229 réflexions sur « France Culture, « La rumeur du monde », samedi 19 décembre de 12h45 à 13h30 »

  1. Je vous ai soutenu dans la question de la création monétaire via le crédit, chose qui n’existe tout simplement pas, alors je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de suite autour de la question de la nature même de la monnaie!
    Cela est quand même la question centrale!
    Il faudra bien que cela vienne aucentre des préoccupations des économistes, car, sinon, des gens comme Casanova auront beau jeu de vous démonter!

  2. Capitalisme et autorégulation
    A mon sens, l’autorégulation des marché est impossible du fait du régime capitaliste dans lequel nous sommes prisonniers.
    Et ce capitalisme prend sa racine dans la seule monnaie telle qu’elle est, objet d’échange et RESERVE DE VALEUR ULTIME!
    Un seul et même objet incarnant ainsi deux objectifs totalement inconciliables et contradictoires!
    Autrement dit, dès que l’autorégulation des marchés aura joué pendant un temps, c’est la logique capitaliste qui reprend le dessus qui, en concentrant les richesses et en creusant l’écart entre créanciers et débiteurs (riches et pauvres), fige le jeu, bloque les échanges et les investissements, et nous nous enfonçons dans la crise!
    Les soubressauts auxquels nous assistons ne dureront pas, je partage l’analyse de Paul Jorion.
    A la fin, c’est la civilisation toute entière qui se retrouve menacée, un peu comme la seconde guerre mondiale était bien la sortie de la crise de 29!
    Si on ne modifie pas l’émission dela monnaie elle-même au sens de la monnaie anticrise que proposent les geselleiens, je crains fort qu’il n’y ait pas véritablement d’issue à cette crise – sauf après une catastrophe encore plus grande que la seconde guerre ondiale qui, déjà, n’a pas débouché sur un monde paisible!
    Un pays émergeant (la Chine?) pourait-il prendre la relève et devenir moteur d’un ordre capitaliste engagé dans une fuite en avant?
    Je n’y crois guère en raison du retard encore trop important de ce pays, et aussi en raison des limites des ressources sur terre, certainement plus près d’être atteintes que par le passé.
    L’autorégulation ne pourra se déployer en continue et d’une façon stabilisante qu’avec la monnaie anticrise!

  3. Lire,…;

    : << Me croyant seul , je voulu prendre un livre qui semblait ouvert sur la table à mon intention, mais une vieille femme , couchée dans un coin sur des couvertures , poussa un cri.

    – Je ne vous avais pas aperçue , lui dis-je. Est -ce que ma présence vous incommode ?

    – Pas du tout, mais à mon âge, je n'ai pas l'habitude des visites.

    Je m'assis auprès d'elle et , les yeux fermés, je commençai les salutations d'usage : <>

    – Approchez – vous donc , dit la vieille femme. Npus passerons ces quelques instants ensemble.

    Elle se dévêtit et , le corps couvert d’un long maillot noir , alla prendre le livre dont elle arracha plusieurs feuillets. <> demanda -t elle en baissant la voix . Elle me tendit quelques pages ; nous nous étendîmes, côte à côte, chacun enveloppé dans une couverture. <>

    <>

    M- Blanchot – Dernier mot

  4. Il n’y a plus de bibliothèque. Chacun désormais lira à sa guise.

    La peur est votre seul maître . Si vous croyez ne plus rien craindre , inutile de lire. Mais c’est la gorge serrée par la peur que vous apprendrez à parler..;

    Depuis qu’on a supprimé le mot d’ordre, dis- je, la lecture est libre . Si vous jugez que je parle sans savoir ce que je dis, vous resterez dans votre droit . Je ne suis qu’une voix parmi les autres.
    M- Blanchot-

    Le Ressassement éternel.

  5. Paul:
    Comme je l’explique dans « L’argent, mode d’emploi », il n’y a pas à mon sens de problème « DE » la monnaie. Je m’intéresse maintenant plus particulièrement dans ce que j’écris aux raisons pour lesquelles on aboutit dans nos sociétés à la concentration de l’argent.

    [Je ne sais pas si c’est un problème dû à votre ordinateur mais vous envoyez maintenant deux ou trois versions de chacun de vos commentaires].

