85 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 15 janvier 2010 »

  1. @ Paul
    Limpide mais pas réjouissant du tout !
    Une autre composante sociologique liée à 2012 qui sévit sur le web, et qui reliée aux prévisions économiques catastrophiques appuiera sur le climat de terreur : En 2011 les bookmakers anglais parieront sur la divulgation du fait OVNI. L’écroulement du système capitaliste sera illustré par des vidéos sur YouTube rappelant les prophéties mayas, et tout son folklore new-age destiné aux jeunes occidentaux désoeuvrés. Un terreau fertile pour tout sociologue souhaitant étudier la naissance d’une nouvelle « religion » dans la phase terminale de la maladie capitalisme.

    1. Je ne pense pas que quelque chose d’énorme se produira à la date clé de 2012, il n’y aurait plus alors de suspense, de surprise, d’inattendu, et puis de nos jours qui voudrait réellement changer de conduite quand bien même ce serait la crise du capitalisme comme en voiture ou à la tête ou pas d’une société d’ailleurs ?

      En vérité le monde actuel ne veut pas réellement changer ou alors prioritairement en apparence hélas au fil au temps il faut bien se rendre à l’évidence. Non je vois plutôt venir une plus longue descente aux enfers pour l’homme moderne.

      Celui ou celle qui préfère encore continuer à tromper son ami(e) et cela même en période de crise continuera encore comme il en sera encore ainsi pour un bon nombre de gens oui mieux vaut pas en énumérer tout la liste des exemples, c’est tellement visible un peu partout jusqu’au moment bien évidemment ou il ne sera même plus possible de faire machine arrière.

      Malheureuse alors à ce moment là, la femme qui mettra au monde un enfant. En vérité de crise en crise de socialisme en capitalisme et vice versa à chaque fois de plus depuis pas mal de temps déjà les gens ne veulent pas vraiment changer quand bien même dans un autre contact ou autre échange de plus avec l’autre. Qui d’ailleurs dans tout ce beau monde s’est réellement repenti devant un autre, vous, moi, personne bien évidemment en commençant par un forum comme sur un autre de plus pareillement. La crise du monde moderne nous y participons tous en fait chacun à notre propre échelle, croire qu’il serait aussi possible de changer l’autre comme le monde dans un plus grand rapport de force est encore une grande impasse spirituelle pour l’homme.

      Enfin nous ne pourrons plus dire comme avant que nous ne savions pas, si si je vous assure l’homme moderne adore beaucoup tourner en rond, comme pareillement avec une grande meule, car après la grande meule du capitalisme il faudra certainement en mettre une autre rapidement à la place.

      On arrête pas bien sur comme ça du jour au lendemain le grand mal-être supplémentaire du monde. bref personne dans le monde ne veut surtout pas changer avant l’autre car celui que je n’aime toujours pas mieux voir et entendre doit d’abord changer avant moi.

      Aujourd’hui c’est hélas le monde de la finance il est vrai qu’ils nous encouragent beaucoup à les mettre sur des crochets, demain sans doute encore avec d’autres gens et puis après je ne sais qui d’autre encore.

  2. Le millénarisme, c’est la fin du monde tous les 1000 ans.
    Et la fin du monde tous les 10 ans, c’est quoi ?
    Le dixénarisme ?

    1. Subventionner directement les ménages endettés ne permet en rien de sortir de la logique du crédit comme panacée. Tu parles d’une solution. Et puis ce ton, ce côté universitaire, pitié.

  3. ça va craquer en 2011 ? 2112 ? Non, ça peut craquer d’un jour à l’autre, je dirais…! les ficelles qui retiennent ce système sont de plus en plus minces ! quand à une reprise en W … non plus… Pas de reprise dans les décennies à venir. Le spectacle de marionnettes va voir s’abaisser le rideau. Chefs d’états marionnettes ( O’Bama en est un exemple de président fantoche) et banquiers apprentis sorciers nous font leur dernier numéro tragi-comique. Comme chantait Maurice Chevalier en 39 : « dans la vie faut pas s’en faire….tout ça s’arrangera »

    1. « ça va craquer en 2011 ? en 2012  »

      Pour nos élites, nos privilégiés et autres dirigeants secrets du monde qui ne connaissent pas encore la crise, la vie pas du tout.

      Ca va-t-il d’abord craquer pour eux ? Pas du tout aussi ! Tout va bien surtout s’il peuvent encore se permettre d’aller en vacances, d’aller au paradis, dans les iles d’avoir encore bonne mine et bon moral à l’antenne.

