125 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 19 février 2010 »

  1. A noter la fausse modestie avec laquelle Bernanke declare (cf Bloomberg) que la reprise est encore trop faible, que les crédits aux entreprises sont insuffisants, que le taux de chomage est « inacceptable » etc. Ha ha ha…De même la Grande Bretagne s’inquiéterait (cf Les echos) du sort de la Grèce…ha ha ha. Vraiment ils nous auront pris pour des cons jusqu’au bout.

    1. Quelqu’un qui sait qu’on le prend pour un con mais qui ne réagit pas, voire qui en rigole, c’est quoi? (je parle de moi)

  2. @ ouf !
    je commençais à m’inquitérer de l’absence de réactions de la corporation.
    Et il faut remercier ce M Sterdyniak de dire tout haut ce que d’aucuns pensent tout bas(1) , d’ailleurs la corportation est en train de dresser la herse autour du château ( ceci dit il était modéré , j’ai subi des assauts autrement plus violents)

    (1)Tous : non , comme vous lirez ci-après, la crise est arrivée à un tel niveau qu’elle est inérrêtable
    http://www.assoeconomiepolitique.org/spip.php?article60

    Maintenant je comprends que vous ayez été surpris, car l’attaque est de type scolastique.
    1/ Elle part d’un argument vrai : vous n’êtes pas le seul à avoir prédit la crise , y compris depuis longtemps. Citons ,par exemple Paul FABRA qui déconstruit la financiarisation depuis 1982 ( P FABRA, vidé du Monde dans les années 80 – sic ! – et qui a trouvé refuge aux Echos)

    2/ Mais le côté pervers est qu’il n’en tire aucun élément de discussion . Il omet de signaler que vous avez une position THEORIQUE originale, notamment sur la monnaie et qu’il lui faudrait discuter cette théorie : ce qui le dédouane de toute discussion à votre égard. « Vous avez prévu la crise, mais moi je suis expert, circulez il n’ya rien a voir..  »

    Je crois que la prochaine fois que vous serez agressé c’est cela qu’il faut répondre. D’abord dire : les économistes se sont trompés parce qu’ils ne savent pas ce qu’est la monnaie ( cela surprendra. vos auditeurs), et vous enfoncez le clou en développant l’Argent Mode d’Emploi . Et si on continue de vous réclamer vos diplômes répondez : qui êtes vous qui prétendez être expert en économie , alors que vous ne savez même pas ce qu’est la monnaie ?
    Je suis sûr qu’au bout de deux ou trois altercations de ce style .. les « experts » seront plus prudents
    amicalement et bon courage

  3. Suite au post de Lambert Francis 20 février 2010 à 01:08
    http://www.dailymotion.com/video/x52a4a_crise-financière-avec-henri-sterdyn_news

    et après avoir vu cet enregistrement d’ avril 2008 à l’humanité, je constate que H Sterdyniak tient des thèses proches de ce qui se dit ici, en tout cas, il dit clairement que la loi du marché, ben ça ne marche pas, sauf pour qques uns : la minorité dominante.
    certes il a été désagréable, c’est qu’une maladresse devant un Paul Jorion dont il a du mal à ne pas jalouser la nouvelle notoriété … et qui de plus n’a pas un CV comme lui etc etc ….
    pas habile le Mr, mais au fond, ce qu’il dit và dans le bon sens.

    1. Je viens de regarder cette vidéo d’Henri Sterdyniak. C’est très bien ce qu’il dit et il me semble qu’il n’avait en fait aucune raison de ne pas être d’accord avec ce que je dis. C’est peut-être simplement la question de Schneidermann, si lui et Barré savaient qui j’étais, qui l’a agacé, ainsi que la suggestion de Schneidermann qu’il valait peut-être mieux ne pas être économiste si on voulait comprendre la crise.

