Une génération de transition, par Dominique Temple

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La transition de la société capitaliste à la société post-capitaliste est hors de la compétence de notre génération parce que celle-ci est tributaire de la privatisation de la propriété, et de ses conséquences l’aliénation de la qualité du travail et l’exploitation de la force de travail. Cette génération ressemble à une bande de poissons asphyxiés dans un filet tiré par un chalut. La rupture du filet ne lui rendrait pas la vie pour autant, même pas la survie. Que pourrait-elle faire de sa liberté puisqu’elle ne disposerait d’aucune propriété, d’aucun moyen, d’aucune compétence pour entreprendre une alternative ? Ce n’est pas du mécontentement de cette génération vieillie sous le harnais de l’aliénation que se construira la société de demain parce que les idéologies à laquelle elle se réfère sont disqualifiées par la conscience émergeant sous l’effet de l’évolution des forces productives. Mais il suffit d’une génération pour accomplir la transition.

Aujourd’hui le monde naît dans le numérique : une seconde nature. Et la révolution technologique est d’une rapidité à couper le souffle. De même que les paysans au début du XXe siècle sont devenus grâce au progrès scientifique architectes, médecins, avocats… de même que les médecins qui ne formaient qu’une catégorie il y a pas même cinquante ans sont répartis en de nombreuses spécialités qui se différencient chaque jour davantage, les générations nouvelles disposent d’un éventail d’opportunités où déployer leurs potentialités sans commune mesure avec celles des générations précédentes.

Il reste que ces potentialités en quête d’actualisation doivent se développer dans le respect les unes des autres. Le respect implique que les biens qui assurent la vie quotidienne soient à la disposition de tous. Ce préalable peut être immédiatement satisfait par le dividende universel, le revenu minimum inconditionnel ou l’allocation universelle…

La question de la propriété du capital qui conditionne le déploiement des capacités de chacun n’est cependant pas tranchée. Or, selon que l’on entend par capital le capital mis à la disposition de tous par la révolution numérique (l’information, la mémoire, l’innovation, la critique…), ou le capital accumulé dans la propriété privée, la perspective est différente : s’il est vrai que le travail est offert à tous, les emplois rémunérés par le système capitaliste ne le sont pas. C’est donc cette limite du capitalisme qui doit être dépassée.

Comment un tel changement peut-il se réaliser ? Sans doute faudra-t-il prendre en compte les observations suivantes :

1) La nature offre à l’origine à tous les hommes leurs conditions d’existence. Ces biens naturels doivent donc être communs ou partagés ce qui implique leur propriété collective.

2) La privatisation de la propriété a dévoyé l’économie, et dès lors que les expropriés n’ont plus accès à leurs moyens d’existence, ils sont forcés d’aliéner leur travail aux conditions d’autrui. Il est plus que temps de libérer le travail de son aliénation et de son exploitation. La liberté du travail se recouvre avec le dividende universel, ou le revenu minimum qui est dû à tout citoyen toute sa vie.

3) La production sociale est inaliénable, et doit être répartie par la gratuité du service public.

4) La révolution numérique offre l’information à tout le monde, et autorise la démocratie directe à tous les étages de la cité. 5) Le but de la fonction politique est le bonheur des hommes comme l’affirme le premier article de la Constitution de 1793. Le produit Intérieur brut est donc inadéquat pour mesurer le bonheur des hommes. Les critères du développement humain doivent être redéfinis.

Peut-être faut-il graver dans le marbre de la sixième république que la propriété de la nature est universelle, la propriété sociale inaliénable, le travail libre sacré et la démocratie indivisible.

Partager

66 réflexions au sujet de « Une génération de transition, par Dominique Temple »

  1. Je partage en bonne partie les 5 conditions nécessaires à la possibilité d’un changement positif mais je ne comprends pas bien le début: pourquoi l’aliénation de la force de travail serait-elle intangible. Certes, l’autogestion de multinationales capitalistes n’est pas envisageable mais, nécessité faisant loi, ce sera dans d’autres types de structures que les humains survivants post-capitalistes devront s’organiser. La propriété d’usage et même celle d’autoproduction ne sont pas à exclure; seule la propriété lucrative est à rejeter comme l’ont dit les socialistes « utopiques » et les anarchistes du XIXe siècle.
    Comme le disent Dany-Robeet Dufour et, sans doute, Paul dans son prochain bouquin, ce sont plutôt les dégâts psychologiques de 2 siècles d’imaginaire individualiste qui empêcheront l’évolution. Ce qui explique que les survivants seront plus nombreux dans d’autres contrées que dans les nôtres, où nous sommes victimes de la perversion libérale depuis trop longtemps…

  2. « le travail est offert à tous »
    Vraiment?
    Je vous conseille de lire le bouquin de James Livingstone (Rutgers University), titre: No More Work. Il dit que le salaire d’un quart des salariés aux Etats-Unis ne suffirait pas pour vivre, il se situerait en-dessous du seuil de la pauvreté. La moitié des salariés (« Surplus Humans ») auraient droit aux food stamps, tellement les remunérations seraient dérisoires.
    Cette évolution était prévisible. J’au lu récemment un travail d’un économiste autrichien, publié en 1978 («  »Gesellschaft ohne Arbeit » La Sociéte au Chômage »), il y décrit avec précision ce qui se produit depuis une vingtaine d’années.
    Face à cette réalité, on peut vraiment douter en la capacité (ou volonté?) du personnel politique pour résoudre le grand mal des pays occidentaux: le chômage de masse, la précarité et le sous-emploi, avec les problèmes et phénomènes sociaux qui en découlent.