      Ha si tout le monde pouvait avoir la chance d’avoir ne serait ce qu’un seul politicien privilégié dans sa famille alors bien évidemment plus personne ne ferait attention à la crise.

      Qui a déjà vu un politicien craqué à l’antenne faute de pouvoir mieux payer ses factures ?

      Que savent-ils vraiment de la vie tous ces gens bien hypocrites à l’antenne.

  4. Est-ce que réinstaurer certaines règles au sein de la bourse serait envisageable? Je pense notamment à la loi Glass Steagal qui a été retirée au nom du « libre échange » et qui interdisait aux banques de dépôt de spéculer.

  5. Bonjour Paul.
    Vous êtes toujours convaincu que le « double dip » aura lieu bientôt (2010, 2011,2012) : vous en êtes tellement convaincu que vous suggérez aux commentateurs de penser au nouveau système à mettre en place. Selon vous, il est trop tard : rien ne peut être fait pour éviter l’effondrement total du système actuel (le néolibéralisme-capitalisme).La situation actuelle ne serait rien d’autre qu’un dernier sursaut de la bête agonisante.
    Inutile de rappeler que je suis en désaccord avec vous : pour moi, ce ne sont pas les crises économiques qui changent les systèmes mais les gens (révoltes, guerres…) ! Un système, quel qu’i l soit et quel le que soit la misère qu’il provoque, peut rester en place tant que les peuples restent passifs (d’ailleurs, je crois que le chômage dû à la désindustrialisation va augmenter et perdurer, les inégalités seront de plus en plus grandes, le pouvoir d’achat en Occident continuera à baisser … mais il n’y aura plus de crise pouvant mettre en péril le système néolibéral comme nous l’avons connue avec la crise du système financier). Que constatons-nous actuellement ? La seule « opposition » semble venir de l’extrême-droite, notamment aux USA. On est d’ailleurs encore très loin d’une véritable révolte ! Les systèmes de propagande et de contrôle (au nom de la sécurité et lutte contre le terrorisme) sont tels que toute révolte des populations semble exclue… On peut d’ailleurs constater que ce sont les partis de droite qui on le vent en poupe, ce qui, s’ils sont élus ou réélus, ne peut à mon avis qu’entraîner une consolidation du néolibéralisme : certains diront une ploutocratie ou une oligarchie.
    Conclusion : une guerre ou une révolte populaire pourrait changer le système mais pas une crise économique, qui n’est en fin compte qu’un éventuel catalyseur (comme il y en d’autres comme la religion, les problèmes ethniques…) pour elles.

    1. C’est ce que j’écrivais dans un lien précédent … les changements dans l’Histoire ne sont venus que de la rue par la force (la vraie (celle du nombre .. ) … les lois de la nature reprennent alors le dessus .. Les convrsations de salons ne font alors pas le poids

    2. « Les changements dans l’Histoire ne sont venus que de la rue par la force (la vraie (celle du nombre .. )  »

      Oui peut-être bien en apparence, mais sur le fond était-ce vraiment bien des changements ? Car le nombre peut tout aussi bien recommencer à vouloir refaire la même chose qu’hier. Pardonnez moi mais j’ai souvent pris peur devant la foule, cela vient peut-être d’un mauvais souvenir d’enfance qui sait.

      Pourquoi vouloir toujours associer le changement de l’homme à une notion de quantité ou de nombre comme dans le capitalisme ?

  6. Le W prend un forme très bizarre. J’ai du mal à imaginer que le système puisse tenir encore 2 ans. Vous savez que plus long sera cet état de semi-convalescence, plus dure sera la chute. Les citoyens n’ont aucun intérêt à ce que ça dure. Si ça dure encore 2 ans, je serai vieux quand la vraie reprise reviendra. (On peut imaginer une dépression de 30 ans ?).
    Il y a quelque chose qui m’épate aussi, c’est la capacité des citoyens à accepter cette situation où l’on se fout ouvertement d’eux. Comme si la société était tombé dans un état de servitude.
    La situation en Chine est explosive : une bulle de crédit énorme est en train de se former, ça n’éclatera pas demain, mais la Chine n’aura probablement pas la chance de finir son développement économique avant l’éclatement de cette bulle.
    Quant à Obama, il me fait penser à Gorbatchev. Sa mission principale est d’amener son pays au déclin de manière pacifique. Une folie (guerre en Iran) pourrait mener son pays plus rapidement à la chute.

    1.  » J’ai du mal à imaginer que le système puisse tenir encore 2 ans.  »

      Vous sous-estimez beaucoup l’imagination sans limite de l’homme moderne celui de la matrice du système.