    2. Je viens de regarder l’émission. Cet économiste est effectivement d’accord avec les positions de Paul. Il a juste eu un réflexe corporatiste. Lui-même est tombé dans un piège médiatique. L’émission fait venir Paul Jorion et un économiste « officiel », l’un a prédit la crise, l’autre pas vraiment. C’est évidemment pour que ça « chauffe » entre eux deux. L’économiste va se sentir attaqué dans ses compétences et comme défense va attaquer les compétences de l’outsider. Au final, on oublie que l’économiste et l’outsider disent à peu près la même chose et on passe à côté du débat de fond. Comme l’a dit un commentaire plus haut, c’est avec le journaliste des Echos que le débat aurait dû chauffer s’il n’y avait pas eu ces petites ficelles. D’abord, pourquoi les journaux ne sont-ils pas fichus de nous apprendre ce que l’on apprend sur internet? (sujet à peine abordé, vite détourné) Ensuite, qu’en est-il de la position libérale du journal en question? (même pas abordé, on comprend juste qu’il faut « un marché organisé » pour que la spéculation imbécile devienne fréquentable, mais on ne l’a pas titillé là-dessus)
      Au final donc, on a préféré sacrifier la corporation des économistes pour ne pas toucher à la corporation des journalistes. Il faudrait qu’ils comprennent que la remise en cause est globale et que tous les pouvoirs établis chancellent. Et s’ils chancellent c’est précisément parce qu’on préfère sauvegarder la parcelle de pouvoir qu’il reste à la corporation plutôt que d’aborder les questions de fond comme individus.

  4. Casanoba nous a parlé de la Grèce et de l’Euro aujourd’hui.
    Accessoirement, Jacques Mistral était l’invité.

  5. Votre contradicteur réagit de façon bête et méchante…cette crise économique et financière et bien plus que cela ! c’est une crise de civilisation, la crise de la mondialisation, et en tant que citoyen, on a besoin du point de vue de toute personne (spécialiste ?) quelque peu critique envers ce qu’il fait et ce que les autres font…donc un anthropologue de formation devrait être chaleureusement accueilli et sérieusement écouté.
    Si la résolution de cette crise passait par quelques équations, quelques bons mots d’économistes par ci par là et des recettes éculées, on n’en parlerait déjà plus, non ?

  6. Malheureusement, nos grandes écoles, qui drainent nos meilleurs étudiants (ceux qui savent assimiler beaucoup en peu de temps), ne font que de bons disciples, enrôlés par l’état, les grandes entreprises et dont le principal soucis consiste à gérer leurs carrières. Malgré toute leur culture, combien créent une entreprise, dépose des brevets? Je ne parle pas des prix Nobels ou équivalents….mille fois hélas. Il faudrait les envoyer au « charbon », comme on dit, pour découvrir les réalités de notre monde, dont ils ne sont généralement que trés éloignés, déjà par la naissance.

  7. aux rhétoriqueurs, ne pas hésiter à renvoyer le type d’argument faible par excellence mais d’une apparente solidité et séduisant l’auditeur par sa facilité:
    ab absurdo

    et toujours commencer par la gestuelle de l’intégration des mouvements en moulinets du bretteur adjacent:
    lui donner « raison »
    ie s’approprier la force de sa véhémence
    et la retourner comme un gant (de pugiliste)
    en l’espèce: certes, c’est bien vrai et tout le monde en atteste, « tout le monde » a bien prédit cette crise et « tout ce monde » a joué de chance

    mais là n’est pas la question,

    parmi ceux qui l’ont vue venir,{la Crise} certains ont été capables d’expliquer pourquoi elle était inévitable et ont même postulé des débuts de solution
    de cela, pouvons-nous parler? du comment et du pourquoi, et pas seulement l’anecdote historique de qui a joué au meilleur devin,
    il y a une rationalité à l’existence de ce dénouement, etc
    lesquels nodalités ont encore cours

    autrement dit, refuser que l’on mette votre personne sur la sellette, mais mettre en lumière la problématique

    ps: je n’ai pu voir que le petit extrait autorisé de l’émission @si

  8. Finalement je n’ai pas compris pourquoi il s’en est pris à vous si au bout du compte ses thèses sont les mêmes que les votres.
    Ce ne serait qu’une question de forme…
    Vous n’avez pas la bonne éducation ?
    Vous n’avez pas fait la bonne école ?
    Vous n’êtes pas du sérail ?

