Es brennt in Europa !

(Traduction allemande par Johannes Finckh de mon Feu en la demeure)

Meine Damen und Herren von der Europäischen Behörden, ich richte mich an Sie : Es brennt in Europa !

Sie werden Griechenland nicht retten indem Sie es auffordern, die Beamtengehälter zu senken. Sie werden Griechenland nicht retten indem Sie es ermutigen, den Steuerbetrug zu bekämpfen. Sie werden es auch nicht retten, indem Sie eine … Sammelbüchse schaffen (man fällt da ins Lächerliche) Es ist dafür viel zu spät. Und jedenfalls liegt das Problem nicht hier.

Am 3. Februar nahm ich an der Fernsehsendung « Le Débat / The Debate » auf France 24 teil. Wenn Sie englisch sprechen, hören Sie bitte, was ich sagte als die Diskussion sich darüber festfrass, ob die Wirtschaftsstatistiken Griechenlands gefälscht wurden oder nicht, oder, wenn Sie nicht englisch sprechen, lesen Sie, wie ich meine Intervention zusammenfasse :

Ich sage, es gibt ein neues Spiel mit den CDS (Credit-Default Swaps). Dieses Mal geht es nicht um 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Meryll Lynch, sondern um 1) Griechenland, 2) Portugal, 3) Spanien. Was die Finanzmärkte jetzt tun erinnert an die Operation von George Soros, der das britische Pfund 1992 schwächte (wenn man dann bedenkt, dass die Erneurung der Wirtschafts“wissenschaft“ in seinen Händen liegt!)

Ihre so mühselig vereinte Sammelbüchse für Griechenland wird in wenigen Stunden vom Sturme weggefegt, und Sie werden dann sofort vier weitere brauchen: eine für Portugal, eine für Zypern und eine für Irland und eine viel grössere als die vier zusammengenommen für Spanien.

Sie werden dann eine Atempause von ein paar Tagen bekommen, weil dans folgende Opfer nicht zur Eurozone gehört, es geht um das Grossbritannien. Es geht nicht um zu hohe Gehälter : Es handelt sich um Dominos, und so wie Lehman Brothers an dem Tag in den Himmel geschrieben wurde, an dem Bear Stearns fiel, so wird sich der Name Portugals am selben Tag im Firmament eintragen, an dem Griechenland seine Schulden nicht zahlen wird.

Also, was tun ? Die Projektoren auf die Ursache richten. Auf die todbringende Kombination der Notationen der öffentlichen Schuld der Staaten und die nackten Positionen der Credit-Default Swaps, diese Wetten, die von Leuten gemacht werden, die kein Risiko eingehen, die aber das systemische Risiko schaufelweise schaffen, mit einem einzigen Ziel: enorme persönliche Gewinne.

Es ist Zeit, meine Damen und Herren, das Verbot der Wetten über Preisschwankungen zu erwägen.

Entgegnen Sie mir nicht, das sei kompliziert: das ist es nicht, und das steht schon kleingedruckt in der amerikanischen Buchhaltungsnorm FASB 133.
Sagen Sie mir nicht, das würde « die Liquidität beeinträchtigen » darauf antworte ich gewöhnlich, dass die Wetter Liquidität nur für andere Wetter schaffen, und das hat somit keine Wichtigkeit, aber heute antworte ich etwas Anderes : « In diesem Stadium der wahrscheinlichen Desintegration der Eurozone : die Liquidität kann uns gleichgültig sein! »

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45 réflexions sur « Es brennt in Europa ! »

  1. Johannes, le 26 février 2010 à 12:58 vous écriviez « Pour ma part, je me propose de traduire de l’allemand tout ce que vous souhaitez publier sur ce blog, jf »
    A 21h15 nous trouvons l' »appel » de Paul traduit en allemand par vos soins. De toutes évidence, vos promesses ne sont pas fondantes… 😉

  2. Viel dank herr Johannes Finckh!
    Ich bin so froh daB mit ihre hilfe, unsere deutscher freunden, haben Die möglichkeit, herr Jorion kennen zu lernen.
    Ich hoffe DAB Angela wird lesen herr Jorion Bücher : der lätzte ist sehr wichtig, er gibt eine hilfe zu verstehen wie man kan glauben DAB ein bild ist Die einige varheit, obwohl dieser ist nur ein Bild…

  3. Vielen Dank Johannes fuer diese Uebersetzung. Vieleicht kommt es so weit dass wir in einigen Tagen ueber Uebersetzungen in allen Sprachen der EU verfuegen.
    Es waere toll und ein Beweis dass dieser Blog Europa weit reicht.
    Ein ueberzeugter Europäer
    Cest toujours avec intérêt que je lis vos contributions et j’admire votre ardeur à défendre l’idée d’une monnaie fondante.