    JF:
    Je ne vous suis toujours pas tout à fait!
    Cette monnaie pose quand même l’énorme problème que les injections massives de liquidités dans les banqes en faillite n’ont absolument pas abouti dans l’économie réelle!
    Comme vous le savez très bien, cela nourrit des bulles nouvelles largement, ou alors, les banques placent l’essentiel de ces liquidités simplement dans la banque centrale pour gagner des profits faciles et sûrs.
    A quoi cela peut bien servir?
    Cela ne peut être l’intention d’une politique monétaire digne de ce nom!
    Et là, j’attends toujours que d’autres que moi proposent une idée pourquoi cela se passe ainsi!
    Dans le même registre, on sait que la monnaie liquide est thésaurisée pour 90% du montant de son émission!
    Les chiffres des banques centrales confirment cela parfaitement!
    Comment dire dès lors « il n’y a pas à mon avis de problème DE monnaie »?
    Cela ne fait pas sens, surtout de votre part!
    [non, pas de problème d’ordi, sauf un peu de lenteur d’exécution, mais j’envois effectivement plusieurs versions parfois, car je suis un peu insistant pour de bonnes raisons]

    Il resteque ce que je formule sans réplique valable pour l’instant: le fait d’attendre est déjà spéculer, pas nécessairment dans le mauvais sens, mais l’effet spéculatif opère à cause même de la monnaie!
    La monnaie telle qu’e’elle est est bien la conserve de la richesse et, dans ce cas, se soustrait à son usage comme institution publique!
    Comment accepter plus longtemps que l’autorité monétaire émet un instrument de paiement et d’échange qui pourra à tout moment se soustraire à son usage?
    La monnaie incarne des notions contraires et inconciliables, elle devient dès lors fétiche, c’est le propre du fétiche d’incarner des choses paradoxales.
    Ceci est bien un héritage de la monnaie or qui fonctionnait déjà ainsi!
    Evidemment, le fait d’accumuler des billets peut être aisément compensé par la BC, ce qu’elle fait, mais, comme nous le voyons au Japon, ce n’est pas très efficace!
    Je ne vois pas comment lâcher sur ce fait massif!
    Pour revenir à votre livre, c’est vrai que vous écrivez que la monnaie doit aussi être réserve de valeur, ce que je ne conteste pas, mais je vous en prie, soyez nuancé sur cette question, car le diable réside là dans le détail et la précision!
    Ce que j’articule à longueur de mes interventions est plus subtile!
    Car la monnaie doit bien être « réserve de valeur », mais il faut absolument détacher cette fonction réserve de valeur du véhicule, du billet lui-même!
    La réserve de valeur est le pouvoir d’achat. Et, dans ce que j’expose précisément, le pouvoir d’achat de la monnaie est préservé très exactement quand le billet passe de main en main, pas quand le billet tend à se retirer! Surtout que es prix moyens deviendront absolument stables dans ce que je propose, c’est technique!
    J’expose aussi, dans le souci de la « conservation des quantités » que les billets « fondants » impliquent une restauration de masse au niveau central en continu.
    Tout comme le temps qui passe, et tout comme les transactions sont successives, il est fondamental de prendre en compte le facteur temps, y compris dans l’idée de la réserve de valeur!
    Encore une fois, au niveau de l’épargne, lla valeur sera complètement conservée et stabilisée avec la monnaie fondante.
    Par contre, avec la monnaie actuelle qui génère des intérêts, la valeur de l’éparge est augmentée, ce qui diminue d’autant le pouvoir d’achat des emprunteurs! (sauf en cas d’inflationoù c’est le contraire, mais les intérêts plus élevés compensent cela et bien au-delà)
    Si vous trouvez cela acceptable, il me semble que vos propositions ne donneront alors aucune possibilité de sortir du système.
    Au niveau de la thésaurisation porteuse de déflation, ce n’est pas l’intérêt de la monnaie qui agit pour diminuer le pouvoir d’achat, mais la déflation signifie une augmentation de la valeur du trésor thésaurisé, et cela diminue d’autant le prix des biens, services, salaires et actifs financiers.
    En cas de déflation, le poids de la dette devient totalement écrasant, et les créanciers s’enrichissent (autour de la part de monnaie restant circulante) en ayant un pouvoir d’achat plus fort pour revenir sur le marché quand bon leur semble.
    Si vous ne trouvez rien à redire sur cette mécanique diabolique, je ne comprends vraiement pas ce qui peut changer par vos propositions d’interdiction des paris sur les variations des prix, mais je ne demande qu’à être convaincu…