    1. Pour Yves Cochet , la solution est de se reconcentrer sur les marchés locaux au Nord et au Sud , ce qui revient à restaurer une forme de protectionnisme. Je préconise moi même cette seule et unique solution depuis pas mal de temps, bien que j’adhère au libéralisme social car il est aussi garant de nos libertés individuelles. Pour réinstaurer le protectionnisme, il faut simplement corriger le système, à savoir abandonner le néolibéralisme (capitalisme sauvage).

    2. > Le marin

      Oui, mais tant que les gens ou le plus le grand monde recherchera à vivre sous une nouvelle forme ou une autre sur le seul plan du matérialisme je ne vois guère comment les choses et les rapports entre les êtres pourraient réellement s’améliorer sur le fond, la nature en souffre déjà tellement. Pas seulement le capitalisme sauvage .

    3. Bonne remarque, Flo. Cochet l’explique mieux que moi. Les modèles économiques avec lesquels nous vivons encore ne sont plus adaptés pour des raisons bêtement matérielles. Mais tout le monde s’en fout ! Alors tant pis !
      Nous ne voulons pas organiser la décroissance, alors nous la subirons !

  7. Bonjour Paul, Bon vendredi de réflexion. Questions:

    Bulle économique chinoise ? Si elle gardait le cap de l’exportation en exclusivité, oui. Mais elle se tourne vers l’intérieur pour écouler leurs produits qui ne sont nécessairement homologués pour l’exportation.
    Comme je l’ai compris à la lecture d’un interview de Tata, l’Inde n’a même pas connu la crise. Elle leur a été imposée. disait-il.
    La Chine, c’est l’emploi dans l’optimisme et la motivation et sans la peur occidentale.
    Croire à son drapeau, parfois cela marche.
    L’Occident, c’est plutôt rechercher en soi les raisons du flop.
    « La vie est belle, chic et pas chère. », chante Arno. Les retours de flammes, c’est toujours quand on plane.
    Craquer en 2011 et 2012?
    Voilà, une nouvelle preuve, la diffusion de cette peur qui fait perdre le potentiel à l’Occident. Pourquoi se bouger, si on est perdu?
    Réchauffement climatique, on cale même sur des possibilités de changements que cela apporterait, en recherchant qui a fait quoi, au lieu de chercher comment on pourrait faire autrement.

  8. Sur ceux qui sont aux commandes:

    « Comme dit Pascal, il y a trois sortes d’hommes: les uns ne savent pas et restent tranquilles, également tranquilles restent ceux qui savent, mais il a la ceux qui ne savent pas et croient qu’ils savent: d’eux vient tout le mal du monde ». (Tolstoi. Journal)

  9. Bonjour.
    Ce post pourrait trouver sa place dans les posts sur l’identité nationale, mais il risque de se perdre dans les méandres (et si j’écris, c’est pas pour être reconnu mais pour être lu) et il trouve aussi sa place dans le temps qu’il fait le 15 janvier après tout.

    Un débat qui tourne mal hier soir dans l’émission de FOG sur France2 (Vous aurez le dernier mot du 15 janvier 2010 ) à partir de la minute 55.

    Ce débat me semble être l’archétype de ce que nous vivons en ce moment sur l’identité nationale. Dans l’impossibilité qu’il y a à faire dialoguer sereinement des personnes sur ce sujet sensible pour bon nombre.
    Mme Elisabeth LEVY qui se bloque sur des éléments effectivement choquants pour tous comme la Burqa, des prières islamiques dans les rues de Paris, …) mais qui oublie de préciser qu’il convient de ne surtout pas généraliser ces pratiques à l’ensemble de la communauté musulmane française et mondiale, qui va même jusqu’à y associer le visage de l’ennemi.
    M Yasmina Khadra qui tente de l’amener à réfléchir au pourquoi de ces pratiques plus qu’à leur stigmatisation. Hélas peut-être un peu maladroitement quand il lui demande de se cultiver ou qu’il frôle le point de Godwin lorsqu’il lui dit que cela lui rappelle les années 30, ce qui n’a pas manqué de la mettre hors d’elle (ce qu’elle était déjà par ailleurs).

    Il me semble que M KHADRA met le doigt sur ce qui compte vraiment, pourquoi le monde musulman semble-t-il se transformer en ce moment en monde islamiste radical aux yeux des occidentaux.