  4. Vielen Dank Herr Finckh für diese Ubersetzung.

    Können Sie uns mitteilen ob es in Deutschland solchen blogs gibt die über die Finanzkrise berichten

  5. Utopie, pas si sûr…

    Si Paul et François sont traduits dans toutes les langues, c’est le début de la fin … pensent les Goldmann Sachs, JP Morgan…et compagnie !!
    Tant que le peuple est dans l’ignorance, la collusion entre financiers et politiques peut continuer allégrement mais si leurs écrits dépassent les frontières et la barrière des langues, les plans d’austérité vont être bien difficile à faire passer.

    Imaginons dans toute l’Europe des défilés avec des revendication s communes : interdisons la spéculation, non aux paris sur les fluctuations de prix, etc, etc…Dans toutes les langues…

    Ce soir, en songeant à une récente émission télévisée, j’ai une pensée attristée pour un ministre du budget qui lui doit être bien pessimiste…

  6. Vielen Dank Johannes Finckh.

    Irez-vous jusqu’à traduire les commentaires afin que nous puissions échanger avec les germanophiles ?

    Illustrez illustrez il en restera toujours quelque chose…En matière de finance et donc de ponction des richesses produites par l’économie réelle (le concept mériterait d’être précisé : peut-on encore parler d’économie réelle lorsque l’on vend du « vent », par exemple ?), tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Comment s’en sortent-ils ? Prenons trois exemples, pris non pas au hasard mais tirés de la rubrique d’Antonio Fischetti dans Charlie Hebdo :
    1) http://www.europe1.fr/International/L-Iran-teste-une-fusee-spatiale-habitee-133064/
    2) http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/5219-international-les-ambitions-spatiales-du-nigeria.php
    Nigéria : « 45 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté. »
    Coût du programme : « 256 millions de dollars, majoritairement prêtés par la Chine. »
    3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Troposph%C3%A8re_(fus%C3%A9es)

    Mais où donc ces pays ont-ils appris ces techniques qui permettent de faire payer au peuple sans le lui rendre ?

    Les ponctions, qu’elles soient d’état ou de la finance, ont pour rôle premier -bien avant l’enrichissement d’une minorité- de maintenir les populations dans une situation précaire : c’est politique, ça permet une gestion facile, efficace et pouvant s’adapter rapidement aux mouvements sociaux. Chercher à atteindre une élite en visant ces ponctions, c’est prendre le risque d’une déstabilisation de fragiles équilibres sociaux. Ce n’est pas que l’idée soit mauvaise, bien au contraire 🙂, mais elle est prématurée : les peuples, les hommes et femmes qui les composent, prennent conscience depuis plusieurs années déjà de la futilité du système actuel (la multiplication des mouvements altermondialistes en est une preuve visible) ; il faut laisser mûrir cette prise de conscience afin que la chute du système actuel (surconsommation, travail dirigé quasi-exclusivement vers cette surconsommation et très souvent dénué de sens, destruction méthodique de notre planète et de toute spiritualité, etc.) ne soit pas trop brutale, que les bas instincts de lutte pour la survie dans l’inconnu ne resurgissent pas (certes, certains sont mieux armés pour cette lutte…les mêmes qui ont développé ce système et l’ont imposé à la planète : nous ! Entre autres.).

    Accepter ce constat, c’est accepter que la démocratie -qui n’en est probablement qu’à sa préhistoire- ait à intégrer dans son fonctionnement, pour la France par exemple, 65 000 000 d’individualités parmi
    7 000 000 000, avec les différences que l’on connaît, entre les hommes et entre les groupes (religieux, étatiques, tribaux etc. etc.)…Il faut lui laisser le temps de sa métamorphose. Sans la perdre de vue !

    1. Il faut lui laisser le temps de se métamorphoser.

      La métamorphose est en train de se faire : elle n’attendra pas le nombre d’années que vous jugez « raisonnable » pour elle d’avoir lieu.

    2. La vraie métamorphose s’est déjà produite, en Grèce, quelques siècles avant JC, et il n’y en aura pas d’autre avant dix mille ans. Tant que le langage ne connaissait que la « symétrie », (« Les jumeaux sont des oiseaux. »), les humains devaient se voir comme « symétriques » aux autres espèces. Impossible pour eux de penser comme Descartes récemment cité par fujisan: « …et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. » Depuis l’invention de la vérité et de la réalité, la dissymétrie dans la langue n’en finit pas de produire des hiérarchies, tant au niveau des connaissances que des faits. Nous serions comme les primitifs si nous pensions qu’elles ne sont qu’un artefact de la connaissance, une illusion, et qu’en réalité la nature ignore toute hiérarchie. Mais ce n’est pas le cas, nous croyons en leur existence dur comme fer : la Terre appartient au système solaire, qui appartient à une galaxie, qui appartient à l’amas local, etc. Nier l’infinité des hiérarchies que l’on « constate » est impensable, au sens propre du mot, mais il faudrait croire que la supériorité de la finance puisse être « domestiquée » comme les chats ? Disons que les illusions font vivre… 🙂

    3. @Fab

      « ll faut lui laisser le temps de se métamorphoser. »

      Le Moyen âge a duré environ 1000 ans (formé quand-même de périodes non homogènes)

      Le 3ème Reich devait durer mille ans, il n’a duré qu’un peu plus de 10 ans

      Quid de la forme de démocratie capitaliste confiscatrice? les paris sont ouverts.