    1.  »
      Comme vous le savez très bien, cela nourrit des bulles nouvelles largement, ou alors, les banques placent l’essentiel de ces liquidités simplement dans la banque centrale pour gagner des profits faciles et sûrs.
      A quoi cela peut bien servir?
      Cela ne peut être l’intention d’une politique monétaire digne de ce nom!
      Et là, j’attends toujours que d’autres que moi proposent une idée pourquoi cela se passe ainsi!
      Dans le même registre, on sait que la monnaie liquide est thésaurisée pour 90% du montant de son émission!
      Les chiffres des banques centrales confirment cela parfaitement!  »

      C’est intéressant ça … vous pourriez nous donner quelques références, un lien ou des chiffres sur toutes ces infrmations?
      Merci

  6. à Moi dit

    Ils ne disparaissent jamais c’est exact. Mais c’est peut-être pire de nos jours par l’offre de Culture sur le marché…avec une intention , sinon un slogan abstrait « chacun choisit »… J’avais été stupéfait, il y a quelques années de trouver devant un Carrefour, une grande tente , me rappelant les cirques de village de mon enfance, et dans laquelle le supermarché cité vendait les livres au Kilo…..Certes la balance n’était plus la balance Romaine , mais la quantité et la soi -disante diversité des thèmes était impressionnante, pour le coup , j’aimerais qu’un économiste en explique le mécanisme, d’autant que la pseudo – diversité était soit romanesque , soit directement utilitaire, ( les deux l’étaient ) , en fait …

    BONNES FÊTES

  7. Bon, me voilà renseigné et avec plaisir peu apprécié par SIL. J’ai donc prêché le faux pour me rapprocher du vrai.
    Ma participation ici me bombarde pour le juge SIL à un obsédé de l’argent, je le laisse à ses suppositions automatisées.
    Mais qu’y a-t-il de vrai sur un site décoré d’une « SIL-Icône gay » Père-Noëlisée, dans une posture explicite et dénudée à la mode des calendriers d’équipes de rugby, trônant au-dessus du portrait de Pie XII en retour d’examen historique ? Je vous le demande ? Et à défaut de sincérité, de bon gout ? Mais il n’est de bon bec que celui de SIL, je l’ai compris.

    Au plaisir un peu pervers je l’avoue, de vos insultes, SIL, très narcissiques et destinées à vous mettre en valeur. Bon Noël pas trop ripailleur, mais surement matérialiste, sans trace de foi, devant le foie gras.

    1. « un site décoré d’une « SIL-Icône gay » Père-Noëlisée, dans une posture explicite et dénudée à la mode des calendriers d’équipes de rugby ».

      🙂 Mortus ridendo, elle est vraiment pas mal celle-là.

      En fait, il s’agit d’un extrait de tableau de Lucian Freud « girl with a white dog ». Sans rancune Jean-Michel. Vraiment poilante celle-là. Surtout ne changez rien…

  8. – Si l’on s’arrête un instant pour observer la situation constitutionnelle à la fin de cette période, c’est à dire en 1929, on constate un phénomène curieux – et Non accidentel : les Etats, et à un moindre degré, le Gouvernement fédéral sont presque dépourvu de pouvoir pour réglementer le commerce et l’industrie. L’Interstate Commerce Commission est le seul organe véritablement effectif. Ce qui forme dans l’Etat moderne , le souci fondamental du Gouvernement : l’économie , échappe très largement, dans les Etats Unis de 1929, à son contrôle . Les garanties de la liberté individuelle ont été étendues au point de produire ce résultat . Le plus curieux n’est pas tant que le fait lui -même que la satisfaction et l’orgueil que les Etats – Unis de 1929t tirent du fait. La paralysie gouvernementale leur semble un bienfait de la Constitution et de ceux qui l’interprètent , puisque , loin de constituer une gêne , elle est une garantie du jeu parfait du principe de laissez faire et protège les Etats – Unis contre les mesures socialistes prise en Europe . Effectivement ; l’industrie prospère , les concentrations augmentent , leur puissance leur permet des découvertes techniques ou un abaissement du prix de revient qui augmente leurs revenus. Mais une économie sans contrôle , dont les participants professent qu’en raison des progrès techniques elle peut connaître une expansion sans limite et qu’il n’y aura plus de pauvres , ne peut qu’aller à sa la ruine . L’agriculture n’a pas cessé de souffrir depuis 1921, et elle est profondément endettée ( de 1926 à 1931 un cultivateur de l’Iowa, sur 7, dut vendre sa ferme ou la laisser saisir.) .

