L’actualité de la crise: ils tournent autour du pot, par François Leclerc

Billet invité.

ILS TOURNENT AUTOUR DU POT

Un certain suspens continue à son propos, mais les contours du plan de soutien financier franco-allemand au gouvernement grec sont désormais dévoilés dans la presse, pour une partie tout au moins. L’idée qui semble avoir été laborieusement retenue repose sur deux jambes. La première est de se préparer à faire intervenir des établissements financiers contrôlés par l’Etat (la banque KfW en Allemagne), ou formellement indépendant mais jouant son rôle de bras armé (la Caisse des dépôts et consignations en France). Et de leur accorder à cette occasion une garantie formelle de l’Etat. La deuxième est qu’ils soient prêts, si nécessaire, à souscrire au pied levé à une première émission test d’obligations grecques sur les marchés, qui devrait intervenir très prochainement, au cas où elle ne serait pas intégralement couverte.

Une partie de ce plan est cependant moins établi, car ces mêmes établissements pourraient être amenés à se financer à leur tour sur les marchés, afin d’acquérir des montants d’obligations grecques qui pourraient se révéler importants, et l’on peut penser que des jalons ont été posés auprès de certaines banques privées, qui feraient au passage de bonnes affaires. On ne manquera pas de se rappeler, à ce propos, le récent séjour à Athènes de Josef Ackerman, P-DG de Deutsche Bank, ainsi que les informations qui circulent sur la plus que substantielle et déjà acquise exposition à la dette grecque des mégabanques allemandes et françaises, qui seraient ainsi en terrain de connaissance, spécialement motivées pour contribuer à éloigner le spectre d’un défaut grec. Le rôle joué par les détenteurs de CDS sur la dette grecque étant toujours aussi trouble, par construction pourrait-on ajouter.

Il y aurait donc une face cachée à ce montage financier élaboré afin de prendre en compte à la fois l’impossibilité dans laquelle la BCE est d’agir directement, ainsi que les obstacles rencontrés par la chancelière allemande Angela Merkel pour faire accepter – tant au sein de sa coalition qu’auprès de l’opinion publique, à qui des sacrifices sont demandés – des mesures de soutien financier aux Grecs. Dorénavant, elle ne peut qu’espérer que le plan finalement mis au point n’aura pas besoin d’être actionné, les marchés souscrivant en totalité à l’émission obligataire.

Plusieurs constatations peuvent toutefois être faites sur cette affaire à rebondissements. En premier lieu que la BCE pourrait, si le plan est actionné, intervenir tout de même. Elle serait par exemple amenée à accepter, en contrepartie de liquidités, des actifs douteux mis en pension auprès d’elle par KfW, la dispensant de se refinancer sur les marchés. Elle pourrait également procéder ainsi auprès de banques privées intervenant discrètement en second rang, les soulageant tout autant d’actifs de qualité douteuse. Il va être bien intéressant de savoir ce que va annoncer la BCE à l’occasion de sa réunion de jeudi prochain, à propos de la notation des actifs qu’elle accepte de prendre en pension : va-t-elle ou non relever la barre (après l’avoir baissée) comme elle a prévu de le faire  ?

Au delà de ces mécaniques à plusieurs détentes et niveaux, qui témoignent des ressources dont disposent les Etats quand ils veulent s’en donner la peine, une constatation plus générale peut être faite. Si la lettre des accords européens – qui prévoyait que les Etats en difficulté ne disposaient pas de parachute à la BCE – est bien respectée, on ne peut pas en dire autant de son esprit.

Une mise en cause en amenant une autre, on peut également penser que d’autres sont prévisibles dans la foulée, les mêmes causes produisant les mêmes effets ; l’exposition des principales banques européennes – entre elles ou à la dette publique – étant trop importante pour que l’un des pays de la zone euro (et de l’Union européenne) puisse être abandonné. La réédition de l’épisode Lehman Brothers n’est pas concevable dans la cas d’un pays. Il va donc falloir inventer, au-delà du bricolage qui vient d’être réalisé dans l’improvisation pour la Grèce, des solutions à la hauteur des besoins qui s’annoncent, si l’on considère la situation périlleuse de l’Espagne et du Royaume-Uni.

