Le temps qu’il fait, le 7 mai 2010

Le « mystère » de la bourse de New York
L’ère du semblant
Un vent de panique
Les avantages sociaux et les retraites en France
Les politiques et la crise

Un article publié samedi (8 mai) dans le Wall Street Journal confirme l’analyse du plongeon de la Bourse de New York jeudi, que j’offre dans la vidéo : Computer Trading is Eyed. Il n’y a pas eu erreur humaine mais krach.

NB : Je dis à un moment : « Les banques fédérales… », au lieu de « Les banques centrales… »

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224 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 7 mai 2010 »

  1. Bonjour M. Jorion

    Merci pour ce travail d’analyse … Il est précieux de vous lire.

    Comment va Théodore ?

    1. « vous lire » ? . S’agissant des « Le temps qu’il fait »
      votre remarque m’intéresse:
      Les membranes en carton des HP résistent mal à l’humidité.
      Mon ordinateur est le résultat tiré de plusieurs poubelles,
      inévitablement affectées par l’humidité ou un taux d’ hygrométrie
      élevé. Bref, cet ordinateur en l’état est muet et en acheter
      serait difficile.
      D’où la question: comment faite-vous pour lire « Le temps qu’il fait »
      hebdomadaire ?

    2. Comment va Théodore?

      Ça c'est marrant, parce que je me suis posé la même question. J'ai carrément été regarder la photo qui nous annonçait sa naissance en écoutant la vidéo… Étrange association d'idée…

  2. Nos dirigeants europeens et mondiaux se reunissent. Le G7 par telephone et le sommet europeen a Bruxelles. Les mesures proposees par A. Merkel et N. Sarkozy hier dans une lettre conjointe aux institutions europeennes restent un peu palotes vu les circonstances:
    – Ils soulignent d’abord qu’ils faut respecter le principe de responsabilite budgetaire de chaque Etat. Traduction: il faut punir les irresponsables et ne pas effectuer de transferts de richesse.
    – Un systeme de surveillance pour les vilains petits canards.
    – Rendre le pacte de stabilite plus flexible.
    – Les allemands revent de mettre en place une procedure d’insolvabilite pour que le defaut de paiement des Etats se passe de maniere controlee. Les Francais refusent.
    Voila! C’est tout ce dont on va discuter aujoud’hui et ils n’arriveront peut-etre meme pas a se mettre d’accord. Ca promet!

    1. bon ça bouge, Paul Jorion parle du CNR, plus les réseaux Valmy et Vercors , c’est d’actualité

  3. Merci Paul

    A la fin de votre intervention vous suggérez que les politiques de haut rang seraient incompétents ou impuissants .
    En tous cas trop lents à prendre une décision.
    Qui les empêche d’agir ?
    S’autocensurent-ils?
    Préfèrent-ils être déclarés incompétents ou nuisibles?
    Ont-ils peur des Peuples ou d’une autre entité?
    Bien des questions qui trouvent une réponse dans le fait que les paradis fiscaux ne sont toujours pas inquiètés.

    1. Ah, les paradis (fiscaux, artificiels…) et les trusts (juridiques) : « in God, we trust »

      Beaucoup de causes, de postulats, de bénéficiaires opaques et de victimes aveugles, aveuglées ou consentantes (au choix) dans le même temps que les conséquences sont en pleines lumières et pour tous –> Nous sommes ici très très loin des intérêts publics, des Etats dits Nation, du bien commun et du sens commun… C’est tellement énorme qu’à peine imaginable.

      En vous laissant méditer ces quelques mots et maux,

      Cordialement

    2. C’est vrai, les paradis fiscaux sont les tumeurs cancéreuses de ce monde.
      Le problème est que beaucoup parmi les puissants de ce monde en profitent allègrement…

  4. merci de me citer Monsieur jorion 🙂 « oroboros » c’est mon login depuis début 2008 pour ces mêmes raisons que vous évoquez…. Une implosion… quelque chose qui s’engloutit en lui même.
    en parlant de la finance en particulier j’évoque plutôt Narcisse…. qui se noie dans son image.
    j’ai aussi holodomor comme login, je croise les doigts pour ne pas devoir l’utiliser un jour…
    n’oublions pas que la grèce c’est aussi de grands mythes ! homme de théâtre, j’ai un faible pour Prométhée.

  5. Vous êtes vraiment un esprit libre Mr Jorion,je suis impressionné par votre analyse notamment par celle concernant la chute de Wall Street.Je pense que celle ci sera reprise mais il y a de forte chance que l’on oubliera de citer l’auteur.

  6. Cher Monsieur Jorion,

    A part « consommer de la contestation » , et s’informer sur votre blog,
    quelle stratégie suggérez-vous à l’échelon individuel pour agir, un tant soit peu, dans ce contexte?
    Adhérer et aussi travailler dans un syndicat, voter de manière marginale?….
    Autre?
    cordialement
    th M

    1. Ah, « construire une cabane »…Certains feraient les plans, d’autres amèneraient des planches, des clous, leurs bras…
      Mais les grands arbres sont dans les domaines.

  7. Mais non monsieur Jorion, ce n’est pas de la colère, c’est un recadrage clair et concis concernant les principaux acteurs de la crise sans précédent que nous vivons.

    Il fallait que ce soit fait, vous l’avez fait, et tant mieux si cela montre en quelques mots la réalité de ce que nous vivons.

    bon week end à vous aussi.

  8. Merci d’être là. J’allais dire, sans vous le monde serait invivable, je le pense.

    Vous dites que ça va très très vite. Je m’en doutais, grâce à mes propre calculs sur l’estimation de la « chute ». Il y a des facteurs psychologiques en économie lorsqu’on pari sur l’avenir, dans des bulles spéculatives, et des facteurs « cybernétiques », de rétroaction. La rétroaction (négative) me paraissais énorme, depuis longtemps !

    Pour détendre l’atmosphère :

    http://www.youtube.com/watch?v=rZ7BSmS6aLc

  9. Le temps qu’il fait ?

    Sommes-nous -à tout point de vue- rentré dans « l’année sans été « ?…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9e_sans_%C3%A9t%C3%A9
    A quelque chose malheur est bon: cette année 1816 vit la création des « viennoiseries », fruit
    des exigences gustatives des officiers autrichiens occupant Paris, et du savoir-faire de la tradition
    boulangère française…
    L’histoire n’est faite que de rebondissements, courage!

  10. Je ne peux concevoir que nous soyons gouvernés par des imbéciles comme vous le dites. Je vois plutôt l’explication au travers des forces des lobbies dont nous, simples citoyens, ne pouvons mesurer la force de nuisance pour des objectifs dépassant les Etats.

    1. à reveil : Nous sommes gouvernés par des gens -qui pensent surtout à leur réélection. -qui sont formatés par leurs études et leur milieu -qui favorisent
      -qui sont menés aux pouvoirs par les lobbies auxquels vous faites allusions –
      etc…

    2. Malheureusement je m’inscrit en faux (comme on dit en langue de bois) sur vos assertions. Ceux qui nous gouvernent n’ont strictement rien de génies inspirés. Ils ont simplement su, à certains moments, profiter d’un système (le parti politique) qui propulse très vite ceux qui se distinguent de la masse des militants (en général par davantage d’hypocrisie) dans des positions élligibles.
      Dès lors, le bon peuple qui ne peut voter que sur ceux qu’on leur propose, les a ammenés « aux responsabilités », positions qu’ils défendront ensuite becs et ongles -pour certains particulièrement « tueurs » – pendant 40 ans.
      Pour commencer à voir un changement il faudrait déja que la mission politique soit du même ordre que dans le cadre des jury citoyens c’est à dire non-cumul des mandats (en temps et nombres) et rémunération symbolique. Celà suppose un statut de l’élu afin que, par exemple, les entrepreneurs et cadres puissent être représentés à l’AN dans une proportion correspondant à la réalité du terrain et qu’au delà de leur mandat, ils puissent retrouver leur job.
      Même si cette option (demandée avec force par les militants du PS depuis de nombreuses années) prend quelques consistances depuis 2008, les obstacles et les arguments développés par ceux qui bénéficient du système (l’ascenceur social au travers du parti, mais aussi les « obligés ») font que ce n’est pas demain qu’elle verra le jour, et la « parité » n’est même pas mentionnée.
      Dès lors, comment espérer que nos leader politiques soient autre chose que des fonctionnaires promus, qu’ils soient compétents en économie, en finance, en marketing, en industrialisation, en stratégie, en animation d’équipes, ect, ect…?

    3. réveil,

      Laisser penser que les lobbies seraient absolument puissants voudrait dire que les politiques sont absolument impuissants. Or ce n’est pas une description objective de la réalité. Cela n’a pas de sens que de l’affirmer car l’existence même du lobbiste suppose l’existence du politique dont il s’agit d’influer les décisions en sa faveur, ce qui montre bien que le pouvoir de décision in fine se trouve du coté des politiques.
      A l’instar du phénomène de la corruption, où pour qu’il y ait corruption il faut un corrompu et un corrupteur, donc une vision commune des choses, l’action du lobbiste suppose des politiques dont les représentations du système sont homologues de celles des lobbistes. Ce n’est donc pas ou bien les lobbies, ou bien les politiques. Nonobstant, du point de vue de la démocratie la responsabilité des politiques est la plus lourde : les politiques à la différence des lobystes sont élus et disposent de tous les leviers des appareils d’Etat. La crise révèle certes la puissance d’une finance dont les dégâts dépassent les capacités de financement des états mais ceci n’est valable que si l’on raisonne encore et toujours dans le cadre d’un système inchangé.

      Or, en instaurant de nouvelles règles le pouvoir politique reprend ipso facto le contrôle de la situation, créant le vide autour des lobbistes. C’est d’ailleurs toute la réflexion de Paul Jorion que de cibler les quelques points névralgiques du système pour le faire muter. Comme sur un voilier la petite impulsion sur le gouvernail permet de changer de cap. Les politiques manquent tout à la fois d’esprit de décision, à cause des échéances électorales, et d’analyse lucide des priorités, parce qu’ils n’ont pas encore fait le deuil de l’ancien système. Bref, les politiques s’abstiennent tout à la fois de mettre de la voilure et demeurent en pilote automatique. Meilleur moyen d’être à la merci du système et de ses cyclones dévastateurs.

      Le pouvoir politique existe bien, seulement les politiques n’exercent pas leurs prérogatives comme il le devraient, c’est à dire pour l’intérêt commun. Tout n’est qu’une question de circonstances. Plus le temps passe plus nous nous rapprochons des seuils au delà desquels il n’y aura plus d’autre choix pour eux, je veux dire les gouvernants, que d’imposer leurs choix au monde de la finance, sous peine de disparaître avec le chaos qu’ils auront laissé s’installer. Ou bien que d’autres politiques peu connus ou encore inconnus montent au créneau portés par les forces mêmes qui désagrègent le système

  11. @ Paul Jorion

    Quelle saine colère ! Hier, a eu lieu un meeting unitaire de l’autre gauche, on a entendu le même discours que le votre. Vous auriez pu en être !

    Il n’y a rien à espérer des partis politiques conventionnels, il sont programmés pour servir le TINA. Nous au Front de Gauche, on pense que ça va se finir comme en Argentine: « Que se vayan todos ». Lors de cette révolution, ils avaient viré les oligarques et les politiques pourris du pays. C’est avec ceux qui resteront qu’on pourra faire ce gouvernement d’union nationale, et nous aurons besoin de gens comme vous.

    Que pensez-vous de faire un travail en commun avec Lordon, Sapir, Todd… pour déboucher sur un « Pact Jorion » à faire signer aux présidentiables ? (Si tant est que ça puisse attendre 2012…)

    1. Jorion, Lordon, Todd: la trilogie originale et innovante,
      pour comprendre plus que notre époque.
      Pour la question Jorion et Lordon, faites Jorion Lordon
      sur Google. Un pdf vous donnera quelques réponses.
      J ‘en profite pour dire que ces 3 penseurs sont
      indispensables à la compréhension d’une époque.
      Chacun possède ses qualités ( sincèrement :exceptionnelles)
      et tous ensemble, ils se complètent. Une collaboration
      sous une forme ou une autre est à souhaiter.
      Je regrette qu’ une tentative soit restée sans réalisation.
      (le pdf vous en dira plus.)
      Le chacun pour soi ( le chacun dans son monde) est regretable.
      Je n’ai pas inclus Sapir parce que je connais peu – pas de livre
      de lui.
      Investir dans le politique traditionnel: douteux.
      La pédagogie sans support politicien est (peut-être) plus judicieux (?)

    2. En plus de Jorion, Lordon et Todd, je voudrai ajouter une femme, Dominique Méda dont le livre « Au-delà du PIB, pour une autre mesure de la richesse » est une base que tout le monde devrait avoir lu.

    3. @ Daniel

      Merci, j’ai retrouvé le PDF. De l’eau a coulé sous les ponts depuis 2 ans. Paul semble rester ouvert si j’en juge ce que j’y lis. Vous avez raison, le « chacun pour soit » est une gangrène. Je sais de quoi je parle, je suis au parti de gauche (on tente désespérément de réunir tous les nombrils de la gauche antilibérale mais pour l’instant, les néolibéraux peuvent encore dormir tranquilles).

      Quand Paul en a appelé à un « gouvernement d’unité nationale », « par-delà les divergences conçues aujourd’hui comme irréductiblement inconciliables, lancer une ultime tentative de sauver ce qui peut encore l’être. », j’ai pensé que notre quatuor serait plus compétant pour le faire que les politiques complètement largués ou aveuglés par leurs dogmes… et leurs nombrils.

      Voici ce que vient d’écrire F.Lordon:
      http://blog.mondediplo.net/2010-05-07-Crise-la-croisee-des-chemins#forum59072

      Jacques Sapir à « Ce soir ou jamais » du 5 mai
      http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1043

      Enfin, 18 mesures, issues de la synthèse de 11 penseurs dont nos 4 économistes préférés:
      http://usbek.blogspot.com/2010/04/crise-le-systeme-est-au-bord-du-gouffre.html

    4. Bonjour,

      Le Front de gauche a voté contre le plan d’aide à la Grèce.

      Dénoncer les choses, c’est bien (et j’en fais parti), mais voter contre un plan d’aide, même imparfait, c’est vraiment débile.

      Il est aussi naïf de croire que le fait que quelqu’un d’autre (Paul Jorion) dénonce les même chose qu’un parti politique (le front de gauche), fait que celui-ci est d’accord avec les propositions de ce parti politique.

      A chaque fois que j’entend parler Jean-Luc Mélenchon, c’est pour entendre des trucs populistes à souhait et des propositions qui peuvent plaire de prime abord, mais qui ne peuvent avoir que des conséquences néfastes.