  3. « les générations nouvelles disposent d’un éventail d’opportunités où déployer leurs potentialités sans commune mesure avec celles des générations précédentes. »

    Cette assertion mériterait d’être expliquée par l’auteur.

    En attendant je retrouve là le vocabulaire spécifique du management : est opportun se qui permet de se faire une bonne place dans un monde qui se transforme mais demeure inégalitaire. Combien de paysans avocats, architectes, de médecins, enseignants, pour la masse de paysans prolétarisée au XIXème siècle ?
    Quant à développer une potentialité, c’est devenir ce que l’on est, ce qui nous reconduit à l’individualisme. Avec la notion de potentiel, empruntée à l’univers technique, électrique même, on s’éloigne de toute dimension humaine de l’existence car l’humain en chacun de nous se révèle d’abord au travers des relations avec nos contemporains, y compris dans ce que nous fabriquons.

    Dans un monde émancipé les humains n’ont pas principalement des potentialités, qu’actualiseraient des générations montantes, mais des qualités humaines -à l’aune desquelles sont appréhendées des capacités de chacun solidaires à parité les unes des autres.

    Le numérique me semble donc secondaire dans cette affaire. Il est ce qu’on en fera. Il pourrait tout aussi bien entraîner l’aliénation que l’émancipation.

    L’accroissement des spécialités n’a jusqu’ici guère entraîné la réduction des inégalités. De plus, si le travail disparaît, nous allons au contraire vers une diminution du nombre des métiers occupés par des humains. Et les métiers à part entière qui demeurent sont alors réservés à une élite.

    De plus, est-on plus heureux parce qu’on est passé par le numérique pour produire, échanger, avec nos contemporains ?
    Ce qui est généré comme nouvelles possibilités (et non pas opportunités- potentialités) favorisera-t-il l’abandon de la propriété ? Ce pourrait être exactement l’inverse.
    On peut imaginer un monde numérisé, robotisé, où les humains n’ont plus à partager entre eux que des bits d’information, quelques sentiments calibrés. Certes, cela circulerait dans les deux sens, humains-machines et machines-humains, ou encore entre les humains, via les machines, mais ce qui sera alors partagé serait tellement dégradé, inintéressant, que l’humanité mourrait d’ennui ou de dépression, perdant même toute envie de survivre. Peut-être éventuellement, une petite minorité pendant ce temps là débrancherait ce qu’elle considérerait comme étant une humanité « débile » pour assurer sa « joyeuse » petite survie.

    La question générationnelle ne me semble pas non plus essentielle. Tout au plus secondaire.
    C’est me semble-t-il bien plutôt la question sociale, l’accroissement des contradictions sociales avec donc leur résolution, et la question de la survie collective qui pourra, peut-être, permettre la remise en question de la sacro-sainte propriété.

    Concernant le revenu universel, je suis surtout favorable à la gratuité car en évoquant cette dernière on évite justement le complexe pesant de la propriété. On accroit le domaine de la gratuité, ce qui dans le même mouvement fait diminuer le règne de la propriété. Le revenu universel peut avoir un rôle à jouer, car il peut y conduire, dans la mesure où il évoque le caractère inaliénable de la vie bonne pour chaque existence humaine , mais il peut aussi être un frein dans la mesure il accorde encore un prix à la vie bonne soumise alors qu’elle est aux aléas d’un partage plus ou moins (parfois très peu) effectif, ce qui la rend du coup moins bonne. Le revenu universel doit donc s’inscrire d’emblée dans un projet où la gratuité devient la norme souhaitable.

    1. je dirais même plus, c’est la monoculture pétrochimique industrielle qui a chassé les paysans des campagnes, non pas au XIXème, mais après la guerre de 40.
      Elle a fait baisser le prix des récoltes qui n’avaient plus la même valeur pour le maintien ede la vie humaine, mais peu importe : il fallait que le citadin ne consacre que 10 % de son budget à la nourriture afin de créer une classe d’ouvrier(e)s pour la petite industrie (électro ménager, textile prêt à porter), dont les femmes, enfin salariées, avaient besoin.
      Auparavant toutes cuisinaient, taillaient, cousaient, les vêtements d’enfants au reste protégés par un tablier (lui aussi maison), sauf pour les grandes occasions, où le paysan allait chez la couturière, que tout village même rural pouvait se payer.
      C’est passé d’autant plus facilement que le citoyen avait plutôt jeûné pendant la guerre, les paysans, encore assez nombreux certainement moins.
      Et cette combinaison de nourriture assez saine dans l’enfance ( sauf l’arsenic dans les vignes – mais le vin rouge est un antidote par l’anti oxydant : resvératol) et de jeûne pendant l’occupation a donné la classe de centenaires qui s’éteint en ce moment.
      Leur adoption naïve de l’aluminium pour les casseroles, entre autres progrès, ou des produits anti fourmis organophosphorés a bien tapé sur les neurones : alzheimer et parkinson, respectivement. Mais à part ça bon pied bon oeil.
      Nous n’avons pas la même espérance de vie – et les blancs étatsuniens encore moins.

      1. Régime américain blanc :
        15 ans × (Ritaline + coca + télé) + 25 ans × (Oxycodone + Bud + Playstation) = Trump et/ou †

      2. Il n’y avait pas que de l’arsenic dans les vignes .
        Dès après guerre , l’arsenic a été l’arme de destruction massive contre les doryphores ( ceux qui étaient encore là…) dans les champs de pommes de terre , et si les paysans n’ont pas occis celles et ceux qui avaient réussi à traverser la guerre , c’est un mystère médical qui mériterait d’être élucidé .

