Présidentielles 2017 : une élection sous le signe de la diversion, par Vincent Rey

Billet invité. Les commentaires sont ouverts.

À un mois de l’élection française, les propositions des candidats ne font pas face aux enjeux d’aujourd’hui. Tous les signaux passent au rouge, annonçant de nouvelles crises financières et écologiques, et pourtant, aucun des postulants ne semble vouloir faire cet effort de lucidité, indispensable à la survie de l’humanité. Aucune proposition ne remet en question significativement l’activité humaine, ce qui donne peu d’espoir d’inscrire la destinée de l’Homme dans le temps.

Au contraire, les candidats semblent multiplier les diversions et les fausses mesures, et éparpiller leurs options, dans l’espoir de recueillir des suffrages. Le clivage droite gauche explose. À l’étranger, les mêmes attitudes de fuite ont conduit des candidats « exotiques » au pouvoir, à l’exemple de Donald Trump aux USA, un homme dont les postures peuvent d’ores et déjà se comparer à celles de Mussolini.

L’électeur lui-même est perdu. Il se trouve dans la même situation que le citoyen de la fin des années 1930, lorsque faisant face à la crise économique, une partie de l’Europe s’était focalisée sur le « péril juif ». Aujourd’hui, l’opinion s’est lassée des mesures conventionnelles de lutte contre le chômage. Elle est choquée par la mondialisation, et elle réclame de nouvelles propositions plus radicales, souhaitant en finir avec l’impuissance politique. Mais au lieu de s’en prendre aux abus de la finance, et au cadre ultralibéral de l’économie, qui sont les véritables causes de ses malheurs, elle se livre comme dans les années 30 à de fausses analyses. Les candidats en campagne y font écho, en proposant des mesures inutiles, parfois extravagantes. Dans ce contexte, toutes les diversions semblent bonnes à proposer à l’électeur, du moment qu’on ne touche pas au principal.

Diversion la sixième République. En France, il n’y a pas de problème institutionnel, contrairement à d’autres pays comme l’Italie. Se doter de nouvelles institutions est lourd, très consommateur de temps, et d’énergie politique. Les problèmes sont économiques, financiers, internationaux… Qu’apporteraient de nouvelles institutions ?

Diversion le retour au service militaire, une mesure à ranger dans la catégorie « il ne veulent pas bosser, on va les mettre au pas », mesure autoritaire, inutile, et coûteuse1, stigmatisant les jeunes, car on ne fait pas le service militaire à 50 ans.

Diversion la diminution du coût du travail. Les entreprises, en dégageant des bénéfices supplémentaires, obtiennent alors des marges de manœuvre pour autofinancer des machines remplaçant l’homme, ou une délocalisation. Les exemples sont nombreux, montrant que les bénéfices des entreprises ne les empêchent pas de licencier.

Diversion les 32h de travail payées 35, ou plus généralement, toute mesure augmentant le coût horaire du travail. Dans un contexte de délocalisation, de disparition d’emplois et de robotisation, réduire la durée du travail sans réduction de salaire le renchérit, et incite à faire disparaître le travail humain. Au 20ème siècle, les tracteurs ont remplacé les chevaux. Au 21ème siècle, c’est au tour du travail des hommes de disparaître2. Rien ne pourra stopper cela.

Diversion le revenu universel. Cette mesure pourrait certes faire diminuer la tension dans les quartiers, là où l’absence de revenus incite à se livrer à toutes sortes d’activités criminelles. Cependant, la mesure n’aurait qu’une utilité marginale, dans un environnement bombardé de messages publicitaires, entretenant une aliénation aux marques et au luxe.

Diversion la libération du prix des loyers, censée relancer le secteur du logement. On devine dans cette diversion, la défense du lobby des propriétaires. Une telle mesure n’aboutirait qu’à accentuer les divergences entre quartiers pauvres et quartiers riches. Elle n’aurait pour effet que de limiter la mixité sociale. À cet égard, c’est une diversion de droite, que l’on peut rapprocher de l’abandon de la carte scolaire, proposée jadis par Ségolène Royal.

Diversion la diminution du nombre des fonctionnaires. Ne pas remplacer les fonctionnaires partant à la retraite, c’est accepter une destruction nette d’emplois, et faire encore augmenter le pourcentage de chômeurs dans la population active. La cause du déficit budgétaire est à trouver ailleurs : 10 % du PIB dans l’économie parallèle, et trop peu de cotisants à cause du nombre élevé d’oisifs et de chômeurs.

Diversion les mesures de contrôle renforcé sur les chômeurs fainéants, qui ne cherchent pas vraiment un emploi. Chacun sait que le nombre des emplois est insuffisant pour des raisons qui ne relèvent pas de la conjoncture. Mais il est vrai qu’en facilitant les radiations, ou en envoyant les chômeurs en formation, on fait ainsi baisser les chiffres du chômage. Faire baisser les chiffres du chômage en manipulant les chiffres : le comble de l’impuissance.

Diversion des lois plus répressives, et des places de prisons supplémentaires, lorsque de plus en plus de citoyens sont acculés économiquement, parfois depuis plusieurs générations. 140.000 personnes S.D.F. et plus de 500 morts dans la rue en France en 2016 ne constituent que la partie émergée de l’Iceberg. Ces chiffres donnent à eux seuls l’étendue de la précarité. Envoyer plus de délinquants en prison ne ferait que les éloigner un peu plus de la société, et multiplier les suicides terroristes. La quasi totalité des terroristes français est passée par la case « délinquance » ou « trafic de drogue ».

Diversion l’abandon de l’Union européenne. Que les pays soient regroupés ensemble au sein d’une même institution ou pas, n’influe pas sur le fonctionnement des banques, sur les abus dans la finance, ou sur le cadre ultralibéral de l’économie. Mieux vaudrait réformer l’Union, pour qu’elle abandonne ce cadre ultralibéral, et dénoncer la présence des cabinets d’avocats lobbyistes entourant le parlement européen. Ces centaines de juristes sont payés par les firmes (et en bout de chaîne par le consommateur) pour influencer la rédaction des lois. Les révélations sur F. Fillon sont à ce titre révélatrices de l’ouverture de nombreux parlementaires à ce type d’influence.

Diversion l’abandon du nucléaire, alors que se font jour des pistes pour un nucléaire sans déchets (centrales au Thorium), et que la part de l’énergie gaspillée reste à calculer : produits que l’on jette, bouteilles que l’on casse, que l’on recycle abusivement, abus d’emballages, abus de réfrigération, incitations abusives à remplacer les vieux appareils, dates de péremption abusives sur des conserves, obsolescence programmée, qualité médiocre envoyant une part des produits directement à la poubelle, produits jetables, non modulaires, non optimisés, standards multiples en concurrence, augmentation abusive de la taille des véhicules, promotion abusives de progrès marginaux (TV à écran incurvés, 4G, etc.).

Diversion l’abandon du diesel. Lorsque seulement 20 % des particules émises sont d’origine automobile. L’abandon du diesel, que regardent d’un bon œil les constructeurs, vise avant tout au soutien de l’activité dans la branche automobile, plutôt qu’à la préservation de l’environnement. Gaspiller des millions de véhicules, pour préserver de l’activité, revient à créer des emplois artificiels. Dopage de l’économie par la loi.

Diversion les mesures pour l’école. S’il est incontestable que des gens mieux formés trouvent plus facilement des emplois, ils ne peuvent pas pour autant les multiplier. Des gens mieux formés, mieux diplômés ne feraient qu’accroître l’intensité de la compétition entre eux.

Diversion les allusions aux burkinis et aux voiles, thèmes très racoleurs que ne dédaignent pas les médias, en particulier certaines chaînes privées d’information en continu comme BFM, chez qui ces diversions équivalent à des rentrées de cash. Sur ces chaînes, le racolage publicitaire semble déteindre sur les journalistes, et influer sur les thèmes de campagne.

Diversion la fermeture des frontières. Le Royaume-Uni, qui dispose de frontières naturelles, rencontre les mêmes problèmes de chômage et de désindustrialisation que la France et les États-Unis. Par ailleurs, la fermeture des frontières s’adresse toujours aux étrangers, aux migrants, mais jamais aux capitaux, qui peuvent transiter par toutes sortes de paradis fiscaux, sans aucune traçabilité.

Il faudrait que passe le temps des diversions, et que vienne maintenant le temps de la lucidité. Le temps d’abandonner les tensions introduites par la finance en abandonnant la spéculation, comme le propose Paul Jorion. Le temps d’abandonner la publicité, et un consumérisme dopé, encouragé sans relâche par les moyens de propagande de masse. Le temps de mettre fin à l’aliénation à la consommation, dans un contexte qui est le pire qui soit, celui de la disparition du travail, de la précarisation, et de la destruction de la planète. Le temps de libérer le marché de tout ce qui est abusif, de tout ce qui ne sert pas le progrès, et de prendre des mesures pour restaurer un équilibre d’influence entre les firmes et les citoyens. Le temps aussi de calculer les coûts économiques et environnementaux générés par la concurrence « libre et non faussée », que l’on proposait d’inscrire dans le marbre de la constitution européenne.

Car il faut s’inquiéter de toutes ces diversions, lorsqu’on voit comme en ce moment, l’opinion se diriger vers des courants politiques stigmatisant les étrangers, ou prônant la guerre économique totale. Le peuple allemand doit se souvenir, mieux que les autres, que la haine ou l’isolation économique ne résolvent rien. Il se souvient aussi certainement, que dans le désespoir, beaucoup d’hommes ont tendance à se mentir à eux-mêmes. D’autres se mettent à chercher des « boucs émissaires » ou abandonnent toute lucidité. N’en avons-nous pas un cas flagrant en ce moment, aux États-Unis ? En choisissant Donald Trump, un homme qui conteste l’effet de serre alors que la calotte polaire se réduit de plus en plus vite, les Américains n’ont-ils pas fait preuve d’un total manque de lucidité ?