    5. Excellent, cela fait un bail que j’espère en la rencontre de Paul Jorion et Frédéric Lordon (je les imaginais à « C dans l’air » ou à « A vous de juger » histoire de nous décoiffer).
      + Emmanuel Todd bien sur et quelques autres.
      Pourquoi pas oncle Bernard qui nous rendra maris.
      Merci pour le lien UZBEK, super.
      On progresse à grands pas et on reprend un peu espoir.
      J’avais découvert F Lordon en l’écoutant dans ma voiture expliquer les subprimes aux auditeurs de « Là bas si j’y suis » de Daniel Mermet, c’était lumineux, à tel point que mon passager qui ne s’intéressait pas trop à ce sujet avait compris et était séduit par la limpidité de la démo.
      Depuis je dévore les articles de F Lordon dans le Monde diplo.

  12. Le HFT est en effet génant. Il supprime des traders.
    Hors, avec deux traders attelés à une charrue, je vous retourne facilement un champs. Ce qui serait bien plus utilie prochainement.

    Sinon, Réveil, complètement d’accord avec vous. A un bémol près : le système a montré en 2008 que l’on ne pouvait se passer de son Ponzi.
    Et là, les politiques savent que les peuples de la terre entière seraient dans la rue. Ils sont donc complices « obligés »…
    Et puis… allez déclarer en public : « je vous ai trompé depuis des années (siècles) », c’est pas bon pour la « carrière »…

    1. Hum … Je crois que c’est bon pour au l’une d’entre elles, de carrière : le marbre (ou le granit, selon les aspirations et les moyens).

  13. Si l’accélération de la chute hier soir est due à l’interruption d’activité du high-frequency trading causée par la panique générale, on peut craindre le pire pour les bourses à l’avenir. La plupart des spécialistes mentionnent la chute brutale de Procter & Gamble, un titre « bon père de famille » qui d’ordinaire bouge très peu, à la hausse ou à la baisse. Hier, le titre a traversé un trou d’air en passant de de 62$ à 39$ pour finir à 61$, ce qui signifie que dans l’espace de 15 ou 30 minutes, il n’y avait plus de contrepartie, jusqu’à ce que les « circuit brakers » et les programmes automatisés d’achat sur des supports techniques se mettent en route.

    1. Dois-je dénoncer ma voisinne qui commère un peu sur les bords…??? Geumeul demande.
      Je ne voudrais surtout pas qu’elle arrête de me faire ses yeux doux à chaque fois que je la croise…

      Quand j’y repense… Le gars (avec tout le respect que je ne lui dois pas) voudrait un soupçon de vérité et de réalité dans tout ce boxon.
      Nous sommes en plein subjectif et il vient de découvrir que ça allait trop loin. Magnifique.
      Barnum ou Pinder l’embaucherait avec un pont d’or.
      J’en veux deux comme ça tous les jours histoire de dérider.

  14. Bonjour Paul,
    Tres bonne intervention!

    Vous dites
    « NB : Je dis à un moment : « Les banques fédérales… », au lieu de « Les banques centrales… » »

    … c’est les possibilites d’evolution en Belgique qui vous ont fait fourcher? 😉 Je plaisante, mais d’un autre cote le spectacle de la situation politique en Belgique est egalement affligeant. Se disputer pour des queues de cerises, on connait. Heureusement (ou malheureusement) que le poids de la Belgique dans le monde n’est plus ce qu’il etait il y a une grosse centaine d’annees. 🙁

  15. « L’inquiétude grandit en France et en Angleterre’.Cette dernière propose une conférence entre l’Allemagne, l’Italie, la France, l’Angleterre et la Tchécoslovaquie. Ce sont les honteux accords de Munich du 29 septembre Une seule journée de conférence suffit, à une heure du matin tous les représentants des pays cités ont déjà signé : les Tchécoslovaques devront quitter la région des Sudètes avant le 10 octobre.
    C’est là que Daladier, acclamé à son retour au Bourget, dit à son chef de cabinet « ces imbéciles, ils ne savent pas ce qu’ils applaudissent » Non seulement ils venaient d’abandonner les Tchèques à Hitler, mais aussi abandonner les espagnols à leur sort. N’avaient-ils pas décidé de ne rien décider et de ne pas choisir entre les deux camps. En Espagne, la victoire des Nationalistes semble acquise et  » les démocraties  » soit, s’y étaient résignées, ou l’avaient secrètement désirée.  »

    La vérité et le politique sont chien et chat de nature,

    et la vérité est insupportable de toute façon qu’elle soit dite ou suggérée

    et pourtant elle parle

    1. Accord honteux, certes, mais la France et l’Angleterre n’étaient pas militairement prêtes à cette époque pour le conflit. Il fallait bien gagner un peu de temps, et reculer pour mieux sauter; idem pour l’accord germano-soviétique.

  16. En lisant ce blog jour apres jour depuis un an environ maintenant,les gens se demandent souvent : »mais comment peut on agir concretement,individuellement ou en groupe pour que les choses changent? » .Au delà de personnes comme vous ou Mr Leclerc et d autres qui nous aident à entrevoir et décoder la logique du système (et sa fin)à travers ce brouillard d illusions,d informations, d enchainement d évènements parfois incohérents ou mal interprétés par d autres…oui au delà de tout ça il n ‘y a pas de questions sur le comment peut etre (surement ) le pourquoi mais le comment s’effectura naturellement presque instinctivement malheuresement ,par survie ,colère ,révolte et desespoir lorsque les gens sortiront de cette matrice,de ce doux rêve (façon de parler)à l image de ce qui se passe en Grèce,la virtualité de ce monde s effondre…
    Petite musique d ambiance qui cadre bien avec cette actualité morose
    http://www.youtube.com/watch?v=RuY4qp1DsBM&feature=fvst

    1. Amusant, ce blog.

      Sinon, pourquoi flippant..???
      La réalité fait peur…??? On est plus habitué..??? Trop bercés d’illusions…???

      Ca fait 20 ans que je cherche des responsables en entreprises… y’en a plus : trop peur de se faire virer.

  17. Nous allons de découvertes en inventions.
    Avec les divers états de la matière, il faudra désormais
    compter les divers états du pognon, et la toute dernière trouvaille :
    c’est le fric élastique.

  18. rassurons-nous : on a trouvé ! c’est juste un trader qui a foutu la merde d’hier, si si, http://www.lefigaro.fr/bourse/2010/05/07/04013-20100507ARTFIG00377-le-trader-qui-a-fait-paniquer-wall-street.php : il a confondu ‘millions’ et ‘milliards’ en tapotant avec ses gros doigts pour passer un ordre… c’est ballot quand même non ? voilà ce que c’est que de ne pas avoir joué assez, enfant, avec les briques lego qui dégourdissent les petits doigts…

  19. @Paul Jorion et @tous,

    Vous parlez de faux semblants !
    Mais savez-vous que les données macroéconomiques de base telles que le tx d’inflation et donc les grands agrégats tels que PIB réel sont totalement manipulés et faussés mais à un niveau tout à fait incroyable aux USA depuis une certaine réforme sous Clinton ?
    Ce qui expliquerait pour beaucoup la surprenante reprise tellement vantée mais en réalité complêtement factice et arrangée !

    Je conseille vraiment à tout le monde de regarder et faire connaître cette vidéo.

    http://jcbonsai.free.fr/cc/CH16.html

    (merci à quelqu’un d’ici, je ne sais plus qui, d’avoir fourni ce lien vraiment très intéressant)

    Et qu’en est-il en France et en Europe ? Mis à part les manipulations habituelles autour des chiffres du chômage dont on sait le crédit à leur accorder.

  20. Bonjour,

    J’ai découvert votre blog depuis maintenant 6 mois et j’apprécie fortement vos analyses quotidiennes, mais j’ai l’impression en vous lisant que vous parlez moins de la région Asiatique que du monde occidental. Vous parlez d’un modèle complexe où il faut analyser tous les facteurs au niveau global pour connaître la cause…. « de métastases »…. et ensuite, vous parlez d’un vent de panique… Est-ce que le vent de panique est différent aux Etats-Unis, en Europe, en Chine ? Par exemple, il serait intéressant d’avoir votre avis et votre analyse sur l’impact de la crise du monde banquaire sur le monde asiatique…

    Christophe

    1. Bien vu, Christophe.
      Et on va réfléchir par différentiels. (lles, car je suis un fana de Maths.)
      Aux US, ce sont les « grands » patrons de multinationales et les milliardaires qui détiennent le pouvoir.
      En Chine, c’est le « parti » (communiste… lol)
      En n’oubliant surtout pas que les chiffres qu’ils publient ne sont OBSOLUMENT pas vérifiables…
      (mais bon : donnez-moi des chiffres fiables n’importe où sur la planète, et je vous paie des cerises de la vallée des fruits des boucles de la Seine)

      Ainsi, quand le parti décide que les fonds propres des banques devront passer de 15% à 15,5%.. les banques font.
      Quand le parti décide que les banques devront prêter un max pour arriver au « 8% » de croissance (soit disant chiffre fétiche des asiatiques) les banques font. (des bétises, car leur économie surchauffe)
      Quand le parti décide que les ouvriers devront travailler 70 heures par semaine pour avoir le droit de vivre avec le même niveau de vie que les Américains, les Chinois font.
      Quand le parti a promis à chaque Chinois qu’il aura le même niveau de vie que les Américains s’ils bossent, là, par contre, ce sont les dirigeants qui font. (dans leur froc, car c’est pas gagné d’avance)

      Et ainsi, vous avez pu constater que les US ont menacé en début 2009, de donner le montant des comptes bancaires en terres étrangères des dirigeants chinois. Ca s’appelle de la « diplomatie »

      Bon ou mauvais système..??? en tout cas, tout système basé uniquement sur l’argent n’amène qu’à des catastrophes.

  21. Si l’on en croit l’agence Bloomberg et comme le disait Paul Jorion, c’est bien l’absence de contrepartie (et de liquidité) sur les marchés électroniques qui a créé le trou d’air hier à New-York. Certains titres d’entreprises majeures comme Philip Morris ont perdu plus de 90% de leur valeur en quelques minutes avant de remonter tout aussi subitement. Ce scénario de « syndrome chinois » a pu être exploité par certains traders, lesquels avaient peut-être anticipé cette possibilité.

    « Larry Leibowitz, chief operating officer of NYSE Euronext, said trades sent to electronic networks fueled the drop. While the first half of the Dow Jones Industrial Average’s 998.5-point plunge probably reflected normal trading, the decline snowballed as orders went to venues lacking liquidity to match them, he said in an interview with Bloomberg Television.

    “If you look at the charts you can see fairly clearly where the trades came in,” he said from New York. “It’s that V-shaped drop where it came down and snapped right back up. You had some very high-cap stocks trading down 50 percent or large percentages in a split instant because there really was no liquidity in electronic markets.”

    New York Stock Exchange spokesman Rich Adamonis said “there were a number of erroneous trades” during the slide. The Dow Jones index ended the session down 347.8 points, or 3.2 percent, to 10,520.32 at the close of trading.

    90% Plunge

    Accenture Plc, Exelon Corp. and Philip Morris International Inc. were among 27 U.S. stocks with at least $50 million in market value that dropped more than 90 percent as U.S. equities tumbled, before recovering by the close, according to Bloomberg data excluding exchange-traded funds.

    Nasdaq OMX Group Inc. said 286 securities that rose or fell more than 60 percent during the stock-market’s plunge will have trades canceled. The exchange had no problems with its computer systems, spokesman Robert Madden said in a statement.

    U.S. Representative Paul Kanjorski, a Pennsylvania Democrat, set a May 11 hearing to examine what caused stocks to plunge. He also sent a letter to SEC Chairman Mary Schapiro seeking the agency’s views on the incident, and asked what authority the SEC has to prevent futures crashes. »

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aXCY62tQ0Dxk&pos=3

  22. En Allemagne et dans d’autres pays, on raconte aux gens, par l’intermédiaire de la presse, qu’un incident informatique serait la cause du « mystère » de la bourse de NY. Cela fait partie du catalogue des dèsinformations auquel les citoyens ont droit, que ce soit au sujet de la pauvre Grèce ou d’autres évolutions pathogènes de l’économie et des finances. Je ne cois pas à une solution immédiate, les choses avancent lentement, faussement, car trop de gens trouvent leur compte dans le système actuel, sont recompensés, encouragés, promus, auréolés par ce système. La situation dans son ensemble me rappèle un jour d’été où il fait très lourd, on attend l’orage avec impatience.

  23. Mais au fait, si c’était les ordinateurs, alimentés par ces logiciels très pointus, qui, suite à l’application de leurs modèles rationnels, avaient décidé d’enclencher la chute, l’humain leur étant devenu irrationnel et, par conséquent, déraisonnable. Le laps de temps de panique correspondrait alors au délai qu’il a fallu à ces humains irrationnels et déraisonnables à débrancher ces fichus ordinateurs qui semblent en savoir bien plus que nous. Matrix serait-il en action ?

  24. Pourquoi devrait-on rencontrer chez nos politiques une intelligence, une vision particulière? Ils ont été éduqués comme nos ‘économistes’, nourris à la rhétorique ultra-libérale, et pour eux le monde macroscopique se réduit à une abondance de ‘monades’ poursuivant leur intérêt propre et s’entrechoquant sur le ‘marché’. Ainsi, Sarkozy n’a qu’une idée en tête: sa réélection en 2012. Le monde n’est qu’une extension de son ego. Pareil pour Berlusconi. Angela Merkel devrait, je dis bien ‘devrait’, avoir une autre conception des choses, ayant été élevée comme fille d’un modeste pasteur luthérien, mais elle partage avec ses homologues français et italien l’obsession de la victoire électorale, compliquée par les souvenirs amers d’une enfance passée en RDA, ce qui lui fait perdre de vue les véritables enjeux.