    Les salaires n’ont pas entièrement suivi la hausse générale de prix; le progrès technique a créé un certain chômage. Une situation de monopole permet aux grandes entreprise de baisser leurs prix de revient en maintenant ou en accroissant leurs prix de revient en maintenant leur prix de vente. Pour placer leurs bénéfices accrus, les entreprises achètent des actions et les font monter constamment. Surtout, l’économie connaît un expansion considérable du crédit, permise par l’imprudence du Federal Reserve Board et par la réglementation trop lâche des marchés boursiers : crédit au consommateur, rendu nécessaire par la montée du pouvoir d’achat beaucoup plus faible que la montée de la production, – crédit au spéculateur- et tout le monde spécule quand la hausse des valeurs est assurée et quand , dans les moindres villages, on ne parle que de la fortune réalisée la veille par un voisin- ( L’indice des valeurs monte de 117 en décembre 1928 à 225 en septembre 1929. La bourse de New-York permet les opérations à terme sur une couverture de 10%, dans laquelle entrent les gains réalisés sur les opérations précédentes ) – crédit au commerce et à l’industrie, car banque et emprunteur savent qu’une nouvelle affaire aura rapidement payé son capital. Un jour, sans raison particulière , mais non pas sans avertissement du Président Coolidge , mais surtout des avertissements nombreux et répétés de la part du <>lui- même , ( Des chutes boursières brutales s’étaient produites dès 1928, toujours à vrai dire compensées par de nouvelles hausses ) la catastrophe arrive : le vendredi 24 octobre 1929, où douze millions d’actions sont échangées en baisse à Wall Street. C’est le début de la « dépression ». Toutes les tentatives de reprises boursière se terminent par de nouvelles chutes brutales , tous les pronostics optimistes par des démentis cinglants . Le 29 octobre 1929, un nouveau « crash » se produit, dans un mouvement de seize millions et demi de valeurs . Un mois plus tard , la baisse moyenne des valeurs industrielles est de 40 % / Trois ans plus tard, l’indice des valeurs industrielles sur la base de 1926 est tombé de 216 à 33 ; celui des chemins de fer, de 168 à 14, celui des entreprises réellement saines , qui enregistrent pourtant des baisses de 90 % , 95 % ou plus, est considérable. Ce n’était pas seulement un crise comparable aux précédentes, ni même la plus grave de toutes : c’était la fin d’une philosophie de la vie , c’était la fin d’un rêve .

    Ceux qui sont restés dans les villes y sont prisonniers de leur désoeuvrement ; des hommes de trente ans font des heures de « queue  » pour obtenir un soupe chaude gratuite . A bout de quelques temps, des millions de chefs de famille n’ont plus dix dollars , ni même un dollar d’argent liquide : ils ne peuvent se déplacer . Cependant , quelques personnes échappent à la catastrophe, ce qui crée un état socialement malsain : ce sont , non seulement les fonctionnaires et ceux qui des employés ou ouvriers qui ont pu conserver leur emploi, mais tous ceux qui sont à la tête des entreprises , dans les conseils d’administration ou dans des postes élevés des services administratifs. Certaines sociétés , malgré une activité réduite , font des profils importants ou puisent dans sur leurs réserves , et distribuent de larges dividendes pour soutenir les cours de de leurs actions
    et <>. A ors que le revenu national tombe de 85 à 37 milliards de dollars de 1929 à 1932 , la place des seuls dividendes et intérêts dans ce revenu atteint en 1931 son niveau record de 8 milliards .

    extrait du : Système Constitutionnel des Etats- Unis D’ Amérique – par andré TUNC

  9. Pour une nouvelle démocratie économique basée sur la robotique:

    Le système économique actuel, grâce aux nombreuses découvertes et inventions, notamment aux robots de plus en plus nombreux et efficaces, produit une abondance insoupçonnée de biens en même temps qu’il réduit la main-d’oeuvre et engendre un chômage permanent croissant.

    Une partie importante de la population se trouve ainsi privée de tout pouvoir d’achat des biens créés.

    Pour que tous puissent avoir une part de l’héritage culturel légué par leurs prédécesseurs, nous proposons un dividende dont la quantité sera déterminée par la masse des biens à consommer.