En 1972, un avion transportant une équipe de rugbymen3 s’était écrasé au beau milieu de la Cordillère des Andes. Au bout d’une semaine, les autorités du pays prirent conscience de l’inutilité des recherches. L’avion était blanc, et il était impossible à repérer, au milieu des immensités montagneuses et enneigées. Sur la vingtaine de passagers survivants, mourant de faim au point de se nourrir de chair humaine, seulement deux eurent la lucidité de croire que les recherches avaient été abandonnées, et qu’ils devaient donc se débrouiller seuls. Ces deux hommes se décidèrent alors à partir à l’assaut des montagnes environnantes, avec un équipement de fortune, bien que convaincus d’aller à une mort certaine. Après plusieurs jours de marche et d’escalades dans la neige et le froid, ils parvinrent, à la limite de leurs forces, à rejoindre une vallée, puis à guider les secouristes vers l’avion. C’est de ce genre de lucidité dont nous avons besoin aujourd’hui. Cette histoire fait aussi remarquer, et c’est peut-être le plus terrifiant pour le futur, que la lucidité de regarder en face une situation désespérée, n’est généralement pas partagée par la majorité, et c’est peut-être cela qui est le plus inquiétant pour la démocratie, car les marchands d’illusions ont encore de beaux jours devant eux.

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1 : cinq à six milliards par an, selon les Échos

2 : « Les fabricants de voitures ont-ils payé pour la disparition des chevaux ? » aurait dit M. Kalanick de Uber à E. Macron. Mais c’est une hypocrisie, car Uber met déjà en place un service de voitures autonomes à Pittsburgh, en Pennsylvanie. C’est donc bien de la disparition du travail humain dont il s’agit.

3 : une histoire magnifique, racontée dans le livre de Piers Paul Read : « Les survivants »

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139 réflexions au sujet de « Présidentielles 2017 : une élection sous le signe de la diversion, par Vincent Rey »

  1. « Aucune proposition ne remet en question significativement l’activité humaine, ce qui donne peu d’espoir d’inscrire la destinée de l’Homme dans le temps.  »
    Comment pouvez vous asséner de telles contre vérités ! Enfin ! Lisez donc les programmes. Par exemple celui de la France insoumise de Mélenchon.

    1. Oui, mais Mélenchon fait diversion avec la 6ième République, et il est ignorant du nucléaire « propre » au thorium…
      Et puis, il est intempérant ! Assez pour le disqualifier lorsque l’on est entre gens de bonne compagnie.

      1. Charles dit :
        25 mars 2017 à 13 h 55 min

        « Il y a bien pire: Le programme économique de JLM conduirait à un désastre économique et politique. »

        Un « plan Roosvelt », façon écologie, (3 millions d’emplois directs et indirects de mémoire) serait un désastre, selon le NPA. Pourquoi? Ben on ne sait pas. Le NPA affirme.

      2. Ce sont justement les institutions de la 5eme république qui bloquent tout progrès, en maintenant en place l’oligarchie qui veut surtout ne rien changer !

      3. Ah le mythe de la filière thorium propre… Le mythe de la filière thorium tout court devrait-on dire.

        Le thorium n’est pas une matière fissile, et sans matériaux fissile on ne sait pas faire de centrale nucléaire!

        Un autre argument bidon a propos du thorium « propre » c’est que cette filière ne permettrait pas de fabriquer de bombe nucléaire. Pourtant les américains l’ont fait: http://nuclearweaponarchive.org/Usa/Tests/Teapot.html

    2. @Chappuis
      Je suis d’accord.
      La plupart des journaleux n’ont jamais lu le programme de Méluche parce que il faut s’en donner la peine et c’est long. Une chose est évidente c’est que Mélenchon travaille dur et mouille la chemise et prend la peine de s’informer lui.
      https://laec.fr/

      1. Il ne faut pas jeter d’emblée la possibilité de penser à la filière thorium qui fonctionne de façon très différente de la filière actuelle mais ne présente pas les inconvénients dont les deux essentiels : la quasi absence de « déchets » et la capacité d’éviter la fusion du coeur. Avec la possibilité d’utiliser un certain nombre de « déchets » actuels. Mais, la filière a été abandonnée depuis 40 ans ( au moins ?!) et cela va être difficile de retrouver des techniciens encore de ce monde pour reprendre où on en était. Les chinois s’y intéressent fort,…ainsi que les japonais et aussi les indiens. Un ensemble de labos européens ont repris le flambeau mais on a réellement perdu 40 ans !
        Une autre possibilité sont les réacteurs pilotés par flux de neutrons, dont l’un des intérêts majeurs serait de pouvoir consommer les déchets actuels en toute sécurité, car fonctionnant en régime sous-critique et « à froid », sans eau, la réaction de fission s’arrêtant quand l’accélérateur de protons servant de source aux neutrons réactionnels est mis à l’arrêt. Autrement dit si coupure de courant, pas d’emballement possible…
        Il existe sans doute d’autres dispositifs dont je n’ai pas connaissance.
        Oui, le nucléaire actuel était la plus mauvaise idée pour produire de l’énergie mais il produisait une substance indispensable pour les militaires, le Plutonium…

  2. C’est sûr que ça fait un moment que le mulet ne se lève plus pour travailler dès quatre heures du matin pour arpenter les vignes. Et ceux qui restent font des carrés dans leur enclos, regardant passer quelques promeneurs.

  3. Il y a le monde tel que l’on voudrait qu’il soit, et le monde tel qu’il est.

    Pour cette élection onze candidats ont été sélectionnés. Donc le 23 avril vous aurez le choix de :

    – vous abstenir si vous jugez que tous les candidats pratiquent technique de la diversion, ou qu’ils sont tous pourris.

    – soit choisir le candidat dont le projet vous semble le plus proche du monde tel que vous voudriez qu’il soit.

    – soit voter blanc, si aucun n’est assez proche de vos options, mais qu’en tant que citoyen vous pensez que voter est un devoir civique.

    A ce jour notre démocratie, ne nous laisse pas beaucoup d’autre choix.

    1.  »A ce jour notre démocratie, ne nous laisse pas beaucoup d’autre choix »
      Ta dernière phrase laisse penser que notre démocratie te bride quant aux possibilité de choix. Mais il n’y a pas d’autres choix que les 3 que tu viens de citer. En dehors de ceux là tu tombes dans le coup d’état et la dictature par la suite pour te maintenir au pouvoir et préserver les décisions que tu aurais prises pour mettre en application tes idées. Ce qui serait, j’espère que tu en conviens avec moi, inacceptable.
      Il y avait aussi une autre possibilité- je parle au passé, parce qu’il est maintenant trop tard- c’était celle de te présenter toi même aux élections présidentielles!

  4. Monsieur Rey.
    Je n’ai pas l’honneur de vous connaitre. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin dans votre texte pour comprendre que vous êtes à côté de la plaque, je me suis arrêté au premier paragraphe concernant la sixième République. Vous dites qu’il n’y pas de problème institutionnel en France; ou vous faites parti de la caste des nantis, ou vous habitez sur la planète Mars. Vos autres propositions sont pertinentes, mais pour être mise en œuvre il faut débarrasser le monde politique des corrompus, avec la 5eme ce n’est pas possible.
    Bien respectueusement.

    1. Faut-il demander dès maintenant un congé sans solde pour plancher sur la constituante ? A moins qu’on ne charge les chômeurs de ce travail d’utilité générale….

      1. Les constituants seront rémunérés à hauteur de leur salaire. Point. A l’instar des jurés d’assises.

    2. De plus, son projet pour « balayer l’oligarchie et les privilèges » (voir site) est un peu mince ! Si mince que j’ai bien l’impression qu’il veut laisser tout comme avant….
      Des mesurettes selon moi, mais vous avez peut-être une meilleure lecture.

      1. Selon moi, Mélenchon parle avec conviction et force mais quand on fouille un peu, il n’y a pas grand chose de très concret sur lequel s’appuyer.
        Régulation de la finance ? Bien commun ou intérêt général ? Europe ?

        Un référendum pour plus de démocratie ? Un vote à seize ans (là je rigole un brin) ? Un congé républicain ? Et une nouvelle constitution bâtie sur les envois mail le soir après le taf ?

        Hum ! Oui vous pouvez toujours critiquer ma chaise et mon séant.

      2. Thierry
        Le cul sur ma chaise, j’ai consulté les programmes (faut se les fader quand même!). Vous ne me voyez pas mais j’en suis tombée si souvent que j’crois bien que j’vais atterrir au lit.
        J’croyais que c’était mieux de lire leur programme plutôt que de les voir s’écharper à la téloche ou la TSF.
        Ben dis donc….
        Même si je ne suis pas d’accord avec tout, jusqu’ici, c’est encore Hamon j’regrette mais ….. évidemment il ne faut pas être sourd dans ce brouhaha.

    3. Il n’y a pas de problèmes institutionnel en France! Notre République, la V ième, tient la route. Depuis 1958, elle nous a permis de vivre dans la stabilité politique tout en permettant que les choix démocratiques des Français soient respectés. Ceux qui grognent contre elle et réclament, à corps et à cris une VI ième du nom sont en fait des aigris qui sont bien conscients que le trop faible nombres ne leur permet pas d’accéder au pourvoir. Ils veulent donc changer les règles du jeux.
      En fait c’est l’histoire du chihuahua qui veut se faire plus gros que le Saint Bernard !
      Ceux qui réclament une VI ième république réclament en fait un retour à la IV ième! Soit un régime de parti. Un régime où les tout petits partis veulent imposer leur loi aux plus gros, en faisant et défaisant les gouvernements.
      Rappelez vous Mitterrand ! Combien de fois ministre sous la IV ième? Rappelez vous de son livre:  »Le coup d’état permanent ». Et souvenez vous comment la V ième lui allait comme un costume neuf, une fois arrivé au pouvoir!

