. Le ressentiment existe, mais hélas, mille fois hélas, ce n’est que de la jalousie de ne pas pouvoir jouir des mêmes avantages que ces riches. Alors on continue de jouer au petit soldat, en espérant la médaille. Le travail ne paie pas, qu’on se le dise! Le droit au logement, le droit à l’éducation, à la santé, au respect, à la dignité, à la sécurité, blablabla. C’est ça la France et ses valeurs: du blablabla.
    Un seul droit: garder le silence, tout ce qui est dit sera utilisé contre vous, et on ne veut pas hypothéquer ses chances de rester bien à l’abri entre ses murs. La classe moyenne portée disparue, prise en otage et victime du syndrome de stockolm, pas sûr qu’on la retrouve un jour. Sitôt libérée qu’elle s’empresserait de retrouver un geôlier. Classe moyenne, choisis ton camp camarade. Choisir, tout un programme.

  8. Je lis le commentaire de M.Guy Leboutte. Soit M.Legoute n’a rien compris à l’article, soit c’est moi.

    J’ai personnellement compris que cette fausse « affaire d’appartement » est une grosse entourloupe du journal  » Marianne  » pour nuire à Madame Taubira qui vient de réaffirmer ce matin même son opposition à « la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux » comme pour « la déchéance de nationalité pour tous ».

    Cela doit visiblement déranger le journal  » Marianne  » à qui certains lui ont sans doute délégué en sous-main le soin de « désinguer » arbitrairement Madame Taubira, la seule représentante encore un peu digne de ce gouvernement qui ne gouverne plus grand chose. Si ce n’est le double langage, l’incompétence et l’infamie.

    Si je peux parfois me demander personnellement ce que Madame Taubira fait encore dans cette galère et si je ne cautionne pas en tant qu’électeur sa complicité au sein d’une équipe qui n’a cessé de se discréditer jusqu’à la honte en empruntant récemment le corpus idéologique de l’extrême-droite (FN), je ne suis pas pour autant dupe de la manigance en cours.

    Le journal « Marianne » est ici en « service commandé » pour précipiter l’élimination de Madame Taubira sous un faux prétexte. Peu, importe lequel. Ici de fausses informations distillées par un journaliste qui se discrédite en employant des moyens arbitraires et mensongers. Et demain, quel autre prétexte fallacieux sera agité pour lui nuire encore ?

    Jeter démagogiquement à la vindicte populassière et sous de fausses accusations, la ministre de la Justice, respectée à gauche et détestée à droite et à l’extrême-droite, c’est apparaitre sous un jour bien ignoble :

    Assisterions-nous à la déchéance journalistique du journal de M.Joseph Macé-Scaron et de M.Jacques Julliard ?

    Pour s’en convaincre au delà de l’excellente analyse de M.Michel Leis, il faut lire l’article complémentaire paru sur le site de « Libération  » :
    « Appartement de Taubira: décryptage d’une polémique « :
    http://www.liberation.fr/france/2016/01/07/appartement-de-taubira-decryptage-d-une-polemique_1424899

    Le présent est bien trop important pour ne pas garder la tête froide. Evitons de tomber dans les petites barbouzeries journalistiques de caniveau et privilégions effectivement la vue haute de Michel Leis qui fait magnifiquement feu de tout bois, pour poindre une réalité cachée au delà d’une anecdote en vérité sans grande conséquence ; si ce n’est bien sûr de la part du journal  » Marianne  » la volonté de salir une réputation et permettre à M.Hollande de se débarrasser pour sa basse besogne, d’une haute conscience féminine digne de respect, encore et paradoxalement présente au sein de son gouvernement, et dont les autres membres ont depuis longtemps perdu tout crédit.

      1. « Taubira: Sans doute le seul ministre a respecter dans ce gouvernement de c… »
        Oui ! Vive l’état d’urgence à perpet’ et le flicage robocop à tous les étages !! Puisque c’est elle qui défend le plan de Valls au parlement, non ?

    1. C’est de toute évidence une torpille envoyée par les sous-marins du contre-amiral Valls pour déglinguer celle qui possède encore un peu de fibre socialiste……!
      Pourquoi n’évoque-t-on pas le cas de J.P. Chevènement qui occupe un super appartement de la RIVP depuis bien longtemps et refuse de le quitter?

    2. Et si une candidature C.TAUBIRA à la présidentielle était
      la bonne formule pour une véritable unité de la vraie
      gauche ? Ce ne serait pas pour elle une 1ère candidature.
      Un combat Marine-Christiane serait très intéressant !
      Pour 2017….cela va sans dire.