    4. (j’ai corrigé quelques coquilles et erreurs de syntaxe )

      Fab,
      Je vous l’ai déjà dit, sur le but nous tous d’accord, il s’agit d’aller vers une société humaine, où donc l’humain retrouverait une place centrale, au lieu qu’il soit un capital, comme c’est universellement le cas aujourd’hui.
      Mais comme Paul, et d’autres (notamment Claude Animo qui revient souvent sur cette idée), je pense que les choses vont très vite. Où il fallait autrefois un siècle pour changer toute une société, désormais une dizaine, ou tout au plus une vingtaine d’années suffisent. Regardez la Chine ! Le mode de développent de la Chine ne va pas dans le bon sens, mais au moins la démonstration est faite, que de grandes mutations sont possibles. Rien n’indique a priori que ce qui a été possible pour le capitalisme ne pourrait l’être pour un système nouveau. La technique au service du capitalisme renforce l’aliénation mais en même temps elle diffuse l’information et les prises de conscience à une échelle et une vitesse jamais vues. La globalisation fragilise le système mais c’est aussi en cette fragilité même que réside son salut dans le sens où les choses sont susceptibles d’être recomposées.
      La question n’est donc pas de laisser du temps au temps mais de vivre pleinement la transition en cours en observant et analysant au plus près chacune de ses infimes évolutions ce afin de prendre à chaque « micro étape » les bonnes décisions, non pas forcément des décisions opérationnelles s’agissant des observateurs-analystes-critiques-ouvreurs de possibles, que nous sommes, mais celles qui auront sur le cours global le plus d’influence. Et c’est ici que la bataille de l’information et des idées est prépondérante quant à l’issue de la transition.
      Personne ne peut dire à quel moment peuvent se déchaîner les bas instincts, s’ils doivent même se déchaîner. Il n’y a aucune raison objective de penser qu’il se déchaîneraient plus en cas de mutation rapide que, plus tard, dans le cas où nous laisserions mûrir les esprits. Les esprits n’ont-ils pas déjà eu tout le temps pour emmagasiner une quantité phénoménale de données, d’analyses partielles, de sentiments, qui n’attendent que quelques petits déclics qui cristalliseront une nouvelle configuration de l’esprit ?
L’avantage d’un système globalisé c’est que justement le processus de sédimentation et de percolation s’en trouve facilité alors qu’un effondrement serait une perte irréparable, un peu comme quand une bibliothèque de livres uniques disparaît. Autrement dit la qualité du monde de demain sera tributaire du respect d’une certaine mémoire des expériences accumulées par l’humanité.
      Ni vous ni moi ne sommes maîtres du temps. Ce que nous pouvons de faire de mieux et de le comprendre et d’en tirer le meilleur parti. Les capitalistes sont des profiteurs, nous en sommes d’accord, mais ils ont contre eux de s’enfermer dans leur vision quantitative des choses. Ils ne pensent pas en termes d’évolution qualitative, d’où le fait qu’ils perdront la partie, ou alors nous périrons tous.
      En présupposant que les humains ne seraient pas disposés à s’ouvrir rapidement à d’autres possibles, vous vous ôtez vous-même la possibilité d’élargir le champ des possibles. Par contre, en adoptant une vision dynamique et sans a priori d’une métamorphose en cours, vous mettez toutes les chances de votre coté si bien qu’il « suffit » alors de donner quelques impulsions en certains points névralgiques du système pour accélérer sa métamorphose dans le bon sens.
      Bref, il faut être tout à la fois aristotélicien, pour penser les autres possibles, et chinois, dans la mesure où les chinois pour n’avoir pas axé leur civilisation sur l’ontologie ont mieux pensé les mutations.
      Ainsi avec les idées nouvelles on saborde l’impossible cadre conceptuel dans lequel le système s’enferme tout en s’appuyant sur le potentiel que recèle chaque nouvelle inflexion de l’évolution de la crise, ce pour accomplir la mutation.

    5. Bon, je souhaite que vous ayez raison,

      Ceci dit nos petites conversations sont plus facile à mener tant que le frigo est plein, ensuite, la serennité doit quand même baisser d’un cran, y compris chez les gens bien élevés….

    6. Paul,
      Je ne suis pas sûr que nous parlions de la même chose, de la même métamorphose ! Ai-je parlé d’années ?

      Crapaud Rouge,
      « …il n’y en aura pas d’autre avant dix mille ans. ». Vous ne devez pas parler de la même chose que Paul.

      Phil de Saint Naz,
      « Quid de la forme de démocratie capitaliste confiscatrice ? » C’est une bonne question 🙂 ! Quant à tenir le pari, je veux bien…à condition bien sûr que les dés ne soient pas pipés !

