A un lecteur

Vous m’avez écrit tout à l’heure et, d’abord, je vous remercie de me remercier. Vous vous reconnaîtrez si je dis que vous m’avez fait lire un article consacré à mon maître Lévi-Strauss où il est dit de lui qu’il est pire qu’athée parce qu’indifférent à l’idée de Dieu.

Allons, je ne suis donc pas « aussi pire » que Lévi-Strauss… Mais presque ! « Pas aussi pire » parce que je pense comme vous que les voies sont multiples qui conduisent à la seule chose qui importe vraiment et que j’appellerai, pour la raison que vous allez voir, le « contentement de l’âme ». Vivre dans le dégoût de la personne que l’on est devenue doit être l’enfer sur terre. Enfer pour vous au propre et pour moi, au figuré.

J’aimerais vous dédier cette chanson toute simple : Satisfied Mind, qui nous rappelle à quel point il est rare de trouver un homme riche à l’« âme contente », parce que je crois que nous pouvons nous y retrouver tous les deux : vous le sans-diplôme avec Dieu et moi le diplômé mais sans-Dieu.

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7 réflexions sur « A un lecteur »

  1. un sans diplôme, sans dieu, mais d’une âme parfois contente, parfois angoissée vous glisse:
    http://www.youtube.com/watch?v=sQiwcntyRZM

    si quelqu’un trouve le « god is love » de marvin gaye, c’est bien volontiers, je ne suis pas doué pour ce genre de recherche…

    il m’est arrivé de penser: le blues, c’est individualiste comme un anar’ et la soul, c’est collectif comme le communisme!

    peace y’all!

  2. Levi Strauss est très sceptique sur la religion y compris sur la psychanalyse qu’il compare à l’astrologie. Même si l’on peut envisager que la religion et l’astrologie indiquent un sens à côté de la direction qu’elles montrent. Il considère pourtant que certains sont des saints dans leur comportement. Quoiqu’il en soit « la fatigue d’être soi » est un malaise actuel.

  3. « La richesse suprême, pour un être humain – et la clé de son bonheur – a toujours été l’accord avec soi-même. C’est un luxe que tous ceux qui consacrent leur bref passage sur terre à dominer et exploiter leurs semblables ne connaitront jamais. Quand bien même l’avenir leur appartiendrait. »
    Jean-Claude Michea – in L’empire du moindre mal, ed. Climats

    Pas besoin de dieu pour être en accord avec soi-même.

    Paz y salud

    Zgur

  4. Peu importent les étiquettes et les chemins, seul compte le contentement de l’âme qui réside dans les hommes intègres et bons comme on en connait… Ils sont communicatifs et rassembleurs, ils agissent dans le sens du vrai et du bien.

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