Sans aller dans l’immédiat jusqu’à la constitution d’un FMI européen – dont l’idée commence à être reprise dans les commentaires – on sait que la boîte à outils européenne contient d’autres moyens d’intervention. Des possibilités variées d’emprunter sur les marchés, avec des garanties fournies par les Etats dont les signatures restent de qualité (tant que cela est le cas). Après la crise grecque, qui n’est pas terminée, les gouvernements européens ne vont pas pouvoir s’arrêter en si bon chemin. Ce qui ne va pas les empêcher de tenter d’inscrire la part la plus importante possible de la résorption des déficits publics au budget des Etats, via des coupes claires dans ceux-ci. La crise sociale et son pendant politique n’en est qu’à ses débuts. Il va falloir du doigté !

Une autre question ne va pas manquer de ressurgir. Il est aujourd’hui raisonné au sein de la zone euro, s’agissant de la dette, en fonction de deux paramètres considérés comme intangibles ; les barres des 3% du PIB, en terme de déficit annuel, et des 60% du PIB, le plafond que ne doit pas dépasser la dette elle-même, vont immanquablement devoir être revues, car y revenir ne sera pas tenable sans croissance économique. Ce qui va nécessairement amener à entrer dans une autre considération, à laquelle Daniel Cohen faisait référence dans un article du Monde daté du 3 mars. Il y expliquait qu’une partie de la dette devait être considérée comme « structurelle », sans toutefois en tirer explicitement toutes les conséquences.

Qu’est ce que peut bien signifier, en effet, une dette « structurelle », si ce n’est d’être une dette que l’on ne rembourse pas, qui est éternelle ? Comme Daniel Cohen le faisait remarquer justement dans son article, une telle reconnaissance soulagerait la solution au problème posé par l’immensité de la dette publique. Une partie plus ou moins importante de la dette globale remboursée, il ne resterait posée que la question du coût de la charge de la dette considérée comme structurelle (le montant des intérêts), et donc de son taux de rémunération. Comme s’il était formalisé, pour les Etats, une sorte de crédit revolving, banal sur les marchés financiers quand il est consenti aux particuliers ! Ayant comme triple singularité d’être attribué à d’autres acteurs économiques, par d’autres établissements (le FMI, par exemple  ?), et à des taux ne dépendant plus des marchés privés…. Pourquoi, après tout, la créativité que l’on connaît et apprécie à sa juste valeur en matière financière serait réservée aux seuls intervenants privés  ?

On voit qu’on va devoir s’approcher de remises en question plus fondamentales, si l’on veut prendre à bras le corps – comme cela sera vraisemblablement nécessaire – des problèmes qui ne sont saisis pour l’instant que du bout des doigts.

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79 réponses à “L’actualité de la crise: ils tournent autour du pot, par François Leclerc”

  1. Avatar de François Le Sombre
    François Le Sombre

    Au pays des taxeurs d’olives

    Ainsi, donc M Woerth et Mme Merkel sont très clairs : il n’y aura pas de plan Franco-Allemand pour aider la Grèce, mais un soutien politique. Ce concept ingénieux devrait être généralisé, et conseillé au Medef : quand les salariés demandent des hausses de salaire, il suffira désormais de leur accorder un soutien politique sans faille.

    A la place, il y aura une solidarité européenne (en gros, je suppose qu’on imagine répartir la charge sur un plus grand nombre?). De fait, « le président stable de l’Union » (superbe trouvaille sémantique qu’il faudrait aussi généraliser) se tait stablement. Sans doute réfléchit-il…

    Cela confirme que le déplacement du responsable de la Deutsche Bank à Athènes était à titre privé (un essai de relance par le tourisme). M Papaandreou revient demain à Berlin puis Paris (et non à Bruxelles), tourisme toujours. Ensuite, il va aux USA, où il pourrait rencontrer le FMI.