      1. La cinquième république a été faite pour des leaders compétents et intègres.
        Chaque fois que des gens incompétents ou à la moralité douteuse viennent au pouvoir, la cinquième république devient une arme contre le peuple.
        Inutile de vous rappeler de quoi sont majoritairement fait nos « élites » actuelles.

  5. « Tous les signaux passent au rouge, annonçant de nouvelles crises financières et écologiques, et pourtant, aucun des postulants ne semble vouloir faire cet effort de lucidité, indispensable à la survie de l’humanité. »
    en disant cela vous faites comme une grande partie des médias, vous ignorez, ne voulez pas parler du candidat de la France Insoumise et vous faites comme si il n’existait pas.

  6. « Diversion les 32h de travail payées 35, ou plus généralement, toute mesure augmentant le coût horaire du travail. »
    le « prix » du travail et le « coût » des rentiers en ce qui concerne les entreprises qui distribuent des dividendes . . .
    Comme quoi le « coût » n’est pas là où vous voudriez qu’on le voit.

  7. « Mieux vaudrait réformer l’Union, pour qu’elle abandonne ce cadre ultra libéral »
    en disant cela vous faites comme une grande partie des médias, vous ignorez, ne voulez pas parler du candidat de la France Insoumise et vous faites comme si il n’existait pas.
    Je vous invite à regarder la vidéo de la rencontre entre Généreux et Piketty sur le site de Politis.

      1. et sur B. Hamon !
        Pour ma part j’ai découvert à cette occasion à quel point ces deux économistes engagés respectivement avec B. Hamon et J-L. Mélenchon avaient une même analyse de la situation et des solutions.
        La divergence est dans le mode opératoire de mise en œuvre des solutions.
        L’un prône le rapport de force par le fait accompli quand l’autre propose la création une assemblée européenne avec quelques pouvoirs que n’a pas le parlement européen actuel.
        Pour ma part il y a un doux rêveur, le second et un réaliste le premier.

      2. RV,
        Les points forts que vous prêtez à la stratégie mélenchonienne en dernière analyse peuvent aussi être interprétés comme des handicaps.
        Un rapport de force ce n’est pas seulement le fait de le décider, de faire preuve de volontarisme, c’est aussi la nécessité d’un terrain favorable, qu’il faut susciter même, sinon, l’approche du tout ou rien peut se retourner contre celui qui décide de tout envoyer balader. L’approche Piketty-Hamon à cet égard me paraît plus réaliste, car elle se fait fort justement de faire de l’Allemagne un partenaire possible au lieu d’en faire a priori un adversaire comme a nettement tendance à le faire Mélenchon.

        L’évolution de la situation politique en Allemagne pourrait être d’ailleurs un facteur favorable, avec la nomination de Martin Schulz à la tête du SPD, ce qui pourrait en faire le prochain chancelier. Piketty argue également que les Allemands sont prédisposés au fédéralisme car ils l’appliquent déjà chez eux. Il faut donc en tirer parti. Tout cela M. Mélenchon semble l’ignorer alors que ce sont les leviers qui pourraient nous aider à sortir de l’ornière et à tout le moins préserver l’outil européen. Cet outil aujourd’hui nous l’utilisons mal, mais si on casse l’outil, comme menace de le faire Mélenchon, si l’opération rate, on se retrouve dans une situation encore pire qu’au départ. On a vraiment pas besoin d’ouvrir la boite de pandore du nationalisme en faisant de l’excès de zèle hexagonal.

  8. « Le temps aussi de calculer les coûts économiques et environnementaux générés par la concurrence « libre et non faussée », que l’on proposait d’inscrire dans le marbre de la constitution européenne. »
    Comment ça que l’on « proposait » ? nous ne sommes pas en 2004 mais en 2017 et que je sache le traité de Lisbonne a bel et bien entériné cette mesure.

  9. Quand on fini par enlever toutes les diversions, on baisse les bras et on ne fait plus rien!
    Quant à changer l’Europe, c’est quand les poules auront des dents……

    1. Euh ça fait plus de dis ans qu’on sait que les poules peuvent avoir des dents (de crocro même ! mutant Talpid).
      http://www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(06)00064-9
      http://www.livescience.com/7051-surprise-chickens-grow-teeth.html
      Non, c’qui nous faudrait c’est l’exclusivité sur le coq trisocolore à crocs et cré cré méchant pour les sommets au Conseil, idéal pour la stratégie du perchoir à poule vide, t’es là tout l’monde a peur, t’es pas là tout l’monde a peur itou.
      http://i19.servimg.com/u/f19/18/11/42/69/poule_10.jpg

  10. L’avenir en commun, c’est un programme et c’est le début d’un changement de société, encore faut-il le lire.
    Si vous vous contentez des « informations » livrées par les médias du pouvoir, comment espérez-vous seulement changer quoi que ce soit ?

      1. Monsieur Charles ou vous êtes un ignorant ou volontairement vous travestissez le programme des insoumis.
        Dans un cas comme dans l’autre il ne sert à rien de débattre contre la mauvaise foi.
        Ce blog est vraiment devenu un déversoir pour idiots utiles au social libéralisme.
        La 6ème République n’est pas rien, au contraire elle sera tout et même le plus important pour que tout change.
        La règle verte, la fin du nucléaire programmé, le respect de la biodiversité etc., aucun programme ne va aussi loin du point de vue écologique.
        La retraite à 60 ans, les salaires limités de 1 à 6, des impôts plus justes avec 14 tranches d’imposition etc. le tout financé avec démonstration à l’appui dans le cadre d’une démarche d’investissement de type Keynesien, dont aucun économiste (même parmi les plus libéraux) n’a pu mettre en cause la cohérence, n’est pas le descriptif déformé et anorexique qui est fait dans cet article.
        Quoi que vous en disiez, vaut mieux être un insoumis qui réfléchit et qui lutte, qu’un qu’un pauvre bougre sans foi et sans boussole !!

  11. Je ne partage pas tout mais c’est intéressant, en tout cas bien plus que la campagne.

    Mais pour ma part, le problème n’est ni la 5éme, pas plus que le 4éme ou la sixième. A partir du moment où c’est trop hiérarchisé, les intérêts de l’élite ne sont plus les même que ceux des dominés.

    Et tant que les dominés n’auront pas compris et ne se prendront pas en charge, par faux prétexte démocratique de suffrage universel ou par manque de volonté, cela perdurera sous une forme ou une autre. Ceux qui détiennent le pouvoir ne l’ont jamais abandonné sans réticences.

    Et je pense qu’il faut arrêter d’attendre un messie, un sauveur, ou une nouvelle constitution miraculeuse. Il va falloir attendre que le système s’effondre de lui même ou descendre dans la rue pour le précipiter.

    Ah c’est sur ça demandera plus d’énergie et de temps que d’aller voter, et le résultat n’en est encore moins garantie.

    1. C’est là que la bas blesse, pour une démocratie véritable, aller voter ne suffit pas.
      Il faut s’informer, souvent par soi même.
      Il faut échanger et militer, au minimum devant la machine à café ou au café du coin.
      Il faut se déplacer quand nos représentants organisent des réunions publiques, et éventuellement les interpeller.
      Une démocratie ça nécessite des citoyens démocrates, pas des consommateurs apathiques.

      Si vous vous contentez de payer des « élus » pour faire fonctionner la démocratie, assez rapidement c’est l’argent qui gouverne.

  12. « Lucidité »…
    Cela fait 12 (douze) ans que la gauche s’est montrée divisée sur une décision majeure, démocratique.
    Pendant douze ans, seule la tactique de quelques uns aura fait illusion, ou diversion.
    Le grand tacticien, « surperglue », est en phase terminale, il aura masqué les divisions en les glissant sous le tapis.
    Fatalement, on est rendu au grand ménage de printemps.

    « Poussière, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière »
    Bon recyclage !

    1. « Lucidité »… je me pose aussi des questions sur la lucidité de la luddicité ambiante… le luddite est-il nyctalope ou voit-il tout en noir ?

  13. De la même façon que dans nos prairies naturelles du Sud-Ouest deux grandes espèces invasives semblent vouloir se partager le territoire, La Sporobole Tenace (non consommée par le ruminant commun) et le Paspale Dilaté (consommé mais sujet à l’infestation par un ergot provoquant la « maladie du chiendent » chez le pauvre bête), les prairies webiennes sont peuplées alternativement (rarement concomitamment) de l’espèce invasive nommée Trollpénien Tenace et de l’espèce nommée Trollinsoumis Dilaté.
    Les représentants de la première espèce privilégient les incursions envahissantes dans les prairies penchant à droite en regardant le nord (vers Moscou), ceux de la seconde dans celles penchant à gauche (vers New York).

  14. Autre leçon, tirée cette fois de la discussion : le genre humain préfère les diversions. La plupart des commentaires vantent en effet l’une des diversions comme étant le nec plus ultra de la réflexion politique.

    Belle image, celle des naufragés des Andes qui ne croient plus aux secours, les amis de la diversion croient eux que les secours vont bientôt arriver.

    1. L’espoir diversion?

      On retiendra qu’au final ceux qui se sont contenté d’y croire ont été secourus. En quoi croyaient ils? En la persévérance des secours. Et, au final, ils ont été sauvé grâce à celle de ceux qui eux, n’y croyaient pas.

      L’avantage de la 6eme de méluche face à celle de Hamon c’est qu’elle est vraiment une diversion, pas une simple réforme qui distrait 5 minutes pas plus. La tenue d’une constituante c’est faire diversion en faisant sortir le peuple de la dynamique ou il est actuellement : constamment à s’entre reprocher un constat d’échec pour l’amener à une dynamique de proposition et de débat constructif.

