Gesell (V)

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Johannes Finckh, dont vous avez dû lire les commentaires enthousiastes en faveur de la monnaie fondante m’a fait parvenir un exemplaire de « L’ordre économique naturel », un ouvrage de Silvio Gesell originellement publié en allemand en 1907.

J’y retrouve bien des idées sur la monnaie, sur les prix, sur l’économie en général, que je croyais avoir exprimées pour la première fois sous cette forme dans mes propres écrits. Bien sûr la manière de le dire est différente – plus pamphlétaire chez Gesell – et le recouvrement seulement partiel, disons entre le tiers et la moitié.

Qu’est-ce que cela prouve ? Cela prouve, me semble-t-il, que quand on part des mêmes prémisses : que les économistes n’y ont rien compris et qu’il faut reprendre ces questions à zéro, en les réexaminant et en en faisant émerger patiemment l’anatomie et la physiologie de l’économie et de la finance, on débouche immanquablement sur les mêmes conclusions.

Pourquoi la science économique elle-même n’a-t-elle jamais intégré cette façon de voir ? Pour une raison que je décrivais de la manière suivante dans « La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire » (Fayard 2008 : 285 – 286 ) :

L’économie et la finance sont des activités serties dans le fonctionnement des sociétés humaines et sont déterminées par les rapports de forces qui caractérisent celles-ci. La description scientifique de l’économie et de la finance met en évidence le mécanisme de ces rapports de forces, et souligne l’arbitraire qui préside au fait qu’ils bénéficient à certains individus plutôt qu’à d’autres. Il n’est pas surprenant dès lors que ces bénéficiaires entreprennent une promotion systématique des théories de ces deux champs qui les représentent comme déterminés par d’autres principes que les simples rapports de forces entre parties impliquées, voire qui représentent ces deux champs comme n’étant pas même sertis dans le fonctionnement des sociétés humaines, et font croire, par exemple, que leur mécanisme est autonome et est soumis, non pas à des règles juridiques et éthiques, mais à des forces du même type que celles qui président aux mouvements d’astres lointains.

Mais là aussi, j’ai été précédé, non pas par Gesell mais par un certain Professeur Brentano, auteur de l’ouvrage « Le chef d’entreprise », cité par Gesell :

Dans l’enseignement de l’économie politique, une doctrine, si bonne soit-elle, n’est jamais admise que quand elle défend les intérêts d’un parti puissant, et aussi longtemps que ce parti reste puissant ; si un autre parti devient plus influent, les doctrines les plus erronées seront réhabilitées si elles semblent servir ces nouveaux intérêts. (Brentano, cité par Gesell [1907] 1948 : 115).

Un siècle nous sépare, durant lequel le pouvoir dont l’argent dispose a permis que son mécanisme demeure un secret bien gardé.

––––––––––––––––
Silvio Gesell, L’ordre économique naturel, trad. Félix Swinne, Paris-Berne-Bruxelles, [1907] 1948

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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116 réflexions sur « Gesell (V) »

  1. à Christophe: merci pour vos questions bienveillantes qui me permettent de développer

    @johannes Finckh
    Vous dites:”La monnaie se deplace constamment, et vite (OK), et l’idée que l’on peut acheter quelque chose tout en ayant toujours l’argent dépasse effectivement le sens commun!” ???????

    Essayez d’être plus synthétique dans votre raisonnement qui me semble juste mais pas trés clair.
    Et les circuits d’attente c’est quoi ?

    Il est clair pour moi que l’argent change de mains lors d’une transaction. S’agissant de monnaie liquide, l’affaire est réglée sans reste!

    S’agissant de transactions via le crédit bancaire (carte de crédit ou chèque par exemple), il s’agit, au sens strict, d’un TRANSFERT DE CREANCES allant de l’achteur vers le vendeur, et il n’y a pas de circulation monétare en dehors d’une éventuelle compensation interbancaire!
    Ces transactions, sans doute même majoritaires actuellement, ne sont donc pas vraiment monétaires et l’échange s’effectue entre une créance et un bien, c’est un TROC!

    Les circuits d’attente, c’est vrai que c’est flou comme notion, je dirais que ce sont des comptes maintenus le plus liquides possibles de la part des investisseurs EN ATTENDANT une opporunité. Cette attente SPECULATIVE s’assimile à une forme de thésaurisation et à une façon de soustraire des liquidités des investissments pour des temps plus ou moins longs. Il s’agit là de quelque chose de non vérifiable aisément, je le concède volontiers!
    Il n’empêche que tous les milliards imprimés actuellement par les banques centrales semblent bel et bien « gelés » quelque part dans les circuits, car nous aurions sinon un climat plutôt inflationniste et non déflationniste comme c’est le cas, en tout cas sur les marchés boursiers et immobiliers où les sursauts à la hausse sont plutôt timides et entrecoupés de lourdes baisses et « prises de bénéfices ».
    Ce qui est davantage vérifié par les banques centrales elles-mêmes c’est le fait qu’une bonne partie de la monnaie liquide a tout simplement disparu en s’accumulant sous forme de coffres forts bien garnis; cela est vrai un peu partout dans le monde et concerne le Yen, le Dollar et l’Euro massivement.
    Où sont les 100 milliards d’euros (au moins!) émis en billets de 500 et 200? Eh bien, on ne les voit quasiment jamais!