    Cela fâche très fort M. Sarkozy (le Figaro de ce matin), car le FMI n’a rien à faire dans des pays qui cotisent pour lui. Non seulement, ces gens (qui ont besoin d’argent) refusent de ne pas être aidés, mais ils vont demander de l’argent à ceux qui leur proposent. Politiquement inacceptable!

    Ce matin, la Grèce se risque à un nouvel emprunt (5 milliards d’euros). Les marchés vont-ils répondre, rassurés par la relance du tourisme? Au contraire, y aura-t-il besoin d’un nouveau non-plan, d’un soutien politique sans faille pour ce comportement politiquement inacceptable?

    @Thomas : pouvez-vous attester qu’il s’agisse d’un Desproges authentique? De nos jours, mondialisation oblige, trop de faux Desproges circulent. J’aimerais, dans ce monde qui se dérobe, conserver quelques points de repère « stables ».

    1. Avatar de Thomas

      C’était de mémoire mais en cherchant sur le web, j’en ai la confirmation dans une réaction de lecteur sur rue boursier .com

      http://www.boursier.com/vals/all/papandreou-assure-qu-athenes-fera-tout-pour-reduire-son-deficit-feed-60558.htm

      Je doute que ce posteur et moi nous ayons tous les deux la mémoire qui flanche de la même façon. Cette phrase n’est pas dans « les étrangers sont nuls » mais on sent qu’elle n’est pas loin dans le texte, il a du la commettre ailleurs.

      Bien d’accord avec vous, c’est un nom à ne pas gaspiller.

  2. Avatar de Emmanuel Haydont

    La dette structurelle, une réinvention du pêché originel ! Avec les mêmes effets: La peur et le moyen de prélever des richesses sans fin sur le dos des travailleurs.

  3. Avatar de zébu
    zébu

    On y va et on y va tout droit en klaxonnant :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/04/01011-20100304FILWWW00579-icesave-le-referendum-aura-bien-lieu.php

    Sachant l’humeur islandaise, on y va donc en connaissance de cause. En clair, ‘on’ fait le pari que l’Islande viendra supplier le FMI pour obtenir des prêts.
    Mais ‘on’, le RU et la Hollande (et plus largement, quand même, l’UE qui a laissé faire), ne sait pas ce que l’on fait en ouvrant ce type de porte.

    Ce sera un ‘non’. Et un autre pour l’entrée en UE. Puis un autre ‘non’ au FMI. Suivant d’un autre ‘non’ aux autres créditeurs. Défaut total.
    Et un très mauvais exemple pour tous les peuples qui commencent à s’échauffer.

    Il me semble que l’on atteint là un point ‘de nervure’ dont parlait P. Jorion. On verra vers où cela mènera.
    En tout cas, le gouvernement islandais n’a pas été assez bête pour tenter le ‘forcing’ et imposer un mauvais accord plutôt que pas d’accord. Cela indique bien la suite des évènements, politiquement.
    Car le gouvernement islandais, une fois engagé dans cette voie, pourra difficilement faire machine arrière.

    Mais de cela, il est vrai qu’un (futur-ex ?) gouvernement anglais en campagne électorale et un futur-ex gouvernement hollandais s’en contre-foutent.
    C’est là toute l’ironie de l’histoire : on récoltera ce que d’autres déjà partis auront semé.

    Tant il est vrai que la responsabilité quant au futur n’est pas la principale qualité des gouvernements politiquement faible et en partance. C’est une leçon à méditer. D’autant qu’elle ne concerne pas que ces deux pays mais bien l’UE, à minima, dans sa globalité.

  4. Avatar de Drachme O'Clefs
    Drachme O’Clefs

    dette d’état ou fond souverain ?

    l’état est à la tête d’une dette sans fonds puisqu’il s’agit d’organiser la vie en société !

  5. Avatar de charles
    charles

    La situation ne semble pas réglée du tout, avant la visite de Papandréou à Mme Merkel demain

    « While Papandreou is risking a backlash at home to meet European Union demands for more cuts, Merkel is facing domestic opposition to tapping taxpayers to extend a financial lifeline to Greece.

