Le caractère hélas anecdotique de la présidentielle

Ouvert aux commentaires.

Vous aurez sans doute lu avant de me lire, le billet de Gilbert Chabian, Une élection pas comme les autres, et vous aurez noté le point fort de son analyse, à savoir que la présence en France, en 2002 et probablement en 2017, du FN au second tour d’une présidentielle, transforme de fait une élection à deux tours en une élection à un seul tour, le candidat le mieux placé contre le FN devenant ensuite président de la république avec une majorité confortable.

Alors, pourquoi cette présence récurrente du candidat FN parmi les trois en tête au premier tour ? Parce que si je dis présence « récurrente », je pourrais aussi bien dire présence « systématique », au sens littéral du terme, puisque c’est l’incapacité des gouvernants à traiter des problèmes de fond qui alimente le vote populiste. Incapacité à sortir du cadre : incapacité à intégrer la disparition du travail du fait d’une automatisation massive et rapide (robots, logiciels, algorithmes), incapacité à remettre en question le remplacement de la constitution pour régler nos vies par les règles comptables édictées par un organisme privé dirigé de fait par les firmes transnationales, incapacité à poursuivre la mise en place de la gratuité des services essentiels (santé, éducation, logement, transport) pour avoir fait dépendre l’État-providence d’une « croissance » qui n’est précisément qu’un artifice comptable, incapacité à empêcher la dégradation de la planète comme cadre de vie en raison d’un respect religieux pour la dimension d’abusus de la propriété privée. Quel candidat parmi les cinq mieux placés évoque ces points ? Aucun ! Et parmi les onze ? Quelques-uns en évoquent sans doute l’un ou l’autre mais sans l’intégrer dans le cadre général, pourtant tragiquement évident, de la survie de l’espèce sur sa planète.

Alors ? Alors, le vote populiste. Vote populiste qui, faute d’accès aux vraies explications – accès que les partis dits « de gouvernement » sont loin de faciliter, rate bien entendu sa cible en désignant comme ennemis, les plus faibles d’entre nous, ayant le malheur de traîner par là, faute d’emploi.

Tant que les candidats à la présidentielle ne penseront pas en-dehors du cadre éculé de « austérité » ou « pas austérité », « compétitivité » ou « pas compétitivité », etc. l’élection de l’un(e) ou l’autre n’aura plus qu’un caractère anecdotique (souvenons-nous de la différence qu’a pu faire l’élection d’un « ennemi de la finance » !) car c’est le cadre de la réflexion qu’il faut faire exploser. Et de cela, nous sommes encore à mille lieues.

En attendant, l’eau monte. Et il ne s’agit même plus là d’une image.

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191 réflexions au sujet de « Le caractère hélas anecdotique de la présidentielle »

  1. Vous faites comme si les livrets thématiques de la France insoumise n’existaient pas Mr Jorion!!!
    En 2012 vous souteniez le front de gauche, et aujourd’hui?
    Que s’est-il passé?

    1. C’est l’Alliance Bolivarienne qui pose problème, la Russie, et l’Iran.

      La renégociation des frontières à l’Est de l’Europe.

      l’ Anti-atlantisme, la sortie de l’OTAN, et la probable sortie de l’euro.

      Voilà, entre autre, ce qui rend Mélenchon infréquentable. Et pire que ça il semblerait (d’après certains) que des rouges-bruns se sont infiltrés dans la FI.

      Voilà pourquoi nous aurons le 23 avril , à défaut de Hamon : Macron l’homme qui va sauver la France, l’Europe et le Monde (et l’épargne des rentiers) !

      1. Jean-Luc Mélenchon reçoit plusieurs soutiens venus des Etats-Unis, dont l’acteur Danny Glover et le linguiste Noam Chomsky.

        Cool !

    2. « …En 2012 vous souteniez le front de gauche, et aujourd’hui?
      Que s’est-il passé?… »

      Et bien nous on est toujours à gauche, c’est Mélenchon qui nous a faussé compagnie !

      Mais on va le suivre au second tour, ne vous inquiétez pas.

    3. En 2012 ? Soutien ? Mouais, soutien soutien…
      J’ai retrouvé ça :
      Le Billet du maître des lieux s’intitulait : LE VOTE UTILE… AU PREMIER TOUR
      http://www.pauljorion.com/blog/2012/04/05/le-vote-utile-au-premier-tour/#comment-306918

      vigneron dit :
      6 avril 2012 à 1 h 07 min

      Ok, les trois points et trois mots importants du billet (comme souvent), en tous cas les moins jorionosibyllins, sont dans son titre : … au premier tour. Ok, pour un premier, bon, à la limite… mais pas pour un second de tour, ouais ouais, mais kamême…

      Pour des raisons que j’ignore mais qui sont probablement liées à la supposition fautive, et calamiteuse, qu’il fallait choisir de parler SOIT du contexte écologique et planétaire, SOIT de la crise financière et économique, et que, pareil à l’âne de Buridan, on était disposé à hésiter indéfiniment sur la ligne à suivre…

      En préférant Eva Joly (à l’icône verte Hulot), plus connue pour son activisme anti-corruption et criminalité financières, aussi bien comme juge en France que par ses actions en Norvège ou en Islande, avec Network ou via la Déclaration de Paris que comme écolo, EE-LV n’avait-il pas fait ce choix de jouer justement sur les deux tableaux ? Si, de fait. Sauf que quand on est vert on est vert et juste vert, quoi qu’on fasse, et ce ne sera jamais une proposition crédible sur un scrutin présidentiel dans ce cadre institutionnel là, encore moins avec une Crise financière, économique, sociale, politique et civilisationnelle aux fesses. DCB l’a toujours dit et à raison ; avec d’autant plus de légitimité qu’il aurait pu lui même jouer le rôle de Joly à merveille et être le poil à gratter d’Hollande à plus de 10 pts plutôt que le, pour le coup, calamiteux MélAnchon… un grand écolo c’est connu.
      Quant à la complexité et à cette sacrée illisibilité, EELV n’auraient-ils pas dans leurs ressources « logicielles » et militantes certains antécédents et en tous cas un avantage certain vis à vis des appareils bloqués du PCF ou de la CGT ?
      Allons Jorion, dites le : si c’était Joly aujourd’hui qui était à 10 pts c’est à son même programme que vous accorderiez ces deux « bons points jorioniens » sur trois, au moins…
      La preuve ? Pour seul « reflet » incontestable de la justesse de votre jugement sur ce soi-disant mutisme né de l’indécision fondamentale des Verts : les intentions de vote pour Joly…
      Qui bosse en ce moment à Strasbourg sur des textes européens de lutte anti-spéculation ? Canfin & co ou des gars du FdG ? Finance Watch c’est des gars à Méluche ? Les actions anti-Ogm à tous les niveaux, c’est Bové & co ou des gars du PC ? Les gueulantes contre Orban, c’est Méluche ou c’est DCB ? Qui est altermondialiste et qui est démondialiste ? Etc.
      Au lieu de ça vous faites, avec juste ce qu’il convient de condescendance, de l’œil à un candidat dont vous savez aussi bien que moi quelles sortes de choses lui et certains des siens recyclent allègrement et sans nulle vergogne… jusque sur votre blog.

      Paul Jorion dit :
      6 avril 2012 à 8 h 32 min

      Bien vu, bien lu.

      1. Bonsoir les gens ! 😀

        vigneron, tu devrais y aller doucement avec DCB. Déshabillez moi, doucement, pas trop vite, légèrement, ça se voit un peu trop que tu lui fais des « papouilles ». T’as pourtant plus l’âge mon chou…

        https://www.youtube.com/watch?v=mHewfwiVdwg

        Rhoo voilà que je fais mon Cédric maintenant !

      2. Il est pas gentil Julien, pas vrai mon Loulou ? C’est vrai quoi, c’est pas cool de laisser passer tes posts quand approche minuit et que pourraient manifestement t’être reprochées les 24 Kros de la soirée. Méchant Julien ! Méchant.

      3. Salut vigneron,

        T’as bien lu entre les lignes, c’est bien, je savais que tu étais un garçon perspicace.

        Je te dis à ce soir mon choupinou, j’ai un petit sujet expérimental à te proposer sur DCB libéral libertaire façon Cédric. Je vais essayer de le tourner correctement pour m’assurer que JA laissera passer l’exercice de travaux pratiques. Photo, texte et vidéo, tout comme lui, rien que des faits. Tu me diras ce que tu en penses…

    4. Syllogisme:

      1) L’objectif de cette élection est de faire élire un président
      2) Le candidat qui affrontera le Front National au second tour sera notre futur président.
      3) Un seul candidat non libéral est en mesure d’accéder au second tour.
      3) Donc si on veut un président susceptible d’impulser un contre-feu au libéralisme , il faut voter pour ce candidat.

      Simple, non ?

      Sauf si on pense qu’on peut en faire l’économie (si j’ose dire)

  2. « En attendant, l’eau monte. »
    C’est effectivement un débat récurrent ici et je crois que le dernier livre de l’anthropologue – économiste – philosophe – … en fait une synthèse utile et nécessaire. Je lui souhaite de devenir un document pédagogique débattu à Science Po et dans les écoles d’économie et de commerce : tout y est. J’ai proposé à mon libraire résistant dans le style le roman dont vous êtes la vedette : « Pour se débarrasser du capitalisme » , un roman policier dont vous êtes l’enquêteur, le meurtrier et la victime, sauf que ce n’est pas un roman mais votre propre histoire, « une question de survie ».

  3. @ Desert

    Ce qui s’est passé, c’est que M. Jorion est toujours un anthropologue, et ne sait que trop ce dont les hommes sont capables.

    1. Puisque vous vous faites le porte parole du maître des lieux, pouvez-vous être plus explicite sur ce dont sont capables les homes et de quels hommes il s’agit ? 🙂

      1. Il me semble que Paul Jorion nous explique très bien, ici, de quoi il s’agit :
        Comment et pourquoi, Ar c’hazh du, des hommes (gouvernants et candidats), se retrouvent systématiquement dans la même « incapacité » à traiter des problèmes de fond, à sortir du cadre, etc.
        Car tous, gouvernants et candidats, se refusent d’aborder totalement cette question essentielle pour notre survie : comment se débarrasser du capitalisme ?

      2. @USUL:

        C’est d’ailleurs pour ça que , dans l’élection qui est la nôtre , je n’attache d’importance qu’aux capacités des candidats à partager la recherche des évolutions « à côté » du capitalisme sans humilier ou menacer quiconque .

        Car , s’il peut y avoir changement , il ne pourra advenir que dans un ring mondial .

        Quand on regarde Trump , May , Poutine , Erdogan, en attendant l’Allemagne …on a plutôt l’impression que les poutres du capitalisme qui choient n’ont pas encore donner l’idée d’en sortir .

      1. « Car tous, gouvernants et candidats, se refusent d’aborder totalement cette question essentielle pour notre survie : comment se débarrasser du capitalisme ? »

        Il me semble pourtant que le « paria du blog » (JLM) propose exactement ça : Rendre au peuple le produit de son travail et nous affranchir de l’accumulation du capital… Non ? 🙂

      2. @AR c’hazh du:

        Au moins dans l’annonce et par le canevas des idées , il y a cependant Cheminade qui se place sur ce terrain ou essaie (  » Se libérer de l’occupation financière « ).

        Ça se gâte quand j’applique mon coefficient  » capacité réelle de faire » , et sur l’illusion à contre-emploi qu’il suffit de sortir de « l’Union Européenne , cheval de Troie de la mondialisation financière , de la City et de Wall Street ou de l’Otan asservie aux USA » .

        Et que le « vrai français, patriote et citoyen du monde , qui se bat pour la cause de l’humanité  » est attendu comme le messie par les peuples du monde .

        Il n’y a plus les trois armées ( puis jusqu’à quinze ) du Rhin , du Nord et du Centre , pour défendre et faire fleurir ,la flamme révolutionnaire .

      3. «  »Rendre au peuple le produit de son travail et nous affranchir de l’accumulation du capital » »

        Comment peut-on rendre au peuple le produit de son travail alors qu’on passe sa vie à travailler pour payer des intérêts?
        Plus d’intérêts à payer, il n’y a plus de travail.
        Penser hors du cadre, penser hors du cadre!!

  4. Se débarrasser du capitalisme, franchement c’est comme vouloir rendre les loups végétariens. C’est plutôt le capitalisme qui se débarrassera des moutons, et « in fine » des loups lorsqu’il n’y aura plus de moutons à se mettre sous la dent.
    Le capitalisme porte en lui sa propre auto-destruction, comme tout processus qui a à voir avec la vie. Ce n’est qu’une question de temps…

  5. Je ne peux pas être d’accord avec le contenu de ce billet.

    Pour moi, une élection n’est JAMAIS anecdotique. C’est l’une des rares occasions données à un peuple qui n’est plus souverain que dans les mots de la plupart des dirigeants en place, de renverser la table. Évidemment, pour cela, il faut un(e) candidat(e) qui se présente avec cette volonté, et avec la sincérité nécessaire. Quelqu’un qui offre une perspective collective d’avenir qui remporte l’adhésion. Et, là, je renvoie le(la) citoyen(ne) électeur(trice) à sa responsabilité première : si l’offre ne vous convient pas, si les candidats ne vous conviennent pas, bougez-vous ! N’attendez pas le bec ouvert comme des oisillons que leurs parents viennent gaver que l’on vous serve comme vous le souhaitez ! Engagez-vous, et si vous ne le faites pas, ne venez pas vous plaindre ! (euh, évidemment, il fallait le faire bien avant, hein, maintenant c’est un peu tard pour prendre une carte de parti et aller se coltiner dans les réunions)

    En 2012, je n’ai jamais cru à François Hollande, dont tout le monde savait la non volonté de se confronter au système et à l’establishment européen. Tout le monde a fait semblant de croire à son discours du Bourget, simplement pour ne pas retrouver Sarkozy à l’Élysée. La suite, lamentable et destructrice pour ce qu’on appelle à tort « la gauche de gouvernement » est connue. Cette « gauche de gouvernement » qui est tout sauf de gauche, elle a déjà sévi et subi la déroute en Allemagne et en Grande-Bretagne. Tony Blair, qui a parachevé la ruine des services publics, de la NHS, qui a placé la finance sur un piédestal, et causé le désespoir de toutes les couches vulnérables de la population (œuvres reprises par Cameron et maintenant May, preuves s’il en manquait de la très grande convergence idéologique entre ces soit-disant ennemis), entraînant ainsi à terme le succès que l’on sait de UKIP, et de son discours de haine triomphant lors du Brexit. Elle a sévi en Allemagne, où Gerhard Schröder a sacralisé une nouvelle caste d’esclaves grâce aux lois Hartz (rien que le nom devrait faire frémir tous ceux qui le lisent), et consacré la domination de rentiers âgés, dépendant d’une pension par capitalisation et du patronat sur tout le reste de la population. Merkel n’a fait que suivre ce chemin (convergence idéologique, n’est-ce pas). Aujourd’hui, l’AfD monte. Au final, je me demande si la mort de ces partis sociaux démocrates qui usurpent l’adjectif « socialiste » ne fait pas partie d’une clarification indispensable.