    Restent les dirigeants européens dits de gauche (Zapatero, Gordon Brown, la gauche française en général, etc.). Mais outre qu’ils sont tout à fait perméables aux ‘idées’ libérales en matière d’économie, ils ont perdu de vue la fonction tribunicienne et pro-salariat traditionnellement associée à leur tendance politique. Gambetta, Jaurès, Gonzales-l’Andalou ne sont cités qu’au détour de quelques discours prononcés pour la galerie des militants. Leur pensée politique n’est pas à proprement parler d’inspiration libérale, elle est simplement éparpillée entre désirs contradictoires, comme souvent chez les sociaux-démocrates. A mon sens, il ne faut pas en attendre grand chose: les préoccupations communes et terre à terre l’emporteront toujours sur les considérations de haute politique, nécessairement risquées. Et a ce jeu, ils se discréditeront à tout jamais, si ce n’est déjà fait… Le vieux Bernstein, le premier social-démocrate moderne, fait en comparaison figure de Père Courage. Lui, au moins, a su faire front contre la montée du militarisme allemand, et il s’est allié à sa pire ennemie idéologique, Rosa Luxemburg, pour cela. Le problème est que cette alliance, apparemment contre nature, a perdu la bataille…

    Je crains fort que nous n’ayons à opposer à la virulence désordonnée des ‘marchés’ et à la mort annoncée de l’Union européenne (pour commencer) que nos Daladier et Chamberlain d’aujourd’hui. J’ai en mémoire la déclaration de Chamberlain à sa descente d’avion après les ‘accords’ de Munich: « Je rapporte ici l’engagement signé de la main de Monsieur Hitler que la paix va triompher en Europe. » Ca me rappelle furieusement les déclarations de Sarkozy selon lesquelles ni la spéculation ni la gabegie bancaire « ne seront tolérées » par les dirigeants du monde…

  25. Payrolls in U.S. Rise 290,000; Unemployment at 9.9%

    “Growth data has been heading upward into the crisis in the U.S. and globally,” O’Sullivan, chief economist at MF Global Ltd. in New York, said before the report. “That is a very powerful force to counter the headwinds from the problems in Europe.”

    Comme si l’Europe était la seule à avoir des problèmes de déficits…

    L’optimisme de certains Américains n’a de cesse de fasciner.

  26. Mr Jorion,

    Comme c’était prévisible, vous êtes une nouvelle fois obligé de vous positionner dans une approche totalement différente de celle de J. Attali (et on est heureux de vous voir le faire).

    Certains l’auront sans doute déjà rapporté ici, ce dernier intervenait hier matin sur les ondes de France Inter pour nous gratifier de ses « brillantes » analyses, parmi lesquelles celle-ci (que je ne peux reproduire pas au mot près malheureusement), une perle:

    « Les banques ont beaucoup prêté à l’État grec, il est normal qu’elles s’inquiètent de savoir si elles seront remboursées. Et quand leur débiteur menace de faire défaut, elles prennent des assurances, et les taux montent… » Circulez, y a rien à voir!

    A cela naturellement, il ne fut rien objecté à Mr Attali, surtout pas que la raison pour laquelle les banques doivent aujourd’hui prêter aux États (la Grèce n’étant bien entendu que le premier d’une longue série) est que les États ont initialement du massivement soutenir les banques, à des taux autrement plus avantageux que ceux qui leurs sont proposés aujourd’hui, et que, en définitive, les banques ne font rien d’autre aujourd’hui que de mordre la main qui les a nourri hier, pour ne pas dire qui les a sauvé!

    Or chez nous, gens de peu, quand un animal domestique se comporte ainsi, au minimum il se prend une claque sur le museau, et si cela ne suffit pas il est envoyé à la fourrière. A quand la claque sur le museau des banques, qui ne sont pas autre chose que les animaux domestiques des États?

    1. « […] qui ne sont pas autre chose que les animaux domestiques des États? »

      Ou du moins, qui ne devraient pas être autre chose…

    2. Pour avoir écouté l’intervention, je serais moins catégorique que vous sur le positionnement de Jacques Attali. Notamment sur l’objection relative au renflouement des banques par les Etats : il l’a bien précisé.

      Ce n’est pas parce qu’il ne fait pas ostensiblement preuve d’affect dans ses explications qu’elles sont inintéressantes. En l’état, il ne m’a pas semblé dire des choses totalement opposées à ce qui se dit ici.

      L’interview s’est terminée par un rappel / appel de sa part à développer tous les volets sociaux (les « mesures de gauche » comme il l’a dit) des propositions qu’il a faites et qui restent en suspend, contrairement au « mesures de droite » toujours selon lui qui ont presque toutes été adoptées.

    3. @Julien Alexandre

      Mesures « de gauche »? Dans le genre de celles proposées dans le rapport qu’il a produit en 2008? Si c’est bien de cela qu’il s’agit, les ultra-libéraux ne sont pas près de sentir passer le vent du boulet…

      La gauche des Attali, Strauss Kahn et consors n’est-elle pas précisément celle qui a promulgué en grande partie les règles du jeu (on devrait dire les non-règles) aujourd’hui en cours?

      Je m’avance peut-être beaucoup, n’ayant pas entendu les derniers instants de l’interview, mais il me semble que « cette gauche là » soit coutumière de mesures qui confinent le plus souvent au cataplasme sur une jambe de bois. Ce ne serait pas une première, loin de là, malheureusement.

      D’autre part, peut-on sérieusement envisager que l’État grec puisse concilier politique de rigueur et mesures sociales? Pensez-vous à ce titre que les marchés considèrent un tel mélange d’un bon œil?

    4. Si vous voulez dire qu’Attali ne va pas assez loin, je suis d’accord. Mais si vous lisez ces 2 derniers bouquins, vous verrez qu’il propose tout de même une lecture de la crise qui n’est pas dénuée d’intérêt.

    5. Dissonance:
      Je suis de votre avis. Et que Paul reste
      indépendant de quiconque est très bien ainsi.
      ( Votre comparaison pourrait être perçue comme
      désobligeante.)
      Je pense que votre citation de M.r Attali est exacte
      C ‘est bien ainsi que je l’ai entendue, et dieu sait que j ‘étais attentif.
      Il me semble que l’ affirmation de la légitimité qu’ont les banques
      à exprimer leur souci d’ être remboursé en élevant les taux
      ( phrase trop compliquée!) était prégnante chez Attali.
      J ‘ai noté aussi que le Monsieur n’ était pas trop poli
      ni avec son compagnon , ni avec les auditeurs aux questions hors
      gabarit. A apprécier comme simple symptome d’une certaine nervosité.
      Nervosité qui m’a semblée durer, entre haut et bas, toute l’émission.

      Julien Alexandre:
      Dialogue interessant !
      On doit vous faire confiance quant à l’originalité
      des analyses d’ Attali. Je crois aussi à sa sincérité
      sur les mesures de gauche, mais où est la rapidité
      dans l' »implémentation » et que reste-t-il :
      les mesures de droite ! ( les termes mesures ou propositions
      de gauche ou de droite sont d’ Attali).
      On peut parier ( pas d’argent et que des perdants) que, la crise
      justifiant, les mesures de droite resteront orphelines et triomphantes.
      Un exemple:
      La flexibilité de l’embauche (= facilité de licenciement)
      fait partie des tartes à la crème produites par les paresseux en chambre.
      Des études ont montré que le travail précaire n’est pas
      efficace. Les responsables soucieux d’une industrie -au sens large-
      de haut niveau, plaident pour la stabilité de l’ emploi, aidé
      par des formations. Il n’est pas impossible que « hotesse d’accueil »
      ou « livreur de pizza » soient des postes insensibles à un taux élévé
      de rotation des personnels, mais la personne exerçant ces emplois
      avec une précarité obligée n’ est certainement pas d’accord.
      La flexibilité de l’embauche porte atteint à la dignité du travail,
      en ne prenant en compte qu’un aspect trompeur -et orienté-
      de la question.
      La flexi-sécurité, dans l’ état actuel de l’enseignement
      pratique ,est une tromperie. Pas besoin de hautes études pour le constater.
      Reste la flexi-.

      Je crois que faire fond sur Attali, c’est participer à une tromperie.
      Son universatilité est séduisante, mais sans emploi pratique.
      ( Sauf pour permettre la réédition d’un livre de Paul !)

      C ‘est le moment de re-sortir une puissante remarque,
      véritable claque morale sur le museau des malfaisants par profession.
      De ‘NingúnOtro’, le 29 novembre 2009 à 15:35 :
       » C’est pour cela que le jeu ne sera avorté que quand ceux qui prendront
      en mains la solution du problème ne seront pas des banquiers
      et ne se trouveront pas sous l’influence directe ni même indirecte de ceux-ci. »

    6. @ dissonance

      oui j’ai un ami cadre ump, ultra parmis les ultra, il s’attend avec un poil de désarrois à ce que la ‘gauche’ enfin le ps repasse en 2012, il faut voir comme un strauss khan ou un valls le rassurent.

      son refrain (à mon ami) c’est ‘oh tu sais ils font bien des bêtises au début puis ils reviennent au bon sens (capitaliste)’

      voter à ‘gauche’ pour le patron du fmi c’est faire son coming out sarkozyste selon moi. heureusement il y a mélenchon pour caution… elle va être looooongue cette campagne.

  27. Ici a Vincennes ou j’habite, banlieue proche un peu huppée de Paris, dans le bois de Vincennes, les îlots de tentes, de vrais bidons villages qui poussent comme des champignons.

  28. Pour une fois, vous tombez dans une grossière démagogie quand vous parlez des Grecs qui ont du mal à faire bouillir la marmite etc.. et que ce qui leur arrive – ce qui nous arrive – est de la faute des puissants et des spéculateurs…Si les Etats ont cumulé une dette énorme, c’est bien essentiellement parce qu’il y a eu des distributions de richesses non encore acquises, n’est-ce pas ?

    Lors de la signature du Traité de Maastricht, j’ai été stupéfait de voir avec quelle facilité les responsables politiques avaient abandonné la miraculeuse « planche à billets ». La plupart des Etats avaient depuis des lustres, construits leur mécanique interne sur le principe d’une monnaie fondante à savoir, d’une inflation soutenue marquée périodiquement par des dévaluations.

    Avec l’Euro, nos responsables politiques et syndicaux n’ont pas su voir ou voulu voir le dizième des conséquences résultant de ce changement non pas seulement de système, mais de paradigme (de décor pour parler plus simplement).

  29. Bonjour à tou-te-s et Merci,

    La semaine de tous les dangers
    Aura été bien annoncée
    Mais ça va pas les arranger
    Car aux actes ils ont renoncé !

    Mais d’où nous viennent tous ces puissants
    Retranchés dans leurs tours d’ivoire
    Devenus soudain impuissants
    Devant leurs amas de déboires ?

    D’une planète qui s’est éteinte
    Sans vraiment se donner la peine
    D’éclairer sinon de ses feintes
    Son autre face restée sereine !

    Quand le miroir se brise ainsi
    Les êtres humains retroussent leurs manches
    Et se redressent ensemble aussi
    Pour mettre le feu aux vieilles branches !

    luami
    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

    1. Le grand saut

      Sur les sentiers de l’existence
      Lorsque l’homme s’attelle à son destin,
      Parfois se présente un précipice immense
      Qui, traîtreusement, obstrue le chemin.

      Devant l’incroyable béance de ce vide
      Qui aspire toutes ses sécurités hybrides,
      L’homme est pris d’un fulgurant vertige
      Et la peur de plein fouet le fustige.

      Aussi, pour réussir le grand saut
      Lui faudra-t-il souffrir mille maux
      Et abandonner tous ses funestes oripeaux
      Comme autant d’inutiles fardeaux.

      A vous aussi, bon voyage dans la vie !
      Bon weekend à tous.

  30. Assez d’être négatif, voyons le côté positif :

    – il y a confirmation grandeur nature que des logiciels sont utilisés à grandes échelles pour optimiser sur des laps de temps très courts les gains dans le casino, euh, la bourse ! combien le savez jusqu’à hier ?
    – cette video révèle qu’il y a des intervenants (?) capables de redresser les cours qui partent en vrille !
    est ce en passant des ordres d’achat, où est ce en fixant arbitrairement les cours ? si la réponse tient dans la deuxième hypothèse, qu’est ce que sont les reflets réels des cours de bourse aujourd’hui ?
    – cette chute ne m’a occasionné aucune perte financière, et loin de m’attrister des meurtrissures de la bête, je souhaite qu’elle crève. Et qu’on ne m’explique pas que de la bourse dépend l’économie réelle car cela fait belle lurette que l’économie réelle est vidée de son énergie vitale pour nourrir cette hydre.

  31. Hier, à Radio-Canada, on nous a parlé plutôt d’une erreur humaine: un trader aurait entré une commande de vente d’un million d’action (M) et se serait trompé, il aurait commandé 1 milliard (il aurait par inadvertance écrit B pour Billions) de vente. Cette erreur aurait crée un vent de panique faisant passer certaines actions de 42$ à 20 cents. Puis, on aurait récupéré la bévue d’une façon plutôt obscure…

    Franchement, j’ai trouvé l’explication grotesque, mais bon, voilà comment on a nourri le bon peuple d’une explication hier en Amérique.

    Bien le bonjour, je vous lis toujours.

    1. Il y a 40 ans à l’époque des cartes perforées et du langage presque machine, l’assembleur, on savait déjà effectuer des contrôles de vraisemblance, pourtant nous étions tous pratiquement des amateurs, en tous cas des débutants en info. Croyez qui vous voudrez, mais les « journalistes » qui affirment ce genre de scénario devraient faire preuve d’un minimum de bon sens, savoir de quoi ils causent, au pire se demander comment cela est possible. Ca ressemble à du Kerviel puissance 1.000 !

    1. Du premier lien, on comprend qu’on essaie de nous faire croire qu’un type qui a tapé un « B » au lieu d’un « M » sur son clavier a fait chuter le Dow Jones de 8%… Ben voyons!

      Du deuxième lien, on comprend que la technique du bouc-émissaire et l’analyse par le petit bout de la lorgnette ont encore de longs jours devant elles.

  32. BRAVO Paul pour cette chronique !!!

    la juste colère devant les événements,

    la morale que vos propos nous délivrent : ce ne sont pas les gens ordinaires grecs ou autres qui ont abusé dans les grandes largeurs, mais d’autres ;

    France Inter pour augmenter la confusion donnait la parole à un immigré de Bulgarie qui disait que c’était les travaillistes et leur laxisme qui « comme les communistes de son pays » étaient responsables de la crise : Merci France Inter de ce radio trottoir, on saura désormais que les subprimes sont dues au « communisme » résiduel qui existe en Amérique certainement

    les déficits publics ne sont pas dus à un excès de « bonnes dépenses » (éducation, santé, etc.) mais à l’excès des mauvaises dépenses (armement etc.) et surtout au règne de la finance et des rentiers (évasion fiscale, inégalités, destruction du travail au profit du capital, délocalisations, etc) qui assèche la répartition productive de la richesse (excusez le dernier paragraphe un peu lapalissadesque)

  33. Merci M. PJ, de rappeler qu’au-delà des systèmes informatiques, des algorithmes, des produits structurés, des CDS, des positions « short », des marchés,etc… Ils y a surtout une infime mais très nocive minorité d’humains, qui n’ont pour unique loi et motivation que l’enrichissement personnel ad infinitem.

    Mais, pour paraphraser M. Douglas dans Wall Street (î) : GREED KILLS !

  34. « On n’est pas aidé au niveau politique. »

    ça c’est sûr !