  2. Mais un dernier argument, c’est le dernier mais il est massue. C’est quoi m0, christophe, je suis sur que tu prone le retour a la barbarie de l’or. Mais si la socièté doit changer, se n’est pas pour retourner en arrière, mais juste changer de cap.

  3. @Christophe:
    « Le cas 1 n’est pas bizarre. Si vous devez 100 à quelqu’un et que ce quelqu’un vous doit 100 à quoi ça sert de lui prendre ses 100 et lui vos 100. »

    Du point de vue des banques, oui. Mais X et Y ont bien échangé une voiture contre une créance. La créance que X avait vis-à-vis de la banque A lui a bien servi de monnaie d’échange pour son achat. Non?

    « d’ailleurs si c’était le cas pourquoi demandent-elles de l’argent à l’Etat aujourd’hui? »

    Parce que les banques s’échangent entre elles uniquement de l’argent M0 et que c’est celui-là qui leur fait défaut? Reste à expliquer pourquoi cet argent M0 leur fait défaut. Hypothèse : la Chine (entre autres) l’a accumulé et n’en a remis en circulation qu’une partie (par l’achat de bons du trésor), la plus grosse partie restant inutilisée. Ce défaut des banques serait alors en fait un défaut du pays, les USA ne produisant plus, ils se sont trop endettés et n’ont plus le choix qu’entre :
    1) dévaluer leur monnaie, c’est-à-dire produire de l’argent M0 (cela revient à se foutre de ses créanciers)
    2) produire plus et réussir à vendre cette production à l’extérieur pour faire rentrer de l’argent M0
    3) permettre à la Chine (et autres créanciers) d’acheter des entreprises américaines (ou des terrains, ou des bâtiments), ce qui ramènera de l’argent M0 dans le pays.

    Mais bon, là je divague peut-être, je ne suis pas économiste. J’essaye juste de comprendre.

  4. il est possible que les chinois stockent des dollars en numéraire, mais pas seulement eux, sans les pays pétroliers et taiwan aussi!
    sans doute aussi la banque centrale européenne!
    en tout cas, le monde semble s’opposer autant que faire se peut à la baisse du dollar, car les créanciers seraient les perdants!
    par ailleurs, en achetant des entreprises et des terrains américains, les dollars reviendraient sans doute au usa, mais pour s’accumuler alors dans les coffres américains dans un premier temps;
    ces achats massifs de capitaux fixes américains seront suceptible de pousser les prix à la hausse, et nous sommes bons pour une nouvelle bulle spéculative ou une hyperinflation aux usa!
    dans tous les cas, le déséquilibre semble être tel qu’il n’y a qu peud’espoir pour un « softlanding » du dollar!

    Le meilleur moyen serait l’émission par la FED d’un dollar « anticrise » qui laisserait l’ancien dollar, thésaurisable, thésaurisé, et le nouveau dollar « fondant » résoudrait « en une nuit » le problème de la crise des liquidités des banques et de l’économie dans son ensemble.
    Les anciens dollars qui reflueraient (lentement) seraient peu à peu retirés de la circulation en créditant des dollar fondants aux déposants auprès des banques et de la FED.
    Cela serait un moyen élégant et rapide de résoudre ce problème, d’autant que les autres banques centrales emboîteraient le pas très vite à la FED dans ce cas!
    jf

  5. Johannes,

    Je vous vois prônant la monnaie fondante avec un enthousiasme qui ne faiblit pas. Avez-vous lu cet article de Bruce Champ ?

    Bruce Champ, Stamp Scrip: Money People Paid to Use. The author is Senior
    Research Economist at the Federal Reserve Bank of Cleveland.
    http://www.clevelandfed.org/Research/commentary/2008/0408.cfm

    qui suggère que le succès – très relatif d’ailleurs – des monnaies fondantes dans des cas historiques est essentiellement dû au fait qu’elles sont restées très localisées et constituaient des appoints non-négligeables en situation de crise. Il n’aurait pas existé selon lui d’avantage particulier pour une monnaie locale d’être fondante.