    Quant à la présente élection, qu’en est-il de la sincérité des candidat(e)s ? Existe-t-il un(e) candidat(e) qui veuille réellement, sincèrement enfin se confronter réellement au système et à l’establishment européen ? Quelqu’un qui refuse de se soumettre aux diktats et dogmes émanant de petits fonctionnaires replets de leurs privilèges exorbitants au Berlaymont, que personne ne maîtrise ni ne contrôle vraiment, pas même les super commissaires européens ?

    J’ai la faiblesse de penser que oui. L’issue, si cette personne est élue ? Je ne la connais pas. Personne ne peut la connaître. Tentative magnifique qui se mue en tragédie antique et déroute ? Printemps des peuples, car entraînant dans son sillage les pays du Sud de l’Europe et constituant ainsi un rapport de forces devenu impossible à ignorer, pour un retour à des valeurs humanistes et à une perspective d’avenir qui repose sur le bien commun ?

    Encore une fois, je n’en sais rien. Mais si j’étais française, je serais déterminée à essayer, car ne pas le faire, se cacher la tête dans le sable en n’allant pas voter, ou en allant voter pour une personne dont on sait qu’elle ne pourra pas être élue, quelle que soit sa qualité intrinsèque, c’est tout simplement renoncer. C’est abandonner sa souveraineté pour la confier aux autres. Souvent, j’entends que si on ne vote pas, c’est militant, si on vote pour des petits candidats, c’est parce que de toute façon on aura un 3ème tour social, ou parce que quelqu’un, quelque part, sera impressionné et comprendra que le système ne fonctionne plus. Un indice : ça n’arrivera jamais. Quant au légendaire 3ème tour social, il n’aura pas lieu, il n’a jamais vraiment eu lieu. Ces actes « militants » n’ont jamais servi à rien d’autre qu’à soutenir un candidat mainstream dont ces électeurs ne voulaient pas !

    Pour le reste, j’entends bien que c’est le système entier qui doit être renversé. Autant l’utopie c’est bien, autant on ne mène pas un combat dans la vie réelle en n’acceptant que ça et rien d’autre, en refusant d’y aller par étapes et par paliers.

    Il faut convaincre. Il faut rassembler le plus grand nombre. On ne fait pas ça d’un claquement de doigts. On ne demande pas aux gens soumis en permanence aux injonctions contradictoires de nos sociétés, noyés par les objectifs à atteindre en permanence dans leurs vies de tous les jours et manquant de temps pour sortir la tête hors de l’eau et étudier les problèmes et leurs solutions, d’être d’accord pour faire tabula rasa. On y va pas à pas. C’est lent. C’est frustrant. Mais c’est ainsi qu’on y arrive. Sinon, on reste toute son existence à pester contre la vacuité des individus et leur servilité au consumérisme, leur acceptation d’être transformés en objets et en produits. Et on n’arrive à rien.

    Tout vouloir d’un coup, c’est ne rien vouloir du tout, car c’est le meilleur moyen d’assurer son échec.

    Lors de cette élection, il y a un candidat qui est en passe de percer le plafond de verre. C’est Jean-Luc Mélenchon. Cette menace pour l’establishment et les puissants est telle que tout est bon, tous les chiens sont lâchés, toutes les manipulations, tous les détournements de paroles, tout est mis en œuvre pour le traîner dans la boue et le détruire – et aussi pour mépriser, ridiculiser celles et ceux qui soutiennent cette candidature.

    On en oublie Le Pen. A bien écouter, il semble maintenant clair que l’establishment est prêt à tout pour éviter que Jean-Luc Mélenchon remporte la victoire. Même à la victoire de Le Pen.

    Pour conclure, je me permets de paraphraser quelqu’un qui a aussi connu la charge de tout l’establishment européen et médiatique dans son pays, j’espère que la réaction face au déferlement de la meute de toutes celles et tous ceux qui veulent faire le pari magnifique de voter Mélenchon sera : Et je porterai leur mépris avec fierté.

      1. clap-clap, bis , Il faut bien commencer quelque part et ce quelque part c’est dimanche prochain,…. Quand faut y aller, faut’y aller,….

    1. Merci pour cette citation, je fais partie de ceux-là qui portent leur mépris avec fierté, à qui seuls les riches par leurs inconséquences et leurs aveuglements, mènent l’espèce humaine à la disparition, et la planète à des bouleversements incommensurables.

      En fait, j’ai plus peur de l’abstention que de la  » montée des eaux » de l’extrême-droite. En 2002, M. Jospin,dans sa campagne avait énoncé :  » Mon projet n’est pas socialiste ». Ici gît une explication et de la montée de l’abstention et des dérives  » social-démocrates » du P.S. C’est un élément d’explication de la montée de l’abstention et par conséquent du vote Le Pen. Ce après des années de promotion médiatique du personnage LePen, fabriqué comme repoussoir :  » Au secours, la droite revient ! » ( 1993). La fatalité, réellement, c’est l’abstention consécutive à ces manœuvres des électeurs de gauche des classes populaires, découragés, résignés,sans boussole. On peut dire que le P.S. a inventé ce jeu malsain.

      Il est vrai que l’oligarchie est prête à tout pour éviter la victoire de JL Mélenchon. Ils ont la mémoire de leur classe :  » Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Mais chaque fois que l’abstention recule, le F.N.ne gagne rien, quand les électeurs, qui sont intelligents, comprennent les situations qui leur sont faites, et décident de choisir parmi les enjeux pourvu qu’on leur explique.

      Les meetings de Mélenchon sont pédagogiques, les gens écoutent et ne passent pas la moitié du temps à s’agiter bruyamment au signal. Quand l’une, Le Pen, agite la peur, JLM avance le respect, l’intelligence de l’auditoire, et le rire.

      Oui les dominants sont prêts à tout, et ils propulsent le masque Macron. Quant au soldat Hamon, brave militant du P.S. mais seulement « frondeur » ( qui fait allégeance au roi à la fin) il a la charge de sauver le P.S. Il va être  » Pasokisé » à la mode grecque.

    2. Je partage l’essentiel de ce dernier commentaire mais je crains que la personnalité de Jean-Luc Mélenchon soit à la fois la force et la faiblesse du mouvement qu’il incarne : force du fait de ses qualités largement admises (culture, expression, charisme… même s’il donne parfois l’impression de s’adresser à des élèves plus qu’à des citoyens) ; faiblesse du fait d’une maîtrise de soi encore imparfaitement contrôlée (difficile d’aller contre sa nature et la fatigue n’explique pas tout), d’une tendance à toujours préférer le « je » au « nous »… Comme en 2012, certains citoyens sont très intéressés par l’essentiel du programme mais désappointés par le candidat. Cette fois ci, son démarrage à la hussarde, la formation d’un mouvement « indépendant » des partis (quid du « parti de gauche » ?) autour de ses idées (quels sont les véritables apports extérieurs ?), font qu’il n’a pas à se préoccuper des partis qui le soutiennent comme ceux qui constituaient le Front de gauche (PCF et Ensemble en particulier). Cette stratégie, la candidature de Macron et la défaite de Valls, expliquent sans doute en grande partie la « montée » de la candidature de JLM dans les sondages. Une « belle » campagne présidentielle ne suffit pas pour celles et ceux qui militent contre la « monarchie présidentielle » et pour une VI ième république véritablement démocratique. Ce n’est pas en quelques jours qu’on organise une campagne législative unitaire. Une fois encore, comme en 2012 pour les candidats du Front de gauche, le souffle de la campagne présidentielle risque de ne pas se propager dans celle des législatives. Pour cela, il aurait fallu que les deux campagnes soient préparées simultanément.
      Ceci dit, si la plupart des chroniqueurs patentés tapent sur JLM et mettent en avant les risques d’une éventuelle victoire du représentant de la France insoumise c’est qu’ ils considèrent que la présence de la candidate du Front national au second tour est quasi certaine et qu’il ne faudrait pas que Jean-Luc Mélenchon soit son dernier concurrent.

      1. Merci, mais la question demeure : comment se fabriquent les grands hommes ?
        Sont-ils les continuateurs de leur seule histoire ?
        Sont-ils construits désignés légitimés par les institutions, les groupes sociaux, les collectifs émergents qui les désignent, les mandatent, ou -pour les candidats- les investissent, petits calculs de minorités qui valident en retour leur propre promotion sociale?
        De ce point de vue, le personnalisme médiatique qui réduit l’individu à son isolement, à son histoire fait des ravages. les mouvements sociaux s’expliqueraient par la personnalité et les qualités ou défauts de leurs dirigeants et laisseraient leurs partisans à l’état de buses…

    3. « …C’est Jean-Luc Mélenchon…On en oublie Le Pen… »

      Comme vous avez raison !

      JLM est plus sympathique, et c’est le même programme pour l’essentiel : détruire l’ UE , chauvinisme et déficit ruineux.

      1. Merci d’apporter la démonstration de mon propos, et de si clairement illustrer comment fonctionnent la manipulation et la déformation grossière des propos tenus par une personne ! ^_^

        Voici un exemple magnifique de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle qui mérite le respect.

        Chapeau bas, camarade ! 😀

    4. Enfin un commentaire qui fait du bien ! Je n’ai rien à changer , pas une virgule, pas un mot. Merci à vous qui n’êtes pas française !

      1. Moi, je vous dis merci à vous toutes et tous.

        De ma Wallonie voisine, je regarde la France, et ça me donne chaud au cœur. Tenons bon la barre. Quoi qu’il arrive, n’abandonnons jamais ! Peu importe que la route soit longue. On y arrivera. Tout simplement parce que l’alternative – « la continuité dans le changement », l’accueil à bras ouverts de la « modernisation de l’économie » (j’ai nommé l’uberisation), à savoir l’appauvrissement et la fragilisation perpétuels qui aboutissent à l’enfermement de la pensée, à la colère et à la haine récupérée par une extrême-droite qui se retournera contre les gens sitôt au pouvoir – est inacceptable et insupportable.

        On ne change pas les choses sans établir un vrai rapport de force avec les parties en présence.

        On ne négocie JAMAIS si on n’a pas établi un vrai rapport de force avec les parties en présence, et s’ils ne nous prennent pas au sérieux, à quelque niveau que ce soit. Ceux qui prétendent le contraire, et qui ont peur du rapport de force sont au mieux naïfs, au pire des prestidigitateurs qui veulent faire prendre des vessies pour des lanternes aux gens.

    5. Paul a raison. Les questions essentielles sont posées depuis un moment. Il faut dépasser le capitalisme pour au moins deux raisons:
      – destruction à petit feu de l’humanité, du fait de la contradiction entre concentration et socialisation croissante de la production, génératrice de crises, inégalités, guerres commerciales, guerres tout court, etc
      – destruction de la nature, donc de notre écosystème, à un rythme que l’emballement possible ne permet pas encore d’estimer.

      Aucun président élu n’a commencé à répondre à la hauteur des enjeux, en France comme ailleurs. Même ceux qui annonçaient de « changer la vie »et une révolution sociale, comme Mitterrand. A côté, le programme de JLM est un après-midi rose version dinette Barbie.

      Pourquoi ?
      C’est Mitterrand qui répond lui-même. Ecoutons-le bien. Sa confidence, encore peu connue, a été rapportée par son épouse, Danièle Mitterrand, interviewée le 28 octobre 2005 par Hernando Calvo Ospina, collaborateur, entre autres, du Monde Diplomatique. Voici l’extrait le plus important des déclarations de la veuve de François Mitterrand :

      « Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ces rêves d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, deviennent réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais pas le pouvoir. J’appris ainsi que d’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant 14 ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement. »

      Mitterrand confiait ainsi à son épouse ce qui est une évidence pour tout observateur non bourgeois. La théorie marxiste de l’État arrive à la même conclusion: aucun président, ni majorité parlementaire, n’a le pouvoir réel. Les politiciens n’ont que la fonction de comédiens bien rémunérés pour donner le change. Le pouvoir, plus que jamais, c’est la dictature du capital. Mitterrand l’a aussi confirmé par ses actes. Après avoir promis lui aussi une « révolution citoyenne », il est rentré dans sa niche en 1983, dès que le capital a sifflé la fin de la récré.

      Comment en finir alors avec le capitalisme, et assurer la survie de l’espèce ? Par la force. Et plus précisément ? Il y a des sujets trop graves et sérieux pour qu’ils soient abordés publiquement. Disons qu’au lieu de mettre la tête dans le sable, il est grand temps, et encore temps, d’affûter les serres.

      1. Comment en finir alors avec le capitalisme, et assurer la survie de l’espèce ? Par la force.

        Ben voyons, Schizosophie avait ici rapporté que cette question était réglée depuis l’invention de la mitrailleuse…

        Les confidences de Danièle sont archirabachées, so what else au NPA ?

      2. Je vois un contre-exemple à votre thèse « in fine c’est le capital qui est au pouvoir »: ce qui s’est passé aux US au moment de la déclaration de guerre au japon et à l’allemagne après pearl harbor. A ce moment-là, le politique a imposé à l’industrie une production différente, des cadences différentes, etc… qui n’avaient plus grand-chose de capitaliste.