    Mais est-ce possible de trouver une personnalité politique honnête et indépendante, avec un souci du bien commun et ayant apprivoisé son ego ?

    1. Ceux là existent par dizaines.
      (sur des dizaines de millions de gens).

      C’est le filtre des médias qui les empâche d’accéder là où ils devraient être.
      Plus exactement, ce sont les boucles des médias et leurs circuits-courts qui cassent la capacité de gens honnêtes à atteindre les rênes.
      (sources : B Stiegler, Télécratie et Démocratie, Serge Galam) (entre autres)

      On peut encore faire confiance au meilleur 1 pour 100 000 de l’humanité,
      … quand ils ne sont pas lessivés par le système.

  35. 16H30 LE CAC « PREND » -4,8 % ….Pas loin d appeller ça un Krack ,à voir si tout à coup la courbe remonte avant la cloche….

  36. « Musée Grévin a publié hier soir un chiffre d’affaires de près de 6 millions d’euros pour son 1er semestre 2009-2010 (octobre à mars), soit une hausse de 11,3% à période comparable. »

    Bonnes nouvelles des tristes cires.

    1. Tristes cires …. qui doivent en voir trente-six chandelles par les temps qui courent … surtout qu’ils sont tous de mèche …

  37. En ce qui concerne la chute boursière on prend les gens pour des niais, si erreur il y avait le marché aurait dû se repositionner au même niveau d’avant l’erreur.
    Ensuite allez voir le nombre de put vs les call sur les grands indices un peu avant et vous allez comprendre que non seulement ce n’était pas une erreur mais un coup parfaitement planifié.

  38. A prendre avec des pincettes, ça vaut ce que ça vaut: d’après une rumeur qui court dans les salles de marché, BNP serait en grande difficultés de liquidités et une dégradation de la note de la France est possible pour ce week-end. La même rumeur courait déjà hier au moment du krach sur le DJ, sauf qu’on ne parlait que « des banques européennes ».
    Vrai ou pas vrai, c’est de toutes façons la panique.

    1. Ce n’est peut-être pas qu’une rumeur

      La BCE prend le pouls des banques face à la crise grecque

      « Les gens ont de nouveau pratiquement arrêté de se prêter les uns aux autres. Si Lehman était de force 10, nous en sommes à 7 », a déclaré un professionnel du marché monétaire qui a requis l’anonymat.

      « Nous avons besoin de liquidités en dollars. Nous avons besoin que les facilités euro/dollar soient relancées à des niveaux acceptables », a dit un autre trader, exprimant le souhait que la BCE injecte des liquidités en euros à des taux inférieurs à 1,0%.

  39. Merci Paul pour vos analyses et nous sommes nombreux à partager votre colère.
    Merci également à François Leclerc.

    J’avais entendu en travaillant en Belgique, quelle coïncidence, il y a quelques années, dans une excellente émission de critique du cinéma, cette phrase extraite d’un film : « Si la politique pouvait changer le monde, il y a longtemps qu’elle aurait été interdite ». Je n’ai jamais su de quel film ça venait : dommage !!!

    Nous sommes à un moment historique pour l’humanité. Un tel potentiel destructeur sans guerre mondiale, je pense que c’est du jamais vu. Les analogies avec les œuvres d’anticipation les plus sombres sont saisissantes : comme quoi, Paul vous n’êtes pas le seul responsable de la chute des marchés… D’ailleurs, en cas d’accusation, n’hésitez à charger les gars du LEAP. Non seulement, ils ont été plus violents que vous en parlant de dislocation géopolitique mondiale, mais en plus, ils ont fait paraître une mise en garde dans le Wall Street Journal, il y a un an disant que c’était la dernière fenêtre de tir possible pour le G20 avant le grand feu d’artifices.

    Je vous rejoint parfaitement et c’est ce qui m’a le plus surpris en voyant le graphique du Dow Jones : ça n’aurait pas du remonter. Mais là où ça devient carrément risible, c’est de mettre un évènement d’une telle ampleur sur une erreur d’un pauvre petit trader qui confond millions et milliards : je ne serais pas surpris après Kerviel et Tourre, qu’il soit aussi français celui-là…
    Que des responsables qui savent que le monde entier (pas si entier que ça, heureusement) les écoutent et qu’ils sortent quelque chose d’aussi bidon, laisse peu de doutes sur l’état de débousollement dans lequel ils sont : il n’y a, et c’est sûr, plus rien à attendre de ce côté là.

    Tiens au passage la bourse est à -5, certainement une confusion entre millions et milliards décidément, c’est compliqué les chiffres, où peut être la diffusion du « Temps qu’il fait » dans les salles de marché.

    Reste maintenant à savoir ce que nous, citoyens, reconstruirons sur les ruines de ce capitalisme : interdiction des paris, constitution pour l’économie, bancor, décroissance, etc.
    Toutes les utopies sont désormais possibles.

    1. Si vous avez suivi les média, notamment il y a jours avec le procès goldman sachs, les ordres de grandeurs sont souvent faux. Je me souviens avoir entendu plus ou moins « grâce à cette fraude, goldman sachs a empauché des millions »
      Je doute assez franchement qu’avec plus de 13 milliards de bénéfices, ils n’aient empoché « que » des millions. Ca c’était sur france télévision, mais j’ai entendu la même sur bfm…
      C’est la peur des chiffres dirait-on ?

      Cdt

  40. Aujourd’hui, c’est le tour des places européennes:
    à 16:56:
    – CAC 40: -5.31%
    – BNP Paribas: -6.95%
    – Société Générale: -7.96%
    – Crédit Agricole AS: -6.19%
    – Natixis : -8.44%
    – AXA: -8.42%

    – DAX: -4.13%
    – Deutsche Bank: -5.31%
    – Deutsche Postbank: -4.45%

    – Dexia ;-5.18%
    – AGEAS (ex Fortis): -6.23%

    – UBS: -3.16%
    – Crédit Suise: -1.73%

    – Santander: -5.12%

    1. Etonnant le sérieux des commentateurs de bourse.
      Il y a longtemps que le bourse n’est plus
      un thermomètre fidèle.
      L’ évolution de la bourse n’est le signe de rien.
      Ses indications n’ont pas plus de sens que les
      prédictions du tarot ou de l’astrologie, sauf
      quand elles sont nettement négatives.
      Les baisses montrent que les joueurs en bourse
      ont un comportement panurgique et qu’ils sont
      sans nerfs. C ‘est la fuite d’un troupeau de moutons
      apeurés. A supposer qu’ils ne soient pas
      des logiciels de vente/achat automatique,
      à temps de réaction courts.
      Le citoyen européen de base devrait se sentir
      bafoué dans sa dignité: son avenir
      dépend plus de ces pantins gouvernés
      par des martingales, plutôt que des
      institutions représentatives.
      La soit-disante démocratie financiére est la loi
      du plus stupide. Les soit-disant marchés
      sont une collection de viandards sans courage.
      Les informations tirées de la bourse
      seraient pertinentes si elles annonçaient la disparition
      des parasites ( de l’économie réelle).

  41. à 17;06
    – Footsie 100: -3.79%
    – Royal Bank of Scotland: -8.56%
    – Barclays: -7.16%
    – Lloyds: -8.19%

  42. « Nous avons besoin de liquidités en dollars. Nous avons besoin que les facilités euro/dollar soient relancées à des niveaux acceptables », a dit un autre trader, exprimant le souhait que la BCE injecte des liquidités en euros à des taux inférieurs à 1,0%.

    Et pourquoi pas des taux d’intérêt négatifs pendant qu’on y est!

    Source: Boursorama

  43. Hors sujet peut-être : création nette d’emplois au USA mais montée du chômage…

    Alors bidouillage de chiffres, emplois de « basse qualité », autre ?

    Ne somme nous pas dans un enfumage général pire qu’un volcan islandais et les statistiques qui nous sont servies n’ont elle pas la même valeur que les résultats officiel du plan en Union Soviétique quelques temps avant la chute (pas que du mur, du système).

  44. Il y a donc, au delà du sujet abordé dans ce « temps qu’il fait » d’aujourd’hui, de la colère.
    Elle m’interpelle. La colère est souvent liée à l’impuissance. Et je crois qu’on en est là. Vous même donc, le sage, le compétent.. vous n’avez pas les moyens de changer ce système (ou pas encore), quand bien même vous le voyez défiler et faillir avant l’heure.
    Vos analyses sont bien sûr enrichissantes mais la grande majorité d’entre nous sommes d’impuissants spectateurs, potentiellement en colère, plus ou moins éclairés et il faudra attendre, une fois de plus, le choc d’un nouveau quotidien. En attendant, chacun vaque à ses occupations, comme si de rien n’ était ou presque.. alors bon WE à tous.

    1. Emmanuel,
      Mon petit mot d’humeur défaitiste et non contributif ne méritait pas vraiment réponse mais comme il en fut je précise qu’il ne s’agit pas d’inactivité mais d’impuisssance. Ceux qui font la teneur et la qualité de ce blog sont manifestement des gens actifs mais que pèsent-ils face à la déferlante gouvernance financière? Voici mes doutes.
      Inactif, je ne le suis pas non plus, si ce n’est qu’en refusant de prendre un crédit immo..
      bonne journée.

  45. Le président de l’Autorité des marchés financiers en France Jean-Pierre Jouyet a annoncé que son pays allait enquêter « par tous les moyens » sur « les rumeurs infondées » qui ont visé l’Espagne et l’Italie, qualifiées de maillons faibles de la zone euro par des analystes financiers. « Il y aura enquête et sanctions » contre les spéculateurs, a-t-il affirmé.

    Source: Boursorama

    C’est du grand n’importe quoi. Sur quelles bases légales l’AMF pourrait elle lancer des poursuites? Pour l’instant la spéculation est parfaitement légale.

    N’était-ce pas le même Jean-Pierre Joyet qui il y a moins de deux semaines disait que tout n’était pas à jeter dans la spéculation et que cette dernière participait à la croissance de la France…

    1. C ‘est à mourir de rire effectivement!Ils sont mechants ils disent que de mauvaises rumeurs,on va les poursuivres;-) .Les rumeurs ,elles sont perpetuelles depuis le debut de la crise…rumeurs de reprise, »rumeurs » d actifs toxiques non comptabilisés,rumeurs sur les agences de notations à propos de la dette grecques,espagnoles,portugaises etc…..à part la reprise les rumeurs boursières sont souvent proches de la vérités et de toute façon il suffit de revenir à la definition de la speculation:-)!!
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9culation

    2. Que ne diront-on pas en effet, pour tenter de rassurer le pékin ! Mais même ce dernier, sans ne rien connaître au monde de la finance, est capable de discerner le ridicule des assertions des dirigeants, tant elles sont invraisemblables.

      Je n’aimerais pas être à leur place car ils auront à expliquer, dans un proche avenir, à leurs concitoyens comment ils ont pu laisser plonger les nations dans le chaos.

    3. Bienvenue dans L’ère du semblant 2.0

      Règle numéro 1 : Interdiction de s’informer.
      Règle numéro 2 : Interdiction de douter.
      Règle numéro 3 : Interdiction d’avertir.
      Règle numéro 4 : ces trois règles s’appliquent à tout le monde. Y compris aux spéculateurs.

      Bonne nouvelle : ce qu’il y a de bien avec la perversion, c’est qu’elle finit toujours par se retourner.

  46. La Bourse de Paris dégringolait de plus de 5,70 % à 3 353,35 points, vendredi 7 mai à 16 h 45, dans un marché instable et fébrile au lendemain d’une journée marquée par un mouvement de panique sur les marchés américains avec une chute brutale de 9,2 % en séance et une clôture en baisse de 3,2 %.

    1. Il n’y a pas que le « psychologique » qui est confondant – même si on comprend le message : tout va bien ou mieux, il n’y a aucune raison que la Grèce ne s’en sorte pas, le marché du travail aux USA s’améliore… Je suppose que ce M. Parisot dispose est intelligent – ou supposé tel, avec les diplômes qui vont bien – mais comment peut-on à ce point ne rien remettre en question, être aussi bête en somme ? C’est, dans le fond, actuellement ce qui effraie le plus. Heureusement qu’existent des Jorion, Leclerc, Lordon, Sapir ou Généreux !

  47. Vendredi 7 mai 2010 :

    Les Etats d’Europe du sud voient les taux d’intérêt de leurs emprunts exploser.

    Les taux d’intérêt atteignent des niveaux inimaginables.

    Regardez ces chiffres ahurissants (et les graphiques qui vont avec : regardez bien les graphiques !) :

    Si l’Irlande voulait emprunter à 10 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de 5,91 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote

    Si l’Irlande voulait emprunter à 2 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de 4,37 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote

    Si le Portugal voulait emprunter à 10 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 6,29 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote

    Si le Portugal voulait emprunter à 2 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 5,88 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote

    Si la Grèce voulait emprunter à 10 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de … 12,43 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote

    Si la Grèce voulait emprunter à 2 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de … 18,73 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote

  48. Pathétique communiqué ..la révolte du peuple va bientot gronder devant ces larbins du capitalisme en faillite totale ..qu’ils partent !!

    La zone euro prête à des économies supplémentaires

    vendredi 07 mai 2010, 17:54
    Les dirigeants de la zone euro seraient prêts vendredi soir à prendre des mesures « additionnelles » d’économies « si nécessaire » pour remplir leurs objectifs de réduction des déficits cette année et les suivantes, a indiqué à l’AFP une source diplomatique.

  49. @ JBA

    « Vous êtes vraiment un esprit libre Mr Jorion,je suis impressionné par votre analyse notamment par celle concernant la chute de Wall Street.  »

    Un homme n’a jamais réellement l’esprit libre il faut toujours que nous nous attachions à penser et à faire quelque chose pour nous persuader d’avoir bien vu les choses s’effriter hier.

    Le temps qu’il fait en ce moment sur les salles de marché c’est un peu le temps qu’il fait dehors avec parfois de sacrés écarts de température entre les pays et les régimes de plus pour maigrir.

    Pour être mieux vu des salles de marchés si on pouvait encore mieux dénoncer le tour de taille du pays voisin vous vous rendez compte dans quel état d’asservissement idéologique se trouve le monde.

    Le monde est merveilleux quand même avec tout plein de bisounours partout, vivement la suite
    du programme ils vont certainement pas non plus nous décevoir demain à l’antenne.

    Vous vous rappelez peut-être de cette publicité pour une autre marque allez on se lève tous pour D…… quand bien même le quotidien des gens ne serait plus du tout comparable au leur.

    J’ai vraiment l’impression d’être parfois dans une grande matrice, tout à l’heure j’ai même croisé deux ouvriers du batiment l’un portait une casquette rouge et l’autre une casquette bleue c’est fou quand même et je ne bois pas du perrier.