  4. Pour détenir le pouvoir, il suffit de détenir les ressources!
    C’est vrai à l’échelle de quelques individus, comme à celle de la Terre entière.

    Question préalable à toute discussion, donc: La Terre (et ce qu’il y a dessus) appartient à qui?……

  5. La seule façon de nous sauver et par la même occasion de savoir si nous méritons d’être sauvés est d’organiser un referendum afin de plafonner systématiquement la fortune individuelle pour que celle-ci ne dépasse en aucun cas un montant à déterminer précisément mais qui en première approximation devrait se situer à +/- 2 millions d’euros, toutes richesses confondues. Au-delà, taxe de 100 %.

  6. Generalement quand je dis ca on me dit « pessimiste » mais j’ai eu des centaines de conversations dans le genre de celle de ce forum avec les jeunes de ma generation (mmmmmillenial ?!?)… et ce qui en resort c’est… OUI une volonté de « less is more » mais NON pour ce qui est des changements decrit dans cette article !
    Les points de vue sont tres individualisé et, de maniere generale, aucune vision global…
    Pour certain, meme delivré du capitalisme, la solution est le travail
    Pour d’autre, les arts…etc…
    Ce qui est sur c’est que chacun verrai bien disparaitre ce qui ne joue pas sur son chemin de vie actuel !
    Autrement dit, je pense que le niveau de narcissisme de ma generation l’empechera d’etre une solution… tout ce qu’elle veut c’est que ca dur assez longtemps pour pouvoir vivre sa vie et ca s’arrete la (apres moi le deluge)

    1. « Après moi le deluge. »
      Et pourquoi pas si l’on est en cohérence avec cette asserssion et que l’on ne fait pas d’enfant pour l’après soi…
      Mais je suppose que le narcissime exige aussi de se reproduire (voir de se cloner ?)…
      Pauvre Gaïa !

  7. @ Pierre-Yves Dambrine dit : 3 avril 2017 à 22 h 36 min

    « les générations nouvelles disposent d’un éventail d’opportunités où déployer leurs potentialités sans commune mesure avec celles des générations précédentes. »

    Etes-vous bien certain que l’éventail des opportunités s’accroit pour les nouvelles générations, en France ?

    Du fait d’une concurrence allant croissant dans tous les domaines, les petits emplois n’exigeant pas de qualifications longues à acquérir, diminuent partout. Quant aux potentialités des individus moyens, au lieu d’être plus grandes que celles de leurs ainés, elles se sont au contraire effondrées dans notre pays du fait de la baisse continue de l’efficacité de notre enseignement. Nous l’enregistrons notamment dans les classements internationaux.

    http://blog.soseducation.org/leglise-du-pedagogisme/

    1. Ah, « SOS Education », l’association « apolitique »… qui soutient bec et ongles la candidature de Fillon.
      Association faux-nez de l’extrême droite ultralibérale, réac à souhait, très manif pour tous, dont le seul et unique but est de torpiller l’école publique et de servir la soupe au privé bien catho conservateur.
      Tu parles d’une ressource pour venir donner des leçons. Du Jducac pure souche.

      1. @ Julien Alexandre dit : 4 avril 2017 à 11 h 18 min

        « Tu parles d’une ressource pour venir donner des leçons. »

        Je fréquente encore beaucoup d’enseignants du secteur public dans mon cercle familial et amical. Ils sont maintenant en retraite et tous sont catastrophés par l’état des résultats obtenus par notre enseignement primaire et secondaire, voire même supérieur. Ils sont d’accord avec le diagnostic dressé par SOS éducation. Les classements Pisa de la France corroborent leur perception et la mienne.
        Au lieu de me renvoyer globalement à Fillon, je pense qu’il aurait été bien plus constructif, si vous en aviez eu la possibilité, d’apporter des éléments prouvant l’inadmissibilité du discours de ceux qui dénoncent la dramatique baisse du niveau de qualité et d’efficacité de notre enseignement.

      2. Jducac, nul ne doute un instant que les fréquentations d’un réac sont aussi des réacs qui apprécient des raisonnements de réacs. CQFD
        Pour le reste, on est au 21ème siècle Jducac, si vous voulez trouver autre chose que vos poncifs de réacs à la SOS éducation, the world is your oyster and Google is your friend. Encore faut-il en avoir envie, et l’expérience a montré que vous n’en aviez jamais envie, bien calé en marche arrière toute. Le monde change, il faut s’adapter Jducac, c’est une des bases de la nature capitaliste. L’immuable est voué à disparaitre, c’est comme ça. C’est la sélection.

      3. @ Julien Alexandre dit : 5 avril 2017 à 14 h 28 min

        « nul ne doute un instant que les fréquentations d’un réac sont aussi des réacs qui apprécient des raisonnements de réacs. »

        En fréquentant le blog de Paul Jorion depuis plus de 9 ans, je n’avais pas l’impression de ne fréquenter que des réacs bornés. Je m’attendais au contraire à une contre argumentation solide de nature à montrer qu’au contraire, tout va pour le mieux au niveau du système éducatif français.

      4. Nous ne sommes pas de vos « fréquentations » jducac, nous sommes votre antithèse.
        Par ailleurs, nul besoin de « contre » argumenter. Vous n’avez rien apporté de solide, à part votre lien moisi vers une association moisie dont toute la prose n’est qu’un salmigondis propagandiste à visée politique. Autant perdre son temps à « contre » argumenter contre les tenants de la théorie de la terre plate.

