Récupéré ! L’écume des jours, par PP (12/09/09)

Billet invité.

Petites précisions

Une société de services emploie des gens en CDI et les loue à des clients à la journée, ces derniers deviennent alors des prestataires. En informatique on les nomme SSII. La facturation concerne le tarif auquel le client loue un prestataire à la journée. La loi veut – en principe – qu’aucun prestataire ne reste en place plus de 3 ans sans recevoir une proposition d’embauche de la part de son client.

J’ai la trentaine, je suis ingénieur et je travaille dans l’informatique depuis 10 ans. Je ne me suis jamais trop intéressé aux organisations syndicales (et j’ose dire les organisations syndicales à moi), je ne suis pas un militant politique par contre je vote toujours (même si je perds souvent 😉 ). Je suis en mission dans une grande banque d’investissement depuis presque 5 ans et elle a reçu des aides de l’état.

Printemps

Courant Mai des rumeurs se répandent d’une délocalisation en Inde du service informatique composé à 98% par des prestataires (seul les chefs de départements sont des internes à XXX).

Je suis convoqué au bureau de mon supérieur N+2 à XXX un Jeudi après-midi fin Mai en présence de mon supérieur direct. C’est la première fois en 5 ans de mission au même poste. Au vue des rumeurs, cela n’augure rien de bon. La rumeur est confirmée : les équipes indiennes arrivent Lundi et ma mission se finit courant Octobre après formation par moi même des équipes indiennes. Alors que je reste sous le choc – certes je ne perds pas mon emploi mais au bout de 5 ans au même poste, l’impact émotionnel reste entier – toutes les phrases pénibles y passent et sont invoqués par mon supérieur N+2, dans le désordre :

• Ce serait dommage de gâcher une collaboration de 5 ans surtout que durant cette période on a développé des liens forts, un respect et une amitié.
• On compte sur toi et ton professionnalisme.
• Évidemment vos sociétés de services ont été averties afin que tout ce passe pour le mieux.
• Tu sais ça ne nous fait pas plaisir et on a tout tenté pour y échapper mais les ordres viennent d’en haut et on ne peut plus reculer.

Phrases évidemment très mal perçues par moi même. Dans la journée la totalité des prestataires du service IT passeront individuellement dans la salle de réunion.

Personnellement je rentre dans une phase de colère comme il y avait longtemps que je n’en avais pas ressentie. En parallèle à ça certaines rumeurs commencent à circuler du type « il paraît que machin ne serait pas concerné et qu’il doit garder le secret », bien sûr comme il n’y eut aucune annonce en public. Bon je prends les choses en main et j’oblige les gens qui donnent foi aux rumeurs à aller poser la question aux gens concernés. Après explications tout rentre dans « l’ordre », ce ne sont que de faux bruits mais comme il est facile de semer le doute.
Je laisse imaginer l’ambiance dans l’open space dans lequel sont réunis les équipes IT (impactées) et les équipes fonctionnelles (épargnées).

Je contacte immédiatement ma société en envoyant un mail bien représentatif de mon état d’esprit. Je joins pour cela mon commercial (qui n’est en poste que depuis 1 mois et que je ne connais quasiment pas). On se fixe un rendez-vous rapide – le Vendredi, il viendra avec le chef des commerciaux que je connais depuis longtemps et pour qui j’ai de l’amitié. Le déjeuner se révèle une catastrophe pour moi. Je ne sais pas si c’était un calcul mais je me retrouve en face d’un numéro good guy / bad guy. Mes nerfs se fissurent un peu pendant le repas, le chef des commerciaux parle de sa famille, il traverse une période difficile et mon père a eu un soucis de santé il y a un an que la société ignorait, du coup je passe à deux doigts de chialer comme une fontaine. Mon commercial quant à lui enchaine les phrases que je ne suis pas prêt à entendre : collaboration (ce qui m’aurait valu un point Godwin si je lui avais répondu), la roue tourne, le monde est petit (personnellement je trouve que le monde est immense et que ce sont les gens qui le rendent petit), blabla… J’y apprends tout de même une nouvelle hautement sympathique, le service des achats de XXX a appelé le chef des commerciaux pour la première fois en 5 ans la semaine dernière pour assurer ma société de mes qualités et s’assurer que ma mission continue sans pépin, cela serait dommageable pour eux étant donné la liste des prestataires en place à XXX en dehors de moi même.