  50. le suicide néolibéral continue ils vont dans le mur mais sans nous ….

    * ÉCONOMIE

    Déficits : la zone euro prête à de nouvelles économies

    vendredi 07 mai 2010, 18:33

    Les dirigeants de la zone euro seraient prêts à réaliser « si nécessaire » des économies budgétaires « additionnelles » pour remplir leurs objectifs de réduction des déficits. Merkel veut renforcer la discipline budgétaire.
    Déficits : la zone euro prête à de nouvelles économies

    (epa)

    Le projet de déclaration finale qui sera soumise au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’ouvre dans la soirée à Bruxelles « va avoir un message de discipline » budgétaire, a souligné cette source diplomatique européenne. « Tous les pays de la zone euro vont affirmer leur volonté de remplir leurs engagements en matière de réduction des déficits cette année et les années suivantes, y compris en prenant des mesures additionnelles si nécessaire », a-t-elle ajouté.

    La chancelière allemande Angela Merkel a plaidé vendredi pour un durcissement de la discipline budgétaire européenne et une « accélération » des efforts de régulation du secteur financier. « Il faut se montrer déterminé (…) à renforcer le Pacte de stabilité et de croissance » de l’Union européenne, qui limite en principe le niveau des déficits publics nationaux, « y compris via d’éventuelles modifications du traité » européen, a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à un sommet de la zone euro à Bruxelles. L’Allemagne est notamment en faveur de nouvelles sanctions contre les pays trop laxistes, comme la suspension du droit de vote lors des réunions de l’UE ou la privation de certaines subventions européennes.

    Mme Merkel a aussi estimé que les dirigeants de la zone euro devaient « accélérer la régulation des marchés financiers », accusés d’accentuer la crise actuelle en zone euro en attaquant ses pays membres les uns après les autres. « Là, nous n’avons plus de temps à perdre, cela doit aller vite », a-t-elle dit.

    Cette promesse, si elle est bien agréée, vise à rassurer les marchés financiers qui s’inquiètent de l’ampleur des déficits et de la dette publique dans de nombreux pays de la zone euro, et doutent de leur capacité à revenir dans les limites fixées par le Pacte de stabilité européen.

    ces gens sont totalement déconnectés des réalités il est temps de les chasser

  51. Les valeurs boursières des banques grecques Alphabank, Piraeus Bank et NBG dépassent les -40% depuis le 1er janvier.
    -40% en un peu plus de 4 mois …

    ‘Cash Flow’ (formule) :
    Le cash-flow disponible = EBE (Excédent Brut d’Exploitation) – Frais financiers + Produits financiers – participation des salariés – IS +/- variation du BFR – remboursement en capital des emprunts.
    Les banques grecques peuvent donc ‘tenir’, tant qu’elles génèrent des excédents d’exploitation, à condition que les frais financiers égalent les produits financiers (si par exemple des CDS ou des assurances sont prises) et surtout, dans le même temps, SI le remboursement en capital des emprunts est < à EBE.
    Or, de l'emprunt, les banques grecques en sont gavées, notamment d'obligations de l'Etat grec, qu'elles peuvent néanmoins continuer à déposer en collatéral à la BCE pour se refinancer à taux très faible. Certes. Cela réduit le montant des emprunt à rembourser mais cela à une limite. Surtout si le remboursement DOIT se réaliser en capital (et surtout pas en emprunt, sinon c'est reparti pour un tour).
    Or, la plus grande partie du capital non immobilisé (liquidité) de ces banques est constitué de titres côtés (actions), titres qui se prennent une branlée majestueuse depuis 4 mois, et donc diminuent la valeur du capital 'liquide', nécessaire au remboursement des emprunts …
    Ce qui fait qu'on obtient cela :
    croissance des emprunts + baisse de capital pour les rembourser = nécessité croissante d'augmenter l'excédent d'exploitation (le bénéfice brut).
    A un moment donné, le bénéfice brut ne peut plus tout financer.
    Ce qui me fait dire et demander : qu'arrive-t-il quand une banque n'a plus de cash flow suffisant pour faire face aux échéances de remboursement ?

    En clair, combien de temps encore, avant une mise en faillite des banques qui n'auront pas assez de cash flow (ou suffisamment capitalisées pour assurer le remboursement des emprunts) ?

    Société Générale, Crédit Agricole mais aussi Dexia et BNP vont prendre cher (enfin, plus encore qu'aujourd'hui), si ces trois banques grecques là (ou même une seule) déclarent n'avoir plus que du 'cash floc' …

  52. Euro Surges As Rumor That ECB Will Bail Out 1,100 European Banks Takes Hold

    •Chatter of €600bn ECB loan facility to be announced over the weekend
    •Terms mentioned are 1% for 1 year loans to cover 1,100 banks
    •UNCONFIRMED – Euro is moving on this chatter

  53. Aux peuples Européens !

    Nous vous remercions d’avoir sauvé les banques avec de l’argent que vous n’aviez pas et que vos enfants n’auront jamais.
    Nous vous remercions d’avoir acheter de biens de consommation dont vous n’aviez pas besoin avec de l’argent que vous n’aviez pas.
    Merci d’avoir cru en un projet européen – pourtant fondé sur les horreurs de la seconde guerre mondiale-

    Mais voilà, cela ne suffit pas ! Bien que nos analyses fussent pertinentes !

    Nous avons encore besoin de vous pour vous serrer la ceinture pour une noble cause.
    La survie de notre beau système, qui n’a de toute analyse, aucun avenir faute de carburant au sens propre et figuré.

    Le staff politique européen- et certains de leurs conseillers financiers-

    1. super!! j’ai fait « sourire »quelqu’un…..(c’est pas une critique du smiley)
      mais, vraiment, j’aimerais pouvoir d’écrire, ce qui ce passe en grece.
      je viens de passer une semaine en France, et j’ai vu que pour les français c’est comme un fait « divers »…et j’attends les commentaires des non « pigs », quand ca sera leur tour.

    2. Appel concerne tous les pays européens, Hellas n’est que l’arbre qui cache la forêt, avec ses 2.5 % de PIB de la zone euro.
      Beaucoup de bruit sur Athènes pour couvrir les bruissements grandissant des feuilles de la forêt.

    3. @stefgrece,
      Si vous avez un peu de temps, pourriez vous nous raconter un peu sur ce blog ce qui se passe en Grece, (avec les infos du 20 heures en France, c’est un peu court).
      Cordialement

    4. Bien vu, mais on ne peut nier que le libre marché a créé une interdépendance entre les pays européens qui a permi d’étouffer les nationalismes à le fin de la deuxième guerre mondiale. Le bémol est que ce libre marché a pu prospérer tant que l’énergie qui a contribué la mondialisation nous permettait d’accroître la production et les échanges et les communications à bas prix. Ce fut l’ère du subside pétrolier et tout le monde savait que cela ne durerait pas éternellement

      Maintenant que le ‘peak cheap clean oil’ a été franchi (Deepwater Horizon en est un signe parmi tant d’autres), et que le subside se transforme en taxe, cette interdépendance et le dogmatisme de certains nous empêchent de faire les réformes nécessaires qui permettraient d’éviter au nationalisme de faire un retour en force. Le blablabla (le langage des prêtres de la cité) qui consiste en un manque profond de vision (un mépris pour la sagesse) nous acculent complètement et nous promettent des jours malheureux.

  54. Bonjour Mr Jorion,

    97% des richesses de ce monde sont aux mains d’une poignée de personnes ou d’entités… Pouvez-vous nous dire qui ou que sont ces quelques milliers qui concentrent la richesse mondiale ?

    1. L’addition est salée : les 20 premiers milliardaires capitalisent 360 milliards US$ il en reste 980 autres plus petits disons 2 en moyenne soit 980×2+360= 2320 milliards US$. Ensuite viennent les millionnaires beaucoup plus nombreux puisque plus on descend dans la pauvreté plus le nombre augmente. Empêcher que ça existe bien sûr, mais depuis 1789 et 1917 les expériences ont montré que les riches sont tenaces, le genre Hydre de l’Herne, en troupeaux. L’impact de leur existence sur la façon dont sont orientée les créations de richesse, les visions court-terme, la promotion du luxe, la modélisation imitative, est encore plus ruineuse pour l’intérêt général que leur fortune…

    2. et c’est bien pour cela que s’attaquer directement à leur fortune (faire payer les riches) n’a aucun sens, il faut leur couper l’herbe sous le pied en changeant de système.
      Un préalable est nécessaire; la régression!!!

    3. @ michel Lambotte : Je crois lire que vous interprétez mal mon souci. C’est ce que fabrique à bas bruit cet écart entre une classe très riche et les autres, via les images de rêves qu’elle répand par une propagande qui ne peut dire son nom qui est plus ruineuse pour l’intérêt général que leur fortune comme telle. Mais si vous ne faites pas disparaître (je n’en connais pas les moyens aujourd’hui) ces riches, il n’y a aucune raison que ça cesse. Vous ne changerez pas de « système » sans vous en prendre au « système » donc aux écarts qu’il produit. Quand au mot d’ordre « faire payer les riches » c’est court, mais juste. L’été dernier en marchandant une bricole en Inde dans la rue, le type me dit : c’est même pas le prix d’un café à Paris. Inimaginable ma première fois en Inde (1972). Il savait compter et regarder la télé. On est toujours le riche d’un plus pauvre. La régression ? Le terme est trop connoté politiquement pour être utile socialement. Si vous en entendez par là qu’il faut en venir à penser drastiquement l’échelle des revenus, vous ne trouverez pas grand monde en bas de l’échelle pour se saborder.

    4. Je reconnais que mon propos était assez radical, pardonnez mon impétuosité mais j’aime bien les chocs, c’est dans mon caractère.
      Je pense qu’une régression qu’on ne choisis pas (et c’est le cas actuellement) peut provoquer une réaction salutaire.
      J’en ai un peu marre de tous ces « on n’y peut rien » « les capitalistes ne voudront pas » « de toutes façons on n’y changera rien » etc.
      Si on veut changer les choses, j’affirme (sur la tête de mes petits enfants) qu’il faut supprimer l’intérêt financier et le remplacer par l’intérêt énergétique autrement dit faire plus (ou mieux, c’est mieux) avec de moins en moins d’énergie fossile.
      Il faut comprendre le système qui nous dirige, et un tel blog nous y aide beaucoup.
      Ce n’est pas en réfléchissant à la manière industrielle et conventionnelle que nous allons arriver à améliorer les choses, il faut changer de paradigme

  55. J’aimerai comprendre comment ils peuvent annoncer qu’une grande partie des transactions d’hier vont être annulées. Une clause dans leur réglement autorise cela ou alors ils sont déjà prêt à accepter les procés de ceux qui vont demander à ce que les gains qu’on leur confisque (alors qu’ils n’ont fait qu’acheter des titres qui étaient bien en vente à ce prix) leurs soient remboursés ?
    Ou alors s’ils n’annulent pas ces transactions de toute façon sa signifierait que GS est en faillite car c’est lui qui a en fait subit toute les pertes suite à la perte de controle de son programme automatique ? Or il ne faut pas que GS fasse faillite ?
    Je sens que les conséquences de ce prétendu bug n’ont pas fini de créer des remous 🙂

  56. Je me pose une question anecdotique de béotien des marchés financiers, curieux et non enclin au casino. J’ai suivi attentivement le cours du CAC40 en fin de séance – que voulez-vous, tout le monde n’a pas une vie trépidante 😉 – et j’y ai remarqué deux choses ; tout d’abord, un volume énorme sur quelques minutes – comme si on lâchait tout. Et simultanément une montée vertigineuse – à tel point que je me suis dit que la french PPT allait réussir comme par magie à traverser le plafond – puis une nouvelle dégringolade – ultime victoire des bears sur les bulls j’imagine… Cela a duré six à sept minutes. Que s’y passe-t-il exactement ?

    1. Pour y répondre, une piste serait peut être de suivre le cours de la BNP: à 17h02 le cours est à 43.02. puis il ne se passe rien pendant une demi heure! à 17h35, le cours est à 43.92!!!
      D’ailleurs, le graphique est assez comique: le cours fluctue de façon chaotique comme d’habitude, puis une droite apparait par enchantement. Quand l’ordre apparait au milieu du chaos!
      En parlant de chaos: l’équation logistique montrait que la plus simple équation est génératrice de chaos (au sens mathématiques), alors quand on introduit des algorithmes pour trader plus rapidement, le chaos se montre sous son plus beau jour. Et une chute de 9% en quelques secondes, ça ne fait pas peur au chaos, bien au contraire!

    2. Merci pour votre réponse.
      En fait, pour dire vrai, j’ai suivi attentivement le CAC40 à partir de 16h. C’était assez étrange, totalement chaotique. Comme si les Bears et les Bulls menaient une lutte incessante, avec avantage constant aux Bears. C’est ce que je me disais dans mon petit cerveau : « là, je parie que ça va remonter pas mal puis que ça va redescendre un peu plus » – s. Mais je suppose que tout est dans une certaine mesure, écrit d’avance ; à savoir que quand un palier est franchi, un autre est en perspective, mathématiquement.

    3. Cherchez pas trop dans la finance, remarquez quelqu’un qui apprend à conduire et les sauts de sa voiture, c’est cela l’instabilité.

  57. http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/07/les-bons-speculateurs-vont-toujours-contre-la-tendance_1348309_3234.html

    une phrase m’a scandalisé :

    La solution ? « La Grèce doit sortir de l’euro. C’est géré n’importe comment, ils manifestent pour le maintien de leur 13e et 14e mois alors, qu’à ce que je sache, il n’y a que douze mois dans une année ! », s’emporte-t-il.

    Venant d’un trader chargé de bonus ..critiquer les malheureux 13ème et 14ème mois des fonctionnaires grecs ..ils ont tous les culots !!

    Encore une perle:

    Pour lui, le marché n’est aucunement à blâmer dans l’aggravation du cas de la Grèce, un « pays qui va droit dans le mur ». « Le marché anticipe les tendances, il n’en est pas responsable, assure-t-il. Moi je peux me tromper, mais le marché, lui, a toujours raison. »

    No comment

    1. C’est le genre de gars qui n’hésitera pas à dire l’inverse lorsque le vent aura tourné.

    2. Ca doit être lui qui s’est trompé de bouton hier (…)…je suis par contre étonné que Le Monde (qui est vraiment devenu la voix officielle de la pensée unique néolibérale)publie ce genre de propos…à mon avis même pas au second degré….
      Peut on connaitre le montant de ses ‘bonus’ des trois dernières années…juste histoire de comparer avec les fonctionnaires Grecs…?

  58. Monsieur Jorion,

    J’ai récemment déménagé dans un endroit où la bande passante disponible ne me permet plus de consulter vos vidéos du vendredi. Pourriez-vous mettre sur le blog une version audio ?