      5. 1. @ Julien Alexandre dit : 5 avril 2017 à 17 h 51 min

        « Nous ne sommes pas de vos « fréquentations » jducac, nous sommes votre antithèse. »

        Il n’empêche que je vous fréquente vous Julien, tout comme Pierre-Yves, Paul , Juannessy et tous les autres. Nos façons de voir diffèrent parfois, ce qui amène à faire apparaître les différentes faces d’une même réalité. Or toutes ces faces, qui sont autant de bases sur lesquelles on peut bâtir le futur, ne présentent pas le même potentiel. Construire l’avenir sur certaines bases conduit à perdre du temps, donc de l’argent, c’est-à-dire de l’énergie et des matières. Au final, cela hypothèque le reste à vivre de l’espèce humaine en pénalisant d’abord les moins efficaces de ses représentants.
        Les idéologues qui se sont emparés de l’enseignement en France, ont négligé de prendre en compte l’efficacité du travail éducatif.
        Ils ont ainsi condamné notre pays et nos descendants à être parmi les premiers à décliner et à être largués.
        C’est ainsi que s’opère la sélection au sein d’espèce.

      6. Jducac, vous racontez strictement n’importe quoi. L’efficacité du travail éducatif pas prise en compte ? Mais bien sûr, c’est un grand complot pour rendre les gens plus cons. C’est pas sur SOS Education qu’il vous faut trainer vos guêtres, mais « SOS j’apprends à lire autre chose que de la propagande d’extrême droite que je régurgite à tire-larigot ».

      7. @ Julien Alexandre dit : 6 avril 2017 à 11 h 35 min

        « C’est pas sur SOS Education qu’il vous faut trainer vos guêtres, mais « SOS j’apprends à lire autre chose que de la propagande d’extrême droite que je régurgite à tire-larigot ».

        C’est bien pour cela que je traîne aussi mes guêtres sur le très utile blog de Paul Jorion auquel vous oeuvrez. J’y apprends des choses utiles, mais aussi d’autres, qui me semblent discutables du fait d’analyses préalables insuffisamment diversifiées et critiquées ce qui peut les fragiliser. Je me sens alors en devoir de signaler les points faibles identifiés, en apportant ainsi une valeur ajoutée de critique constructive.
        Si j’ai fait référence au texte de SOS éducation qui reflète mon avis ainsi que celui de tous les anciens enseignants de l’EN, (en majorité de gauche), que je connais, c’est par souci d’économie, donc d’efficacité.
        Ces enseignants maintenant retraités, apprenaient à lire en 2 trimestres alors qu’il faut 2 ans maintenant et que le nombre d’élèves quittant l’enseignement obligatoire sans maitriser les acquis (l’appropriation) de base, va croissant bien que la scolarité obligatoire soit passée de 14 à 16 ans.

      8. Mes filles ont appris à lire en 2 trimestres (même moins en fait) et elles n’ont pas 80 ans. Once again : n’importe quoi, vous, comme vos anciens enseignants probablement imaginaires.
        Qu’il y ait des enfants ou adolescents qui aient des difficultés, c’est une évidence. La raison est à chercher dans leurs environnements socio-culturels 9 fois sur 10, et absolument pas du côté de la qualité de l’enseignement.

        SOS education + jducac = propagande d’extrême droite pour favoriser l’enseignement privé.

      9. @ Julien Alexandre dit : 6 avril 2017 à 14 h 09 min

        « Mes filles ont appris à lire en 2 trimestres (même moins en fait) et elles n’ont pas 80 ans. Once again : n’importe quoi, vous, comme vos anciens enseignants probablement imaginaires. »

        Ma femme a fait toute sa carrière à l’EN en maternel et primaire et ce que j’écris n’est pas imaginaire. Elle a pratiquement toujours exercé dans des milieux défavorisés où il y avait des origines socioculturelles diversifiées. Est-ce bien le cas pour vos filles ?
        Où avez-vous vu que veux favoriser l’enseignement privé ?

      10. Avant c’était vos « fréquentations », maintenant c’est votre femme. Votre femme est-elle une de vos « fréquentations » ? 😉
        On veut les dates et le nom des écoles pour vérifier que ce n’est pas du pipeau évidemment. Avec le profil socio-culturel des petits classe par classe.

        Sos Éducation est un faux-nez de l’extrême droite dont l’un des objectifs est de dénigrer l’école publique et de favoriser le privé. C’est connu et documenté depuis très longtemps :
        http://leplus.nouvelobs.com/contribution/168376-sos-education-un-sous-marin-frontiste-a-l-ecole.html
        http://www.liberation.fr/societe/2003/04/01/sos-education-attention-danger_460300

      11. @Julien Alexandre dit : 6 avril 2017 à 17 h 56 min

        « On veut les dates et le nom des écoles pour vérifier que ce n’est pas du pipeau évidemment. Avec le profil socio-culturel des petits classe par classe. »

        Désolé Julien, notre échange est trop mal parti pour être utile. J’espère qu’il n’en sera pas de même sur d’autres sujets, le moment venu.

      12. @ Julien Alexandre dit : 6 avril 2017 à 20 h 42 min

        Afin d’amoindrir vos regrets… voyez qu’il n’y a pas que SOS éducation qui dénonce le pédagogisme dans les Espés, ces nouvelles IUFM.
        Le Snalc associé à la FSU ,SUD,FO et la CGT au sein des professeurs stagiaires en grève à Grenoble depuis 3 semaines, dénonce « Ces grandes théories éducatives, qui présentent peu d’intérêt pratique, dépendent des dadas des formateurs.
        C’est parfois délirant, voire totalement idéologique.
        On a souvent l’impression que le but est d’imposer une façon d’enseigner plutôt que de présenter le champ des possibles », précise-t-il, en parlant de « formatage infantilisant »

        http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/09/01016-20170409ARTFIG00177–grenoble-les-professeurs-stagiaires-sont-en-greve.php

      13. Jducac, tout le monde n’est pas abonné au Figaro (en tout cas ici).

        Tout ce à quoi j’ai accès, c’est ceci :  » La goutte d’eau a été la mise en place, en décembre, d’une fiche d’assiduité que l’étudiant doit faire signer, à la fin de chaque cours à son professeur.  »

        Tu parles d’une tragédie… Qu’il y ait à redire dans le fonctionnement des Espés tout récents, c’est sans doute vrai. Ce n’est pas la même chose que de remettre en question 30 années d’école.