    J’ai eu récemment une discussion animée avec un inconnu dans la rue sur le thème de la religion. A un moment du débat, je lui dis qu’étant donné le passé de la religion chrétienne, elle avait assez peu de leçons de tolérance à donner aux autres religions, ce à quoi il m’a rétorqué avec raison qu’il ne s’agissait pas de religion, mais de politique.
    Effectivement, ces manifestations détestables des religions se présentent lorsque celles-ci se promènent du côté de la politique. Elles sont alors un instrument de manipulation extrêmement puissant si elles sont utilisées à des fins partisanes.
    L’explication politique des dérives de la religion musulmane est à chercher selon moi dans la manière globale dont le monde fonctionne à savoir que les impérialismes territoriaux par le passé ou économiques de nos jours ont toujours écrasé les faibles pour exploiter les richesses des pays dominés (voir la film La fin de la pauvreté ? qui en fournit un bon résumé, même si je trouve qu’il épargne un peu trop la France, mais passons). Partant de là, il est aisé pour des manipulateurs d’agiter ces foules misérables en quête de coupable et d’explications simples. Attention, par misérable, entendre ici les misérables de l’esprit et de la réflexion, car le fait d’être riche ne met pas du tout à l’abri de la pensée courte, tout comme le fait d’être pauvre n’implique pas d’être un imbécile).
    De manière générale, c’est dans la misère et l’injustice que l’extrémisme trouve son terreau le plus fertile. Les manipulations partisanes et les misères de pensées s’y associant, elles créent une dynamique destructrice.

    Les réactions de replis identitaire face à cela en France et partout dans le monde relèvent de la même dynamique destructrice.

    M. KHADRA représente pour moi un type de pensée qui, je l’espère, sera celui de l’humanité. Peut-être pas pour demain mais pour après demain. Une pensée de tolérance, d’intérêt pour la différence et de l’amour pour les autres.
    Qu’on ne m’oppose pas le « tout le monde il est beau…. », je ne sais que trop bien hélas que ce n’est pas le cas.

    Je l’ai déjà exprimé ici, je ne suis pas croyant. Je pense que la richesse de la pensée est en nous et pas dans une transcendance quelconque. Et je penserai comme cela jusqu’à ce qu’on m’apporte la preuve irréfutable de l’existence d’une entité divine. Cela dit, je comprends et j’accepte le besoin de fait religieux pour bon nombre. Les religions ont des choses à nous dire. Quitte à choquer et à faire un blasphème, je prends la Bible comme un ouvrage philosophique avec ses vérités et ses erreurs, comme tout ouvrage écrit par des hommes, fussent-ils « inspirés ». Les interprétations et les utilisations qu’en font ensuite d’autres hommes sont elles aussi sujettes à des vérités et des erreurs.

    Je vais donc tenter d’être pragmatique : puisque les religions existent et sont puissantes, demandons aux tenants de ces religions de se parler et de stopper les dérives de basse politique et d’exploitation qui en sont faites. Je parle ici des tenants incluant par là tous les participants et pas simplement les dirigeants qui ne sont hélas pas toujours les mieux à mêmes de parler vrai.

    Pour en revenir au débat sur l’identité nationale (et pas simplement ce qui le concentre et le cristallise en ce moment). Je l’ai déjà exprimé aussi sur ce blog, la notion de nation avec ce qu’elle véhicule de crispations doit être dépassée. Je ne parle pas d’abandonner ni de diluer les unes dans les autres des cultures différentes qui sont autant de richesses, je parle de replis communautaires possibles et à venir en temps de difficultés comme celles qui se profilent à l’horizon. Nous sommes une et une seule espèce qui vit sur une petite planète fragile (en tout cas l’équilibre de la biosphère dont notre vie dépend l’est).

    Faut-il toujours une catastrophe comme celle d’Haïti pour nous le rappeler ?

    Avant le séisme, personne (ou presque) ne se souciait d’Haïti. Tout comme tout le monde (ou presque) se fout en ce moment du prochain pays qui sera frappé par une calamité de ce genre.
    Faudra-t-il qu’une calamité s’abatte sur le monde entier pour que nos mentalités évoluent ?
    Je n’ose pas exprimer d’avis sur ce dernier point.
    Je stoppe là ce post qui va devenir trop long. Merci de m’avoir lu, et merci de me donner quelques retours si cela vous dit.

    1. « Avant le séisme, personne (ou presque) ne se souciait d’Haïti.  »

      C’est la bonne conscience médiatique tout comme avec les premières personnes touchés par la crise.

      Mais bon ça peut se comprendre à qui appartiennent les principaux médias de ce monde.

    2. Excellent lien Fujisan, merci. Je ne connaissais pas. C’est limpide. N’ai pas fini de regarder, mais j’adore déjà.

      Merci beaucoup.