Bref la colère monte encore d’un cran ainsi que le sentiment d’impuissance. XXX joue son jeu et ma SSII de même, j’ai l’impression d’être entre l’enclume et le marteau. Si je veux en sortir et faire ce que moi je veux, je suis obligé de poser ma démission dans un contexte économique pas très rose ou de dire non et risquer le licenciement. De surcroit je me sais en colère et cette dernière fait parfois (ok, souvent) faire des choses qu’on regrette.

Je prends rendez vous avec mon supérieur à XXX avec qui je bosse réellement tous les jours depuis 5 ans. Je lui dis ce que j’ai sur le cœur, et on se retrouve moi à verser ma larme ce coup ci (mes nerfs se vident) et lui au bord des larmes. Ça ne lui fait vraiment pas plaisir et il ne reste en poste que pour assumer sa fonction jusqu’au bout, son équipe étant dissoute il part lui aussi vers d’autres horizons. Il m’assure de son support et qu’il est prêt à faire passer mon CV ou témoigner en ma faveur pour tout entretien que je viendrais à passer.
Bon c’est déjà ça.

Le weekend se passe loin de l’ambiance de l’open space et me permet de faire retomber un peu la pression et la colère. Dans la semaine, il n’y a rien que je puisse vraiment faire dans la situation – en tout cas je ne vois pas les solutions – du coup je me concentre sur mes vacances qui doivent survenir dans 2 semaines (randonnée dans les montagnes pendant 3 semaines).

Eté

Heureusement pour ma santé physique et mentale, les vacances jouent leur rôle ! Je décide même de les enchainer et je pose une semaine par ci, une semaine par là, épuisant ainsi toutes mes vacances annuelles mais qu’importe ! C’est maintenant que j’en ai besoin.

A mon retour de vacance j’apprends que je suis prolongé ainsi que tous les gens de l’IT jusqu’à la fin de l’année.

Pendant ce temps mon commercial essaie en vain de contacter le service des achats pour qu’on essaie au moins de retirer un bénéfice comptable en renégociant la facturation. Là c’est pas difficile pour le service des achats : ils ne répondent tout simplement pas. Après tout la seule date à laquelle ils sont obligés de voir mon commercial c’est pour le renouvellement de contrat de fin d’année donc …

Les formations des équipes indiennes commencent et finalement la plupart d’entre nous jouent le jeu et font des formations du mieux qu’ils le peuvent. Pas facile cependant de passer la main sur votre « bébé ». En plus les compétences en face ne sont pas toujours au rendez vous et je ne parle pas de l’obstacle de la langue même si la plupart d’entre nous sommes plutôt à l’aise en anglais. Certaines personnes censées nous remplacer sont en fait des fonctionnels n’ayant jamais fait de développement de leur vie … ce n’est pas leur faute mais ça n’arrange pas les choses.

J’apprends également que le directeur qui a pris cette décision avait pris exactement la même dans une banque concurrente et était parti avant que sa politique ne se révèle être un échec. Ceci dit lui il touchera sa prime de départ.

Je commence à me poser des questions : dois-je quitter l’informatique ? Dois-je juste quitter le monde des sociétés de services ? Dois-je changer de poste – j’aime développer mais à 30 ans passé je deviens trop cher et trop vieux pour ce genre de poste ?

Le tout accompagné d’un dénigrement de soi, j’ai l’impression de m’être vendu et ça me laisse un goût amer.

Automne

Les équipes indiennes sont reparties pour la plupart en Inde et pour l’instant nous restons au centre de toute activité informatique à XXX, je vois mal comment ils pourraient se passer de nous à l’heure actuelle mais je leur fais confiance, ça viendra.

A l’entrée de XXX un syndicaliste me tend un papier que pour une fois je prends. Je le lis, il parle de la convention Syntec qui est omniprésente dans le monde de l’informatique et qui est une référence de désavantage pour les salariés. Sur le dos de la feuille quelques mots sur un changement de site de XXX et sur l’opposition de la CGT.