  9. Se loger, à Paris, en ville, y travailler, nous renvoie à la « civilisation »!

    Je prélève dans wikipédia:
    « …
    Pour être qualifiée de civilisation, celle-ci doit regrouper la plupart des caractéristiques suivantes :

    Cinq critères primaires (organisation) :

    – la présence d’une ville (sédentarisation des populations) ;
    – spécialisation du travail à temps plein ;
    – concentration de surplus de production ;
    – structure de classe (hiérarchie) ;
    – organisation étatique (État).

    Cinq critères secondaires (réalisations matérielles) :

    – travaux publics monumentaux ;
    – commerce à longue distance ;
    – réalisations artistiques monumentales ;
    – écriture (comptabilité, registre, etc.) ;
    – connaissances scientifiques (arithmétique, géométrie, astronomie).
    … »

    Si notre Ministre de la Justice trouve peine à rentrer dans le premier critère, il y a de quoi s’interroger à propos de la pérennité de notre civilisation…
    Madame Taubira fait donc une expérience instructive dont la « classe moyenne » tirera sans doute (!) profit, sauf à considérer qu’elle a le soutien (le pont d’appui) des 0.1% qui savent se servir de son levier…

  10. Rêvons un peu. 2060, les EHPAD devenus des CRVHSM, Conservatoires de Reliques Vivantes d’Hommo Sapiens Moyennibus
    Selfies avec les résiduents autorisés – contre subside tarifé par le bot-gestionnaire du CRVHSM..
    Il est expressément autorisé de donner de la nourriture aux résiduents.
    Seule la nourriture achetée au bot-nourrisseur est autorisée.
    N’oubliez pas le bot-guide.

    1. Pour information le coût net moyen d’un résident en EHPAD est de 2416 Euros par mois.Autant dire que sauf miracle économique, ce modèle va être difficilement tenable jusqu’en 2060.

      1. Ah ça, même avec juste 0,6 ETP par résident dans le privé non lucratif et 0,7 dans le public, forcément ca douille le bins. Mais bon, ça dure pas trop heureusement, 3.8 ans en moyenne, ça croque pas tout l’ça m’suffit…

    1. Et vous octobre, vous n’êtes ni au-dessus ni en-dessous de la moyenne.
      Vous êtes ailleurs ?
      Vous dites:
      « Rien ne me fait plus peur que de m’engager dans une conversation avec un individu qui ne sais pas où il va.  »

      Parce que vous vous savez où vous allez.
      Hé bien moi j’aurais plutôt peur des individus qui savent un peu trop où ils vont.
      Peur n’est pas le mot d’ailleurs. Sceptique, méfiant, questionneur, dubitatif.
      Plutôt Montaigne que Nietzsche.

  11. Le problème du logement, en France et dans beaucoup de pays similaires, c’est une question de rapport de force et pas une question d’équilibre entre l’offre et la demande comme tout le monde fait semblant de le croire. Je pense par exemple que le revenu universel se traduirait (du moins dans le cadre actuel) par une hausse des loyers plutôt que par la constructions de logements là où il en faudrait plus.

    1. Bien sur !!!

      On en revient toujours à la question du Pouvoir,… qui est dans la Propriété des Ressources primaires, – dont fait partie le foncier! –

      De ce fait les loyers sont déterminés par le maximum de ce que ceux qui ont besoin de se loger, peuvent payer !

      Donnez 1000 euros de plus aux parisiens, et les loyers grimperont de 1000 euros !

      1. J’ajouterais que taxer les loyers ou taxer le capital, pour redistribuer cette manne aux locataires, directement ou indirectement, est vain. En effet, cela augmenterait leurs revenus disponibles, … et permettrait d’augmenter les loyers !
        Par ailleurs, encadrer les loyers aboutit à des usines à gaz, aux effets pervers.

        Seule solution :
        Nationaliser le foncier, de sorte à permettre à la collectivité de gérer le logement de tous, et non plus permettre à une minorité de s’enrichir indéfiniment sur le dos des non propriétaires. Ok, cela pose d’autres problèmes mais au moins ils ont des solutions.

  12. Votre article prend une saveur particulière pour ceux qui, comme moi, suivent depuis des années l’éternel débat au Conseil de Paris à propos des logements et plus particulièrement les logements sociaux. Comme vous le dites, l’article est une parfaite illustration concrète du cynisme de la droite, infatigable pourfendeur des logements sociaux classés PLAI et défenseur de la fameuse « classe moyenne ». Merci.