  8.  » La transition de la société capitaliste à la société post-capitaliste est hors de la compétence de notre génération parce que … »

    …parce que … nous somme ligoter aux grands intérêt privés des multinationales dans L’union Européenne.

    L’Organisation des Nation Unies me semble bien plus pertinent pour mener à bien cette transition.

    Exemple : Impossible d’interdire la privatisation du vivant sans sortir de L UE.

    1. Nage en plein délire Vincent, once again. Parle-en à l’article L613-5-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) et l’article 14 du règlement (CE) no 2100/94 de ton « impossible d’interdire la privatisation du vivant sans sortir de l’UE.

      Faut pas croire naïvement toutes les bêtises que l’on trouve à gauche et à droite sur internet. Le débat sur la privatisation du vivant existe bel et bien, mais il gagne à être abordé sérieusement, dans toute sa complexité, et pas en faisant des raccourcis faux et donc sans intérêt.

      1. Julien, quand on lit c’qu’on lit, pas étonnant si t’as des Vincent plus qu’il n’en faut à l’hectare. Ca par exemple, ça vient d’où à ton avis ?

        L’Union Européenne est une saloperie économique et morale, un instrument contre les peuples que nous avons le devoir d’abattre.

        Cherche pas, Djordje Kuzmanovic, porte-parole à l’international de Monsieur et animateur du volet défense et géostratégie des Znizinsoumis…
        https://blogs.mediapart.fr/djordje-kuzmanovic/blog/060815/krajina-1995-2015-lunion-europeenne-ou-le-double-standard-permanent

      2. Une condition pour que l’Europe évolue dans l’intérêt des peuples, (et non des plus fortunés) serait que leurs représentants… les représentent!

        Et c’est rarement le cas, puisque l’élection des représentants en question est biaisée:
        – par l’argent (impossible de mener une campagne sans moyens financiers extrêmement importants),
        – par l’accès aux médias (qui parlent essentiellement de ceux dont on parle le plus…)

        Seule solution, prônée par JLM : changer cette Europe, ou à défaut, en construire une autre à côté. Comme quoi il est européen, et ne se limite d’ailleurs pas à l’Europe…

        Ne voyez vous pas que l’actuelle UE (du fric), produit des résultats exactement opposés: les peuples se nationalisent autour de ce qu’il y a de pire, et vous soutenez ça (!), j’espère à l’insu de votre plein gré.

        Ne pas confondre les dirigeants européens, et les peuples européens…

      3. Que l’EU crée un parquet « anti-fraude » alors que sa commission est présidée par un ancien premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois et que son ancien président est passé chez un banquier d’affaires qui pratique « l’optimisation fiscale » est assez savoureux !

        Faut pas croire naïvement toutes les bêtises..
        Tu l’as bien cherche celle la 😉

      4. C’est le syndrome de Witzelsucht qui vous guète Vincent !
        Si vous écartez d’un revers de main toute avancée positive, c’est qu’au fond vous ne souhaitez pratiquer que la politique du pire. C’est un choix, mais pas le mien. Il y a ceux qui apprennent de l’histoire, et ceux qui la répètent.

      5. Syndrome de Witzelsucht –> Symptôme neurologique qui pousse des personnes à constamment faire des blagues vaseuses…

        Ne le prends pas mal Julien, c’était juste pour monter que je suis d’accord avec toi : c’est pas si simple.

        Je ne souhaitez pas pratiquer la politique du pire, simplement je ne la voie pas au même endroit que toi.

        Ceux qui apprennent de l’histoire la regarde froidement.
        Au bout de 60 ans de construction de l’UE, On est en capacité de faire un bilan.
        Au final, Triste à mourir sur tout les plans, économique, santé, guerre, pauvreté, alimentation, éducation..
        Autour de moi c’est la ruine et l’abêtissement.
        Défi : Qui pour trouver un point positif qui me rassurerais ?

        Ce quelle nous promet : les GOPE (Grande Orientation de politique Économique) qui s’impose par L’UE pour la France en 2017 en vertu de l’article 121 du TFUE.
        Vous avez dis élection Présidentielle !
        Qui, de ceux qui veulent reste dans l’Europe en parle ?
        Pourquoi ce silence ?

        Ne serait il pas plus simple de repartir sur des bonnes bases grâce au Franxit, sans vouloir décider pour les autres, mais simplement, en adulte, tirer les conséquences et reprendre nos pouvoir souverains en accord avec nos partenaire, par l’article 50 du TUE et l’article 13 du TAN, pour bien commencer le 21 ème siècle avec le monde devant nous.

      6. Vincent, ça n’a rien à voir avec l’UE, qui sert de prétexte et victime expiatoire à tous les renoncements étatiques. Rien ne s’impose à la France sans son consentement, rien !
        Tu regardes le débat ? C’est fou mais ce sont les candidats trotskistes de service qui ont dû rappeler cette vérité de base à l’aéropage souverainiste (de Méluche à Asselineau le grand révélateur de secrets imaginaires, en passant par la pénienne, Dupont et Lasalle).