Je ne sais pas pourquoi mais j’envoie un mail au représentant CGT de XXX pour lui signaler que j’étais déçu qu’il n’y ait pas un mot sur les délocalisations à XXX, que les prestataires n’étaient pas à l’honneur à XXX : pas d’accès aux installations de type salle de gym ou douche, forfait cantine très élevé, etc. Sa réponse a eu le mérite de ne pas être trop hypocrite, outre le fait qu’il ne dit pas un mot sur les délocalisations, il est désolé pour les autres points soulevés mais je cite : « nous éprouvons les pires difficultés à sensibiliser les autres organisations syndicales de XXX sur ces questions, qui jusqu’à présent, n’avaient aucun intérêt électoral ou syndical à se préoccuper du sort des salariés d’entreprises externes. »

Bref XXX délocalise : les syndicalistes internes ne s’en soucient pas et les syndicalistes de ma société (si elle en avait eu) ne seraient certainement pas intervenus – la décision ne vient pas de leur société. Une entreprise – aidée par l’Etat – peut donc délocaliser à outrance sans qu’aucun syndicat ne trouve à y redire.

Je me dis que l’organisation des syndicats à 50 ans de retard à rattraper et que je vais peut être (enfin, vont dire certains) m’intéresser à comment tout cela fonctionne.

La fin de l’automne et l’hiver arrivent à grand pas, je me concentre sur mes activités extra-professionnelles pour m’évader et les changements internes se poursuivent en moi, tous ces évènements sont en train de me changer.

J’en viens à me demander si je ne souhaite pas une vraie grande crise, bien profonde qui ne laissera pas d’autre choix à nos sociétés que de changer.

Partager :

20 réflexions sur « Récupéré ! L’écume des jours, par PP (12/09/09) »

  1. Je travaille en prestation aussi, en ce moment je suis sur une mission ou je n’ai pas le profil, ni les compétences (ce n’est pas mon domaine), bref je suis sur qualifié pour le job et je ne sais pas faire ce que l’on me demande, l’objectif est donc de faire croire !!!. Mais la SSII ne m’a pas laissé le choix, c’était cette mission ou alors refus de mission. Ce qui aurait donné un licenciement direct (c’est cela la vie en SSII). Ce n’est qu’une question de mois pour me retrouver dehors, mais moi, au moins j’ai de la chance je ne suis pas en inter-contrat comme 20% de mes collègues.

    Ce qui me fait sourire, c’est que tu fasses confiance au commercial et à ton supérieur de SSII. Cela montre que tu n’as pas compris qu’en tant que prestataire, tu n’étais qu’un mercenaire et que tu n’étais pas là pour donner mais pour prendre… Ceux de l’offshore ont bien compris, eux…Je suis provocateur mais la méditation sur ton métier te sera salutaire, au fait 5 ans au même poste en prestation, c’est du suicide professionnel.

    Ce qui m’inquiète aujourd’hui dans les grands groupes c’est de voir le « hold up » effectué par les SSII sur toutes ces compétences intellectuelles.

    Maintenant ce n’est que l’argent court terme qui compte. En effet :
    Les clients (sociétés qui utilisent de la prestation) demandent des diminutions de facturation. Donc les SSII sont obligées soit de virer les séniors (au dessus de 30-35 ans, ne rigolez pas c’est ainsi chez les « viandards »(marchand de viande humaine dans notre métier), en effet nous coutons très cher.
    Soit d’utiliser une solution simple en allant chercher de la viande jeune (moins cher) ou de la viande d’exportation (l’offshore). Certains clients demandent aussi aux ssii de faire -10% pendant 4 ans, donc 40% en moins. Vous pouvez imaginer le massacre…

    C’est donc intenable et le pire c’est que nous non content d’avoir cassé notre tissu industriel que nous recommençons et en ce moment en dégageant notre savoir intellectuel, il est bientôt trop tard.

    J’attends avec impatience un journaliste qui enquêterait sur ce « hold up », qui semble organisé par des lobbyings très puissants.