      Je reconnais que le projet est quelque peu mégalomane mais ça ne devrai pas vous choquer M Jorion car on sait tous que le nec plus ultra en matière de diversion dans la réflexion politique c’est votre blog 😉

  15. UNE BONNE FOIS POUR TOUTE !

    J’AIMERAIS BIEN QUE CEUX QUI DISENT
    QUE L’HUMANITE VA DISPARAITRE BIENTOT
    AIENT LA GENTILLESSE DE NOUS DIRE
    PRECISEMENT COMMENT ! ( ELLE VA DISPARAITRE )
    CE QUI NOUS PERMETTRA PEUT-ETRE ,
    EN TOUTE LUCIDITE DE FAIRE QUELQUECHOSE DE RATIONNEL !
    SI CES PERSONNES NE SONT PAS CAPABLES DE NOUS DIRE OU SONT LES PROBLEMES REELS ! ( LOCALISABLES ET QUANTIFIABLES )
    QUELLES S’ABSTIENNENT DE NOUS POLLUER LA VIE AVEC LEURS BILLEVESEES…..!

      1. EXCUSEZ MOI ! JE SUIS UN PETIT PEU ENERVE EN CE MOMENT ……… JE SUIS EN TRAIN D’ARRETER DE FUMER….ALORS JE M’EXPRIME AVEC UN PEU DE VIRULENCE…..SURTOUT NE LE PRENEZ PAS POUR VOUS !

    1. Le réel est infiniment plus complexe que vous avez l’air de le penser monsieur des mesures et des thèses. pfff
      La pire des billevesée est que l’on croit pouvoir le mesurer avec précision.

    2. à Pat Attalo,
      Sans doute êtes-vous nouveau sur le Blog de Paul Jorion.
      Donc bienvenue à vous.Lisez un peu ce qu’écrit Paul,déjà
      depuis assez longtemps,et vous comprendrez qu’il ne
      s’agit pas de billevesées.De quel coin de la planète venez
      vous pour manquer tellement de lucidité?(cela dit
      quand les patates sont bonnes,les manger à l’eau est
      tout à fait délicieux,avec un peu de sel de Guérande ou
      de Noirmoutiers)

    3. Ne vous inquiétez pas, le soleil lui aussi disparaîtra « un jour » (mais il n’y aura plus de jour, la Terre disparaîtra avec lui). Mais les astrophysiciens, situent cet événement dans 5 milliards d’années.
      Nous en si on est « chanceux », l’on peut espérer disparaître vers 80 ans, et si l’on est encore plus « chanceux » au delà, mais au delà de 120 ans je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de bipèdes de notre espèce sur cette planète.
      Donc, tout à un début, un temps de développement, et une fin en ce bas monde. Y compris les civilisations, et les espèces, peut-être même l’Univers qui nous a produit. Ce qui nous agite quant à la disparition de notre civilisation, voire de notre propre espèce, c’est que le progrès scientifique et technologique de ces 200 dernières années a fait de nous, une force qui s’est hissée au niveau des forces telluriques. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, de part nos agissements, notre technique, et notre pullulement, nous mettons en péril notre propre survie sur cette planète en tant qu’espèce (sans compter les autres espèces dont nous précipitons la disparition). C’est quelque chose d’absolument, jamais vu dans l’histoire humaine, c’est bien pour cela que beaucoup ont la plus grande difficulté à seulement l’admettre.
      De l’avis des spécialistes qui se sont penchés sur la question (rapport Meadows, par exemple), si nous continuons dans le « business as usual », l’horizon de survie de notre espèce sur Terre, est de deux siècles au maximum.
      Autant la disparition du soleil dans 5 milliards d’années, l’on peut s’en fiche, autant deux siècles, par rapport à la durée de vie moyenne des êtres humains c’est peu, vraiment très peu !
      Un pessimiste, c’est un optimiste informé.
      Le destin de la longévité de notre espèce est entre nos mains…

  16. Pourquoi le candidat X réussira mieux que ses « adversaires » ?
    Quels sont ses leviers ?
    Qui détient le pouvoir ?
    Existe-il un projet qui puisse réunir la majorité des Français ?
    Qui sont les alliés du candidat X ? Qu’attendent-ils de leurs alliances ?
    Avons-nous besoin d’un gestionnaire de l’existant et du quotidien ou un visionnaire ?
    Est-ce que mes attentes correspondent à celles de mes concitoyens ?
    Est-ce que mes précédents choix politiques me situent dans la majorité ?
    Qu’elle avenir souhaite-je à mes enfants ?

  17. Je suis ouvert au débat, et donc à la contradiction, mais il est une chose que je ne supporte pas c’est la mauvaise foi volontaire (ou pas, même si la première est plus insupportable).

    Je vous soumet donc la dernière vidéo de JLM #22

    https://www.youtube.com/watch?v=rRLUDT7ueoE

    Ecoutez à partir de la minute 7, vous constaterez que ce candidat aborde la question du réchauffement climatique, et des changements que nous devons introduire dans nos modes de production et de consommation si l’on veut en limiter les effets.

    Par ailleurs, je vous renvoie à un article du réseau « Sortir du nucléaire » (oui je vous entends déjà protester que leur point de vue est biaisé), mais enfin, ils développent des arguments scientifiques qui montrent que cette filière est loin d’être au point, suffisamment en tout cas, pour autoriser de construire et d’exploiter en routine sites industriels qui tiennent la route. Enfin cette technologie si elle semble présenter des avantages certains sur les technologies actuelles, n’est « propre », que relativement aux technologies actuelles très « sales ».
    http://www.sortirdunucleaire.org/Le-reacteur-au-thorium-une-nouvelle-impasse

    Sinon un article qui évoque des filières plus prometteuses que le Thorium ou la fusion à la ITER :
    « La filière de la fusion impulsionnelle est plus rationnelle (des recherches moins coûteuses et moins complexes que cette « filière thorium » qui nécessite un maintien en opération par un accélérateur de particules »
    http://www.paulrenard.fr/humeurs/science/114-le-nucleaire-sans-uranium.html

    1. En attendant, le Sénat US vient de passer un texte pour faciliter l’homologation des réacteurs nouvelle génération.
      http://www.reuters.com/article/us-usa-nuclearpower-senate-idUSKBN16T279?feedType=RSS&feedName=politicsNews

      A U.S. Senate committee easily passed a bill on Wednesday to enable the nuclear regulator to license advanced nuclear reactors that backers say are safer than conventional plants and can help deal with a growing waste problem.

      The Nuclear Energy Innovation and Modernization Act requires the Nuclear Regulatory Commission to develop a regulatory framework to enable the licensing of advanced nuclear reactors that could come into development in 10 or 15 years.

      The bill passed 18-3 in the Environment and Public Works Committee.

      Republican Senator James Inhofe, said the bill is « critical for the revitalization and improvement of our nation’s nuclear energy industry. »

      The bill has brought together some Republicans eager to prevent the United States from falling behind China and Russia in nuclear innovation and Democrats who want to foster technologies that do not emit gases blamed for climate change. But the legislation faces a cloudy future.

      The nuclear industry faces competition from cheap natural gas prices and the growing wind and solar power industries. It was uncertain whether the full Senate would debate the bill or if the measure would be absorbed into broader energy legislation.

      Democratic Senator Sheldon Whitehouse said the bill would help the United States keep its lead in innovation while finding possible solutions to the waste now kept in pools and in casks at conventional nuclear plant sites. (…)

    2. Merci Macarel pour ce lien
      http://www.paulrenard.fr/humeurs/science/114-le-nucleaire-sans-uranium.html

      Il est vrai que cette question de l’énergie, nucléaire en particulier, est d’un abord difficile au commun des mortels, dont font partie les politiques !
      Comme pour l’économie, on nous dit qu’il faut faire confiance aux experts, (comme à des grands prêtres d’ailleurs).

      Pourtant, quelques trop rares personnes déploient tous leurs efforts pour vulgariser ce sujet de l’énergie, avec l’autorité nécessaire.
      Mais voilà que la pression de la bienpensance s’exerce aussi dans ce domaine: nous nous devons d’être fière de la filière que le monde entier nous envie. Si ce n’est pas le cas, « on » trouvera toujours un angle d’attaque pour discréditer le « vulgarisateur ».

  18. Concernant le « bouc émissaire », ses détracteurs confondent sciemment réfugiés et français d’origine étrangère, y compris ceux de quatrième (!) génération. L’avantage de la confusion est qu’ils assurent et cultivent un conflit interne à partir duquel il sera aisé de mettre à terre toute protection sociale. Ca fait de la récup pour oublier les réfugiés tranquilou et pointer du doigt ces drôles de drilles des banlieues. Pas d’souci il faut une journée entière pour trouver une place au 115, au moins les D’jeun’s sont obligés de sécher les cours, ils pourront dire qu’ils n’ont rien appris : un scandaale. Et Macron qui assure une boite aux lettres aux sans domicile, c’est cool quand même.
    Pourtant la Dares anticipe une augmentation des emplois dans le social d’ici 2022… je crois qu’elle a loupé un train.

      1. Au fait, en parlant de Churchill, y’a une huile indienne du Parti du Congrès et dont j’ai oublié le nom, ex Secrétaire d’Etat avant le gvt hindouiste de Modi et doté d’un accent d’Oxford plus que parfait, qui vient de déclarer que Churchill avait autant de sang sur les mains que Hitler (rapport à la grande famine du Bengale en 43). Ambiance.

      2. Et y’a le Donald des Philippines qui vient de traiter l’UE de, je cite, « fils de putes ». Le monde est un oiseau coloré.