        Ceci démontre que le politique, *s’il est assuré de facto d’un soutien populaire suffisant* peut s’imposer au capital. Evidemment la condition est extrêmement difficile à réaliser en pratique, et semble nécessiter une grosse crise pour être réalisée…

    6. Moi aussi je veux croire au père Noël une fois encore. Non, je plaisante.

      On ne résout pas les problèmes initiés dans le cadre en s’y complaisant. Il ne peut logiquement pas y avoir de solution par les urnes parce que le régime représentatif est largement constitutif du problème, les représentants étant essentiellement incapables de représenter autre chose qu’eux-même (un élément de la « nature humaine », en creux, probablement).

      Quand bien même on croirait à la sincérité de tel ou tel candidat (ce qui n’est certainement pas mon cas), celle-ci ne suffirait de toute façon absolument pas à prodiguer l’empathie nécessaire à une telle charge que celle de satisfaire aux nécessités de l’intérêt général.

      Vous demandez aux abstentionnistes de s’engager plutôt que d’attendre la becquée? Et bien je vous le dit tout net, je suis certainement plus proche que vous de la sortie du cadre en m’abstenant, et en agissant au quotidien pour moi-même et mes proches, plutôt que d’attendre la becquée de je ne sais quel représentant-qui-ne-me-représentera-jamais.

      La première action simple et accessible à tout un chacun pour sortir du cadre, c’est d’arrêter de participer à ce cirque pseudo-démocratique uniquement destiné à divertir les foules et entretenir leur illusion qu’elles exercent leur pouvoir citoyen au moment précis où elles l’abandonnent.

    7. Merci. Oui, nous le ferons.

      Nous porterons aussi le mépris de nos « ami-e-s ». Il sera le plus lourd, mais nous le porterons aussi.

      Et nous relèverons la tête, dans la foulée.

  6. L’élection présidentielle par elle-même ne changera certes pas grand-chose aux problématiques de fond évoquées notamment sur ce blog.

    Mais on peut aussi avoir une vue plus optimiste.

    Je soupçonne en effet qu’elle n’est que le coup d’envoi d’une période de crise politique beaucoup plus longue en France :
    – Il n’est guère facile d’imaginer le futur président quel qu’il soit disposer d’une majorité parlementaire plus ou moins solide
    – La victoire très probable d’un Macron ou d’un Fillon ne fera d’ailleurs que poursuivre la stratégie d’adaptation aux grandes orientations de politique économique de l’UE, dont les résultats peuvent être devinés à l’avance
    – Sans compter bien sûr les impacts probables si imprévisibles de la continuation et de l’aggravation des logiques de crise qui se développent ailleurs – sur les plans financier comme économique comme politique et militaire comme bien sûr environnemental

    Le futur président battra très probablement le record d’impopularité actuellement détenu par François Hollande. Et ceci peut-être très rapidement.

    La recomposition de la vie politique continuera en dehors et contre la politique gouvernementale, avec encore plus de force qu’avant. Autour d’un pôle de droite anti-européenne tel le FN, autour d’un ou plusieurs pôles de gauche tel FI ou autre, peut-être encore sous d’autres formes ou autour d’autres propositions fortes.

    La crise politique qui s’ouvre en France, dont je soupçonne qu’elle pourrait être de longue durée, sera grosse de troubles voire de dangers.

    Mais aussi d’opportunités. Et là réside la raison de rester optimiste.

  7. Cette élection n’est pas anecdotique pour tout le monde. Par exemple, dans l’immédiat, de nombreuses personnes en France ne peuvent pas voter car elles ne sont pas de nationalité française. Les préfectures actuellement attendent le résultat des élections générales pour bouger le petit doigt pour accorder éventuellement les titres de séjour. Pour ce qui est du droit d’asile, la politique de l’OFPRA (l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides) dépend très clairement de la politique du gouvernement qui sortira des urnes. Ils et elles sont nombreuses à déjà avoir « le bec dans l’eau », si je puis me permettre. Alors il faut mesurer les effets de l’atmosphère qui résultera des élections, notamment les pouvoirs de la police, et la tendance de l’Etat à faire preuve d’une plus ou moins grande générosité à l’égard des plus faibles (la tendance à favoriser la main gauche de l’Etat par rapport à sa main droite, dans le langage de Pierre Bourdieu). Et l’on sait qu’en la matière, les fonctionnaires laissés à l’abandon n’ont pas toujours une tendance spontanée à la générosité (ne serait-ce qu’en raison de la faiblesse des moyens mis à leur disposition et la course effrénée à l’efficacité administrative). Je pense très fort à des gens qui ne peuvent pas voter, mais dont le simple droit à l’existence à court et moyen terme dépend de ceux qui ont le privilège de voter.

    Si un candidat de gauche passe au premier tour, c’est toute cette atmosphère qui est changée, et cela a des conséquences pratiques bien réelles en termes de simple droit à l’existence. Il faut être drôlement privilégié pour ne pas prendre en compte tous les enjeux pratiques réels et intensément vécus par celles et ceux que cela concerne, pour vivre cette élection comme anecdotique !

    Il est évident que le réchauffement climatique est un réel problème, au même titre que les éléments pertinents qui ressortent de vos analyses. Au-delà (ou en-deçà) du cadre théorique de réflexion dont il faut se préoccuper, c’est de pratique politique dont il s’agit, d’élection, de pouvoir, de représentation politique et de mobilisation dans le cadre de la lutte des classes. La violence de l’Etat n’est pas une image non plus… pour peu qu’on soit concerné ou proche des personnes concernées, on comprend très bien que l’eau monte mais que ceux sont d’abord ceux qui sont « en bas » de l’échelle qui se noient en premier.

    Il faut prendre au sérieux ces élections et ne pas nier le travail politique qui les produisent. Et chacun son boulot : prendre au sérieux le travail intellectuel, sans lui opposer le travail politique ; prendre au sérieux le travail politique, sans lui opposer le travail intellectuel.

    1. « …Il faut prendre au sérieux ces élections et ne pas nier le travail politique qui les produisent. Et chacun son boulot : prendre au sérieux le travail intellectuel, sans lui opposer le travail politique ; prendre au sérieux le travail politique, sans lui opposer le travail intellectuel… »

      Oui enfin à cinq jours du premier tour c’est un peu tard à présent !

    2. @PH
      Il y a également des possesseurs de la nationalité française qui ne peuvent pas voter, ce sont les SDF, car l’une des conditions pour le faire, outre que posséder une C.I., est de posséder un domicile fixe!

  8. Sortir du cadre il y en a un qui tente de le faire à sa manière avec l’upr et sur le blog cela ne suscite que des ricanements. Sortir du cadre ce serait ne plus voir des complotistes partout.
    Cela peut-être aussi sortir de l’UE, de l’unilatéralisme nord-américain. Les candidats qui tentent cette approche sont de divers ordres, les populistes de droite cherchent d’abord le repli et à gauche l’ouverture. Le populisme cherche à sortir du cadre culturel et économique. Mais ce n’est pas lors d’une élection que la gratuité du logement et du transport peut être débattue, ce serait anecdotique d’en parler avec un compteur derrière un pupitre à David Pujadas. Une constituante permettrait de l’envisager plus sérieusement, avant cela il faut voter FI, s’ils sont élus notre attention sera mieux portée sur les questions sociales et écologiques. C’est une différence importante entre le populisme de droite et de gauche, la FI éliminée au 1er tour c’est le FN qui martèle son programme, imposant son cadre. En politique les anecdotes ont leur importance, c’est justement ça le cadre, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, et le populisme de droite s’assimile plus à un alter-élitisme.
    Comment gagner une élection en sortant du cadre? Une présidentielle concentre tous les clichés de l’élitisme et du populisme, c’est le principe même, ceux qui sortent du cadre sont des loufoques complotistes, ils sont rouges au décodex.

    1. Sortir du cadre il y en a un qui tente de le faire à sa manière avec l’upr et sur le blog cela ne suscite que des ricanements.

      C’est déjà pas mal ! Notez d’ailleurs que les articles 118 et 129 des traités, alinéas 15 et paragraphe 3 interdisent les ricanements contre l’UPR, et l’Europe créée par la CIA s’assied dessus. Alors complot ou réalité scientifique ?

      1. Vous venez de le crédibiliser encore un peu plus. Un FBI à l’européenne avec Schultz c’est mieux, vous êtes parfois ultra- zélitiste.

      2. Chouette, une voix de plus pour Borssasselineau, c’est une de moins pour la pénienne. Pendant droitier pointu de la stratégie « une voix pour Poutou ou Arthaud, c’est une voix de moins pour Méluche ».

  9. « Le caractère hélas anecdotique de la présidentielle » Ben voyons ! Ya plus qua ‘ne plus voter du tout’ ça fera des économies et des vacances ! Ridicule.
    Enfin dans les commentaires une autre vision que simplement des tartines de billets de critiques acerbes contre l’Europe embourbée qui ne fait rien, ou, le capitaliste cette plaie, etc.. etc.. qui ont fleuris sur ce blog (pas inintéressant) pour arriver aux conclusions, que j’estime lamentables des bien-pensants aux commande.
    « C’est au pied du mur qu’on voit le maçon » dit-on, ben mon colon, c’est pas brillant.

    Un, Hamon dans un deuxième temps (après Piketty !) Maintenant Poutou ! Comme cela pas d’erreur 0,5 % éliminé, mais c’était le moins mauvais, faux-cul !
    L’autre, pire que tout, Macron, le fondé de pouvoir du capitaliste financier, tout déréguler à grande vitesse de ce qui reste du droit du travail, de la sécu, … le CNR a la poubelle, sur un fond misérable de creux abyssale, les oui-oui du ‘modernisme. Escroc

    Mais surtout pas Mélenchon, le seul qui se/nous propose un changement de paradigme, de couper avec cette finance dévastatrice, etc .. C’est parfait, NON, rien n’est parfait, mais au moins ça engage dans le bon sens
    Mais à gauche, pas extrême gauche, simplement de gauche, horreur tout de même et l’adage cité plus haut « plutôt Hitler … « reste d’actualité pour toute une prétendue gôôches, socialiste, verte, etc.. ou certain ‘instruit moderne’ ignares politique et oui-oui du moment. Mais que vous a-t-il fait à vous les perroquets des média de milliardaires, pas capables de chercher des informations un peu contradictoires, et ânonnant les mêmes sornettes de la propagande, cela dans quasi tous les domaines. Vos a priori sont flagrants, alignés sur l’atlantisme récurent sous prétexte de liberté, mais qu’elle liberté celle du gendarme du monde qui n’agit QUE dans ses intérêts, voyous planétaire qui n’a jamais soutenu des pays voulant s’émanciper, au contraire a très souvent (pour ne pas dire toujours) soutenu les régimes dictatoriaux et fomenté des coups d’états contre les autres ! Elle est belle la dite liberté.

  10. M. Jorion, alors tout est perdu? Personne ne trouve grâce à vos yeux?
    Si c’est le cas votons pour le projet le plus exaltant, le plus altruiste, pour sauver l’honneur de notre espèce avant sa disparition! Tournons le dos à ces vendeurs de rêve qui se transforme en cauchemar!
    L’enjeu de la prochaine élection serait la stabilité? C’est une plaisanterie?Vous savez bien que lorsque le point de non retour sera passé, la planète nous expulsera comme une mouche sur le cul d’une vache! Aucune organisation ne sera capable de résister à de tels bouleversements. Alors, choisissons celui qui semble initier un mouvement, aussi imparfait soit – il, vers une possible transition. L’instabilité qui en découlera sera insignifiante face à celle qui s’imposera d’elle même des lors que nous aurons choisi de ne rien faire.
    Et finalement, on aura au moins gagné le droit d’avoir à notre disposition le suicide assisté, au moment où l’effondrement sera devant nous!

  11. Anecdotique… Tout est relatif.

    Conduit à être le larbin des notaires par le chômage, il se trouve que cette élection peut changer bien des choses à mon boulot.

    Dans ce milieu, le donneur d’ordre gagne en général au moins 11 fois plus que son subordonné. Et ce donneur d’ordre, c’est bien souvent pour la virgule et le point qu’il vient tarabuster. Parfois même, il découvre le boulot au moment du rendez-vous avec le client, et se paye le luxe d’appeler le larbin pour lui expliquer ce qu’il en est.
    Les taxes, c’est le larbin qui les rédige. Il est mouillé jusqu’au cou dans les petites manigances pour gratter de l’oseille, encouragé par le patron, sans avoir vraiment le choix. La loi Macron est passée par là, et désormais les petites mains font tout pour complaire, trouvant des trucs pour combler le manque à gagner.

    Dans ce merdier, je suis la grande gueule. Il y a quelques jours encore, appelé par la standardiste pour l’aider à porter un cadeau à un des bienheureux, je m’amusais à claironner en le portant dans le bureau « corruption corruption corruption ».

    Pour rendre à César ce qui est à César, depuis la loi Macron, les employeurs ont été contraints d’organiser… Des élections de délégué de personnel.
    Le mot d’ordre avait été : « Tout sauf Antoine ». J’avais auparavant malgré moi été sollicité pour porter la colère des salariés face au traitement d’une collègue en formation qui s’était retrouvée enceinte, et à la distorsion existant entre les anciens et les nouveaux: les premiers ont des RTT, les autres pas.

    Aussi, pour ne pas accroître le coût de la masse salariale, nos patrons ont une stratégie de surcharge de travail des nouveaux venus, de sorte à ce qu’ils arrivent au bout du rouleau à vouloir fuir l’étude. Et ainsi, ils se retrouvent à point pour la négociation d’un nouveau poste chez un confrère, qui passe pour un sauveur, sans même proposer un salaire plus élevé, ni même parfois de RTT.
    Ou alors, on prend une jeune femme sans formation, qu’on infantilise pour lui faire comprendre combien elle est stupide. Si en plus elle est vieille fille ou divorcée, vingt ans plus tard, elle fera un travail parfait, sans compter ses heures. Et le patron pourra même se payer le luxe de lui faire remplir sa déclaration d’ISF.
    Alors, avec ma grande gueule, j’ai été élu délégué. Et bon gré mal gré, je suis en voie de négocier des RTT pour tous. J’ai obtenu un consensus de l’ensemble du personnel.
    Les patrons m’ont dit merci, mais… On statuera « le 24 avril prochain ». Donc, l’anecdote, à d’autres hein.

