Réfugiés : LES ONG NE SE LAISSENT PAS INTIMIDER, par François Leclerc

Billet invité.

Qu’elle est la portée de l’annonce de l’instauration par les autorités navales libyennes de Tripoli d’une « zone de recherche et de sauvetage », au périmètre indéfini, dont l’accès est interdit aux navires étrangers et soumis à autorisation préalable ? En attendant des éclaircissements qu’elles cherchent à obtenir, plusieurs ONG dont les navires sont présents au large des côtes libyennes ont décidé de maintenir leurs navires au-delà de la limite de 12 miles des côtes délimitant les eaux territoriales, leurs équipages prêts à intervenir.

En matière de droit maritime, rien ne permet d’interdire la navigation dans les eaux internationales, et rien ne prévoit dans les deux conventions internationales relatives aux sauvetages en mer, dénommées SOLAS et SAR, que l’accès à des zones de sauvetage et de recherche puisse être conditionnel. Il est par contre clairement stipulé que lorsque des réfugiés sont sauvés, ils doivent être acheminés en lieu sûr, la Libye pouvant difficilement être considérée comme telle dans le cas présent. Les zones SAR (selon l’acronyme anglais de recherche et sauvetage) ont été exclusivement créées pour optimiser les opérations de cette nature.

Côté gouvernements et des autorités européennes, il règne un silence assourdissant.

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