    Est ce cela?????

  9. Bonsoir Paul,

    je vous en prie, reposez-vous !

    A certains moments vous me faites penser à Semmelweis, le père de l’aseptie (vous connaissez, je suppose). Pour ceux qui ne connaissent pas, ce médecin du XIXè s. se demandait si les médecins et les étudiants qui passaient directement des salles de dissection en salles d’accouchement sans se laver les mains n’étaient pas responsables du taux élevé de mortalité. A l’époque (avant Pasteur) tout le monde riait de lui, le traitant de fou et refusant de l’écouter, malgré ses démonstrations qui nous apparaissent aujourd’hui d’une évidence absolue.

    Depuis toujours, les corporatismes sont vitrifiés dans des certitudes qui leurs paraissent intangibles, et malheur à celui qui émet ne fût-ce que l’ombre d’un doute sur un fragment de leurs dogmes!

    Céline a écrit sa thèse de doctorat sur Semmelweis, c’est romancé mais succulent à lire ! (Et n’oublions pas qu’à force d’être méprisé, Semmelweis sombra dans la folie et finit ses jours en psychiatrie)

    En vous voyant face à Eric Woerth l’autre soir, j’ai pensé à Semmelweis. Comment garder son calme face à tant d’incompétence (feinte ou réelle: dans le cas de monsieur Woerth j’ai des doutes), face à tant de condescendance, de mépris ?

    Heureusement, j’ai été rassuré en regardant sur « Arrêt Sur Image », votre sourire n’était pas loin de celui du vieux chinois taquin sur son buffle, là-bas, en forêt, tout près des merveilleux nuages…

    Nous avons besoin de vous: quittez le blog pour deux jours, passez un week-end en forêt et revenez-nous rieur et serein!

    Amicalementao

  10. Plusieurs contributions ci-dessus nous invitent à la réflexion sur ce qui s’est réellement joué sur le plateau de Arrêt sur image (les contributions notamment de Papimam, de pierrot123, de Lambert Francis, de François Le Sombre), et surtout certains d’entre nous militent pour l’apaisement (Serge, le dit Moi, Jorion, entre autres intervenants).
    Par contre, en regardant la majorité des commentaires, on y lit le désir que Jorion gagne tous ses combats, face à tous les adversaires en présence desquels on le mettra (Henri Sterdyniak, même s’il n’a pas eu la curiosité de venir voir ici comment la « bande à Jorion » le savatait à terre, à dû avoir les oreilles qui sifflent ces derniers jours).

    Si on lit les commentaires les plus argumentés, si on prend également la peine de s’informer sur Sterdyniak, si on l’écoute, si on ne prend pas son « pedigree » pour sujet de rigolade, une autre lecture arrive.
    On s’aperçoit en effet que Henri Sterdyniak est un honnête homme, qu’il a dû bosser dans sa vie parce qu’il fallait bosser (que la personne qui n’a pas eu un jour la nécessité de travailler pour une entreprise dont il ne partageait pas l’ensemble des objectifs, lui jette la première pierre!), et qu’enfin il pourrait très bien co-écrire un ouvrage avec Paul Jorion.

    Pas question de faire de Sterdyniak un saint, mais bien naïf celui qui aurait déjà canonisé Jorion!

    Peut-être en effet que, en tant qu’économiste de longue date, en tant que « professionnel de la profession », Sterdyniak est aujourd’hui agacé de voir Jorion attirer les projecteurs sur lui, alors que lui -même parle depuis longtemps du sujet. Peut-être aussi comprend-il que Jorion a raison, lorsqu’il dit que la formation qu’ont les économiste purs, et qu’il a, lui, Sterdyniak, empêche beaucoup de ceux-ci de sortir du cadre, et les empêche donc d’avoir ce regard élevé, neutre, extérieur, englobant la totalité des phénomènes en jeu. Ce regard propre à la sociologie et à l’anthropologie.