    1. Antoine 18 avril 2017 à 14 h 43 min

      Merci de votre témoignage qui m’a fait sourire du plaisir d’un vrai témoignage de la vraie vie.

      1. Rosebud,

        Content que cela vous ait fait sourire.

        Malheureusement, ça n’a rien de drôle.

        Je ne vous souhaite pas de vous surprendre la nuit à rêver de meurtre et de vous réveiller soulagé. Puis de regarder le sourire de ses gosses, et prier pour que l’humiliation du jour soit plus supportable.

        Je pense ici qu’on n’a pas idée de la violence refoulée par Monsieur tout le Monde, qui navigue entre emplois précaires, chômage longue durée, ou encore CDI mais pas pour profiter, pour remplir les poches de celui qui l’a octroyé.
        Les sans culottes d’aujourd’hui sont sur le point de lâcher prise, et laisser la violence s’exprimer, quitte à en crever.

      2. Antoine 18 avril 2017 à 18 h 43 min,
        J’ai travaillé dans des bureaux, des centres de vacances, entre 1970 et 1982. Tout à fait autre chose après, mais je garde le souvenir d’un témoignage fin des 80′ où une secrétaire me rapportait avoir été interdit de rire par son chef. Silence, on travaille. ça m’a traumatisé. J’en ai entendu d’autres depuis…. Lisez La Boetie, le contr’un, et même « contraint » ! Pas simple de faire péter la tyrannie dans les entreprises. Tenez autre souvenir en contraste : balancé économe à 18 ans d’un gros centre de vacances (+400) je « dirigeais » le personnel cuisine linge ménage, j’étais juridiquement mineur eux majeurs, des habitués de chaque été. J’ai fait une seule réunion au début pour leur dire qu’ils connaissaient mieux que moi le centre, et vive l’autogestion. A la fin de la colo 3 se plaint à mon chef car je n’avais jamais vérifié leur boulot ! ça m’a traumatisé. Je sais que les jeunes rament, ont peur du chômage ou le vive mal, qu’ils se révoltent ! ça leur fera du bien…

      3. L’éclair de haine rentière dans une prunelle, je crois que c’est au contact rapproché avec ma très chère quoique très catho de gauche notaire que je l’ai vu au plus près, 1m50 exactement. C’était au moment du passage à l’Assemblée de la Loi Macron et plus précisément à l’instant même où j’ai évoqué dans un sourire compatissant ce nom tout en regardant nonchalamment les affichettes sur son bureau (de Notaire) et sur les murs (de Notaire), et sur la porte (de Notaire), et partout (de Notaire encore) : Non à la Loi Macron !

      1. Vigneron,
        Non MELENCHON.
        J’ai déjà eu l’occasion de dire pourquoi dans des précédents billets.

      2. Ah pardon, j’avais pas fait attention, j’ai la déplorable tendance de peu m’intéresser à l’avis des clercs de notaire, même des délégués macroniens d’Etudes.

      1. Plutôt que Julien Benda , mais à peu près à la même période , j’ai été plus familier de Ilya Ehrenbourg qui en janvier 1930 écrivait 10CV Chronique de notre temps et d’un texte que mon cousin , plus âgé, étudiait alors en 1937 à l’Ecole Nationale Professionnelle de Saint Etienne et dont j’ai hérité du texte dactylographié .
        Ça s’intitulait  » Travail à la chaîne » et le héros , Pierre Chardin travaillait depuis peu  » au montage » d’étriers de ressorts arrières .
        Sa femme était seule à conserver des rêves . Elle ambitionnait de déménager à Vanves .

        C’était déjà la transformation du métier en emploi simplement valorisé par le temps ( 55 secondes pour fixe un étrier ) . C’était ça ou  » on en mettra un autre à sa place– un nègre ou un gamin , qui donc ne serait pas capable de fixe des étriers ?… » .Ce n’est plus son corps qui est fatigué , c’est sa tête .

         » La femme de Pierre le regarde .Comme il est maigri et pâle! Maudite usine!…La femme soupire doucement , bien doucement . Pierre dort maintenant. Il dort mais ses doigts ont un sursaut à peine sensible .Surement , il fixe encore des étriers : jusqu’au jour , jusqu’à la nuit, jusqu’à la mort . »

  12. Petite précision nécessaire du fait du décalage temporel des commentaires . Je manifestais mon accord global avec celui de Hououji Fuu

  13. Ce texte répond en parti à la question que je posais suite à un billet précédent ( Pascal ) qui était de trouvé un terme a opposé à « populisme » et d’en définir le sens.
    Ce que je retiens pour l’instant c’est la problématique de l’accès aux « vrais informations » piégeant pas seulement les plus faibles d’entre nous mais aussi tous ceux qui sont incapable de penser en dehors du cadre actuel c.à.d. la très grande majorité d’entre nous.
    Les vraies informations devraient inévitablement se retrouver dans la définition et l’élaboration d’un nouveau cadre et c’est le travail qui reste à faire.

    1. Il faudrait sans doute commencer par préciser ce qu’est le capitalisme, et quels sont ses acteurs visibles et surtout les invisibles. Car sur ce sujet, c’est le brouillard complet pour beaucoup…

      Les invisibles sont déterminants, mais hors du champ de conscience (c’est pour ça qu’on ne les voit pas, bien que en fait, ils soient très visibles!) du plus grand nombre.
      C’est grâce à eux que le capitalisme tiens depuis si longtemps, sans finalement jamais avoir été réellement combattu.
      Les combats sont toujours perdus d’avance, faute d’avoir compris la stratégie de l’adversaire (désolé Poutou/Arthaud).

      Je ne connais aucune description de ce type, du capitalisme, si ce n’est celle que j’ai peaufinée… (au cas ou ça intéresse quelqu’un)

      1. Description fonctionnelle du capitalisme, et proposition consécutive.
        —————————
        Loin des croyances dominantes, je propose une description du capitalisme, qui précise la fonction véritable de ses différents acteurs, visibles – et invisibles.

        Elle est accessible à tous, car écrite dans un langage clair, et se limite à l’essentiel.

        Elle se veut être un outil de base permettant à tout à chacun, qui aura fait l’effort de l’étudier, de comprendre les évolutions de notre monde.

        Principalement sont abordés les objets suivants :
        – Propriétaires et « Travailleurs »,
        – La monnaie,
        – Les patrons,
        – Les banquiers,
        – La Banque centrale,
        – La spéculation,
        – Les médias,

        Après avoir ainsi démonté le capitalisme, nous sommes à même de discerner ses points positifs et négatifs.

        A partir de là, je propose dans une 2èm partie, un autre modèle économique adapté à la « nature humaine », et destiné à répondre aux impératifs sociaux et écologiques de notre monde, impératifs vitaux pour l’avenir de la planète.

        Si vous êtes intéressé, faites moi-signe et je donnerai le lien.

    2. « …Ce texte répond en parti à la question que je posais suite à un billet précédent ( Pascal ) qui était de trouvé un terme a opposé à « populisme » et d’en définir le sens… »

      Prolétaire !

      Le sens à présent. Bon sur ce blog tous le monde connait l’origine antique: homme de la dernière des six classes du peuple, sans droit et sans propriété, exclu de la vie politique.

      Peut être ne savez-vous pas que ces hommes tenaient cette dénomination du fait que leur seul espoir de richesse était dans les enfants qu’il pouvait procréer (proles: lignée … prolétaire) ?

      Aussi Marx, voulut signifier que les travailleurs modernes, des fabriques et ensuite des usines, n’ayant pour seul moyen de vivre, qu’un salaire versé avec parcimonie, remit au goût du jour ce vieux mot antique.

      Le prolétaire, surtout le « prolo » devint populaire.

      Très vite la bourgeoisie s’empressa de vouloir limiter la portée de ce mot , et via ces moyens politiques et culturels colossaux, réussit à convaincre le petit salarié que lui il n’était pas un prolo, un prolétaire.

      Le prolo dans la croyance populaire, c’est Jean Gabin et la bête humaine.
      C’est le col bleu qui trime à l’usine ou à la mine, sale et si peu éduqué, que l’on peut penser que Marx avait bu du cherry le jour où il inventa le concept de dictature du prolétariat .

      Quoi ! la dictature de ces partageux, ces affreux incendiaires, qui passe leur paye dans les bistrots !
      Ah non alors, nous petits fonctionnaires à col blanc, petits employés bien propre sur nous, avec notre petit appartement à crédit, on ne veux pas être identifier à ces proprotére ! Enfin un truc comme ça !

      La bourgeoisie idéologiquement avait visée juste. Désormais le salarié qualifié, voyant sa vie et son niveau de vie, s’améliorer au cours de l’histoire de la lutte des classes, allaient de plus en plus s’éloigner du communisme et de la nécessité de préparer et faire la révolution prolétarienne.

      Il y a prolétaire et ouvrier, ouvrier et salarié, salarié et travailleur, travailleur salarié et travailleur à son compte, il y a même aujourd’hui l’ubérisation des esprits. Alors vous pensez, rassembler toute cette diversité sociologique dans une seule et même classe sociale, il faut être quand même un peu perché !

      Et pourtant, toutes ces femmes et tous ces hommes, ne sont-ils pas les seuls qui créent la véritable richesse ? Ne sont-ils pas soumis à un degré ou un autre à l’oppression et à l’exploitation capitaliste ? Ne pourraient-ils pas s’organiser seuls à faire fonctionner le topo sans être obligé de craindre, à ne plus pouvoir le faire, à partir du moment où le Travail n’engraisse pas (ou plus) le Capital ?

      Comme quoi les mots ne sont pas choisit au hasard, et la lutte idéologique est indispensable dans la perspective de l’émancipation et la réalisation de l’humanité.

      Prolétaire c’est un joli mot. Quand on cherche à faire des enfants, ça veut dire qu’on recherche le sexe opposé, et donc: goulou- goulou comme le disait les inconnus !

      1. Eninel,

        Désolé, mais votre texte ne fait qu’embrouiller les esprits. Et c’est pour ça que la gauche dite extrême n’est jamais arrivée à grand chose, et n’arrivera désormais à rien.

        Le NPA et LO sont véritablement les idiots utiles du capitalisme.

      2. On est pas les idiots utiles cette année, on est les sympas !

        Pour le reste moi je suis plutôt de l’école de l’OCI.

        Soyons un peu sérieux quand même ! Laguillers (Arthaud) et Krivine (Besancenot et surtout Poutou), n’ont pas utilisé à la TV le mot « prolétaire » depuis …

      3. Grace a Poutou et Arthaud, on pourrait se retrouver avec Macron président, au lieu de Mélenchon.
        Le système ne saurait jamais trop les en remercier!

      4. Merci Eninel,
        Je viens de comprendre ! Autrefois, l’énergie était surtout celle des bras et des jambes des prolétaires ! Il fallait élever des pauvres pour qu’ils se reproduisent et fournissent de la main-d’œuvre, le kWesclave de Jancovici.
        Mais maintenant que l’international esclavagiste tourne au pétrole et aux petites mains à 1€ par jour, plus besoin d’entretenir le prolétariat français. D’autant qu’avec l’avènement de la robotisation, même les petites mains du Bangladesh deviennent surperflux !
        Reste à savoir comment on va réussir à endiguer l’accroissement exorbitant de cette populace mondiale !
        Une petite guéguerre…hum ?

      5. @ Dominique Gagnot

        « …Grace a Poutou et Arthaud, on pourrait se retrouver avec Macron président, au lieu de Mélenchon.
        Le système ne saurait jamais trop les en remercier!… »

        Réfléchis quand même lorsque tu postes.

        Il est admis que la France électorale est coupée en trois depuis le début du siècle.
        30% Droite, 30% Gauche (au mieux) et 30% extrême-droite.

        Sur cette base comment peux-tu t’imaginer un second tour Macron-Mélenchon ?

        Pour toi les 60% (au minimum) de la droite et de l’extrême droite n’existe plus.

        Ça ne peut être que ou Macron ou Mélenchon, pas les deux ensemble au second tour, contre une droite.

        J’espère que se sera Mélenchon, mais je ne voterai pas pour lui au premier tour. Pourquoi ?

        Parce que j’entends sur ce blog qu’il ne faut plus critiquer Mélenchon, parce que le critiquer c’est l’affaiblir face à nos ennemis commun. Ça promet si par hasard il était élu !

        Les ennemis de classe existeront toujours.

        Mais en tant que trotskyste, je connais cette petite chanson. Staline ne supportait aucune critique. Lui aussi il exigeait un rang serré derrière lui, le petit doigt sur la couture. Sinon il caricaturait ses opposants en hitléro-trotskyste … et c’était une balle !

        Alors Staline à construit dans un silence religieux le socialisme dans un seul pays, il a fait des belles bêtises, et puis un jour l’URSS a disparu.

        Est ce la faute des trotskystes ?

        Bref, tu veux que Mélenchon soit efficace, si par hasard il réussi son aventure ? Nous aussi.

        C’est pourquoi on prépare dès maintenant une opposition ouvrière, afin de le presser de tenir ses promesses. Pour cela, nous votons ouvrier au premier tour.
        Ça s’appelle un vote de classe, c’est un principe, et un principe ne se négocie pas à la petite semaine, surtout au nom de l’ambition d’un camelot.

        S’ il n’est pas au second tour ce sera de sa faute. Il nous impose sa tactique. Il aurait pu travailler à un front unique avec Hamon. Ça ne l’a pas intéressé.

        Lorsqu’il nous impose le drapeau tricolore, c’est que plus intelligent que les autres, il nous dit qu’il est sûr d’aller chercher les ouvriers chauvins, et avec eux de gagner. On verra !

        S’ il voulait se garantir de l’appui du NPA ou de LO, des communistes, il n’avait qu’à agiter le drapeau rouge. Mais pour lui nous ne pouvons plus être une majorité dans le pays (même avec le rose de Hamon).

        Dont acte ! C’est une manière de voir, ce n’est pas la notre.