    1. Bonjour
      La démonstration du décalage entre réalité et visions politiques bornées par les idéologies diverses est claire.
      Donc les classes moyennes vont vers la paupérisation. Pendant ce temps là Paul assiste à un congrès qui verra la présentation par M. Ziegler du statut d’intermittent du spectacle comme solution à la crise de l’emploi et de l’essor des robots ( travailleurs en tchèque je le rappelle).
      1) Bonne nouvelle écologique puisque les classes moyennes sont les plus grosses productrices de déchets toxiques. Leur disparition devrait normalement diminuer fortement la pollution.
      2) les c.moyens vont donc devenir des intermittents du spectacle avec alloc de survie automatique généralisée; Ne croyez surtout pas qu’ils feront la fête: intermittent du spectacle désignera bientôt quelqu’un qui dort quand il ne regarde pas la télé 24h/24.
      3) Logements sociaux et migrations: la solution consistera en empilements de containers aménagés à usage individuel. ( Ceux qui rêvent encore de logements sociaux à partir de leurs catégories T2 proche du M°, ts commerces, devraient revoir leurs postulats de toute urgence sous peine de dépression sévère )Comme il n’y aura plus de travail il ne sera pas utile de se déplacer, la télé, les consoles de jeux à réalité augmentée , internet + la marie jeanne légalisée pour remplacer tranxène et autre feront le docile bien planant.
      4) Note optimiste: espérons qu’un jour une lointaine héritière d’Arlette L. s’adressera à des foules de robots:  » Travailleurs Travailleuses…. les humains vous exploitent ! Ils se prélassent dans leurs conteneurs luxueux construits par vos soins tandis que vous vous usez dans les ruines de Fukushima…. »
      Les Dieux , qui sont encore pour un temps parmi nous,demeureront sur leurs Olympes sous dôme avec leurs jets pour char d’Apollon et leurs oasis sur orbite. De temps à autre l’un d’eux remarquera une ou un moldu, nouveau mortel, pas trop moche et l’enlèvera dans son jet. Les moldus se transmettront l’info comme quoi Zeus a pris la forme d’un cygne pour séduire Leda 61XAZ 38967000.

      Bonnes années.

      1. + 1000.

        Hélas Bernard Ziegler espère encore trouver des solutions, en faisant l’impasse sur l’essentiel :

        Quelles doivent être les limites de la propriété privée ?
        Car le Pouvoir est dans la propriété des Ressources primaires !
        Est ce un péché (capitaliste) que d’aborder cette question FONDAMENTALE ???

        (A défaut on va tout droit dans le monde que vous décrivez)

  13. Je m’inquiète pas pour les moyennards. Quand on voit à quel point ils gavent des mecs en bois comme Woodman le PDG de GoPro, tout comme d’ailleurs les autres PDG du secteur du « consumer discretionary » (le secteur du SP 500 qui paye « le mieux » ses PDG – moyenne à près de $ 50 millions en 2014), peu de chances qu’on n’intervienne pas avant que ne calanche ce merveilleux poulailler prolétarien aux œufs d’or.
    http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-01-04/the-best-paid-u-s-executives-don-t-work-on-wall-street-chart

    1. Parce que pour faire partie de la classe moyenne, il suffirait d’avoir quelques dizaines d’euros ??? (pour investir dans une « go pro »)
      Dans ce cas les réfugiés syriens du bidonville de Calais en font partie. (ils ont même les moyens de se payer des smartphones)

      1. Tiens toi au courant des prix et de la futilité d’une Gopro, Gagnot. Ainsi que du caractère quasi vital d’un smartphone pour un réfugié syrien. Dans quel monde vis-tu Gagnot ?

  14. Ah !la classe moyenne,épouvantable malédiction de ne pouvoir s’empêcher d’envier un peu quand même, la minorité qui s’en tire bien ,et dans le même temps ,pleurer à chaudes larmes, le prolétariat voire le lumpenprolétariat qui ubérisation oblige revient et nous pend au nez.

  15. Bonjour,
    je pense qu’il y a une erreur dans votre interprétation du tableau de Piketty. Les revenus qu’il indique sont des revenus individuels et non ceux d’un foyer.
    Si on considère deux revenus individuels, pour 6600€/2 par mois après impôt, on tombe plutôt dans les 10% les plus riche et non les 3%.
    Il faudrait un classement par foyer pour connaitre la position exacte.
    Ca n’empêche que si le seul revenu de Mme Taubira est de 6600 €/mois, elle se situe bien dans les 3% les plus riches.