    Il est agacé, il comprend que le regard de Jorion est le bon. Mais quoi! le voilà, comme Jorion, avec le nez poudré par la maquilleuse, cravaté de frais, poussé dans l’arène de « Arrêt sur image ». Il doit tenir ces positions, ne pas baisser la garde, alors il attaque pour mieux se défendre. Pas méchamment, seulement pour ne pas être le dindon de la farce qui se joue là. On a distribué les rôles, à chacun de bien les tenir pour que le spectacle soit beau (pourquoi pas la vision de pierrot123: Jorion en Taureau au cuir épais, face au Matador-Sterdyniak).

    Plein de gens ont théorisé le fonctionnement du média télévisuel. Aucun médias n’est neutre, tous obligent. La forme agit toujours sur le fond (voir les commentaires sur le nouveau graphisme de ce blog). Mais la télévision, ou le « plateau » façon télévision, auquel on nous habitue même dans les débats sous chapiteau, est le média qui a le plus de poids sur le fond, celui qui « tord » le plus l’image des débatteurs et la teneur de leurs propos.

    Je ne sais pas si Schneidermann fait dans son émission une part à l’autocritique. Il serait certainement intéressant de faire un « arrêt sur image » d’Arrêt sur image.
    Mais même ce deuxième regard critique serait sujet à caution, du fait même du média utilisé.

    Il nous reste alors notre jugement, que nous devons encore et toujours affiner. Cet esprit critique qui se travaille ici jour après jour, sous forme de véritable éducation populaire.

  11. J’ai fait votre connaissance grâce à @si. je n’ai rien d’une économiste ni même d’une intellectuelle…juste un peu humaniste(j’espère). Je ne suis pas fanatique de ce medium pour communiquer, mais je tenais à vous dire combien des gens comme vous sont nécessaires. Enfin un peu d’air pur dans ce monde vicié par le « politiquement correct » qui nous asphyxie dans tous les domaines!
    Merci beaucoup,Monsieur, et s’il vous plaît, restez vous-même, continuez à parler.

    1. Pas necessaire d’etre intello (ou intellotte !) pour etre humaniste (au sens ou on s’interesse aux diverses activites humaines et on est capable de faire des liens entre les unes et les autres pour mieux comprendre the Big Picture). C’etait d’aileurs la mission de l’education en France pendant longtemps. Maintenant, comme aux USA, c’est le PRODUIT des activites humaines qui compte et non plus le SENS.
      « Produit » au sens materialiste et pecuniaire, bien entendu.

      Si tant qu’on est capable de mesurer l’amplitude de la destine humaine, meme su sein de nos modestes quotidiens, on a deja une perspective qui depasse de loin cette des « myopes » preformates par des systemes.
      Quoiqu’ils en pensent (en supposant qu’ils pensent) la vie repose sur nos epaules a nous, et Dieu merci, puisque nous sommes justement reste(e)s humain(e)s.

  12. Vu l’émission entière, à mon avis vous vous en êtes bien tiré, très bien même. On repère que vous êtes décontenancé et que vous tentez de faire bonne figure, mais cela joue plutôt en votre faveur car vous résistez à répondre sur le même registre. En expliquant que c’est précisément votre formation parallèle qui vous a permis de résister au conformisme des économistes en vous faisant prendre du recul et aussi que c’est ce genre de formation qu’on souhaite pour les futurs économistes. On pourrait résumer cela d’un mot tout simple: « culture générale ».

    J’ai surtout bien apprécié son attaque détournée (l’accident de voiture) contre Anne Sophie Jacques qui avait eu l’audace de tordre le cou de manière définitive à son utilisation du mot « ridicule ». C’est là à mon avis qu’on voyait qu’il estimait avoir perdu la partie.

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