        Nous préférons perdre sous le drapeau de la Commune, que de gagner sous le drapeau des Versaillais.

        Si au second tour nous nous rallions à lui, c’est comme Hollande en 2012, pour dégager Fillon comme on à dégager Sarkozy.

        Mais dès maintenant il faut bien établir les responsabilités de chacun.

        la défaite prévisible de Mélenchon n’est pas le fait de Poutou ou Arthaud.

        Lorsque Mélenchon a vu que ces derniers avaient du mal à se rallier à Hamon le socialiste, il pouvait bien s’imaginer que se rallier à un populiste nationaliste, c’était impossible.

        Il a voulu y aller tout seul comme un grand. Qu’il triomphe seul , ou alors qu’il en assume la défaite.

        Le système ne saura jamais trop le remercier d’avoir miné l’union de la gauche et assuré tranquille le triomphe de Fillon !

      6. @ Eninel

        Inexact. Philippe comme Nathalie utilisent le mot. Et heureusement, comme ils ne sont pas membres d’une secte, ils prennent la peine d’expliquer le sens qu’il a pour les marxistes: l’écrasante majorité des travailleurs au sens de « tous ceux qui n’ont que leur force de travail, manuelle ou intellectuelle à vendre pour assurer leur survie ».
        D’ailleurs Poutou l’a utilisée ce jour même dans son entretien, très complet, avec Reporterre:
        Philippe Poutou : « La conscience écolo progresse dans les milieux prolétaires »
        https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/180417/philippe-poutou-la-conscience-ecolo-progresse-dans-les-milieux-proletaires

      7. On se croirait à Byzance en vous lisant ! Incroyable expérience de pensée ! Merci les mecs ! J’adore la Gauche pour ça !

        Pas les libéraux libertaires car eux ils sont de centre ni droite ni gauche tendance micron comme le confirme vigneron à chaque passage. Les Neutricons qu’on doit les appeler.

      8. @ Charles

        Tu es à la limite de la mauvaise foi, mais je confirme ce que je dis.

        Entres eux, de temps en temps dans des revues théoriques ou même en meeting (surtout à LO) , on emploie des mots d’une certaine densité politique, mais à la télévision – la radio : nada !

        Tu me renvoies à une interview de Philippe Poutou sur Médiapart, ce site étant le parfait symbole de la contre-culture médiatique. Est ce le bon exemple ?

        Il répond  » La prise de conscience (écolo) progresse y compris dans les milieux prolos. » … sur Médiapart, pas sur TF1 à 20h00 !

        Et encore il dits texto:
        « La prise de conscience progresse y compris dans les milieux prolos. »

        Et non pas la phrase imaginaire du journaliste, en titre, que toi tu reprends « …« La conscience écolo progresse dans les milieux prolétaires »

        Voilà le passage exacte:

        « … La conscience écolo progresse dans les milieux prolétaires … »(le sous titre du journaliste)

        « …L’écologie est souvent perçue comme une préoccupation de bobos. Est-ce compliqué de porter un discours antiproductiviste et écolo auprès d’ouvriers et d’employés ?
        (La question du journaliste)

        Le NPA a toujours porté ces mesures. La commission Ecologie existe depuis le début du parti et notre journal a une rubrique écologie quasiment toutes les semaines. Il y a cinq ans, notre programme disait la même chose. Mais aujourd’hui, la question écologique prend de l’ampleur dans l’opinion publique ; du coup, quand nous en parlons, nous sommes davantage entendus. Et encore, je ne peux jamais en parler dans les médias : les interviews portent sur les licenciements, l’emploi… jamais sur l’écologie.
        La prise de conscience progresse y compris dans les milieux prolos… » …  »
        (La réponse du candidat NPA, et ça c’est du Poutou ! )

        « Prolos » ça fait quand plus cool que le doctrinaire « Prolétaire » !
        Et de toute façon quand Poutou l’ouvrier chez Ford, répond à la question, il pense à ses collègues, à des col bleus, à des prolos quoi !

        Voilà Charles, c’est peut-être un détail, mais de ce détail, inutile de vouloir me calomnier.

      9. Querelle byzantine entre obédiences trostskystes.
        Mort de rire.
        C’est la présence d’anciens de l’ OCI / PCI dans la garde rapprochée de Mélenchon qui vous met dans cet état ?

      10. Prolétaire est un terme synonyme que l’on peut «apposé» au populisme.
        Le terme que je recherche est l’«opposé» du populisme et un sens à lui donner.
        Et prolétaire définit bien le populisme.
        Le prolétaire dans le système actuel c’est toute la société, de l’ouvrier au patron parce que tous ne comprennent pas la finalité de leur travail.
        L’obsession d’avoir un travail pour l’un et l’obsession de produire pour l’autre accompagné du parasitisme financier.
        Tous ce beau monde n’a pas conscience que leurs activités, en bout de ligne, détruit la planète par épuisement des ressources.
        Alors je reviens à ma question, quel terme et surtout sa signification serait contraire au populisme?

      11. Alain Audet :

        Il y a au moins quatre significations à « populisme » , qui peuvent être reçues positivement ou péjorativement selon leur champ d’application :

        – une école littéraire qui dépeint la vie des « gens du peuple » ( et c’est la signification originelle)

        – de façon générale , l’importance donnée aux « couches populaires » dans la vie et les œuvres sociales ( déclinée en ouvriérisme et prolétarisme)

        – un mouvement politique russe visant au socialisme agraire (vers 1870) ou aux états unis ( crise rurale dernière décennie du 19 ème siècle) ou mouvements politiques d’Amérique latine opposés aux USA , Cardenas au Mexique , Vargas au Brésil , Peron en Argentine

        – tendance politique qui affirme défendre « les intérêts du peuple » en s’opposant aux institutions , aux pratiques démocratiques , à l’establishment ( surtout depuis 1970) .)

        Si vous voulez absolument avoir un « contraire » , il vous faudra d’abord connaître dans quelle case vous vous inscrivez , si tant est que vous n’ayez pas envie d’en créer une cinquième ( voire compléter à 11 pour égaler le nombre de candidats ) .

  14. François Hollande, vient ce dimanche de rompre son vœu de silence durant la campagne présidentielle : il place manifestement MLP et JLM aux extrêmes et dans le même temps laisse entendre que « la politique a besoin de renouvellement », ce qui sans le nommer va dans le sens de Macron ; en revanche, il n’a aucune parole en faveur de Hamon.
    Tout cela est loin d’être anecdotique, la France est plus proche que jamais de la possibilité d’un basculement et tout sera donc mis en œuvre pour éviter cela.
    Ceux qui nous ont dirigé jusqu’ici ne devraient-ils pas faire leur autocritique ?
    Pourquoi autant de votes issus des classes populaires en faveur de MLP ? Il ont été trahis notamment par ceux qui s’intitulaient ‘socialistes’.
    En tout état de cause, le basculement vers φ (JLM) ne serait que le moindre mal, en espérant qu’ils remédient réellement à cette mauvaise représentation du peuple au sein des institutions où, notoirement, les classes laborieuses sont sous-représentées :
    http://www.assemblee-nationale.fr/11/tribun/csp1.asp#P606_29659
    http://parlement.blog.lemonde.fr/2012/11/25/surprise-les-deputes-ne-sont-pas-representatifs-de-la-population/

    Et pour terminer, un brin d’humour :
    http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/tanguy-pastureau-presidentielle-la-derniere-ligne-droite-7788138571

    1. @ Eninel

      Je vous ai lu, bien sûr. Mais je m’interroge. L’Histoire dont vous vous faites l’écho, bien sûr, je la partage par l’esprit ne l’ayant pas vécu. Disons que j’en connais tous les linéaments incommensurables, douloureux et viciés et je ne peux bien évidemment que vous rejoindre. Je vais même plus loin, puisque m’adressant à un « trotskyste » de 2017 ( ? ), je ne pousserai pas trop la mauvaise partie sur  » Kronstadt », où des balles amies cherchaient des nuques bien jeunes et biens raides, elles aussi. Vous devez être bien averti. Non, j’aimerai plutôt savoir si vous arrivez à vous décaler de certaines « mythologies », ces histoires que presque plus personnes n’a vécu mais que tout le monde se refile, et savoir si parfois, vous savez les dépasser et reconstruire un récit d’aujourd’hui.car oui, à force d’être rabâchées, je me suis souvent demandés comme M.Lordon, si le disque n’était pas quelque peu rayé. Bien, sur, j’imagine déjà bien quelques petites hyènes alexandrines me mordre soudainement au mollet, pour me rappeler à un certain  » devoir de mémoire « , mais bon, pour cela, je n’ai pas besoin d’elles…Non, je voudrais vous posez la question suivante , que pense un trotskyste de 2017 de ce fait là, qui voit l’Italie risquer de payer des millions de dommages et intérêts au pétrolier gazier britannique Rochopper Exploration, pour avoir osé protéger par une loi, 20 km de son littoral, de peur d’une éventuelle marée noire. Attaquée par la firme pour entrave, devant un tribunal d’arbitrage -une justice privée que tous les Macrono-fillonistes appelent de leurs vœux – j’aurais bien voulu entendre votre avis. Merci à vous.

  15. – Les journalistes travaillent pour leur propriétaire.
    – Les ouvriers travaillent pour l’entreprise de leur propriétaire.
    – Les politiciens travaillent pour leur gloire personnel étant donnée qu’ils ont fait allégeance à l’oligarchie et à sa religion féroce seul et unique détentrice du pouvoir (de ne rien changer).
    – Les milliardaires travaillent pour amasser encore plus d’argents et de pouvoir.
    – Un majorité des blogueurs et commentateurs de la série d’article sur les élections présidentielles française travaillent pour qui/quoi ?
    Cette débauche d’énergie ne changera pas d’un « micron » le rapport de force. Parmi les manifestations que la mort d’un organe vivant (notre espèce, culture) génère, je crois que Paul vient d’en expérimenter un modèle du genre

    Si 1% de cette énergie était consacré à résoudre les défis de notre espèce…alors là ma bonne dame..on en aurai déjà réglés 99%.

    J’avais déjà écrit un commentaire du genre il y a plusieurs année, mais bon, tout le monde radote…

      1. Et toi Bidochon y’a longtemps que t’as mis les bonnes réponses à des années-lumières de toi.

  16. « mais bon, tout le monde radote… »

    Mais non t’inquiète, on ne radote pas, on s’explique.

    Il y a un temps pour l’action et un temps pour la discussion.

    Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action.

  17. Grâce à JL Mélenchon, E. Macron est assuré de la victoire dimanche.
    La plupart des électeurs savent que c’est une élection à un tour. Pour ceux qui n’ont pas compris, le mégaphone va parler.
    – Quelques % d’Hamonistes voteront utiles : « tout sauf F. Fillon ».
    – P. Poutou et N. Artaud n’ont aucune raison de voter utile car mathématiquement JLM ne passerait pas. Remerciez Taubira d’avoir eu la sagesse qu’elle eu, c’est une grande dame.
    – F. Fillon a tort de croire qu’il n’a pas fait le plein de voix : tous ceux qui ne sont pas retraités, qui apprécient les 35 heures ne vont pas changer d’avis en face de l’urne. FF, c’est le candidat des retraités aisés dont le nombre n’est pas extensibles d’ici dimanche.

    Question programme, JP Mélenchon nous propose d’emprunter avec un fort spread, de distribuer l’argent de l’emprunt aux pauvres, puis de nous refaire le coup d’A Tsipras, à la française : tu me coules, je te coule. Rien de bon n’en découle. Le B….l s’installe et je me retire dans ma campagne, sûr d’avoir eu raison. D’ailleurs vous verrez, les faits prouveront que j’avais raison en avance sur tout le monde.

    Je te donne raison mon Jean Luc, tu es en avance. Mais franchement, ton avance n’a rien d’original. C’est la façon d’y arriver et d’y arriver vite qui est important, pas des effets de manche. Pense à tous ceux que tu trompes, que tu as trompés. Tu n’es pas très Généreux avec eux.
    A bientôt, Monsieur le député européen, place garantie. Qu’on se le dise !

    1. Monsieur,Vigneron qui insulte les autres de « bidochons « ! Quand on sait qu’il va voter pour le candidat des retraités bien lotis, le candidat E.Macron, on sourit à ses insultes répétées.

      Noël Mamère :  » Attention, dangers !  »

       » Le risque est incontestablement celui que fait courir Emmanuel Macron, le candidat de l’ubérisation de la société. Sous ses aspects de jeune premier à la Kennedy, l’ex énarque et banquier n’est pas un OVNI politique. Il est le produit de l’osmose entre l’oligarchie financière et la technocratie d’Etat. Sa prétendue modernité est celle des marchés. Son programme pourrait être plus dangereux, de fait, que celui de François Fillon car il a les moyens de l’appliquer effectivement par le consensus qu’il entend faire régner autour de lui. Sa vision de la politique est celle d’un exécutif qui ressemble au bras armé d’une Cour des Comptes décomplexée. Dans les premiers mois il démantèlera le Code du travail par ordonnances et imposera la retraite par points, qui équivaut à une baisse de 20 % des pensions. L’écologie en prendra elle aussi pour son grade : Le nucléaire restera l’énergie de référence et l’agriculture industrielle sera préservée. Pouvons-nous faire confiance à ce faux nez des multinationales, monté en puissance grâce aux « unes » des magazines people, aux mains de grands groupes de presse contrôlés par les marchands d’armes, les grandes sociétés du BTP et des Télécoms ? « 

    1. On se prend à rêver que le lider minimo dégage lui aussi, avec ses 30 ans de sénateur révolutionnaire de carpette en velours rouge, et que Jacques Généreux prenne non pas la suite, parce qu’il est bien obligé de réciter un peu catéchisme zinsoumis, mais propose sa voix à la place.

      http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/24/jacques-genereux-pour-sauver-le-meilleur-de-l-ue-il-faut-abolir-le-pire_1558195

      Sigh…

      1. C’est super de pouvoir sauvegarder tous mes messages en attente qui n’ont jamais été validés, pour cause de censure absolument pas de forme (insulte) mais de fond. ça fait une collection, un enfer diraient certain, bien classé, pour le chef du contentieux, Monsieur Dupneu le chasseur de trolls.