    1. Exact, erreur de ma part sur un billet rédigé trop rapidement. Le revenu de Mme Taubira doit être plus élevé encore (9940 € par mois). Ceci mis à part, le 6600 / 2 est rarement un reflet de la réalité compte tenu de l’inégalité des salaires…

    2. On cause de Paname là et là c’est des revenus et des niveaux de vie médians 30 à 40% plus élevés que la moyenne nationale. Un ménage parisien doit palper dans les 8 500 roros par mois pour être dans le décile des ouineurs alors que 4 500 suffisent, par exemple, dans le Cher.

      1. Accessoirement, dixit impôts.gouv, les foyers fiscaux parisiens ne représentent que moins de 4% du total national (1,4 million sur 37) et ont payé en 2014 près de 13% du total de l’IRPP (8 milliards sur 63).
        Bref un foyer fiscal non parisien paie en moyenne en 2014 1 500 € d’IRPP contre 5 700 € pour les parigots (un peu plus dans le XVIIe, beaucoup plus dans le VIIe et beaucoup beaucoup moins dans le XIXe…).

    3. Après recoupement et compte tenu qu’il n’y a pas de données très récentes, on est probablement dans les 7 ou 8% les plus riches, ce qui ne change pas grand chose à la teneur de l’article.

  16. Voilà une initiative géniale, belle et intelligente , rendez vous tous à ces journées portes ouvertes, perso un pote musulman de mon village m’y a invité , cool. Comme je lui disais il était temps que vous bougiez un peu avec le bins actuel, enfin…..il était temps ! 🙂

    Opération portes ouvertes dans les mosquées
    LE MONDE | 09.01.2016 à 07h52 • Mis à jour le 09.01.2016 à 08h21 |
    Par Julia Pascual

    « Samedi 9 et dimanche 10 janvier, les 2 500 lieux de culte que compte la France sont appelés à participer à une opération « portes ouvertes ». Lancée un an après les attentats de janvier, l’initiative du Conseil français du culte musulman (CFCM) vise à « créer un espace d’échange et de convivialité avec nos compatriotes non musulmans », explique Anouar Kbibeche, son président. Qui y voit aussi un « geste symbolique d’ouverture » pour « arrêter de se regarder en chiens de faïence ». »

    « Au-delà du symbole, l’enjeu de l’événement réside dans son succès auprès des responsables de mosquées et des visiteurs. Vendredi 8 janvier, quelque 80 lieux qui ouvraient leurs portes avaient été répertoriés par les sites internet Zaman France et Des dômes et des minarets. Parmi eux, des mosquées du Havre, d’Orléans, d’Argenteuil, de Toulouse mais aussi de Colmar, Montpellier ou Quimper. « Il y a une bonne dynamique, la dimension nationale est en train d’être atteinte », voulait croire Anouar Kbibeche. »

    http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/01/09/operation-portes-ouvertes-dans-les-mosquees_4844331_1653130.html

  17. La « classe moyenne » disparaît de Paris (et autres grands centres urbains) ou disparaît tout court du territoire nationale ?

    Mince et ils deviennent quoi donc ?

    1. Des pauvres, en attendant leur exclusion du système lorsqu’ils y deviennent inutiles.

      En fait les pauvres encore inclus dans le système forment la classe moyenne. La classe inférieure étant formée des pauvres exclus.

      1. Donc le système fonctionne encore farpaitement !
         » Tremblez vous qui êtes -moyennement- satisfaits, car moyennement nantis, ça ne va pas durer « …

        Le système n’est pas partageur, cela n’est pas dans ses valeurs et il puise là où il peut !
        Heureusement pour lui, le confort empêche le soulèvement…

      2. Ben les chiffres donnent le contraire DG. La classe moyenne est en augmentation en France entre 1990 et 2010 en gros on passe de 55% à 58% de la population… C’est bête hein ? !
        Et comme les salaires n’ont pas baissés depuis 2009 mais ont plutôt augmenté les chiffres doivent être similaire.