    “There would be no understanding in Germany for bailing out Greece,” Henrik Enderlein, a political economist at the Hertie School of Governance in Berlin, said by phone. “It’s a bit of catch-22 situation: if you give in to Greece and you put 5 billion or perhaps even 10 billion into some kind of rescue package or into some guarantees, then the German government would look irresponsible. However, if it doesn’t, then European Union leaders might put a lot of pressure on Merkel and say, look, we have to bail out Greece.” The EU is devising a plan to grant Greece about 25 billion euros in emergency aid should the need arise, German lawmakers have said, enough to cover the maturing debt. One option could involve using state-owned lenders such as Germany’s KfW Group to buy its bonds.’
    Greece sells bonds as deficit cuts fuels protest

  6. Avatar de liervol
    liervol

    Je suis fatiguée des dettes des états, les états n’ont de dettes que parce qu’ils apportent la paix sociale aux entreprises capitalistes libérales à mort. Supprimer donc toutes les aides ici en France et voyons si le peuple ne descend pas dans la rue pour demander en autre des hausses de salaires.
    Ce n’est pas à l’état de subvenir aux besoins des entreprises de payer de toujours moins pour gagner toujours plus, mais c’est à l’état de dire stop à trop de profits pour les uns et trop de misères pour les autres.
    Une grosse partie de la dette des états, n’est rien d’autre que le profit qui s’accroit du capital au détriment du travail.

    1. Avatar de Gisèle
      Gisèle

      Ce ne devrait pas non plus être à l’entreprise de financer la protection sociale.
      A votre avis, pourquoi avons nous perdu toute notre compétitivité !

  7. Avatar de BA
    BA

    Jeudi 4 mars 2010 :

    Grèce : la grogne sociale monte, le gouvernement évoque un recours au FMI.

    La mobilisation s’est amplifiée jeudi en Grèce contre les mesures d’austérité annoncées la veille par le gouvernement, qui n’a pas exclu un « recours au Fonds monétaire international » pour éviter la faillite.

    Au fil de la journée, les annonces de grève de 24H ou arrêts de travail pour vendredi 5 mars n’ont cessé de tomber : le trafic des aéroports grecs sera ainsi paralysé de 12h à 16H locales (10H-14H GMT), les transports terrestres perturbés, et les écoles primaires et secondaires fermées.

    La chancelière allemande Angela Merkel, qui doit recevoir vendredi M. Papandréou va lui dire « très clairement » que la Grèce doit résoudre elle-même ses problèmes budgétaires, a de son côté affirmé le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüderle.

    « Nous devons être fidèles au principe selon lequel chaque pays doit résoudre ses propres problèmes », a-t-il ajouté.

    Boursorama

  8. Avatar de laurence
    laurence

    @ zebu,

    ce ‘NON’ islandais me fait chaud au coeur.

    Il est simple, dinge et déterminé. ‘Nous péférons gérer les conséquences de votre inconséquense plutôt que de nous soumettre davantage.’

    Quelle leçon !

    Et les grecs râlent et paralysent le pays !!,!

    Que des bonnes nouvelles !!!

    1. Avatar de liervol
      liervol

      Nous sommes tous des islandais : nous subissons les effets d’une bulle du crédit qui ne vient pas de chez nous (peuple) et qu’on nous demande de payer.
      Nous sommes tous des grecs : nous n’avons pas à nous saigner pour qu’ils gagnent toujours plus de fric. Nous n’avons pas à constater la bouche ouverte qu’ils ont alimenté les banques et que celles ci au lieu de régler pas à pas la facture préfèrent distribuer aux actionnaires et aux gros salaires. Nous n’avons pas à constater l’argent gratuit pour les uns, la misère pour les autres.

  9. Avatar de charles
    charles

    Sur votre notion de dette éternelle, un commentaire d’un observateur averti, David Rosenberg:

    « Greece here, Portugal there. Did you know that the structural deficit-to-GDP ratio is actually higher in the U.S. (7.8%) and the U.K. (7.6%) than it is in Greece (6.1%) and Spain (5.8%)?  »

    Fiscal Follies

  10. Avatar de BA
    BA

    Berlin « ne donnera pas un cent » à la Grèce.