  6. Toujours le même problème … Aujourd’hui l’outil de travail est l’argent lui même. Qui a le droit d’en disposer ? les capitalistes. Mais contrairement à la fin du XIXème siècle ou la répartition étaient encore compréhensible voire simple aujourd’hui c’est plus des personnes et non des groupes de personnes qui répartissent l’argent. Chacun prête, donne ou fait travailler qui il veut ou pas cela finalement sans aucune justice ni quasiment aucun compte à rendre à personne. Certes l’héritage bien connu historiquement est contrôlé par l’état mais pour le reste quasiment rien. Déjà qu’au point de vue de la justice l’héritage ne correspond ni à un mérite ni à un travail mais pour le reste c’est la loi de la jungle. Il vaut mieux avoir des relations que des compétences et une capacité de travail ! De toute façon un incompétent riche aura tôt fait de disqualifier un compétent pauvre en l’empêchant de travailler de peur qu’il ne prennent sa place pour finalement que l’on se retrouve tous dans un vaste concours de cloches dont évidemment la gagnant ne peut être qu’une cloche par définition. Un vaste concours de mauvais qui devient le seul consensuellement possible et laissant donc potentiellement à n’importe quel médiocre une chance pour que celui ci (nombreux) puisse valider et maintenir le système en place. On peut toujours se poser la question de savoir comment est créé l’argent mais ne faudrait-il pas aussi regarder en aval. La constitution Française était par exemple basée sur les droits et les devoirs du citoyen donc le centre était la personne, l’Homme, là par contre on part vers une constitution qui serait une multitude de règles entre banques, état, sociétés, financiers mais est ce que l’on pourra être payer dans tout cela ou de quelle part de la richesse aura t-on le droit de disposer au titre de l’outil de travail.

  7. oui, mon enthousiasme ne faiblit guère, je vais lire plus attentivement le comentaire de Bruce Camp; je connais bien « stamp scrip » d’irving fisher.
    En fait, il y a deux choses à remarquer qui sont évidemment fondamentales quand on s’occupe à introduire une telle réforme, sans quoi toute réfutation serait d’une totale mauvaise foi!
    1) le diable est dans le détail, et quand on introduit la fonte monétaire, il ne faut pas faire fondre, comme souvent aux USA dans de années 30, de 2% par semaine (104% annuels!), mais de 5% par an environ!!!
    2)Sans caution ou au moins une réelle bienveillance de la part d’une autorité légale, l’expériene est très difficile à faire et se limite elle-même évidemment, car une monnaie sans cours légal n’est pas monnaie, c’est bête!

    Donc: empêcher une expérience suffit à tout le monde ou presque de dire « que cela ne marche pas ou n’aurait pas marché dans le passé!
    Il est sensible que la résistence amplifie tous les arguments, et plus c’est de mauvaise foi et grossier, mieux ça marche!
    jf

  8. @Johannes Finckh
    Merci pour les précisions et je suis d’accord avec vous. Pour la monnaie fondante j’ai quelques doutes mais bon il faudrait essayer.

    @Logique
    Je ne prône rien du tout, je me contente de décrire le système que je n’approuve pas. Si vous ne comprenez pas comment ça marche vous ne pouvez rien changer.

    @Moi
    Si je comprends bien vous aussi vous croyez à la création monétaire par les banques privées.
    N’oubliez jamais que quand vous faites un chèque pour acheter une voiture et que vous repartez avec, en fait la transaction monétaire n’a pas encore commencé alors que si vous payez en espèce la transaction est finie.
    Et pourquoi les banques en difficulté demandent à l’Etat de leur prêter de l’argent pour continuer à faire du crédit si elles ont le pouvoir de création monétaire????

  9. @Christophe:
    « Si je comprends bien vous aussi vous croyez à la création monétaire par les banques privées. »

    Je doute. Actuellement je penche plutôt pour la création monétaire des banques privées. Il y a peu je n’y croyais pas. 🙂

    « N’oubliez jamais que quand vous faites un chèque pour acheter une voiture et que vous repartez avec, en fait la transaction monétaire n’a pas encore commencé alors que si vous payez en espèce la transaction est finie. »

    Si vous payez en monnaie scripturale, la transaction est finie aussi. Si X paye Y avec sa carte de crédit, peu importe que la banque A soit ensuite (au moment de la compensation) insolvable envers la banque B.

    « Et pourquoi les banques en difficulté demandent à l’Etat de leur prêter de l’argent pour continuer à faire du crédit si elles ont le pouvoir de création monétaire???? »

    Elles ont le pouvoir de création de monnaie scripturale, pas de monnaie BC. Or elles utilisent la monnaie BC dans leurs échanges inter-bancaires (sans oublier les fonds propres en monnaie BC obligatoires pour pouvoir continuer à créer de la monnaie scripturale).
    Imaginons que la monnaie BC correspond à l’or et la monnaie scripturale à de la monnaie fiduciaire. L’Etat émet des billets et garde en dépôt l’or lui correspondant. Si l’Etat émet beaucoup plus de billets que sa correspondance en or, il risque des problèmes. L’or est-il une monnaie dans cette hypothèse? Oui. Le billet est-il une monnaie? Aussi. Pourtant l’Etat ne peut pas créer l’or, il peut juste créer des billets. Il se pourrait que les banques soient dans cette situation, elles ont créé trop de monnaie scripturale par rapport à ce qu’elles détenaient de monnaie BC.