      3. Port « Winston » était un exploit technologique. Mais évoquer Churchill est exagéré. Abandonner la publicité (ou leur interdire les moyens de communication de masse) est certainement plus facile à faire que d’abandonner le nucléaire.

  19. Diversion les mesures pour l’école. S’il est incontestable que des gens mieux formés trouvent plus facilement des emplois

    Mieux former à condition que les intéressés payent évidemment si j’en crois ce que j’ai lu de l’éventail.
    Des stagiaires du plan 500 000 terminent bientôt leur formation, formation technique puisque fibre optique…. sans que le financement soit arrivé pour payer le matériel…. c’est cool ! J’vous dis pas comme les stagiaires, en cours d’enseignement général ont tout orienté sur les questions sociales et politico-etc.
    Ça grince ça grince !
    Mais je suis soulagée, Macron va augmenter le nombre de crèches.

    1. Dictée CM2 en 87, 97 et 2007 :

      Lorsqu’elle allait au marché, ma mère me laissait au passage dans la classe de mon père, qui apprenait à lire à des gamins de six ou sept ans. Je restais assis, bien sage, au premier rang et j’admirais la toute-puissance paternelle. Il tenait à la main une baguette de bambou : elle lui servait à montrer les lettres et les mots qu’il écrivait au tableau noir.
      Un beau matin, ma mère me déposa à ma place, et sortit sans mot dire, pendant qu’il écrivait magnifiquement sur le tableau : « La maman a puni son petit garçon qui n’était pas sage. »
      Tandis qu’il arrondissait un admirable point final, je criai : « Non ! Ce n’est pas vrai ! »
      Mon père se retourna soudain, me regarda stupéfait, et s’écria :
      « Qu’est-ce que tu dis ? »
      – Maman ne m’a pas puni ! Tu n’as pas bien écrit ! …

      D’après « La gloire de mon Père » de Marcel PAGNOL
      Questions de compréhension lecture du texte :

      1) Où se passe la scène qui est racontée dans le texte ?
      95% (1987)
      95 % (1997)
      90 % (2007)
      4) Reproduis exactement ce que le père a écrit au tableau et seulement ce qui est écrit.
      81% (1987)
      84 % (1997)
      64 % (2007)

      Comment on fait avec ces « 10 % » et « 27 % », soit 80 000 et 216 000 gamins par an ? On les donne à bouffer aux robots ?
      http://www.cndp.fr/bienlire/04-media/documents/NI0838_41239.pdf

      1. Mais que fait l’Education Nationale !!!

        Juste après la guerre aux USA, des enquêtes montrèrent que le niveau de langage, qui jusque là restait stable, subissait une baisse régulière (faible mais significative) jusqu’à atteindre un nouveau palier un peu plus bas. Pendant très longtemps, personne n’a su donner d’explication. Il y a peu de temps, on s’aperçut que la courbe suivait exactement l’évolution du nombre de foyers qui s’était équipé de téléviseur, jusqu’à arriver au plateau de 100% des foyers équipés.
        Aujourd’hui, les enfants passent plus de temps devant un écran qu’avec leurs enseignants. Je me bats chaque jour avec mon fils (15 ans) pour qu’il lâche son téléphone (pas smart) pour faire ses devoirs. Les gamins ne rêvent plus de devenir pompier ou énarque comme papa, mais seulement de passer à la télé ou de faire 1 million de vues sur Youtuyau.

        Et l’on voudrait nous faire croire qu’il s’agit simplement d’une question de pédagogie…
        C’était mieux avant ! Y avait pas les télés, les ordis, les DS, les tablettes… Et ceux qui n’ont pas encore compris ça, restent dans l’adulation béate du « hussard noir de la République » qui déjà à l’époque ne présentait pas au certificat d’étude les cancres qui se retrouvaient déjà main d’œuvre bon marché.

    2. Ah bah vigneron peut-être que les 10% et 27% (26 ?) un peu plus tard font des vidéos de malades sur Youtube ou pilotent des drones en compétition et assurent ainsi leur gagne pain ? !

      Toujours Pagnol en 2007 ça doit commencer à gonfler, m’enfin ce qu’en j’en dis…

      1. Un illettré à 10/11 ans (pas comprendre un texte écrit comme les 36 % en question c’est être illettré) peut éventuellement s’en tirer avec les honneurs, certes, mais avec beaucoup beaucoup de chance, et autant de courage… Ce qu’il y a de sûr c’est qu’ils vont libérer d’la place pendant quelques temps pour les autres, les 64 %.

  20. Et si, après tout, la Constitution de la 5ème n’était devenue que ce qu’en ont fait les parlementaires ou les gouvernants corrompus ? Il suffirait alors d’en changer pour retrouver une C, etconstitution proprette, non ?
    Un petit coup quand même chez le pressing du coin actionné par l’article 11 (réduction du nombre des parlementaires, cumuls et renouvellements interdit, scrutins à la proportionnelle, haute trahison réinsérée, dopages financiers des médias interdits, etc…).
    Ne pourrait-elle pas alors, repartir pour quelques années et nous épargner le coût d’un coup d’état ?

  21. Bonjour,

    l’ultra libéralisme ne cesse de gagner du terrain dans la vie de tous les jours. l’ultra libéralisme est destructeur; il est destructeur des peuples, il veut 1 seul peuple ou dit d’une autre manière il ne veut pas de peuples; des cultures, il veut 1 seule culture; de la différence, grâce à l’ultra libéralisme, dans 10 ans nous serons tous identiques, nous serons aussi devenus stériles….

    Alors non, je ne voterai pas pour l’ultra libéralisme, je suis contre. Et j’ose croire que le peuple de la France est du même avis que moi.

    Commençons à prendre conscience que l’Europe, c’est pas un peuple, mais des peuples. Et que cela est une richesse.

    Cordialement,
    personne

  22. Bonjour
    Un Etat n’a pas de sens, c’est une puissance!
    Qui obéit à qui est aux commandes. Comme une pelleteuse.
    Donc nous avons divers groupes d’intérêts qui se disputent le droit de prendre les manettes pour mener la pelleteuse comme ils le veulent.
    Le candidat est leur enseigne. POINT BARRE!
    La nouveauté intéressante cette fois- ci, qui nous renseigne sur l’exact poids du futur président dans ce monde, c’est le traitement purement produit-marketé qu’est le lancement du Macron nouveau. Toute la stratégie marketing du luxe est mise en oeuvre. Par qui? peut être par le groupe qui prête ses tenues à B. Macron et cornaque les apparitions dans une stratégie de désir à générer.( hypothèse traitée par B. Bertez)
    Le reste ce sont des détails que je vous conseille de lire vite car le dernier qui s’en va est prié d’éteindre la lumière; et, comme il est écrit, nul ne connaît le jour ni l’heure.
    A part cela, comme l’a bien rappelé Vigneron, le bas ne blesse personne, car en vérité, le bas est à la cuisse ce que la bière est à la pression.
    Cordialement

  23. Il faut tout mettre en oeuvre afin que la gauche se rassemble. C’est une nécessité absolue.
    Du moment que les deux personnes concernées trouvent un accord, je ferai un effort.
    Si toute tentative dans ce sens était abandonnée, la responsabilité serait grande face aux futurs résultats.
    La gauche institutionnelle aura montré son incapacité à accéder au pouvoir et à exercer ce qu’ils prétendent vouloir faire.
    Alors débrouillez-vous, mettez en sourdine vos ambitions individuelles et misez sur le collectif, y compris en économie-politique.
    Quant aux électeurs, la seule solution est de pousser ces deux-là à travailler ensemble sans quoi notre irresponsabilité ne sera pas moindre que la leur.

    1. Il faut laisser l’agauche où elle est, au placard, au piquet, au coin, comme vous voulez, mais hors-circuit., qu’elle se refasse une beauté, mimile, à l’abri des moqueurs, y’a du taf, elle passe pas la rampe la Miss Agauche.

      1. Sans évoquer de l’extrême droite de Fillon, Le programme de Macron est une vraie tartuferie ! Alors la gauche reste encore ce qu’il y a de mieux, même canabissée

      2. à Vigneron
        que vous le vouliez ou non la gauche cela existe et il
        suffit de suivre d’un côté le JLM du 19 mars et de l’autre
        le BH du 20 mars pour le comprendre.Autre chose
        Vigneron, que le futur « indésirable » de la droite ou
        même du centre!.Mettre la gauche,celle qui vient de loin dans l’histoire des hommes, »au placard »,comme
        vous le suggérez, me semble vraiment peu souhaitable.
        Pourriez-vous cesser vos observations assez médiocres? Un Vigneron futur désirable serait encore
        bienvenu…..Il n’est jamais trop tard d’espérer en
        l’intelligence des êtres humains.A part vous saouler
        de « bons »(?) mots,que cherchez-vous ici à la fin ?

      3. Devillebichot, je la mets nulle part Miss l’Agauche, elle s’y est mise toute seule au piquet, mais oui, mon poulet, pas sot l’y laisse.

      4. Pour être d’accord avec ce commentaire, encore faudrait-il préciser quelle gauche s’est mise au placard et ne pas employer ce terme quelle que soit la graphie qu’on emploie comme un fourre tout bien commode ou bien incommode selon le point de vue.

    2. Armelle,

      Que la gauche se réunisse pour mener une politique de droite (hamon), ou de gauche (mélenchon) ?
      Voyez, comme une idée simple en apparence, peut se révéler compliquée… (et encore, j’ai simplifié)

      1. Mélenchon n’est pas plus à gauche du tout ; c’est un effet d’optique. Regardez bien. Il confond discours syndical et politique.

      2. Si c’est juste compliqué alors c’est possible.
        L’enjeu est suffisamment important pour s’y atteler. A minima, nous avons tout à perdre dans cette histoire et nos deux loulounets doivent impérativement le comprendre.