      2. Classe, Rosebud, classe. Mets des étiquettes, colorie bien en fluo orange par ordre d’importance, et numérotes aussi. Faut pas oublier de numéroter. Quand on a la chance d’avoir deux talents, classer et numéroter, ce serait dommage de pas en faire usage.

        Dans quelques années, le passage à la postérité :
        – « Regardes à la fenêtre chéri, il est encore là je te dis ! »
        – « Mais qui donc ? »
        – « Le type dont je t’ai parlé, il se balade toute la journée avec un charriot Lidl rempli de dossiers de toutes les couleurs, classés et numérotés, et il les récite apparemment à voix haute et s’arrête de temps en temps pour murmurer des trucs bizarres sur Poutine, les toilettes, les Tchéthènes et l’apopathophobie »
        – « Tu veux que j’appelle la police ? »
        – « Non, pauvre homme, il a l’air bien inoffensif avec sa rose dans les cheveux… »

      3. Le lider Minimo ? Et moi qui pensais que c’était vous, sur le blog de Paul Jorion … je me serai donc trompé.

      4. Hervé, sur le blog, c’est la division sociale du travail : l’ordre naturel cautionné par la justice divine. Ceux qui ne comprennent pas cela sont des bolchéviques au couteau tranchant entre les dents.

    1. Un militant des Jeunesses Communistes et collaborateur de la revue Esprit (pour ceux qui connaissent) qui vient au secours de Mélenchon ? Mais quelle surprise ! Les bras m’en tombent, c’est un chamboulement, un basculement, un ralliement de premier plan. Qui l’eut crû ? Les carottes sont cuites.

      Accessoirement, il est aussi philosophe, successeur de Finkelkraut à l’X (nommé par le section gymnastique, qui maitrise visiblement le grand écart) en plus de militant politique. Il fut proche de Paul Ricoeur (comme Macron, il peut pas avoir que des qualités Michaël non plus), figure de l’antitotalitarisme. Ça doit lui faire bizarre à Ricoeur là où il est qu’on se revendique de l’antitotalitarisme pour soutenir le lider minimo, c’est sûr.

      1. Un ancien trader qui anime un blog révolutionnaire qui vient au secours de Kerviel ? Mais quelle surprise ! Les bras m’en tombent, c’est un chamboulement, un basculement, un ralliement de premier plan. Qui l’eut crû ? Les carottes sont cuites.

        Un ancien trotskyste qui anime un mouvement révolutionnaire qui vient au secours de Kerviel ? Mais quelle surprise ! Les bras m’en tombent, c’est un chamboulement, un basculement, un ralliement de premier plan. Qui l’eut crû ? Les carottes sont cuites.

        Vous pouvez continuer… ça endort bien.

        Accessoirement je n’ai pas plus de goût pour la mayonnaise antitotalitariste que la totalitariste à cause du « Tout ». Le « tout » me tue, je préfère le pas-tout.

      2. Et les autogestionnaires de « jolies colonies de vacances, yukaïdi, aïdi, aïda » qui virent Putino-bachariste, Jorion ? T’en fais quoi Jorion ? Uh ?

      3. « First we take Manhattan »…. ( billet suivant)
        Julien c’est de l’entrisme ?
        C’est aussi de la médecine : la démocratie étant une homéostasie provisoire – « un équilibre fragile » diront les journalistes mais il va falloir creuser svp – il faudra donc, avant de prétendre mieux la structurer pour mieux la réguler, d’abord limiter l’impact des pièces douteuses et frauduleuses, puis réajuster les mécaniques qui dysfonctionnent…
        Par où on commence ? Toujours citer ses sources : Une tribune libre de la Presse d’Armor – journal hebdomadaire de Paimpol qui a titré : « La démocratie, ça se défend. »
        N’est ce pas ce que nous tentons tous de faire ici ?
        C’est vivant cette bête là, il faut donc en assister la respiration, la nutrition, la circulation des énergies pour en renforcer « les défenses générales ».
        Désolé mais faut pas rêver, il n’existe pas d’immunité générale acquise une fois pour toute car il y a et il y aura toujours à chaque instant des « germes opportunistes » qui rêvent de devenir parasites ( = toucher de plus en plus en en faisant de moins en moins…, rien de plus naturel)
        Puis de mal en pis ils deviennent de plus en plus franchement pathogènes chroniques d’abord puis aiguës car nous les laissons s’exprimer. C’est bien ce que dit « En finir avec le capitalisme » en multipliant les exemples, pages après pages, ou je n’y ai rien compris ?
        J’ai donc entendu un « bémol » sympathique dans le discours hologrammé de JLM hier 18/4/17. Il a annoncé ne faire qu’une confiance limitée aux « administratifs privilégiés » en place qui ne font plus vraiment leur boulot « d’intérêt général »…
        Je crois me souvenir que les pêcheurs de l’Ile de Houat en souffraient déjà ( à moins que ce soit dans la Transmission des savoirs ? ) … Désolé mais je n’ai pas les pages en référence sous le nez mais cette « révélation » m’avait touché.. au coeur de la raison : elles expliquent si simplement des situations présentées comme complexes : « Y en a qui font pas leur boulot » et tout part à vau l’eau; C’est simple ! »

      4. Et les autogestionnaires de « jolies colonies de vacances, yukaïdi, aïdi, aïda » qui virent Putino-bachariste, Jorion ? T’en fais quoi Jorion ? Uh ?

        Tiens ! quelqu’un a rebranché le robot sans modifier le logiciel.

      5. @ Julien Alexandre

        Autant M.Jorion a de l’humour et cela reste plutôt rafraichissant, vu la passe-d’armes ici, sur le blog, où l’on rentre généreusement encore sur votre propriété, autant je cherche encore le vôtre.

        Mais dites-moi, M.Alexandre, oui, il est vrai que j’aimerai bien le savoir. Que reprochez-vous donc à M. José Bové ? Pour avoir lu votre nouvelle opprobre le concernant et m’en étant étonné, j’ai hâte de vous lire. Merci.

    1. La Pénienne + Fillon + Môssieur Père Castor = plus de 60% de l’oipignon qui favoriserait Putin et Bachar.
      C’est pas ça le mainstream, le courant général, comme il va au beau pays des oies, des oignons et de leur oipignon ?

      1. @vigneron restez concentré svp.

        Je pense que nono parlait des médias mainstream. Vous savez les prêtres d’une religion féroce tout ça tout ça….Ceux que le peuple(en tout cas environ 60 %), lassé par des années de mensonges, n’est plus enclin à croire aveuglément.

        NB : d’où vient la notion de « rouge brun » ? Qui l’utilise ? Dans quel but ?

        On peut rigoler cinq minutes en développant sur ce sujet mais j’aime bien Paul Jorion alors je m’en arrête là.

      2. C’est quoi un « rouge-brun » ? Ben c’est un mec qui se dit ou se croit de gauche auquel on fait lire des textes non signés ni sourcés, tirés (et à peine sélectionnés) par exemple de E&R d’A… S…. et qui trouve que tout ça lui convient tout à fait.

  18. Je dois avouer être un peu perplexe quant à une chose défendue par Paul Jorion:
    pourquoi ne pas avoir continué à soutenir Hamon, et avoir soudainement appelé à voter Poutou? La question n’est pas de savoir si oui ou non il faut voter pour Poutou, mais bien plutôt pourquoi est-ce qu’en février Hamon était préféré à Poutou, mais qu’en avril, c’est l’inverse? Qu’est-ce qui a changé?
    Je ne pense pas qu’il y ait eu de modifications de programme, ni de révélation concernant aucun de ces deux candidats.
    La seule chose qui semble avoir changé c’est la dynamique des intentions de vote et des chances d’accéder au second tour. Mais si c’est cela la raison, je comprends encore moins: comment le fait que Hamon n’ait plus de chance d’accéder au second tour (chose qui était encore plausible en février) peut-il motiver le fait de voter pour quelqu’un qui a encore moins de chance d’y accéder?

    1. « …Je dois avouer être un peu perplexe quant à une chose défendue par Paul Jorion:
      pourquoi ne pas avoir continué à soutenir Hamon, et avoir soudainement appelé à voter Poutou? … »

      Peut-être un écœurement et une immense déception à ne pas avoir vu Hamon commencer à faire de la politique.

      Exclusion de Valls du PS, c’est dur à dire ça !

      Qui aime bien châtie bien.

      Va pour ce si sympathique et si surréaliste Poutou ! Vote Dada !

      1. @Eninel
        « Pourquoi, Paul Jorion, ne pas avoir continué à soutenir Hamon, et avoir soudainement appelé à voter Poutou ? »
        M. Jorion vous a-t-il répondu ?
        J’avoue que votre question, simple et directe, me plaît. Et soudainement, je me suis rappelé d’une « vidéo » publiée assez récemment par Paul Jorion. Et, si je rapproche cette vision à la vôtre, Eninel – soit la déception, peut-être, « à ne pas avoir vu Hamon commencer à faire de la politique », (sans oublier, plus en amont, le choix de soutenir Piketty, s’il s’était présenté à la primaire à gauche) – il se pourrait qu’il n’y ait nulle contradiction dans l’évolution du choix de Paul Jorion, mais bien au contraire, une pensée qui, (pour le moment), tient parfaitement debout de Piketty à Poutou…

      2. Piketty, Hammon et maintenant Poutou, c’est donc un peu comme une fusée à trois étages. Constituée que d’un seul étage (Piketty), elle n’a même pas décollé. Constituée de deux étages (Piketty et Hamon), elle tourna en rond. Constituée de trois étages, s’envolera-t-elle direct pour le 7ème ciel ?
        Certes, avec Piketty, très vite, nous avons vu une vraie complicité intellectuelle : 1er des trois cerveaux du corps humain (cerveau céphalique) : celui dans notre tête, et troisième étage du corps-fusée). Mais si cet étage contient le bon véhicule, la cause des inégalités comme force motrice (cause efficiente), la raison n’a pu à elle seule faire décoller la fusée. Une tête bien pleine ne suffit pas. La fusée est restée donc sur le pas de lancement. Ne pouvant pas attendre une nouvelle fenêtre de tir, Piketty s’est associé à Hamon pour « acquérir » plus d’âme (cause formelle) : soit, au 2ème des trois cerveaux du corps humain (cerveau cardiaque). Jorion partage aussi de vrais sentiments d’amitiés avec Hamon. Tout cela a apporté plus de carburant au réservoir, mais pas encore assez pour décoller, c’est à dire faire battre « le cœur de la France », car “Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point”. Maintenant, mon cher Eninel , vous devinez peut-être pourquoi Paul Jorion n’a pas choisi Poutou comme candidat que sur un coup de cœur. Il lui fallait nécessairement, prendre une décision aussi avec ses tripes (cause matérielle) : (3ème cerveau dans notre ventre et 1er étage de la fusée) et ainsi trouver toute la puissance nécessaire pour le décollage…
        3 cerveaux donc, autonomes mais essentiels pour communiquer et échanger des informations : intelligence, créativité, solidarité, puis mémoire, émotion, acquisition, et enfin grandes fonctions pour la survie de l’espèce.
        Mais pourtant, se pourrait-il qu’il manque encore quelque chose à cette fusée, une cause finale, la raison d’être de la chose « ce en vue de quoi elle existe » d’un 4ème cerveau en somme, pour se poser enfin sur la « Mer de la Tranquillité » ?

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_aristotélicienne_de_la_causalité

  19. Apres avoir lu tous les commentaires, on commence a voir que le changement n’est pas pour demain… que ce soit le « comment » ou le « pourquoi », le probleme subsiste…

    L’humain (et particulierement « l’occidental ») n’a plus rien a voir avec la notion de « bon sens »…

    Se debarrasser du capitalisme est une question de survie oui mais c’est la survie des suivants qui est en jeu…

    Comme le disait un de mes collegues (qui commence a peine a entrevoir la realité au milieu de l’illusion de notre monde) comment faire faire demi tour a ceux qui ont gouté a ce monde?

    Comme le dit Clive Hamilton dans « requiem pour l’espece humaine », il faut commencer par perdre espoir ! Mais on a ete eduqué a l’espoir… durdur de revenir sur nos conditionnements de base (a notre epoque, on a meme lié cela a la notion de bonheur)

    Pas convaincu qu’on puisse faire qqch d’autre que d’attendre que ca empire

    1. Ou il faut accepter et faire sienne cette maxime gravée sur le monument aux morts du jardin d’Allard de la commune de Montbrison :

      « Il faut qu’il y ait des morts pour que par centaines se présentent ceux qui aspirent à les remplacer »…

      ( Variante de : nous entrerons dans la carrière quand nos ainés n’y seront plus ).

      1. @Juannessy
        Voilà une conclusion que je trouve extrêmement intéressante et qui met particulièrement en relief tout le fond du problème, autrement dit, du choix que nous devons faire… entre l’Être et le Néant…

      2. @Philgill :

        Bonjour ! De retour ?

        Je choisis l’être , sans passer par la case néant . Et , si j’ai bien compris le billet de Paul Jorion , il se désespère du néant des propositions qui sont sensées nous éviter la poursuite du néant capitaliste .

        Au passage , les consignes de vote , d’où qu’elles viennent me rebutent .

      3. @Juannessy
        « Je choisis l’être, sans passer par la case néant. »
        Ah bon ! Mais pourquoi ? Est-ce par peur du vide ?
        « Requiem pour l’espece humaine » : Espoir : Ô désespoir !

        Selon Edgar Morin (s’interrogeant sur l’origine de l’univers), Hegel aurait montré qu’être et néant étaient synonymes, puisque écrit-il, « aucune détermination ne limite l’un et l’autre. L’être pur est l’indéterminé, de même que le pur néant, l’un dans la plénitude absolue, l’autre dans la vacuité absolue. »
        Alors, si l’univers lui-même est né peut-être d’une relation singulière entre deux absolus identiques ou du moins très voisins, comme si au commencement 0 avait été égal à 1, rien n’est encore perdu !