    Très cordialement,

    TV,
    Lecteur de PJ depuis 2007.

    PS : Je vous ai « découvert » en février 2007 à l’occasion du post de J. Attali « Voici venir la crise…. ». Et j’avais posté deux commentaires sous le pseudo TIVOLI. Sachez que je ne n’interviens pas tous les jours, ni tous les ans, sur un blog en y postant des commentaires.

  59. Et pendant ce temps là, Goldman Sachs négocie avec la SEC pour un règlement à l’amiable des poursuites engagées à son encontre.
    Boursorama

    1. S’il devait y avoir accord, à l’amiable, ce serait à désespérer à nouveau des hommes.

  60. Les marchés craignent une réédition de la crise de 2008

    Semaine noire sur les Bourses européennes à leur tour contaminées par la crise grecque. Bruxelles a perdu plus de 10%

    echo.be

  61. Mesdames, Messieurs, je vous propose de réfléchir, analyser et voir à quel point la folie peut atteindre ceux qui entrent dans ce monde magique :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/07/les-bons-speculateurs-vont-toujours-contre-la-tendance_1348309_3234.html

    Le gars est complètement dans son truc est pour lui, c’est fondamental. (vu que c’est son bonus qui est en jeu)
    Je n’ai pas le temps d’analyser pour l’instant, je me prends juste 3 minutes pendant que j’ai des invités. A vous.

  62. Ce vent de panique, cela devrait toucher le « moral des ménages » non ? Par conséquence, je suppose la consommation et les investissements (sans doute aussi ralentis par les banques qui vont accorder difficilement des crédits). Est-ce que le second trimestre sera le gros coup de frein à main de l’économie réelle ?
    D’où : ralentissement de l’économie va impliquer baisse de la production. La baisse de la production implique baisse de salaires/licenciements/chomage technique.
    Et ça, je doute que les politiques puissent faire quelque chose quand il n’y a plus rien dans les tiroirs et quand la consommation est plombée.
    Je comprends votre colère quand on voit l’obstination des politiques face à cela. Réunion du G-jesaispluscombien : j’aimerai vraiment savoir ce qu’il s’y dit en ce moment même.
    Le pib des pays européens pourrait-il être « flingué » à partir de maintenant ?

  63. Vous n’auriez pas un frère ou un clone pour remplacer Henri Guaino? Oui, parce que si vous le remplaciez vous-même, qui pourrait s’occuper de ce blog?

  64. Très bonne mise au point. Pour moi la question centrale est : les dirigeants politiques ont-ils vraiment le pouvoir ?Je pense que non.Tout leur échappe.En fait ils font tous semblants .Les facteurs économiques et financiers ont pris la main sur l’humain .Alors qu’il faudrait des hommes intègres ne pensant et n’agissant que pour le bien-être des peuples ,ils ne pensent qu’à leur prochaine réélection. D’où leurs incompétences manifestes.Comment peut-on espérer une seule seconde que les initiateurs de ce bourbier puissent nous en sortir ? A quand des états généraux pour repartir sur des bases plus conformes à l’esprit de notre république .Et comme vous dites ,Paul , à un CNR modèle 2010.

  65. Paul Krugman est un économiste américain qui a obtenu le « prix Nobel d’économie » 2008. Voici sa dernière analyse :

    La Grèce sera contrainte de sortir de l’euro, par Paul Krugman.

    A terme, la Grèce sera non seulement contrainte de répudier une partie de sa dette, mais aussi de quitter l’euro, prévoit Paul Krugman.

    La cure d’austérité exigée en contrepartie du financement accordé par l’Union Européenne et le FMI va provoquer une grave récession économique, qui ne pourrait être atténuée que par une relance des exportations. Les salariés refusant de faire les frais d’une déflation salariale, et la Grèce ne pouvant dévaluer, elle n’aura donc d’autre choix que de sortir de la zone euro, avertit Krugman, qui espère que la BCE et les responsables grecs aient déjà commencé à travailler en secret sur ce scénario.

    L’article de Paul Krugman :

    Contreinfo

    1. Ouch, si Krugman dit ça c’est que la Grèce est sauvée. Il est toujours à côté de la plaque ce gars.

  66. Je trouve parfois que nous parlons pas assez de ceux qui n’ont même plus de quoi être mieux consolés et rassurés par des primes de plus sur les marchés surtout par rapport à nos élites de plus en plus incohérentes et pleines de contradictions, ça fait pas très sérieux quand même.

    Pourquoi nous nous soucions si peu aussi de la question sociale des gens qui triment en Chine comme les premiers et derniers esclaves noirs de l’Amérique ? Ce grand astre déchu !

    Les grands décideurs du monde ne peuvent bien sur pas toujours tout maîtriser aussi bien le seul climat sur terre comme le mouvement des astres, comme les événements qui surviennent et qui surprennent de temps en temps le propre emploi du temps des gens qui prennent souvent ou pas l’avion encore dernièrement avec ce volcan, et qui fume encore pour quel autre présage demain ?

    C’est peut-être aussi le grand péché d’orgueil et intellectuel des hommes de notre temps celui d’avoir d’avoir trop laisser croirer et penser et à travers de même partis politiques guère peu différents que nous pourrions toujours nous permettre de fonctionner partout ainsi, c’est-à-dire en fait très machinalement, sans d’ailleurs que cela nuise jamais au bon moral des peuples comme au bon équilibre du climat et encore une autre grande marée noire.

    Les seules valeurs matérielles mises en place dans le monde ne pourront pas toujours rassurer les nouveaux peuples émergeants c’est en fait une grande tromperie le grand piège tendu à l’humanité celui « d’avoir » trop voulu vivre comme les autres, pour paraît-il un plus grand réalisme de vie pour le commerce et l’argent surtout d’abord, soit je veux bien entendre et comprendre ce point de vue mais voilà lorsque survient un plus grand patacrac et surtout dans ce genre de valeurs comment vont de nouveau réagir les peuples en colère et au bord de la révolte populaire, faute d’argent et d’emploi à votre avis ? Ce n’est quand même pas très sage et prudent tout cela sur la durée !

    Merci encore pour les espèces en voie de disparition, ce n’est bien sur jamais assez pour mieux diriger son monde, pour mieux faire des économies sur tout. Savez-vous encore que les nombreux astéroides qui révolutionnent certaines planètes du système ne sont pas toujours bien visibles à l’oeil nu aussi bien d’ailleurs pour les plus grands économistes et prix nobel de ce monde, savez-vous par exemple que certains petits astéroides c’est-à-dire les plus sombres ne reflètent guère parfois plus que 5% de la lumière du soleil, bien sur lorsqu’on prend réellement conscience de ça, c’est là qu’on se rend compte en fait qu’on est bien peu de choses en réalité. Bon c’est vrai ce n’est pas encore suffisamment bien rentré et compris dans l’esprit de certaines personnes.

    Enfin voilà j’aurais essayé au moins d’avertir le plus de gens possible, la vie passe si vite nous croyons même parfois que pourrons vivre plusieurs années de plus à consommer telle ou telle marque de plus, et puis non quelque chose d’autre survient brutalement nous arrêter dans notre vie, dans notre élan soit c’est alors ceci ou cela pour bien encore nous le rappeler à l’esprit et en mémoire et c’est alors que nous nous apercevons que toute notre vie sur terre n’a été que vanité, du vent et poussières.

    Le temps qu’il fait principalement sur terre commercons d’abord et nous verrons bien après.

  67. Bonjour,

    pouvez-vous expliquer les chiffres sur le front de l’emploi aux USA ? Y a-t-il une amélioration réelle ou bien un artifice, un détail technique qui a permis d’avoir les chiffres positifs des deux derniers mois.
    Merci.

  68. « On n’est pas aidé par les politiques »

    Objectif 2012-> http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-livre-qui-demonte-la-strategie-dsk_889807.html

    Que nous manque-t-il encore au fond pour gagner ? De l’argent? On en a suffisamment. Attention, tout ça en toute légalité, contrairement à ce qui s’est passé pendant trente ans. Alors quoi? Un programme? Certains, parmi nous, pensent qu’il en faut un. Surtout les apparatchiks comme Camba ou Borgel. Les autres, ça les fait marrer.

    1. SG fait pareil!

      D’ailleurs pas UN salarié de SG semble t-il qui ne soit moralement corrompu, dès lors que par « esprit d’entreprise » les salariés ont fait bloc derrière la direction, permettant de limiter des dégâts dévastateurs en terme de réputation pour la firme.
      Pourquoi? Mais c’est très simple… c’est peut-être le seul établissement de crédit où l’on peut « monter » très haut, même en étant parti de « la base », et ça les salariés le savent.

      Dans des conditions identiques la plupart des salariés feraient sans doute de même, chacun n’aspirant qu’à se goinfrer pour la reconnaissance sociale et l’estime de soi que l’argent permet d’acheter (sisi…). Pourquoi s’étonner du fascisme financier quand in fine les citoyens eux-mêmes ont laissé la place à une armée de tyrans en puissance, qui n’en n’ont strictement rien à f… des valeurs démocratiques quand ils les comprennent encore?

      La soif de reconnaissance, de dominance sociale… ca rappelle un vieux logia, que Jérémie connait sûrement:
      « Celui qui a trouvé le Monde c’est un cadavre qu’il a trouvé. Et celui qui a trouvé un cadavre, le Monde n’est pas digne de lui ».

      Mais globalement ça rappelle cette vielle histoire selon laquelle on ne trouva pas un Juste qui fut digne de sauver une ville maudite. Je suis sûr que vous la connaissez… ou encore ce verset du Coran, qui raconte comment les habiles, intelligents et sûrs d’eux finiront par être pris à leurs propre piège, la Divinité ayant toujours le dernier mot.

    2. Pourquoi? Mais c’est très simple… c’est peut-être le seul établissement de crédit où l’on peut « monter » très haut, même en étant parti de « la base », et ça les salariés le savent.

      La DRH de la SG continue à promouvoir cette image d’Épinal. Maintenant, je ne pense pas que cela trompe grand monde à la SG. Il suffit de regarder qui occupe les quatre derniers niveaux hiérarchiques à la SG. Personne n’est issue de la base.

      Le modèle de management français prend ses dirigeants et administrateurs au sein d’un milieu très fermé. Il est tellement fermé que les administrateurs influents sont quasiment tous également dirigeants d’une autre entreprise. Ainsi, seulement 40 personnes représentent 50% des dirigeants et administrateurs des sociétés du CAC40. Autant que le nombre de sociétés qui compose ce panier. C’est unique au monde.

      Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette ;
      Le premier de nous deux qui rira aura une tapette

      Entrer dans ce cercle très fermé lorsqu’on n’est pas dirigeant ou actionnaire, est réservé à des personnalités de confiance. Cette honneur a été accordé à la fille et à l’épouse de notre cher ex président, M. Jacques Chirac. Le président actuel préfère placer sa progéniture en échec scolaire dans le public pour l’instant (l’EPAD) mais ce n’est qu’un premier pas pour qu’il se fasse les dents qu’il a fort longue au demeurant.

    3. Dans le Monde du 3 mai, un article que je trouve remarquable désosse un « CDO » -« Abacus 2007 AC1 »
      Il nous donne un aperçu du commerce « équitable » qu’il vaut mieux quitter.
      Des soit disants CDO pourris vendus comme de la qualité supérieure ah, ah, ah; ABACUS, le B à BA du métier.

      http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2010/05/03/goldman-sachs-les-conflits-d-interets-d-abacus_1345879_3234.html

      Conclusion de l’article :
      Michael Lewis (agence Bloomberg), l’auteur du best-seller The Big Short, déclarait : « Les effets sociaux de l’action de la SEC seront plus grands que ses conséquences légales. De même qu’il y eut une époque où on pouvait fumer en avion ou boire au volant sans se sentir coupable, on pensera un jour au temps où, à Wall Street, un trader pouvait faire fabriquer un titre pour miser sur son échec, rouler et corrompre les agences de notation pour qu’elles bénissent cette obligation puis la vendre à une banque allemande un peu lente à la comprenette sans avoir à plus s’en préoccuper ». Abacus est l’archétype de ce processus.

      La messe est dite.

  69. Ça c’est marrant, parce que je me suis posé la même question. J’ai carrément été regarder la photo qui nous annonçait sa naissance en écoutant la vidéo… Étrange association d’idée

    Ma remarque sur l’intérêt de lire le blog de Paul Jorion portait sur des mois de lecture presque quotidienne, plutôt que sur la vidéo du jour…

    Après l’avoir visionnée… et écoutée… je me suis souvenu de ce jour d’Aout où Paul, fier et grave, nous annonçait la naissance de son fils Théodore.

    Il se trouve que je m’appelle aussi Paul, que j’ai également un jeune fils de 18 mois dont le prénom est Théodore, et que m’est revenu aujourd’hui les quelques mots que M. Jorion nous avait gentiment laissé en guise de faire-part de naissance :

    « Est-il bien raisonnable d’amener un nouvel être au monde ?
    Je n’en suis pas sûr.
    Est-il raisonnable d’être à nouveau père à 63 ans ?
    La réponse est certainement non !
    Mais vous savez ce que dit la sagesse populaire : « Ce que femme veut, Dieu le veut !
    Théodore, né à 20h24. Dans le même hôpital où mon père est mort en 2002 et ma mère est morte en 2003. Tourne, tourne, tourne. »

    Coupons le fil 48 heures, recentrons-nous… et à lundi !

    Bien amicalement

  70. jamais aussi bon a l’oral que lorsque vous êtes remonté. pourvu qu’il y ait encore des situations énervantes !

  71. Je me doute bien que ma question est naïve pour certains, mais comme je veux être sur de bien comprendre je la pose.
    Si, comme Paul Jorion le dit, un mécanisme est à l’œuvre pour empêcher le crack, c’est que des « entités » suffisamment riches et organisées se coordonnent pour acheter à partir d’un certain seuil d’alerte. Alors qui peut bien acheter quand tout le monde vend dans un mouvement de panique ?

    1. Complot ou conspiration?
      Deux mots maudits.
      C’est comme le diable, il paraît que son talent principal est de savoir faire croire qu’il n’existe pas.

  72. C’est un fait, les temps modernes sont à la merditude.
    Mais rien n’empêche d’écouter un bonhomme jouer de l’accordéon dans les rues d’une ville. Heureusement d’ailleurs. Les autres bipèdes courent vers on ne sait quoi. Il y a la fluidité de la vie et la brutalité concrète ; heureux sont ceux qui ne perdent pas une miette. Et le balais des martinets pour nous rappeler l’Éloge des oiseaux de Leopardi.