      3. Armelle,

        Hamon veut rester sous la dictature ultra libérale européenne,
        tandis que Mélenchon entends ne pas respecter les traités, pour mener une politique écologique et sociale,
        soit exactement l’inverse de la politique que Hamon pourra mener…

        Comment pourraient ils s’entendre, sauf à ce que l’un renie l’essentiel de ce qu’il défend…?

      4. Non bidochon Hamon n’est pas un adepte d’une « dictature ultra libérale européenne » mais propose d’en sortir en amorçant une autre direction avec un mode opératoire. Il ne pense pas souhaitable de quitter l’Europe et je partage cet avis. Sur ce point je trouve que M. Mélenchon joue avec le feu et s’adonne à un jeu dangereux avec une certaine désinvolture.
        M. Mélenchon, qui a défendu le non à la constitution européenne, pensait voir arriver un plan B. Son erreur fut grande, pourtant, la constitution, malgré ses imperfections, aurait permis, peu à peu, de construire une Europe politique. Vous remarquerez qu’un retour critique sur ce non de 2005 reste tabou, personne n’en parle, à part de crier à la trahison. La stratégie était fausse, tout simplement. Je n’ai jamais cru au plan B et je l’ai encore en travers de la gorge. Personnellement, je pense toujours que les défenseurs du non ont signé l’arrêt de toute évolution possible vers plus de démocratie. Et je demande à M. Mélenchon d’en garder la responsabilité (avec les Fabius et consorts).
        La moindre des choses serait qu’il répare les dégâts, comme il se propose de le faire pour l’environnement. Au lieu de ça, il continue la même ligne, elle n’est pas meilleure aujourd’hui.

        Ce n’est pas parce que Hamon est au PS qu’il faut remettre en cause ses intentions.

      5. Armelle,

        Oui, mais en attendant de réformer l’Europe, Hamon devra se plier à la dictature européenne.
        Et ça peut durer très, très longtemps d’autant que ce n’est pas du tout dans l’intérêt des puissances d’argent, qui ont absolument tous les pouvoirs. (l’argent permet de tout acheter dans cette Europe, et c’est ce qui en fait une dictature)

        Par ailleurs je ne vois pas ce qui vous permet d’affirmer que si nous avions voter oui en 2005, l’Europe aurait évolué différemment de ce que nous connaissons.

        Comment vous pouvez attacher une quelconque valeur à la parole de ces gens là, faut il vous rappeler tous leurs mensonges ?

      6. La stratégie du PS a toujours été de – dire – vouloir le progrès social, et de s’embarquer dans des voies qui finalement se révèleront être des impasses. Ils diront alors qu’ils ont essayé, mais que il faut être réaliste, etc. etc.

        Leur dernière invention est de « changer l’Europe », à partir de quelques pays, comme si les « quelques » allaient être d’accord, et que les autres allaient laisser faire gentiment, Ce qui permettra de tenir jusqu’en 2022, ou ils sortiront un nouveau truc bidon…

      7. vigneron,

        Encore faudrait il que ceux qui resteraient piloter l’UE souhaitent une politique de style Mélenchon…

        Et puisque c’est le fric qui, en pratique, les choisit (sauf accident), ça n’a aucune chance d’arriver.

      8. à Vigneron
        notre gros lapin Vigneron s’honorerait non seulement
        de nous expliquer les tenants et aboutissants du
        sulfite dans les vins, mais de s’intéresser sérieusement
        au développement du râble, sans faire diversion,
        comme trop souvent. Merci à l’avance.

    3. Peu probable que cela advienne.
      Valls et consorts sont toujours membres du PS.
      Les deux candidats ont désormais chacun des millions de raisons très personnelles, chacune valant au moins un euro, de poursuivre.
      Fusionner les deux programmes n’est pas impossible mais demande du temps. Après quoi, la logistique doit suivre.
      Quelle date, le premier tour ?

      Ce qui nous amène au type nommé Hollande, ses ambitions, ses échecs, ses décisions, la date de « ses » primaires.
      L’a-t-il fait exprès ?

  24. Y en a qui disent que l’on peut aller sur la Lune. Qu’ils expliquent précisément comment ils vont faire. Car c’est bien facile de dire qu’il faut y aller avec une fusée.
    Déjà, comment y vont faire pour pas que ça explose ?

    Tout ça pour dire que l’opération est si complexe qu’il est impossible de la mettre à la portée du grand public.

    On ne peut que faire confiance aux porteurs du projet,
    dont on peut évaluer la compétence à travers les innombrables vidéos et écrits qu’ils ont produits.

    Mais pour cela, il faut en prendre le temps, savoir lire, et entendre.
    C’est bien toute la difficulté: faire accepter un projet complexe au grand nombre…

  25. La campagne présidentielle m’a complètement épuisé. Comme j’étais dans ma maison du Berry pour m’occuper de mon jardin et que je m’y sentais comme un naufragé isolé dans la campagne profonde (la vraie !), -ça me fait toujours ça la première semaine !- j’écoutais, haletant, les péripéties hallucinantes concernant ce phénomène de 2F sur ma radio sans pouvoir lâcher l’écoute (pas de télé, pas d’internet, pas connecté, juste les oiseaux…). Enfin, je m’en suis libéré ! Quel bonheur ! Je suis allé au biblio club où j’ai dégoté un roman dont, après le 1er chapitre, je viens ici recommander la lecture : « Tribulations d’un précaire », Iain Levinson.

  26. Que les grands surplombants nous présentent leur programme de « non-diversion », vous savez le genre de truc qu’un Picketty n’aurait eu qu’à défendre pour se faire élire les doigts dans le nez et qui accoucherait sans trouble ni délai d’une transformation radicale du mode de production voire de l’espèce dans les cent jours. Ils peuvent aussi la fermer très fort, on leur en voudra pas.

  27. Tout ceci me conforte dans le « voter ne sert à rien » et « agir au lieu d’élire ».
    Ceci dit certains votes sont plus dangereux que d’autres.

  28. C’est tellement confortable de s’ériger en censeur du haut de la tour d’ivoire du changement de paradigme.
    Macarel a raison, nous n’avons pour l’instant que trois options. Tout le reste n’est que vaticination.
    Quant à ceux qui pensent que je fais l’article de Mélenchon, sachez que c’est le dézingage systématique de mauvaise fois dont il fait l’objet ici qui m’encourage dans cette voie.
    Je ne suis pas dupe du personnage ni des limites du programme de la FI.
    Rendez-vous le 23 avril au soir, puis le 7 mai, puis en juin pour les législatives, une belle cacophonie en perspective.

    1. @Régis Pasquet

      « Et aujourd’hui, je ne vois toujours pas comment dire les choses autrement : »

      Tout est dit et bien dit. Simplement, c’est si beau et c’est si bon ! Désir, amour, joie, poésie, here and now, liberté.
      Un, deux, trois, SOLEIL !
      Mille grâces.

  29. Bref, pour ne pas faire diversion autant choisir l’abstention… Tout un programme. Le nihilisme le plus abscons en somme.
    Mais comme vous savez mieux et plus que tous les autres réunis, nous voila rassurés.

    1. « Le nihilisme le plus abscons en somme. » C’est votre vision. L’abstention lorsqu’elle est consciemment exercée et un acte politique qui n’ a rien de nihiliste. Il signifie que le système ne convient pas et qu’il y a d’autres formes d’action plus efficaces.

      Maintenant on peut toujours voter contre ou pour le moins pire. Jusqu’ici cela n’ rien donné.

  30. Oui, c’est un peu long… Mais voici quelques mois, j’avais écrit ce conte pour exprimer ce qui me venait à l’esprit lorsqu’on me parlait de changer de cadre… Et aujourd’hui, je ne vois toujours pas comment dire les choses autrement :