        Quand un absolu
        Rencontre un autr’ absolu
        Qu’est-ce qui les charme
        Des histoires d’absolus

      4. @Juannessy
        « Il faut qu’il y ait des morts pour que par centaines se présentent ceux qui aspirent à les remplacer »
        Cette citation me permet de faire d’une pierre deux coups, en citant premièrement une dédicace de Jean-Michel Naulot (ÉVITER L’EFFONDREMENT – Seuil) : « Aux jeunes, pour qu’ils prennent le meilleur de la génération précédente mais n’hésitent pas à faire table rase de quelques-unes de ses certitudes ! », et bien sûr Sartre, dans l’Être et le Néant : «  Être mort, c’est être en proie aux vivants. »

  20. Bernie Sanders et quelques grands noms de la Gauche américaine appellent à voter… Mélenchon

    le BJ débarqué par le grand frère étatsunien, ça manque pas de sel.

    1. Danny Glover, Mark Ruffalo et Oncle Bernie, c’est « une partie » des États-Unis, pas « les » États-Unis au complet. Si c’était le cas, Oncle Bernie serait dans le bureau ovale.

      1. oui voilà et Chomsky aussi… rien que des cloches roulées par Clinton &Cie selon votre faveur. On voit le résultat, conforme à vos attentes ?

      2. Ah, et bien oui, ça c’est sûr. Ce ne sont pas tous les Etats-Unis (?!) Mais, bon…cela est plutôt heureux. On ne va pas bouder son plaisir puisque vous nous le gâchez déjà bien assez suffisamment comme ça.

      3. T’admettra qu’on fait pas mieux comme chars de l’armée rouge que La Cavalerie Yankee…. LOLOLOL On s’ra p’tet pas au deuxième tour mais qu’est ce qu’on se s’ra fendu la gueule 🙂

  21. Monsieur Jorion,

    Vous vous honoreriez de joindre votre voix à celles de Bernie Sanders et de Pablo Iglesias qui, parmi beaucoup d’autres, soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
    J’ai bien entendu vos réticences et vos craintes, mais, face au risque de devoir choisir au second tour entre deux des trois composantes de la droite (Bonapartiste, légitimiste, orléaniste), seule l’alliance de ceux qui souhaitent se débarrasser du capitalisme peut avoir une chance.
    Votre influence, comme votre lectorat, est loin d’être négligeable. Et justement parce que vous n’appréciez pas Mélenchon et que vous vous en méfiez, votre choix serait à même d’influer sur le cous des choses.
    Monsieur Jorion, c’est le moment d’agir.

    1. Mais mon cher Goupil, j’ai déjà dit ce que je voulais faire savoir : ressusciter un populisme de gauche, c’est admirable, c’est même beaucoup plus beau que cela : c’est héroïque !

      Eugène Laermans, Un soir de grève (1893)

      Mais singer le populisme de droite, c’est minable. Et faire en plus les yeux doux à Moscou, devenue la capitale mondiale de l’extrême-droite obtuse, et à son allié syrien trou-du-cul de la dignité humaine, c’est encore pire : c’est inexcusable.

      1. Mais Paul, oublie ça, le populisme de gauche n’est pour le moment qu’une utopie théorique incomplète, et dans la réalité une aporie de droite. Mouffe est dans un cul-de-sac théorique et idéologique, ne parlons pas de Lordon ou Brustier. Et le réel on l’a sous les yeux, le nouveau naufrage mélenchiste.

      2. Un peu comme signer de sa caution morale et intellectuelle, de populisme de gauche, un torchon, dont on n’oserait pas se torcher, issu de la samaritaine du moisi (© Vigneron), de populisme de droite, sous prétexte qu’on y partage de vagues analyses communes quant à l’impérieuse nécessité de mettre fin au capitalisme austéritaire, de gauche, de droite.

      3. zebu 19 avril 2017 à 23 h 54 min

        Après recherches sur le Net, il semble que l’expression « samaritaine du moisi » soit la création d’un certain Bruno Roger Petit, de réputation d’extrême droite, le terme étant repris dans d’autres sites de même tendance. Cela indiquerait-il que Julien Alexandre et Vigneron à connaître et user de cette expression font partie du même courant ?
        Est-ce une bonne lecture ?

      4. Bruno Roger Petit ? Un autre usurpateur/récupérateur de mon copyright, expression que j’utilise depuis des années pour définir l’engeance à laquelle appartiennent notamment les boutons de rose.

        Bon, l’essentiel c’est que les dossiers de Rosebud soient à jour. On plaisante pas avec les dossiers.

      5. Roger-Petit d’extrême-droite ??? Mouarrfffffff…
        Relis ta fiche, ou plutôt la fiche wikipédia de BRP…

        Pour l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique, classé à l’extrême droite17,18, « Bruno Roger-Petit a trouvé dans l’attaque frontale de personnalités un moyen de se hisser dans un petit monde médiatique qui semble le fasciner. […] Ce mitterrandiste convaincu s’est fait depuis quelques années le spécialiste des indignations « politiquement correctes ». […] Une « pensée » qui croit lire entre les lignes mais qui, en réalité, repose largement sur le néant… »

        Le prochain test des facultés cognitives, Rosebud, rassure nous, c’est pour bientôt ou t’as pas noté et raté le RV ?

      6. J’invite chacun à admirer la puissance du biais cognitif en action lorsque Rosebud lit exactement le contraire de ce qui est écrit dans cet article Wiki. Il y lit ce qu’il veut lire et uniquement ce qu’il veut lire, fût-ce le contraire de l’évidence. C’est littéralement fascinant.

      7. Monsieur Jorion,

        Je suis, vous l’imaginez bien, terriblement déçu de votre réponse.
        J’ai, un instant pensé contre-argumenter et puis, à quoi bon… Tout a été dit sur ce blog et vous avez choisi les arguments qui vous conviennent.

        Ma seule consolation est de savoir que vous condamnez la candidature de Mélenchon coude à coude avec Jean Tirole, tandis que moi je persiste à la soutenir aux cotés de Paméla Anderson ;=)
        Na, na, na !

      8. La déception est un sentiment terrible, dont les acheteurs de billets de loterie ressentent tous les jours les affreux pincements. C’est pourquoi votre déception du fait que j’aie une autre opinion que vous me hantera éternellement (ou presque).

      9. Eh les monozygotes,

        J’ai écrit « il semble » et je sais que vous êtes de piètres lecteurs.

        Vous témoignez de votre hyperspécialité dans la botanique du who’s who des jungles marécageuses que j’ignore, mais ce qui m’interessait avant tout, c’était l’irruption de Zebu, dont je garde le souvenir de propos mesurés et argumentés et qui tout à coup met en relief cette expression que l’immodérateur a fait valoir.

        Il doit bien y avoir une raison…

      10. Si singer le populisme de droite est nécessaire à son élection, c’est bien joué.
        Croyez vous que l’on soit à ça prêt, compte tenu de l’Enjeu, et de la filouterie des autres candidats, prêts à toutes les ignominies pour passer ?

        D’un autre côté, comme vous, j’aurais préféré un Roosevelt, ou un de Gaulle, mais s’il faut encore attendre 50 ans pour le trouver, ce sera trop tard.

        Par ailleurs Mélenchon n’est pas seul…
        De plus, il n’est pas là pour s’accrocher au pouvoir, et la Constituante rebattra les cartes…

        Bref, pour faire la transition, et il n’y a pas d’autre choix que de voter Mélenchon. Sinon quoi ? On attend 50 ans? On attend un cataclysme? (la situation est déjà apocalyptique pour beaucoup)

        PS1: pour qu’il soit au 2èm tour, il faut aussi voter pour lui au 1er tour.

        PS2: à l’attention des NPA et LO: sachez qu’une fois Mélenchon élu, le peuple pourra d’autant plus descendre dans la rue, que Mélenchon ne demande que ça, pour appuyer son (notre) programme.

        Donc, ne soyez pas stupides, sinon ce sera encore et encore du temps de perdu (qui ne se rattrape jamais)

      11. Paul Jorion 20 avril 2017 à 18 h 38 min

        « Les acheteurs de billets de loterie »

        C’est justement l’embarras de vos acheteurs qui ont remarqué qu’après leur avoir vendu un billet Piketty, puis un billet Hamon et maintenant un billet Poutou, vous interrogent sur pourquoi ça s’arrêterait là, quand vos arguments leur semblent au moins bizarre. Ils deviennent donc résistants à la diffusion non plus d’un billet de loterie mais d’un billet de coterie qui fait énigme et contraste à l’égard de constantes pluriannuelles dont vous avez fait publicité.
        Le coucou ci-dessous qui a fait son nid sur votre blog ne peut qu’applaudir à vos trois décisions successives, il votera Macron que vous avez qualifié de « visage humain de l’ultra libéralisme ». Je sais bien que l’influence réelle de votre blog dans cette affaire d’élection française est très marginale, quelques centaines de voix, par contre vous pouvez avoir chaud au cœur de voir sur la place publique certaines de vos propositions reprises, pas-toutes, puisque vous êtes allé jusqu’à qualifier « d’excellent » un certain programme. Excellent n’est pas merveilleux, c’est certain.

  22. @ Jorion

    « singer le populisme de droite, c’est minable »

    Vous vous trompez M. Jorion.
    Mélenchon est un populiste de gauche.

    Et c’est bien ça qui est profondément inquiétant.

    1. J’t’explique l’art de l’assemblage des vins (prosaïquement la technique du coupage).
      Imagine que t’as sélectionné une vendange magnifique et vinifié une splendide cuvée de vin que l’on va appeler « populisme de gauche ». Elle est parfaite en tous points, répond à toutes tes attentes comme à celles de tes clients qui cherchent depuis des décennies l’équivalent de cette merveille. En tous points sauf un : couleur défaillante, faible, virant sur le tuilé, instable, manquant de profondeur bleutée et de brillant, bref pinard imprésentable, invendable.

      Heureusement t’as aussi une cuvée dite « populisme de droite », que tu réserves aux clients les moins exigeants. Elle te déplait en tous points sauf un : une couleur de rêve d’une densité inouïe, digne d’un cépage teinturier, d’un Alicante. Ni une ni deux tu attrapes une éprouvette et tu tentes le coup. T’essayes 20% de la deuxième dans la première, c’est trop. 5% ? Pas assez. 10% ? Parfait ! La couleur est rectifiée, ta cuvée « populisme de gauche » préservée dans ses équilibres, même si sensiblement inférieure à la cuvée pure. Bah, y’a pas d’mal quand même, ça reste unique, bingo !
      Tu peux fourguer ta came aux amateurs aux anges. Tout baigne.

      Sauf que t’as vendu, en fait et au fond du fond, une cuvée « populisme de droite » puisque ce sont ces 10% de ça, bon (couleur) et mauvais (tout le reste) compris, qui t’ont offert ces clients ci qui voulaient un vin comme ci, et ces 10% là que tu leur as vendus comme « populisme de gauche », ces 10% là qui t’ont sauvé la mise, ces 10% là que tu dois taire tout en les vendant, ces 10% que tu parviens à oublier toi-même pour mieux les vendre, ces 10% n’ont que le goût du mensonge et la couleur du mensonge pour un vin du mensonge. Un vin du mensonge sur l’étiquette duquel tu as écrit en lettres écarlates, écarlates comme le vin de droite lui-même : Cuvée du populisme de Gauche !
      Fraude. DGCCRF, INAO, Indirectes, etc.
      Et voilà comment d’un populisme de gauche tu as fait un populisme de droite.
      Capito ?

      1. Je vous remercie pour votre parfaite description du phénomène Macron.

        Un vrai populisme de Droite qui se fait passer pour un populisme de Gôche : M.Emmanuel Macron.

        600 000 chômeuses et chômeurs en plus, La Loi El Khomri, idem, les Tribunaux arbitraux en prime et tout le reste. Trimer jusqu’à 67 ou 70 ans n’étant pas le moindre de la célèbre formule populiste bien connu :  » Le Travail c’est la Santé « .

        + les guerres de l’OTAN

        Merci de votre vigilance, Monsieur Vigneron.

      2. Pour faire des crêpes, il faut de la farine, des œufs, avec un joli jaune les œufs. Ne pas hésiter à mettre un peu de farine de Sarazin et poivrer abondamment.
        Avec un bon pinard rouge brun, ou du cidre agrémenté à la cerise, le tout sera certainement délicieux. Et après avoir digéré tout ça, fini les frontières, place à la fraternité.
        Si vous en abusez, attention! Vous verrez un dragon biberonner à la mamelle d’une vache, ou Hitler ressuscité, caché dans un MELENCHON.

      3. @ Vigneron.

        Pourtant , Eugène Laermans, sur sa magnifique toile « un soir de grève  » vous le démontre, mais vous ne voyez rien (ça doit être le pinard), dans le « populisme de droite », il n’y a ni grève, ni drapeau rouge !

        C’est Lepen qui fait en France dans le populisme de droite, pas Mélenchon.

        Mélenchon lui, malgré le fait qu’il réduit la portée de sa colère dans un cadre hexagonal, est l’archétype du populisme de gauche, et c’est d’ailleurs comme cela qu’il est perçu par ses électeurs.

        Il y a à gauche le communisme (stalinisme, trotskysme, maoïsme), la social-démocratie et l’anarchisme, il faut faire en ce moment avec une tendance nationaliste, c’est le populisme de Mélenchon.

        Le populisme c’est caresser dans le sens du poil le peuple dans ses préjugés et ses émotions.

        Lepen, comme Trump joue sur la peur du peuple.
        Mélenchon comme Chavez joue sur la naïveté intrinsèque du peuple.

        Au second tour, inconditionnellement la gauche et le blog doivent se regrouper derrière Mélenchon, populiste de gauche.

