125 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 19 février 2010 »

  1. Très mauvais temps sur l’Angleterre

    La frise du Parthénon mis aux enchères par Christie’s sur le conseil de Mr Anthony Blair, a été acheté par un hedge fund (lundi 22/02/2010 à 09h00) dont il est un des conseillés; rachetée par Goldman Sachs (22/02/2010 à 9h01) puis titrisée avec la dette de la Grèce, de l’immobilier espagnol…. ; Fitch & co donne un AAA+, Black Rock qui appartient à BOFA, mais dont le patron est un mécène achete tous les titres sur le marché (récupère enfin les frises), titrise à qui mieux mieux ….. Bref, je ne pense pas comme Paul que l’écroulement attendra 2012.

  2. Grâce à vous, Paul Jorion, je me suis enfin abonnée à Arrêt sur images. Vous y étiez en guest star! que d’éloges…sauf bien sûr votre détracteur, qui parce que vous n’appartenez pas au sérail des économistes, n’a semblé avoir pour vous que mépris. Sauf qu’à la fin, il est criant qu’il s’agit d’orgueil mal placé voire de jalousie. C’est du « foutage de gueule » d’entendre que finalement beaucoup avaient prévu la crise, quand on sait qu’il n’y a pas si longtemps partout dans les journaux, chez les économistes, le maitre mot était: les fondamentaux sont solides, rien à craindre.Ce qui voudrait dire selon cette logique que tout le monde savait, mais que personne n’a bronché?!

  3. Les finances publiques du Royaume-Uni sont pires que celles de la Grèce.

    Le déficit public du Royaume-Uni sera de 12,8 % du PIB cette année, contre 12,7 % pour la Grèce.

    Britain’s public finances are in a worse position than those of Greece, according to the latest figures on government borrowing.
    The Office for National Statistics said yesterday that January alone saw a net shortfall of £ 4.3bn, far worse than City forecasts and in a month which has always previously shown a healthy surplus. It puts the UK on track for a deficit of £ 180bn this year, or 12.8 per cent of GDP, economists said, shading the Greek figure, hitherto the worst in the European Union, of 12.7 per cent.

    Independent.co.uk

  4. Vous courrez beaucoup mais il faut dire que grâce à cela, la communication ne se fait pas uniquement autour de votre blog. Très bons articles, encore, cette semaine, notamment celui de l’express. Désolé de ne pas pouvoir vous soutenir autrement que moralement… Bonne fin de semaine.

    1. Moi non plus, je ne peux pas, et pourtant je me nourris régulièrement de ce blog. Nourriture intellectuelle, ça va sans dire.

      @JFF qui dit :
      « Même pas quelques euros? Combien payez vous chaque mois pour accéder à Internet? ».
      En ce qui me concerne, 20 euros par mois pour du haut-débit, soit 5 % de mon RSA. 5 % du revenu mensuel, ce n’est pas beaucoup, c’est juste 2,5 jours de mon budget mensuel pour la nourriture (nourriture matérielle, évidemment). La crise dont nous parle ce blog a des conséquences matérielles réelles, qui touchent des gens réels.

      D’autres questions, M. (ou Mme) JFF ?

  5. Cher Paul,

    Je viens de regarder l’émission, n’ayez aucune crainte, comme « lou » il transparait de l’émission qu’Henri Sterdyniak vos attaque un peu gratuitement à la manière d’Eric Woerth: vous n’êtes pas économiste alors vous n’êtes pas crédible. Je pense qu’il illustre parfaitement le problème de l’économiste « de base », trop myope pour voir au delà de sa spécialité ….

    Il est pourtant entièrement d’accord avec vous sur le fond !

    J’ai beaucoup aimé vos interventions; le ton est juste, comme toujours.

    Merci!

  6. Bonsoir,
    Je viens de voir l’émission d’@si que j’ai trouvé très intéressante. Y compris l’attitude de Sterdyniak qui illustre parfaitement l’arrogance de ces gens qui se prétendent seuls détenteurs d’un savoir, inaccessible aux non-initiés et trop complexe pour être régi par des lois. C’est précisément ce genre de prestation qui permettra de prendre conscience de leur imposture. Merci en tout cas de votre éclairage salutaire.

  7. Bonsoir.
    En tant qu’abonné d' »arrêt sur images », je viens de voir l’émission à laquelle vous avez participé.
    Fort intéressant, ce désagréable accrochage avec Mr Sterdyniak.

    J’ai surtout le sentiment qu’il vous reprochait d’être « médiatiquement visible » sans être du sérail sur des questions économiques, alors même que (ainsi que l’a justement rappelé Daniel Schneidermann) vous n’étiez pas le seul à avoir vu le désastre arriver…
    …D’où ce soupçon de charlatanisme lié à J. Attali qu’il a tenté de faire peser sur vos épaules pendant cinq bonnes minutes -il est vrai que Jacques Attali, contrairement à vous, goûte assez les retournements de veste (voire de garde-robe) après publication de prospectives souvent hasardeuses- (j’ai suivi vos échanges).
    Plus une question de personnes qu’autre chose, donc…D’autant qu’un économiste déclarant avec une certitude quasi hilare que « le marché est vain » ne peut pas être complètement mauvais…

    Quand aux CDS, il m’est apparu que, loin « d’apporter de l’eau à -votre- moulin », il est tout simplement d’accord avec vous, ce qui vous a permis d’affirmer à l’unisson qu’il « faut changer de système, et vite »…
    Je suis donc resté sur l’impression que l’intelligence partagée pouvait parfois supplanter les querelles de chapelles et les animosités personnelles… L’espace de quelques passionnantes minutes…
    … Ce qui n’est pas si mal par les temps qui rampent, non…?

    Cordialement,
    Serge.

  8. Il ne doute de rien ce bon Mr Sterdyniak. A l’aise et fanfaron. Un certain talent pour la comédie. N’ai vu qu’un court extrait.
    Bon week-end à vous Paul Jorion.

  9. Ah, un polytechnicien. Savez vous qu’un des ses confrère a fait couler l’union générale en 1882 ?

    http://www.alternatives-economiques.fr/la-faillite-de-l-union-generale_fr_art_51_5411.html

    Un bon exemple en est donné par le krach de l’Union générale en 1882, dont Zola va tirer son célèbre roman, L’argent. Tout démarre le 3 juin 1878 avec la création, à Paris, d’une nouvelle banque, la Société de l’Union générale. Un polytechnicien en devient, deux mois après, le président: Eugène Bontoux. Ancien patron des chemins de fer autrichiens, il a perdu sa fortune à la Bourse de Vienne. …

  10. Un article du Monde du 6 février nous renseignait sur les « difficultés » des économistes. « Les économistes en question ».
    Réagissant à une critique sévère de Niall Ferguson « les économistes aiment les histoires. A partir d’une histoire, ils ont une intuition, bâtissent un modèle, puis emploient des maths. Les historiens, eux, aiment les histoires… vraies ».
    Depuis, seulement, ils réagissent, font leur méa-culpa, ainsi en France Agnès Benassy-Quéré a écrit avec 3 économistes français un article critique.
    (abonnement nécessaire pour lire l’article du Monde)

    Bon courage M. Jorion et rechargez les piles ce we.

  11. « Experts », « intellectuels », nos « elites »…
    Des mots qui font frisonner (d’horreur) la neo-americaine que je suis.
    Votre contribution a Arret sur Image me rassuree. Que vive le generalisme et que perisse la myopie.

  12. Vous devez être vraiment TERRIBLE lorsque vous vous mettez en colère…. Quel calme!
    Mais quelle aisance dans le débit par rapport aux premiers « temps qu’il fait »! C’est mieux qu’une analyse!
    Je ne parle pas de votre bonne mine de « marin Gréco-Belgo-Breton » façon « c’est la Houât numérologiquo-numérique ».
    Le capitaine est calme dans la tempête. L’eau est plus forte que le Feu. Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, respirons.
    J’ai longtemps habité un moulin à eau …..Mais certaines crues m’ont fait peur.
    Aujourd’hui, l’eau de ce monsieur « économiste »chez ASI-Schneiderman est arrivée jusque dans ma boite mail…
    « Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le cœur à l’heure. »
    Gaffe au cœur Monsieur Jorion!
    Dites, de toute façon, on s’en fout, le bateau sombre et je m’en contrefout que personne n’ait parié un jour sur le naufrage du Titanic. Enfin, personne de chez moi, du moins!
    Ici, tout est presque sinon déjà Interdit, mais sous contrôle. Vivement que cela le soit aussi Higher. Mais Highlander, c’est un métier inconnu des formations ANPE……
    Alors, je délègue. Merci à vous et que les nuits vous portent conseils.

  13. Je dois dire que cette agression ne m’étonne pas outre mesure…D.Schneidermann n’ignorait certainement pas qui il invitait « contre » vous, en la personne de Mr.Sterdyniak…

    Je pencherais presque, même, pour une sorte de « traquenard »…

    Ah…La cauteleuse hypocrisie des questions insistantes du Maître des lieux, sur votre « non-qualification » en matière économique (« voyons, comment se fait-il, vous qui n’êtes finalement qu’un simple ethnologue-de-formation »)…
    Les premières piques, pour fatiguer le Taureau, avant de le livrer, pantelant, au Matador-Sterdyniak, qui, manque de bol et surtout de talent, rate lamentablement la mise à mort…
    Vous avez déjà eu ce scénario dans une émission de radio, où le préposé (j’ai oublié son nom) s’est également vautré en essayant de vous enfoncer.

    Parfois certains organes d’information se laissent aller à ce genre de, passez-moi l’expression, « ratonade ».
    On l’a vu dernièrement à Canal Plus, contre V.Peillon, où deux journalistes ( Aphatie et Duhamel, efficacement soutenus par Denisot) l’ont violemment agressé.
    On l’a vu, de la part du même D.Schneidermann, d’ailleurs; contre P.Péan, après son ouvrage sur B.Kouchner, sur un (faux) soupçon d’antisémitisme.

    Ce genre d’avanie, ne peut que vous conforter dans votre démarche, si tant est qu’elle en ait besoin.

    Ce Monsieur Sterdyniak transpire la suffisance autant que le dépit devant votre notoriété.(et j’aimerais voir ses déclarations, si elles ont existé, d’avant 2007…)
    Ce Monsieur, qui est rien moins que « Directeur du Département économie de la mondialisation de l’OFCE », je doute qu’à ce poste il ait fait autre chose que d’enfoncer consciencieusement le clou de la mondialisation lobbyiste que nous subissons.

    Ce qu’il n’a pas compris, c’est que cette célébrité, vous la devez surtout à votre intransigeance lucide et courageuse, qui vous permet de « sonner » si juste dans toutes vos interventions.

    Vous êtes « notre courageux », et c’est pour cela que vos lecteurs vous aiment.

    1. Henri Sterdyniak, au moment des prédictions de l’OFCE à la date de parution de l’ouvrage de Paul Jorion:
      « Le modèle qui a fondé la croissance mondiale ne sera pas remis en cause par le ralentissement
      américain. Les pays asiatiques et les pays producteurs de pétrole continueront à recycler une
      partie de leurs importants excédents courants dans le financement de la dette extérieure
      américaine, prévenant la remontée des taux longs. La crédibilité des autorités monétaires
      rassure sur leur capacité à maîtriser les dérapages inflationnistes et contribue aussi à la
      sagesse des taux longs, peu sensibles au resserrement monétaire engagé il y a un peu plus de
      deux ans aux états-Unis. La crise immobilière en resterait alors au stade de l’ajustement d’un
      marché momentanément en excès d’offre, et ne se transformerait pas en un krach aux
      conséquences dévastatrices pour la croissance. »
      Dans : Revue (N°276. perspectives 2006-2007 pour l’économie mondiale) et
      Lettre (N° 99 perspectives 2006-2007 pour l’économie mondiale-par le département d’analyse et prévision de l’OFCE). On aimerait que des types comme Henri Sterdyniak qui nous éclairent loin devant eux puissent perdre un peu de leur superbe pour se retourner. Ce serait déjà un gage pour comprendre le présent. mais ne préfèrent pas, perdre de leur superbe, c’est d’habitude, le roi est nu.

  14. Le monde dans sa diversité, est sous la coupe d’ experts de tout poils depuis trop longtemps. Ils nous
    conduisent inéluctablement à notre perte que ce soit sur le plan économique, environnemental,
    agricole, ou social.

    Le temps est venu de virer ou de faire taire tous ces incapables et de revenir à des pratiques plus humaines plus raisonnables inscrites dans nos culture ou ce qu’il en reste!

    Excellent week-end M. Jorion

  15. Tient, il a dû avoir Attali comme prof d’économie à Polytechnique…….!
    Une équipe en passe de gagner.
    Merci, pour la présentation du « caractor », simple-avec-tête fidèle au post.
    Tenez, quelques réflexions de jacques Attali sur la chaine public (sénat).
    http://leweb2zero.tv/video/alainfini_85491e06705cfc5
    Et celle-ci, pourquoi pas si paul en veut bien malgrés la musique de fin qui fait un peu de bruit.
    Jérusalem capital du NOM. Le « il faut bien rêver » de la fin de sa phrase a été coupé.
    http://leweb2zero.tv/video/lesiecle_094b7c164cc2989

  16. http://www.dailymotion.com/video/x52a4a_crise-financière-avec-henri-sterdyn_news

    j’ai compris après avoir vu le personnage et son discours … communiquer n’est décidément pas facile. Il ne m’y semble pas vraiment bon et ça doit déteindre sur le débat.

    Déstabiliser, sous-entendre, provoquer, détourner le sens il y a tant de pièges possibles. Il y a vraiment des attitudes, des tons et gestes à prendre ou éviter. Comment intégrer tout ça sur le tas? Les pros de la politique et des médias ont bien plus d’expériences et de moyens.
    Alors beaucoup dépend du présentateur.

  17. Le comportement de votre contradicteur, de total mauvaise foi, est hélas « monnaie courante » en pesudoscience économique universitaire et pour cette clique de prétentieux qui sont totalement décrédibilisés, comme les médecins du temps de Molière!
    Nous en sommes là, rien ou presque, de l’économie politique ne peut être sauvé, tant que l’on n’admet pas à quel point le fonctionnement de la monnaie est simple et qu’il détermine vraiment TOUT en en économie, quand on sait voir!

  18. Personne ne vous a prévenu que Seesmic, plateforme calamiteuse d’une vague startupe d’un copain de Sarkozy, est à peut près en panne tout le temps et que ses diffusions de vidéos fonctionnent de façon fort aléatoire ?

    Typiquement à cette heure c’est écran noir, ce qui n’est pas inhabituel avec leur machin, dans quelques heures peut-être ça ira mieux.

  19. Bonsoir Paul,
    la réaction du ministre et encore plus, l’agressivité de cet économiste sont proportionelles à leur PEUR … Ces gens ont peur car vous êtes le grain de sable qui va enrayer la machine … Nous sommes de plus en plus nombreux à consulter votre blog. Des idées s’expriment, des cohérences se dégagent … Surtout, ne changez rien !!!
    Merci à vous.

  20. L’agressivité fait partie du déni de réalité.
    L »expert » à qui vous avez eut à faire face se devait de faire plaisir à son chef , un certain Cotis .

    Pour rappel , pour ceux qui ont envie de rigoler , ci joint un extrait d’article de Capital , juin 2008 , juste avant la crise .
    On peut comprendre que des mauvais prévisionnistes soient excédé par une personne qui démontre leurs incompétences
    http://vazimonga.over-blog.com/article-24743327.html

    Bien @micalement.

    1. Incompétence ou volonté bien organisée de camouflage. Qui aujourd’hui encore, nous dis ce qui se passe réellement. Quelles sont les prévisions de « croissance » du gouvernement Français pour 2010……

  21. Il existe encore des personnes qui accordent de l’attention aux économistes de l’OFCE ! Pourtant leur médiocrité, en commençant par leur président le pauvre Fitoussi, n’est plus à démontrer. Ils ont la chance d’être des fonctionnaires planqués !

    1. Ca n’est pas tres cher et ils offrent un tarif preferentiel si vous avez un faible revenu. J’ai beaucoup apprecie cet effort de leur part me concernant ; apparemment il leur est plus important de garder vivante la pensee critique que de faire du ble. C’est un si bon signe que je paierai la totalite de l’abonnement la prochaine fois, juste pour les remercier et leur manifester ma solidarite.

  22. Merci de parler comme vous le faites. Vous êtes courageux!
    Bon week-end M.Jorion…..
    J’espère que vous avez des amis qui commencent à vous entourer pour parler de la même voix, afin que tout cela cesse un jour…
    Relisons en attendant le Savetier et le financier de mon cher La Fontaine… pour tenir le coup et en rire…

  23. Bonjour Monsieur Jorion,

    les plus viles attaques se heurteront toujours à l’intelligence, la lucidité, l’opiniâtreté et le courage.
    Vous êtes un être rare…

    Nous sommes avec vous !!

    Prenez bien soin de vous…

  24. Lorsqu’Henri Sterdyniak s’exprime sur les ondes, il ne parle pas d’économie, ni même d’économie politique, mais simplement de politique. Il relie les thèses de l’OFCE, fondées sur un état fort, taxateur et fiscalisateur, qui orienterait l’investissement et redistribuerait. Quelle confiance dans notre forme de démocratie, la pauvre, elle n’en est simplement pas capable!

    Le pb, c’est que dans l’état actuel de l’humanité et de son cas particulier, ici en FRance, ça ne marche pas. La « tribu », constituée des politiques et de leurs serviteurs, les fonctionnaires a largement tendances à se servir en premier (et la faute n’en incombe certainement pas aux agents de l’Etat).

    L’autre « tribu », les travailleurs du privé, des PME des TPE, les travailleurs en agriculture, les sans grades, tous par essence précaires, sans aucune sécurité financière, (et on le voit bien en ce moment) n’ont intérêt qu’à « compter sur leurs propres forces » (Mao).

    A quand une vrai réflexion organisationnelle sur le rôle de l’Etat. Celui-ci est certainement d’orienter l’investissement et la redistribution, mais pas de jouer le rôle d’une Maman qui intervient partout et en tout dans la vie des gens pour mieux les contrôler. Son rôle est tout autant de favoriser l’initiative locale, qu’actuellement il entrave, par crainte de la liberté.

    1. @ Phil de Saint Naz

      je vous cite:

      « mais pas de jouer le rôle d’une Maman qui intervient partout et en tout dans la vie des gens pour mieux les contrôler

      pour illustrer votre propos, on peut lire le mythe de Cronos :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Cronos

      Fils d’Ouranos (le Ciel) et Gaïa (la Terre), Cronos appartient à la première génération des dieux …

    2. Hhmm…
      Dimension on ne peut plus importante.
      Jusqu’où va la pertinence de l’aide sans ingérence.
      Jusqu’où va la limite de l’aide si elle ne vise pas à materner, mais, au contraire, permettre de faire grandir par l’autonomie…

      Tout restera pour moi dépendant de l’éducation d’un peuple ainsi que d’une justice qui doit ne pas perdre de vue une certaine phrase… : « les Hommes naissent égaux en droits… »

    3. L’autonomie des régions européennes ou l’état fédéral serait en charge du régalien au sein d’un système économique taxant le carbone mais pas le travail … et financier réformé par voie constitutionnelle.
      A force d’ignorer notre avenir l’Europe sera demain réduite à l’Allemagne et le Bénélux …

  25. Daniel Schneidermann « En quoi la formation d’ethnologue vous a aidé à pronostiquer les subprimes ? »

    Réponse : parce qu’un ethnologue, contrairement à l’écrasante majorité des économistes, s’intéresse aux hommes et à leur environnement, plus qu’au PIB et aux taux directeurs des banques centrales.

    1. En fait, à mon sens, il n’y a pas besoin d’une formation particulière pour proposer les analyses de Paul Jorion. Son mérite n’en est que plus grand. Ce qui se passe, en « sciences » économiques, c’est que les empilements de savoirs universitaires rattachés à des économistes du passé faisant autorité ne sont visiblement jamais triés.
      On ressasse jusqu’à la nausée des choses qui ne sont pas, et on n’est plus, à l’université, capable de comprendre des corrélations simples et élémentaires.
      Chose qu’un homme comme Paul voit immédiatement, dès lors qu’il part du point central, à savoir ce qui EST réellement monnaie.
      On en est là.
      Tant que l’on délire sur les « agrégats monétaires », sur les « transformations » d’actifs en monnaie, sur « la création monétaire via le crédit bancaire », et, surout, tant que l’on se contente du fait que le signe monétaire durable (le SMD), thésaurisable et fétichisé continue à pouvoir être émis pour NE PAS CIRCULER et pour ne se mettre en mouvement que moyennenant les intérêts monétaires, véritable source et racine du apitalisme, véritable signification de la plus-value de Marx, les économistes ne comprendront JAMAIS comment cela fonctionne.
      Le capitalisme est ainsi un ordre parfaitement pervers, il a un fonctionnement fétichiste et pervers. je suppose que l’anthropologue ayant goûté à la psychanalyse aussi ne peut véritablement me contredire sur ce point. Le SMD actuel est comme une route interdite à la circulation et seulement disponible moyennant le péage de l’intérêt.
      Il en résulte que l’économie de marché subit constamment la pression perverse et absolue du capitalisme monétaire.
      Il en résulte encore que capialisme n’a rien de « naturel », mais qu’il est venu au monde avec une conception du signe monétaire héritée de la pièce d’or et adopté sans la moindre critique de la part la « science » économique universitaire.
      Comment ne pas « voir » que les fonctions circulante et réserve de valeur incarnées toutes deux par le signe monétaire (le billet) sont absolument inconciliables?
      Il s’gait, en effet, convenir de cette évidence que la durabilité ne saurait s’attacher au signe monétaire sans générer toujours et encore les mêmes dysfonctionnements observés, à savoir l’enrichissement obscène par le truchement des intérêts et des intérêts des intérêts qui accompagné symétriquement l’apauvrissement et la mise hors économie monétaire d’une fraction grandissante de la population, tout simplement parce que cette insolvabilité mécaniquement agissante des plus endettés accompagne inéluctablement l’enrichissement obscène d’une petite minorité.
      Les universitaires sont les complices et les « idiots utiles » des professionnels du capitalisme qui savent, eux, utiliser ce sytème pervers à merveille à leur avantage.
      Le chantage des capitalistes est absolu, s’exerce sur les banques, puis sur des états entiers, poussent vers la dérégulation, car des régulations plus strictes les amèneraient à simplement arrêter leur mise en circulation des signes monétaires accumulés, moyennant quoi, tout s’arrêterait.
      De même, une relative paix sociale nécessite, dans ce système pervers, toujours une croissance du PIB, car, en prenant tous les ans davantage de la richesse produite, il y a en proportion moins à distribuer aux 90% des moins fortunés, et la paix sociale est inéluctablement menacée.
      J’appelle solennellement les économistes de se pencher sur ce problème qui fait que plus de 40% du PIB sont désormais accaparés par une minorité sous la forme de la rente du capital. Je sais autant qu’il est possible de savoir que tout leur enseignement devra être radicalement revu sous cet angle. S’ils e le font pas, ce n’est que leur paresse de penser et leur couardise qui les en empêche!
      I est quand même saisissant comment ce dénommé Sterdyniak peut continuer à déblatérer à côté de la plaque quand les faits lui donnent à ce point tort! Réponse: il faut changer les faits pour « confirmer » les délires universitaires? Le dramaturge Bertold Brecht, pourtant communiste, disait, à propos de la répression des Allemands à Berlin-Est en 1953: « il ne reste qu’à dissoudre le peuple! » C’est ce que les économistes proposent: « il suffit de laisser faire le capitalisme, et les pauvres méritent de disparaître ». Ils ne voient pas le mur dans lequel nous allons à 200 à l’heure!

    2. « les économistes ne comprendront JAMAIS comment cela fonctionne. »

      Oh, à mon avis ils comprennent bien comment cela fonctionne. Mais leur rôle n’est pas de l’expliquer. Leur rôle est de le cacher. Comme les prêtres de l’Ancien Régime.

  26. Vous devenez de plus en plus « visible « et c’est très bien.
    Le revers maintenant c’est que en devenant « dérangeant » c’en est fini des
    regards amusés et étonnés à votre égard , place à l’attaque , ce qui prouve si
    besoin en était qu’ils se rendent compte que vous avez raison.
    Ce type qui vous agresse à l’émission est la synthèse à lui seul de ce système
    que vous décriez depuis des années : égocentrique , hypocrite et de mauvaise foi.
    La qualité de votre travail et de votre blog se résume à l’exact contraire : recul et
    analyse des choses par quelqu’un qui n’est pas confiné dans un moule unique.
    Bonne continuation à vous et François Leclerc dont les excellents articles me
    passionnent .

  27. Je viens de retrouver un article sur le Net datant de 2000 sous le gouvernement Jospin … le Titre avec du recule nous rappelle sans détour que les analyses macro-stratrosphériqueé ne sont que chimères. On en rit presque …

    Le plein emploi pour 2010 ?
    Par Aurélien GRATON , le 06 décembre 2000 à 00h00, mis à jour le 06 décembre 2000 à 00:00
    Les conditions nécessaires à l’établissement du plein emploi en France ont été présentées dans un rapport du Conseil d’analyse économique remis mardi à Lionel Jospin.
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    Article suivant dans Economie : Consentement mutuel pour Vivendi Universal
    © INTERNE
    La France sans chômage ? Un « objectif ambitieux » qui n’est « ni un rêve, ni un slogan », pour Jean Pisany-Ferry, ancien conseiller de Dominique Strauss-Kahn et auteur d’un rapport qui trace plusieurs voies pour atteindre un taux de chômage minimum, dit « de plein emploi » (5%) à l’horizon 2010. Au plein emploi ne correspond donc pas l’absence totale de chômage, mais un état où ce chômage ne dure pas et où le nombre de demandeurs d’emploi correspond à un changement d’activité ou à une inactivité « volontaire » provisoires.

    Ce rapport, commandé par Lionel Jospin en mai dernier, estime qu’il « faudrait créer au moins 300 000 emplois par an, et jusqu’à 400 000 en cas de modification très sensible des comportements d’activité, pour ramener le taux de chômage à 5% d’ici 2010 », qui peut être considéré comme le taux de chômage de plein emploi. Du début de 1997 à la fin 2000, 1,6 million d’emplois ont été créés, soit une moyenne de 400 000 emplois par an, un rythme deux fois plus élevé que dans les années soixante, a souligné Jean Pisani-Ferry. Il faudrait donc continuer dans cette voie pour espérer atteindre le plein emploi en 2010.

    Maintenir la croissance, modérer les salaires

    Cependant, un certain nombre d’obstacles se dressent face à la réalisation de cet objectif. Tout d’abord, le taux de chômage en France reste encore à un niveau « anormalement élevé » (9,5% à la fin de septembre 2000) par rapport à la plupart des autres pays développés ; par ailleurs, le taux d’activité des personnes en âge de travailler est au même niveau qu’il y a vingt ans alors que dans les pays ayant atteint le plein emploi (Etats-Unis, Pays-Bas…), la décrue du chômage s’est accompagnée d’une progression de l’activité.

    Il faudra en tout état de cause que la croissance reste soutenue (au moins 3% sur les dix prochaines années) pour espérer le plein emploi dans la décennie à venir. Malgré l’aspiration de nombreux salariés à un « partage des fruits de la croissance », le rapport souligne également que la poursuite d’une certaine modération salariale est encore nécessaire. L’auteur propose aussi de supprimer « rapidement et définitivement » les subventions aux préretraites et de modifier les règles du calcul des pensions pour que le système de retraite soit « plus neutre, plus juste et plus incitatif au travail ».

    Lutter contre l’inactivité

    « La France souffre encore d’un sous-emploi massif », précise enfin le rapport qui préconise d’intervenir sur l’inactivité qui a « longtemps été perçue en France comme une alternative au chômage ». Jean-Pisani-Ferry propose donc l’instauration d’un crédit d’impôt sur les revenus d’activité, c’est-à-dire le versement d’une allocation pour un retour au travail.

    1. pour revenir à la question du chômage, et donc du travail, sujet favori de certains d’entre nous, je me permets de signaler un article dans contre info d’un membre de « nouvelle gauche » (fondé par Larrouturou ancien PS passé à Europe Écologie). Encore une fois, je préfère aborder cette question sous l’angle du marché de l’emploi, de la réalité de l’économie, plutôt que sous l’angle de l’individu, asservi et aliéné par le travail (même si je suis entièrement d’accord), car cet angle est facilement contesté par les moralisateurs de tout poil ou rangé parmi les utopies dangereuses. Par contre, dire que l’économie capitalistique actuelle ne produit pas assez d’emplois pour tout le monde, et qu’il convient enfin de regarder la réalité en face, est pour moi, une façon plus efficace d’amorcer le débat.

      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2983

      Et je rappelle à nouveau que ce sujet est le centre de réflexion (avec l’allocation de subsistance) de l’association Utopia, présente au PS, chez les verts et nouvellement au Front de Gauche. Il y a (certes minoritairement) encore de la réflexion et de la place pour des voix dissidentes au sein des partis…même si je n’ai plus guère d’illusions de conversion pour la majorité bruyante des partis en question (si des gens du PS me lisent)

  28. Daniel Schneidermann « En quoi la formation d’ethnologue vous a aidé à pronostiquer les subprimes ?  » Génial!

    Monsieur Schneiderman! L’insolence n’a jamais été ni une forme d’intelligence, ni la marque de la compétence journalistique. Vous croyez au dieu de la science économique-qui-demande-une-formation-et-des-diplômes-sans-quoi-on-ne-sait-pas-ce-qu’on-fait-quand-on-va-acheter-une-baguette. C’est une croyance pas un savoir. Vous ne semblez pas connaître que les chiffres ne peuvent rien prouver si ils n’ont pas été fondé sur l’observation précise d’un objet. Vous ne semblez pas connaître le vieil adage: Dans le monde il y a les menteurs, au dessus, les super-menteurs, au dessus, les sur-super-menteurs, et tout au sommet, les statisticiens. Et c’est bien là le métier de Mr Sterdiniak

    Faire une statistique sur la possible récurrence d’un phénomène ne signifie aucunement qu’on l’a observé et décrit. Et c’est ce qui manque aux économistes: travailler sur de réels « objets ». Raisonner sur des banalités, piégé par le langage, comme si c’étaient des objets sur lesquels on pouvait travailler scientifiquement est un comportement largement partagé, y compris dans la sphère intellectuelle, (ce qui est dénoncé par Bruno Latour dans » Refaire de la Sociologie »). Or, les pros, dans la description des phénomènes humains complexes, ce sont justement les ethnologues, dommage, Mr Schneiderman.

    A par ça, quand il voit Mr Schneiderman attaquer comme ça, visiblement de parti-pris, le spectateur se demande forcément, de quelle personne, gênée par les thèses de Paul Jorion, il est le sous-marin.

    1. L’histoire de ASI et son animateur (D Schneiderman) est en soi édifiante : cette émission, parue pendant plusieurs années sur la 5 le dimanche, proposait un décryptage des médias, souvent d’un grand intérêt didactique(je me souviens d’émissions lumineuses avec Régis Debray, entre autres). Parfois, la nécessité du genre « débat télévisé » (ou son propre tropisme…) l’emportait vers les rivages qu’il dénonçait (mise en scène de personnages, etc…), mais de façon marginale. ASI agaçait notamment TF1 dont les pratiques étaient souvent mises en lumière. L’émission a disparu 2 mois après les élections présidentielles de 2007. Sans en avoir de preuve, je n’y vois pas un hasard. L’équipe a alors décidé de reconduire la formule sur Internet, pensant gagner en liberté (et donc en qualité) ce qu’elle perdait en notoriété. Je me suis abonné 1 an, et j’ai arrêté, le site décevant mes attentes, impression confirmée hier (ASI est devenu en l’occurrence son propre sujet d’étude…).

      Pour revenir à votre remarque, je ne vois vraiment pas Schneiderman en sous-marin de qui que ce soit. En revanche, on voit bien les contraintes que les animateurs se sentent obligés de respecter (c’était pire chez Taddei, rappelez-vous De Closets….). Par le choix des invités, ils « trament » par avance un récit (mais pas forcément un complot) que les invités auront à suivre, parfois sur des problématiques secondaires et des oppositions fictives. C’est donc autant la dynamique propre à ces débats qu’une orientation politique spécifique (notamment dans le cas d’ASI) qui engendre ces résultats.

    1. Bonjour Louise.

      Il faut tout de même reconnaître que ce genre de situation s’est toujours mal terminée.
      Et malgré des volontés de modification de l’Histoire faite par ceux qui profitent de la crédulité, la réalité finit toujours par s’imposer.

  29. Je ne sais pas si cela a déjà été signalé sur ce blog, mais je tiens à faire un peu de publicité à Pascale Fourrier qui vient de faire deux très intéressants interviews de vos collègues hétérodoxes Jacques Sapir et Jean Luc Gréau.

    http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/

    Dans son dernier texte « L’horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat » Jacques Sapir propose des solutions politiques concrètes concernant l’Europe, il va jusqu’à proposé une sortie pure et simple de l’union européenne pour engager enfin un bras de fer avec le milieu financier qui gouverne actuellement notre pauvre continent.

  30. Votre interlocuteur Henry Sterdyniak en évoquant vos études préalables à la crise et hélas prémonitoires, considère clairement, et comme évident, que toute expression peut être associée , et je cite ses mots, à une « COÏNCIDENCE », au « HASARD », à « DE LA CHANCE ».
    Après l’avoir attentivement écouté, et si je l’ai bien compris, alors je suis obligé de n’apporter que très peu de crédit à son propre discours, qui lui aussi, ne saurait échapper aux COÏNCIDENCES, au HASARD, et pourquoi pas, en ce qui le concerne, à la MALCHANCE. Car on ne peut pas évoquer la chance, sans nier la malchance.
    Il dit par ailleurs qu’un grand nombre d’économistes (sans doute cette fois-ci de VRAIS ECONOMISTE) avaient fait les mêmes prévisions, mais sans retenir un seul instant que cela aurait pu être l’effet d’une « COÏNCIDENCE », du « HASARD », ou « DE LA CHANCE ».

    CARTON ROUGE POUR Mr STERDYNIAK!

    Mr STERDINIAK VIENT DE SE DISQUALIFIER.

  31. @ simplesanstete :

    Merci pour ce « beau » cv : un chef d’oeuvre d’architecture contemporaine des élites.
    Le fait qu’un tel monsieur soit confronté à Paul Jorion ainsi que l’agressivité dont il fait montre en disent long sur la réussite du processus de « modélisation multinationale » des grandes entreprises, des banques, des risques financiers etc. qu’ils ont concocté. Retour à la case départ : le troc, en passant par le chaos.
    Merci, au passage, à tous ces grands économistes pour le bel avenir qu’ils ont fabriqués à nos enfants.

  32. Il ne faut pas se tromper de contradicteur…

    Sur le fond, les analyses de l’OFCE sont très différentes (et pas seulement depuis la crise) des discours néo-libéraux, en particulier sur la dette, le rôle de l’Etat, la régulation, etc… Celles de Nicolas Barré sont bien plus plus proches, encore maintenant, de l’orthodoxie néo-libérale.

    En résumé, c’est lui qui aurait dû être le véritable contradicteur sur le fond. Mais en tant que journaliste, il connaît sans doute mieux les règles du jeu d’un débat télévisé que la personne de l’OFCE, qui n’a su montrer qu’une irritation personnelle, de nature catégorielle : la défense des « économistes » a pris le pas sur le reste.

    En fait, la mise en scène d’ASI (présenter P. Jorion comme « oracle », par exemple, avec la charge d’irrationnel supposé que ce mot comporte), alimente plus le spectacle que la réflexion. La caméra, qu’elle soit sur la TV ou sur Internet, reste un outil bien ambigu, et propre à brouiller les messages…

    1. @je crois que vous vous trompez
      L’OFCE est keynésienne de tradition. Et méfiez vous , ce n’est pas parce qu’ils apparaissent « de gauche » que les keynésiens sont plus proches de PJ . Au contraire et pour deux raisons
      1/ leur structure conceptuelle les en éloigne à 180 degrés car ils raisonnent directement sur des concepts macroéconomiques sans référence aux comportements de base de l’agent (ici le débiteur et le créditeur) . L’argent, mode d’emploi est quasiment illisible pour un keynésien
      2/ De plus la notion d’expérience leur est étrangère (KEYNES s’est construit contre cette idée)
      Il est donc normal que M STerdyniak reste totalement froid quand on lui dit : vous vous êtes trompés et pas P Jorion. Cela ne signfie rien pour lui in fine

      3/ Par contre vous ne pouvez pas dire cela des Echos, qui est – et de loin – le journal le plus professionnel en France. Et d’une honnêteté intellectuelle sans comparaison avec celle du Monde soit dit en passant. N’oubliez pas que la tradition libérale fait de l’expérience pratique une véritable religion : c’est pour cela que M Barré était respectueux de PJorion
      amicalement

  33. Bonjour

    J’interviens ici car les commentaires ne sont pas ouverts à propos de l’article paru dans Le Soir.

    En fait, Dominique Berns vous met en parallèle avec André Sapir, prof à l’Ecole de commerce Solvay, ex conseiller de Prodi et coordinateur d’un ouvrage nommé « Growing Europe ». Rien d’étonnant donc à ce qu’il développe une pensée très classique: pour lui la solution reste « une croissance solide par les investissements, les innovations, les gains de productivité… » Rien de durable donc.

    Paul a développé les analyses et arguments que nous connaissons ici. Je me demande toutefois, Paul, si vous ne devriez pas insister, lorsqu’on parle de dette des Etats, qu’à côté de dénoncer les volontés d’austérité anti-sociales, vous ne devriez pas insister sur le fait que l’on pourrait rétablir les équilibre budgétaires en mettant fin aux cadeaux incroyables faits aux fortunés en abaissant depuis 2 décennies les taux d’imposition sur les tranches supérieures de revenus. C’est non seulement de la justice sociale mais aussi économiquement profitable car ces « trop riches » ne savent rien faire d’autre de leur fortunes que de les investir dans la spéculation (cercle vicieux sans fin… ).

    Avec un peu de recul, il faut quand même constater qu’en deux ans les commentaires des bons journalistes économiques se sont profondément modifiés et que l’arrogance « pro marché » ne se retrouve plus que chez les mercenaires employés par des sociétés représentant le grand capital (je parle pour la Belgique, la France me paraît évoluer plus lentement mais je connais mal…).

    Continuons, car « Patience et longueur de temps font mieux que force et que rage ». Force et rage deviennent l’apanage de nos adversaires (cfr Sterdyniak). Ainsi donc, Paul, vous faites connaissance avec les attaques mal intentionnées et apprenez peu à peu à les supporter et à y répondre habilement. Dans quelque temps vous serez prêt à faire de la politique (je veux dire dans l’arène politique car de la politique vous en faites déjà, et de la diablement efficace).

    1. @ Alain A

      Je relis vos propos:
      « Paul a développé les analyses et arguments que nous connaissons ici. », et plus loin, « en deux ans les commentaires des (…) journalistes économiques se sont profondément modifiés (…) (je parle pour la Belgique, la France me paraît évoluer plus lentement mais je connais mal) »

      Vous ne pouvez pas savoir le bonheur que vous avez, en Belgique, de pouvoir chaque jour éviter la « Vérité ».
      Cette « Vérité » (qui je crois, en russe se dit « Pravda ») nous est inoculée par des seringues diverses, qu’elles s’appellent « Libération », « Le figaro », « L’Express », « Le nouvel obs' », « Marianne » (j’arrête, la liste est trop longue -nous sommes les champions du monde du nombre de titres, grâce à un système particulier à la France, qui date de l’après deuxième guerre mondiale). Ou pire, inoculée à doses homéopathiques par les « gratuits » distribués à la sortie des métros de l’Hexagone, et qui sont bien souvent l’unique source d’information de beaucoup de Français.
      Vous vous souvenez sûrement de ces russes qui nous disaient, après la chute du régime communiste, que la « Pravda », l’organe unique d’information qui existait avant pour eux, était, malgré tout, une excellente source d’information: il leur suffisait de lire l’inverse de ce qui était écrit dans la « Pravda »… pour connaître la vérité.
      Nous en sommes là en France et, comme ces russes privés de liberté de la presse, il m’arrive malgré tout d’aller lire au bistrot le « Libération » du jour, pour connaître, en retenant surtout l’inverse de ce qui y est écrit, un peu de vérité.

      Je m’informe beaucoup par Internet, et il n’est pas rare que j’apprenne sur un site d’information Belge, ou par la reprise d’informations parues dans des journaux belges, beaucoup de choses très intéressantes sur mon pays, la France, et desquelles ici je suis privé.

      Comment s’étonner que le dernier « Classement mondial de la liberté de la presse » que « Reporters sans frontières » (organisation internationale fondée par un français) a fait paraître en octobre 2009, n’ait pas été commenté en France par les médias (alors qu’il a dû l’être en Belgique).
      Ce classement vaut ce qu’il vaut. Je le regarde, par ordre décroissant, du pays le plus libre à celui qui l’est le moins:
      -Danemark
      -Finlande
      -Irlande
      -Norvège
      -Suède
      -Estonie
      -Pays-Bas
      -Suisse
      -Islande
      -Lituanie
      -BELGIQUE (onzième position mondiale)

      (je continue; je cherche ma France)

      -Nouvelle-Zélande (continuons…)

      -Jamaïque

      -Ghana

      -Namibie

      -Bosnie-Herzégovine
      -Chili
      -Guyana
      -Surinam
      -FRANCE!!

      Le voilà! le pays dans lequel je n’ai pas choisi de naître et de vivre, et que j’aime malgré tout.
      Le voilà!… …en 43ème position.

      Oui, Alain, mesurez votre chance. Et venez bien régulièrement nous informer de ce qu’on dit et écrit par chez vous. Donnez-nous ce petit air de liberté.

    2. Vous savez quoi sur Reporters Sans Frontières pour savoir par quel bout de leur classement se situent ceux qui disent plus la vérité? En fonction de quels critères? Quelles priorités?

    3. Bien vu NingùnOtro!
      C’est la raison pour laquelle je mettais en garde, en disant que « ce classement vaut ce qu’il vaut ». Mais évidemment, si il ne vaut rien, me voilà propagateur de fausses nouvelles.
      Je ne connais ni les critères de Reporters sans frontières, ni les coefficients qu’ils appliquent à chacun des pays pour établir le classement final. Mystère total. Peut-être qu’un lecteur pourra ici nous éclairer.
      Ceci dit, si on ne retient qu’une « tendance » générale, la France paraît bien loin d’être en tête de liste, en ce qui concerne la liberté donnée à ses journalistes. Je lis rarement la presse Namibienne ou celle du Guyana, pour pouvoir comparer, mais je lis beaucoup de choses qui s’écrivent ici. Et le constat que je dresse plus haut est valable, n’est-ce pas? Vous faites sûrement le même?

      Nous avons en France beaucoup de très bons journalistes, mais quand on en interroge certains, ils parlent souvent de leur difficulté à passer au dessus des gardiens du temple, au dessus des chiens de garde, pour imposer leurs sujets. Cela n’est sûrement pas propre à la France, mais pourtant, quand j’en parle avec des amis belges, américains ou anglais, ils me disent que notre système médiatique est étonnant.
      Ils pointent évidemment tout de suite la part « abracadabrantesque » faite aux Minc, Sollers, BHL et autres « maîtres censeurs » dans la lecture qui doit être faite par l’ensemble des médias des événements du monde.
      Ensuite, ils s’étonnent de la place que prennent les « éditorialistes » par rapport aux journalistes. Vous savez, toutes ces personnes qui délivrent la bonne parole partout et tout le temps (en faire la liste est épuisant).
      Ils sont enfin surpris que certains sujets anodins puissent tenir la Une plusieurs semaines (mes amis étrangers mettent ça sur le compte de notre gourmandise hexagonale à débattre, de notre plaisir aux joutes oratoires, que nous permet la finesse inégalée de notre langue).

      Après avoir dis ça, je suis sûr que, si on interroge des journalistes belges (qui en plus de posséder cette même langue si pleine de subtilité, en ont souvent une autre en partage), ils nous dirons aussi que leur métier n’est pas simple outre-Quiévrain. Mais je parierais bien qu’ils ne sont pas prêts à passer outre-Quiévrechain, pour venir le pratiquer ici!

      (quant à lancer le débat sur la défense par Reporters sans frontière d’une bande de théocrates aux crânes rasés, habillés en safran, c’est pas l’endroit; vous êtes d’accord aussi?)

  34. Bonjour à tous. C’est bon d’être en week-end 🙂

    Monsieur Jorion, vous êtes cité aussi dans cet article :
    http://www.marianne2.fr/Crise-grecque-le-faux-alibi-de-la-dette-1-2_a185174.html
    « Crise grecque: le faux alibi de la dette (1/2) »

    Article intéressant car Mr Colletis prend du recul avec une dimension politique de l’économie.
    J’hésite d’ailleurs à dire s’il vous pique vos idées ou est d’accord avec vous… Ne le connaissant pas, je lui laisse le bénéfice du doute.

    Il y a tout de même des summum d’hypocrisie de la part de ceux qui utilisent au maximum la socialisation des pertes.

  35. Henri Sterdyniak, dans l’extrait proposé plus haut par Bouboune:
    « On trouve toujours des tas de gens qui disent « on l’avait prévu! ». Cela peut-être une coïncidence. Donc un monsieur (pointant Jorion), qui n’a aucune formation d’économiste, hein, qui nous dit, ok, par hasard, je… il a la bonne date, tant mieux mais je veux dire, c’est… c’est… c’est de la chance! ça signifie pas que pour le reste il a raison! »

    Je me doutais depuis un moment que le matin, la première activité de Paul Jorion était de jeter sur son bureau quelques dès, quelques os de poulet et deux ou trois carte de tarot pour essayer d’y lire ses oracles du jour. La chance, oui.
    D’ailleurs, regardons bien la vidéo du « temps qu’il fait » d’hier, faisons donc nous aussi un « arrêt sur image ». Que voit-on en haut des étagères, dissimulées parmi tous ces bouquins que Jorion voudrait nous persuader avoir lu? Oui …ces drôles de pots; vous les voyez aussi. Des urnes et des fioles! Nous tenons presque la preuve. Attendons une commission rogatoire pour nous faire juge de ça et allez y mettre le nez, mais je ne serai pas très étonné d’y trouver ses os de poulets et quelques poudres de Perlinpinpin. Et ce placard à claire-voie derrière lui, qui nous intrigue depuis longtemps? Pas besoin d’être grand clerc pour deviner que c’est là qu’il nous cache sa boule de cristal.

    Ah, j’ai été bien naïf! Oui, naïf, depuis tous ces mois où je viens ici boire la Bonne Parole.
    Si les médias courageux invitaient plus souvent des Sterdyniak, il y a longtemps que tous les Jorion auraient cessé de nuire.

    1. @ Paul Jorion
      Nous savons tout maintenant!

      Sans rire, les livres, derrière les « mugs »…
      « Managing derivative risks » / « The Handbook of Equity Derivatives » / « Financal Risk Management » / « The handbook of Interest Rate Risk Management » / « Fractal market analysis » / « Option volatility and pricing » / « Understanding SWAPS » / « How I became a quant » / « Human history » / « The diffusion of culture » / « The growth of civilization » / « Psychology and ethnology » / « Social organisation » / …Hegel, Kojève, Proclus, Vuillemin, …

      …de sacrées boules de cristal que vous avez là!

      (Guesch Patti et Kraftwerk, il faut au moins ça pour faire un « break »!)

    2. @ Paul Jorion

      C’est bien, vous avancez.

      Dans l’environnement a été un peu rajeuni, j’avais suggéré des fioles, des squelettes, des candélabres,

      j’ai eu droit à un crâne, maintenant les fioles, j’attends les candélabres.

    3. Pas mal du tout, si on pense que cela représente surement la sélection pour laquelle il à valu la peine payer le voyage transatlantique.

      Manque un peu d’Anticipation, de la Science Fiction pour les anglophiles. Mon préféré actuel est Emphyrio, de Jack Vance.

      Au tour de Mr. Henri Sterdyniak et/ou Mr. Jean-Luc de montrer leur étagère préférée.

    4. Paul
      Votre appareil photo a une bonne résolution et comme Jean-Luc je me suis amusé à lire les titres. Certains pourraient conclure que vous pactisez avec le(s) diable(s): le livre de Greenspan, un titre « Every man a speculator » (Loïc sera content). 🙂
      Si est vraie la formule « Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es », là, vous venez de vous dévoiler encore un peu plus…

    5. D’ailleurs, on distingue clairement sur l’étagère centrale quelques mugs et autres chopes de bière, encore écumantes probablement. Oubliées là sans doute par quelques pontes de Countrywide lors d’une très récente visite. Si ce n’est pas de la collusion… Merci à Sterdyniak d’avoir révélé le pot-au-roses.

    6. @ Alain A

      « Every Man a Speculator » : son sous-titre est « Une histoire de Wall Street dans la vie américaine », et est essentiellement une [excellente] histoire de la Federal Reserve !

    7. Heu, un peu trop sanguinolent à mon goût, mais bon, je ne chipoterai pas, les bougies sont là !

      Merci M. Jorion.
      C’est pour vous :

    8. @ PAD
      Si vous saviez à quel point! C’est insatiable ce truc!

      @ NingunOtro
      C’est petit chez moi; mes étagères sont celles de la bibliothèque municipale.
      (Et vos étagères? on peut voir?)
      Quant à celles de Sterdyniak, les paris sont ouverts!

    9. Mes étagères sont digitales de ces jours, je suis presque SDF… quand je ne déménage pas de gré on me déménage de force, alors mes 300+ bouquins d’Anticipation, les rassembler une fois en format papier c’est assez, on ne recommence plus.

  36. Dans l’extrait que j’ai pu voir, il ne m’a pas semblé agressif mais véhément ou enflammé. Ce qui est par-dessus tout désolant et sidérant, c’est qu’un type avec un tel CV puisse mettre tant de conviction à soutenir cette idée aussi futile que seuls les économistes reconnus comme tels pourraient prédire des évènements économiques.

  37. Bonjour Paul,
    J’ai cherché à me connecter à « Arrêt sur image ». Inscriptions et autres. J’ai abandonné.
    Je suis évidemment intéressé de voir ou d’en avoir un résumé.
    Je peux vous dire qu’on est entré dans une zone de turbulence dans les réactions inter-générationnels, inter-culturelles, inter-penseurs.
    Le Vif de cette semaine parle du véritable pugilat au sujet du réchauffement climatique en tre pros et aficionados de l’autre camp.
    Sur AV, on continue à se chercher. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/agoravox-une-idee-de-genie-mais-70249
    Modérer ou pas modérer? Une vérité ou plusieurs?
    That’s the question.

  38. Bonjour Paul Jorion, impossible de taire plus longtemps mon empathie devant votre courage dans la défense de vos analyses, idées, positions. Votre droiture saute d’autant plus aux yeux par contraste avec la suffisance, la morgue, le mépris de ce Sterdyniak agrippé à un piédestal branlant. A ranger avec les Casanova et consorts.
    Merci aussi de défendre les sciences humaines si malmenées aujourd’hui – vos « déboulonneurs » pourraient en prendre de la graine- et qui offrent d’autres regards sur le monde.
    Vous et aussi les contributeurs et blogueurs de ce site que je fréquente assidument depuis 9mois, avez réussi à faire tomber l’ inhibition qui me rendait hermétique à l’économie, la finance, à toutes ces questions relatives à l’argent, au lien social, au/x pouvoir/s et si présentes dans notre quotidien. Poursuivez donc pour notre plaisir…

  39. Si les néo-classiques en sont au point d’invoquer « la chance » à propos des prévisions de Paul sur la crise des subprimes, alors qu’eux mêmes n’ont rien vu venir, désormais que l’idée s’est répandue, ils vont faire assaults de catastrophisme (hein, je l’avais bien dit !).
    voir l’article sur D&E : http://demetentreprises.wordpress.com/
    C’est l’éternelle question de ceux qui théorisent et ceux qui pratiquent : les modèles les plus sophistiqués ne remplacent pas l’expérience terrain et l’intuition qui se nourrit de sa pratique…

  40. C’est un peu ça la dialectique, se surprendre de ses erreurs, et bénéficier des opposants.

    Vous ne vous démontez pas devant le théâtre de l’agression, c’est utile.

  41. Je n’ai regarde que l’extrait de l’emission. Il me semble clair que lorsque le sujet derape sur l’aspet credibilite, il semble toucher une corde sensible chez vous (que ce soit face au ministre, ou contre cet economiste cette fois)….difficille pour vous de garder votre distance habituelle quand le sujet devient vous…ceci n’est pas une critique, juste une constation de spectateur exterieur.
    Vous faire (sur)reagir, pour que vous apparaissiez comme suffissant ou superieur, ne joue pas en votre faveur aupres des auditeurs…et cela attenue votre discours par la suite sur le fond du sujet.

    Cette impression qui m’est personnelle, me semble apparaitre sur la tete du ministre, ou se retrouve dans le forum de l’emission
    http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?5,1048760,1048887

    Je me permet de donner mon avis, si vous le pouvez, essayer de porter attention a ce type de derapage…pour eviter de tomber dans le panneau (toujours facile a dire de l’exterieur).

    Merci pour tout, bonne continuation.

    1. @ un passant
      J’ai été à la place de PJ dans des cas similaires.
      Ce que vous lui demandez est extrêmement difficile ; car pour en arriver là il a dû batailler contre des milliers de murs. La bêtise humaine , c’est dur à supporter, surtout quand elle est satisfaite.
      PJ n’est pas un surhomme.
      amicalement

  42. Vous insistez pour que les CDS, si ils continuent d’exister, soient limités à leur rôle initial, l’assurance d’instruments financier que l’on possède, et ne puiissent servir à spéculer contre telle ou telle contrepartie (banque ou Etat).

    La solution est simple : demander à celui qui souscrit le contrat de déposer l’instrument financier qu’il assure auprès de celui qui lui vend l’assurance ! Il prouvera ainsi qu’il n’agit pas à découvert et ne fait pas un pari sur les prix.

    Si cette règle n’a pas été édictée par le établisements financiers qui prétendent s’autoréguler, c’est justement pour se permettre de spéculer sans limite.

  43. Il y a une probabilité non nulle pour qu’un chimpanzé, assis devant une machine à écrire, puisse, par une simple frappe au hasard du clavier, produire l’intégrale des œuvres de Shakespeare, augmentée de celles qui sont encore inconnues aujourd’hui.
    C’est sans nul doute à cette éventualité que Mr Sterdyniak s’est référé en disant, je cite: « quand un monsieur qui n’a aucune formation d’économiste annonce par hasard la bonne date … »
    Encore un qui a des problèmes avec les statistiques.

  44. Bonjour a tous
    Louis Pasteur était chimiste et non médecin et pourtant la médecine lui doit beaucoup. Heureusement pour lui, qu’il n’était pas économiste ou anthropologue !!!.

  45. A quoi servent les économistes ? Qu’en penserait Milton Friedman ?

    De David de Graw, des nouvelles rassurantes du merveilleux pays ou l’efficience des marchés a pu donner sa pleine et bienfaisante mesure. Grâce soit rendue à Milton et tous ses amis économistes pour l’œuvre accomplie.

    . Rapport des rémunerations. En 1970, un travailleur (à préciser) percevait 1$ de rémunération quand un dirigeant d’entreprise (d’une certaine taille je suppose) en touchait 25. A la fin des années 90, le ratio était de 1 pour 90. En 2004, ce rapport est de 1 pour 500 (inclus stock options et autres avantages).

    . Paul Buchheit, de DePaul University, peut ainsi écrire « De 1980 à 2006, les 1% plus riches des Etats-Unis ont triplé leur prélèvement après impôt sur le revenu national, alors que dans le même temps 90% des actifs ont vu leur part dans ce prélèvement chuter à moins de 20% ». Robert Freeman ajoute “Entre 2002 et 2006 c’est encore pire. Un stupéfiant trois-quarts de toute la croissance économique a été prélevé par 1% des plus riches ».

    . Depuis le début de la crise, le fossé entre le 1% le mieux rémunéré de la population et les 99% restants a atteint un record. Ces 1% détiennent désormais plus de 70% de la totalité de tous les actifs financiers, un record historique.

    . La totalité de la richesse des 400 personnes les plus riches des Etats-Unis s’est accrue de 30 milliards de dollars, portant le total de leur richesse à 1.570 milliards de dollars, ce qui est davantage que la valeur nette cumulée de la richesse détenue par 50% de la population des Etats-Unis. Pour le dire autrement, 400 personnes possèdent davantage de richesse que la totalité de celle possédée par 155 millions d’Etasuniens.

    . 2009 a été une année record s’agissant des bonus verses par les firmes de Wall Street. 150 milliards de dollars ont été versés à leurs dirigeants. Ce qui correspond à un salaire annuel de 30.000 $ versé à 5 millions de personnes.

  46. Donc, dès 2001 ou 2002 Goldman Sachs savait qu’elle faisait un cadeau empoisonné à la Grèce. Goldman Sachs a raflé la moitié de Wall Street avec les subprimes. Aujourd’hui les Etats Unis vont peut être profiter de la déconfiture européenne pour se montrer à nouveau comme une des dernières valeurs stables du monde. Ils auront tout gagné à cette crise, finalement. A qui profite le crime…Ne pourrait-on pas, vu l’effronterie bien sympathique de M. Blankfein et consorts décréter que nos dettes vis à vis d’eux sont caduques ? Franchement ce serait jouissif. On les spolierait…Tout simplement comme ils tentent de le faire actuellement.

    1. @pineda
      Je penche pour une enquête parlementaire ( européenne si possible)
      A court terme c’est sans doute moins jouissif, mais à long terme plus porteur
      cordialement

    2. La finance aux USA achete le pouvoir parce qu’elle en a les moyens. Ce phenomene est plus saillant ici (absence de regulations) mais tout aussi de rigueur partout ailleurs. Quant a savoir si le « crime » en question profitera aux etasuniens eux-memes, je puis affirmer sans l’ombre d’un doute que la reponse est non. La finance et le profit ont beau se globaliser, l’individu n’en demeure pas moins astreint a son carre de terre, ses soucis, ses espoirs. L’Americain moyen, pour generaliser, n’a qu’une seule ambition reelle a ma conaissance : conserver sa liberte. En aucun cas cela n’exige ou ne justifie a ses yeux la spoiliation d’autres peuples.

    3. Parfaitement, décrétons la caducité, signons des deux mains et les pieds pour le coté jouissif, que du bonheur gratuit. Champagne ou hydromel pour Paul (le récipiant noir de droite pour moi, de gauche pour vous). Reposez-vous bien et n’abusez pas du chouchen.

    4. @MeMyself

      L’etatsunien moyen à tout autant d’ascendance sur ce que fait son gouvernement que nous en avons sur les nôtres. On est toujours sauvés malgré nous-mêmes et de la pire façon qu’on pouvait imaginer. Au fait, on reste toujours sur notre faim quant à savoir à qui profitent les crimes…

    5. A ma connaissance le pétrole se négocie toujours en dollars, et on peut donc dire que les américains sont détenteurs de ce pouvoir suprême d’acheter le pétrole au prix qu’ils veulent, en faisant tourner leur planche magique. On ne parle plus de monnaie chinoise et russe ou je ne sais quoi. Le monde est peut être à genoux mais les américains sont toujours assis sur sa tête.

  47. Merci d’avoir rappelé avec tant d’application le CV de celui que vous appelez UN GROS POISSON.

    Et qu’a-t-il prouvé hier dans sa triste prestation?
    Il a seulement prouvé la très haute opinion qu’il a de LUI-MEME.

    LA TRIBUNE NE SAURAIT APPARTENIR QU’A LUI !

    LUI SEUL a brillamment étudié. LUI SEUL sait. LUI SEUL comprend et LUI SEUL comprend juste.

    Aucun tribun concurrent ne saurait mordre sur son temps de parole, contester SA PENSEE, et la seule présence d’un éventuel contradicteur à ses côtés ne peut être le fait que d’une erreur, toute autre opinion que la sienne ne pouvant être sujette selon ses propres termes qu’à « COÏNCIDENCE » , « HASARD », et « CHANCE ».

    Il est inconvenant de prétendre débattre avec MONSIEUR HENRI STERDYNIAK.

    Ce MONSIEUR a hier refusé le débat car son intelligence est telle qu’il n’a besoin de personne pour avoir un avis limpide et définitif sur TOUT.
    Il est tellement brillant qu’il se sait peut-être lui-même déjà sur une autre planète et déjà coupé du vrai monde.

    Il a peut-être servi, mais il nous a démontré hier qu’il ……. NE SERT PLUS A RIEN !

  48. A noter la fausse modestie avec laquelle Bernanke declare (cf Bloomberg) que la reprise est encore trop faible, que les crédits aux entreprises sont insuffisants, que le taux de chomage est « inacceptable » etc. Ha ha ha…De même la Grande Bretagne s’inquiéterait (cf Les echos) du sort de la Grèce…ha ha ha. Vraiment ils nous auront pris pour des cons jusqu’au bout.

    1. Quelqu’un qui sait qu’on le prend pour un con mais qui ne réagit pas, voire qui en rigole, c’est quoi? (je parle de moi)

  49. @ ouf !
    je commençais à m’inquitérer de l’absence de réactions de la corporation.
    Et il faut remercier ce M Sterdyniak de dire tout haut ce que d’aucuns pensent tout bas(1) , d’ailleurs la corportation est en train de dresser la herse autour du château ( ceci dit il était modéré , j’ai subi des assauts autrement plus violents)

    (1)Tous : non , comme vous lirez ci-après, la crise est arrivée à un tel niveau qu’elle est inérrêtable
    http://www.assoeconomiepolitique.org/spip.php?article60

    Maintenant je comprends que vous ayez été surpris, car l’attaque est de type scolastique.
    1/ Elle part d’un argument vrai : vous n’êtes pas le seul à avoir prédit la crise , y compris depuis longtemps. Citons ,par exemple Paul FABRA qui déconstruit la financiarisation depuis 1982 ( P FABRA, vidé du Monde dans les années 80 – sic ! – et qui a trouvé refuge aux Echos)

    2/ Mais le côté pervers est qu’il n’en tire aucun élément de discussion . Il omet de signaler que vous avez une position THEORIQUE originale, notamment sur la monnaie et qu’il lui faudrait discuter cette théorie : ce qui le dédouane de toute discussion à votre égard. « Vous avez prévu la crise, mais moi je suis expert, circulez il n’ya rien a voir..  »

    Je crois que la prochaine fois que vous serez agressé c’est cela qu’il faut répondre. D’abord dire : les économistes se sont trompés parce qu’ils ne savent pas ce qu’est la monnaie ( cela surprendra. vos auditeurs), et vous enfoncez le clou en développant l’Argent Mode d’Emploi . Et si on continue de vous réclamer vos diplômes répondez : qui êtes vous qui prétendez être expert en économie , alors que vous ne savez même pas ce qu’est la monnaie ?
    Je suis sûr qu’au bout de deux ou trois altercations de ce style .. les « experts » seront plus prudents
    amicalement et bon courage

  50. Suite au post de Lambert Francis 20 février 2010 à 01:08
    http://www.dailymotion.com/video/x52a4a_crise-financière-avec-henri-sterdyn_news

    et après avoir vu cet enregistrement d’ avril 2008 à l’humanité, je constate que H Sterdyniak tient des thèses proches de ce qui se dit ici, en tout cas, il dit clairement que la loi du marché, ben ça ne marche pas, sauf pour qques uns : la minorité dominante.
    certes il a été désagréable, c’est qu’une maladresse devant un Paul Jorion dont il a du mal à ne pas jalouser la nouvelle notoriété … et qui de plus n’a pas un CV comme lui etc etc ….
    pas habile le Mr, mais au fond, ce qu’il dit và dans le bon sens.

    1. Je viens de regarder cette vidéo d’Henri Sterdyniak. C’est très bien ce qu’il dit et il me semble qu’il n’avait en fait aucune raison de ne pas être d’accord avec ce que je dis. C’est peut-être simplement la question de Schneidermann, si lui et Barré savaient qui j’étais, qui l’a agacé, ainsi que la suggestion de Schneidermann qu’il valait peut-être mieux ne pas être économiste si on voulait comprendre la crise.

    2. Je viens de regarder l’émission. Cet économiste est effectivement d’accord avec les positions de Paul. Il a juste eu un réflexe corporatiste. Lui-même est tombé dans un piège médiatique. L’émission fait venir Paul Jorion et un économiste « officiel », l’un a prédit la crise, l’autre pas vraiment. C’est évidemment pour que ça « chauffe » entre eux deux. L’économiste va se sentir attaqué dans ses compétences et comme défense va attaquer les compétences de l’outsider. Au final, on oublie que l’économiste et l’outsider disent à peu près la même chose et on passe à côté du débat de fond. Comme l’a dit un commentaire plus haut, c’est avec le journaliste des Echos que le débat aurait dû chauffer s’il n’y avait pas eu ces petites ficelles. D’abord, pourquoi les journaux ne sont-ils pas fichus de nous apprendre ce que l’on apprend sur internet? (sujet à peine abordé, vite détourné) Ensuite, qu’en est-il de la position libérale du journal en question? (même pas abordé, on comprend juste qu’il faut « un marché organisé » pour que la spéculation imbécile devienne fréquentable, mais on ne l’a pas titillé là-dessus)
      Au final donc, on a préféré sacrifier la corporation des économistes pour ne pas toucher à la corporation des journalistes. Il faudrait qu’ils comprennent que la remise en cause est globale et que tous les pouvoirs établis chancellent. Et s’ils chancellent c’est précisément parce qu’on préfère sauvegarder la parcelle de pouvoir qu’il reste à la corporation plutôt que d’aborder les questions de fond comme individus.

  51. Casanoba nous a parlé de la Grèce et de l’Euro aujourd’hui.
    Accessoirement, Jacques Mistral était l’invité.

  52. Votre contradicteur réagit de façon bête et méchante…cette crise économique et financière et bien plus que cela ! c’est une crise de civilisation, la crise de la mondialisation, et en tant que citoyen, on a besoin du point de vue de toute personne (spécialiste ?) quelque peu critique envers ce qu’il fait et ce que les autres font…donc un anthropologue de formation devrait être chaleureusement accueilli et sérieusement écouté.
    Si la résolution de cette crise passait par quelques équations, quelques bons mots d’économistes par ci par là et des recettes éculées, on n’en parlerait déjà plus, non ?

  53. Malheureusement, nos grandes écoles, qui drainent nos meilleurs étudiants (ceux qui savent assimiler beaucoup en peu de temps), ne font que de bons disciples, enrôlés par l’état, les grandes entreprises et dont le principal soucis consiste à gérer leurs carrières. Malgré toute leur culture, combien créent une entreprise, dépose des brevets? Je ne parle pas des prix Nobels ou équivalents….mille fois hélas. Il faudrait les envoyer au « charbon », comme on dit, pour découvrir les réalités de notre monde, dont ils ne sont généralement que trés éloignés, déjà par la naissance.

  54. aux rhétoriqueurs, ne pas hésiter à renvoyer le type d’argument faible par excellence mais d’une apparente solidité et séduisant l’auditeur par sa facilité:
    ab absurdo

    et toujours commencer par la gestuelle de l’intégration des mouvements en moulinets du bretteur adjacent:
    lui donner « raison »
    ie s’approprier la force de sa véhémence
    et la retourner comme un gant (de pugiliste)
    en l’espèce: certes, c’est bien vrai et tout le monde en atteste, « tout le monde » a bien prédit cette crise et « tout ce monde » a joué de chance

    mais là n’est pas la question,

    parmi ceux qui l’ont vue venir,{la Crise} certains ont été capables d’expliquer pourquoi elle était inévitable et ont même postulé des débuts de solution
    de cela, pouvons-nous parler? du comment et du pourquoi, et pas seulement l’anecdote historique de qui a joué au meilleur devin,
    il y a une rationalité à l’existence de ce dénouement, etc
    lesquels nodalités ont encore cours

    autrement dit, refuser que l’on mette votre personne sur la sellette, mais mettre en lumière la problématique

    ps: je n’ai pu voir que le petit extrait autorisé de l’émission @si

  55. Finalement je n’ai pas compris pourquoi il s’en est pris à vous si au bout du compte ses thèses sont les mêmes que les votres.
    Ce ne serait qu’une question de forme…
    Vous n’avez pas la bonne éducation ?
    Vous n’avez pas fait la bonne école ?
    Vous n’êtes pas du sérail ?

    Est ce cela?????

  56. Bonsoir Paul,

    je vous en prie, reposez-vous !

    A certains moments vous me faites penser à Semmelweis, le père de l’aseptie (vous connaissez, je suppose). Pour ceux qui ne connaissent pas, ce médecin du XIXè s. se demandait si les médecins et les étudiants qui passaient directement des salles de dissection en salles d’accouchement sans se laver les mains n’étaient pas responsables du taux élevé de mortalité. A l’époque (avant Pasteur) tout le monde riait de lui, le traitant de fou et refusant de l’écouter, malgré ses démonstrations qui nous apparaissent aujourd’hui d’une évidence absolue.

    Depuis toujours, les corporatismes sont vitrifiés dans des certitudes qui leurs paraissent intangibles, et malheur à celui qui émet ne fût-ce que l’ombre d’un doute sur un fragment de leurs dogmes!

    Céline a écrit sa thèse de doctorat sur Semmelweis, c’est romancé mais succulent à lire ! (Et n’oublions pas qu’à force d’être méprisé, Semmelweis sombra dans la folie et finit ses jours en psychiatrie)

    En vous voyant face à Eric Woerth l’autre soir, j’ai pensé à Semmelweis. Comment garder son calme face à tant d’incompétence (feinte ou réelle: dans le cas de monsieur Woerth j’ai des doutes), face à tant de condescendance, de mépris ?

    Heureusement, j’ai été rassuré en regardant sur « Arrêt Sur Image », votre sourire n’était pas loin de celui du vieux chinois taquin sur son buffle, là-bas, en forêt, tout près des merveilleux nuages…

    Nous avons besoin de vous: quittez le blog pour deux jours, passez un week-end en forêt et revenez-nous rieur et serein!

    Amicalementao

  57. Plusieurs contributions ci-dessus nous invitent à la réflexion sur ce qui s’est réellement joué sur le plateau de Arrêt sur image (les contributions notamment de Papimam, de pierrot123, de Lambert Francis, de François Le Sombre), et surtout certains d’entre nous militent pour l’apaisement (Serge, le dit Moi, Jorion, entre autres intervenants).
    Par contre, en regardant la majorité des commentaires, on y lit le désir que Jorion gagne tous ses combats, face à tous les adversaires en présence desquels on le mettra (Henri Sterdyniak, même s’il n’a pas eu la curiosité de venir voir ici comment la « bande à Jorion » le savatait à terre, à dû avoir les oreilles qui sifflent ces derniers jours).

    Si on lit les commentaires les plus argumentés, si on prend également la peine de s’informer sur Sterdyniak, si on l’écoute, si on ne prend pas son « pedigree » pour sujet de rigolade, une autre lecture arrive.
    On s’aperçoit en effet que Henri Sterdyniak est un honnête homme, qu’il a dû bosser dans sa vie parce qu’il fallait bosser (que la personne qui n’a pas eu un jour la nécessité de travailler pour une entreprise dont il ne partageait pas l’ensemble des objectifs, lui jette la première pierre!), et qu’enfin il pourrait très bien co-écrire un ouvrage avec Paul Jorion.

    Pas question de faire de Sterdyniak un saint, mais bien naïf celui qui aurait déjà canonisé Jorion!

    Peut-être en effet que, en tant qu’économiste de longue date, en tant que « professionnel de la profession », Sterdyniak est aujourd’hui agacé de voir Jorion attirer les projecteurs sur lui, alors que lui -même parle depuis longtemps du sujet. Peut-être aussi comprend-il que Jorion a raison, lorsqu’il dit que la formation qu’ont les économiste purs, et qu’il a, lui, Sterdyniak, empêche beaucoup de ceux-ci de sortir du cadre, et les empêche donc d’avoir ce regard élevé, neutre, extérieur, englobant la totalité des phénomènes en jeu. Ce regard propre à la sociologie et à l’anthropologie.

    Il est agacé, il comprend que le regard de Jorion est le bon. Mais quoi! le voilà, comme Jorion, avec le nez poudré par la maquilleuse, cravaté de frais, poussé dans l’arène de « Arrêt sur image ». Il doit tenir ces positions, ne pas baisser la garde, alors il attaque pour mieux se défendre. Pas méchamment, seulement pour ne pas être le dindon de la farce qui se joue là. On a distribué les rôles, à chacun de bien les tenir pour que le spectacle soit beau (pourquoi pas la vision de pierrot123: Jorion en Taureau au cuir épais, face au Matador-Sterdyniak).

    Plein de gens ont théorisé le fonctionnement du média télévisuel. Aucun médias n’est neutre, tous obligent. La forme agit toujours sur le fond (voir les commentaires sur le nouveau graphisme de ce blog). Mais la télévision, ou le « plateau » façon télévision, auquel on nous habitue même dans les débats sous chapiteau, est le média qui a le plus de poids sur le fond, celui qui « tord » le plus l’image des débatteurs et la teneur de leurs propos.

    Je ne sais pas si Schneidermann fait dans son émission une part à l’autocritique. Il serait certainement intéressant de faire un « arrêt sur image » d’Arrêt sur image.
    Mais même ce deuxième regard critique serait sujet à caution, du fait même du média utilisé.

    Il nous reste alors notre jugement, que nous devons encore et toujours affiner. Cet esprit critique qui se travaille ici jour après jour, sous forme de véritable éducation populaire.

  58. J’ai fait votre connaissance grâce à @si. je n’ai rien d’une économiste ni même d’une intellectuelle…juste un peu humaniste(j’espère). Je ne suis pas fanatique de ce medium pour communiquer, mais je tenais à vous dire combien des gens comme vous sont nécessaires. Enfin un peu d’air pur dans ce monde vicié par le « politiquement correct » qui nous asphyxie dans tous les domaines!
    Merci beaucoup,Monsieur, et s’il vous plaît, restez vous-même, continuez à parler.

    1. Pas necessaire d’etre intello (ou intellotte !) pour etre humaniste (au sens ou on s’interesse aux diverses activites humaines et on est capable de faire des liens entre les unes et les autres pour mieux comprendre the Big Picture). C’etait d’aileurs la mission de l’education en France pendant longtemps. Maintenant, comme aux USA, c’est le PRODUIT des activites humaines qui compte et non plus le SENS.
      « Produit » au sens materialiste et pecuniaire, bien entendu.

      Si tant qu’on est capable de mesurer l’amplitude de la destine humaine, meme su sein de nos modestes quotidiens, on a deja une perspective qui depasse de loin cette des « myopes » preformates par des systemes.
      Quoiqu’ils en pensent (en supposant qu’ils pensent) la vie repose sur nos epaules a nous, et Dieu merci, puisque nous sommes justement reste(e)s humain(e)s.

  59. Vu l’émission entière, à mon avis vous vous en êtes bien tiré, très bien même. On repère que vous êtes décontenancé et que vous tentez de faire bonne figure, mais cela joue plutôt en votre faveur car vous résistez à répondre sur le même registre. En expliquant que c’est précisément votre formation parallèle qui vous a permis de résister au conformisme des économistes en vous faisant prendre du recul et aussi que c’est ce genre de formation qu’on souhaite pour les futurs économistes. On pourrait résumer cela d’un mot tout simple: « culture générale ».

    J’ai surtout bien apprécié son attaque détournée (l’accident de voiture) contre Anne Sophie Jacques qui avait eu l’audace de tordre le cou de manière définitive à son utilisation du mot « ridicule ». C’est là à mon avis qu’on voyait qu’il estimait avoir perdu la partie.

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