  10. @Moi

    Le mythe urbain a encore fait une victime!

    « Si vous payez en monnaie scripturale, la transaction est finie aussi. »

    Certainement pas car les flux monétaires n’ont pas encore eu lieu.
    Si les banques pouvez créer de l’argent le système des compensations interbancaires n’existerait pas, réfléchissez.
    L’argent a une définition juridique bien précise qui ne correspond pas à la monnaie scripturale.
    Sur ce blog remarquable par la qualité de ses intervenants dont vous faites parti, les mécanismes monétaires ont été expliqués en détail avec arguments et contre arguments en faveur de la non création monétaire (à mon sens) et malgré cela vous changez d’avis?
    C’est désespérant!

    Pour finir quand vous dites: »Il se pourrait que les banques soient dans cette situation, elles ont créé trop de monnaie scripturale par rapport à ce qu’elles détenaient de monnaie BC. »
    Je ne partage pas votre analyse, quand les banques émettent de la monnaie scripturale comme ce n’est pas de l’argent cette « monnaie » est garantie par les actifs des banques suivant des ratios prudentiels précis or ces actifs ne valent plus rien aujourd’hui, les banques sont donc devenues insolvables, en gros elles sont ruinées.

  11. @Christophe:

    « Le mythe urbain a encore fait une victime! »

    Du tout. Au départ, ça m’a plutôt éloigné de cette position. 🙂

    « Certainement pas car les flux monétaires n’ont pas encore eu lieu. »

    Exact, les flux monétaires n’ont pas encore eu lieu. Mais c’est bien la preuve que les flux monétaires (de monnaie BC) n’ont pas été nécessaires à la transaction. X a eu sa voiture, Y a eu sa créance et la transaction est terminée entre eux deux (si la banque de X fait faillite, Y ne pourra pas se retourner contre X, il s’en prendra à sa banque car il a échangé une créance et non de la monnaie BC).

    « L’argent a une définition juridique bien précise qui ne correspond pas à la monnaie scripturale. »

    Sur ce point, je suis d’accord. On trompe les gens en leur faisant croire qu’ils échangent des biens contre de l’argent (monnaie BC), alors qu’ils n’échangent que des créances. En temps normal, cela ne pose pas problème mais si des banques se mettent à faire faillite, il va y avoir des créances non recouvrées malgré la garantie de l’Etat et la différence sera alors visible. Scénario extrême: les gens réclameront alors du cash et, dès avant cela, les banques se méfieront tellement les unes des autres que le paiement par monnaie scripturale ne sera plus accepté avant que la compensation en monnaie BC n’aie lieu.

    « les banques sont donc devenues insolvables, en gros elles sont ruinées »

    Je disais la même chose. Cela revient au même de dire qu’elles manquent de monnaie BC ou que leurs actifs ne valent plus rien (en monnaie BC). Le résultat est que la monnaie qu’ils créent (monnaie scripturale) n’est plus garantie sauf à faire intervenir l’Etat (et encore…).

  12. Précision pour Paul Jorion qui m’a fait lire l’article
    http://www.clevelandfed.org/Research/commentary/2008/0408.cfm

    or, Bruce Champ rédige un article à la va-vite, il ne distingue guère les expériences réussies de la Wära (Schwanenkirchen) et de Wörgl (Autriche) des expérences américaines avec une dépréciation de 104% (!) annuelle.
    or, le diable est dans ce petit détail!
    Une monnaie qui se déprécie à un tel rythme n’est pas une monnaie, car les commerçants ne peuvent guère faire confiance.
    Ce qui avait fait échouer les expériences allemande et autrichienne avait une toute autre cause que l’échec américain!
    L’interdiction autoritaire en était la seule raison, car ces monnaies-là commençaient à menacer le momopole d’émission des banques centrales et circulaient très bien!
    Ce qui confirme ce que j’en pense: pour réussir le coup d’une monnaie anticrise, il faudra bien que nous obtenions des alliances dans les milieux des banques centrales! Eventualité à ne pas exclure entièrement devant l’échec des méthodes actuelles de réémission monétaire par milliards et qui ne font que constituer une grave menace d’hyperinflation prochaine.