      7. « sans son consentement » Tout juste. La question est donc sur ce « consentement ». En marche forcée.
        Il y a deux ans, « redonner du temps pour concrétiser les réformes et mettre en marche le tournant qu’Emmanuel Macron, nouveau ministre de l’Economie, doit incarner. »
        http://www.touteleurope.eu/actualite/budget-quelle-sanction-europeenne-pour-la-france.html
        Il y a 15 ans, la question lancinante;
        https://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/CASSEN/8763
        La question est: peut-on ne pas consentir?
        Si oui, qui n’a pas consenti jusqu’à présent?
        Ne pas consentir c’est dire non, non pas dire « oui peut-être mais moins vite, pas tout de suite, attendez, laissez-nous le temps de… De quoi?
        La bonne volonté est quand même soumise à rude épreuve non?

      8. Non Nono, ça c’est la belle histoire qu’on vous raconte depuis 30 ans par des politiques sans couilles qui se défaussent et utilisent l’UE comme un médium pour permettre aux gens de se défouler.
        Sur les décisions à l’unanimité, il suffit de dire « non », et hop on bloque tout. Ça arrive très régulièrement.

      9. « Rien ne s’impose à la France sans son consentement, rien ! »

        Exactement,et voualà :

        Idée reçue : Bruxelles décide de tout
        http://www.touteleurope.eu/actualite/idee-recue-bruxelles-decide-de-tout.html
        http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=URISERV:ai0020

        Rome : la marche active des jeunes européens
        « En parcourant la foule, on rencontre aussi des personnes qui n’appartiennent à aucun mouvement ni à aucun groupe. Ils sont tout simplement venus par devoir civique. Irene est ingénieur à Rome et a étudié en France. « Je pense parfois que la seule chose positive que nous a laissée la génération de nos parents, c’est l’Europe. Nous devons comprendre que ce que nous avons acquis ne coule pas de source. Et le défendre », souligne-t-elle avec force »
        http://www.cafebabel.fr/politique/article/rome-la-marche-active-des-jeunes-europeens.html

      1. Je partage tes sentiments Pierre-Yves, c’est inacceptable. De plus pour moi les « caricatures de boches », ça ne passe jamais.
        On a le droit de détester Schäuble et la droite allemande (mais je respecte beaucoup A. Merkel pour sa décision courageuse sur la fin du nucléaire) mais jamais de les traiter de boches. Je suis germanophile car je suis Français et Européen.
        Ni par ailleurs de mépriser les Lettons, les Estoniens ou les Tibétains… Ni de soutenir Maduro et sa dictature de prévaricateurs corrompus…
        Dommage… quel gâchis à gauche !

    2. En effet, les « non » existent, difficile de le nier.
      « Sujet récurrent depuis plusieurs mois, la réforme de la directive relative aux travailleurs détachés soulève un conflit ouvert au sein de l’Union européenne. D’un côté, les Etats de l’ouest de l’Europe, favorables au projet de révision de la Commission visant à renforcer les droits de ces travailleurs. De l’autre, les Etats d’Europe orientale, farouchement opposés à la réforme, et inquiets de l’entorse au principe de libre-circulation que cette dernière suppose à leurs yeux.  »
      http://www.touteleurope.eu/actualite/les-travailleurs-detaches-dans-l-union-europeenne.html
      Comme tu le dis, « et hop, on bloque tout. »
      Quand ce ne sont pas les états qui coincent, c’est la Commission qui demande du bout des lèvres.
      « La proposition initiale était clairement trop ambitieuse, admet une source européenne. Dans sa nouvelle version, la proposition ne touche pas aux taux de l’impôt sur les sociétés car la Commission n’a pas du tout l’intention de forcer les États à l’harmonisation. L’établissement des taux d’imposition est une compétence nationale. »
      http://www.la-croix.com/Economie/Monde/L-harmonisation-fiscale-Europe-elle-inatteignable-2016-05-09-1200758724
      Alors, je ne sais pas… Comment un bouzin pareil pourrait fonctionner. En liquidant les nations et leurs archaïques « droits souverains » et autre « compétence nationale ».
      Il n’y a pas le choix.
      Cela prendra un peu de temps.;)

      1. Pas besoin de liquider quoi que ce soit, juste accepter enfin de la démocratie en Europe, c’est-à-dire qu’une majorité puisse imposer à une minorité ce qu’elle considère comme bon pour l’Union européenne. Au lieu de quoi on a des minorités de blocage qui s’imposent à des majorités.

      2. J’insiste Julien Alexandre, car je suis totalement en accord avec ton propos sur l’acceptation enfin de la démocratie en Europe ! 1000 % ok ! Mais comment faire sauter le verrou de l’unanimité des Etats ? J’insiste depuis plusieurs jours, sans réponse de ta part au de vigneron. Et c’est un point majeur du débat en fait, essentiel même !

  9. Super que M.Leclerc aille bien.
    La voix d une sagesse, parlant des sujets totalement tabous dont personne n ose causer, ( que des fois je n’ose même pas lire Tellement j’ai honte de ne pas agir promptement) avec le cœur et la justesse de sa cause, qui semble être la nôtre, mais avec une profondeur que je ne peux encore sonder. Merci de vous remettre si c’est possible … la bise 🙂

  10. Le Système économique idéal se définit à partir de 4 principes :

    – La Terre et les Ressources primaires sont des biens communs, propriété inaliénable de la collectivité, qui a la responsabilité de les transmettre aux générations suivantes.

    – Chacun peut acheter des « droits d’usage » de ces biens communs, à la collectivité, qui en assure une gestion pérenne.