    «  » Le village
    Il était une fois, une petite ville ou plutôt un village. Ce n’était, d’ailleurs, pas vraiment un village, mais plutôt une agglomération, un bourg, une cité. C’était, si vous le voulez, un bouquet de maisons et de petits immeubles où depuis des siècles, vivaient des familles. S’organisaient des familles. Vaquaient des familles. Aimaient des familles. Des pauvres et des riches. Des gens bien et des gens moins bien. D’honnêtes personnes et de tristes sires. Des hommes et des femmes. Des
    enfants aussi. Cette petite ville ou plutôt ce village portait un nom facile à retenir : « Village ».
    A Village, dans les quartiers cossus ou dans les quartiers modestes, il y avait des maisons et de petits immeubles, évidemment. Mais il y avait aussi des commerces où l’on vendait tout ce qu’il était possible de vendre. Des marchandises préparées dans les quelques rares ateliers locaux ou bien, surtout, depuis quelques années, fabriquées sous des cieux lointains. Très lointains. Très très lointains. A Village, il y avait une mairie, spacieuse, somptueuse, où l’on venait se marier
    ou pour ses affaires ; une gare, fleurie, mignonnette, où les trains ne s’arrêtaient plus guère ; une piscine, tiède, proprette, avec de jolis parasols roses et verts et des toboggans ; une église, très très ancienne, un temple très ancien, une mosquée toute neuve. On comptait aussi deux écoles, l’une pour les petits et l’autre pour les plus grands, un centre aéré, deux châteaux d’eau, une caserne de pompiers, un gymnase et une salle des fêtes. Sur la place principale, on avait en d’autres temps édifié un kiosque gris et blanc sous lequel on ne jouait plus de musique mais où s’abritaient, à la belle saison, les amourettes débutantes et les oiseaux piailleurs. Les rues, plus ou moins larges, étaient récurées, riantes et on aurait vainement cherché une herbe sauvage, une fleur égarée.
    Et puis, au bout du village ou plutôt de la ville… Enfin, au bout de Village au bord de la falaise et surplombant la mer, il y avait un stade où, le dimanche, généralement, l’on jouait soit au
    rugby soit au football. Le plus souvent au football à dire vrai. Lorsqu’on avait retenu ce terrain pour en faire un stade, à la fin du 19ème siècle, on avait pris soin de l’installer assez loin de l’océan. Il fallait éviter que les tirs au but, les coups de pied pour les transformation d’essai et les drops expédient trop souvent les ballons ronds ou les ballons ovales dans les vagues qui moutonnaient en contrebas. Et la mer, espiègle, léchait la falaise salée… Le stade avait accueilli les équipes des villages ou des villes à l’entour disputant les championnats et c’était l’occasion pour les habitants de se retrouver avec plaisir. Et la mer, gourmande, suçait la falaise salée. Les rencontres n’étaient pas toutes de grande qualité mais les enfants y assistaient toujours avec joie. D’ailleurs, à la fin de chaque match ils s’empressaient d’occuper le terrain pour, à leur tour, montrer, à leurs parents, à leurs voisins, à leurs amis, leur savoir-faire et leurs rêves de gloire. Et la mer, mutine, chatouillait la falaise salée. Parfois on invitait des équipes d’un niveau supérieur pour des matches de gala ou de charité et l’on pouvait alors constater la différence avec le championnat local. Les bons joueurs, les très bons joueurs savent occuper tous les coins et recoins d’un terrain alors que les footballeurs du dimanche se contentent le plus souvent de se ruer vers le but adverse dans une attitude extrêmement prévisible. Voilà, remarquait-on, la différence entre les grands et les petits. Les puissants et les modestes. Et la mer, inexorablement, minait la falaise…
    Depuis plus d’un siècle, la falaise avait reculé à plusieurs reprises et, implacablement, le stade s’était rapproché de l’eau. Déjà, il arrivait de temps à autre qu’on doive aller à la pêche aux ballons. Ballons ronds ou ballons ovales. A chaque fois que cela se produisait, les responsables montraient une inquiétude vite balayée par la certitude que l’on avait encore bien des années devant soi et que l’on trouverait bien une solution. Et chaque année, on organisait des championnats de football et de rugby. Et chaque année, on organisait des matchs de gala ou de charité au cours desquels s’affrontaient de grandes équipes devant de prestigieux invités. Pourtant, certaines petites
    voix tentaient de se faire entendre pour exprimer une vérité que nul ne voulait entendre : « on allait de plus en plus souvent récupérer les ballons dans la mer ». D’ailleurs, on avait même prévu qu’une barque légère resterait, désormais, sur la plage, pour cet usage exclusif. Mais on préférait oublier et ne pas croire ce que l’on savait.
    Une nuit de tempête, les vagues donnèrent au pied de la falaise un dernier coup de langue et un bon quart du stade s’écroula sur le rivage. Les terrains de football et de rugby s’en
    trouvèrent notablement endommagés. Le lendemain, la nouvelle fusa d’une maison à l’autre, de la mairie aux propriétés huppées des fortunés et aux humbles pavillons. En petits groupes ou en cohortes, les habitants s’assemblèrent autour du stade, le long de la lice où ils avaient leurs
    habitudes du dimanche et nul n’osa risquer un pied sur la pelouse. Les mères retenaient leurs enfants tandis que les pères écoutaient les importants. Les importants disaient ce que disent d’ordinaire les importants. Rien d’important. Mais on les écoutait renvoyer doctement au lendemain ou au surlendemain les décisions urgentes.
    Et puis, un matin, les importants se réunirent, avec en tête la ferme intention de décider. Il y avait là, autour de la table, tout ce que Village comptait, dès potron-minet, de costumes
    cravates et de tailleurs distingués. La réunion dura bien après que le soleil ait basculé par-dessus le toit de la mairie. Les échanges furent d’abord confus, chacun ayant un mot à dire plus haut et plus important que celui du voisin. On s’escrimait tant et plus et les gros importants vitupéraient les petits importants. Puis, les uns après les autres, une majorité de participants céda du terrain et au terme du conclave tous acceptèrent, de plus ou moins bonne grâce, de se ranger à l’avis du maire, le plus gros des gros importants. Pour tout dire, il avait, depuis beau temps, décidé et choisi de repousser les limites du stade vers l’intérieur du village puisqu’il restait encore un peu d’espace. Mais il attendit patiemment la fin des échanges pour ficeler ensemble ses interlocuteurs. Il suffisait,
    résumait-il, de déplacer le but et les poteaux encore debout, de marquer de nouvelles lignes et d’installer un nouveau but pour le football, de nouvelles perches pour le rugby ainsi qu’une nouvelle lice. Le tout pour une dépense modeste qui ne remettrait pas en cause le budget de l’année et ne
    nécessiterait pas le recours à un emprunt exceptionnel et donc à un nouvel impôt. D’autant précisa-t-il qu’une bonne partie de l’aménagement pouvait être pris en charge par le personnel communal. Ce qui fut fait pour la satisfaction de tous et particulièrement du maire qui se chargea de faire savoir
    abondamment et sans délai qu’il avait eu l’idée, et lui seul, de cet accomplissement. Les championnats étaient saufs, Dieu merci, et les matchs de gala et de charité pourraient toujours se dérouler devant les belles dames et les gentils messieurs.
    Las, après un hiver particulièrement tempétueux, au cours duquel l’océan s’était comme jamais déchaîné, la falaise s’écroula une fois encore. Cette fois, ce fut un bon tiers du terrain qui tomba dans la mer. Le Maire réunit son conseil de costumes et de tailleurs et crut possible de réitérer sa proposition de reculer une fois encore le stade vers le village. Cette fois, des voix plus nombreuses firent remarquer que cela ressemblait à une fuite en avant. Expression aussitôt contestée par les puristes qui y voyaient plutôt une retraite. Un malin fit remarquer qu’il faudrait détruire deux ou trois maisons et reloger deux ou trois familles. Un long silence succéda aux
    premières railleries. On évoqua alors la pose d’un haut – très haut – filet mais l’idée fut abandonnée rapidement. L’installation ne résisterait pas aux tempêtes, aux dégradations, Dans le camp du maire, on sembla hésiter et il fallut une proposition de leur chef pour qu’enfin ils fussent soulagés. Ce n’était pas cette fois-ci que championnats et matchs de gala seraient remis en question. Le maire proposa d’employer les grands – très grands – moyens et de bâtir un très – très, très – haut mur au pied de la falaise pour empêcher la mer de continuer son œuvre d’érosion. En quelques minutes, on convint de désigner l’entreprise la mieux disante – celle du maire – pour réaliser les travaux dans les meilleurs délais. On – le directeur des services techniques – calcula que la longueur du mur ne pourrait mesurer moins de 417 mètres le long des lignes de corner du terrain de football et d’essai le
    long du terrain de rugby. On – le directeur des services techniques – calcula que la hauteur du mur ne pourrait mesurer moins de 74,10 mètres. Dans les services techniques, on introduisit dans les ordinateurs des centaines de paramètres qui intégraient outre la nécessité de donner au mur des fondations extrêmement profondes et une épaisseur significative et rassurante, le transport de milliers de tonnes de matériaux, la dégradation des routes et rues qui en résulterait, la location de dizaines de camions, de grues, d’excavatrices, la détérioration d’une surface considérable et tant d’autres encore. On convint qu’il ne serait pas possible, cette fois, de renoncer à détruire les maisonnettes dont la présence ne permettrait pas l’extension du stade. Il fallait considérer
    l’inévitable relogement des familles. Soit en construisant de nouvelles habitations, soit en aménageant des bureaux du centre ville depuis longtemps inoccupés. Après quelques jours
    consacrés aux calculs et à leur vérification, à envisager quelle hypothèse ferait naître le plus de croissance et quelle prévision produirait la plus petite dette possible, il fallut bien admettre
    l’énormité des coûts et se rendre à l’évidence. Toutes les fortunes et tous les avoirs même misérables de l’ensemble des villageois ne suffiraient pas. Même en les cumulant pendant un siècle.
    On décida de reporter la délibération et la décision à la prochaine réunion du Conseil Municipal afin que chacun laisse poindre en lui les idées susceptibles d’apporter une solution nouvelle. Ce serait bien le diable si les sciences et les techniques un fois encore ne leur offraient pas, comme toujours, un miracle. Miracle qui permettrait une année encore d’assurer le bon déroulement des championnats et l’organisation de quelques matchs de gala ou de charité où l’on admirerait les si belles dames et les si gentils messieurs.
    Les enfants, après la classe ou bien le dimanche après-midi, n’avaient pas attendu que les importantes personnes réaménagent le stade pour trouver des solutions et continuer à jouer au football et au rugby. Eux, se moquaient comme de colin tampon des championnats et des matchs organisés à la gloire des importants. Très vite, petits et grands s’étaient retrouvés dans un parc aménagé pour les pique-niques et avaient échangé nombre d’idées. Et les idées des uns s’ajoutant
    aux idées des autres, ils avaient compris qu’ils pouvaient se passer des anciennes limites du stade. Ils s’accordèrent sur quelques règles simples et se contentèrent d’un embut unique que footballeurs et rugbymen, ensemble, approchaient dans tous les sens. A la main ou au pied. Ils n’hésitèrent pas,
    non plus, à élargir le terrain aux alentours, d’abord immédiats, du stade puis, les semaines passant aux rues, aux places et aux propriétés privées prêtées par des personnes séduites par ce bonheur et cette liberté qui se répandaient partout. Ils faisaient rebondir le ballon sur les murs des maisons,
    utilisaient les arbres comme des partenaires immobiles et se cachaient dans les caves des immeubles. Tout était bon pour jouer. Pour s’amuser vraiment. Rapidement, on convia les habitants des villes et villages alentour et l’on convint d’organiser un championnat de soule car tous
    l’ignoraient mais ils avaient redécouvert un jeu ancestral. Un jeu sans autre enjeu que celui de vivre heureux et dans la bonne humeur. Cette compétition connut une renommée grandissante par delà les limites de la région et finit par s’imposer comme la seule véritable, à laquelle on accordait de
    l’intérêt. Les matchs de gala et les matchs de charité disparurent des calendriers et l’on n’en parla plus que pour se moquer de ceux qui faisaient des manières en jouant : « Enlève ton costume et fais-toi plaisir ! » Bientôt, à voix basse d’abord, puis de plus en plus fort, les villageois se demandèrent
    s’il était toujours pertinent de se doter d’un stade à l’ancienne. Nul n’a répondu clairement à cette question mais il semble bien que plus jamais elle ne sera posée en ces termes. Et il semble bien que le projet de rendre le terrain au maraîchage et à la production de fruits pourrait être d’actualité, un de
    ces jours. Mais ceci est déjà une autre histoire, n’est-ce pas ?