      4. Non Lénine, le « populisme de gauche » c’est Peron, c’est Chavez, c’est Morales, c’est Môssieur Père Castor-Doriot.

  23. Si Moscou soit la capitale de l’extrême droite obtuse, que dire des Etats-Unis ? Il faut écouter Trump sur Fox News, son anecdote du dîner avec le président chinois, l’air réjoui de la journaliste…
    La Syrie est une dictature sanglante, c’est vrai. Mais l’Arabie saoudite aussi : elle commet des abominations au Yémen et le gouvernement dans lequel se trouvait Hamon a remis à son prince la légion d’honneur sans que l’intéressé ne proteste.
    Si un choix de politique étrangère indépendante est « mal », et rédhibitoire, mais un suivisme des Etats-Unis (responsable d’1 million de morts en Irak après une guerre illégale lancée avec des bobards) n’est pas condamnable, je ne comprends plus.
    Si l’on veut être cohérent, on doit quoiqu’il arrive sortir de l’OTAN, et Hamon ne le propose pas. Et c’est cela qui est inexcusable.
    Frédéric Lordon vient d’écrire sur son blog un joli article : « Les fenêtres de l’histoire ». Je crois que Chomski et les célébrités américaines qui appellent à voter Mélenchon l’on aussi senti, comme moi.
    Je ne sais pas si c’est (ou non) un autre Mitterrand, mais ce que je sais c’est qu’il y a un ESPOIR de quelque chose. Il faudra par contre que tous les salariés se mettent en mouvement s’il est élu pour le FORCER à mettre en œuvre son programme.
    Les grands changements ne viennent jamais du sommet, mais une élection peut les provoquer.

    1. Si Moscou soit la capitale de l’extrême droite obtuse, que dire des Etats-Unis ? Il faut écouter Trump sur Fox News, son anecdote du dîner avec le président chinois, l’air réjoui de la journaliste…

      Et qui donc a tout fait pendant la campagne pour que Trump soit élu, des piratages du DMC en passant par la propagation de fake news en pagailles via RT&cie ? Ne serait-ce pas précisément la capitale de l’extrême droite obtuse qui voulait que son candidat au bureau ovale l’emporte ? Rappelez-vous : « Hillary Clinton, c’est la guerre assurée »… ah les cons. Tellement cons que même Chomsky lui-même a été obligé de leur dire que pas voter Clinton contre Trump était une connerie.

      1. Même Chomsky, c’est dire le niveau où est tombée l’Alt-Left ricaine kremlinisée (et sandersisée aussi…). Les réseaux kreminisés pro-Bernie ont été au moins aussi néfastes pour Clinton que les réseaux de l’Alt-Right largement ostracisés contrairement aux troupes radicalisées de Bernie. Et ne parlons pas de la très ouvertement putinienne candidate verte Jill Stein qui a coûté les états cruciaux à Hillary…

      2. @JA

        Houhou le vilain petit conspirationniste !

        Ce recours systématique à la théorie du complot Russe vous classe indéniablement chez les « roug-brun ».

        Sérieusement, vous avez un début de commencement de preuve que les russes ont hacké le bouzin minablement sécurisé ?

        Sinon c’est de la croyance.

        Et les mails, sont-ils vrais ? N’ont ils pas donné un éclairage sur la nature réelle des candidats ?

      3. Eh le vendeur, faut arrêter de lire juste l’Huma et regarder la chaîne youtube du lider minimo. Figurez-vous qu’il se passe d’autres choses dans le monde. Si, si !

        Y a pas eu de multiples investigations sur le piratage par les Russes de la campagne américaine ?

        https://www.us-cert.gov/sites/default/files/publications/JAR_16-20296A_GRIZZLY%20STEPPE-2016-1229.pdf

        Les mecs qui boivent de la théorie conspirationniste matin, midi et soir et qui commencent à accuser les autres d’être complotiste… Pathétique la nouvelle technique de comm’.

      4. Je suis déçu :

        Libération
        « Le renseignement américain déçoit avec son rapport sur les ingérences russes »
        http://www.liberation.fr/planete/2017/01/08/le-renseignement-americain-decoit-avec-son-rapport-sur-les-ingerences-russes_1539893

        L’Express :
        « Ingérence russe dans l’élection américaine: un rapport, mais pas plus de preuves ».
        http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/poutine-a-cherche-a-avantager-trump-selon-le-renseignement-americain_1866587.html

        Ces médias à la solde de Moscou sont sceptiques, il est donc logique que vous soyez de votre côté persuadé qu’ils mentent et que les faits sont établis : c’est un complot de Poutine vous dis-je !

      5. Hillary Clinton, la bombardière, la fanatique belliciste en Libye et ailleurs ?

        La femme à Bill ?
        Le type qui bombardé les populations civiles d’Irak et a fait un embargo meurtrier de masse ?
        Bill, le type qui a signé sous la pression des banques, l’abolition du Glass-Steagall Act précipitant la dérégulation financière et les crises économique futures ?

        L’hymne à la dynastie Clinton, sur le blog de Paul Jorion, par son principal administrateur, est décidément bien troublant.

  24. Ah, le complot russe…
    Franchement, comme dit Todd, il n’y avait pas besoin de ça : la baisse de l’espérance de vie des ouvriers et des propos démagos, immédiatement oubliés une fois élu, comme on l’a vu, ont suffit à provoquer le vote Trump.
    L’erreur des démocrates a été de choisir Clinton. Avec Senders, ils auraient gagné.
    C’est ce que dit la pétition signée par Danny Glover, Noam Chomsky, Pamela Anderson :
    « Don’t force French voters to choose between corporate establishment liberalism and xenophobic right populism. Unite in the first round of the presidential election behind the Left candidate with the most support in the polls »
    Alors, vous l’entendez cet appel ?

    1. Jill Stein………..Putinienne ?

      Alors, là, vous m’en bouchez un coin, monsieur Vigneron.

      ( J’ai bien lu aussi votre allusion sur elle, concomitante )

      1. Oui oui, le mec à la droite du Parrain c’est Flynn, ça on sait, le gonze à sa gauche c’est ce pauvre Kusturica (ya sa loutte aussi…) et le croulant derrière à une table de réprouvés, c’est Gorbachev.

    2. Paul Jorion 20 avril 2017 à 16 h 37 min

      Il est normal qu’un débat vigoureux ait lieu.

      Quand on sait la méticulosité des conditions posées pour que certains débats soient possibles, c’est clair que les deux hydres en fonction n’ont pas le profil de l’emploi, êtes-vous otage ? Ou en tant que Boss dépendant des petites mains ? Ou Pire, complice ? Ou voulez-vous mon opinion sur la logique sous-jacente ?

  25. Voila 70 ans que, au nom du profit, l’humanité court au précipice, guidée par des inconscients.
    On ne sait pas si la situation est encore rattrapable.

    Le candidat Mélenchon est le seul, en 70ans on a jamais vu d’autres, à proposer enfin, d’inverser la vapeur.

    Mais, parce qu’il refuse de se fâcher avec des fachos, certains préfèrent continuer de plus belle notre course folle avec des inconscients, pires encore que ce qu’on a connu jusqu’ici.

    Comprenne qui pourra.

    1. Vous espérez quoi Paul Jorion, en refusant de soutenir Mélenchon ? Vous espérez quoi ???

      1. @ Dominique Gagnot

        Paul Jorion, à ma connaissance, n’a jamais écrit qu’il ne soutiendrait pas inconditionnellement Mélenchon au second tour.

        Et de toute façon, le contraire serait vrai, ce n’est pas en culpabilisant les esprits libres qu’on les fait céder, c’est en discutant et en nourrissant leur réflexion.

      2. Eninel,

        Oui, vous avez raison.

        Mais par ma question, je cherche justement à comprendre Jorion, pour ensuite pouvoir en discuter.

        Penses t’il que la non agressivité de Mélenchon va donner des ailes à Poutine ?
        En quoi Mélenchon aurait t-il de l’influence sur Poutine?

        Son attitude vis à vis de Poutine serait elle plus préoccupante que de continuer à détruire l’éco socio système, en ratant une occasion extraordinaire…, jamais vue en 70 ans … ?

        A défaut de discuter de ces points, de quoi pourrait on discuter ?

  26. Précisions pour Julien Alexandre, une mise au point ou aux poings, comme vous voudrez…

    Vous avez imputé à 3 reprises (notamment ici http://www.pauljorion.com/blog/2017/02/16/on-a-le-sens-du-dialogue-ou-on-ne-la-pas/#comment-605250 ) mes critiques sur les partis-pris électoraux de Jorion au fait que j’aurai proposé plusieurs billets à Jorion tous refusés : Psychologie à 2 balles d’ainsi tenter de détourner le contenu des critiques. Et donc à 3 reprises j’ai dit non.

    Votre insistance a fini pour me troubler et j’ai cru retrouver 2 souvenirs.

    Un bref billet en mars 2013 envoyé des Philippines sur une anomalie de formation de prix (non publié effectivement)
    Un billet écrit mais jamais envoyé du Népal en avril 2015 où j’étais pendant le tremblement de terre.

    Par contre la consultation de mes archives numériques m’a rapporté des surprises que ma mémoire avait oubliée.

    En mai 2011 j’avais adressé une longue remarque contestataire à PJ sur ce qu’il écrivait à propos de l’affaire DSK. Paul Jorion m’a proposé de publier comme billet : j’ai refusé.
    En décembre 2015, envoyé à PJ à propos des réfugiés un texte qu’il a proposé de publier, j’ai dit oui sous le pseudo Rosebud1871, ou un autre à sa convenance, il a dû se raviser et je n’ai pas demandé la raison.

    J’espère que vous ne me ressortirez pas une 4ème fois la même explication bouche-trou dès que je barre à contre-vent les partis-pris électoraux de Jorion. Sa mémoire n’est pas plus fiable que la mienne, voire la vôtre. Les sources…toujours !

    NB. C’est amusant de noter que le premier billet que j’ai proposé à Jorion et finalement passé dans un fil traitait de la propriété et des frontières, vous savez ces choses incontestables…
    http://www.pauljorion.com/blog/2010/11/02/le-monde-economie-lundi-1er-mardi-2-novembre-2010/#comment-120345

    1. Ah, sauvé par les petits classeurs coloriés et numérotés. On vous l’avait bien dit Rosebud : camarades, rangez, classez, triez, ça servira toujours un jour.
      Bien content de cette mise au point, on sent que ça vous tenez à coeur. Et dire qu’il y en a encore pour dénoncer ces citoyens responsables qui faisaient des dossiers sur tout et sur tout le monde !

      1. Globe-trotter impénitent, petits dossiers multicolores sur son petit monde dans la mallette… Bon sang mais c’est bien sûr ! Il bosse à Interpol.

      2. Je m’attendais possiblement à ce type de retour déjà fait par l’autre tête de votre hydre.
        Mais pourquoi donc avez vous des archives sur ce blog ?
        Et que pourrait-on écrire si certaines traces étaient effacées ?
        ça vous dépasse !

  27. @Vigneron, P. Jorion, J. Alexandre

    Je dois avouer être perplexe de cette insistance qui tend à l’idéologie de tout voir avec des lunettes Poutiniennes.

    Oui, Poutine est un autocrate qui a réussi à se maintenir au pouvoir depuis une vingtaine d’années dans un pays semi-démocratique gangrené par la corruption qu’il a aidée parce que cela sert ses intérêts. Et oui il soutient militairement un dictateur coupable de crimes de guerre en Syrie et essaie d’affaiblir ses voisins, tout cela pour servir ses intérêts et ceux de son pays. Bref, ce gars est infréquentable, qui n’a aucune morale et se sert de l’appareil d’un grand état à son profit personnel.
    En même temps, on peut assez facilement faire un tableau similaire du président chinois, de la caste dirigeante de l’arabie saoudite, ou de la caste au pouvoir aux US actuellement.
    Et la question est donc: pourquoi ce traitement différent? Pourquoi insister absolument que Mélenchon cloue au pilori Poutine (que personne n’aime évidemment, y compris à mon avis une majorité des électeurs de Mélenchon), et ne pas lui demander d’en faire de même avec les dirigeant chinois, arabes ou US? Et ne pas demander la même chose aux autres candidats?
    Je pose la question en toute honnêteté, sans aucune arrière-pensée. Je suis juste perplexe. Vous avez peut-être bien raison de descendre Mélenchon en flèche, et in fine de considérer que vaut mieux Macron que lui à l’Elysée, mais je ne comprends pas votre argument.

    1. Les Arabes du Golfe il les conchie, les US n’en parlons pas et les Chinois il les épargne aussi complaisamment que la Putinie. What else ?

      1. @ Vigneron

        vigneron dit :
        20 avril 2017 à 10 h 32 min
        Non Lénine, le « populisme de gauche » c’est Peron, c’est Chavez, c’est Morales, c’est Môssieur Père Castor-Doriot.

        Oui ! pour une fois que l’on est d’accord, ça se fête !

        Faisons la fête dimanche au macronisme !

        Les macronistes qui ne comprendront jamais, que Doriot avant de se retrouver dans un uniforme allemand dans une croisade anti-bolchévique, a été Le populiste de gauche du département de la Seine. Il y a un avant et un après !

        En politique il faut savoir conjuguer les temps: présent, passé, futur, bref travailler la dialectique.

    2. Et surtout, j’oubliais: est-ce que tout cela est si important? Pourquoi cette question de la relation à Poutine doit-elle absolument transcender toutes les autres?

  28. Mathieu Van Vyve 20 avril 2017 à 11 h 16 min

    Je crois que vous êtes le premier à vous adresser comme tel à un Trio. Ce n’est pas rien.
    Je n’aurai pas ordonné la liste comme vous, mais vous devez avoir vos raisons pour numéroter ainsi l’ordre de votre adresse.

    Vous ne comprenez pas leur « argument » , mais quand quelque chose d’apparent parait logiquement incohérent, c’est supposable qu’une logique cohérente existe pourtant de façon sous-jacente. (sous condition d’opérer dans l’univers de la raison établie de tradition).

    Si vous êtes d’accord avec ce point de vue, un pas plus loin, consiste à supposer encore que ce qui pousse au sous-jacent masqué, ne sera pas révélé par celui ou ceux producteurs de « l’argument ».

    Et si vous êtes d’accord avec ce point de vue, alors mettez-vous au travail, et produisez au moins une hypothèse cohérente qui vous permettra de comprendre l’argument.

    Si vous avez la flemme, attendez que la mienne passe…

    1. @ Vigneron

      Dites moi, Monsieur l’ notaire, restez un peu poli, hein…vous m’appelez « Môssieur Machin », je ne vous ai pas encore appelé « Môssieur Vinasse » …

      Jill Stein … »Putiniste »………Gorbatchev … »putiniste »…bein, ça alors !

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