    1. En parlant de viande, quelqu’un a-t’il vu Tartar, ces temps-ci..???

      Ho, pardon, old lad. Tu m’es revenu à l’esprit comme ça, par hasard. Sans rancune. Voire même avec. 😉

    2. adn dit : « le pire c’est que nous non content d’avoir cassé notre tissu industriel que nous recommençons et en ce moment en dégageant notre savoir intellectuel, il est bientôt trop tard.
      J’attends avec impatience un journaliste qui enquêterait sur ce « hold up », qui semble organisé par des lobbyings très puissants.
       »

      C’est vrai que les journalistes des grands médias n’insistent pas sur ce fait.

      J’ai néanmoins trouvé un très bon article qui dépeint cette évolution suicidaire des Européens :
      « Le TGV chinois, la concurrence globalisée et l’avenir des Européens »
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-tgv-chinois-la-concurrence-42780

  2. Votre situation resume bien la mentalite et le comportement francais.
    Vous n’etes pas tres pro actif!

    Vous desirez le confort, la securite, la reconnaissance et le salaire. S’ils ne sont pas au rendez-vous on manifeste, menace, casse et meme suicide. Ce monde n’existe plus et il va falloir l’admettre rapidement.

    Ne vous plaignez pas trop car il vous reste encore une bonne assurance chomage qui vous aidera financierement, un système de sante ou vous n’aurez pas attendre une journee aux urgences, des possbilites de renegocier des prets, des associations et syndicats pouvant faire pression, des organismes gouvernementaux destines a vous aider a créer votre entreprise etc…

    Personnellement, je n’ai que deux semaines de vacances, mon système social est pathetique, on peut me virer en moins d’une minute montre ne main, mes collegues sont des intrigants eleves au mensonge.

    Si les choses tournent mal, je vends ma maison et en achete un plus petite. Je prends 2 jobs a plus de 40 ans ou je change de pays ou region et je continue a payer mes factures.

    Il faut arreter de se plaindre quand on a le ventre rebondi. Chez nous on dit : « work is work; that’ it ».

    It’s a new world out there get use to it.

    1. Vous avez l’air satisfait de votre sort. Peut être parce que vous avez le ventre plus rebondi que nous. Ou alors parce que vous etes fataliste « esclave je suis esclave je dois être ». Soyez pro actif et ventre rebondi parmi vos collegues elevés au mensonge dans votre système social pathetique, si cela vous plait, tant que cela leur plait.

    2. encore un amérloque qui vient donner des leçons…
      de toute façon, vous avez une mentalité d’esclave, d’ailleurs je suis sûr que la plupart des chomeurs de la crise chez vous doivent se dire: « je suis à la rue, c’est de ma faute, je n’ai pas été assez bon » au lieu de vous rendre compte que les banques vous ont écrasés la gu…à coup de talons. A la limite, vos pauvres seraient presque content de crever cette hiver s’il fait froid, comme les cancrelats qu’ils pensent être.

      Vous n’avez aucune fierté, vous ne pensez qu’au pognon et juger les gens selon cet unique critère; la notion de bonheur, vous l’avez complètement dévoyé, vous êtes des handicapés du bien-être

    3. Proverbe chinois
      Celui qui, tout au long de la journée, est actif comme une abeille,
      est fort comme un taureau,
      bosse comme un cheval,
      et qui le soir venu est creuvé comme un chien,
      devrait consulter un vétérinaire,
      il est probable que ce soit un âne.
      CHANG YING HUE

  3. Hhmm…

    Encore un sujet délicat… de qui dépendre.

    Effectivement. Comme dit John AvecLesCornes, si ça nous rend heureux, aprés tout…

  4. @ john barleykorn

    Ne reprenez pas ,de façon « agressive » » les propos tenus,ailleurs,par un membre du gouvernement nous traitant de « gosses de riches » ‘(pour l’état de l’opinion publique à l’égard de la vaccination anti grippale A)

    et,aussi ,cesser de ramener lescomparaisons vers le bas en considérant qu’il y a toujours « pire »….
    Pas trés porteur d’avancées à mon avis .
    Me trompé-je ?