    Le Premier ministre grec Georges Papandréou, attendu à Berlin ce vendredi, a assuré dans la presse allemande qu’il venait chercher « le soutien » de son homologue Angela Merkel, pas de l’argent, et affirmé que les Grecs n’étaient pas plus corrompus que les Allemands nazis.

    Le ministre allemand de l’Economie Rainer Bruderle a affirmé pour sa part vendredi que « le gouvernement (…) ne donnera pas un cent » à la Grèce, à quelques heures d’une rencontre entre la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre Georges Papandréou à Berlin.

    Le chef du gouvernement grec s’est insurgé contre l’image renvoyée par la presse allemande, qui suggère que les Grecs attendent une aide financière de l’Allemagne. Le quotidien le plus lu d’Allemagne Bild est en outre parti en campagne contre le gaspillage et la corruption en Grèce.

    « Nous n’avons pas demandé au contribuable allemand de nous payer nos vacances et nos retraites, affirmer cela est injuste », s’emporte M. Papandréou. « Et les Grecs n’ont pas la corruption dans les gènes, tout comme les Allemands n’ont pas le nazisme dans les leurs », ajoute-t-il.

    Certaines personnalités grecques avaient mis en rapport la misère économique grecque actuelle et les dégâts causés par la deuxième guerre mondiale dans le pays, renvoyant la responsabilité à l’Allemagne. Pour M. Papandréou, mettre les deux choses en rapport n’est « pas à l’ordre du jour.
    Il estime toutefois que la question des réparations de l’Allemagne est « une question en suspens », alors que Berlin a indiqué la semaine dernière que le sujet était clos depuis des années.

    Boursorama

  11. Avatar de liervol
    liervol

    Gisèle dit :
    4 mars 2010 à 22:12

    Ce ne devrait pas non plus être à l’entreprise de financer la protection sociale.
    A votre avis, pourquoi avons nous perdu toute notre compétitivité !

    Compétitivité, concurrence et j’en passe mais vous n’en avez pas marre de ces stupidités, l’homme n’est pas une chose dont on doit disposer dans le seul but du règne économique qui instaure uniquement l’enrichissement comme devenir de l’homme.

    Gisèle mais réveillez vous, jetez donc ces concepts que vous avez dans votre tête comme étant la vérité et le seul moyen de vivre ensemble

    C’est l’économie qui doit être au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie.

    La concurrence la compétitivité, tout cela c’est le contraire de ce qui est à faire :
    il faudrait agir tous ensemble à construire de belles choses à soigner notre belle planète à donner des rires autant que le gite et le couvert à tous, l’inverse du capitalisme

    Comment voulez vous changer le monde si la majorité comme vous Gisèle parle encore de compétitivité et de concurrence reprenant les propos de ceux justement qui oppressent et pressent les peuples que pourtant ils subissent chaque jour mais qu’ils légitiment comme étant la seule société possible ici bas…

  12. Avatar de liervol
    liervol

    Je ne suis pas communiste mais je vais voter communiste aux régionales et dorénavant à toutes les élections. En définitive quand existait encore le rideau de fer, à l’ouest les gros capitalistes n’abusaient pas comme aujourd’hui de peur de voir s’étendre ce fléau…
    C’est ce qui manque aujourd’hui un contre pouvoir puissant.

  13. Avatar de Jeebee
    Jeebee

    On marche sur la tête.

    La france et l’Allemagne sont des pays endettés.

    La KfW/Caisse des depots achète des actifs « pourris » grecs invendables, disons « BBB ». Avec quel argent ils vont acheter ces titres? Au final ce sera fait en contractant une dette souveraine francaise ou allemande « AAA ».

    Quelle différence avec du Subprime?

  14. Avatar de laurence
    laurence

    @ Liervol,

    hum, le contre-pouvoir, ce ne serait pas nous ?? 😀

    1. Avatar de liervol
      liervol

      Nous, je ne crois pas, l’image qu’on peut donner de nous certainement.

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