  31. J’en aurais ajouté une pour faire bon poids:

    Diversion le blog de Paul Jorion, qui au delà de quelques diagnostics pertinents n’a jamais été capable en 10 ans de proposer la moindre amorce de solution qui ne soit pas dramatiquement engoncée dans le cadre qu’il s’évertue pourtant à dénoncer à longueur de billets.

      1. Vous avez raison JA, j’ai employé des mots trop forts: Il n’a effectivement jamais été question de remettre véritablement le cadre en cause ici. Dont acte.

  32. Paul Jorion , qui vient de retrouver Blaise Pascal et l’argument du pari , ouvre ici , par Vincent Rey interposé , celui du divertissement , dont l’auvergnat avait fait une des conditions humaines premières . Il en venait ensuite à la solution qui , via la reconnaissance intime de notre misère humaine , conduisait à son fameux pari .

    J’ai parfois le sentiment que le pari Jorionien passe par les sept items qu’il a récemment rappelé .

    Le pari Mélenchonien semble passer par une Constituante , déjà trop constituée à mon goût , et qui brûle l’étape du rassemblement majoritaire par la reconnaissance de NOTRE misère .

    Le pari des autres candidats n’est souvent qu’implicite , ou incomplet ( Hamon) .

    J’aimerais voter pour le meilleur connaisseur et représentant de mes et nos misères , et qui saurait proposer une voie pour leur donner leur prix .

    Plus que 30 jours pour que ce héros se révèle et ressoude les cœurs et les nombres , l’esprit de finesse et l’esprit de géométrie .

    Mais à ce jour , je ne vois que des adversaires , tant chez les candidats que dans notre peuple qui n’est donc pas prêt à signer positivement sa nouvelle feuille de route via une Constitution , ou un pari à la Jorion . Pas de messagers ou de Messies .

     » Mais le destin est bien trop rusé et cruel pour nous envoyer des messagers  » .

      1. En tous cas ça m’a parlé durant 40 ans , et là ça me parlera encore mieux si j’avais la version française ( j’ai la flemme) .

      2. Bon , j’ai fait l’effort .

        Beaucoup de choses dites .

        Mon expérience personnelle me laisse dans un état en points de suspension :

        La ville ( et « la campagne « si elle doit être , comme j’aimerais ,autre chose qu’un reste ou un espace qui n’est pas encore la ville ) est la manifestation visible et le support de notre aptitude à vivre ensemble et dans notre environnement .

        Dis moi comment tu habites , je te dirai qui tu es .

        La tâche est donc complexe par nature et par ambitions .

        Elle nécessite , pour réussir , de produire un résultat qui rende justice :
        – au passé et à l’empathie ( Fraternité) ,
        – au hors temps et à la créativité ( par ses œuvres ou par ses espaces de Liberté et de recherche) ,
        – au présent ( par les règles communes admises et respectées – Egalité – et par la sécurité assurée) ,
        – au futur proche ( espaces de débat et de formation de convictions efficaces communes)

        On a ( en tous cas je l’ai vécu comme ça ) , de plus en plus de difficulté à gérer cette complexité ( la revoilà) , non pas parce que les outils et bonnes volontés interdisciplinaires feraient défaut ou seraient refusés , mais parce que la complexité est le paravent de ce qui ruine tout effort humaniste de construire , préserver ou distribuer l’espace : la spéculation ( la revoilà ) .

  33. Lucidité. Voila, le mot qui fait mal.
    Quel pourcentage de la population est lucide et à envie de l’être ? Le consumérisme se porte bien pour ceux qui le peuvent encore (et ils sont encore majoritaire). Les SUV , les sports d’hiver, les transhumances hebdomadaires, les 200 ou 300 km d’embouteillages journaliers en région parisienne… tout cela continue parce qu’on sait pas faire autrement et que c’est bon pour la croissance et la baisse de chômage et que notre mode de vie n’est pas négociable et …
    Donc lucidité? Les quelques dizaines de milliers de lecteurs du Blog de P.Jorion et qui adhèrent à ses analyses sont des marginaux, il faut bien l’admettre.
    Avant et après le reportage sur la catastrophe climatique et le pauvre nounours blanc qui n’a plus sa banquise, qu’y a t il? De la pub !
    Reste l’effet papillon d’un petit blog qui (dés)espère produire de grandes (r)évolutions.

  34. Il faut être lucide: le monde, la sociéte n’est pas l’oeuvre d’humanistes de bonne volonté, elle ne l’a jamais été. Ce sont les tendances plusionnelles, extériorisées souvent avec violence, qui charactérisent le tableau. Le monde de « la finance », de l’économie en général en fait partie. Il n’y a que deux options possibles: la lutte contre ou le repli; comme l’exprimait le philosophe allemand Arthur Schopenhauer: il faut se procurer une chez-soi qui résiste au feu, car le monde est un enfer. Montaigne disait à peu près la même chose.
    Pour le combat, il faut de l’unité et surtout une idélogie fédératrice et concrète, contéster seul ne sert à rien.
    Il est donc très probable que nous aurons droit à un gouvernement conservateur, un remake de 2002, pour que rien ne changera, sauf que la situation sociale en France ne s’améliora pas, et dans ce sens, la France continuera à se tiersmondaliser. Cela est pris en compte par la classe politique.

  35. Intéressant, mais trop systématique, votre article.
    Il est certain que la mise au pas de la finance est une, sinon la, priorité. Par rapport à cette exigence, il y a deux mesures qui peuvent ne pas être des diversions.

    1.
    Les 32 heures de travail payées 35 peuvent engager une lutte contre les dividendes, le taux de profit et la finance à certaines conditions.
    En soi, toutes autres choses égales par ailleurs et dans l’immédiat, cette mesure provoquerait une réponse du management par la hausse des prix.
    Il faudrait donc interdire simultanément toute part de hausse des prix répondant à la hausse du salaire horaire!

    2.
    Deuxièmement, le rapport à l’UE n’est pas une diversion. Le sort fait à la Grèce est inscrit dans la politique unioniste, et une comparaison entre l’Islande et deux bons élèves de l’UE comme les
    Pays-Bas et la Finlande montrent tout le tort que produit cette politique, même à des pays plus prospères que la Grèce. (Par ailleurs le parti de Dijsselbloem, l’intégriste de cette politique, vient de subir une raclée aux élections néerlandaises.)
    La position européenne de Mélenchon, dont la seule mention ici congèle instantanément les circuits neuronaux de nombre d’intervenants, est la seule qui soit logique avec la leçon grecque dans une lutte contre les intérêts de la finance instrumentés par l’UE. Nous ne pleurerions pas sur la Grèce si elle avait appliqué cette détermination.

    1. Il faudrait donc interdire simultanément toute part de hausse des prix répondant à la hausse du salaire horaire!

      Et après on passe 3 heures de plus par semaine à faire la queue, et après on interdit les queues de plus de 2 heures 59, et après on interdit de parler dans les queues, et après on interdit les photos des queues de plus de 2 h 59, et après on interdit de parler des queues, et après…

      1. Interdire d’un claquement de doigts…
        Rêveur, tendance yaka fokon. La réalité est plus dure, il vous faut une Interdire Enforcement Agency et peut être un ministère de l’Exaltation de l’Obéissance Civile.
        En bref, non respect du libéralisme et de l’initiative individuelle = KGB.
        Des type comme Hayek l’ont dit bien mieux que ça.

    2. Ahhh l’Islande, le rêve insoumis… Le rêve de l’OCDE, du FMI, de la Banque Mondiale et de l’Institut Von Mises réunis… 15% de dépenses sociales, y’a que la Corée du Nord, la Lettonie, la Turquie et le Chili qui fassent mieux dans l’OCDE…

    3. @Guy Leboutte

      Je me suis laissé dire que cette durée de 32h hebdo était le fruit d’un calcul particulièrement simplet sur un coin de table (pour ne pas dire complètement boiteux), et qu’il était par conséquent assez hasardeux de vouloir en tirer des conséquences et autres perspectives pour l’économie du pays.

      1. @Dissonance:
        C’est bien possible, mais selon moi, cette réduction du temps de travail avec une exigence (parfaitement implicite, surtout chez les décideurs PS) de salaire constant, a introduit une réelle contrainte de classe entre salaires et dividendes.
        À l’insu même des promoteurs du PS, donc.

        C’est la dernière fois il me semble, que les assurances de profit de la finance ont été, dans les faits, contestés.

  36. Manifestations anti-corruption dans 80 villes de Russie, 130 arrestations au moins, Navalny arrêté.
    En meeting à Rennes, Monsieur appelle de sa tribune les Russes Insoumis à rester dans la rue et proteste véhémentement contre cette répression inqualifiable par le régime corrompu de la mafia putinienne.

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