    D’autre part, j vous confirme, les doctrines économiques actuellement en usage à l’université sont devenues vraiment obsolètes et inutilisables en pratique, comme vous le dites aussi dans votre petit commentaire de Gesell.
    Il en va tout autrement de l’enseignement de Gesell, et si nous ne prenons pas la mesure de ce qui se passe, nous n’avancerons pas.
    lus prosaïquement, il me semble que les économistes non-geselliens ne veulent pas entendre parler de lui ou le critiquent en lui prêtant des thèses approximaitives qui ne sont pas les siennes pour ainsi tenter de le décrédibiliser Pour refuter des bêtises. Un tel procédé de manipulation est évidemment scandaleux!. Ce procédé est sans doute dicté par une sorte d’angoisse existentielle pour les économistes eux-mêmes, et la haute finance est bien contente et tranquille ainsi.
    Inconsciemment, et d’une façon redoutablement efficace parce qu’inconsiente, les universitaires sont ainsi les serviteurs et les protecteurs d’un capitalisme qui a entraîné le monde dans le désastre auquel nous assistons.
    Seule l’émission sans tarder d’une monnaie anticrise est susceptible de rompre avec cette logique!
    Nos cartes sont-elles vraiment si mauvaises?
    La détresse du système est quand monstrueuse!
    jf

  13. Je vais essayer de vous faire par de ma méthode d’observation. En fait je ne regarde pas la monnaie comme un objet répugnant mais comme un outil de travail. Le temps c’est de l’argent et lorsque tu as de l’argent tu la le temps.

    En fait toute la mécanique économique et financière a été créer pour fonctionner et tourner. Plus tu innove, plus tu as besion de moyen pour créer la chaine de production et de distribution. Lorsque tu te partage le monde tu doit sortir le crédit necessaire pour en obtenir une portion. Voila ou est partie le pognon, l’augmentation des prix immo, c’est juste pour compenser et équilibrer les dettes des entreprises avec celle des particuliers. Avec comme résultat que tu ne peux pas demander a un particulier de penser comme un entrepreneur.

    Mais le bonne question est de comprendre comment ont a pu en arrivé a vouloir se partager le monde, Je ne ne voie aucune sortie possible lorsque la seul motivation est l’interet. Pourquoi ne pas vendre nos organe pour relancer le marché et faire baisser les cours……

  14. @Moi

    C’est comme si on vous expliquait tous les jours que c’est la terre qui tourne autour du soleil avec toute la difficulté que cela suppose à vous l‘expliquer car il faut aller plus loin que les apparences et vous vous dites c’est compliquez mais c’est vrai cela permet d’expliquer beaucoup de choses mais dés que vous sortez dehors vous constatez que non c’est bien le soleil qui tourne autour de la terre, c’est là devant vos yeux, le soleil tourne d’Est en Ouest et cela est bien la preuve que ces savants sont vraiment fous !
    Et bien voilà où on en est aujourd’hui avec la création monétaire sur ce blog.
    Vraiment désespérant quand on pense à ces centaines de commentaires portant sur ce sujet…pour rien car la majorité est avec vous mais ce n’est pas grâve sauf peut être pour proposer des solutions qui tiennent la route.

  15. @Christophe : je peux me tromper mais je ne pense pas que cette métaphore soit valable.
    Je ne dis pas que les banques privées créent de l’argent, je crois qu’elles créent de la monnaie scripturale ce dont tout le monde convient. Par contre, la discussion porte sur savoir si cette monnaie scripturale est de la monnaie ou pas. J’ai crû qu’elle n’en était pas, que tout échange en monnaie scripturale était doublé d’un échange en monnaie BC mais je crois maintenant au vu des cas que nous avons discuté que des transactions sont faites en monnaie scripturale indépendamment de la quantité de monnaie BC disponible et cela grâce à la compensation entre banques. Autrement dit, si une monnaie est ce qui sert à acheter des biens, la monnaie scripturale est bien une monnaie quoiqu’elle n’aie pas le même statut que la monnaie BC. Il y a bien création monétaire car des transactions ont eu lieu qui n’auraient pas eu lieu sans cette monnaie (la monnaie BC ne pouvant circuler aussi rapidement). Et il y a aussi conservation des quantités si on entend par là que la quantité de monnaie BC reste identique lorsqu’une banque ouvre un crédit.
    Si la monnaie est un moyen de paiement plus ou moins garanti par la collectivité, je me vois obligé d’admettre que les banques privées sont capables de créer de la monnaie même si celle-ci est moins garantie que celle créée par la banque centrale et qu’elle n’a pas valeur légale. En fait, la monnaie scripturale ressemble à un billet de banque de l’époque de l’étalon-or, on n’est jamais sûr qu’il y aura assez de monnaie BC dans sa banque pour recouvrer sa créance vis-à-vis d’elle mais en attendant elle sert bien de monnaie d’échange entre particuliers.