        Au niveau mondial c’est exactement la même chose, les « classes moyennes » progressent :

        http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/3070/Une_classe_moyenne__E9mergente.html

        Faut pas confondre augmentation des inégalités dans la population en France avec baisse ou disparition de la « classe moyenne ». De plus les minima sociaux contribuent à atténuer fortement la pauvreté tout court. Le système fonctionne très bien, durera-t-il longtemps, c’est une autre question…

      3. Admettons Cloclo, ces chiffres te donnent raison.

        Je vais alors dire que dans les anciens pays développés (nous), la précarité économique augmente avec les nouvelles générations, alors que leurs étaient classés « moyens » ou même « supérieurs ».
        C’est dans la logique du Système, puisque le Capital peut se passer massivement de leur Travail.
        En effet, le Travail est moins cher dans les pays émergent, d’où émerge donc une classe moyenne. Mais ! , à défaut d’une intervention de leurs États, cette classe moyenne, tout comme la nôtre, sera elle aussi condamnée dès lors que le Capital n’aura – aussi – plus besoin de leur Travail, (Baisse de la demande solvable, robotisation…)
        C’est simplement dans la logique du Système.

  18. Le cas présenté ici est un peu particulier et n’est pas très représentatif des logements concernés par les différents dispositifs fiscaux qui se sont succédés depuis 20 ans. Il faut savoir que les plafonds de loyers peuvent varier en fonction de la zone où l’on se trouve et que ces plafonds peuvent tout à fait convenir à des familles avec un revenu moyen à condition de ne pas vouloir habiter dans les « zones tendues » (Paris intra-muros, grandes villes de province, côte d’Azur,…).

  19. En cuisant mes noodles il m’est venu une pensée instantanée à propos des échanges sur ce blog
    La distinction rejoint l’individuation (reconnaissance), besoin naturel,
    http://www.neadigital.com/noo/volonte.htm#reconnaissance

    et là où ça cloche c’est cette distinction subie (voilà un beau pardoxe) qui rejoignent les injonctions schizophréniques si bien décrites par Watzlawick (sois spontané…)
    Si la vie oscille entre intégration et individuation,
    sans tenir compte des intervalles en durée entre ces deux états,
    la solution n’est pas de sortir les fourches en pestant contre la propriété des Ressources primaires (on ne compte plus les révolutions qui se sont déroulées dans des bains de sang sans ne jamais changer les choses hormis changer de tyrans)
    donc la solution n’est pas dans cette perte d’énergie en sacrifiant sa vie et des vies, mais tout au contraire, en facilitant l’advenir (néologisme) de cette étape noosphérique (d’individuation)
    A lire pour mieux comprendre :
    L’impératif du vivant. Ed. Archipel de Thierry Gaudin
    et
    http://www.noetique.eu/articles/noetique/pensee-metalogique.doc

    1. James;

      Je ne sais si tu es naïf, ou si tu essaye de nous enfumer.

      Problème :

      Supposons que l’ensemble des Ressources soient propriété privée exclusive d’une partie des terriens (ce qui d’ailleurs est le cas).

      De quoi les autres peuvent ils tirer leur subsistance, si de plus il ne peuvent monnayer leur travail, lorsqu’il est inutile à ceux qui possèdent les Ressources ?

      1. Autre question;

        Selon toi, la gestion des Ressources primaires par la collectivité aboutit forcément à une tyrannie.

        Je conçois que c’est là un (le ?) problème essentiel, mais peux tu démontrer qu’il est sans solution ?

      2. Le capitalisme, basé sur la propriété privée des Ressources, aboutit, lui, de manière certaine sur une tyrannie, que connaissent les exploités et les exclus du Système, que d’ailleurs nous rejoindrons quasiment tous.
        Tu en es inconscient, car formaté!

  20. En fait le problème n’est pas tant de faire prendre conscience aux gouvernants qu’ils ne font pas partie de la classe moyenne (ils le savent déjà) que d’expliquer à ceux qui croient en faire partie que ce n’est pas vrai.

    L’objectif est en réalité de faire croire à ceux qui ont des salaires quelque peu supérieurs au salaire minimum qu’ils font partie de cette « classe moyenne » : ainsi, en votant pour des mesures qui satisferont les intérêts de ce qu’ils croient être les leurs, de nombreux citoyens censés voter « à gauche » se retrouvent à adopter les comportements d’une classe à laquelle ils n’appartiennent pas (ou plus).

    http://calebirri.unblog.fr/2011/11/26/la-place-des-classes-moyennes-dans-le-mouvement-des-indignes/

  21. Rien n’est épargné dans un système libéral, l’argent mis de côté et à l’abri dans une banque permet d’assurer la pérennité de ce système. Les classes moyennes ne sont pas épargnées mais ce sont elles qui soutiennent les banques en cas de crise. La réussite individuelle et l’accès à la propriété sont remplacées par le déclassement et les mises en demeure. « Le néolibéralisme est une doctrine prônant que le seul rôle de l’État est de veiller aux intérêts des plus riches »,c’est donc bel et bien un système corrompu et l’économie une science frauduleuse.