    – La Rente issue des « droits d’usage » permet à la collectivité de financer la protection et l’entretien de l’éco-socio-système.

    – Chacun peut entreprendre librement afin, en particulier, de financer ces « droits d’usage », dans le cadre de la loi.

    A noter que si on remplace « collectivité » par « propriétaires », on retrouve le système actuel, au détail près que l’intérêt que présente l’éco-socio-système aux yeux des propriétaires est très relatif

  11. les « bullshitjobs » (David Graeber) http://evonomics.com/why-capitalism-creates-pointless-jobs-david-graeber/

    Ici une étude, mon dieu plutôt réjouissante, de l’état de global sur les lieux de travail, http://www.securex.be/export/sites/default/.content/download-gallery/nl/brochures/Gallup-state-of-the-GlobalWorkplaceReport_20131.pdf
     » economies throughout the world. Gallup estimates,
    for example, that for the U.S., active disengagement
    costs US$450 billion to $550 billion per year. In
    Germany, that figure ranges from €112 billion to €138
    billion per year (US$151 billion to $186 billion). In
    the United Kingdom, actively disengaged employees
    cost the country between £52 billion and £70 billion
    (US$83 billion and $112 billion) per year. »

    Et à propos de l’avenir de nos frères robots ?
    https://www.nytimes.com/2017/03/28/upshot/evidence-that-robots-are-winning-the-race-for-american-jobs.html?_r=0

  12. @H. Bidochon.
    Ah!La Propriété.
    Je ne comprend pas trop l’intérêt de discuter de l’opportunité
    du maintient ou de la sauvegarde du principe de propriété…
    Peut-être quelqu’un de bien renseigné pourra-t-il m’expliquer le danger que représente le fait d’avoir la possibilité « d’acquérir » (moyennant finance honnêtement gagnée*) une parcelle de notre (encore) belle planète.
    Car enfin, je ne vois pas là grand danger d’une concentration de richesses débridée, alors même que la seule propriété de notre plus beau domicile ( notre corps), de notre seul véhicule écologique (nos jambes), de notre outillage le plus sophistiqué (nos mains) et de notre ordinateur le plus insondablement performant et garanti à vie (notre cerveau), se réduit pour nous , en fait de propriété, à peine à un bail amphithéotique!
    Bref, quelques soient nos richesses, il serait temps que chacun se rende compte que nous sommes tous locataires ici bas!
    La propriété, c’est un peu comme le pouvoir, l’amour ou les enfants, ceux qui n’en veulent pas, fuient seulement leurs responsabilités d’êtres humains.
    Eric.
    *oui c’est plutôt là qu’est le débat!

    1. Eric,

      Si le sol (par exemple) n’était pas « propriété privée », l’éternelle spéculation foncière n’existerait plus.

      Pour disposer du sol, il faudrait payer une redevance permanente à la collectivité, redevance d’autant plus élevée que ce sol serait convoité.

      Il ne serait plus possible pour des privés, d’accumuler du foncier, et de racketter des loyers au plus grand nombre (pour se loger, exploiter la terre…).

      On devrait toujours payer pour en disposer, mais cette manne financière nous reviendrait! Et non plus remplir des poches à l’infini.

      1. @ Mr Bidochon,
        Quel compte essayez vous de règler ici?
        Que reprochez vous donc à votre propriétaire?
        Il ne mériterait donc pas selon vous que vous lui régliez votre loyer? Ne vous sentiriez pas vous-même racketté?
        Vous êtes peut-être mal tombé, changez de bailleur!
        Pensez vous que payer la collectivité serait donc tellement plus enviable ou offrirait plus de garanties d’une saine redistribution?
        Et pour que la collectivité possède le « bien commun », il faudra bien, faute de moyens qu’elle s’en saisisse de plein droit…
        L’accaparement universel en quelque sorte, sensé garantir un revenu universel!
        La plus énorme escroquerie en guise de programme!
        Rassurez vous, c’est ce qui est en passe d’advenir si vous lisez Macron entre les lignes!
        Ce que vous omettez de considérer dans votre illustration, c’est que François comme Jean-luc en tant que « locataires » ne verront plus leur bien comme inaliénable, faute de pouvoir le transmettre, et cesseront en conséquence de l’entretenir correctement, laissant en une seule génération le bien collectif vilainement ruiné, convaincus qu’ils seront, de leur nouvelle et exclusive qualité de simples consommateurs.
        Il est encore temps pour vous, j’en suis sûr, d’acquérir le bien qui fera de vous un homme libre, pauvre peut-être, mais au moins, à couvert et peut-être un peu moins amer!
        Bonne fin de journée, Eric.

      2. Torpedo,

        Je suis propriétaire (je ne suis pas stupide non plus), et bien conscient, comme vous, de tous les avantages que cela apporte, sinon je ne le serais pas! Et vous?

        Mais c’est parfaitement injuste vis à vis de ceux qui ne le peuvent et subissent en quelque sorte le racket légal des proprios, dès lors que ceux ci acceptent de les loger.
        A défaut il ne reste que la rue, seul bien commun non privatisé. Imaginez que la rue soit aussi propriété privée…

        Pour ce qui est de la saine gestion des biens communs par le privé, lorsque l’on voit les désastres causés par la surexploitation des ressources naturelles, désolé, mais j’ai un gros doute…

        Et si la collectivité en avait la charge, on a le devoir de faire mieux que l’union soviétique… Ce qui est un tout autre sujet. Ne mélangez pas tout.

      3. Torpedo,

        « Ce que vous omettez de considérer dans votre illustration, c’est que François comme Jean-luc en tant que « locataires » ne verront plus leur bien comme inaliénable, faute de pouvoir le transmettre, »

        Mais si ils pourront le transmettre ! Un droit d’usage peut se transmettre!! Ou est le problème, donc ?