  10. Révision: le pay option ARM. L’implosion par P.Jorion . pp 33-34.
    On y est à plus de 115%. Méchante accélération pour 2010 et 2011, avec les conséquences bien connues.

    1. L’implosion (Fayard 2008), pp. 33 – 34

      1. Le « Pay Option ARM »

      J’ai mentionné les prêts « Interest Only » où le principal reste à rembourser à l’échéance. Deux autres formules allaient permettre à l’emprunteur « en cavalerie » d’accéder au statut envié de propriétaire : le « Pay Option ARM » et les différentes variantes du prêt subprime, dont la principale est dite « 2/28 », deux ans au taux promotionnel, suivis de vingt-huit ans au taux réel.

      Dans le prêt hypothécaire « Pay Option ARM », adjusted rate mortgage signifie prêt hypothécaire à taux flottant, tandis que « pay option » veut dire « avec options de paiement ». Celles–ci sont principalement au nombre de deux. La première consiste en la possibilité d’opter pour un prêt sans amortissement, ce qui revient à la formule « Interest Only », déjà mentionnée. Très peu de consommateurs y ont cependant souscrit dans ce cadre du « Pay Option ARM », car il y existe une formule bien plus avantageuse encore, qui fut choisie elle par 85 % des souscripteurs : la possibilité de rembourser mensuellement un montant inférieur aux intérêts dus – le solde étant remboursé à l’échéance en même temps que le principal ; la formule est dite negative amortization ou « amortissement négatif ». On remet ainsi à plus tard non seulement l’amortissement, mais aussi une partie du remboursement des intérêts… Une clause protège les prêteurs : si le montant du prêt effectif (c’est-à-dire avec les intérêts restants dus ajoutés au capital) atteint 115 % (ou 125 % dans certains cas) de la valeur de l’habitation, le prêt est automatiquement transformé en prêt à amortissement standard. Échappatoire hypocrite car on voit mal comment une personne ayant du mal à s’acquitter de mensualités diminuées pourrait rembourser les intérêts plus l’amortissement. Si le problème n’a pas surgi encore, c’est que la plupart des prêts de ce type furent accordés en 2006 et que le niveau des 115 % ne fut pas atteint en 2007. Avec la poursuite de la chute des cours de l’immobilier, le seuil fatidique des 115 % sera atteint en 2008 ou 2009.

  11. En tant que Belge de souche depuis des siècles qui habite à Bruxelles, je trouve que non seulement le problème d’identité se pose mais également les problèmes économiques et sociaux qui y sont liés. Pour s’en rendre compte, je vais vous donner quelques chiffres qui ont été publiés dans Le Vif/L’Express du 11/12/2009.
    Bruxelles est une ville musulmane en devenir : actuellement, 17% de la population est musulmane.
    30 nationalités différentes (plus de 1000 personnes) sont représentées à Bruxelles : la première (80 %) est le Maroc (via le regroupement familial).
    Un Bruxellois sur 20 dépend du CPAS (minimex) et 30% vivent sous le seuil de pauvreté.
    Le taux de chômage des 15-24 ans est de 35.3%.
    32% des enfants bruxellois (0-17 ans) vivent dans un ménage ne disposant pas de revenus du travail.
    Le revenu imposable des Bruxellois est inférieur de 15 % à la moyenne nationale.
    Plus de la moitié des Bruxellois dépensent entre 41 % et 61% de leur budget au logement alors que la norme dans le pays est de 25%.
    Le budget de la Région de Bruxelles équivaut à 1% du PIB.
    Le dénominateur commun des Bruxellois : 95% parlent le français.

    1. Pour être complet d’après ce Vif: La population du grand Bruxelles s’élève de 1.032.000 d’habitants plus 100.000 résidents européens de tous horizons et les SDF. 95% de francophone, même si le nombre de multilingues est en augmentation. Trente nationalités. La natalité galopante des immigrés fait craindre à une bombe démographique et sociale. La mobilité autour de Bruxelles est un problème croissant et fait craindre que le Ring sera complètement bloqué en 2015 avec les 350.000 navetteurs quotidiens.

  12. On devrait profiter de la pandémie de gastro-entérite sévissant pour saisir l’écœurement à la gorge et le brandir à l’opinion, par association, la finance vomira alors sa honte et demandera pardon.
    Bon, je fais mon scout … pardon… mais où est mon opinel ? aux armes !

    1. On pourrait presque dire que le socialisme a évolué vers « le caviar » et la corruption et le libéralisme vers le néolibéralisme ….pas étonnant qu’ils s’entendent si bien sur la mondialisation et collaborent depuis 30 ans…

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