    Ce dividende universel est versé à chaque personne, à titre d’ actionnaire du pays, qu’elle ait ou non d’autres sources de revenus. Ceci provoquera une relance réelle par la demande.

    I. Nous devons donc reprendre le contrôle de l’émission et du volume de la monnaie et du crédit en l’exerçant par des commissions locales indépendantes jouissant de toute l’autorité voulue pour atteindre ces buts.

    II. Les ressources matérielles du pays représentées notamment par la production constituent la base de la monnaie et du crédit.

    III. En tout temps l’émission de la monnaie et du crédit devrait se mesurer sur le mouvement de la production de façon qu’un sain équilibre se maintienne constamment entre celle-ci et la consommation. Cet équilibre est assuré, partiellement du moins, par le moyen d’un escompte dont le taux varierait nécessairement avec les fluctuations mêmes de la production.

    Exemple pratique:

    http://pavie.ch/mobile/articles.php?lng=fr&pg=263

    plus sur http://www.pavie.ch

  10. Pour en finir avec le jugement de Casanova sur la spéculation… et donc, sur la Floride :

    -<< Dans le cas de la Floride ils ( les gens ) voulaient croire que toute la péninsule serait bientôt peuplée de vacanciers et d'adorateurs du soleil, d'un ère nouvelle et remarquablement indolente, Tel serait l'engouement que les plages , les marécages , les marais , et les terres incultes auraient tous de la valeur. Le climat de la Floride évidemment, ne garantissait pas que cela se produirait , mais il permettait effectivement aux gens qui voulaient croire , de croire que cela se passerait ainsi .

    Toutefois , la spéculation ne dépend pas entièrement de s'abandonner aux illusions. En Floride ,la terre fût partagée en lotissements à construire et vendue par pour un règlement comptant de 10 % . Manifestement , une grande partie du terrain ingrat qui changeait ainsi de main, était aussi peu agréable à voir aux gens qui l'achetaient qu'à celui qui passait devant. Les acquéreurs ne comptaient pas y vivre ; il n'était pas facile de supposer que quiconque le ferait jamais ; mais ces considérations étaient théoriques . La réalité étaient que ces biens douteux gagnaient en valeur tous les jours et pouvaient être vendus avec un solide bénéfice , quinze jours après. C'est là un autre aspect du climat spéculatif : au fur et à mesure que le temps passe , la tendance diminue à voir au – delà du simple fait de la valeur croissante et jusqu'aux raisons qui l'expliquent . Et il n'y a pas de raison pour qu'on le fasse tant que le flot des gens qui achètent avec l'espoir de vendre avec profit continue à augmenter à un rythme suffisamment rapide pour maintenir les prix .

    Tout au long de 1925; la chasse aux richesses sans efforts amena en Floride des gens dont le nombre s'accroissait à souhait. Chaque semaine davantage de terres étaient partagées. Ce qu'on appelait de façon approximative le rivage s'étendit à dix , quinze ou vingt – cinq kilomètres du bord de mer le plus proche. Les faubourgs se trouvaient à une distance étonnante de la ville. Comme la spéculation s'étendait vers le nord, un Bostonien entreprenant , Mr Charles Ponzi , fit naître un quartier résidentiel <>. Il se trouvait à peu près à cent kilomètres de la ville . Par ailleurs, Ponzi croyait en de bons quartiers bien compacts : il vendit , <>, qui se situaient à <>- la ville ( c’était le cas pour Nettie ) n’existait pas ! La congestion de la circulation pénétrant dans l’Etat de la Floride devint telle qu’à l’automne de 1925 , les chemins de fer furent obligés d’interdire
    le transport des marchandises les moins nécessaires ( y compris des matériaux de construction pour le développement des quartiers nouveaux ). Les valeurs montaient miraculeusement . Dans un rayon de de soixante kilomètres autour de Miami , des lotissements en bord de mer atteignaient de 15 000 à 25 000 dollars et des sites plus ou moins côtiers de 20 000 à 75 000 dollars.