  22. Le modèle économique ultralibéral ne peut pas être validé par les faits puisqu’il repose sur la fraude. La science n’a rien à voir là-dedans, c’est peut-être un art où une religion mais pas une science exacte, ni précise, seul le chaos est prévisible.

    1. Exact!

      Dans ce modèle, le rapport de force entre les acteurs économiques est déterminé par leurs Ressources! Fatalement, ceux qui détiennent le plus…
      Le pire est que ces enflures ont réussi à faire en sorte qu’on trouve ce système « normal », comme si la guerre économique, à toutes les échelles, était la finalité de notre existence!

      En fait, son seul intérêt est de préserver le Pouvoir absolu d’une minorité de grands propriétaires.

      La sacralisation de la propriété privée (des Ressources primaires), dans la Constitution de 1789, est l’Arnaque fondamentale. Tous nos problèmes (qui souvent paraissent insolubles) en découlent.

      1. En effet la propriété sacralisée est contre-révolutionnaire, c’est l’ Arnaque fondamentale.
        Fondamental aussi ce mensonge de servir cette doctrine comme une science.
        Les locataires classe moyenne ne peuvent plus épargner avec ces loyers trop élevés, il faut franchir des murs pour accéder à la propriété, cet « accès » implique une position sociale dominante, comme disait Zébu: http://www.pauljorion.com/blog/2014/10/30/le-capitalisme-un-bref-resume-par-zebu/, en 8 « Le statut social des capitalistes ne dépend pas de la propriété privée mais du capital social (au sens de Bourdieu) dont ils disposent, soit la reconnaissance sociale de leur accès privilégié au capital ».

      2. Franchir des murs, désacraliser, démanteler les banques, Wall Street est une impasse, comme Adam Smith et l’esprit des lumières.
        Les logements sociaux et la gauche, c’est une illustration de ce qui ne va pas et une explication de la montée du fn.

  23. Dominique, à quoi ça sert de faire des raccourcis aussi simplistes du genre : « Selon toi, la gestion des Ressources primaires par la collectivité aboutit forcément à une tyrannie. Je conçois que c’est là un (le ?) problème essentiel, mais peux tu démontrer qu’il est sans solution ? »
    Crois tu que l’évolution se soit posé ce genre de question pour passer du stade de l’algue bleue à nous ?

    1. Tu dis « la solution n’est pas de sortir les fourches en pestant contre la propriété des Ressources primaires (on ne compte plus les révolutions qui se sont déroulées dans des bains de sang sans ne jamais changer les choses hormis changer de tyrans) » !

      Or le Pouvoir réel (qui est le pouvoir économique) est directement lié à la Propriété des Ressources primaires !

      Dans une démocratie, cette propriété doit donc être collective, qu’il faille ou non sortir les fourches, ça c’est un autre problème. (Ou encore un raccourci…)

      Explique moi ou je me trompes, car je ne comprends pas.

      1. Lorsque nous servions de repas aux carnivores, « l’homme » devenu bipède a encore évolué plutôt que de retourner dans les arbres.
        Il ne suffit pas de dire que la démocratie DOIT ou devrait être ceci ou cela pour que cela soit possible. Si nos ancêtres lointains étaient remontés dans les arbres, nous ne serions pas là pour en parler. Les plus forts d’un moment seront les plus faibles à un autre moment. Depuis que l’on parle de thermodynamique ici, cet aspect devrait être assimilé non ?
        « Les populations les mieux adaptées se développent aux dépens des autres et dominent l’évolution. Inévitalement elles épuisent leurs ressources, ce qui les fragilise. Ayant de plus en plus de difficulté à subsister, elles deviennent les victimes de leur succès. A la moindre variation de leur environnement, elle s’éteignent, entraînant souvent avec elles d’autres extinctions. »
        http://www.noocafe.com/c-noo/crise.htm#thermodynamique

      2. En effet, si tu considères qu’il faut laisser faire les lois de la Nature, tu as raison. La démocratie n’y a pas de place.
        Mais la propriété privée non plus, car elle n’a rien de naturel, du moins de manière illimitée.

        Doit on nous entretuer, (comme de tous temps) et laisser la Nature sélectionner les plus forts? C’est ça ton rêve?