    Je veux bien changer encore d’avis si on m’amène de nouveaux arguments. 🙂

  16. Il semble que pas grand monde n’ai lu le commentaire ci dessus, en réponse à Paul Jorion qui citait (John Mauldin),
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=2847#comment-24467 (22 avril 2009 à 07:36 )
    car il a été inséré avec quelques heures de retard et donc « noyé » avant les messages suivants …

    @Logique , à propos de la vidéo signalée: tout a fait d’accord: s’il n’y avait que les 8 premières minutes, je crois que çaurait pu faire un buzz.. malheureusement, dès que les politiques ouvrent la bouche, ça perds tout intérêt 😉

    @Tous
    Je rappelle que M0 n’est pas un agrégat de M1, et donc ne représente pas la monnaie fiduciaire présente dans M1.
    M1 est toujours présenté comme « pièces et billets + dépôts à vue  » et représente les montants en circulation dans la sphère non bancaire (ménages, entreprises et État). Ces montants saut au passif des banques ( pour les billets au passif de la Banque Centrale, pour les DaV au passif des banques commerciales), alors que pour la sphère non bancaire ces montants sont à l’actif

  17. Désolé d’intervenir si tard, mais j’ai changé de FAI au mauvais moment, et j’ai été puni: 15 jours sans internet 😉

    Je pense évidemment que la plupart, sinon toutes, les ‘doctrines économiques’ dissimulent une idéologie plus ou moins consciente, et l’économie est donc nécessairement ‘politique’. Je pense par ailleurs qu’il n’y a pas de « science économique », au sens où le nombre de lois universelles se compte sur les doigts d’une seule main (en fait, je n’en connais qu’une: si le taux d’intérêt est supérieur au taux de croissance, les ‘rentiers’ s’enrichissent aux dépens des ‘productifs’).

    Ne jetons pas trop vite le bébé des réflexions économiques avec l’eau du bain idéologique. On peut émettre desd réflexions économiques sans être un suppôt du grand capital ou un crypto-marxiste. L’important, je pense, est d’énoncer les a priori dont l’on part, et d’être le plus transparent et honnête possible. Décréter qu’il faut pendre (symboliquement) les économistes ne me semble pas très constructif. On peut certes leur reprocher beaucoup de choses, y compris leur jargon technique. De là à dire qu’il y a un ‘complot’ pour nous faire prendre des vessies poiur des lanternes, il y a plus qu’un pas. Je pense que beaucoup d’entre eux sont « engoncés » dans leurs certitudes. Lorsqu’ils ont compris que beaucoup de leurs réflexions étaient idéologiques, ils sont trop vieux pour changer: comme le disait Joan Robinson, beaucoup sont m^me devenus professeurs d’économie 😉

    Mais qu’ils soient « libéraux » ou « marxistes » dans les deux cas, ils refusent le plus souvent de regarder la réalité en face. S’il y avait donc quelque chose à leur reprocher, c’est leur manque de réalisme et de pragmatisme: ils ne voent la rélaité qu’à traver un prisme déforment. Mais n’est ce pas le lot de tout un chacun, lorsque nous projetons notre vison du monde sur les évènements, en ignorant ce qui ne convient pas à cette vision?

    Cordialement, Bruno L.

  18. à bruno lemaire

    merci pour ce commentaire, mais leur reprocher le manque de réalisme et de pragmatisme dans ce qui est leur domaine c’est comme reprocher à un musicien qu’il ne sait pas jouer de son instrument! Et vous n’avez que trop raison!

    On en est bien là!
    Il faut revoir les choses de fond en comble, et en plus, bien plus simplement qu’actuellement!

    Silvio Gesell disait déjà, en 1923 lors d’un échange avec un professeur d’économie allemand:
    « ils ne comprennent la nature de la monnaie parce qu’elle est trop simple! »

    Je vous assure, il n’y a strictement rien d’alambiqué dans ce que dit Gesell, et encore moins dans ce que je dis!
    Il suffit de dire les choses simplement pour avancer!
    Il suffit de cessr de confondre « monnaie » et « avoir monétaire »,
    il suffgit de distingue « épargne » et « thésaurisation »;
    il suffit de VOIR le paradoxe insoutenable qu’est une monnaie à la fois moyen d’échange et RESERVE DE VALEUR
    pour avancer à pas sûr!
    Il suffit de comprendre la mécanique diabolique des intérêts et des intérêts composés pour creuser toujours davantage le fossé entre riches et pauvres, pour qu’on trouve la réponse assez aisément!

    Mais, avec les faux problèmes constamment répétés jusqu’à la nausée dans les universités, les capitalistes dormiront encore tranquilles pour longtemps!
    Objectivement, la « science » économique est ainsi un puissant allié du grand capital, y compris même les marxistes.
    Car leur savoir n’a décidément aucune portée pratique, et nous restons totalemement livrés au grand capital sans beaucoup de recours intellectuel à leur opposer!
    Refaire le monde comme les philosophes et les sociologues apporte plus que ce que ressassent les économistes qui confondent tout!
    jf

  19. Cette caractéristique fondante de la monnaie de Gesell évoque ces monnaies éminemment « sociales » qui circulent dans certaines sociétés exotiques – monnaies de coquillage aux iles Trobriand, nattes à Samoa, cuivres des amérindiens de la côte nord-ouest – et dont Marcel Mauss remarquait que plus elles circulaient, plus elles acquéraient de la valeur.