      P.-Y. D.,
      Je vous l’ai déjà dit : je vous ai compris 🙂 ! Ce qui ne m’empêche pas de continuer à parler de crise de civilisation plutôt que de crise économique ou écologique ou autre…Dans votre cadre votre raisonnement est épistémologiquement infalsifiable. Mais j’y reviendrai 🙂 ; en attendant voici un petit film qui a un regard un peu décalé…le lien est là : http://www.pauljorion.com/blog/?p=8555#comment-61222

      Thomas,
      Merci de votre soutien 🙂 ; frigo plein…sérénité…ne manquez pas le film proposé à PYD juste au-dessus ! Brrr, la sérénité de ces gens-là avec leur frigo plein fait froid dans le dos.
      Ce sont ceux qui ont encore le frigo plein à l’heure actuelle qui se complaisent dans ce système insensé où l’asservissement rassure.

  7. Je ne voudrais pas voir PJ devenir trop célèbre en Allemagne, trop invité sur les plateaux de télévision, trop suivi par le plus grand nombre de mécontents, car j’éprouverais alors l’impression de suivre de nouveau l’idole des jeunes, des petits vieux approchant l’age de la retraite, pourtant il faut bien faire quelque chose comme dirait Laurence et d’autres. Et si le plus grand tort que l’on puisse faire à une société serait d’être suivi par un million de personnes à méditer.

    Trop de succès, trop de gloire n’est pas bon pour l’homme, mais un peu de reconnaissance là oui
    je suis d’accord, ha si seulement vous auriez pu vous faire connaître avant que les choses ne se…
    Non moi si je viens régulièrement sur le blog, c’est parce que vous nous faites entendre de temps
    en temps du Rock’n roll, Dames du temps jadis, malgré que l’Amérique et le monde de la finance s’enfonce peu à peu dans la mouise.

  8. @ Johannes

    Bravo et merci. Les autorités anglaises me semble un peu « cuites » dans cette affaire. Et en Europe, seule Angela me semble avoir le poids pour initier un changement, et, de plus, il semble bien qu’elle veuille écouter ce qui se passe (cf action contre les CDS)

    J’en profite en toute amitié pour vous faire 2 demandes, j’ai lu avec attention un de vos billets, j’ai eu mal à la tête, mais je sens bien qu’il y a « du fond ». Mes connaissances étant ce qu’elles sont, c.a.d. proches de 0, je percute assez mal, aussi;

    -Pouvez vous m’indiquer les références d’un ouvrage de « référence » le plus simple possible sur les SMT, « monnaies fondantes » et autres étrangetés (pour moi)

    -Pouvez vous aussi rendre vos billets un peu plus lisible dans la forme en mettant des paragraphes bien détachés, actuellement il y a tellement de messages que je me focalise sur les plus lisibles ou les plus courts. Sur l’écran ,le soir, je perds facilement le fil de votre pensée.

    Cordialement

  9. Excellente idée et mise en pratique . Merci pour la peine que cela représente . j’ai fait suivre à un germanophone qui fera suivre , j’espère .

  10. Bravo! Je suis prêt à faire de même en anglais si on me le demande. Ce sera plus difficile mais aussi beaucoup plus intéressant que les traductions que je me suis farcies de 1990 à 2007.

  11. C’est une bonne initiative que cette traduction en allemand, je suis étonné qu’il n’y en ait pas en anglais qui est plus courant et facile. Pour les traductions en allemand je n’ose pas me proposer, je ne suis en Allemagne que depuis 2 ans et n’en connaissais rien à l’arrivée. Encore un ou 2 ans et je veux bien faire des traductions. En anglais je pourrais mieux, c’est ma langue professionnelle, mais P Jorion serait meilleur.

  12. Enfin du Vrai ,celui qui vient du Coeur.
    Et P. Jorion en a du coeur !
    Traduisons en Chinois pour que ceux ci se rendent compte qu’il n’y a pas que des « gogos » en Occident et singuliérement ici.!!!

  13. Veuillez relire ce que dit Jeanpaulmichel à 00:03
    C’est absolument INDISPENSABLE.
    Ce qui est dit dans ce blog doit être mis à la disposition de tous LES LECTEURS DE l’UE.
    C’est L’ETAPE à franchir pour espérer un jour se faire entendre.
    Il faut structurer, organiser des pools de traducteurs, bref passer à UN NIVEAU supérieur.
    Dans ce cas-là il faudra aussi que CEUX QUI Y CROIENT multiplient leurs dons par dix…
    Sinon,
    He bien sinon, on continuera à lire des commentaires où beaucoup regrettent que des réflexions si intéressantes ne débouchent apparemment sur rien ( c’est-à-dire pas suffisant pour faire bouger les choses ).
    C’est à un énorme travail de REFONDATION auquel il faut s’atteler…
    Un super-blog transfrontières avec passsage progressif du virtuel au concret.
    Et beaucoup de bonnes volontés à rassembler…
    Penser dés le début à assurer sa DEFENSE, car si jamais la mayonnaise prend, des ennemis se manifesteront ,c’est sûr.
    Au travail, au travail, au travail, enfants de l’UE !