      3. C’est pourtant simple Dominique:

        les plus forts sont satisfaits de la loi du plus fort, ils n’ont pas intérêt à ce que cela change et ils ont les moyens, la force, pour que cela reste ainsi.

        Il n’en demeure pas moins que même Siegfried n’était pas complètement invincible…
        soit, « où se situe donc leur talon d’Achille ? »

      4. @ Dominique Gagnot dit : 11 janvier 2016 à 00:51

        « En effet, si tu considères qu’il faut laisser faire les lois de la Nature, tu as raison. La démocratie n’y a pas de place.
        Mais la propriété privée non plus, car elle n’a rien de naturel, du moins de manière illimitée. »

        Bonjour Dominique !

        Il faudra bien que tu finisses par reconnaître que la propriété privée est naturelle, puisqu’elle est à la base de l’existence.
        C’est parce que ton organisme s’est peu à peu constitué en « s’appropriant » la matière qu’il a prélevée dans l’environnement, que tu existes. Tu es de ce fait ta « propre personne » et pas une autre. Cela ne t’empêche pas de faire partie d’une infinité de communautés petites ou grandes qui constituent, en s’emboitant telles des poupées russes, des entités douées d’existences et de propriétés propres en prélevant dans l’environnement les matières constitutives de leur existence et de leur maintien en vie.

      5. Bonjour jducac!

        En effet la propriété privée « naturelle » se limite à notre corps.

        La Nature ne reconnait rien d’autre, et surtout pas qu’un organisme quelconque soit propriétaire d’un territoire quelconque! La Terre, et ses Ressources, appartient à tous.

        Tous nos problèmes découlent de ce que les « plus forts » refusent de l’admettre. Il faudra bien qu’ils le reconnaissent un jour.

      6. @ Dominique Gagnot dit : 12 janvier 2016 à 10:58

        « La Terre, et ses Ressources, appartient à tous. Tous nos problèmes découlent de ce que les « plus forts » refusent de l’admettre. Il faudra bien qu’ils le reconnaissent un jour. »

        Si la terre et ses ressources appartiennent à tous, c’est de fait, qu’elles n’appartiennent à personne. D’ailleurs, les humains n’ont pas été les premiers organismes vivants à exister sur la planète. Ils ne peuvent donc se prévaloir d’aucun droit supérieur ou antérieur aux autres (végétaux, animaux…). C’est parce qu’il s’est révélé être « le plus fort » par ses forces pures ou par l’utilisation de son intelligence et de ses aptitudes à ruser, que l’homme a réussi à domestiquer des forces bien supérieures aux siennes en se les appropriant, au moins temporairement.

        Rien ne dit d’ailleurs, que d’autres organismes vivants ne finiront pas par détrôner les humains et à leur survivre. Les bactéries et virus par exemple, qui semblent être bien plus aptes à s’adapter et à muter pour survivre malgré les guerres que nous leur menons, me semblent procéder d’importants atouts, ne serait-ce que par le fait de ne nécessiter que peu d’énergie pour vivre et être plus tolérants que nous aux variations de leur environnement.

        http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/resistance-aux-antibiotiques

        En te focalisant sur l’illégitimité de ce que possèdent les plus forts, je pense que tu t’engages dans un vain combat. Pour survivre en milieu hostile, il vaut mieux s’employer à être fort et résilient, même en restant petit, plutôt qu’à ne compter que sur les condamnations morales sans effets sur la physique et la biophysique, ces forces de la nature qui font tout marcher et évoluer dans notre monde.

      7. « Pour survivre en milieu hostile, il vaut mieux s’employer à être fort et résilient, même en restant petit,… »

        Merci, mais quand on voit ce que deviennent les petits dans un système capitaliste, ça ne fait pas trop envie…

  24. Non, justement. La Révolution ça serait de nous entretuer pour un nouveau tyran, par contre dépasser tout ça, changer de paradigme comme le dit Paul, cela demande beaucoup de courage, d’inventivité, d’autonomie (à ne pas confondre avec égoïsme primaire). Repartir en arrière et revivre encore des guillotines même si aujourd’hui elles tranchent d’une autre manière ne nous sauvera de rien, même pas de nous-mêmes.
    Ensuite, les plus forts seront peut-être à nouveau les peuples dits primitifs qui sont capables de chasser les ours ou les antilopes et survivre dans des conditions extrêmes, donc tu vois … Dominés puis massacrés autrefois avec quelques fusils et de l’alcool, mais eux n’ont pas perdu le contact avec la nature qu’ils ne considèrent pas comme leur ennemie. Ils savent en tirer le meilleur sans la détruire, pour le peu qu’il reste de ces peuplades.