  20. @ Pascl C.
    Je serais très intéressé que vous en disiez un peu plus de ce qu’en dit Marcel Mauss!
    C’est vrai que la seule « valeur » qui « vaille » pour la monnaie, c’est sa capacité à faciliter les échanges. Tout ce qui fait de la monnaie un fétiche – une VALEUR REFUGE! nuit à son usage adéquat!
    Merci pour votre remarque,
    jf

  21. Bonjour à tous.

    Je pense qu’il faut parfois revenir aux choses simples, et partir des bases. On peut ainsi voir où commencent les désaccords éventuels, sachant que la plupart des commentateurs de ce blog s’interrogent sur la nature (effectivement) néfaste de la thésaurisation, liée ‘consubstantiellement’ à la fonction « éserve de valeur » de la plupart des monnaies (d’où l’intérêt – sans jeu de mot – d’une monnaie « à la Gesell »).

    Partons de la la loi (pseudo-loi) de Say, ou des débouchés, que la comptabilité nationale a traduit sous 2 égalités (comptables).

    Production = Revenus = Consommation (pour faire simple, je ne vais pas parler ici de l’import-export).

    Prenons ensuite 2 producteurs, P1 et P2, qui évaluent leur production respective à 100 et à 200. Bien entendu, les « Revenus » correspondant (que ce soit sous forme de salaires ou de profits espérés : m^me si, logiquement, en cas de croissance zéro, il ne devrait pas y avoir de profits, qui sont censés ne servir qu’aux investissement) sont globalement égaux à 300, de même que la Consommation anticipée.

    Dans ce cas de figure, si l’on suppose que les anticipations (ex ante) vont être égales aux réalisations (ex-post), il n’y a pas besoin de création monétaire (en fait, on pourrait presque se passer de monnaie…)

    Ce n’est que dans le cas – le plus intéressant théoriquement, et le plus fréquent dans les faits – où les consommateurs décident d’acheter pour 110 unités monétaires de P1, et pour 190 unités monétaires de P2, que les choses se gâtent.

    Si le producteur P2 a emprunté 100 – pensant qu’il allait vendre pour 200 – et qu’il ne vent plus que 190, il risque d’avoir quelques problèmes.

    Bien sûr, il va y avoir régulation, plus ou moins rapide. Mais tout système économique étant en perpétuel déséquilibre, rien ne dit que les choses vont s’arranger. Donc une « création monétaire temporaire » qui devrait être suivie par une destruction monétaire définitive, peut très bien ne pas se produire, indépendamment de toute thésaurisation.

    L’apport de Keynes a été de distinguer les anticipations de Demande avec la Demande Effective, sans cependant avoir une vision aussi subtile que Gesell sur le rôle de la monnaie, du moins est-ce mon avis.

    Revenons maintenant au problème des taux d’intérêt.
    Supposons ici l’équilibre réalisé, que les anticipations de P1 et de P2 soient pleinement satisfaites, ils ont pensé vendre respectivement pour 100 et pour 200, c’est effectivement ce qui s’est produit.

    Reprenons le cas de P2, qui pour des besoins de fonds de roulement, a emprunté 100. Hélas, il va devoir rendre 105.
    Question: d’où les 105 vont-ils provenir (nous avons supposé que nous sommes en reproduction simple, croissance zéro).
    Soit il va devoir emprunter à nouveau 5 (indépendamment d’autres besoins de financement éventuells de fonds de roulement), d’où création monétaire.

    Soit le banquier, ou le prêteur, va se « payer » sur la bête, en prenant par exemple une partie des actifs (financiers: actions, ou physiques: marchandises) de P2.

    Dans tous les cas, la seule « loi économique » que je connaisse sera vérifiée:
    Lorsque le taux d’intérêt est supérieur au taux de croissance (dans le cas d’une croissance nulle, les calculs sont simples …) les prêteurs-inactifs (appelons les les capitalistes) s’enrichissent aux dépens des productifs (appelons les soit entrepreneurs, soit prolétaires, soit les deux).

    La sphère « financière » spolie ainsi la sphère ‘productive’.

    Désolé de rappeler ces presque évidences, qui vont bien au delà des querelles monétaires sur la création, ou non, de monnaie. Les faits parlent d’eux-même.

    On peut évidemment compliquer le schéma, en ne confondant pas « non-consommation » et épargne, épargne et thésaurisation, non-consommation et investissement. Mais les modèles les plus simples sont parfois suffisant pour aborder l’infini complexité des échanges marchands et non marchands.