    1. « C’est à un énorme travail de REFONDATION auquel il faut s’atteler… » : entièrement d’accord, et cela justifierait de fonder un « think tank« , mais aussi de savoir se montrer patient, très patient… Les politiques peuvent tourner casaque en trois jours, mais en paroles seulement, – Sarko en fit la démonstration à Toulon -, mais, au moment de prendre leurs décisions, ils sont forcément englués dans leurs vieux schémas, comme n’importe quel être humain. Ce qui explique le conformisme dont parlait monsieur Carrilho.

  14. @ Monsieur Jorion,

    que ca fait du bien de lire cela……………. :))))))))

    @ Fab,

    comme j’aime votre vision des choses et… peut-être que ce n’est pas si lointain…!!

    Heureuse de partager tout cela avec vous…

  15. @ Gélaf,

    Frédéric propose déjà de se connecter à cette adresse: ange.naif@hotmail.com

    @ Joannes Finckh,

    Merci pour cette traduction!
    Et effectivement si nous pouvions partager tout cela….. avec tous….******

  16. «  »Un super-blog transfrontières avec passsage progressif du virtuel au concret » » dites vous ?

    C’est là qu’est l’os, car observez bien autour de vous, et vous même :

    Aujourd’hui, plus on en sait, moins on n’en fait.

    A lire certains messages ici, on finirait par croire que tout changera à partir du web : c’est une illusion totale.

    Paul et quelques uns ont des choses à y dire et à communiquer, les autres, une fois lu le message du jour, c’est avec leurs mains et dans des actes concrets qu’ils doivent mettre ce qu’ils ont compris en action. Et pas demain, pas plus tard pas quand « le monde aura pris conscience ». Le monde est rempli de gens qui savent ce qu’il faut faire, et qui attendent. Allez hop !

    Sur ce, je vais rentrer mes blancs moutons en prévision du coup de vent qui s’annonce.

    1. rabat-joie, va!

      Moi j’ai déjà rentré mes chaises de jardin et tout ce qui peut s’envoler, je vais me promener.

      A Bientôt

  17. On devrait traduire tous les articles qui paraissent sur ce site. Se faire connaitre en Allemagne prendra du temps mais je pense que cela vaudrait la mise. Des médias spécialiés en économie ne manquent pas ici, mais la majorité s’aligne au politiquement correct version économique; en d’autres termes, ils sont soit sponsorisés par des lobbys ou parrainé par un parti politique. Idem en ce qui concerne les journalistes des quotidiens.

  18. Komplett aktualisiert und erweitert !

    Max OTTE – Der Crash kommt –

    « Die neue Weltwirtschaftskrise und was Sie jetzt tun koennen !
    La nouvelle crise économique mondiale et ce que vous pouvez faire maintenant « 

  19. Bonjour et merci de consacrer du temps à quelque tentative de sortie du cadre normatif actuel 🙂 !

    Petite citation, de Danielle Mitterrand (http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/transeuropeenne/, émission du 27 février) : « …le budget mondial pour l’armement est de 1400 millions de milliards (1400 000 000 000 000 000 ?), alors qu’il est démontré que pour que l’eau atteigne tout le monde et qu’elle soit accessible à tous il suffirait de même pas 1% de cette somme pendant 10 ans ! Et on ne le fait pas ! Tout ça pourquoi : on cultive la mort ? On ne peut pas préserver la vie ? »

    Autre citation, de Martine Mounier, pour le contenu, sans considération des objections à JF : http://www.pauljorion.com/blog/?p=8555#comment-61201.

    Rappel : « Ce n’est pas une crise économique, c’est beaucoup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question. », Albert Jacquard.

    Alors oui, il faut garder à l’esprit et porter à la connaissance de tous les solutions proposées pour sortir des crises spécifiques -économique, écologique ou autre- comme autant de garde-fous. La façon de vivre les uns avec les autres est remise en question : nous avons affaire à une crise de civilisation, qui mûrit depuis de longues années déjà.

    Que faisons-nous ensemble ? Nous pédalons mais ne voulons pas savoir s’il y a une direction, nous pompons sans vouloir prendre le risque de savoir quoi et pourquoi (« produire et financer quoi et pourquoi ? « , question plusieurs fois posée à Corine Lepage, entre autres, et qui est restée sans réponse…Etonnant non !?). C’est la peur qui guide nos vies : la peur du vide, la peur de l’inconnu, la peur de l’autre donc, que nous nous refusons de connaître, de sonder…de peur de voir en lui le vide qui est en nous !!! Que faisons-nous ensemble ??? Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger dit l’adage : nous avons construit une société-estomac, une société qui vit pour consommer simplement (quelle tristesse contenue dans ce mot) parce qu’elle incapable de vivre ! Le vivre-ensemble a vécu. Des premières sociétés aux pharaons, des guerres aux espoirs donnés par la science, nous avons décliné le vivre-ensemble sous bien des formes, c’était l’apprentissage, c’était reculer pour mieux sauter. Et nous devrions maintenant refuser le saut, rester dans cette préhistoire digestive ?