  73. Je pense que le reproche que l’on peut faire actuellement aux politiciens, ce n’est pas de ne pas avoir la solution car bien malin celui qui pourrait dire : moi j’ai le talent, le charisme… pour être élu président et en même temps j’ai les compétences pour résoudre une crise économique et financière comme on n’en plus connut depuis longtemps.

    Le reproche qu’on peut leur faire c’est de ne pas admettre leur incompétence et de ne pas s’entourer de gens compétents pour les aider à trouver des solutions.

    Quand ils se mettront à engager des Paul Jorion pour les conseiller, alors peut-être qu’on aura un espoir de voir un jour le bout du tunnel.

  74. Bonsoir Paul,

    Je vous retrouve enfin. OUF!

    Lecteur ancien de votre blog et modeste contributeur, j’avais rompu toute communication avec vous suite à votre decision d’ouvrir vos colonnes à C. Lepage.

    Votre pull et vos propos me paraissent dignes de renouer le contact.

    Bien à vous.

    1. … Les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours; que sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits…

      Eh oui, je continue la relecture de mes classiques. Les classiques et ma fille, deux sources intarissables de joie.

  75. Les dirigeants continuaient leurs discussions vers 23h sur les moyens de freiner la contagion de la crise grecque, que le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a qualifiée de « crise systémique », c’est-à-dire menaçant toute la zone euro, selon une source européenne.

    Ils envisagent de mettre un place un Fonds de soutien face à la crise pour aide les pays menacés, qui pourrait être alimenté par la Commission européenne et la BCE, selon des sources diplomatiques.

    Ce n’est pas sérieux Ce n’est pas avec une déclaration lénifiante que la spéculation va s’arrêter. Si renforcer le pacte de stabilité et la discipline budgétaire cela fonctionne, bonjour les dégâts et la déflation

  76. @ Paul Jorion, @François Leclerc, @ tous :

    Je met ça là, pour ceux que le Glass Steagall Act intéresse :
    http://cantwell.senate.gov/news/record.cfm?id=324753

    En résumé, un amendement, soutenu de manière bipartisane (donc ‘l’étonnant’ John McCain et surtout Maria Cantwell, pugnace sénatrice démocrate de la commission bancaire du sénat, ayant notamment audité Blankstein), réintroduit le Glass Steagall Act dans la réforme de Wall Street voulue par Obama, et ce d’une manière bien différente du ‘Plan Volcker’ (que tout le monde ou presque a oublié : le plan Volcker introduisait surtout la notion de la taille des établissements et l’interdiction de trading pour compte propre), car rétabli quasi intégralement (séparation stricte entre banque d’affaire et banque de dépôt).
    Ce qui signifie potentiellement, bien plus que la ‘simple’ séparation des banques d’affaire des banques d’investissement, que tout ce qui est détenu, en créance ou en débit par une banque d’affaire sur une banque de dépôt et inversement devrait être effacé des livres de comptes de ces deux banques les concernant. Sans compter l’absence de la garantie de la FDIC …

    Ce qui est significatif surtout, et ce qui donne la dimension politique de cet amendement, ce sont les réactions qu’il a suscité.
    Ainsi Mark Warner, sénateur Démocrate, membre du comité bancaire du sénat ayant participé avec le sénateur Dodd des négociations avec les républicains sur la réforme de Wall Street (c’est dire, étant donné le résultat, s’il est ‘violent’), ne cache pas son opposition à cet amendement.
    http://thehill.com/blogs/blog-briefing-room/news/95427-warner-senate-could-vote-to-reinstate-glass-steagall
    Néanmoins, comme il le dit, beaucoup de sénateurs regrettent leurs votes en 1999 pour l’abrogation (à l’instigation de larry Summers sous Bill Clinton) de cette loi :
    « A lot of senators wish they had their votes back in 1999 when they basically did away with the walls and the barriers between investment banking and banking that Glass-Steagall had in place, » Warner said. »
    Les amendements devraient être votés la semaine prochaine et la loi en fin de mois.

    De même, la Maison Blanche, La FED et le Trésor via Timothy Geithner se sont opposés à cet amendement, préférant soutenir le Plan Volcker.
    A l’inverse, 78% des américains seraient favorables au retour de cette loi (lire aussi certains commentaires en bas de l’article en lien).

    Bref, d’un côté les monétaristes et l’exécutif contre les américains et une large majorité de sénateurs (selon Warner).
    Rien que cela permet d’indiquer que cela doit être important …

    Tout ceci vient à confirmer que de l’autre côté de l’atlantique, ‘on’ commence à se réveiller alors même qu’à un jour d’intervalle, en Europe, on se réunit pour évoquer la crise …
    Si le 07 mai 2010 est le jour de ‘La croisée des chemins’ dixit F. Lordon, celui du 06 mai 2010 pourrait aussi l’être pour les US. Mais pas dans le même sens.
    Quien sabe ?

    NB.
    Et ça aussi, c’est passé hier, sur un contrôle plus important du marché des dérivés et des futures :
    http://cantwell.senate.gov/news/record.cfm?id=324761
    Et d’autres amendements aussi risquent de passer, notamment un sur l’audit de la FED du sénateur indépendant Bernie Sanders.

  77. C’est bien vrai, on n’est pas aidé par les politiques. Aujourd’hui, nos grands dirigeants européens se réunissaient à la hâte à Münich… euh non à Bruxelles… pour, disaient-ils, prendre des mesures pour parer à la menace des spéculateurs. On allait voir ce qu’on allait voir, crénondidju. Résultat: un fonds de garantie de 70 milliards (Soros doit pouffer, rien que la Grèce a coûté 120 milliards) et plus de rigueur budgétaire (là Soros est content, il n’y a même pas une menace, au contraire on lui dit qu’on le craint et qu’on va obéir pour pas qu’il se fâche).
    Nos courageux politiques ont donc décidé de donner leurs peuples en pâture en espérant ne pas se faire bouffer par les fauves. Je vous laisse deviner si ça va les calmer…

  78. Je constate que ça me « terrorise » ces histoires de bourse, alors que je n’y ai aucun titre ! C’est un peu comme si le monde pouvait s’arrêter d’un instant à l’autre. D’un jour à l’autre les marchés peuvent dire : « On n’y croit plus, c’est fini, on range les cartons … advienne que pourra. »

    Et qu’est-ce qui va se passer ? Fillon déclare que la france ne peut plus emprunter et que le commerce extérieur est mort, etc moi je ne sais pas ce qui peut se passer, j’ai l’impression de vivre sur un volcan. Je crois qu’il va me falloir des anxiolytiques… il y a ça plus le fait que la vie est trop courte; A partir d’un certain âge on n’écrit plus que des testaments. Et l’été n’arrive pas…

    1. Soyez certain qu’ils ne pourront pas bloquer la rotation terrestre.
      Les chiffres bêtes et méchants qui passent au dessus de nos têtes ont le pouvoir de nous transformer en petites souris aux abois. Mais il y a aussi des météores pour illuminer notre ciel de désespérés.
      En voici un exemple : « Pour moi la poésie c’est d’abord une façon d’être. Et une façon d’être liée à la révolte devant l’immensité des désirs que chacun porte en soi et le peu que la vie lui permet de vivre. » Annie Le Brun

    2. Je viens de lire tous les commentaires. Je suis surtout frappé par l’évocation de Paul et de son fils, Théodore … et puis « octobre » dit : 8 mai 2010 à 02:31 « Soyez certain qu’ils ne pourront pas bloquer la rotation terrestre. » et « Mais il y a aussi des météores pour illuminer notre ciel de désespérés. »

      Cela me fait penser, soudainement, à ce qui est connu sous le nom de « précession » http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9cession ….

      Le Temps, expression et maitre de tout ce qui existe, n’est pas que quantifiable et mesurable. Il est des périodes temporelles qui sont de toute évidence particulièrement qualifiées et denses, comme délimitées par une présence transcendante. On pensera aux fins de cycles historiques. Au mouvement fractal des astres. A notre univers tissé d’une infinité croisement d’univers à nous imperceptibles « en temps ordinaires ». A l’inexplicable des « Nombres Premiers », de « Pi » et de « Raçine carrée de -1 ».

      Notre univers est ainsi tissé d’une infinité de « respirations » qui s’étirent dans toutes les dimensions, au delà de notre conception du du temps et de l’espace.

      Le mouvement global du Temps est hélicoïdal. Il n’est certainement pas linéaire, ce qui explique l’échec patent, l’effondrement aucquel nous assistons « en prise directe » de la pensée dite « moderne » essentiellement fondée sur la toute puissance et le caractère absolu de de la causalité.
      Le Temps n’est pas tout simplement cyclique non plus.
      Le concept de précession nous conduit à l’image de l’hélice décrivant une succession de cycles en translation autour et au long d’un axe central.
      La fin d’un cycle ne se superpose aucunement à son début.
      La fin d’un cycle est toujours l’analogie de son début, son reflet, son image transformée, énergétiquement amenuisée.

    3. Si vous pensez qu’un testament est important , c’est que vous avez encore des oripeaux et des conseils à perdre .

    4. @Lisztfr

      Je ne peux pas croire ça de vous, il y a tant de belles choses que vous connaissez et que vous faites partager, j’en profite pour vous remercier de cette découverte que vous m’avez fait faire il y a qq tremps.

      http://www.youtube.com/watch?v=5C_l3nSQ_lc

      @la menuise

      « et la lumière fut »

      ce lien là « sorcellerie du capitalisme » vaut 100, 1000 ou bien plus , merci infiniment

  79. Bonjour,
    Je découvre votre blog.
    Merci pour vos analyses intelligibles.
    Je trouve en effet que la nécessité de rédiger un projet type « CNR » est flagrante.
    Alors pourquoi, comme vous le dites à plusieurs reprises, voulez-vous empêcher ce système dépourvu de vergogne de s’effondrer ?
    Je pose cette question, car en écoutant vos arguments et diagnostiques, on en viendrait presque à abréger les souffrance de ce gros malade (le « marché ») qui, quoiqu’on fasse pour lui, va rechuter.

  80. « Dans le monde de l’esprit, c’est en faisant faillite qu’on fait fortune.
    [Christian Bobin]  » Extrait de Le Très-Bas

    1. « HEUREUX LES PAUVRES CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST A EUX. »
      Je crains la bousculade au Paradis…

  81. @ peak-oil

    Effectivement le libre échange exacerbé -possible par une énergie fossile bon marché- à contribué à une construction européenne qui s’est vite écarté du projet initial des pères fondateurs. Ces quinze dernières années elle a même accéléré sa perte par un élargissement qui ne répondait qu’aux critères d’un marché voulu par les ultra-libéraux marchands.
    Le nationalisme est bien naturel dans nos sociétés.
    Qui n’est pas attaché à son terroir, sa région ?
    C’est un sentiment Sapiens-Sapiens, c’est pourquoi l’Europe politique doit être fédéral et régional.

    1. D’accord pour une Europe fédérale mais encore faudrait-il que les européens assument leur part de responsabilité individuelle et qu’ils soient capables de privilégier l’intérêt général au sein de l’Europe voire même à l’échelle du monde.

      Je partage l’idée que l’élargissement fuite en avant a été des plus inconséquents, il partait du principe que nous avions atteint une maturité démocratique et que la croissance serait toujours à notre portée, mais c’était du baratin. La démocratie telle que nous la connaissons est hélàs un leurre car elle ne fonctionne qu’en période de croissance. Quand l’économie triomphe, peu importe que les citoyens votent en fonction de l’intérêt particulier car le plus grand nombre est gagnant. Quand l’économie rétrécit, le fait que les citoyens privilégient leur attachement à un niveau de vie qu’ils considèrent comme acquis réduit par là même la capacité de la démocratie à fonctionner tout simplement. Le vrai visage du citoyen apparaît alors au grand jour, celui d’un enfant gâté irresponsable qui ne se rend pas compte de la valeur de la démocratie et de ce qu’elle exige de sa part.

      L’homme a toujours courru après le pouvoir (d’achat), rien de nouveau sous le soleil, mais il y a des contextes que le mettent plus en évidence que d’autres. D’un point de vue démocratique, on peut aller jusqu’à dire que le catastrophisme éclairé et l’autoflagellation rédemptrice ne sont pas des fléaux mais l’occasion d’assumer notre part de responsabilité pour se donner les moyens d’avancer, l’occasion de remettre à sa place le pouvoir qui ne cesse de nous fasciner. Il n’y a qu’à voir la répulsion que l’autocritique provoque chez la plupart pour constater l’hypocrisie des soi-disants démocrates et leur incapacité à vivre ensemble.

      Soit on se donne les moyens d’un vraie démocratie à l’échelle européenne et à l’échelle des nations en confrontant chacun à ses responsabilités, et cela passe certainement par de la pédagogie, soit on laisse l’union de façade se révélée telle qu’elle est, ce qui ne peut mener dans notre cas qu’à une perte de contrôle généralisée. Tant que la notion de responsabilité ne sera pas assumée par les citoyens et les Etats, la loi du plus fort restera la loi des hommes malgré toutes les belles histoires que certains sont prêts à raconter.

      Le lit d’une révolution de type anarchique se creuse un peu plus chaque jour sur la planète décroissance, et cela condamne la démocratie à rester un mirage. Nous nous mettons en situation où il ne nous restera plus d’autres alternatives que la dictature qui dans notre cas n’est même plus sûr de fonctionner. Il y a pourtant une infinité de solutions à notre portée si nous voulons vraiment être des démocrates.

      Taxez-moi pardi ! Pour essayer d’atteindre l’a-croissance.

    2. @ Peak.Oil.2008
      Je suis entièrement d’accord avec votre analyse, mais il faut du temps pour construire sa pédagogie pour ensuite convaincre ses concitoyens.
      Dans le même temps, il me semble qu’il faudra aussi passer d’une démocratie représentative à une démocratie participative, la seule qui à mes yeux à même de responsabiliser le citoyen.
      Je pense qu’il nous faudra encore des tas de réunions à tous les niveaux afin de concrétiser des décisions capables d’orienter le développement vers une décroissance énergétique librement acceptée.
      Le rôle de tous ceux qui comme nous ont pris conscience de la limite de la planète est de prendre notre baton de pélerin (ou plutôt notre rétroprojecteur) et d’aller expliquer cela dans le plus possible d’endroits.
      Si cela est expliqué clairement avec rigueur, froidement et méthodiquement comme un technicen devant sa machine en panne, sans culpabilisation, je pense qu’il y a moyen d’éviter le pire.
      Je reste persuader que faute de pouvoir le réformer, on pourra contourner le capitalisme, mais ceci est un préalable.
      Certes, il y aura du chaos et il y en a déjà.
      De toutes façon, la relance industrielle avec une croissance pétrolière à zéro n’est que pure illusion.
      Nous assistons à la fin de la civilisation industrielle et nous devons participer à l’élaboration de la suivante.
      Et si ensemble nous mettions au point un power point expliquant tout cela et qui soit lisible et compréhensible pour la plupart des gens!!!!
      J’y pense depuis quelques temps.