    Petite précision. Bien que geselien, je touve les commentaires et arguments de AJ.Holbecq toujours fort pertinents, même si AJH est anti monnaie-fondante. Le seul point un peu « faible » dans son billet sur la création monétaire repose sur le fait qu’il ne s’intéresse pas directement à la question de la croissance de l’économie réelle, qui est pourtant fort instructive sur le plan théorique en tout cas. Il est vrai que l’écosociétalisme de AJH n’envisage pas d’un très bon oeil la croissance 😉

    Dans le cas d’une croissance réelle, je crois que chacun s’accorde à reconnâitre que – à indice des prix constant – il y aura création monétaire. La question en suspens est bicéphale:
    1) la création monétaire précède t’elle , ou accompagne t’elle, la croissance de la production.
    2) la création monétaire est-elle « initiée » par la banque centrale (monnaie fiduciaire) ou bien est-elle du fait des banques privées (monnaie scripturale)

    Bien à vous, B.L.

  22. juste pour compléter un peu ces histoires de Gesell etc.
    1. le Professeur Brentano est l’illustre Kathederesozialist Lujo Brentano, frère du philosophe Franz, ami de Max Weber que celui-ci cite amplement dans son « Ethique protestante… » ;
    2. le mouvement Freiland-Freigeld de Silvio Gesell a connu des épisodes plus ou moins heureux comme l’expérience de Wörgl, où la monnaie fondante avait été mise en pratique ; il faut penser tout ce mouvement dans le réformisme du début du siècle, avec cette autre figure centrale qu’est Rudolf Steiner (à ce propos, je rappelle l’oeuvre de l’économiste et philosophe italien Geminello Alvi, éditorialiste du Corriere della Sera, notamment son « Dell’Estremo Occidente » Ed. Nardi 1993, ouvrage extraordinaire que je conseille à chaque lecteur italianisant, où il montre à travers des carrières illustres comme celle de J. Pierpont Morgan comment s’est faite l’américanisation qua financiarisation du 20ème siècle ; Alvi critique la financiarisation sous des auspices « steinériens » très proches de ceux que l’on peut lire dans ce blog). De même, ce mouvement, qui a été à la base du mouvement coopératif européen, avait encore des assises politiques dans des petits partis politiques, comme le Parti chrétien-démocratique suisse, davantage pour ses positions en faveur du « Freiland » (la terre à ceux qui la cultivent) que pour le « Freigeld » (l’argent à ceux qui s’en servent, i.e. à des fins productives et non spéculatives). C’est dire la prégnance des idées de Gesell (pas seulement chez Keynes qui l’avait en haute estime, tout en gardant sa légendaire ironie à son encontre)
    3. dans une veine comparable, on pourrait y ajouter les travaux de mon maître ès « chrématologie » Hans-Christoph Binswanger, notamment son étonnant « Geld und Magie » (1986) où il déchiffre le complexe monétaire à partir d’une interprétation du Faust II de Goethe. J’envoie un petit texte à ce sujet à Paul Jorion (tiré d’un ouvrage que je ne me décide pas à publier consacré à la découverte de la démesure), pour ceux qui s’intéresseraient à cette thématique. Binswanger montre que la création monétaire est la continuation de l’alchimie par d’autres moyens, mais que ce système repose sur une logique « pyramidale » de confiance aveugle qui dure aussi longtemps que dure l’illusion d’une annexion de friches (Pḧilémon et Baucis). C’est d’ailleurs la même thématique que développe Simmel dans sa « Philosophie de l’argent » quand il distingue deux formes de progrès, le progrès substantiel (matériel) et la progrès fonctionnel (symbolique), ce dernier étant imputable à la monétarisation de biens auparavant libres. J’ai publié certaines choses à ce sujet dans les années 1980 (suite à mon hypothèse sur la découverte du « winwin » dont j’ai parlé dans ce blog à une autre occasion).

  23. Bon, je retse sur le pont, je maintiens pour dire que l’on peut trouver chez Gesell sous une forme achevée ce que Paul réussit maintenant, espérerons-le, à faire passer enfin!
    La science économique dans son ensemble est à repenser à partir de la théorie monétaire de Silvio Gesell.
    « L’avenir apprendra bien davantage de l’esprit de Gesell que de celui de Marx » affirmait déjà Keynes.
    Je rappelle aussi qu’une bonne part de la « théorie générale » est influencée fortement par Gesell!
    Ainsi, l’apport gesellien peut à la fois rectifier et expliciter l’approche monétariste, keynesienne et l’approche marxiste en résolvant l’essentiel des contadictions rencontrées dans l’étrange monde économique universitaire où tout et le contraire se dit, et en général sans aucune portée pratique!

    Les geselliens avaient annoncé largement avant Jorion l’inéluctabilité de la crise systémique et expliquent (Helmut Creutz notamment) aussi la mécanique précise qui y préside.
    H. Creutz montre notamment pourquoi les dérégulations étaient inéluctables, car, sans elles, la crise serait arrivée déjà en 1991 lors de la crise japonaise.
    Evidemment, le fait d’avoir « joué au casino » après le match pendant près de vingt ans a généré les montants astronomiques actuels mis en oeuvre, vainement, pour parer à cette crise sans changer de monnaie (mise en oeuvre de la monnaie dite fondante de Gesell par exemple) et sans repenser la mécanique à l’oeuvre.

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