    Cependant , au printemps de 1926 , la source de nouveaux acquéreurs, si essentielle pour que les prix continuent de monter , commença à se tarir . Comme en 1928 et 1929 devaient le monter , l’élan donné par une bonne ,hausse ne se dissipe pas en un instant . Durant une partie de 1926, l’éloquence des vendeurs s’amenuisa ( même la voix résonna de William Jennings Bryan, qui avait autrefois tonné contre la croix d’or, avait été enrôlée dans la tâche de vendre des marécages) . Mais on ne laisse pas la hausse s’effondrer sous l’effet de s a force propre . A l’automne de 1926 , deux ouragans montrèrent , selon les termes de Frederick Lewis Allen,  » ce qu’un doux vent des Tropiques pouvait faire quand il prenait un bon élan des Antilles >> Le pire de ces vents tua, le 18 septembre 1926, quatre cents personnes , arracha les toits de milliers de maisons et amassa des tonnes d’eau et un certain nombre de yachts élégants dans les rues de Miami. Tout le monde s’accorda à penser que la tempête avait provoqué un pause salutaire pour que la hausse se calme , bien que sa reprise fût reprise tous les jours. Dans le Wall Street Journal du 8 octobre 1926 un certain Peter O . Knight , un des responsables de la compagnie aérienne Seaboard , convaincu de l’avenir de la Floride , reconnut que quelques dix- sept ou dix – huit mille personnes avaient besoin d’aide . Mais il ajouta : <> Il exprima des inquiétudes sur le fait que demander à la Croix – Rouge de l’aide à cause de l’ouragan causerait <> .

    Cette réticence à concéder que la fin est arrivée correspond également au schéma classique. La fin était bien là pour la Floride. . En 1925, les virements bancaires de Miami s’élevaient à 1 066 528 000 dollars ; vers 1928, ils étaient descendus à 142 364 000 dollars . Les cultivateurs qui avaient vendu leurs terres à un joli prix , et qui se faisaient des reproches en les voyant se vendre ensuite pour le double , le triple, le quadruple , du prix d’origine , les retrouvèrent parfois, grâce à toute une succession de défauts de paiement. Quelquefois, ces terres étaient découpées en rues aux noms éloquents, équipés de réverbères et chargées d’impôts et d’une côte foncière représentant plusieurs fois leur valeur courante.

    Le boom de la Floride fut la première indication de l’atmosphère des années Vingt et cette conviction que DIEU voulait que la classe moyenne américaine s’enrichît . Mais que cette atmosphère ait survécu à l’effondrement de l’Affaire de la Floride est encore plus remarquable . Il était admis par tous que les choses étaient en déconfiture en Floride . Alors que le nombre de spéculateurs était certainement faible par rapport à la participation au marché financier quelques années plus tard , il y avait dans presque tous les milieux quelqu’un de connu pour avoir <> en Floride. Pendant un siècle, après l’effondrement de l’ Affaire des Mers du Sud , les Anglais considéraient avec suspicion les sociétés par actions les plus estimables. Mais , tandis que le boom de l Floride s’effondrait, la foi des Américains en un enrichissement rapide et sans effort dans le domaine financier devenait tous les jours plus évidente.

    J-K GALBRAITH _ La crise économique de 1929

  11. il y a quelques temps, nous avions discuté sur le blog de l’opportunité d’aller à la rencontre du public en passant par les médias;
    on avait conclu qu’il fallait le faire, mais en gardant notre libre arbitre, et nous permettre de juger sur pièce à chaque fois;
    cette expérience-ci aura donc été un très grand succès, au regard de l’applaudimètre ;
    il n’empêche que l’émission était organisée comme un traquenard, où l’invité a moins de temps de parole que celui qui invite et qui se met lui-même en valeur;
    j’en tire comme conclusion qu’il faut rayer Colombani de la liste des personnes fréquentables; qu’il faudra négocier, pour les prochaines interventions, les temps de parole; on ne peut pas descendre en dessous de 2/3 pour l’invité; 1/3 pour celui qui invite;
    il ne faut pas avoir peur; le rapport de force est désormais en notre faveur; si nos conditions ne conviennent pas, on ira ailleurs;

  12. à Mr Auspitz,

    Je suis complètement d’accord, avec vos conclusions, l’intérêt de la présence de Mr Jorion à cette émission a eu néanmoins le mérite d’une douche bien froide pour deux participants « autorisés » d’eux – mêmes sur France Culture, alors qu’ils répandent à longueur d’années, l’esquive imbécile , face aux réalités les plus évidentes. Ce ronron au fil du temps , c’est transformé en Rumeur d’incompétence , à défaut de Monde, .. et beaucoup d’auditeurs l’ont entendu…..

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