  5. @ john
    Vous vivez au Canada (Québec?), c’est sur 😉
    Les SSII sont à éviter comme la peste en France.
    Malheureusement, l’alternative n’est pas facile mais elle existe!
    L’informaticien doit se faire un devoir d’être à son compte et ne compter que sur lui-même.
    Il doit s’ériger en consultant, en free-lance, être son propre employeur.

    De toutes façons, l’informatique n’est plus un métier.
    Il est tombé dans le domaine public avec le PC.
    C’est un métier par défaut.

    Un informaticien, aujourd’hui, c’est celui qui sait faire la différence entre un clavier et une souris.
    Un chef de projet en informatique, lui, sait expliquer cette différence.

    A partir de là, s’étonner qu’il fasse jour à midi, c’est un peu couillon.

    1. Je ne vis pas au Canada. J’y suis passe et 6 mois fut le temps necessaire pour comprendre.
      Je vis a Detroit, capital de l’automobile (humour).

      Lorsque j’ai eu deux minutes pour prendre mes affaires au bureau, accompagne par un vigiles je ne suis pas venu sur internet pour PLEURER.

      Suis je satisfait de mon sort, suis je esclave,vais-je pleurer avec vous la gloire passe d’un systeme?

      NON.

      Je fais comme Paul:
      Je prends mon destin en main
      Je suis mobile
      Je m’adapte
      Je ne pleure pas, je reflechis, j’innove, j’agis

      Je n’attends pas que les choses changent mais contribue modestement a les changer

      REVENEZ AUX BASES——–> REFLECTION ET ACTION

  6. @John,

    Vous déplorez l’état d’esprit du témoignage personnel mais quelle est votre analyse sur l’évolution structurelle au sein de cette SSII?
    Pensez vous réellement qu’il y ait une progression globale de la société lorsque le seul ressort social réside dans d’adaptation individuelle au changement?
    Comment considérez vous celui qui ne peut pas s’adapter à un moment donné?

    Pourquoi ne pas partager sur ce blog vos réflexions et actions autrement que par un simple défoulement purement émotionnel?

    Salutations

  7. ce n’est pas tellement que le :
    « je … je … je … je … je … je … je … »
    suivi du :
    « vous … vous …  »
    mais bon ….

  8. Je travaille dans un grand etablissement financier a Londres et c’est exactement la meme chose. Tous le staff de l’IT qui nous fournissait le support vient d’etre offshorer en Asie du sud est. Le tout en quelques mois a peine. Je vous laisse imaginer l’ambiance qui en a resulté. Le reste de l’activite est deja en Inde. Des gens tres sympathiques par ailleurs mais en terme de strategie globale ca ressemble fort a quelquechose d’intenable voir de suicidaire.
    Combien de temps ceci pourra t-il encore durer?
    Est ce etre populiste que de faire remarquer qu’il n’est pas tres raisonable pour le 10% le plus riche de la population de s’acharner a vouloir offshorer le jobs des autres 90%?
    D’ailleurs meme en Angleterre ca commence a ruer dans les brancards quand on leur vante les avantages du « right-shoring »… c’est dire.

  9. Je travaille pour une SSII en sous-traitant 2ième ligne pour Grosnavion… Et oh mon Dieu … Mais je reconnais tout ce qui se passe dans la boite 🙁
    je suis sous tension, je ne dors plus ou peu ou mal, je n’arrive à manger que de la soupe le soir, sans cela ça ne passe pas … J’ai 43 ans, mon travail est reconnu, et en plus j’aime ce que je fais,mais là, être traitée comme de la merde …

    en plus, l’inde n’est pas moins cher, vu qu’ils facturent tout temps d’attente de quoi que ce soit …

  10. @ John Barleykorn
    N’avez-vous jamais pensé que le fait de redevenir un animal n’était tout simplement pas humain. Que la vision anglo saxonne du travail, nous fait tous régresser. Que le système dans lequel nous vivons, opère un nivèlement par le bas permanent que vous soutenez apparemment. C’est effrayant, est-ce vraiment ce que vous voulez pour vos enfants ?

    1
  11. je me reconnais à 100% dans cet article, la seule différence étant que mon client n’est pas dans la finance.

    j’aurais aimé trouver un argumentaire pour m’aider à expliquer ce que j’ai sur « la patate » face à cette situation…

Les commentaires sont fermés.