    Une forme d’illustration qui remplacera avantageusement le film du lundi soir, et qui peut être regardé en famille, le lien est là : http://www.pauljorion.com/blog/?p=8555#comment-61222

    Non Pierre-Yves je ne présuppose pas que nous ne pouvons nous ouvrir rapidement à d’autres possibles, pour reprendre vos termes, bien au contraire. Il faut seulement prendre garde à ne pas en éliminer ou en masquer certains…d’autres possibles. La métamorphose de notre société-digestive, et donc des hommes qui la composent, en quelque chose de totalement nouveau –POUR NOUS en tout cas- est effectivement en cours, il « suffit juste » d’actionner les bons leviers (c’est de vous ça aussi, non ?) pour que les forces du mal ne viennent la perturber : de la cupidité à la peur, en passant par la propension de l’homme à la solution de facilité qui ne manquera pas de resurgir si les « choses se tassent « , économiquement par exemple : si l’économie est remise sur de bons rails il y a toutes les chances que l’on continue à produire et financer, plus vert certes puisqu’il le faut pour sauver la planète, cette bonne blague, mais toujours dans le cadre asservissant d’aujourd’hui, cadre qu’il est impossible de voir ou de ressentir si l’on ne s’arrête pas un peu de pomper, j’en conviens.

    PS : début du message vers là : http://www.pauljorion.com/blog/?p=8574#comment-61124
    PPS : « Vous êtes le produit de votre environnement, c’est pourquoi vous ne pouvez rien voir au-delà de vos habitudes et des conventions sociales dont vous êtes imprégné. Si vous voulez voir au-delà, libérez-vous d’abord de votre manière habituelle d’interpréter les faits. » (Swami Prajnanpad)
    JPP : PYD again : j’agite un drapeau rouge, ni plus ni moins, simplement parce que je veux garder l’espoir que l’on peut vivre ensemble autrement ICI, sans devoir aller à l’autre bout du monde dans quelque tribu…Je crois en l’éveil.

    1. Fab,

      Sur la manière d’interpréter les faits, je pourrais vous renvoyer le compliment. Mais cela n’avance à rien.
      Pour moi le Swami Prajnanpad est tout aussi imprégné par l’habitude : celles qu’il a cultivées et qui appartiennent à la tradition philosophico-religieuse dans laquelle il s’inscrit. Je ne doute pas qu’il existe de nombreux sages en Inde, mais cela a-t-il fait de ce pays un pays moins violent ou encore cela fait-il de ces sages des humains disposant des idées adéquates pour accomplir la métamorphose ? J’en doute fortement.

      Ce qu’enseignent les sagesses n’est pas stupide ou inutile, je dis simplement qu’une sagesse n’est pas un concept au sens philosophique du terme. Une sagesse s’inscrit dans le cadre d’une pensée symétrique donc dans le cadre d’une histoire cyclique où il n’y a pas de place pour l’évolution dialectique, pour l’inconnu, et donc pour une pensée vraiment inédite, comme celle de Paul par exemple, qui pose que ce qui fut fait avec la démocratie peut maintenant être fait avec l’économie en domestiquant cette dernière, ce qui constituerait en soi un changement de civilisation.

      Dans mon précédent commentaire je n’ai pas parlé du versant politique de la métamorphose, mais il ne fait aucun doute pour moi que ce versant est le lieu où va se jouer le basculement d’une civilisation vers une autre, je réponds ainsi à votre objection selon laquelle mon raisonnement reviendrait à dire qu’il suffit d’actionner quelques leviers pour que tout aille mieux.
      Changer les règles du jeu ne peut se faire que si il y a prise de conscience de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. Ce qui est déjà le cas pour déjà beacoup d’humains et même de politiques même s’ils n’en mesurent pas toutes les implications. Changer les règles implique un renoncement à notre civilisation arrivée en bout de course. Il y a donc forcément des résistances, des doutes. Je ne dis pas non plus que la métamorphose est une promenade de santé. Cela va secouer.

      Pour les financiers et les politiques qui sont plus ou moins de leur bord, adopter les mesures préconisées serait reconnaître qu’ils se sont trompés et surtout que le système non seulement n’est pas viable, mais qu’il était basée sur des idées fausses et dangereuses. Il leur est donc difficile de reconnaître la justesse de mesures qui seraient susceptibles de les emmener dans une direction qu’ils ne maîtriseraient pas.
      Je ne me place donc pas du tout du coté d’un système qui se réformerait de lui-même, non plus selon des considérations purement économiques, comme vous me présentez.

      Là où vous pensez qu’il s’agit pour moi d’une intervention mécanique sur le système pour le remettre sur les rails, comme vous dites, je pense en réalité qu’il s’agit de déterminer le lieu pivot du système — le système financier — celui-où l’on peut agir de sorte qu’il dévie de sa trajectoire suicidaire. Ce qui n’est pas du tout la même chose.