    1. James,

      « La Révolution ça serait de nous entretuer pour un nouveau tyran, »

      Réflexion digne du café du commerce, à moins que tu ne puisse le démontrer.

      Et si dans la balance on met les milliards de victimes du Système actuel… A moins que dans ta conception des choses ils ne comptent pour du beurre, c’est ça?

  25. « Ensuite, les plus forts seront peut-être… »

    Ce que je traduis par « après moi le déluge… », conception on ne peu plus irresponsable des choses!

    1. Donc Dominique, toi tu n’as que des certitudes ? Même Darwin, toute sa vie avait des doutes, mais toi tu es convaincu d’avoir raison et d’être très responsable

      1. Tu renverses les choses là!

        Je ne suis pas certain, contrairement à toi, qu’une révolution amènerait de nouveaux tyrans.

        Avant de tirer une quelconque conclusion, il faut étudier le problème avec de moyens en rapport avec son importance, d’ailleurs extrême.

        Par ailleurs nos moyens (informatique en particulier) permettent d’envisager une gestion démocratique des Ressources primaires, et une transparence totale de la chose. C’est déjà un sacré atout, non?

  26. Dominique Gagnot dit :
    12 janvier 2016 à 02:10
    Je ne suis pas certain, contrairement à toi, qu’une révolution amènerait de nouveaux tyrans.
    …………….
    Les Khmers rouges, sous l’emballage de la force libératrice par la population : près de 20 % de la population cambodgienne, et particulièrement les intellectuels, périssent sous la direction de Pol Pot, par les exécutions et la torture, la maladie ou la famine, les purges au sein du parti…

    Morts de la révolution Russe : entre 8 000 000 à 20 000 000 serait le nombre « des victimes de la révolution » (dans toute l’acception de ce terme). Difficile à déterminer exactement vu les rapports qui divergent énormément. Mais le pays en est sorti totalement ruiné, exsangue, épuisé, affamé.
    Les chiffres, même gonflés permettent de montrer le caractère vicieux et criminel de la révolution en tant que telle

    Huit cent millions d’assassinats au 20è siècle par idéologie, comme déjà évoqué sur ce blog. C’est d’une révolution de l’esprit dont l’homme a besoin, et non pas d’une barbarie de plus.

    1. La barbarie permanente c’est le capitalisme. Ouvre les yeux…
      Combien de milliards de victimes passées présentes et encore à venir ?

      Les grands propriétaires ont besoin de révolutionner leur esprit…, je te l’accorde. Comment faire?

    2. Il me semble que toi même affirme que des milliards d’êtres humains doivent disparaître car dans CE système économique (capitalistes des rentiers énergivore), l’écosystème ne peut supporter tout le monde!!
      Dans le genre barbare on ne peut faire mieux!

  27. Lorsqu’un médecin dit à son patient d’arrêter de fumer sinon il va attraper un cancer, toi tu vas accuser le médecin de vouloir tuer son patient.
    Lorsque les scientifiques tirent la sonnette d’alarme quant à la démographie galopante et ses conséquences dramatiques, épuisement des ressources, famines, épizooties etc, tu les accuses de vouloir tuer les gens.

    1. James,

      Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’il faut changer de paradigme, ok?

      Et, sachant que:

      Les plus gros consommateurs d’énergie et de matières premières, les plus gros pollueurs et destructeurs de la Planète sont:
      1 – les militaires et leurs armées,
      2 – les industriels et leurs armées de publicitaires qui font tout pour maximiser gaspillages et pollutions,

      Tout ceci soutenu par le monde de la Finance, et les plus riches,

      QUESTION:

      Que proposes tu de suffisamment convaincant pour que ces gentils citoyens changent gentiment de paradigme ?

      Leur dire « il faut changer de paradigme » est un peu court, me semble t-il…

      Réponse vivement souhaitée.

    1. Le problème est que les « colibris » sont totalement ridicules face aux industriels et leurs publicitaires, soutenus par les forces armées toujours prêtes à provoquer des désastres là ou il y va de leurs intérêts (voir Afrique et Moyen orient), le tout au service des financiers et des plus riches, qui se gavent de tout ça …

      Comprends tu que sans Révolution rien ne changera sur le fond? Mais peut être est ce ce que tu souhaites, auquel cas dis le franchement…
      Sinon tu es un grand naïf !

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