    2. Non c’est faux, l’être se constitue aussi dans l’avoir (merci de ne pas omettre « aussi »). La négociation de cette relation est enjeux de politique. [Mais peut-être, me dis-je, savez-vous annihiler l’égo, voire l’être tout entier (qui magiquement serait sans être rien, c’est-à-dire sans « prendre-une-place »). La recette, la recette!! -en fait elle est simple : pentobarbital de sodium, dose létale.]

      Nb : Marx ne dénonce pas « la propriété privé », mais le principe d’une illimitation de l’appropriation qui est au principe du conatus capitaliste.

      Nb : beaucoup d’infantilisme dans les propos croisé ici et là à ce sujet.

      1. jicé,

        Seule la propriété privée des ressources communes, dont le sol (tout comme l’air) fait évidement partie, pose problème.

        Si l’être a besoin d’avoir, rien ne l’empêcherait « d’avoir » sous réserve que ça ne soit pas vital pour les autres…(collectionner des Rolex ne dérange personne…)

  13. Illustration :

    François possède un château, qu’il occupe, et une maison louée à Jean Luc 1000euros/mois. La valeur locative du château est 5000euros/mois.

    Si la collectivité reprend la propriété de ces 2 habitations, chacun en conserverait la propriété d’usage pour une durée indéterminée (comme dans le cas d’une pleine propriété). Physiquement rien ne changerait donc vis-à-vis de la situation d’avant.

    Et la collectivité recevrait 6000 euros.

    Supposons que celle ci se réduise à ces 2 personnes : chacune recevrait alors 3000 euros (directement, ou via des services communs)
    Autrement dit Jean Luc recevrait 2000 euros net de François, justifiés du fait que François occupe une bien plus belle demeure, et qu’il travaille beaucoup plus 😉

    (Bien sur, François serait indemnisé par la collectivité pour ce transfert de propriété.)

    1. Françoué serait indemnisé de rien du tout, il nous doit beaucoup plus que la valeur de son tas de pierres et d’ardoises, dont personne ne veut d’ailleurs.

      1. J’ai exposé un principe général.

        Pour ce qui est du cas particulier de Françoué, on peut aussi lui faire subir une impôt sur la fortune, et d’autant plus élevé qu’il ne la méritait pas.

        Autant on peut admettre que le type qui a consacré sa vie à trouver un vaccin, ou je ne sais quel bienfait pour l’humanité, que ce type disais je, ait fait fortune. (ce qui d’ailleurs ne s’est jamais produit ?)

        Autant on peut difficilement admettre la légitimité d’une fortune basée sur je ne sais quelle œuvre de pillage ou destruction des biens communs…

  14. Eric,

    Au niveau individuel, comme vous le dites, la propriété ne pose pas de problème, … sous réserve que tout le monde soit équitablement propriétaire.

    En pratique c’est impossible, car la propriété se concentre autour de ceux qui ont le plus de moyens, c’est à dire ceux qui possèdent déjà le plus.
    En quelque sorte, il y a réaction: plus on possède, plus on peut encore posséder! (il suffit d’observer l’évolution des fortunes!)
    Et fatalement, les autres payent…

    Alors, bien sur, on peut légiférer, taxer, pour encadrer ça, mais, comme chacun sait, les lois sont faites pour être contournées, ce qui génère des usines à gaz.

    Alors que éliminer la « propriété lucrative » (des ressources primaires seulement) comme on dit, c’est radical, et juste.

  15. A propos de :
     » 3) La production sociale est inaliénable , et doit être répartie par la gratuité du service public . »

    Cette évolution « historique » ( sous contraintes) de la notion d’inaliénabilité :

    https://www.doc-du-juriste.com/droit-public-et-international/droit-administratif/dissertation/inalienabilite-domaine-public-caractere-relatif-imperatif-indisponibilite-domaine-public-453712.html

    Comme PSDJ l’énonce en fin de son intervention télévisée , la véritable difficulté pour évoluer et changer , c’est qu’il faut s’opposer au courant dont on ne sait plus d’où il vient et où il va , déjà dans la tête de ceux qui se posent des questions et aussi dans celle de ceux qui ne s’en posent pas .

  16. La liberté du travail se recouvre avec le dividende universel, ou le revenu minimum qui est dû à tout citoyen toute sa vie

    je comprends : chacun doit pouvoir disposer du minimum pour vivre. En France, on en a les moyens aujourd’hui. Ce n’est pas le cas de tous les pays en toute circonstance. Seuls les pays riches peuvent se l’offrir. Et pour les pays pauvres, comment l’exprime-t-on ?

  17. « Prémisse de détrumpisation accélérée ? »

    Hop là, youpi, springtime, les hirondelles sont arrivées, les bourgeons fleurissent et la tête à Donald va se transformer en gros chou . Met ton capeù Donald, le soleil va taper fort, ça va faire tout drôle à ton pôv ti carafon fragile. Les malheurs de Donald, chui sure qu’il a des problèmes pour économiser, lui aussi, comme Fifi , alors, il est aller voir si Faldimir le philanthrope pouvait pas l’aider .

    Et bien dansez maintenant. Donald va se faire décapsuler les neurones façon puzzle par ses zamis adorés. C’est dur la célébrité.
    http://www.20minutes.fr/monde/2043859-20170405-russiagate-guide-comprendre-feuilleton-menace-president-trump

    https://www.theguardian.com/us-news/2017/apr/01/donald-trump-russia-what-we-learned-nunes-flynn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *