L’actualité de la crise: la dette ou comment s’en débarrasser, par François Leclerc

Billet invité.

LA DETTE OU COMMENT S’EN DEBARRASSER

Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, vient d’annoncer la couleur dans une interview accordée au quotidien italien La Repubblica : « l’assainissement (des finances publiques) sera extrêmement douloureux », prédit-il. Il détaille ensuite ses modalités : des efforts devront être accomplis pendant 10 à 20 ans, faits de sacrifices sur les salaires, de réduction des dépenses sociales et d’augmentation des impôts.

Sa vision dramatique n’est cependant pas sans arrière pensée, quelques jours après la publication d’une note de recherche, cosignée, qui a fait grand bruit et dans laquelle il est évoqué la possibilité de relever aux environs de 4% le taux d’inflation considéré comme admissible dans les sociétés occidentales. Alors que la norme édictée par les banques centrales est actuellement de 2%. Car, si sa suggestion devait être retenue – ce qui est dans l’immédiat impensable – cela créerait quelques marges de manoeuvre pour concevoir et mettre en oeuvre de nouveaux plans de relance publics, totalement à contrepied de l’ire du moment, qui veut que la lutte contre les déficits publics est la tâche urgente et prioritaire pour les gouvernements. Que cela soit suffisant est une autre affaire, c’est l’intention qui compte  !

Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, vient d’ailleurs de dire tout haut ce que chacun murmure tout bas  : « … la reprise dans notre principal marché d’exportation, la zone euro, semble avoir calé ». Il a aussi estimé que la petite flambée des prix enregistrée au Royaume-Unie allait retomber, évoquant si nécessaire la reprise du programme de rachats d’actifs, interrompu alors que l’enveloppe initiale de 200 milliards de livres a été dépensée.

Le débat est donc posé, en dépit de tous ceux qui voudraient le clore. Sans croissance, les objectifs affichés de réduction des déficits ne seront pas tenables et les pays endettés vont droit dans le mur. Une situation auquel le système financier ne pourra pas résister et qui va impliquer qu’une alternative apparaisse, sans laquelle la crise s’approfondira encore plus. Les épisodes de la crise grecque et l’incapacité des gouvernements à y faire résolument face après l’avoir créée en donnent un petit avant-goût peu encourageant.

Deux prétextes – le danger de l’inflation émergente et de la croissance de la dette publique – font obstacle à l’adoption de nouveaux plans de relance, alors qu’il est désormais démontré que la faible croissance enregistrée ces derniers mois s’éteint lorsque cessent les effets des plans de relance publics. En dépit de l’existence de fortes capacités de production inemployées, ainsi que de la tendance déflationniste de l’économie occidentale, qui rendent fort peu probable un brutal et proche démarrage de l’inflation.

Quant aux déficits publics, c’est encore une autre paire de manches. Les restrictions qui sont envisagées, qu’elles touchent les retraites, la couverture maladie, les allocations chômage ou les mesures d’aide sociale, ont en commun de toutes diminuer le pouvoir d’achat global et donc de porter un coup supplémentaire à la croissance, accentuant les tendances déflationnistes, Est-ce bien raisonnable ?

Le lot des dogmes les mieux établis est de se voir un jour ou l’autre inévitablement mis en question. Peut-on penser qu’il n’en sera pas ainsi ? La profonde absurdité d’une situation dans laquelle l’inflation des produits et des services fait l’objet de toutes les restrictions, tandis que celle des actifs est portée aux nues par des inconscients qui veulent y voir la manifestation de la reprise, n’est plus à démontrer.

Le FMI – pourtant l’un des gardiens du temple – vient d’illustrer le fait que les esprits évoluent confrontés à des épisodes montants de la Grande Crise: il a récemment préconisé le rétablissement du contrôle des changes en Asie, en raison de l’afflux de capitaux occidentaux, à la recherche d’un rendement et de bonnes affaires, qui déstabilisent les marchés financiers et perturbent l’économie de la région.

Une modeste remise en cause est donc déjà intervenue, va-t-elle s’arrêter là? Que ce soit à propos de l’inflation, de ses manifestations, ses causes et moyens de la combattre, ou bien des déficits budgétaires à réduire toutes affaires cessantes ? Sur ce dernier chapitre, va-t-il être possible de s’en tenir aux contes pour enfants qui sont proposés ? A cette analogie spécieuse entre dette des Etats et dette des particuliers et des entreprises ?

Des questions sont déjà posées, elles portent en premier lieu sur l’appréciation de la dette publique et les modalités de son calcul. Certains économistes font en effet remarquer que le patrimoine de l’Etat, une fois ses actifs valorisés (une problématique de même nature que la mesure de la richesse), devrait être mis en face de sa dette. Certains calculs montrant que la balance, de négative, devient alors positive. Mettant en évidence qu’il ne faut pas confondre dette brute et dette nette et qu’il faut prendre en compte la capacité d’endettement de l’Etat en fonction de la valeur de son patrimoine, afin de juger de la réalité économique de la menace qu’il représente.

La mesure de la dette, par ailleurs, devrait être exprimée par le rapport entre celle-ci et le budget de l’Etat, et non le PIB comme c’est actuellement le cas. L’adoption de ce mode a en effet été justifiée par le fait que la croissance du PIB permettait, à partir d’un certain seuil, de rembourser en douceur la dette grâce aux nouvelles recettes budgétaires qui en résultaient. Et que la capacité d’un État à rembourser sa dette était donc fonction de ses ressources, elles-mêmes fonction de la taille du PIB, puisque provenant de prélèvements assis sur l’activité économique du pays.

Or ce schéma ne fonctionne plus, car la croissance est devenue trop faible et les revenus des Etats sont de plus affectés par le moins d’état auxquels ils sont soumis et la baisse des prélèvements fiscaux auxquels ils ont été astreints (ainsi que par le transfert des bénéfices des grandes entreprises dans les paradis fiscaux). Le mécanisme déclenché est alors irrésistible: la dette augmente d’année en année, ainsi que le coût de sa charge (les intérêts), non compte-tenu de l’augmentation des taux sur le marché obligataire, qui vient le surenchérir. En conséquence, non seulement la dette n’est plus remboursable, mais elle ne peut que continuer à croître: elle est devenue perpétuelle, sa mesure en fonction du PIB n’a donc plus aucun sens.

Dans ces conditions, la perspective change, la dette n’est plus aussi écrasante, car c’est son seul service qu’il faut financer. Une telle rente perpétuelle répond certes aux besoins du capitalisme financier, la dette publique lui assurant le gîte et le couvert, un havre en cas de pépin et un revenu garanti. On comprend que, ne voulant perdre le bénéfice ni de l’un ni de l’autre, celui-ci exerce une pression maximale afin d’écarter la perspective de défauts ou le retour de l’inflation, qui tous deux mineraient ses avoirs. Mais le coût économique et social qui risque d’être à payer afin d’y parvenir est-il justifiable ? Une telle rente, par ailleurs, peut-elle être éternellement perçue ?

Pour alourdir encore le montant de l’addition et rendre l’équation encore plus complexe, des dettes implicites viennent alourdir la dette explicite, celle-ci résultant des engagements formels pris par l’Etat. Elles résultent de l’effet de l’aléa moral avec lequel nous sommes désormais familiers, qui va sortir renforcé de la régulation financière telle qu’elle se profile. D’ores et déjà, et à lui seul, le coût intervenu de cet aléa est tel qu’il est peu vraisemblable que les Etats parviennent à l’absorber grâce à des restrictions budgétaires, ne pouvant résorber leur dette d’autant, accroissant celle-ci.

Dette implicite et explicite additionnées, le total explose définitivement, tel une démonstration par l’absurde. Nous rappelant que, convention comptable parmi d’autres, les retraites des fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans le montant de la dette. Ce qui démontre qu’il n’y a décidément, derrière ces statistiques, que des conventions et qu’elles ne permettent pas de décrire une réalité économique à laquelle il est fait sans arrêt référence, mais dont la mesure échappe à l’entendement sous les effets de l’obscurantisme ambiant.

L’histoire économique est pleine d’enseignements, et il est utile de s’y référer. Afin de se rappeler que l’essor des dettes publiques a de tous temps correspondu à la nécessité de financer les guerres, avant même que l’Etat ne soit constitué sous sa forme contemporaine, et que la dette puisse être considérée comme publique. Mais, au sortir de la seconde guerre mondiale, la situation a changé. La forte croissance et l’inflation ont contribué dans les années 60 et 70 à gommer le déficit. Puis, une brusque envolée de l’endettement a été enregistrée dans les années 80, suite à la baisse générale du taux de croissance de l’économie occidentale et la hausse simultanée des taux d’intérêt obligataires.Tout a alors pivoté.

L’écart grandissant entre ces deux taux est devenu un facteur majeur de la croissance de la dette publique, concomitant à l’essor progressif du système financier de ce début du XIX ème siècle, dont nous connaissons aujourd’hui la crise profonde. Des facteurs plus particuliers y contribuant au démarrage du processus, aux Etats-Unis les baisses d’impôt des années Reagan, en Europe le coût de la réunification allemande. Au court des années 90 puis 2000 la situation s’est ensuite améliorée, l’écart entre le taux de croissance et le taux d’intérêt ayant diminué. La Grande Crise est survenue, et tout est remis en question.

La période qui s’annonce allant être marquée, en raison de la Grande Crise, par une croissance insaisissable et une hausse des taux obligataires qui l’est davantage, un seul pronostic est possible pour la zone euro : le retour à la barre des 3% de déficit annuel et 60% de dette (par rapport au PIB) ne pourra pas être accompli, en dépit des lourdes restrictions budgétaires qui vont être recherchées. Pour les autres pays occidentaux, qui peuvent laisser filer leur monnaie, la situation sera aussi tendue cette soupape mise à part. Mais, s’agissant des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ces deux pays auront le handicap d’un taux d’endettement des particuliers très élevé, auquel le crédit ne pourra pas suppléer comme précédemment.

Dans tous les cas de figure, l’équation de la dette publique ne pourra pas être résolue sans que n’interviennent de profondes remises en cause, qui résulteront des rapports de force sociaux et politiques. Si l’on se replonge dans l’histoire économique, il est flagrant de constater que les Etats ont utilisé à de très nombreuses reprises deux leviers afin de faire face à leur dette, lorsqu’elle devenait ingérable et qu’il n’était pas possible de lever davantage d’impôts : la monétisation de la dette (via la création monétaire) et le défaut de remboursement, partiel ou total. Ces deux leviers étant frappés d’interdit et la croissance n’étant pas au rendez-vous, l’impasse est certaine.

Dans une note intitulée « Sortir des politiques d’intervention de crise », le FMI vient de délivrer mardi soir son message : « Si des niveaux élevés de dette devaient persister dans nombre des plus grandes économies en même temps, une hausse des taux d’intérêt pourrait s’ensuivre au niveau mondial, avec des conséquences négatives sur l’investissement privé et la croissance mondiale ». Une constatation qui ne propose aucune solution mais fonde ses espoirs dans une résorption de la dette par certains pays, sans pouvoir les identifier ni expliquer comment ils pourraient y parvenir.

La relance mondiale, qui pourrait y contribuer, reste une incantation. L’une des images les plus paradoxales de la situation – qui n’en manque pas – est illustrée par le refuge que continue de constituer la monnaie la plus malade du monde, le dollar américain. Le capitalisme financier marche sur la tête.

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181 réflexions sur « L’actualité de la crise: la dette ou comment s’en débarrasser, par François Leclerc »

  1. Vive la Russie et les emprunts russes, le modèle est tout trouvé. Encore faut-il des politiques révolutionnaires, même sans révolution. Ils ne sont pas, c’est visible. Les populations doivent donc se prendre en main au niveau européen:

    1- Chaque ménage fait des stocks de nourriture de première nécessité et achète des vêtements chauds et des sacs de couchage
    2- La population entière arrête de travailler
    3- Après cette partie de bras de fer, on discute avec des élites, ne mangeant plus à leur faim, soumises à un intense marché noir et à de multiples humiliations. La finance, c’est bien, mais ça ne se mange pas

    Excusez-moi, il est trop tôt et j’ai du rêver!

    1. Quand j’ai un vrai problème, un problème insoluble, je commence par rêver. Quelque chose se réorganise en moi lors du rêve. Cette chose est inconsciente mais joue son rôle dans le traitement du problème.

      Rêvez.

      Pas éternellement, mais rêvez. Cela fait aussi partie de la résolution du problème.

    2. @Phil de Saint Naz
      Votre suggestion est intéressante. Elle a été décrite en 1909 par Jack London dans une nouvelle « Le rêve de Debs ». A la fin le peuple l’emporte, c’est la victoire des syndicats ! Et le texte se termine sur : »Maintenant la tyrannie syndicale dépasse les bornes de la patience humaine ».

      Cela vaudrait quand même la peine d’essayer.

    3. Peu de gens ont le courage d’une telle action d’une part, ou pensent ne pas en avoir le courage, et les élites financières le savent bien, d’autre part. Ce n’est pas tant que les gens soient « tenus par les couilles » que le fait qu’ils pensent l’être qui est risible.

  2. Je vais peut-être dire une bêtise. Mais la monétisation n’a-t-elle pas déjà été engagée aux USA et au Royaume-Uni ?
    (Quelqu’un peut-il me le confirmer où je n’ai rien compris à ce qui s’est passé.)
    Sans grand résultat apparemment.

    Resterait donc à organiser une gigantesque répudiation ?
    Avec tout de même un menu problème vis-à-vis de la Chine peut-être ?

    1. Elle est plus que largement engagée ! Egalement par la BCE ! Comment croyez-vous que les banques centrales financent les « refis » (les prêts pour refinancement) aux banques ?

      Ne pas confondre création monétaire et usage qui en est fait: prêts aux banques ou prêts aux Etats, via l’achat d’obligations souveraines !

      Quant à « une gigantesque répudiation », une sorte de remise des compteurs à zéro, ce serait évidemment un cataclysme, pas seulement pour les Chinois mais pour tous les prêteurs.

      Mais ce n’est qu’une option toute théorique.

    2. @ François Leclerc
      Mais une répudiation partielle reste nécessaire. Pourquoi les états honoreraient-ils totalement leurs dette financière en se dégageant des promesses faites à leurs peuples ?

    3. J’appuie Mortimer.

      On peut voir les choses de la manière suivante: dans les ‘liabilities’ des états, il y a ce qui est dû dans le futur aux citoyens et ce qui est dû dans le futur aux autres créanciers. Dans les deux compartiments, il existe différentes natures de « contrats »/accords. Mais au-delà de cela, il semble qu’il est beaucoup plus facile d’envisager de faire défaut sur ce qui est dû aux citoyens que ce qui est dû aux autres.

      C’est anormal.

  3. Rappelez-moi ce qu’a dit M. Éric Woerth à Paul Jorion, il y a quelques jours ?!
    Qu’il… n’allait pas comprimer les dépenses sociales, non ?
    Bonne journée.

  4. Pour ceux qui ne connaissent pas le blog « tropical bear » de Loïc Abadie, que j’apprécie également, j’y trouve les commentaires suivants:

    « J’ai déjà eu l’occasion de dire ici toute l’estime que j’avais pour Angela Merkel, et je vais donc continuer.
    Pour la première fois, une dirigeante d’un pays très influent vient de détailler la vraie cause de la crise (lire l’interview dans le Financial Times), et la technique de fuite en avant dans le crédit qui était jusqu’ici la pensée unique des dirigeants du G20 (depuis bien trop longtemps) :

    « La crise ne s’est pas produite parce que nous avons distribué trop peu d’argent, mais parce que nous avons créé de la croissance économique avec trop d’argent et que ce n’était pas une croissance durable. Si nous voulons en tirer des leçons, la réponse n’est pas de répéter les erreurs du passé ».

    « Nous devons regarder en face les causes de cette crise. Elle s’est produite parce que nous vivions au dessus de nos moyens ».

    « La responsabilité repose sur des efforts de relance inadaptés aux USA, conduits par le gouvernement et la FED, visant à faire redémarrer artificiellement l’économie (…) en injectant des liquidités toujours moins chères dans le système financier. »

    Interrogée sur l’échec d’un placement de bons du trésor anglais auprès des investisseurs cette semaine, elle a répondu : « Cela nous montre que les états ne peuvent pas éternellement vivre à crédit ».

    Tout est dit, et nous voyons bien ici la différence de vision entre des dirigeants « boomers-euphoriques » intoxiqués par une mentalité générationnelle de l’expansion infinie de la dette, de la consommation et de la vie à crédit aux crochets des autres, et une dirigeante qui a connu un vrai environnement de crise et un système en faillite (l’ex-RDA), et qui n’a pas du tout la même façon de penser.

    La présidente Allemande ne prend pas non plus ses électeurs pour des idiots qu’il faudrait flatter ou de rassurer gentiment avec des discours creux, et n’hésite pas à parler sans langue de bois de la situation de son pays :

    « Germany, she says, is an over-indebted, export-oriented economy with an ageing, shrinking population. It cannot boost consumption at the expense of exports »

    Et cette petite phrase pour finir :
    « It isn’t just that the banks took over too many risks. Governments allowed them to do so by neglecting to set the necessary [financial market] rules and, for instance in the US, by increasing the money supply too much »

    Inutile de dire qu’un tel discours, émanant d’une dirigeante de premier plan et très influente au niveau européen, représente une excellente nouvelle et un vrai espoir de changement : la pensée unique basée sur la fuite en avant keynésienne commence à se fissurer sérieusement. »

    1. C’est une analyse médiocre qui répartit les responsabilités de la crise entre salariés et États. Les investisseurs, la finance et les dirigeants d’entreprises ne sont même pas mentionnés. Alors que la responsabilité est essentiellement là.

    2. @JFF

      « les boomers-euphoriques » intoxiqués par une mentalité générationnelle de l’expansion infinie de la dette, »

      Faux! Giscard, Miterrand, Beregovoy, Rocard, Helmut Schmitt, et autres européens créateurs de déficit n’appartiennent pas à la génération des baby-boomers

      Jeune homme, vous êtes en plein délire idéologique, complaisant pour votre club, dont la qualité transparait à travers l’ensemble de votre billet

    3. Rassurez-vous : ceux que vous dénoncez comme « keynesiens boomers euphoriques  » et mme Merkel vont se rejoindre et s’accorder pour proposer une politique d’austérité identique.

      Il y a de plus dans le discours de Mme Merkel une dimension à la fois quelque peu dépressive (qualifier son propre pays de « ageing shrinking population » est un peu étonnant de la part d’une dirigeante) et collectivement culpabilisante « les Etats ont vécu au-dessus de leur moyens » (les Etats siginfiant en l’occurrence « nous tous »). Ainsi, la recherche détaillée de responsable est évacuée devant la nécessité d’une pénitence collective.

      Cela me rappelle la thématique d’un homme d’Etat de chez nous, il y a un peu plus de 50 ans, qui cherchait des fautes morales collectives après une défaite de grande ampleur, pour justifier la soumission à l’ordre des choses. Mais je m’arrête au bord de ce « point Godwin », qui en l’occurrence, serait une faute de goût…

    4. Il n’est pas discutable que la masse des capitaux flottants est une menace permanente. Une autre question est de savoir ce qui en est à l’origine, afin de combattre son expansion et la réduire.

      Ce qui est proposé n’est ni plus ni moins que de poursuivre le transfert de dette engagé. De faire régler le montant de l’addition par les Etats, puis d’en faire redescendre le coût sur les citoyens.

      Cela ne touche en rien aux mécanismes mêmes de production des capitaux flottants, ni à ceux-ci.

      Dénoncer « la fuite en avant keynésienne » occulte une question qui n’est pas accessoire : ce qui est en cause, ce ne sont pas seulement les liquidités trop abondantes, mais aussi leur utilisation.

      Cela renvoie à une explication de la Grande Crise comme étant le résultat d’une crise de liquidité, par opposition à une crise de solvabilité. S’accrocher à la première, c’est tourner le dos à la lumière.

    5. Les Gouvernements sont responsables de la meme maniere que je suis responsable de mes enfants mineurs. C’est evident qu’il faut mettre une bonne baffe aux enfants delinquants. Mais il faut aussi donner une bonne baffe aux parents qui n’ont pas fait leur travail de surveillance et d’education.

      En revanche, le peuple ne saurait etre responsable des agissements des princes.

    6. elle parle la mère Merkel mais elle agit pourtant comme ses confrères du G20…elle y était au G20..alors parler c’est bien agir c’est mieux..n’est ce pas une reconnaissance (malgré un bon diagnostic)de sa totale impuissance ?

    7. La réponse de la première Dame allemande est celle de toute ménagère responsable et avisée.
      Elle a les pieds sur terre. Elle voit l’avenir en « mère de famille ».
      Elle se heurte à des gens « politiques » de pays étrangers usant de « la langue de bois », du gouvernement US qui a intérêt à créer du déficit record, à des syndicalistes sans notions de ce qu’est réellement une entreprise (sauf en Allemagne) et ailleurs d’idéologues qui n’ont jamais brassé que des théories mais jamais pris un cageot d’oranges pour le vendre au coin d’une rue.
      La partie est en train de se jouer sans les idéologues……

    8. l’Italie montre des signe inquiétant : Berlusconi: créer « une armée du bien »

      Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a appelé ses partisans à créer « une armée du bien contre l’armée du mal », que serait la gauche, dans une vidéo rendue publique.

      Le Cavaliere demande à ses partisans de « créer des champions de la liberté, une armée du bien contre l’armée du mal, de ceux qui aiment contre ceux qui haïssent, une force populaire, une vraie armée de défenseurs et de promoteurs de la liberté, composée d’hommes, de femmes, de jeunes, d’Italiens qui se mettent en rang et s’engagent à défendre, exactement comme des champions, la liberté »

      Silvio Berlusconi a également accusé la gauche de « souhaiter une invasion des étrangers parce qu’elle pense que cela peut changer l’équilibre du vote qui a vu la victoire de l’Italie modérée ».

      je sais pas vous mais moi je trouve ce genre de déclaration publique relativement inquiétante

    9. Sébastien. Cela répond tout de même à un certain esprit italien de milices…
      Et qui a déjà commencé. Et qui a déjà posé problème car la police officielle passait plus de temps à défendre les miliciens qu’à assurer la sécurité. Te dire.

      Néanmoins, la réflexion sur les « étrangers » rappellent de trés mauvais souvenirs, non …?
      Mais ceci va se faire au sein de tous les pays. Même si ce n’est pas une consolation, je te l’accorde.

    10. J’approuve complètement la réponse de Paul Jorion; ce sont toujours les peuples et plus précisément les gens modestes qui vivent au dessus de leurs moyens, jamais les privilégiés du système, c’est bien un raisonnement de libéraux que l’on retrouve chez Sarkozy, Lagarde, Woerth, Trichet etc, etc…

    11. « Nous devons regarder en face les causes de cette crise. Elle s’est produite parce que nous vivions au dessus de nos moyens ».

      Dites moi qui est ce « nous »

      dois je comprendre que la chancelière va imposer de manière drastique les plus riches ou doit on comprendre que le chomeur vit au-dessus des moyens , définis par qui d’ailleur.

      ah j’oubliai les pauvres n’ont pas les mêmes besoins que les riches : la marche à pied pour les premiers, les jets privés pour les seconds

      ……………….

    12. @ P.Jorion

      🙂
      Précisez tout de même à vos lecteurs ce qu’est le » point godwin  » car cela pourrait être « confusing » !

    13. Rappel : Mr. Godwin veut que, si je disais par exemple : « Le comportement actuel de Mr. Berlusconi rappelle celui de Mussolini au début du fascisme italien », je reçoive un carton rouge, sous la forme d’un point de Godwin, et m’arrête de parler.

      L’intention de Mr. Godwin ne m’est jamais apparue très clairement. S’agirait-il, par exemple, dans un cas comme celui-ci, de protéger la réputation de Mr. Berlusconi, ou de défendre la mémoire de Mr. Mussolini ?

    14. 🙂
      Plus on approche de 1 du point godwin-énoncé par mike godwin en 1990 dans le folklore Usenet-plus on signifie à son interlocuteur que ses comparaisons impliquant les nazis ou hitler tendent vers 1.

    15. le sieur Abadie abrité par ses analyses « économétriques » célèbre la cupidité débridée ordinaire. Pas surprenant de sa part une telle position. C’est le genre de grand prêtre qui contribue à maintenir l’hégémonie culturelle des monétaristes.

  5. Merci Monsieur Leclerc pour cet article, en gros ce que l’on nous proposes est tout simplement:

    Des larmes et du sang, ni plus ni moins, les économistes sont entrain de nous préparer en « douceur » à l’idée de revenir à une situation identique à Germinal (pour résumer vite fait).

    Pendant ce temps en chine l’état investit dans la technologie, la recherche, les matières premières, la capacité de production, dans nos chercheurs en les faisant venir chez eux, avec l’argent que nous leurs avons donné pour avoir produit notre vie puisque nous n’avions aucune vision industrielle ni direction technologique autre que celle imposé par le profit financier rapide. Nous avons juste donné le beurre, la vache, la ferme, la fermière aux chinois, ils vont nous exploser sur tous les plans (voir ce qui se passe en Afrique et ailleurs).

    Et nous que nous reste-t-il ? Rien, nada, zéro avenir! Game Over.

    Il est dur de constater tout ceci monsieur Leclerc, et de voir qu’une simple proposition de bon sens comme l’interdiction sur les paris de monsieur Jorion n’est même pas reprise par les politiques, alors qu’elle permettrait de nous protéger a minima de la spéculation.

    Que nous n’avons pas de débat sur la dette, son emploie, sur notre pays et nos choix Géopolitiques …. Bref.

    1. Absolument d’accord avec ce constat d’échec !
      Les peuples méritent la politique de leurs dirigeants.
      Faut être français pour ne pas admettre cela.
      Allez voir les suisses, ils vont vous expliquer !

    2. Ne soyons pas si pessimistes et alarmistes à l’égard de la Chine, nous avons d’abord ici un combat à mener avec nos « gens ». La peur de l’étranger, c’est botté en touche.

    3. ce n’est pas avoir peur de la chine, je n’ai pas peur de la chine en tant que peuple. J’ai peur des non choix et des non débats que nous n’avons pas eu, et des dogmes et croyances du type « pensée unique » que nous avons eu.

      C’est être réaliste face au non choix stratégique de R&D et industriel que l’on à fait pendant 40 ans, quand on entends les « spécialistes » sur BFM radio nous dire que le mythe de l’usine qui fume à la peau dure et que le futur c’est le « online » tout sur le net, tout depuis la chine, etc etc…

      Ouvrons les yeux 5 minutes et ne faisons pas de nombrilisme le problème Français est un problème de choix de mondialisation fait il y a 40 ans sur une base de vérité ultra libérale (en étant passé par une étape libérale).

  6. Merci François, c’est clair comme de l’eau de source. Les deux leviers, allant à l’encontre des intérêts de la rente, en partant de l’adage suivant:

    A trop charger la barque, on coule!!!!!!!!!!!!!!! laissons les ramasseurs de rente coulés.

    Répudions les dettes contractées durant la crise par nos entités publiques (annulation).

    Remboursons les dettes antérieures par anticipation, en les refinançant directement par la BCE ou la Banque de France.

    Sur ce constat réel ne pourrait-on, comme pour la poste ( celà serait falicité par le déroulement des élections à venir ) organiser une votation citoyenne devant chaque bureau de vote.

    Avec un peu de bonnes volontés, impossible n’est pas Français.

  7. Merci pour cette excellente déconstruction des dogmes économiques dont on nous gave à longueur de media.
    Il est bon de faire fonctionner notre BSP (Bon Sens Paysan) à nouveau:
    1. La croissance, entretenu artificiellement par la perfusion du crédit, n’a pas survécu à la crise des actifs pourris; elle est moribonde sinon morte dans nos pays.
    2. Au lieu de dépenser des milliards pour compenser (en vain) la dévalorisations d’actifs pourris, il aurait mieux valu les dépenser pour résorber l’insolvabilité à la source.
    3. On rajoute des milliards en plans de relance qui ne font que retarder l’inéluctable essoufflement de la croissance et qui ne font que creuser les déficits publics
    4. La pression sur les salaires augmente et les Etats, s’émouvant de leur déficits, cherchent à réduire les dépenses de couvertures sociales tout en maintenant voire augmentant, dogme oblige, les multiples exonérations fiscales, i-e réduisant leur recettes. Bref, on sape par les deux bouts (public et privé) la demande et donc les possibilités de cette croissance dont on nous répète tous les jours la nécessité pour « sortir de la crise ».
    5. Tous les actifs à moitié pourris qu’on espérait sauver en attendant des jours meilleurs (la reprise) le sont maintenant définitivement et l’insolvabilité continue à progresser (nouveaux actifs à moitié pourris).
    1+2+3+4+5= on continue à s’enfoncer mais tout va pour le mieux en attendant le grand plongeon…
    Errare humanum est, sed perseverare diabolicum

    1. Monsieur Werrebrouck

      vos articles sont toujours passionnants. Merci. Toutefois pour une meilleur lisibilité de vos textes ne pourriez-vous pas réduire le contraste ? Caractères blancs sur fond noir, c’est ce qu’il y a de pire pour nos pauvres yeux.

  8. Passionnant!
    Le détenteur de la monnaie la plus malade au monde n’a t-il pas l’armée la plus puissante l' »autorisant » d’utiliser un des leviers à savoir le défaut de remboursement ?

    1. Le détenteur de la monnaie la plus malade au monde n’a t-il pas l’armée la plus puissante

      Oui, ce qui fait du dollar un ABS pour army backed …
      Cette garantie vaut tout l’or du monde.

  9. Vous écrivez en conclusion:
    « La relance mondiale, qui pourrait y contribuer, reste une incantation. L’une des images les plus paradoxales de la situation – qui n’en manque pas – est illustrée par le refuge que continue de constituer la monnaie la plus malade du monde, le dollar américain. Le capitalisme financier marche sur la tête. »

    Vous me confirmez, une fois de plus mon analyse, tant qu’une monnaie quelle qu’elle soit, ici le dollar, reste un « refuge », il n’y aurait aucune sortie possible de la contrainte capitaliste.
    Même un retour d’inflation ne nous sauverait aucunement , car la hausse substantielle de taux d’intérêts qui l’accompagnerait étoufferait vite fait tout démarrage et étoufferait peut-même même une inflation souhaitée.
    Si, par contre, en raison de troubles sociaux ou de situations de guerre cicvile parfaitement prévisibles, il faut « financer » le maintien de la paix et de l’ordre, l’inflation pourrait devenir aussi incontrôlable qu’en Amérique latine dans les années soixante et soixante-dix.
    Serait-ce une sortie qui solderait les excès de fortunes accumulées?
    Possible, mais peu probable, car plus que les plus fortunés, ce seront les retraités et les petits épargnants qui seraient les premiers ruinés, car leurs réserves ne vont pas loin.
    Certains débiteurs, les états sans doute, seraient éventuellement soulagés? pas tant que cela, car la hausse des taux pour des montants de dette si élevées en valeur nominale rendrait même le paiement des seuls intérêts difficilement supportable.
    En clair: il n’y aura pas de « sortie paisible » de la situation actuelle, sauf à repenser la nature même du signe monétaire et de sa façon d’être mis en circulation:
    Emettre un SMT (signe monétaire marqué par le temps) permettrait d’en finir avec la fonction refuge que vous évoquez, liée au SMD (signe monétaire durable).
    Aussi, j’invite les économistes de tous les pays de se pencher sérieusemnt sur cette mécanique diabolique de la dette.

    1. « Possible, mais peu probable, car plus que les plus fortunés, ce seront les retraités et les petits épargnants qui seraient les premiers ruinés, car leurs réserves ne vont pas loin »

      Vous parlez des plus fortunés , des petits épargnants , Vous nous parlez des retraités en supposant qu’ils ont des réserves …

      Et les gens qui travaillent ? Qui élèvent leurs enfants ? Qui sont pour la plupart en état de déficit car devant plus que ce qu’ils ont ; n’auraient ‘ils pas droit à ce retour de l’inflation qui rétablirait un peu l’équilibre entre le fruit de l’épargne ( ou du capital ) et le fruit de la sueur .

  10. La dette est déjà monétisée cf http://blog.mondediplo.net/2010-02-17-Au-dela-de-la-Grece-deficits-dettes-et-monnaie

    Il est possible d’abroger la loi TEPA, et tant d’autres plus iniques encore.
    On peut même aller jusqu’à la propriété…

    La « reprise », la « croissance » et leur productivité détruisent plus d’emploi qu’elles n’en créent.
    Tant mieux.

    L’Etat fait la guerre et la guerre fait l’Etat, pas ici (quoique), mais là-bas, sinon, comment croître sans ressources (qui par ailleurs s’épuisent)?

    Tout est question de volonté politique, certes.
    Le capitalisme ne marche donc pas sur la tête.
    Tout est sous contrôle.
    Le capitalisme nous marche sur la tête.

    Songez à la Grande Crise, qui n’a jamais été aussi bénéfique. Vous connaissez l’adage: le malheur des uns

  11. La problématique de la thésaurisation
    A) Le phénomène : texte de Helmut Creutz/Traduction de Johannes Finckh, Bordeaux:
    Helmut Creutz : Qui thésaurise aujourd’hui de la monnaie ?
    *Suppositions et faits/Article paru dans « Humane Wirtschaft n°6 », 2009 (nov/déc 2009), pp 6-9
    « On connaît la notion de la « thésaurisation » le plus souvent seulement dans les temps anciens, dans les contes et les traditions qui relatent les mises en trésor de la monnaie, des collections dans des coffres ferrés et sécurisés par des cadenas. Et aujourd’hui, on déterre encore des vases en argile dans lesquels on tentait de préserver ses trésors monétaires à travers les époques. Quand on en parle cependant dans des conférences, on ne récolte souvent que des mouvements de tête incrédules.
    *Les thésaurisations dans le passé
    Par la collection de la monnaie, moyen de l’échange et du paiement, on voulait autrefois conserver d’une façon sûre sa richesse, la protéger contre le vol et la guerre. Le fait restait pratiquement ignoré qu’on affaiblissait, avec de telles collections, la circulation monétaire et donc le commerce et les transactions. On ignorait aussi que ce sont les déclins économiques précisément liés à ces thésaurisations de monnaie qui conduisaient aux campagnes de pillage et de guerre contre lesquelles on tentait de se protéger.
    Un renouveau économique, après de tels déclins, se produisait le plus souvent seulement par la découverte d’or et d’argent ou après la conquête de trésors d’or et d’argent d’autres pays. Dans les cas extrêmes, il se produisait même des pertes de pouvoir d’achat inflationnistes des pièces, quand bien même celles-ci étaient faites d’argent ou d’or pur ! Inversement, les limitations des thésaurisations de monnaie, et même sans accroissement de sa quantité, conduisaient à une circulation monétaire sans perturbation et ainsi – même dans les cas d’une monnaie de peu de valeur propre – à une économie florissante. Il en était ainsi par exemple du temps des bractéates, ces minces pièces de monnaie émises localement par les seigneurs dont la validité avait été, à intervalles réguliers ou irréguliers, « révoquée » et dont l’échange avait été grevé de frais.
    Alors qu’on ressentait ces frais de change confiscatoires toujours comme irritants et porteurs de pertes, on ne saluait cependant guère les effets pourtant positifs à moyen et à long terme de cette monnaie. Dans quelle mesure les bractéates stimulaient cependant l’économie, cela est démontré par la véritable explosion des fondations de villes entre le 12ème et le 14ème siècle et dont nous admirons encore aujourd’hui les constructions. Le professeur d’histoire Heinz Stoob, qui étudia les évolutions des villes sur le long terme en Allemagne, a indiqué pour ces siècles un accroissement des fondations de villes trois à quatre fois au dessus des chiffres moyens des mille dernières années. Il n’est encore guère admis aujourd’hui que cette animation des constructions des villes était avant tout la conséquence de la monnaie bractéate assurée de sa circulation. Alors que ces enchaînements sont faciles à expliquer : La monnaie libérée de la plaie de la thésaurisation était dépensée régulièrement, afin d’être soustraite aux frais de change confiscatoires à venir ; et elle était prêtée sans intérêts ou seulement avec peu d’intérêts, car l’emprunteur devait supporter le risque du change !
    *La thésaurisation aujourd’hui
    La thésaurisation de la monnaie en or et en argent d’autrefois, qui portait sa valeur en quelque sorte en elle-même, peut se comprendre encore. Mais que quelqu’un collectionne, de nos jours, la monnaie en papier dont la valeur matérielle est sans importance, semble, par contre, moins imaginable et conduit de ce fait à cette première question : Qui donc thésaurise encore de la monnaie ? Car si on met de côté les butins de vols, il n’y aurait guère quelqu’un qui enterrerait une caisse remplie de billets d’Euros. Surtout pas quand il s’agit de monnaie provenant d’un revenu de travail.
    Et pourtant, la thésaurisation est encore aujourd’hui un grand problème. Car, pour stabiliser son pouvoir d’achat, la monnaie faisant demande devra être ajustée en volume aux offres du marché. Quand cet ajustement et cette constance du circuit de la demande sont interrompus, il y aura des biens invendus, moyennant quoi les offrants seront privés de possibilités de demander à leur tour des prestations et de payer ainsi le travail d’autres ! Chaque billet retenu ne cause pas seulement une interruption unique de l’échange monnaie/marchandise, mais produit chaque fois une chaîne de telles interruptions des processus d’échange. Par la dépense et la transmission régulières de sa monnaie obtenue, chacun participe au fait que l’activité économique reste fonctionnelle et – à côté de son emploi personnel – que son revenu personnel perdure !
    Certes, il est aujourd’hui simple pour les banques d’émission de remplacer les billets thésaurisés avec du papier et de l’encre colorée. Mais le dosage correct de la quantité émise, tel que la baisse ou la hausse des prix soient évitées, reste – comme nous le savons de la pratique depuis des décennies – aujourd’hui impossible. Ceci est surtout le cas dans les situations où la monnaie thésaurisée, et entre temps remplacée par des émissions nouvelles, est à nouveau réinjectée dans le circuit de la demande !
    *Les ordres de grandeur des thésaurisations aujourd’hui
    Du fait de l’usage anonyme de la monnaie, le volume des thésaurisations de la monnaie ne peut être constaté qu’approximativement et au moyen de sondages échantillonnés ou de comparaisons avec d’autres grandeurs et évolutions. C’est la « quantité de monnaie circulante » qui se compose de billets et de pièces en dehors des banques et qui était, par exemple fin 2008, de 195 milliards d’euros (Ndt : pour l’Allemagne). Mais cette quantité désignée comme « circulante » n’avait – du fait de la part thésaurisée qui y est contenue et qui croît continuellement ! – que peu de rapport avec la quantité réellement circulante et faisant activement demande.
    Alors que ces parts thésaurisées dans la quantité de monnaie avaient, encore dans les années 1980, été considérées par la Bundesbank comme une bagatelle – probablement avec raison -, une étude effectuée au milieu des années 1990 montrait que 30 à 40% de la monnaie émise avait disparue à l’étranger, surtout dans les pays de l’ex-bloc de l’est et les balkans. Et les banquiers évaluaient déjà à l’époque que les montants thésaurisés dans le pays auraient atteinte une grandeur équivalente.
    Que ces estimations n’étaient pas fantaisistes est démontré par le change des DM en Euros fin 2001. Ceci montre la figure 1, dans laquelle sont représentées les évolutions des billets de banque en Allemagne depuis 1985, pour les plus petites, les moyennes et les plus grosses coupures. Il est surtout net que ce sont les grosses coupures qui ont crû. Rien qu’entre 1985 et 1996, leur volume a triplé, alors que les petites coupures, qui dominent la demande de détail, croissaient seulement d’un facteur 1,7 en suivant, à peu de choses près, la croissance économique.
    Le fait qu’après 1996, après l’annonce du change prévu, l’accroissement des grosses et moyennes coupures fut stoppé sans qu’il y ait eu de problèmes de pénurie plaide en faveur de leur usage éloigné du marché. Cela devient encore plus flagrant lors de la réduction à un tiers des grosses coupures dans l’année précédant le changement de monnaie ! Et aussi, la réduction de toute la quantité de monnaie de moitié avant le change n’avait aucune conséquence pour le commerce !
    Une partie des billets allant au-delà du besoin effectif avait été sans doute, avant le change, remise sur les comptes à vue. L’essentiel des grosses coupures avaient été certainement échangé en liquide contre des francs suisses et des dollars US, bien qu’il n’y ait, comme plus grosse coupure dans la monnaie américaine, que des billets de 100 dollars.
    Il est typique aussi que, après le change, les stocks légèrement réduits des petites coupures avaient été rapidement restaurés. On prenait son temps pour les grosses coupures : Seulement trois années après, on atteignait le niveau de 1999 ; depuis, l’accroissement est rapide. En 2008, on atteignait à nouveau la tendance fortement croissante dessinée en pointillés prolongeant la tendance 1985-1996 (figure1) ; tendance qui sera, dans les années à venir, nettement accentuée.
    Dans le rapport mensuel de juin 2009, la Bundesbank publiait une seconde étude, plus volumineuse, sur l’usage des notes émise par elle, où elle confirme cette évolution et les enseignements lors de l’échange des DM contre des Euros :
    « L’accroissement énorme de la circulation des billets en Allemagne dans les premières années après l’introduction de l’Euro ne devrait pas … a priori être inféré à un besoin accru de moyens de paiement, mais à d’autres facteurs. Il en est ainsi avant tout de la reconstitution des thésaurisations à l’intérieur et à l’extérieur de la zone Euro.»
    Et, concernant l’accroissement rapide après la fin 2001, il est noté d’une façon lapidaire :
    « L’accroissement particulièrement fort de la circulation des billets de banque en Allemagne dans les premières années après l’introduction de l’Euro est en corrélation étroite avec la dissolution des thésaurisation en DM précédant le change. »
    Alors que les thésaurisations de monnaie avaient été encore problématisées dans les premières décennies après guerre, aussi par les banques d’émission dans leurs conséquences concrètes, elles semblent entre temps – aussi pour la banque d’émission allemande par ailleurs si soucieuse de stabilité – être une chose allant de soi !
    *Comparaisons internationales
    La figure 2 montre que la détention de grosses coupures, qui est en relation étroite avec la thésaurisation de la monnaie, n’est pas seulement un phénomène dans l’espace DM et maintenant Euro. Sont comparés ici les parts des billets, selon les coupures grandes et petites, en Allemagne et en Suisse de l’année 2000 avec les volumes allemands en Euros de 2008. Alors qu’on observe à nouveau l’identité pour les part allemandes, la part des coupures de 1000 FS constituait déjà depuis dix ans, en valeur, plus que la moitié de la monnaie émise de ce pays alpin ! Et ceci avait ses raisons, même si personne ne s’en pose la question à quoi cela sert ni qui les a reçues et entreposées dans les caves des banques suisses ! Cette question n’est pas davantage posée en Allemagne ! Sans égard pour les états de fait cachés derrière cela ni pour les conséquences possibles des ces thésaurisations constamment croissantes, les banques d’émission des Euros satisfont la demande sans limite – et parlent en même temps de la stabilité du pouvoir d’achat.
    Les banques centrales sont tout à fait conscientes qu’elles favorisent avec ces émissions illimitées des agissements criminels. Bien qu’elles rejetteraient un tel reproche loin d’elles, elles l’avouent indirectement et parfois aussi directement. On a ainsi expliqué, il y a deux ans, l’accroissement particulièrement important des billets de 500 Euros en Espagne, qui y atteignent déjà la moitié en valeur de la monnaie circulante, par les longues côtes par lesquelles s’effectuent l’essentiel des importations de drogues vers l’Europe ! De même, il a été indiqué qu’il est largement habituel en Espagne d’effectuer les affaires immobilières chez le notaire « sous la table », moyennant quoi les grosses coupures s’avèreraient utiles pour de telles façons de frauder le fisc ! Le fait que les grosses coupures représentent pratiquement une aide pour de tels délits reste toujours refoulé dans le public.
    Même la Bundesbank – pour qui la notion de thésaurisation était encore un terme étranger, sans même parler de l’usage criminel – écrit dans son rapport mensuel de juin 2009 comme allant de soi :
    « La monnaie liquide peut être détenue aussi pour des motivations qui ne sont pas de nature légale… du fait de son caractère anonyme. La monnaie liquide qui n’est pas détenue ou utilisée pour des motivations honnêtes ne sert pas à la thésaurisation mais est aussi une part des encaisses de transaction, par exemple dans le domaine du travail au noir ou du trafic de drogue. »

    (page suivante : figure 1)
    Quelques lignes plus loin, il est noté dans ce même rapport que la part nécessaire pour les encaisses de transaction normales en Allemagne n’est plus qu’un dixième de la « circulation des billets de banque » émis ! Et on en calcule approximativement les autres grandeurs comme suit :
    « Si on suppose un besoin pour les encaisses de transaction de l’ordre de 10% des billets circulants et suppose une demande étrangère de 25 à 35%, il reste pour la thésaurisation la part du lion de 55 à 65%. »
    A la question « qui thésaurise aujourd’hui encore de la monnaie et combien cela serait-il ? », il ne peut être répondu qu’en disant que, dans notre situation encore à peu près ordonnée, il n’y a jamais eu autant de monnaie thésaurisée qu’aujourd’hui ! Les taux d’intérêt bas de ces dix dernières années y contribuent pour une bonne part, et ceux-ci sont en lien avec les taux faibles d’inflation. Les corrélations existantes entre les taux d’inflation et d’intérêt d’un côté et les thésaurisations de monnaie de l’autre sont montrées sur la figure 3 pour la période entre 1960 et 1995 : A chaque poussée des coûts de la vie et des intérêts, les détentions liquides baissent, et inversement, les détentions liquides et les thésaurisations croissent avec la baisse des taux d’intérêt.
    *Que faut-il faire ?
    La monnaie est assurément un bien public. Les biens publics sont caractérisés par le fait que chacun peut les utiliser dans les mêmes conditions et personne ne doit les bloquer.
    Ceci est sensible sur une route où le blocage est puni en conséquence. Pour la monnaie, ce blocage est non seulement permis, mais directement facilité par la mise à disposition gratuite d’un nombre illimité de billets toujours plus grands ! Cela signifie que l’on agit comme un office des routes qui, avec l’accroissement des blocages élargit les routes ! Et si on part de la pratique actuelle des banques qui évitent les blocages de monnaie par des fortes rétributions d’intérêts, on pourrait aussi penser que l’office des routes pourrait s’épargner l’élargissement des routes en offrant des primes de déblocage !
    Ce qui, plus sérieusement, serait à faire et qui seul pourrait garantir la stabilité de la monnaie est fort simple : On devrait faire en sorte que la monnaie émise reste en circulation et ne puisse être retenue dans un but spéculatif ! Tout comme pour les bractéates au moyen âge, cela serait faisable avec une taxe sur la détention monétaire. Avec une « taxe à la détention » (carrying costs), comme Keynes les appelait en suivant les découvertes de Silvio Gesell. Une telle taxe des blocages de la monnaie maintiendrait fluide la circulation monétaire un peu comme les amendes appliquées aux blocages routiers maintiennent le trafic. Et, grâce au fait que cela permettra aussi de limiter l’émission monétaire au niveau économiquement nécessaire, cela permettra aux banques d’émission de gérer la quantité de monnaie libre de toute inflation ! »

    (Pages suivantes : figures 2 et 3)

    1. Avec des brigades de fouille de sous le matelas des vieux et tout et tout?
      Merci pour ce point de vue intéressant Mr Finckh!

    2. @ Pipas :
      Paul Jorion permet beaucoup de choses sur son blog, mais votre inculture des idées géselliennes et votre mauvaise foi vous font dire n’importe quoi.
      Les observations faites par Johannes Finckh méritent mieux heureusement.

    3. Oups! Je vais devoir retravailler mon humour franc (voir fondant), avec tout le respect que je dois à Jean Silvio Gesell.

    4. A propos de la monnaie fondante je comprends bien que l’argument valable est d’inciter à la circulation de la monnaie afin de stabiliser dans le temps l’équation « masse de productions et de services offerts = masse de monnaie ». Mais il y a un aspect que je ne comprends pas : certains biens ne peuvent être achetés qu’après une longue épargne ou à crédit. C’est le cas par exemple des logements.

      Le crédit conduit à des comportements d’achat irresponsables et à des situations financières inextricables (voir par exemple les subprimes bâties sur les titrisations des dettes hypothécaires qui ne pourront jamais être remboursées par des emprunteurs lesquels se sont engagés au-dessus de leurs moyens).
      L’alternative c’est qu’il faut épargner pour pouvoir tout simplement se loger (ou pour pouvoir investir dans les moyens de production etc.).

      Il y a longtemps j’ai cru comprendre que l’épargne est une vertu car cela permet d’acheter ce qu’on a effectivement les moyens financiers d’acheter plutôt que ce qu’on espère pouvoir rembourser sur une période plus ou moins longue. L’instauration de la monnaie fondante signifie la fin de l’épargne. Ai-je bien compris ? Dans ce nouveau schéma épargner n’est donc plus une vertu.

      En supprimant le système de crédit et en généralisant la monnaie fondante comment pourra-t-on concrètement par exemple accéder à la propriété d’un logement ?

    1. Quand on lit qu’une entreprise comme un état ne peut avoir qu’une trésorerie négative…..je m’écroule de rire ! Encore un jeune faquin se croyant intellectuel qui n’a jamais eu la responsabilité de faire payer des salariés…..au moyen d’acomptes clients ! Le besoin en fonds de roulement connaît pas !

  12. Plan de relance de la vie

    Pour les états méditerranéo-européens sous peuplés au regard de leur densité démographique comme la France, il existe certainement, au moins, une autre solution de relance très, très politiquement incorrecte.

    Les politiques de relance menées actuellement consistent principalement à ré oxygéner un patient dont la respiration doit être continûment assistée sous peine de perte successive de ses organes vitaux. On voit bien qu’en arrêtant le poumon artificiel le malade se meurt (prime automobile).

    Non, si un état veut obtenir une relance durable de son économie, et tirer un bon profit régulier et à long terme de son investissement en « plan de relance », il existe un moyen naturel et qui s’auto-entretient : la prime à la… naissance !
    24.000.000.000 d’Euros annuels pour 1.000.000 de nouveaux nés, cela fait, si je ne m’abuse, 24.000 € par naissance. Belle incitation n’est-ce pas ! D’autant qu’en aménageant le dispositif, il est possible que cette prime s’autofinance à terme par le rendement futur des nourrissons devenus adultes et, cerise sur le gâteau, crée des emplois, environ 200.000 pour remplacer les femmes en congés maternité. Le poids de cet « investissement » sur le budget de l’Etat pourrait être allégé, du moins au démarrage, en payant cette prime à l’année selon plusieurs schémas possibles comme, par exemple, un compte « prime de naissance » qui libèrerait des montants selon plusieurs schémas optionnels mais prédéfinis.
    Un état un peu plus pingre ne proposera la prime qu’avec le second enfant, quitte à augmenter son montant…
    Un peu de courage politique, dans le sens de la Vie.

    1. Les etats méditerranéens sous-peuplés ? Lesquels ? L’Italie certainement pas, l’Espagne non plus, Malte ? un record mondial de densité…la Grèce ? voire, le pays est constitué de zone montagneuses, insulaires, stépiques ou forestières inhabitables qui donnent une idée fausse en terme de densité de population…faudrait voir les chiffres plus précisément.
      Si la question est celle du taux denatalité alors il concerne aussi bien et depuis plus longtemps les pays du Nord ( et de l’Est) de l’europe, c’est bien ce dont parle Merkel.

    2. Vive l’argent « braguette » !
      Et si on allait voir un peu le résultat dans quelques uns des nouveaux « départements » français ?

    3. Densité de population

      France -)118,8 h/km²

      Espagne -)80,2 h/km²

      Italie -)193 h/km²

      Grèce -)81,3 h/km²

      Malte -)1182 h/km²

    4. Le plus gros du problème n’est pas non plus qu’il manque des taches à faire (ce que vous avez nommé travail) mais de l’argent disponible pour payer ces taches effectuées.

    5. Bengladesh
      1066 h/km²
      Pib par habitant :1500 $
      Je ne suis pas certain que l’augmentation de la population soit un facteur d’enrichissement .Là encore ,il y a probablement des limites à ne pas franchir.C’est un débat qui mériterait d’être abordé sur ce blog.

    6. Pardon ? Vous trouvez que nous ne sommes pas déjà assez nombreux dans ce pays ? Pas assez de monde sur les routes, dans les transports en commun, sur les plages pendant les vacances ? Il vous faut en plus un modèle d’élevage intensif ? Non merci, sans moi…

    7. @ PIOTR

      D’accord avec vous, il semble que les densités actuelles de la RFA et de l’Italie, autour de 200 h/km², ne sont pas loin du point d’équilibre pour assurer un bien être « sustainable » dans les conditions actuelles de l’UE, même dans le cadre d’une croissance nulle et dans une optique d’adaptation à la dynamique de la pyramide des âges. C’est un débat qui me parait effectivement en amont de l’économie et du social et donc probablement primordial, au sens propre du terme.

  13. Bonjour François Leclerc,

    Il y avait la dévaluation … pour que celui qui frappe la nouvelle monnaie puisse préempter la production dans son état lorsque sa liquidité venait à manquer. Cela marchait tant que ses sujets croyait en sa monnaie … sa devise .

    Maintenant comme la mondialisation nécessite le change de devises, la seule façon de préempter la production mondiale pour une devise, est de créer un système ou celle-ci devient à son tour matière première de toute transaction internationale.

    Ainsi s’il faut :

    – acheter de la devise AAA avec de la devise ZZZ avant d’acheter la marchandise XXX
    – puis revendre de la devise AAA pour de la devise ZZZ après avoir acheté la marchandise XXX

    On comprend bien que si le prix d’achat de AAA est supérieur au prix de revente, le créateur de la devise AAA récupère une marge sur la marchandise XXX sans n’avoir rien fait d’autre que d’imposer celle-ci pour la transaction.

    Dans un système ou une marchandise XXX est vendue 100 fois avant d’être livrée effectivement on voit l’intérêt de la manœuvre.

    La seule obligation pour toucher le gros lot, est qu’il n’existe (virtuellement) que dans la devise AAA.

    L’ennui avec cela c’est aussi que le bénéfice sur les devises devient virtuel et ne correspond pas à une plus-value réelle s’il dépasse le prix du sous-jascent, de la marchandise achetée XXX.

    Et c’est bien ce qui se passe aujourd’hui, les bénéfices générés par le tour de passe passe de la machine financière qui a créé une industrie dont la matière première est le dollar par l’obligation du change, ces bénéfices gérés sont devenus virtuels, car ils sont supérieurs au prix réel des marchandises achetées.

    La finance du dollar va entrer en cavitation, comme une hélice de bateau patine lorsque que des bulles trop nombreuses se forment autour d’elle.

  14. J’ai l’honneur et l’avantage de vous annoncer que l’Europe, le continent de Shakespeare, Rembrandt et Mozart, lequel avait déjà été affublé du charmant sobriquet d’Union Européenne (hue-heu pour les intimes) vient d’être rebaptisée une nouvelle fois.

    On la nommera désormais poétiquement « Markit iTraxx SovX Western Europe Index », du nom du dernier indice en date permettant d’estimer ce qu’il en faut pour s’assurer contre les aléas des dettes souveraines agrégées de 15 Etats européens.

    Donc si on vous demande à l’occasion « C’est quoi l’Europe ? », vous répondrez que vous n’en savez strictement rien mais par contre, que vous savez ce qu’elle vaut.

    En ce moment, par exemple, à 9h28 CET, l’Europe vaut bid/ask : 85,5/86,5

  15. Pour éviter la cavitation …

    La tentative effrénée actuelle d’achat de dollars par les banques européennes est désespérée. Par pour toucher leurs subsides elles doivent convertir leurs devises ZZZ en devises AAA, entrainant de ce fait l’écroulement des devises autres que AAA.

    Le drame ne vient pas de la baisse des devises, non, il vient de la propagation de l’effet de virtualisation de la finance qui oblige les autres états à sur-inonder leurs propres marchés de devises sousmises, et à répandre la bulle sur leurs propres marchés locaux.

    En réalité, ce n’était pas l’euro qui baissait, mais le dollar qui coulait, à présent ce n’est pas le dollar qui monte, c’est l’euro qui coule.

    1. Pour éviter la cavitation … il suffit de naviguer en dehors des bulles …

      Les pays émergents (producteurs de biens réels) vont se tenir à l’écart du dollar et bientôt de l’euro (sauf si l’europe réagit vite).

      Ils vont ECHANGER leurs productions par un nouveau système que nous allons bientôt et rapidement voir apparaitre (sauf s’il tiennent à ce qu’il reste secret … salles de marché de gré à gré dans leurs propres devises ou sans device … en nature tout simplement).

  16. Des chiffres de + en + sombres partout(est ce une surprise?),la fin du  »cover up » par les politiques?

    Le moral des ménages allemands recule pour le 5e mois d’affilée
    Reuters | 24.02.10 | 09h41

    par Brian Rohan

    BERLIN (Reuters) – Le moral des ménages allemands devrait légèrement reculer en mars car ces derniers redoutent une baisse de leurs revenus et sont moins enclins à dépenser, selon l’indice publié par l’institut économique GfK.

    Son indice du sentiment, calculé après enquête auprès de 2.000 ménages allemands, est tombé à 3,2 pour mars, contre 3,3 (révisé) en février. L’indice avait d’abord été estimé à 3,2 pour février. C’est son cinquième recul mensuel consécutif.

    Il est toutefois supérieur au niveau de 3,0 attendu par les économistes interrogés par Reuters.

    « Les anticipations d’activité diminuent et le consommateur regarde à la dépense un peu plus que les mois précédents », dit Rolf Bürkl, chercheur de l’institut GfK de Nuremberg, dans un communiqué.

    « Le fait que le marché du travail va devenir plus difficile dans les mois à venir perturbe les effets positifs de la loi d’accélération de la croissance », ajoute-t-il, faisant référence au dispositif de réduction des impôts pour les ménages et les entreprises, d’une enveloppe de 8,5 milliards d’euros cette année.

    L’Allemagne a émergé de la récession au deuxième trimestre 2009 mais le ministre de l’Economie Rainer Brüderle a signalé que le pays n’avait toujours pas de reprise auto-entretenue.

    L’indice Ifo du climat des affaires publié mardi a chuté en février, pour la première fois en près d’un an, laissant penser qu’un hiver rigoureux risque d’avoir provoqué une nouvelle contraction du PIB au premier trimestre.

    « Ce qui intéresse réellement le citoyen, c’est de savoir si le gouvernement fait quoi que ce soit pour encourager la reprise économique », a dit à Reuters Television Klaus Wübbenhorst, le patron de l’institut GfK.

    Les trois sous-indices, qui renvoient au mois de février, se sont dégradés par rapport au mois précédent.

    Celui des anticipations du consommateur pour ses revenus a reculé à 12,0 contre 12,5. Le sous-indice des anticipations du cycle d’activité s’est replié à -5,6 contre +1,5, tandis que celui mesurant la propension du consommateur à dépenser rétrograde à 24,2 contre 25,4.

    Le chômage est attendu en hausse dans les mois qui viennent et les revenus risquent d’être déprimés dans la mesure où des centaines de milliers d’Allemands sont passés à une durée hebdomadaire du travail réduite suivant le dispositif du « Kurzarbeit » mis en place par Berlin pour prévenir des licenciements massifs.

  17. D’après le titre j’espérais une ébauche de solution, sinon d’évolution.

    Foin de la monétisation et du défaut de remboursement ? (et plutôt d’un mélange des deux selon les rapports politiques) … percues différemment selon les générations.
    Reste l’aggravation et cette perte de controle induit l’idée vertigineuse d’un crash, idée alimentant d’elle même des comportements sur-déterminants ?

    L’avenir est déjà en cours par définition … comment se fait il que l’on ne distingue pas plus surement ses prémisses ? Risquons une ébauche.

    L’Angleterre a été la première puissance industrielle, la Belgique la deuxième (la seule Wallonie a fait jusqu’à 60% du PIB Français), faut-il citer l’évolution de l’URSS, celle en cours des USA … ce reclassement perdure au niveau mondial avec ses oscillations (la Russie se stabilise). A l’ouest l’europe redevient ce petit cap du continent asiatique, à l’est le Japon se recentre également sur l’Eurasie. Le tropisme Atlantique perd sa primauté mais pas encore son imaginaire, il est pourtant déjà inscrit dans les faits et c’est même visible. (Le paradoxal reflux vers le $ me semble un réflexe significatif, autant que l’idée du FMI de limiter le déferlement financier vers l’Asie.)

    En conclusion il est temps de scénariser cette reclassification avec l’évolution concomittante de nos style de vie. Notre « modèle » se révèle insoutenable et de plus en plus oligarchique pour un monde se globalisant aussi vite dans nos villes.

  18. Finalement, la seule mesure qui compte c’est la masse d’argent reversee par le peuple aux princes/banques du fait des interets sur la dette. C’est le montant de cette rente qui doit etre pris en compte.

    Les banques jouent a se faire peur sur notre capacite a leur payer leur rente simplement pour faire monter les taux et obtenir une rente plus elevee encore.

    Il est bon de les rassurer sur notre capacite a rembourser en arguant du patrimoine/richesse des etats.

    Mais si nous pouvons rembourser sans peine, alors pourquoi ne pas emprunter plus !

    Le but ultime des princes est d’augmenter leur rente.

    Notre but, en tant que peuple, devrait etre de bien gerer nos affaires pour nous liberer de l’emprise des princes. Peu importe ce que veut dire bien gerer. Si cela veut dire rassurer les banques sur notre solvabilite pour ne pas faire grimper les taux, OK. Pourquoi pas renegocier le pret avecune baisse des taux a la clef ? Pourquoi pas effectivement rembourser les banques et passer a autre chose ? Pourquoi pas simplement annuler la dette en fin de compte, en prelevan un impot exceptionnel sur les tranches superieures ?

    Les princes qui nous gouvernent et les banques n’ont pas envie de rgler le probleme de la dette. C’est finalement ce qui nous fait travailler pour leur plus grand profit.

  19. Mr Leclerc,

    Je retiens de votre article que les financiers utilisent la dette comme rente éternelle à leur avantage, qu’ils sont assurés d’être secourus par les Etats en cas de problème, qu’ils ont les mains totalement libres pour aller faire des affaires « rentables » hors de la dette et qu’en plus ils reçoivent de l’argent des banques centrales pour monétiser cette dette.

    Je note que dans ces conditions, il est parfaitement logique d’avoir une croissance importante des actifs financiers. Les trop fameuses « pousses vertes » sont logiques. La croissance de l’économie des biens et des services n’est pas du tout nécessaire à cette croissance des « actifs » financiers. Cette économie devient tout à fait secondaire par rapport à celle de la finance. Cette économie doit juste rester stable pour éviter d’influencer le prix des actifs financiers.

    Cette croissance, leur croissance, peut être mise en péril par l’inflation et le défaut de dette. Les financiers ont les moyens de dire aux Etats d’éviter ces options. Le mot « lobby » prend ici, pour moi, une saveur très amère.

    Je constate que le capitalisme financier s’est adapté à la situation actuelle et a retrouvé son équilibre. Pour ses défenseurs, la crise est effectivement terminée. Leur monde leur a prouvé qu’il s’adaptait à tout. La crise est effectivement, pour ces gens, d’une banalité affligeante. La croissance « technique » est de retour. Krugman s’est étonné un jour dans son blog que la finance représentait le 41 % (souvenir) du PIB des USA. La croissance sans humains, sans emplois, sans reprise de l’économie des biens et des services est là. Bien là. « Circulez ! Rien à voir »

    Il y a juste ce « détail » qui me gêne. Le truc décrit ci-dessus me tue au sens littéral du terme. Il faut assurer le service de la dette et elle est croissante. Cette argent provient des contribuables. Ils, nous, subissent donc un prélèvement obligatoire par la dette en faveur des financiers. Vu l’état de mes finances, je ne peux pas suivre. Selon la planète finance, je ne compte pas.

    Nos gouvernements sont au service des financiers. C’est le seul truc qu’ils savent faire apparemment. C’est le seul truc possible selon cette philosophie qui exige de ne jamais introduire dans les rapports humains autre chose que des rapports de force ou d’argent. Nos gouvernements ne peuvent pas être au service de la population.

    Il faudrait pour cela des choses exotiques, étranges et bizarres. Pensez qu’elles devraient être partagées par la très grande majorité de la population et être des affirmations sur ce qui est bien. Elles devraient supposer que les êtres humains peuvent faire du bien et énoncer la nature de ce bien. Sans ces bizarreries, je ne vois pas comment sortir des rapports de force et d’argent.

    Pour l’instant, le capitalisme financier triomphe. Il peut même profiter de la situation pour réorganiser notre société à son idée. Selon ma compréhension de l’hypothèse des marchés efficients, ce que demande le marché est le plus juste, le plus fondé, le plus intelligent. Ce que le marché demande de faire est donc le plus juste, le plus fondé, le plus intelligent. Il demande de payer ses dettes, éviter l’inflation et rejeter le défaut. Pour la raison précitée, c’est bien.

    Je trouve que c’est mal, mais j’ai d’autres critères de jugement.

    1. D’après les extraits que j’ai entendu, cela ressemble à un rassemblement de témoignages contre l’Europe.

      Mais bon, vu ce qui se passe en GB, et comme les « zévènements » se précisent et se précipitent, il est urgent de ne pas jeter ses Euros tout de suite.
      Me les donner serait mieux 🙂

  20. La dette publique, comment s’en débarrasser ?

    Concrètement, les dirigeants politiques ont le choix.

    Je vais m’amuser au petit jeu des pronostics.

    Les dirigeants politiques peuvent choisir :

    1- L’inflation. Noyer la dette publique en obligeant les banques centrales à fournir des milliers de milliards de dollars, de livres, d’euros, etc.

    Problème : dans l’Union Européenne, l’inflation ruinera les rentiers, les détenteurs de capitaux, les créanciers, c’est-à-dire : l’inflation ruinera l’électorat de Nicolas Sarkozy, d’Angela Merkel, de Silvio Berlusconi, etc ! A mon avis, les dirigeants politiques européens ne choisiront pas l’inflation, car ce serait un suicide pour leur ré-élection !

    2- Les dirigeants politiques peuvent choisir la guerre.

    Problème : attaquer des pays musulmans pour leur voler leur pétrole et leur gaz naturel, ça a déjà été fait. Attaquer des pays musulmans pour contrôler la route des pipelines, pour y installer des entreprises pétrolières occidentales, ça a déjà été fait … et ce n’est pas un résultat positif ! A mon avis, les dirigeants politiques européens ne choisiront donc pas la guerre.

    3- Les dirigeants politiques peuvent choisir la répudiation.

    Par exemple, à la fin d’un G20, les 20 dirigeants politiques peuvent publier un communiqué commun. Ils peuvent écrire de belles phrases. Ils peuvent évoquer la morale, la justice, l’intérêt général, les générations futures, etc :

    « Nous, dirigeants politiques des 20 nations les plus puissantes, nous sommes hyper-endettés. Or, nous devons soigner nos vieux. Nous devons loger nos vieux. Nous devons nourrir nos vieux. Nous devons faire face à l’explosion des dépenses pour nos vieux. Nous devons faire face à l’explosion des dépenses de santé. Nous devons faire face à l’explosion des prix de l’énergie. Nous devons investir des milliers de milliards pour préparer la civilisation de l’après-pétrole. Donc, nous ne pouvons plus rembourser nos dettes, nous ne pourrons plus JAMAIS rembourser nos dettes, et nous ne rembourserons JAMAIS nos dettes. Aujourd’hui, tous ensemble, nous avons décidé de remettre les compteurs à zéro. Nous ne devons plus rien à personne. Merci de votre attention. »

    Problème : ça serait la ruine pour les prêteurs, pour les détenteurs de capitaux, pour les créanciers, etc. A mon avis, les dirigeants politiques n’oseront pas ruiner leur base électorale ! Les dirigeants politiques ne choisiront pas la répudiation de la dette.

    4- Il y a peut-être d’autres choix.

    1. 4 – Réinstaurer un système de taxe progressif, comme il l’était il y a 40 aux USA et en UE, y compris une taxe sur les revenus mobiliers et sur le patrimoine.

      Cela permet, contrairement à l’inflation et à la répudiation, de faire contribuer aussi ceux qui ont des actifs tels que les actions, l’immobilier, etc…. Je pense que cela serait mieux accepté car plus diffus.
      Mais je ne pense pas que cela soit plus politiquement acceptable actuellement que l’inflation et la répudiation.

      NB:
      Inflation=faire payer tous ceux qui ont des actifs prêtés à taux fixe (obligations, mais aussi comptes à terme, etc…)
      Répudiation=faire payer uniquement ceux qui possèdent des obligations

    2. Oui, il existe une autre solution, sélective, comme l’a pratiquée Camille Gutt, ministre belge après la seconde guerre mondiale : afin de confisquer les profits frauduleux que certains citoyens avaient réalisés sur le dos de leurs concitoyens, les gens ne pouvaient échanger qu’une somme fixe par tête d’habitant. Le reste partait en fumée. Dans le cas présent, réinstaurons un dollar, un euro ou je ne sais quoi contre remise d’une somme fixe par habitant, par société, institution (à définir), le reste étant ignoré.

    3. Taxer le carbone par un baril de pétrole fictif à 400 Euro dès maintenant !
      Il vaudrait mieux se l’imposer dans un cadre européen restreint et en tirer des bénéfices financiers pour la collectivité plutôt que de laisser cette réalité s’imposer à nous, dans très peu d’année, dans la brutalité !

  21. Voici donc bien analysé par François Leclerc le 3D, ou DDD, « Développement Durable de la Dette » qui est in fine aussi intenable et aussi peu durable à long terme que la fumeuse notion de Développement Durable…
    Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement, disait Bouddha, on peut ajouter qu’il n’est rien de durable si ce n’est le changement.

  22. La seule et dernière option qui pourrait *éventuellement* mener à un futur de prospérité partagée pour l’humanité est d’abandonner l’idée de la nécessité et – plus important!- de la possibilité d’une croissance économique perpétuelle sur un planète avec des limites écologiques.

    L’urgence d’une transformation vers une PROSPÉRITÉ SANS CROISSANCE est exposée dans (entre autre) le livre « Prosperity Without Growth » (« Prospérité sans Croissance ») de Tim Jackson et est basée sur les travaux + publications de la « Sustainable Development Commission », établi par le Royaume-Uni il y a quelques années (http://www.sd-commission.org.uk/pages/about-us.html).

    Je serais très intéressé d’apprendre qu’en pensent messieurs Leclerc & Jorion et les lecteurs du blog.

    1. Personnellement je pense qu’il n’y a pas d’autre issue que de ne consommer que ce que la planête peu fournir. La consommation de nos pays « développés » étant déjà trés au-delà, seule une réduction (décroissance) et donc un changement fondamental de nos comportements sont l’issue durable. Pas gagné.

    1. Cet article n’est qu’une longue incantation: aucune substance. Il dit juste « il ne faut pas faire ça » sans expliquer réellement pourquoi, ni expliquer que faire d’autre. N’importe quoi.

    2. L’article, teinté d’ironie, fait le constat de la situation réelle de la Grande-Bretagne, ‘dirigée’ ( vers
      l’ abime ) par son ex-ministre des Finances, ‘Gordo’ Brown, donneur de lecons au G20 comme un
      autre ex-ministre des Finances…

  23. La population Grecque en grève générale!!! :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/24/les-syndicats-grecs-repondent-au-plan-d-austerite-par-une-greve-generale_1310566_3214.html

    Ca va chauffer!!!

    Quand au discours d’Angela Merkel, c’est tout simplement pathétique. Qu’a-t-elle fait pour réduire les écarts de pauvreté dans son pays? Le programme Hartz IV fabrique toujours autant de pauvreté. L’Allemagne n’est vraiment pas l’exemple à suivre :
    Au pays des jobs à 1 euros : http://www.alencontre.org/autres/All3eClasse06_09.htm

    1. Le SPD… j’espère qu’il va disparaitre. Ce n’est pas à d’anciens mercenaires du patronat de prendre la relève, mais à la Linke, éventuellement. On ne peut plus avoir confiance dans le SPD, qui a été pire que la droite.

      Maintenant le SPD est plein de remords, ce n’est pas non plus crédible.

  24. @ F. Leclerc, @ tous :
    Qu’en est-il de la possibilité de rembourser de manière anticipé le capital de la dette (et d’éteindre ainsi le service de l’intérêt de la dette publique, tout en s’extrayant de la servitude des taux d’intérêts et de la dépendance des créditeurs-spéculateurs étrangers) ?
    Si la création monétaire est interdite aux états par les différents ‘traités’ (notamment pour la BCE), par le biais de prêts à taux zéro, la solution d’une emprunt national dans chaque état est-elle réalisable ?
    J’avais proposé une telle solution sur la base non pas d’un versement d’intérêt aux emprunteurs mais plutôt d’un crédit d’impôt à taux fixe à coupon annuel applicable sur le montant des obligations ainsi achetées. Est-ce possible, techniquement, politiquement ?
    Merci de vos réponses.

    1. La crainte de la propagation des mouvements grecs à la France n’est pas récente.
      Heureusement, notre police est bien préparée. Et vous?

    1. Oui: pathétique! Invoquer la « double paire d’yeux » de la Finance de grand papa comme principe de régulation…
      Enfin…c’est un début!

  25. Question idiote: Ne peut-on pas répudier la ou les dette(s) des interets privés, ex GS et consort, et honorer celle(s) des interet public(s), ex la chine et autre etat?
    Il faudrait sans doute que nous- vox populi- nous ayons repris la main…

  26. http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2983

    1) Cet article montre que la croissance du PIB :

    => nous constatons qu’entre 1978 et 1994 l’emploi durable a essentiellement stagné malgré une augmentation du PIB de 40 %

    voir le shéma : la productivité n’aide pas le PIB :

    http://cjoint.com/data/cynCxqOS5R.htm

    =============

    La croissance ne créera donc pas d’emploi.

    2) En trente ans, nous produisons quasiment le double de richesses avec 10 % de travail humain en moins.

    Les graphiques ne s’affichent plus sur la page de l’article, mais le dernier est :

    http://cjoint.com/data/cynyl2WQEd.htm

    Depuis 2004, la croissance se fait sans entrées supplémentaires sur la marché du travail.

    Ceux qui pensent s’en sortir avec des mesures d’austérité, rêvent totalement, car la croissance n’est plus efficace pour créer des emplois. Voir l’exemple de la DDR, l’ex république d’Allemagne de l’Est, 20 ans après, c’est toujours un quasi-désert économique. Vous pensez que la Grèce a une seule chance de rembourse quoique ce soit ?

    L’Allemagne de l’Est est là pour montrer que ce sera impossible, pour tous les pays d’Europe à remonter la pente. A insister lourdement, on se prend des retours de bâton.

    De plus si l’un remonte la pente se sera au détriment de l’autre, car les exportations de l’un sont les importations et les dettes de l’autre, et le chômage de l’autre.

    1. Oui! Quand j’entends le discours incantatoire d’un ministre invoquant le retour au plein emploi, j’ai envie de lui dire: reveille toi! Le plein emploi, c’est fini!
      Déjà, du temps de la molle croissance, les gains de productivité mangeaient l’emploi…alors maintenant!
      Un des problèmes majeurs de la Grande Crise que nous vivons, c’est justement que le travail salarié ne peut plus faire vivre qu’une quantité décroissante de personnes; d’où des couvertures sociales qui grossissent, grossissent…jusqu’au moment où on sera devant l’alternative: abandonner les gens dans la rue ou leur donner un revenu minimum de subsistance qu’il faudra bien financer là où subsiste de l’argent , i-e dans les surplus de revenus des plus riches obtenus, entre autres, par le reste des gains de productivité.
      Encore un petit effort et on y est presque!

  27. M’enfin dans la dette je trouve qu’il serait trés interressant de différencier les types de dettes:

    1) dette de fonctionnement des états
    2) dette dut aux investissements et placements des états
    3) dette des subventions des états
    4) dette des entreprises
    5) dette des particuliers pour la consommation de produits fini (objet a durée de vie moyenne)
    6) dette des particulier pour l’investissement (objet a duré de vie longue)

    Lorsque l’état demande de la’argent aux banques, c’est banque en contrepartie emmettent du crédit.

    la banque préte X a l’état a Y% donc

    Banque = -X et état = +X et banque = X*Y%

    Ensuite la banque prette au particulier et entreprise avec la garantie des remboursement de l’état.
    la dette finance indirectement l’activité des banques et du crédit leur alouant ainsi un second gain d’interet B% . se qui fait que la banque gagne :

    banque = (X*Y%)*B% sachant que B% et supérieur a Y% et sachant que Y% et supérieur au taux W% de la banque centrale.

    Ont s’appecçoie donc que l’endettement des état est trés rentable pour les banques et pour l’économie en générale.

    Maintenant au bout de N années les états ont remboursé aux banques le nominal du prét en interet.
    La banque peut considérer que le nominal n’est plus a rembpurser puisque la totalité des interet recouvre se nominal. D’un autre coté les banque auront grace au pret qu’elle auront faite grace au remboursement des interet payer par l’état rempli leur caisse. Puisque qu’un pret se transforme en chash du coté vendeur et que se cash attéri dans la banque. L’autorisation de pretter accordé aux banques leur permet donc de récuperer le nominal grace au interets B%(crédit entreprise et particulier). Se qui bien sur augmente la masse monnaitaire et dévalue la monnaie ou permet l’inflation des certains bien.

    Mrs leclerc et Mrs jorion que pensez vous de cettes petite stratégie ?

    Me serais je trompé quelques part ? merci pour votre temps de réfléxion.

  28. @ François Leclerc

    « Si l’on se replonge dans l’histoire économique, il est flagrant de constater que les Etats ont utilisé à de très nombreuses reprises deux leviers afin de faire face à leur dette, lorsqu’elle devenait ingérable et qu’il n’était pas possible de lever davantage d’impôts : la monétisation de la dette (via la création monétaire) et le défaut de remboursement, partiel ou total. Ces deux leviers étant frappés d’interdit et la croissance n’étant pas au rendez-vous, l’impasse est certaine. »

    Pourquoi la monétisation de la dette est-elle impossible ?

    1. Parce qu’elle crée l’hyper-inflation, ce que refusent impérativement les rentiers-accumulateurs.
      En gros, cela réduit la différence de richesse.
      Celui qui avait 100 se retrouve à posséder 10, et celui qui avait zéro, ce retrouve à … 0.
      L’autre phénomène est aussi celui du préteur qui, si son taux d’intérêt est fixe, ne se fait rembourser de rien.

      C’est en cela que l’inflation est ce que refusent tous les gens au pouvoir.

      Mécaniquement, c’est le même principe que la chute du prix des maisons aux US. On se retrouve à rembourser une somme énorme sur un bien qui ne vaut plus rien. Chouette, non?

  29. Peut-être que les Etats occidentaux N’arriveront JAMAIS à se débarrasser de leur dette publique :

    Harvard’s Rogoff Sees Sovereign Defaults, ‘Painful’ Austerity.

    Ballooning debt is likely to force several countries to default and the U.S. to cut spending, according to Harvard University Professor Kenneth Rogoff, who in 2008 predicted the failure of big American banks.

    Following banking crises, “we usually see a bunch of sovereign defaults, say in a few years,” Rogoff, a former chief economist at the International Monetary Fund, said at a forum in Tokyo yesterday. “I predict we will again.”

    The U.S. is likely to tighten monetary policy before cutting government spending, sending “shockwaves” through financial markets, Rogoff said in an interview after the speech. Fiscal policy won’t be curbed until soaring bond yields trigger “very painful” tax increases and spending cuts, he said.

    Global scrutiny of sovereign debt has risen after budget shortfalls of countries including Greece swelled in the wake of the worst global financial meltdown since the 1930s. The U.S. is facing an unprecedented $1.6 trillion budget deficit in the year ending Sept. 30, the government has forecast.

    “Most countries have reached a point where it would be much wiser to phase out fiscal stimulus,” said Rogoff, who co- wrote a history of financial crises published in 2009. It would be better “to keep monetary policy soft and start gradually tightening fiscal policy even if it meant some inflation.”

    Kenneth Rogoff, 56, said he expects Greece will eventually be bailed out by the IMF rather than the European Union. Greece will probably announce an austerity program “in a few weeks” that will prompt the EU to provide a bridge loan which won’t be enough to save the country in the long run, he said.

    “It’s like two people getting married and saying therefore they’re living happily ever after,” said Rogoff. “I don’t think Europe’s going to succeed.”

    Investors will eventually demand higher interest rates to lend to countries around the world that have accumulated debt, including the U.S., he said. The IMF forecast in November that gross U.S. borrowings will amount to the equivalent of 99.5 percent of annual economic output in 2011. The U.K.’s will reach 94.1 percent and Japan’s will spiral to 204.3 percent.

    “In rich countries — Germany, the United States and maybe Japan — we are going to see slow growth. They will tighten their belts when the problem hits with interest rates,” Rogoff said at the forum, which was hosted by CLSA Asia-Pacific Markets, a unit of Credit Agricole SA, France’s largest retail bank. Japanese fiscal policy is “out of control,” he said.

    So far concerns about the euro zone’s ability to withstand the deteriorating finances of its member nations have outweighed the U.S.’s deficit woes, propping up the dollar.

    “The more they suck in Greece, the lower the euro goes, because it’s not a viable plan,” Rogoff said. “Clearly the dollar is going to go down against the emerging markets — there’s going to be concern about inflation and the debt.”

    The dollar has surged more than 9 percent against the euro in the past three months. Ten-year Treasuries yielded 3.72 percent as of 10:16 a.m. in New York.

    The U.S. government will delay any efforts to contain the deficit until Treasury yields reach around 6 percent to 7 percent, Rogoff said.

    “The U.S. is in a state of paralysis in its fiscal policy,” he said. “Monetary policy will tighten first, and I don’t think it’s the right mix.”

    The Federal Reserve last week raised the discount rate charged to banks for direct loans, and plans to end its $1.25 trillion purchases of mortgage-backed securities in March. President Barack Obama’s administration is proposing a $3.8 trillion budget for fiscal 2011 to spur the recovery.

    “When they start tightening monetary policy even a little bit, it’s going to send shockwaves through the system,” Rogoff said.

    In an interview a month before Lehman Brothers Holdings Inc. went bankrupt in 2008, Rogoff said “the worst is yet to come in the U.S.” and predicted the collapse of “major” investment banks. His 2009 book “This Time Is Different,” co- written with Carmen M. Reinhart, charts the history of financial crises in 66 countries.

    “We almost always have sovereign risk crises in the wake of an international banking crisis, usually in a few years, and that’s happening,” he said. “Greece is just the beginning.”

    Greece’s debt totaled 298.5 billion euros ($405 billion) at the end of 2009, according to the Finance Ministry. That’s more than five times more than Russia owed when it defaulted in 1998 and Argentina when it missed payments in 2001.

    The cost of protecting Greek bonds from default surged in January, then declined this month as concern eased over the country’s creditworthiness. Credit-default swaps on Greek sovereign debt have fallen to 356 basis points from 428 last month, according to CMA DataVision. That’s up from 171 at the start of December.

    “Greece just highlights that one of those risks is sovereign default,” said Naomi Fink, a strategist at Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ Ltd. Still, “it doesn’t justify the situation where we’re all in a panic and are going back to cash in the post-Lehman shock.”

    1. Merci à BA d’avoir posté l’analyse de Kennett Rogoff, peu reprise dans les médias francais, qui
      dit clairement: Ca va péter !

  30. J’ai oublier de mentionner que la dette n’est pas qu’une accumulation de montant emprunter années par années mais que cette dette et composé de plusieur échaéncir annuel. Et que le montant des remboursement devrait dans se cas anuller des dettes Antérieurs.

    Car 20 millard emprunter en 1980 se n’est pas 20 millard emprunté en 2007, car il est impossble d’acheter la même quantité de biens en 2007 que l’ont pouvait le faire en 1980. Pourtant le nominal n’as pas changé. Se n’est âs encore trés clair pour moi. Mais peut être que vous pouvez m’aider a trouver mes erreurs de raisonnement.

    Merci a tous.

    1. Il y a simplement eu inflation entre 1980 et 2007. Ce que l’on nomme le « taux d’usure » de l’argent.
      Et comme un état doit tout le temps emprunter, il suit comme tout le monde ce taux d’usure.

      Suis-je clair ou n’ai-je pas compris votre incompréhension..???

    2. En fait mon interrogation consiste en :

      L’état emprunte aux banques X argent est permet aux banques de faire du crédit a auteur de ses X montant d’argent. Pour la banque se n’est que de l’écriture, d’un coté le crédit pour l’emprumteur via la banque de l’autre du cash pour la vendeur, cash qui retourne a la banque. Donc la banque emet Y de crédit et recupérer Y de cash. Cet Y de cash conpense le prét alouer a l’état et il ne reste dans les compte que le crédit au particulier.

      Example :

      Le banque prette X a l’état
      banque = -X(de crédit) état = +X

      la banque emet du crédit a hauteur de X
      banque = -X(de credit acheteur) et +X (de cash vendeur)

      le cash recuperer par les banques peut donc être utilisé par les etat pour payer les fonctionnement.

      mais cela implique qu’il y a donc création monnaitaire en fonction de l’endettement des états(qui autorise les banques a faire du crédit avec l’argent des déposants, car aucun banque n’as 2000 millard de fond propres (etat de la dette accumulé). les banques sont rémunéré grace au interets.

      Lorsque les état rembourse les interets, rien n’empeche les banques de leur dire, bon vous avez remboursé le nominal en interet donc ont cloture la dette, dette uniquement virtuel puisque, la création monnaitaire a permis de mettre en circulation du cash grace au crédit.

      C’est dans cette logique que je me demande si il y a vraiment un nominal de la dette a payer, car en emmettant du crédit les banques crée la quantité de cash nécessaire au etats.

      Se qui implique une relation trés étroite entre les banques et les états, d’ailleurs beaucoup d’économiste parle d’inflation pour absorber la dette. Dans ma logique je dirais que l’inflation n’est que le résultat de la dette et des crédit allouer pour équilibrer cette dette.

      C’est pas simple mais cela se tient quelque part. Je vais continué a y penser et je vous tiendrait au courant.

      C’est juste un jeux d’écriture comptable et de masse monnaitaire et de remboursement de crédit.

      Les interet bien sur vont a se qui font le travaille, c’est a dire les banquiers.

  31. une chose simple à faire qui ne résoudrait pas tout mais réduirait les sommes à rembourser serait de supprimer les intérets et de ne rembourser que le capital dû

    1. Oui, mais…
      Là, même pour le capital dû, on a du mal… 🙂
      Et puis, imaginez la tête du prêteur… Lui, pour l’attirer, il lui faut déjà du 6% mini pour la Grèce car il n’arrive plus à trouver du 15% chez Madoff.. Ni dans les entreprises ou les fonds de pension.

      Je propse d’organiser une quête 😉

  32. les grecs peuvent-ils à eux seuls envoyer un « message » aux marchés ?
    certes le mécontentement s’exprime, ici et là en Europe, …et jusqu’au USA

    -Soit le « message » n’est peut-être pas assez clair, peut-être manque-t-il de volume …
    car semble-t-il les marchés, n’entendent pas, ne comprennent pas, …
    -soit c’est que les marchés ne captent jamais qu’au sens premier du terme, (du latin capto, celui de prendre) et ne capteront jamais rien, plus loin que leur nombril ou le bout de leur nez,
    dans cette option, le marché ne pouvant désormais plus que se recroqueviller sur lui-même, il conviendrait que les hommes légifèrent …

    1. Vous avez compris le système. La Grèce ne représente rien, elle est juste une épine dans le pied de l’Europe.
      Il faudrait une Islandisation d’un pays plus gros…
      Ce qui n’a rien d’impossible.

    2. Salut, camarade Piotr.

      Non, sincèrement, vu leur poids économique dérisoire, cela est même presque une cible facile pour les financiers.

      D’ailleurs, entre parenthèses, s’ils ont choisi ce pays, ce n’est pas pour rien. Qu’en penses-tu…???
      Pas d’industrie, vérolé par la mafia-finance, champion en truandage d’impôt, politiques élus de pères en fils,…
      (quoique le truandage d’impôt devrait être un sport olympique mondial, ces temps-ci…)(je vois très bien la course à niche avec, toutes les 5 niches, un placement de la balle en paradis avec comme coach un conseiller fiscal)

      Et, avec un peu de recul, pourquoi s’attaquer au plus faible pays de l’Europe si ce n’est que pour mieux cacher sa propre faiblesse.
      Rien n’est vraiment fait au hasard, crois-moi plus que les analystes. (ce qui n’est pas dur, j’en conviens)

  33. La seule solution envisageable me semble t il, au regard des dettes
    souveraines qui se sont accumulées grosso modo ces 40 dernières
    années , serait de remettre en cause la légitimité de ces dettes publiques.
    En effet , la 1 ère trahison a eu lieu le 4 janvier 1973 lorsqu’ une loi a été
    votée interdisant pour faire simple, l état français d’emprunter directement
    auprès de la banque de France( avantage:pas d’ intérêt a payer auprès des  » marches
    financiers). Loi proposée par le gouvernement dirigé
    par Pompidou en tant que 1 er ministre(anciendirigeant de la banque
    Rotschild, merci pour le retour d’ascenceur!) et giscard comme ministre des
    finances(qui sera plus tard le principale redacteur du traité de lisbonne qui reprend notemment
    cette même interdiction pour chaque pays état membre de l’ union europeene d’emprunter
    auprès de la BCE, tiens tiens comme c’est bizarre?). Ces contraintes de financements des états
    sont pour moi complètement illégitimes car devant l’ importance de tels choix les peuples
    auraient du être consultés par voie référendaire en ayant explicitement et clairement exposer
    les tenants et aboutissants d’ une telle escroquerie. Donc pour en finir avec mon raisonnement,
    la seule manière de nous en sortir c’est dans un premier temps de redéfinir le rôle de la BCE en lui permettant de prêter directement des capitaux aux états membres de l’union européenne et ce a un taux nul. Capitaux devant servir dans un 2ème temps a rembourser directement en une seule fois le capital de la dette détenue par chaque pays. Mais pour cela je le concède il faut une véritable volonté
    politique qui nous permettrai de nous sortir du servage que les financiers nous imposent depuis trop longtemps.

  34. @ François Leclerc
    @ Paul Jorion

    Je lis ce billet du jour, et puis grâce à l’un d’entre nous, qui est allé y coller un commentaire, je lis l’ancien billet du « 18 mars 2009: la fin du capitalisme »…

    18 mars 2009 …18 mars 2010 …18 mars 01?
    Vous avez dû être marqués tous les deux, comme beaucoup d’entre nous, par ce film de 1973: « L’an 01 ». Vous en avez sûrement déjà parlé ici (je suis un peu bizu). C’est drôle comment, à mesure que ce film s’éloigne dans le temps, il prend un air de plus en plus actuel. J’imagine parfois que toute la bande des survivants de cette formidable expérience pourrait nous la refaire aujourd’hui (il en manque à l’appel -Gébé bien sûr, et Jean Rouch, et Coluche, et Choron, entre autres- mais Resnais, Doillon, Depardieu, Gotlib, Jugnot, Higelin, Cavanna, Balasko, Auteuil, Prévost et beaucoup d’autres sont encore là!). L’an 01 en Technicolor avec un son dolby surround pour que les mômes s’en prennent plein les yeux et les oreilles, ça aurait de l’allure!
    Puisque Higelin jouait dans le film (une espèce de troubadour moderne si je me souviens), petit hommage à lui, qui chantait en 1976:
    « Comment veux-tu que l’espoir capitule
    et qu’on retourne après ça
    jeter en pâture aux chacals
    et aux requins
    cette énergie sauvage
    ce pur élan de vie
    ces cris de rage…
    Alertez les bébés! »

    18 mars 2010.
    « On arrête tout, on réfléchit …et c’est pas triste? »

  35. J’ai l’impression que vous nous dites pas tout Mr Leclerc comme Mr Jorion surtout au niveau des conséquences sociales pour la plupart des pays sous la coupe des banquiers.

    « Je cède à la pression, à la menace, au chantage, je n’ai rien à gagner et à me rebeller contre les marchands de la terre, à la brutalité sans nom comme sans visage du marché, les premiers agents du système sont les plus riches, ils ne voient pas encore très bien le mal qu’ils peuvent faire subir aux autres, le prophète attend alors bien gentiment qu’on vienne lui couper la gorge, sa voie n’est pas du tout la leur ou comment mieux se débarrasser de la douleur de l’homme par un plus grand contrôle social exercé sur tous petits et grands » Après moi à qui le tour prochainement ?

    1. Je vais essayer de vous répondre et espère être corrigé par Mrs Jorion et Leclerc en cas d’erreur.

      Imaginons…
      – La GB ou un autre pays du G20 ne peut plus rembourser ses créanciers…. OU :
      – Les injections de liquidités énormes dans la machine déclenchent une hyper-inflation qu’un analyste qui ne peut voir un éléphant dans un couloir aura forcément loupé, c’est son job de se planter… OU
      – Des élections dans un pays du G20 font arriver un joyeux dictateur populiste au pouvoir qui lance une guerre mondiale car son pays est rincé économiquement (un peu la conséquence du point précédent)…. OU
      – Une crise monétaire arrive tout bêtement pour qu’un pays du G20 soit obligé de dévaluer fortement sa monnaie sur les conseils toujours très écoutés des agences de notation…
      fin des OU, mais il peut y en avoir d’autres, on est plus à un près.

      Pour cause de mondialisation, toutes les économies planétaires se prendraient une inflation qui ne serait peut-être pas hyper (hyper au change comme on dit dans les grands magasins) mais fortement croissante.

      Hors, il faut savoir que la concentration de richesse actuelle fait que rien ne soutiendrait l’économie. Et l’effet domino serait assez violent pour provoquer une hausse des prix des produits de base, de l’énergie, des taxes et impôts directs et indirects qui mettraient à la rue d’une part, tous les locataires de maisons, mais aussi, les salariés (entreprises ne vendant plus), les fonctionnaires (plus payés), les banquiers (payés à en faire encore moins que d’habitude et ne pouvant plus voler personne),…

      L’Allemagne de 1929 à 1936 qui a pensé élire son « sauveur » en garde encore les traces.. elle qui veut éviter l’inflation…
      Mais pas forcément pour protéger les riches… Mais pour éviter la guerre.

      Ca peut faire peur, non..??

  36. Dans la série des crash-test :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8873
    « USA : l’agence de garantie des dépôts surveille 700 banques régionales en difficulté (Big Picture) »

    Hors, il y a un certain malaise :
    – le chiffre de 700 banques était déjà l’objectif de la FDIC il y a 6 mois.
    – chutes de banques du 1/01/2009 au 20/02/2009 : 14. Chutes sur la même période en 2010 : 20.

    Ils ont oublié de tenir compte de la reprise 🙂

  37. Etats-Unis : baisse surprise des ventes de logements neufs.

    Alors que les économistes anticipaient une remontée vers 350.000, les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont chuté de 11,2 % au mois de janvier à 309.000 en rythme annualisé, d’après le Département du Commerce.

    Boursorama

    Ce que les résultats macro-économiques montrent, c’est une chose étonnante :

    depuis 2008, les gouvernements des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France, etc, se sont endettés et même se sont surendettés, pour tenter de relancer l’économie.

    Or, toutes ces centaines de milliards de dollars, de livres, d’euros, injectées dans l’économie, n’ont servi à rien (à part enrichir les actionnaires, les banquiers et les traders).

    On a l’impression que tous ces milliards injectés par les Etats ont EN REALITE été captés par une infime minorité des peuples.

    En revanche, pour l’économie réelle, pour les classes populaires et pour les classes moyennes, le résultat est le suivant :

    désindustrialisation qui accélère, faillites d’entreprises qui se multiplient, paupérisation généralisée, chômage qui explose, … et démantèlement de tous les acquis sociaux pour après les élections régionales.

    Les Etats, c’est-à-dire les contribuables, ont injecté des centaines de milliards dans l’économie, puis ces centaines de milliards ont été captés par les citoyens les plus riches !

    Pour les citoyens les plus pauvres et pour les classes moyennes, l’heure est maintenant venue de payer UNE DEUXIEME FOIS l’addition !

    Cette deuxième addition que les gouvernements vont maintenant nous présenter, c’est le démantèlement de la protection sociale !

    Ce sont deux scandales insupportables.

    1. Ce sont sûrement deux scandales insupportables, pour nous, mais c’est génial pour ceux
      qui ont eu la possibilité de b…… tout le monde, aussi facilement, avec la bénédiction,
      et même l’aide généreuse de ceux qui gère notre argent, ceux que nous avons élus!
      On vis une époque formidable!!! Et on y crois encore! c’est ça le plus drôle!!!

    2. « Cette deuxième addition que les gouvernements vont maintenant nous présenter, c’est le démantèlement de la protection sociale ! Ce sont deux scandales insupportables. »

      Certains politiques de nos jours éprouvent davantage de souffrance à voir des banquiers faire faillite que de voir davantage de gens souffrir le martyre et être conduit davantage aux enfers, attendons de voir aussi l’abomination sera devenu à son comble, là je vous assure les gens vont réellement pâlir.

      « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! » Bible

  38. Michel Delpla (Conseil d’Analyse Economique) combine ses propres idées à celles d’Olivier Blanchard (Economiste-en-chef du FMI) en proposant une réduction « interne » immédiate de 20 à 30% des salaires et des prix pratiqués par les PIIGS (plus Chypre), rebaptisés GIPEC pour l’occasion, ainsi qu’à Malte, en Slovénie et en Slovaquie (M2S), accompagnée d’une aide budgétaire de 70 milliards d’euros accordée par Bruxelles et réalisée par une réaffectation des budgets d’aide structurelle et de la politique agricole commune de l’UE. Ceci, selon l’auteur, permettrait (1) de ne rien changer à la valeur de l’euro, (2) de compenser l’augmentation de la dette extérieure de ces pays. Curieusement, l’Italie « ne serait pas concernée » car elle pourrait continuer à bénéficier des fonds de la BCE au taux de 1%.

    Tout ceci n’est pas vraiment une solution satisfaisante aux malheurs de l’Europe, mais les alternatives possibles sont pires.

    http://www.lesechos.fr/info/analyses/020381328959-keynes-blanchard-et-les-vaches-sacrees.htm

  39. « L’une des images les plus paradoxales de la situation – qui n’en manque pas – est illustrée par le refuge que continue de constituer la monnaie la plus malade du monde, le dollar américain. Le capitalisme financier marche sur la tête. »

    Que non, puisque le système bancaire occidental repose sur le dollar. Tout est défini par rapport à lui. Pour que le système bancaire occidental fonctionne, il lui faut un dollar souverain. Que sa valeur oscille importe peu. Elle serait même source de profit puisque ce sont toujours ces mêmes banques occidentales qui en déterminent le cours. Il est donc parfaitement logique lorsque les incertitudes croissent, que les investisseurs (conseillés par les banques, manipulés par elles et devant traiter via elles) se rabattent vers le dollar jusqu’à ce qu’ils y voient plus clair.

    Et à ce titre, l’amorce de la crise au milieu de 2007 a été particulièrement significative. Les banques ont réellement paniqué (les grandes, s’entend), perdant les pédales, car le dollar s’est effondré à l’époque. Il a fallu à peu près un an plein aux banques occidentales pour se reprendre. Depuis, le dollar résiste étonnamment bien. Trop bien, même.

    1. Trop bien vu, Jean-Pierre.

      Et c’est pour cela que la Chine s’isole du dollar (monnaie mondiale de réserve « qui est notre monnaie et votre problème ») jusqu’au moment où elle aura les chiffres qui lui montreront qu’elle peut s’en passer.

      Et là, avec la chute de l’Empire, soit nous suivons l’Empire, soit nous sommes obligé de devenir adulte…

  40. « Si l’on se replonge dans l’histoire économique, il est flagrant de constater que les Etats ont utilisé à de très nombreuses reprises deux leviers afin de faire face à leur dette, lorsqu’elle devenait ingérable et qu’il n’était pas possible de lever davantage d’impôts : la monétisation de la dette (via la création monétaire) et le défaut de remboursement, partiel ou total. »

    Au XIVe siècle, les rois de France, pour financer la guerre, ont effectivement utilisé ces deux leviers.
    Le défaut de remboursement s’est concrétisé de façon radicale par l’envoi au bûcher des Templiers et des usuriers Juifs ou Lombards (il fallait bien utiliser ce prétexte d’hérésie pour faire adopter dans les mentalités l’énormité de l’acte).
    Puissions-nous trouver des méthodes moins extrêmes pour résoudre le problème actuel de la dette.
    Cela-dit, l’assainissement des finances publique à cette époque contribue à expliquer la reprise qui eut lieu, après un siècle de dépression, à partir des années 1450 et qui a perduré jusqu’aux années 1560.

  41. Le nombre de chômeurs en hausse en janvier et décembre

    « Non seulement le nombre de demandeurs d’emploi qui se sont inscrits en janvier au Pôle emploi a bondi entre + 15.900 et + 19.500 (selon les catégories considérées) – pourquoi ne pas dire directement 35400?! -, mais la baisse de 18.700 personnes annoncée en catégorie A pour décembre le mois dernier a été sérieusement corrigée et s’est transformée finalement… en forte hausse. Une «quasi-stagnation», minimise ce soir le ministère de l’Emploi. Il n’empêche. Fin 2009, le nombre de demandeurs d’emploi atteignait au total 2,65 millions de personnes en catégorie A, contre 2,61 il y a un mois. Soit une différence, sur l’ensemble de l’année, de 34 .400 chômeurs enregistrés. En plus. »

    « Ironie de l’histoire, il n’y a eu aucune rupture d’embargo aujourd’hui – contrairement aux mois précédents – sur les données du mois de janvier ni même aucune fuite qui a filtré dans la presse. On comprend mieux maintenant pourquoi ! »

  42. à jonathan
    la monnaie que vous continuez à appeler « fondante » et que je préfère renommer « signe monétaire marqué par le temps (SMT) n’empêche en rien le crédit, au contraire, le SMT favorise le crédit à tout moment en rendant les fonds facilement disponibles, sans intérêts ou à peu d’intérêts.
    Ce que vous indiquez des logements à acheter seulement après un long effort d’épargne n’est pas exact quand c’est présenté ainsi. L’individu épargne bien entendu, mais comme il le fait en travaillant, il a déjà produit, ce faisant, autant que représente la maison. Il vend donc son travail ou les produits qui en résultent en échange de la maison.
    Tout ce qui s’achète à crédit implique que le prêteur n’achète pas ce que l’emprunteur achète. L’emprunteur se substitue au prêteur dans la demande effective et actuelle. Autrement dit, tout ce qui est acheté aujourd’hui est aussi produit aujourd’hui. Or, je ne peux acheter ce qui n’existe pas matériellement. Je peux éventuellement préfinancer à la commande, payer d’avance, mais cela revient encore à dire qu’en préfinançant un objet, voire une maison commandée, j’ai renoncé à acheter autre chose. Est c’est celui qui a reçu le préfinancement achètera avec l’argent obtenu.
    Alors, toujours croire qu’avec le SMT on ne ferait que de la consommation immédiate, on oublie que cela est déjà ainsi. Et cela ne sera jamais différent, sauf à continuer à adhérer aux idées fausses de économistes sans queue ni tête. En ce qui concerne le circuit monétaire, il n’y a aucune anticipation macroconomique possible. Tout se réalise exclusivement au présent, le reste et rêve. Cela est d’autant plus vrai que je peux être mort demain.
    Autrement dit, il n’existe pas véritablement des anticipations telles que les économistes l’inventent. On peut orienter un investissement, par exemple par la prime à la casse ou d’autres subventions, mais cela implique encore que d’autres secteurs économiques souffrent en conséquence. On ne sort pas de cela.
    Tant que la monnaie circule, elle achète, et quand elle ne circule pas, comme le rappelle Helmut Creutz dans le texte que j’ai traduit et mis sur le blog, il y aura des invendus. Or, ces invendus appartiennent alors toujours à celui qui ne les a pas vendus.
    Avec la thésaurisation, le vendeur se trouve avec un tas de marchandises non écoulées, et le non-acheyeur se trouve avec un tas de monnaie non utiloisée qui bloque le circuit en n’étant plus monnaie en en étant devenu un trésor fixe.
    Le circuit monétaire se réduit d’autant, et nous sommes en face d’un risque de déflation.

  43. à pipas:
    Avec le SMT, aucune « brigade ne sera nécessaire pour récupérer les billets thésaurisés.
    Par ailleurs, je vais vous faire un aveu, je ne souhaite pas personnellement que les 90% du numéraire actuellement thésaurisés (chiffres pris dans un rapport de la Bundesbank de juin 2009, je n’invente rien) soient « libérés » et forcés à circuler d’un coup d’un coup.
    Car cela serait effectivement une hyperinflation assurée et très nocif.
    Ce que je propose serait plutôt de laisser ces sommes désormais où elles sont sans s’en soucier outre mesure.
    Par contre, dès maintenant, il me emble souhaitable que la BC n’émette plus que des SMT destinés à circuler efficacement ici et maintenant. Cela suffirait, à mon sens, de rendre à la circulation monétaire toute son efficacité et de modifier profondément les disponibilités de financement et de refinancement à tous les étages du système bancaire.
    Naturellement, la BC reprendait les SMD de la part de tous ceux qui viendraient les résenter aux guichets des banques pour les déposer, mais elle n’en émettrait pus jamais. Cela suffirait à ne faire circuler rapidement que des SMT efficacement.
    Tout risque de crise systémique liée à des insolvabilités aurait immédaitement disparu ainsi.
    Alor, la « brigade » pour chercher les billets des vieux, on s’en fout complètement dans ce que je propose.

    1. Heeeuu… Pas tout à fait, Dissy.
      Décembre est le mois préféré des financiers car il permet de faire des « rallys ».

      Le rally est une période qui consiste à faire un maximum de gains par une remontée subite mais courte des indices qu’ils soient de la consommation ou de l’emploi. (ou du « moral des ménages » dans le cas des US)

      Ce qu’il fallait alimenter était le revenu de la pompe à finance.
      Les chômeurs comme les pauvres, on s’en f.. moque.

  44. Le nombre de chômeurs en hausse en janvier et décembre

    « Non seulement le nombre de demandeurs d’emploi qui se sont inscrits en janvier au Pôle emploi a bondi entre + 15.900 et + 19.500 (selon les catégories considérées), mais la baisse de 18.700 personnes annoncée en catégorie A pour décembre le mois dernier a été sérieusement corrigée et s’est transformée finalement… en forte hausse. Une «quasi-stagnation», minimise ce soir le ministère de l’Emploi. Il n’empêche. Fin 2009, le nombre de demandeurs d’emploi atteignait au total 2,65 millions de personnes en catégorie A, contre 2,61 millions annoncé il y a un mois. Soit une différence, sur l’ensemble de l’année, de 34 .400 chômeurs enregistrés. En plus. »

    « Ironie de l’histoire, il n’y a eu aucune rupture d’embargo aujourd’hui – contrairement aux mois précédents – sur les données du mois de janvier ni même aucune fuite qui a filtré dans la presse. On comprend mieux maintenant pourquoi ! »

    http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-98xs56.pdf
    http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/2010-005.pdf

    Là ou on nous annonçait une baisse de 18700 dans la catégorie A en décembre, il y a en fait eu une hausse de 14700.

    La hausse toutes catégories confondues est de 50300 entre décembre et janvier.

    On remarque une chute des sorties en « reprises d’emploi déclarées » et une nouvelle hausse en « cessation d’inscription pour défaut d’actualisation » et en « radiations administratives ».

    Quand on sait que les chiffres sont sous-estimés… tout va bien!

    1. C’est bien pour cela qu’Obama est accusé de faire une politique de gauche.
      Et aux US, ça a du mal à passer… Et va les tuer.
      Surtout, laissons-les faire.

  45. La remarque de Mervyn King est une recherche
    de bouc-émissaire ou un refus de responsabilité.
    (Le mois de Janvier a été calamiteux pour
    l’économie et le fisc Britt)
    Tout le monde sait que la politique économique Britt
    est judicieuse. Elle aurait dû produire une croissance
    positive, mais la ‘riche’ zone Euro a boudé le rendez-vous
    et Merwyn-Perrette en est pour sa peine…

    Encore un effort et les Britt vont comprendre qu’ils sont
    dépendants du Continent. Gratter les plaies de
    la Grèce va être comme se tirer une balle dans le pied.
    Et les exhortations à la rigueur et au réalisme pour
    l’ Europe du Sud – Pritchard ne s’en prive pas-
    va leur revenir comme un boomerang…

    Il y a peut-être une autre raison à la déception
    de Merwyn: quel est le produit du génie créatif Britt
    que la zone euro voudrait acheter ?
    A part les produits financiers pourris de la City, je n’en connais pas.
    Ne cherchons pas dans la production matérielle: leur
    industrie et services exportables ont été sacrifié à une City vampire.
    Rien de ce qui est nouveau et attractif n’est anglais.

  46. @johannes finckh 24 février 2010 à 18:50
    Sauf si je vous ai mal compris, le système SMT interdit pratiquement l’épargne. Vous êtes donc favorable à un mode de vie au jour le jour et, en cas de gros investissement comme l’acquisition d’un logement, il ne reste qu’un achat à 100% par le crédit. Pouvez-vous répondre sans détour SVP. Personnellement, et comme Jonathan, j’ai toujours considéré l’acte d’épargne comme un acte vertueux et sécurisant contrairement à l’endettement qui lui est toujours porteur de risque. Il m’a toujours semblé que le propre de l’homme responsable était de savoir anticiper et s’auto assurer pour éviter d’être trop dépendant des aléas du futur.

    1. Acte d’épargne vertueux et sécurisant, aucune idée sur la vertue d’une épargne, enfin si mais….., j’ose, si comme les dames de petites vertues, il ne faut point y toucher, alors à quoi celà sert d’épargner!.

      Si la »sécurité » de votre épargne (le stock épargné) vous sert d’auto-assurance, le terme assurance est le contraire de l’individualité,les primes sont collectives pour assurer le risque éventuel d’un.

      Epargner une valeur monnaie qui n’a de la valeur qu’au moment de la transaction, ne présente que peu d’intérêt pour couvrir les aléas du futur. Le futur, dieu seul sait ce qu’il sera, de surcroit je ne lui fait surtout pas confiance. Pour les aléas de la vie, personnellement, je fais confiance à nos systèmes assurantiels mutualistes à but non lucratif.

      Je limite mon auto-assurance, disponibilité immédiate, à l’équivalent de 6 mois de revenu. Je consomme ou partage au fur et à mesure.

    2. L’assurance est une arnaque fondée sur la crainte de l’avenir.
      Ne pas thésauriser revient à emprunter à la « répartition » (obtenue grâce au travail productif des tiers) dans un monde en croissance constante absolue et promise croix de bois…
      Or la sainte croissance rendue légale par la légalisation de l’intérêt est le HIV de la civilisation.
      La dérisoire « reprise » étant à coup sûr dûe au retour d’une sainte croissance dont on ne sait si Dieu nous la rendra.
      Les fourmis travaillent (si elles veulent), accumulent des actifs et dépensent dans la mesure de leurs moyens.
      Les cigales travaillent( si elles veulent) dépensent au fur et à mesure, et empruntent en se plaignant de l’intérêt comptant sur un futur incertain et sur une part des actifs des tiers.
      Qui est malade?
      Enfin au lieu d’emballer la machine à coups de monnaie pourrissante vers un but sans cesse fuyant ne vaudrait-il pas mieux la freiner?
      Certes ceci n’est pas créateur d’embauches à priori..mais selon certains Schumpeteriens tout changement de paradigme est créateur de débouchés…

  47. Mercredi 24 février 2010 : les chiffres du chômage viennent d’être publiés.

    Bizarrement, un grand nombre de chômeurs disparaissent des statistiques de Pôle Emploi.

    Sorties de Pôle Emploi :

    – Reprises d’emploi déclarées : + 1,7 % sur un an.

    – Entrées en stage : + 17,2 % sur un an.

    – Arrêts de recherche (maternité, maladie, retraite) : + 8,4 % sur un an.

    – Cessations d’inscription pour défaut d’actualisation : + 25,5 % sur un an. Rien que pour le mois de janvier, 207 400 chômeurs sont sortis des statistiques de Pôle Emploi pour défaut d’actualisation.

    – Radiations administratives : + 1,6 % sur un an.

    – Autres cas : + 48,5 % sur un an.

    Travail-solidarite.gouv

    1. Conséquence d’un « défaut général »: pensez à tous les retraités ou futurs retraités du monde qui ont confié leur revenu de retraite à des fonds de pensions…..
      On n’est plus dans le contexte des « emprunts russes ».

    2. La souveraineté des états entre état, c’est la réciprocité des actes.

      l’Islande répudie ses dettes, l’état qui possède des avoirs Islandais répudie les avoirs Islandais. Et
      ainsi de suite, le solde négatif représentant les pertes.

  48. Le ton monte entre Berlin et Athènes, qui évoque le passé nazi.

    Le vice-Premier ministre grec Theodoros Pangalos a dénoncé mercredi les critiques de Berlin vis-à-vis de la Grèce au sujet de la lourde dette extérieure de son pays, évoquant l’invasion de 1941 par l’Allemagne nazie.

    Athènes, a-t-il affirmé, n’a jamais reçu d’indemnisation pour les pillages subis à l’époque.

    « Ils ont pris les réserves d’or de la banque de Grèce, ils ont pris l’argent grec et ne l’ont jamais rendu. C’est un sujet qu’il faudra bien aborder un jour ou l’autre », a-t-il affirmé dans une interview à la radio britannique BBC World Service.

    « Je ne dis pas qu’ils doivent nécessairement rendre cet argent, mais ils pourraient au moins dire merci », a-t-il ajouté.

    Le ministère allemand des Affaires étrangères s’est aussitôt élevé contre ces propos, affirmant que l’équivalent de plusieurs milliards d’euros avait été versé à Athènes.

    « Je dois rejeter ces accusations », a déclaré Andreas Peschke, porte-parole de la diplomatie allemande.

    Selon lui, l’Allemagne a payé à la Grèce entre 1945 et 1960 environ 115 millions de deutsche marks en indemnisations, sans compter les sommes versées à titre individuel aux travailleurs forcés.

    « Enfin, j’aimerai signaler qu’en plus de cela, l’Allemagne a payé depuis 1960 environ 33 milliards de deutsche marks d’aides à la Grèce, à la fois de façon bilatérale et dans le cadre de l’Union européenne », a-t-il poursuivi.

    « Discuter du passé n’aidera absolument pas à résoudre les problèmes auxquels l’Europe est confrontée aujourd’hui. »

    Reuters

    Je maintiens mon pronostic : l’Allemagne ne versera pas un seul euro pour sauver la Grèce.

    Et les Pays-Bas non plus.

    Et l’Autriche non plus.

    1. La France et l’Allemagne verseront une aide, ces deux pays n’ont pas d’autre choix que de payer puisque les principales banques détentrices de créances grecques sont… françaises et allemandes.

    2. Nous sommes en total désaccord.

      Mon pronostic :

      Nicolas Sarkozy aidera les banques françaises qui ont des engagements en Grèce : en échange, il leur demandera de ne pas licencier, il leur demandera d’accorder davantage de crédits aux ménages français et aux entreprises françaises, il leur demandera de financer l’économie réelle, etc.

      De même, Angela Merkel aidera les banques allemandes qui ont des engagements en Grèce : en échange, elle leur demandera de ne pas licencier, elle leur demandera d’accorder davantage de crédits aux ménages allemands et aux entreprises allemandes, elle leur demandera de financer l’économie réelle, etc.

      Nicolas Sarkozy choisira d’utiliser l’argent des contribuables français pour soutenir les banques françaises (et non pas pour sauver la Grèce). Je rappelle que la France elle-même a une dette publique de 1500 milliards d’euros.

      De même, Angela Merkel choisira d’utiliser l’argent des contribuables allemands pour soutenir les banques allemandes (et non pas pour sauver la Grèce). Je rappelle que l’Allemagne est surendettée elle-aussi. D’après le FMI, la dette publique de l’Allemagne sera en 2014 de 91,4 % du PIB. De plus, un grand nombre de communes allemandes sont en faillite.

      Comme si ça ne suffisait pas, il y a le scandale du jour : le vice-Premier Ministre grec vient d’accuser l’Allemagne de ne pas avoir payé à la Grèce les réparations de guerre datant de l’Allemagne nazie ! Je serais curieux de lire les résultats d’un sondage aujourd’hui, jeudi 25 février 2010, qui demanderait aux citoyens Allemands : « Voulez-vous aider financièrement la Grèce ? »

      Dernière chose : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent être ré-élus. Ils n’ont pas du tout l’intention de prendre des décisions qui provoqueraient leur propre suicide politique.

      Ils savent parfaitement qu’utiliser l’argent des contribuables pour aider la Grèce serait pour eux un suicide électoral aux prochaines élections.

      Ils ont le choix : leur ré-élection, ou alors payer pour sauver la Grèce.

    3. C’est en effet, ce que le bon sens pour la sauvegarde des intérêts nationaux imposerait mais ne pas aider financièrement la Grèce lorsqu’elle en aura besoin (et elle va en avoir besoin lorsque ses obligations ne trouveront plus preneurs : sa note va être encore révisée à la baisse), c’est enclencher un effet domino qui pourrait mettre en péril tous les pays endettés de la zone euro comme certains le craignent (on évoque les PIGS mais la France n’est pas mieux lotie, elle prendrait donc un risque en refusant d’aider la Grèce).

      Je reste dubitative donc, surtout après l’article paru dans le Spiegel qui n’est quand même pas le petit canard du coin.

      Et puis, de toute façon, nous aurons la réponse dans un très proche avenir.

  49. Le FMI recommande le contrôle du change en Asie, pour éviter sa déstabilisation par l’afflux de capitaux avides . La Malaisie avait appliqué de son propre chef la recette en 1998, n’en déplaise à Strauss Kahan qui n’a vraiment rien à dire (ah la MNEF , la MNEF)

    @ M. Leclerc,vraiment ce serait délicieux pour la France de gager sa Tour « eiffel’ et les bas-reliefs piqués aux plaines d’entre les Deux fleuves sagement exposés au Louvre.
    On verrait bien des fonds souverains chinois et/ou Qatari venir demander leur livre du château de Blois.
    En raison de privatisations à tout-va, les autoroutes une fois payées ont été données à des potes en fin de mandat de Chirac, peut-être en viendra-t-on à considérer le savoir-faire de nos fonctionnaires et de nos élus comme valeur patrimoniale?

    Encore une fois, merci de nouer tous les fils et de montrer l’impossibilité d’une solution dans le cadre défini du problème.

    Vous démonterez par là-même la nécessité de se placer dans un autre cadre pour atteindre sa résolution- sa disparition.
    Je vais planter quelques arbres, et en prendre soin, pour ceux d’après.

    D’aucuns nomment ce qui se tricote sur votre blog de l’intelligence collective, je veux bien en convenir.
    L’humanité évolue plus par échange et génération de pensée que par échanges chromosomiques qui assure une tâche reproductive.

  50. @ François Leclerc.

    Vous avez écrit le 24 février 2010 à 10:07 :

    « Cela renvoie à une explication de la Grande Crise comme étant le résultat d’une crise de liquidité,
    par opposition à une crise de solvabilité.
    S’accrocher à la première, c’est tourner le dos à la lumière. »

    Alléluia !
    il y a quelque mois je vous avais critiqué en ces termes:

    « Maintenant, il vous suffirait de dire, comme les banquiers, que la crise
    est d’origine une crise de liquidité.
    Ce point de vue de banquier est lui aussi rationel , et même techiquement
    exact. Mais c’est un point de vue stérile; c’est oublier qu’il existe un monde
    en dehors des banquiers; C’ est ne pas voir que la crise de ce monde-ci est
    une crise de solvabilité. Grosse différence qui permet d’ imaginer des solutions. »

    Il reste à dire maintenant que « les énormes masses de capitaux
    cherchant un placement » sont la source privilégiée pour rembourser
    les dettes d’ Etat.
    Il me semble en effet que les commentaires occultent un fait:
    Les dettes d’ Etat ont pour origine essentielle le refus des Etats
    de taxer la richesse à un taux normal ,taux affecté d’un coefficient
    de progressivité. Il suffit de penser aux gains de productivité
    confisqué par la finance depuis 30 ans pour prendre conscience
    de sa prédation sans contrepartie. Avec un point de vue terre à terre,
    il est visible aussi que la Californie n’est failli que par le refus
    de faire payer des impôts raisonnables par ceux qui le peuvent.

    En dehors des questions qui m’agitent, je dois vous avouer que j’ avais
    l’impression que votre énorme travail documentaire n’était pas sans
    influencer vos articles. En d’autres termes, vos articles paraissaient
    prendre trop souvent à coeur un point de vue trop unilatéral,
    celui de la finance comme technique et de ses contraintes
    forcément limitatives.
    La citation notée plus haut et d’autres remarques de votre part
    me rassurent tout-à fait.
    Par exemple:
    « L’actualité de la crise : coup au coeur ».
    J’ ai noté aussi avec plaisir que vous souhaitez desserrer les boulons
    de la machine, plutôt que l’ aider à repartir.

    En résumé, dans la crise actuelle les aspects techniques sont subordonnés.
    Si la technique financière semble fascinante, elle n’est
    qu ‘un outil explicatif, d ‘ailleurs limité.
    Cette crise est entièrement politique : des gouvernants de rencontre se font
    complice des riches pour les faire échapper à l’impôt. Il s’ agit maintenant
    de faire payer les pauvres car les riches ont vidés les caisses.
    Ce point de vue politique renvoie bien sûr aux rapports de force,
    ( idéologie, opinion et moyens électoraux). Le sujet n’en est pas
    épuisé pour autant.

    Ne vous méprenez pas, j’ admire votre énorme travail, comme tous les lecteurs de blog et j ‘ai conscience que mes ‘critiques’ , bien dérisoires, pourraient être
    perçues comme blessantes. Soyez certain que ce n’est pas du tout le cas.

  51. Bonsoir,

    Vous avez vu l’article de Jacques DELPA dans les ECHOS (http://www.lesechos.fr/info/analyses/020381328959-keynes-blanchard-et-les-vaches-sacrees.htm) intitulé  » Keynes, Blanchard et les vaches sacrées ?
    Les risques de sortie de la zone euro semblent de plus en plus se préciser pour la moitié des pays de la zone.
    Si je partage le constat de la situation, je suis sceptique sur les remèdes proposés ( baisse de 10 à 30 % à la fois des prix et des salaires correspondant à une dévaluation interne pour retrouver la competitivité et réallocation des ressoources du budget de l’Union Europenne pour aider les pays en difficulté).
    Alors l’éclatement de la zone euro est-il inévitable? Qu’est ce que vous en pensez Mr Leclerc

  52. @Daniel « …des gouvernants de rencontre se font complice des riches pour les faire échapper à l’impôt… »,

    Si l’on accepte le fait que la répudiation devient chaque jour un peu plus inévitable à terme.

    Alors répudier la dette reviendrait à récupérer en une passe la totalité de l’impôt auquel ces « riches » ont échappé depuis bien trop longtemps, un redressement fiscal en quelque sorte !
    (Je ne vois donc pas en quoi votre propos s’oppose vraiment à ceux de François Leclerc. )

    La répudiation consituerait une première mesure préalable, avant de revenir à des niveaux d’impôt « normaux » (c’est à dire progressifs jusqu’au niveau confiscatoire) tels que ceux pratiqués avant le Grand-Délire. C’est comme ça que je verrais bien les choses.

    (J’aimerais bien… quoique je ne suis même pas sûr si tant est seulement qu’on y aboutisse réellement que cela puisse suffire à passer ma colère mûrie depuis 20 ans au moins ! 20 ans ressentis comme une accumulation jour après jour d’injustice flagrante, d’humiliation, de gâchis et d’envie de vengeance)

  53. A « 4 août »

    Il n’est nul besoin de répudier la dette; actuellement les obligations (OAT et autres) arrivant à échéance sont financés par de nouvelles émissions pour permettre de payer les détenteurs . Il suffit simplement que la Banque Centrale (Banque de France dans notre cas) achète directement les nouvelles émissions, ainsi l’Agence France Trésor pourra rembourser les échéances mais les nouvelles obligations ne nous couteront plus d’intérêt et nous économiserons progressivement ces intérêts et jusqu’à 1 milliard d’euros par semaine lorsque la dette sera transférée.

    Il faut et suffit soit de dénoncer l’article 123 du Traité de Lisbonne, soit d’utiliser l’article 45A (Article 49 A:
    « 1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union »). en mettant en route cette procédure … elle n’ira pas loin car les autres partenaires plieront: le risque est trop grand de voir d’autres Etats faire pareil, et l’Allemagne, devant un risque de voir le « nouveau franc » beaucoup plus compétitif que l’euro lui faire très mal en terme de commerce extérieur, pliera très certainement en premier en abandonnant son dogme de l’interdiction imposée aux Banques Centrale de ne pas pouvoir financer directement les Etats et autres Administrations publiques.
    http://www.dettepublique.org/

  54. crise de liquidité ou crise de solvabilité?
    Ce questionnement de la poule et de l’oeuf est surtout révélateur que la plupart des analystes de l’événement économique et bancaire continuent à vouloir ignorer le fait massifde la « fuite dans la liquidité ».
    Pour comprendre cela, il serait déjà basique de saisir que le repli liquide et le retrait liquide sont des phénomènes de mise hors circuit monétaire et hors circuit des échanges d’une somme conséquente de liquidités. A ce titre, ces thésaurisations ne sont pas « épargne » au sens bancaire, car ce retrait liquide implique que ces sommes ont disparu dans une sorte de trou noir. Dans l’exacte mesure où ces sommes ne reviennent pa dans le circuit, elles font défaut au niveau de la demande, le rapport de prix entr monnaie et marchandises s’oriente dès lors lors vers une déflation. Cette déflation est partiellement « compensée » par l’émission de signes monétaires nouveaux. Or, cette crise de liquidités des banques, même compensée souvent par les BC, débouche néanmoins vers une crise de solvabilité, car les invendus en face des sommes liquides thésaurisées et non dépensées ni épargnées causent des faillites en cascade dans le secteur économique productif, et les entreprises, confrontées à une faible demande, deviennent insolvables.
    Les insolvabilités réduisent d’autant les capacités d’endettement. Les capacités d’endettement réduites poussent l’épargne vers des placements purement spéculatifs pour tenter de s’assurer son rendement promis aux épargnants par les grandes banques.
    Or, les boucles d’attente que sont les circuits spéculatifs aggravent encore la crise des liquidités, et la déflation, comme au Japon, peut tout à fait imposer le tempo à la politique monétaire des BC.
    Tant que le SMD, notamment sous forme de gros billets (mais pas seulement) peut être soustrait au circuit de l’épargne dans des proportions aussi massives pour disparaître pour un temps plus ou moins long dans des trésors liquides ou dans des boucles d’attente de la spéculation, nous aurons des crises de liuidité à répétition qui se traduiront toujours en crises de solvabilté.
    C’est pourquoi, en émettant un SMT, à la place du SMD actuel, toute possibilité de crise de liquidité aurait à jamais disparu, et, en suivant, il ne saurait plus non plus y avoir possibilité de crise de solvabilité systémique.
    Donc, si les économistes pouvaient apprendre que la monnaie est circulante ou n’est plus monnaie, ils comprendraient aussi que la liquidité thésurisée cesse d’être économiquement efficace pour la demande solvable, alors que l’épargne en banque n’interrompt pas la circulation monétaire.
    Sans doute est-ce trop simple pour être compris et thématisé, et on continue à vouloir ne pas voir le problème où il est.

  55. Sur CONTREINFO: « L’illusion d’un capitalisme réformable »:

    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8875

    1. Le capitalisme s’est historiquement développé sur la base (entre autres) de la destruction et de la privatisation de biens naturels « communs » (en propriété commune : terres, forêts…), aussi bien au centre que dans la périphérie colonisée ou dominée.

    2. Les dirigeants politiques libéraux ont offert sur un plateau au capital financier le pouvoir de contrôler la monnaie et le crédit, qui sont ou devraient être eux aussi des biens communs, et de créer tous les outils d’une spéculation permanente sur tout.

    3. Le capitalisme ne cesse par ailleurs de s’en prendre aux biens communs sociaux que sont le droit du travail, la protection sociale et d’autres droits humains, les services publics, etc. et il est souvent parvenu à les faire régresser depuis les années 1980.

    4. Le capitalisme global s’est développé sur le terreau d’inégalités sociales mondiales (prenant la forme du colonialisme puis du néocolonialisme

    5. Le capitalisme a besoin de susciter sans cesse des désirs de possession de marchandises en faisant passer le futile pour l’utile et les pulsions pour des besoins, en poussant au renouvellement rapide des achats.

    6. Le capitalisme résiste férocement à toute idée de « planification » nationale et mondiale, en désignant par ce terme des projets collectifs à long terme décidés démocratiquement au nom de l’intérêt général des générations présentes et futures.

    7. Le capitalisme consiste à faire fonctionner en priorité la concurrence et non la coopération, aussi bien entre les firmes qu’entre les nations.

    9. Le capitalisme est un frein puissant à la nécessaire diffusion mondiale d’innovations de la durabilité qui ne sont pas seulement technologiques. Avec ses droits de propriété intellectuelle et ses brevets (exemple des médicaments vitaux), il s’avère incapable d’introduire les innovations là où ce n’est ni solvable ni rentable, alors qu’il s’agit souvent des lieux où ce serait le plus nécessaire.

    Sources Jean Gadrey

  56. Un article du new York Times mentionne le nouvel indice de référence agrégeant les CDS assurant les dettes souveraines de 15 pays européens (je l’avais signalé hier). L’épée de Damoclès (c’est le cas de le dire) répond au joli nom de « iTraxx SovX Western Europe ».

    A noter que cette indice a été créé en septembre 2009. Sage précaution ou excellente opportunité d’empocher quelque profit? Toute l’ambiguïté de ces instruments « assurantiels » est là.

    A noter aussi que la valeur notionnelle des CDS est, pour l’instant du moins, largement inférieure à la dette grecque (85/300). Autrement dit, si certaines banques et hedge funds parient sur la faillite de la Grèce, d’autres possesseurs d’obligations d’Etat grecques n’ont pas (encore) estimé utile de se couvrir.

    « Trading in credit-default swaps linked only to Greek debt has also surged, but is still smaller than the country’s actual debt load of $300 billion. The overall amount of insurance on Greek debt hit $85 billion in February, up from $38 billion a year ago, according to the Depository Trust and Clearing Corporation, which tracks swaps trading. »

    http://www.nytimes.com/2010/02/25/business/global/25swaps.html?ref=global-home

    « Denys l’Ancien, tyran de Syracuse, vivait dans un château cerné d’une fosse et sans cesse sous la surveillance de nombreux gardes. Denys, qui était toujours inquiet, se trouva des courtisans qui devaient le flatter et le rassurer. Parmi eux, Damoclès, roi des orfèvres, ne cessait de flatter son maître sur la chance qu’il avait d’être le tyran de Syracuse. Agacé, celui-ci lui proposa de prendre sa place le temps d’une année. Au milieu du festin, Damoclès leva la tête et s’aperçut qu’une épée était suspendue au-dessus de lui, et n’était retenue que par un crin du cheval de Denys. D’autres disent que cette épée était suspendue par le tyran Denys. Et ainsi il montra à Damoclès que son rôle de tyran possédait deux faces, c’était à la fois un sentiment de puissance et le risque d’une « mort » pouvant nous frapper à tout moment. C’est pourquoi depuis le XIXe siècle, on parle d’une « épée de Damoclès » pour décrire une situation particulièrement dangereuse ou pénible. » (Wikipedia)

  57. L’analyse toujours trés fine que vous faites au jour le jour de cette histoire contemporaine me fait penser à l’art du morphing, glissant d’une image connue vers une autre différente sans que l’on sache trop comment a pu s’opérer ce changement. On en est toujours surpris et on vous suit avec ce même effet de surprise et de ravissement qu’exerce avec magie ce changement d’une identité en une autre différente et si proche et pourtant si éloignée. Bravo, c’est toujours un plaisir de vous lire.
    Pour l’image de fond, il semble que l’on glisse tout doucement vers une société qui s’apparente de plus en plus à une forme grise et monstrueuse d’apartheid économique et social.
    On attend la suite en y prenant part.

  58. Merci François de cette analyse qui m’interpelle sur certains points.Vous dites
    « Certains économistes font en effet remarquer que le patrimoine de l’Etat, une fois ses actifs valorisés (une problématique de même nature que la mesure de la richesse), devrait être mis en face de sa dette. »
    Je pose une question que sont devenus les actifs de l’Etat après la privatisation de Total des banques et assurances que de Gaulle avait nationalisées en 1945 et la privatisation de la création de monnaie etc..
    Seule solution pour combler le manque à gagner et abonder le budget de l’Etat en augmentant les impôts et les taxes et en creusant la dette.
    On peut bien sûr continuer dans la même voie en privatisant EDF et GDF en sacrifiant le modèle social pour aboutir à un enseignement, une santé à deux vitesse, on peut continuer d’exonérer et de créer des niches fiscales pour épargner certains et accabler les autres…..
    Le déséquilibre entre les actifs de l’Etat et la dette ne cesse de s’accroitre, je crains que notre modèle social en prenne un coup grace à ceux qui ont sacrifié au libéralisme et transformé des actifs en dette.Un particulier qui fonctionnerait comme cela serait en faillite.
    Rassurons nous les caisses sont vides ..on peut dormir sur nos deux orielles on trouve toujours de l’argent.

    1. Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique#Dette_brute_et_dette_nette)

      Dette brute et dette nette

      Premièrement, certains économistes critiquent la convention comptable qui consiste à tenir compte de la dette brute, plutôt que de la dette nette, c’est-à-dire la différence entre les engagements financiers et l’ensemble des actifs[3]. En effet, à côtés de ses dettes, l’État possède également des actifs, à la fois financiers (actions, etc.) et physiques (terrains, etc.), qu’il faut soustraire à la dette brute pour obtenir la dette nette. La dette brute a plusieurs limites.

      Tout d’abord, elle surestime le problème de la dette. Par exemple, la dette publique française au sens de Maastricht était, en 2006, de 63,6 % du PIB. Si l’on soustrait à cette dette, les actifs financiers, on obtient la dette financière nette qui n’est plus que d’environ 40 % du PIB. Et si l’on calcule le patrimoine public, en intégrant l’ensemble des actifs physiques, le solde est positif, d’environ 38 % du PIB.

      Deuxième limite, elle conduit à présenter comme importantes des opérations qui sont en fait neutre pour le patrimoine public : par exemple un remboursement de dette par une vente d’actifs publics (tels que des terrains ou des participations dans des entreprises), ou inversement une nationalisation payée par une émission de dette.

      Cette convention s’explique notamment par le fait que les actifs les plus caractéristiques du patrimoine public sont extrêmement difficiles à cerner (comment compter l’environnement, la biodiversité, le capital culturel de la nation, etc.) à évaluer (quelle est la valeur des armes nucléaires ?), voire inestimables (que vaut le Château de Versailles ou le contenu du Louvre ?) et très peu liquides[4].

      Autre référence:

      Patrimoines des administrations publiques, à fin 2008 (milliards d’euros)
      à fin 2008
      Passifs = – 1672,3
      Actifs financiers = + 808,9
      Actifs non financiers = + 1449,8
      Soldes = + 586,4

      (D’après INSEE, comptes nationaux) .. ce qui fait qu’à fin 2008 l’actif NET (solde net du patrimoine des administrations publiques, c’est-à-dire dettes déduites) était de 9000 euros par français (après d’ailleurs 12000 € par français à fin 2007, la dépréciation des actifs est passée par là aussi), alors que le discours classique fait état d’une épouvantable dette de plus de 20000 euro pour chaque français.

  59. A l’heure ou je place ce commentaire, déjà 165 autres l’auront précédé. Ce nombre est remarquablement élevé. Je rajoute donc sans vergogne mon grain de sel.

    Un rapide état des lieux (avant saisie) :

    . Les raisons profondes de la crise, parfaitement connues, commentées à l’envi sur ce blog, résident dans un partage inégal des richesses produites.
    . La finance qui s’est vue confier par les États, la tâche de produire les lois qui la gouverne, est de ce fait irréformable (1) . Le système dans lequel nous évoluons se transforme en un système « logiquement irréfutable ». Il est frappé d’inanité et d’incohérence. Toute proposition énoncée en son cadre est vraie et fausse à la fois. Ce qui n’est certes plus une garantie d’avenir.
    . Il en découle que les moyens à mettre en œuvre pour en finir avec la crise, tant qu’ils seront puisés dans la vulgate des institutions économiques et politiques (2), en refusant d’y incorporer les raisons profondes de la crise, n’auront comme seul effet que de repousser des échéances inéluctables.

    Et maintenant :

    . Deux logiques irréconciliables vont nécessairement s’affronter, deux logiques de guerre (3) : celle des peuples qui se rendent compte que le Roi est désormais nu. Celle d’une finance irréparable qui n’a comme solution que de tourner sur elle même, sur l’air de « Que sont mes liquidités et mes effets de leviers devenus ? »

    (1) La crise des caisses d’épargne US, le cas Enron, les prêts subprime et Alt A, la titrisation… en sont autant d’exemples. En un mot comme en cent, toute la recension extraordinaire effectuée sur ce blog depuis quelques années.
    (2) L’interdiction des paris est impossible à mettre en place aujourd’hui. Dans la situation actuelle l’introduction de cette disposition signifierait, ni plus ni moins, que la finance accepte de se faire hara-kiri.
    (3) Je ne crois pas un seul instant à un quelconque conflit armé, à une quelconque guerre civile, ici ou ailleurs. La multiplication de conflits « de basse intensité » certainement. Je suis convaincu que les peuples sauront rejeter les affrontements de masse. Le courage physique et les qualités morales hors pair alors requis apparaîtrons par la grâce de la force des choses et d’un haut niveau d’éducation conjugués.

  60. Paul bonjour…

    Situation des banques US au 31/12/2009 (asset et délinquance) par banque…

    http://dl.free.fr/mmauakaO0

    Votre avis s’il vous plait…
    Avez vous déjà vu quelque chose de comparable dans un pays et/ou à une époque donnée ?

    Merci d’avance.

  61. à taotaquin:
    Je suis d’accord avec votre résumé pris chez Jean Gadrey.
    Mais un point, tout de même: il faut apprendre à distinguer entre capitalisme et libéralisme. En effet, tant que avons ce régime de chantage pervers qu’est le capitalisme, même le « libéralisme » se se voit contraint pour n’être plus « libéral » du tout. Comment imaginer en effet un jeu de concurrence, même « impure et imparfaite », quand les détenteurs de capitaux sont installés de plus en plus sur des monopoles de fait.
    Cela ne changera que si nous obtenons une circulation monétaire plus satisfaisante et inconditionnelle, sans que le chantage exercé par le détenteur de capitaux ne puisse s’exercer à son seul avantage. Il faut que les risques soient partagés entre le capitaliste investisseur et l’emprunteur. Tant que le capitaliste pourra touhjours extorquer la rente du capital (l’intérêt de la monnaie), rien ne changera dans le rapport de force trop favorable aux capitalistes.

  62. à 3J:
    En fonction de la cotation, la dette publique peut bien varier fortement, tout comme une dette privée quand on considère que la « valeur » d’une maison a bien pu augmenter fortement, ce qui ferait qu’en théeorie, la dette immobilière d’un tel serait couverte par la « valeur » de sa maison.
    Sauf qu’il y a entre une « valeur » théorique et le solde d’une dette une étape que l’on appelle « réalisation ». Nous avons bien vu ce qu’il en était au moment de la crise de subprimes.
    Croyez-vous sérieusement qu’un actif financier se réalise au prix théorique?
    Cela tient au fait que toute vente modifie le cours d’un actif.
    pour y voir plus clair, il convient de s’intéresser exclusivement aux intérêts versés pour les dettes, et le service de la dette est désormais le deuxième poste budgétaire de l’état, et il deviendra le premier très prochainement. Vous avez là déjà une meilleure idée de ce qu’il peut coûter à la collectivité. S’ajoutent à cela les divers services del adette pivée qu’ont les ménages, et nous nous approchons encore davantage du poids de la rente du capital et de ce qu’elle coûte réellement en termes de transfert continu des richesses de la très grande majorité pauvre (80%) vers la très petite minorité (20%) très riche. Sans que cela correspondrait à un réel travail de la part des riches. Ceux-ci se contentent d’exercer leur pouvoir de tout bloquer pour obtenir la rente capitaliste.
    Alors vouloir relativiser le poids de la dette comme vous tentez de le faire me semble pathétique et tout droit sorti des délires universitaires.

    1. Je dis seulement que le montant de la dette (le capital du) n’a strictement aucune importance il ne sera jamais remboursé par aucun pays endetté: pour que ça puisse être il faudrait que les acteurs privés s’endettent à la place des acteurs publics parce que le système fait que nous ne pouvons qu’être endettés: si toute la monnaie existante servait à rembourser les dettes, il en resterait (des dettes).

      Donc d’accord avec vous que l’important ce sont les intérêts. La dette française coûte 1 milliard d’euros par semaine (avec des taux d’intérêts bas) lesquels ne peuvent être payés que par de nouveaux emprunts. C’est autant que nous ne pouvons pas investir pour le bien collectif. La reprise en main de l’émission monétaire par la banque centrale, directement au bénéfice des États (et non plus des banques privées), est une priorité.

      Où je diverge de ce que j’ai cru comprendre de vos commentaires, c’est que ce sont ( outre les 20% que vous citez qui bénéficient le plus), avant tout les banques et leurs actionnaires qui s’engraissent en demandant des intérêts sur la monnaie de crédit qu’elles émettent.

    2.  » En fonction de la cotation, la dette publique peut bien varier fortement,  »

      Non, les obligations sont toujours remboursées au moins à la valeur d’émission. La dette publique ne varie pas en fonction du marché secondaire.

  63. Quel jeu le Financial Times joue-t-il? L’un de ses articles phares ce jour indique que l’euro chute, ses détenteurs étant en quête de « valeurs refuge ». Cependant, les graphes des indices montrent que si l’euro perd de sa valeur contre la livre sterling (!), le dollar chute contre l’euro, et que le yen dégringole face au dollar! De même, côté marchandises, tant l’or que le pétrole et le maïs sont en baisse sensible. Quelles peuvent être les valeurs refuge en question??? En parallèle, toutes les bourses sont en baisse… sauf Shanghaï. S’agit-il en fait d’un mouvement de repli des seuls Britanniques précédemment positionnés sur l’euro, ce qui paraît assez étrange? Si oui, l’annonce que Moody’s à son tour émet un « avertissement » contre la dette grecque (Fitch l’a déjà fait la semaine dernière) n’est peut-être pas étranger à ce phénomène…

    [Je n’indique pas le lien car, n’étant pas abonné au FT, je n’ai pas accès aux articles qui pourraient éclairer le lecteur.]

  64. à 3J:
    Les banques et leurs actionnaires ne s’engraissent pas autant que certains dirigeants et traders;
    La « monnaie de crédit » qu’elles émettraient selon vous est une formulation impropre comme je le rappelle chaque fois.
    Car les banques ne prêtent que ce que les déposants leur prêtent, les banques reversent donc l’essentiel des intérêts aux « 20% » riches que je mentionne.

  65. à 3J:
    Même une dette publique peut se « décoter » fortement, comme nous l’avons vu pour l’Argentine, il suffit qu’un état se déclare en faillite, phénomène que nous vivrons peut-être bien dans pas longtemps, en tout cas la spéculation s’emploie à ce que cela arrive…

    1. Puisque la dette publique de la France est en euro, il « faudrait » que ce soit l’euro qui se décote. Tous les pays européens sont liés tant qu’ils restent dans l’euro. La seule différence est que sur les marchés ils payeront leurs financements avec des taux d’intérêts plus élevés (cas de la Grèce actuellement)

      A ce que je sache l’Argentine n’a pas été « dissoute » comme le serait une société commerciale en faillite …

      Et puis , je le redis, un pays peut toujours émettre sa propre monnaie au lieu de faire appel aux marchés monétaires ou obligataires

  66. Je cite :

    « cela créerait quelques marges de manoeuvre pour concevoir et mettre en oeuvre de nouveaux plans de relance publics, totalement à contrepied de l’ire du moment, qui veut que la lutte contre les déficits publics est la tâche urgente et prioritaire pour les gouvernements. Que cela soit suffisant est une autre affaire, c’est l’intention qui compte ! »

    « l’adoption de nouveaux plans de relance, alors qu’il est désormais démontré que la faible croissance enregistrée ces derniers mois s’éteint lorsque cessent les effets des plans de relance publics. »

    Vous vivez vraiment dans votre monde… C’est certain on a trop de dettes, la solution c’est de créer plus d’argent et d’en jeter encore plus à la face des problèmes… Si cela ne mène à rien c’est que l’on n’aura pas assez jeté d’argent…

    Vous devriez relire Mirabeau :

    Discours et réplique sur les assignats-monnoie, prononcés par M. Mirabeau

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43401z.r=mirabeau.langFR

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    rappelez vous messieurs ces moments dont nous sortons à peine

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    quand la pénurie de espèces nous tourmente

    page 19 vue 21

    car il est douteux

    et même page un monument de crétinerie à lire absolument : « Quoi, serait-il nécessaire de le dire ? On parle de vendre aux gens, et l’on ne fournirait aux gens aucun moyen d’acheter ! On veut faire sortir les affaires de leur stagnation, et l’on semblerait ignorer qu’avec rien on ne fait rien… C’est le numéraire qui crée le numéraire ; c’est ce mobile de l’industrie qui amène l’abondance  »

    Tout le passage est à déguster… 200 ans plus tard rien n’a changé… ce sont toujours les mêmes Leclerc-Mirabeau avec les mêmes conseils…

    Je suis tenté de dire à ces personnes : savez vous où vous mettez les pieds ?
    et mon avis… Paye tes dettes d’abord… Les « innovations » qui doivent nous ouvrir une ère de bonheur et de prospérité… garde les pour plus tard.

  67. année valeur
    1 100,00
    2 104,00
    3 108,16
    4 112,49
    5 116,99

    98 4489,87
    99 4669,47
    100 4856,25

    Voila ce qu’est une inflation de 4% annuelle sur 100 ans…
    L’économie ce n’est pas la destruction de la monnaie, c’est plutôt l’utilisation intelligente des ressources. Je n’ai jamais entendu dire que la destruction d’un bien, d’une marchandise [la monnaie est une marchandise] pouvait être la solution à un problème. Au mieux c’est un pis-aller.

    Bon courage… Et pourquoi pas d’ailleurs de l’inflation à 8% les problèmes seraient réglés deux fois plus vite ? Quand on tien tune solution intelligente faut pas hésiter à s’en servir.

    Mon avis : la seule infaltion tolérable est celle liée au jeu de l’offre et de la demande indépendamment de toute volonté politique. Elle est idéale à 0%… Si elle est négative cela ne peut être que mieux… Celui qui arrive à me prouver que le fait de payer plus cher me rend service, je lui tire mon chapeau…

  68. Dernières nouvelles de la ligne de front:
    ‘Deutsch-französische Pläne für europäische Wirtschaftsregierung’, plans franco-allemands pour une gouvernance économique européenne
    Der Spiegel 27.02 Les deux ministres des Finances auraient adressé une lettre d’intention à JC Juncker et Mme Merkel aurait fait de meme avec Mr Van Rompuy et Sieur Barroso, avant le prochain sommet du mois de mars en ce sens
    http://www.spiegel.de/spiegel/vorab/0,1518,680699,00.html

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