      Ce dont nous avons besoin ce ne sont pas de nouvelles habitudes mais de nouvelles idées : ceux qui prônent des habitudes nouvelles ne font le plus souvent qu’habiller d’anciennes idées. Alors que ceux qui prônent les idées nouvelles d’abord induisent effectivement de nouvelles représentations du monde, lesquelles induisent ipso facteur un nouveau rapport au monde. Ce nouveau rapport n’est pas forcément concrétisé immédiatement dans des pratiques, mais en tant qu’il existe il dégage un horizon si bien que lorsque la situation a suffisamment évolué et à la faveur de nouvelle prises de conscience, certaines idées finissent pas s’incarner.

    2. Pierre-Yves,

      La citation ne vous était pas adressée en particulier, désolé de vous l’avoir laissé croire ; j’aurais pu écrire : « Nous sommes le produit de notre environnement, c’est pourquoi nous ne pouvons rien voir au-delà de nos habitudes et des conventions sociales dont nous sommes imprégnés. Si nous voulons voir au-delà, libérons-nous d’abord de notre manière habituelle d’interpréter les faits. » (Swami Prajnanpad). Une citation n’a pas valeur de preuve, nous en sommes d’accord. Et vous avez raison de parler ici de sagesse plutôt que de citation, vous avez raison de dire que l’enseignement de ces sagesses n’est ni stupide ni inutile. Elles ne portent aucune vérité, seulement de la sagesse : elles balisent le chemin que le sage a emprunté, libre à chacun de le suivre. Comprendre cela c’est un premier pas vers un changement de civilisation 🙂 …

      Concernant le fond, j’aurais aimé avoir votre avis (et celui des autres) sur le film que j’ai mis en lien, votre appréciation de la société-estomac et de la question : produire et financer quoi et pourquoi ? Merci.

      Je vous disais (http://www.pauljorion.com/blog/?p=8574#comment-61480) que « Dans votre cadre votre raisonnement est épistémologiquement infalsifiable. ». De nouveau ici, vous placez le système financier comme « pivot du système ». Et là encore : « Pour les financiers et les politiques qui sont plus ou moins de leur bord, adopter les mesures préconisées serait reconnaître qu’ils se sont trompés et surtout que le système non seulement n’est pas viable, mais qu’il était basée sur des idées fausses et dangereuses. Il leur est donc difficile de reconnaître la justesse de mesures qui seraient susceptibles de les emmener dans une direction qu’ils ne maîtriseraient pas ». C’est là tout le paradoxe ! Les « financiers et les politiques qui sont plus ou moins de leur bord », c’est nous ; le système est viable mais il ne procède, à notre image, que par la destruction du substrat sur lequel il se développe et doit par conséquent constamment s’adapter. Si on considère que le système n’est pas viable, alors on doit au même titre considérer que la guerre n’est pas viable, que l’esclavagisme n’est pas viable, ou que l’exploitation d’une partie de la population mondiale par une autre (« citation » de D.Mitterrand dans mon précédent message) n’est pas viable…Je ne suis pas partisan d’une quelconque théorie du complot, mais son énoncé présente parfois l’avantage de mettre plus facilement en évidence certaines vérités qui ne sont pas perçues par tous : supposons que les dirigeants, parfois appelés « maîtres du monde » dans cette théorie, aient depuis plusieurs années observé les signes d’une métamorphose dans la population, quel meilleur moyen pouvaient-ils trouver pour en empêcher l’éclosion que de précipiter la chute du système financier actuel afin qu’un autre soit mis en place ? La question « produire et financer quoi et pourquoi ? » est-elle mise en avant ? Non, bien évidemment, ce serait tendre le bâton pour se faire battre. Un dirigeant, « complotiste ou pas », ne peut prendre le risque de laisser la population inoccupée : l’asservissement par le travail restera donc, tant que l’on reste dans le même cadre, la seule limite qu’il ne se permettra pas de franchir. Le « reste », ce qui vous gêne et contre quoi vous luttez, n’est pour lui qu’un moyen d’y parvenir : s’il faut, sous la pression, qu’il en change, il en changera. Alors oui, encore une fois, les mesures nouvelles apporteront certainement du mieux au niveau de la répartition des richesses, mais en aucun cas elles ne pourront permettre l’éclosion d’une nouvelle civilisation. Pis, elles auront certainement tendance à garantir à la civilisation actuelle de « belles » années de prospérité…, de consommation et d’asservissement.

      Nous traversons une crise de civilisation : c’est une bonne chose. Il faut la laisser mûrir, il faut que l’abcès se perce et se vide. C’est la façon de vivre les uns avec les autres qui est remise en question, comment alors savoir quelle réponse apportera l’humanité si de nouveau elle est maintenue dans le même cadre, si on l’empêche par le confort de se débarrasser de sa peur de l’inconnu, sa peur d’une nouvelle aventure ! ((((On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l’a engendré. A. Einstein))))

      Merci en tout cas de votre persévérance : elle me donne la possibilité de mettre de l’ordre dans mes idées. Doucement certes, mais la tâche est ardue : j’ai souvent l’impression (c’est d’ailleurs cette impression (et ses conséquences) qui a tendance à se généraliser ou à oser s’exprimer davantage de par le monde, qui exprime le mieux la crise de civilisation) de me poser et d’observer le monde comme il va de l’extérieur. Sur le bord du monde je me suis assis… C’est instructif mais « ça fout les boules » 🙂 !

      « Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré », Paulo Coelho :
      Les dieux jettent les dés et ne demandent pas si nous avons envie de jouer.
      C’est une chose de penser que l’on est sur le bon chemin, une autre de croire que ce chemin est le seul.
      Les rêves donnent du travail. [C’est rien de le dire 🙂 !]

    3. fab

      Quand je disais que le système n’est pas viable, je ne faisais pas référence au système actuel, mais à son évolution, laquelle, si elle se poursuit, le conduit tout droit dans le mur. Concernant les dirigeants je ne le pense pas suffisamment lucides et intelligents pour vouloir concerter un effondrement précipité du système pour conjurer des évolutions qu’il auraient jugées défavorables au maintien de leur pouvoir.

      C’est la logique court-termiste qui prévaut. Quel système de remplacement les « maîtres du monde » mettraient-ils en place ? La mise en place d’un super FMI sans pouvoir de coercition exercé sur les Etats est une vue de l’esprit. Si un autre système de dominance doit se mettre en place, ce sera avec d’autres acteurs car la haute finance est tributaire du système globalisé. Cela ne pourrait donc avoir lieu qu’à un échelon inférieur, c’est à dire au niveau des Etats. Or à ce niveau les forces démocratiques sont plus à mêmes de lutter contre un ennemi aujourd’hui assez insaisissable, parce que globalisé. Bref, les élites poliques mondialisées sont empêtrées dans les contradictions du système. Seuls les spéculateurs arrivent à tirer leurs marrons du feu.

      Je note en passant que vous présupposez qu’il existe déjà des tendances contraires au sein du système. L’aliénation — tout au moins du point de vue idéel — aurait donc des limites.

      Finalement, si je devais résumer en une formule notre divergence, je dirais que nous sommes tous deux — sans doute par nécessité — optimistes mais que nous ne plaçons pas cet optimisme (et son revers) au même endroit. 😉

      Vous voyez la sortie dans une rupture future tandis que la vois déjà à l’oeuvre.
      .
      Dans une métamorphose tout se transforme en même temps. La chenille peu à peu devient chrysalide puis enfin papillon. Ainsi le papillon est-il déjà impliqué dans la chenille. Ce n’est qu’une image bien entendu, car nous ne pouvons savoir de quelle sorte de créature, belle ou monstrueuse, accouchera de la crise.

      Vous insistez aussi sur le ressort psychologique, sur le nécessaire sevrage par lequel nous devrions passer avant d’être en état de construire une nouvelle civilisation, celle-ci relevant d’un inconnu.
      Or il me semble qu’aussi bien le sevrage que l’inconnu sont également présupposés par mon approche.
      Le sevrage nécessaire auquel vous vous référez en substance a son pendant dans ce que Paul appelle la prise de conscience. Ce qui le différencie de votre analyse est qu’il fait de cette prise de conscience un processus évolutif qui aboutit in fine au renversement de perspective qui serait la naissance d’un nouveau paradigme. Je pense cette analyse juste.

      Quoi produire, pourquoi produire ? Moi aussi j’ai beaucoup, ici même sur ce blog, insisté sur cette question.
      Si j’en parle moins qu’avant c’est que je me suis rendu compte que cette question est en fait liée, en amont, à la question de la répartition des richesses. La dominance va de pair avec de grandes inégalités économiques, lesquelles impliquent aussi un déclin ou une absence de démocratie. Un système moins inégalitaire sera forcément un système où les rapports sociaux seront différents.

      Nous sommes entrés dans la phase politique de la crise. Aussi il importe de nous y engager pleinement.
      La question de l’interdiction des paris sur les prix n’est donc pas du tout un luxe, quelque chose de secondaire, mais au contraire quelque chose de très important car en plus d’être une mesure pratique qui aurait des effets immédiats, elle implique un changement de paradigme. On passerait d’une société où l’argent est une marchandise à une société où son rôle serait subordonné aux échanges. Et tenez-vous bien, des échanges impliquant des humains, qui ont réellement des choses à échanger, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui si l’on considère le niveau astronomique des transactions qui ne portent sur aucun échange tangible. Vous me direz, des choses à échanger, la belle affaire ! Je vous réponds que cela change tout, car
      cette fois chacun de nous peut agir en connaissance de cause. Le politique peut reprendre ses droits.
      Les mesures que préconisent Paul sont un enjeu politique. Or toute transformation sociale passe nécessairement par un nouveau contrat social. En l’occurrence il s’agit de remettre l’économie à sa place, en remettant l’humain au coeur des échanges, n’est-ce pas ce que vous vouliez d’ailleurs ?

      Cela ne fait pas encore la société idéale, mais c’en est une condition.

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