    3. La base de la pédagogie est d’expliquer et d’expliquer, c’est la seule voie avant la pente raide !

    4. @michel

      – Comme vous, je vote pour une démocratie participative mais à condition qu’elle ne tombe plus dans les travers de la particratie.

      On devrait soutenir la construction des myriades Forums et de Méta Forum, des espaces publiques et des espaces virtuels accessibles à tous les citoyens. Mettons à disposition des espaces où le savoir collectif pourrait être mis à l’épreuve en permanence, les forums internet jouent déjà un peu ce rôle (donc merci Paul). Il y a des choses factuels et certaines qui ne le sont pas. La circonférence de la terre est plus importante que celle de la lune, c’est un fait même si il faut toujours rajouter un ‘jusqu’à preuve du contraire’. Le concept des limites physiques de la terre est factuel même si le dogme économique et politique contemporain voudrait nous faire croire l’inverse.

      Reconstruisons une démocratie en donnant à ceux qui le désirent la chance de débattre de tout et n’importe quoi à n’importe quel moment. On verrait des non-actifs, et pas seulement, redonner un sens à leur vie. Ils pourraient se lancer dans la dialectique et essayer de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent. On devrait donner la chance aux citoyens qui le désirent de jouer pleinement leur rôle de citoyen à tout moment. Rendons ce droit-devoir au citoyen pour le confronter à sa responsabilité citoyenne, pour le confronter à son désir de démocratie et pour donner de la consistance à notre chère démocratie. Remettons le divertissement à sa place, enterrons l’infotainement, ce ne sont rien que des fuites du réel (sans doute liée à notre incapacité à assumer notre condition humaine et notre incapacité à assumer les actes que nos posons).

      – J’habite près du Conseil de l’Europe à Schuman (Bxl). Savez-vous que le Samedi-Dimanche, on ne trouve aucune Librairie d’ouverte. Un espace de débat, n’en parlons même pas. Mais qu’espèrent-ils ?

      – Pour le powerpoint, je crois que cela serait en effet une très bonne idée de travailler sur un document qui permettrait à tout le monde d’avoir une vision macro mais aussi profonde du monde dans lequel nous vivons.

    5. Une démocratie participative ne risque pas de retomber dans une particratie, je fais partie d’un jardin communautaire et je peux vous dire que les comptes d’apothicaire ne font pas partie de notre jargon.
      Ce qui compte, c’est l’objectif et l’échange de données, d’informations.
      Bientôt je vais participé à une série de conférences débat à un jet de pierre de la célèbre tour de ma localité, je veux parler de Jupiller.
      Ces conférences débat ont trait à l’environnement: pesticide et santé, mobilité, changements climatiques, pub, agrocarburants, nucléaire, santé, accroissance, alimentation durable, biodiversité.
      Tiens, il ne parle pas de Peak Oil 2008, et bien pourqui pas l’y ajouter!!!

  82. Nous savons très bien ce qui se passe.
    Seul ou en famille, on se sent abandonné.

    « L’ouverture des frontières c’est uniquement pour la spéculation, c’est pas pour les humains. » Claire Denis

  83. Un article de zerohedge sur « l’accident de vendredi » (en anglais sorry).

    http://www.zerohedge.com/article/day-market-almost-died-courtesy-high-frequency-trading

    En résumé, grâce à une « pichenette » dans le système de HFT ‘high-frequency-trading), une montagne de ventes a été générée sans aucun achat en face, du fait du peu de liquidités mises en jeu, comme vous le dites (et le mimez) si bien.

    Cette mécanique avait été anticipée, mais écartée, voire raillée par de brillants experts (les mêmes que d’habitude).

    Pour paraphraser Monsieur François Leclerc, « demain sera un autre jour », j’ajoute « toutes choses égales par ailleurs ».

    1. Oui : « Tyler Durden » de Zerohedge et moi-même étions arrivés aux mêmes conclusions sur l’« incident » (le krach ignoré) de jeudi. Zerohedge n’est pas invisible – c’est le moins qu’on puisse dire –, ni ce blog-ci non plus, soit dit en toute modestie. Et pourtant, quand vous regardez où s’orientent les enquêtes de la SEC et de la CFTC aux États-Unis, ils sont à fouiner à des années-lumière, se demandant si ce n’est pas par hasard, un ordre sur le marché à terme de l’indice S&P qui aurait allumé la mèche ! L’opinion publique – que Zerohedge et moi représentons – et les autorités financières, vivons apparemment dans des mondes complètement étanches l’un à l’autre, sans la moindre communication entre eux.

  84. Il n’y a guère que les condamnés à mort qui se réjouissent sans réserve que  » demain soit un autre jour » …

  85. Je partage votre analyse.
    Droit rime avec devoir, démocratie avec responsabilité individuelle et collective.

    Malgré la pédagogie des meilleurs, notre civilisation occidentale semble pencher pour la pente raide de la transition post-pétrole.
    L’Histoire des hommes nous apprend aussi que toutes les mauvaises solutions sont essayées avant de choisir la bonne.
    Taxez- moi pour faire une Europe intelligente 🙂

  86. Aux Peuples Européens !

    Nous vous remercions de nous avoir soutenu dans la réforme du secteur financier.

    Nous vous remercions de nous avoir soutenu pour l’adoption du traité Berlin-Paris portant création d’un fond européen garant de notre indépendance financière.

    Nous savions qu’une taxe carbone généralisée -adoptée à l’été 2010-en Europe était très mal venue en ces temps de contraction économique mais la pédagogie des meilleurs d’entre nous a permit que vous compreniez qu’il fallait mieux se serrer la ceinture maintenant pour investir dans notre avenir, plutôt que de se serrer la ceinture pour sauver un système qui était dans l’impasse.
    Les premières années ont été dur mais nous offrent aujourd’hui des perspectives d’une société unie-par la fédération régionale de l’Europe- et apaisée de ses contraintes énergétiques.
    Il semble que le Monde qui a « singé » notre développement au XX siècle, nous regarde à nouveau avec admiration et intérêt après le choc que fut le traité Berlin-Paris pour les chancelleries mondiales.

    Nous remarquons que d’avoir taxer l’énergie dont nous dépendions à 95% hors de la zone Euro nous a permit de taxer moins le travail et de financer massivement notre nouvelle économie qui fait l’admiration des non-Européens.
    Tout ces changements bénéfiques pour notre présent et l’avenir des générations futures a été possible grâce à vos changements de comportement individuel et collectif, et à votre sens de la responsabilité nécessaire à la démocratie.

    Peuple Européen, tu peux être fier de Toi.

    Le staff politique Européen -et certains de ses conseillers-

    1. C’est génial mon cher PAD, je suis d’accord à 100% pour autant que les taxes sur l’énergie soient exclusivement versées pour augmenter l’efficacité énergétique .
      Si ce n’était le cas, une partie des taxes seraient capitalisées ce qui est inaceptable évidemment.
      D’autre part, ne pourrait on pas créer un (ou des) organisme (s) dans lequel les gens déposeraient leur épargne sans intérêts en échange de facilités concernant des réalisations exclusivement basées sur cette efficacité énergétique????
      On transformerait par là l’intérêt financier en intérêt énergétique.
      Expliquer, expliquer et expliquer encore, avec l’exemplarité , c’est la seule voie acceptable pour les « peakistes »

    2. @PAD

      à mon sens, à rediffuser quelquepart dans un billet du jour, pour augmenter l’audition.

      Cordialement

    3. Bien joué, c’est une approche très positive car elle nous confronte à nos incohérences sans tomber dans le travers du ton moralisateur. A rediffuser.

  87. Allons, allons, ne vous faites pas trop de soucis, vous y tenez tant que ça au système tel qu’il est ? Il prend l’eau de tous bords : qu’il coule ! Donc : le temps est au beau fixe aujourd’hui. Mieux : le temps est à la reconstruction. Aujourd’hui ?

    Votre vision du monde et de l’actualité est pour moi de plus en plus un mystère. Sans parler de la position depuis laquelle vous observez et critiquez notre organisation sociale, dirigeants compris. Inclus disons. Quel autre mode d’organisation (politique, sociale, économique…nous parlons bien de la même chose) vous conviendrait ? A quoi pourrions-nous occuper nos vies : occupation individuelle permettant au collectif de fonctionner ? Et pour reprendre des termes à la mode, comment établir une (thermo)dynamique sans extrêmes, sans déséquilibres ?

    Les dirigeants ne sont pas à la hauteur ??? Si, bien sûr que si, ils sont à notre hauteur : ils maintiennent l’asservissement au travail. Que demande le peuple ? Vous les prenez pour des messies ou bien ?

    Essayez d’imaginer ce que serait la civilisation Shadok si l’un de ses membres inventait la machine à pomper…automatique et perpétuelle !

    1. Fab,

      Pour se débarrasser de l’ancien système, encore faut-il avoir au préalable examiné la possibilité de son existence. Cette possibilité ou impossibilité résultent aussi bien de l’analyse que de la prise de conscience collective. Or c’est tout le propos de ce blog que de mener et conjuguer ces deux exigences, l’une intellectuelle, l’autre d’ordre pragmatique. Il me semble que vous prêtez des intentions et une courte vue que Paul n’a pas du tout. Sauf ironie de votre part, bien entendu ! Que je ne peux exclure 😉

      Quand Paul dit que les dirigeants ne sont pas à la hauteur on pourrait y lire que Paul souhaite un prompt amendement du système pour sauver le soldat euro. Résultat qui serait d’une bien médiocre ambition. Pensez-vous réellement qu’il s’agisse de cela, à la lumière de tout ce que vous avez pu lire de ses billets, pour ne parler que d’eux ?

      Non, il s’agit, de toute évidence, de morigéner des décideurs qui restent le nez sur le guidon, chipotent sur des points de détail — même s’ils se comptent en milliard d’euros –, d’un hypothétique plan de sauvetage de la Grèce et de l’euro, alors qu’il faudrait d’abord poser un diagnostic global sur la crise, et pour se faire, prendre les peuples à témoin. Tracer publiquement et avec un réel aplomb des perspectives sociales, ce qui ici, pour le coup, rejoindrait votre souci de rupture d’avec le monde d’aujourd’hui, et de même définir une stratégie globale de sortie du système.

      Paul s’adresse aux politiques car il ne désespère jamais du genre humain, comme vous d’ailleurs qui pensez possible une évolution individuelle pour chacun. Ce temps qu’il fait je l’ai vu et entendu surtout comme cri intelligible et audible, en lequel beaucoup d’entre nous peuvent s’identifier et trouver matière à réelle détermination.

      Les êtres humains ont une histoire, de même que l’humanité et les civilisations. Ce serait folie que de construire un ancien monde sans avoir fait le deuil de l’ancien. Vivre le temps présent, comme vous l’appelez de vos voeux, suppose une capacité d’ouverture, de disponibilité à la vie et à autrui à nous présents à chacun instant de nos vies. Mais peut-on exploiter cette capacité si l’on fait abstraction de son époque, des conditions objectives de son existence. N’est-ce pas une conception du présent minimaliste que celle qui consiste à se le représenter comme pure instant libre de toute contingence ?

      Tout présent est toujours cerné par le passé et les futurs possibles entrevus. Pour faire le deuil de l’ancien il faut bien commercer par réaliser son ancienneté. Bâtir un nouveau monde sur la seule bonne volonté et le désir de faire table rase du passé risque de reconduire aux erreurs du passé.

      Avez-vous pensé une seconde que si Paul ne disait pas ce qu’il dit et de la manière dont il le dit, il n’y aurait tout simplement pas de blog avec son succès, sa portée, et vous, et moi, pour y écrire, y contribuer ?

      Vous prêtez à Paul l’idée de prendre le peuple pour le messie, mais vous-mêmes, ne manifestez-vous quelque peu en réalité le souhait que Paul adopte une posture de messie, il assénerait alors quelques considérations d’ordre spiritualiste, qu’il s’agisse d’appeler à changer tel ou tel comportement ou à de dessiner précisément le monde de demain tel un leader politique ou spirituel ?
      Ce n’est pas ainsi que je vois la meilleur façon que nous évoluions, vous, moi, les politiques et les peuples.

      Je conçois bien, comme vous, qu’au niveau individuel il faille que chacun se penche sur son cas personnel, sur ce qu’il fait ou ne fait pas effectivement pour changer la vie et la société. En somme que les initiatives individuelles comptent. Mais nous ne sommes pas des êtres de pure volonté, ce que voudrait faire accroire les tenants de l’individualisme méthodologique, école de pensée qui a contribué à créer la situation dans laquelle nous sommes.

      Ce sont les liens, de toutes nature, qui nous lient, relient les uns aux autres qui font ce que nous avons été, ce que nous sommes aujourd’hui, et ce que nous serons demain. C’est donc sur le lien qu’il nous faut travailler pour reconstruire sur des bases solides. Or les tenants et aboutissants des conditions matérielles d’existence que sont l’économie, sont un aspect de ces liens. Il se trouve que Paul a tout particulièrement, de par son travail intellectuel et professionnel, examiné en profondeur les conditions techniques, intellectuelles qui sous-tendent le système. Pourquoi devrait-il parler d’autre chose que ce qu’il connaît le mieux, qui plus est avec sa vision d’anthropologue, et de philosophe des sciences ? Son intérêt pour la psychanalyse, que vous dédaignez si je vous ai bien lu par ailleurs lorsque vous opposez le temps long de la durée de l’analyse à celui du présent, s’inscrit également dans cette perspective historique, cette fois versant individuel.

      Autrement dit, penser ces liens, c’est déjà penser le monde de demain, que l’on commence déjà à construire, ici.

      IL faut donc partir de l’existant. Pourquoi auriez-vous le monopole d’une certaine radicalité ?
      Paul, et d’autres en maintes occasions ici, de par leur propos, ont exprimé le peu de considération qu’il avaient pour l’ordre du monde actuel. L’alternative qui est proposée n’est donc pas ou bien la mutation de l’ancien système et la conservation de l’ancienne conception du temps social et donc du travail, ou bien un modèle de société radicalement nouveau, celui qui vous est cher. Un système muté induira forcément des transformations sociales, y compris sur le plan du rapport au travail et au temps. Les caractéristiques essentielles du système actuels désignent un temps court et réactif, a-historique, qui broient les individus et les peuples, et bientôt accélère l’auto destruction du système.

      Personne ne peut prédire avec certitude de quelle ampleur et de quelle nature seront ces transformations. Mais, de même le monde nouveau selon votre conception rien n’en garantit non plus la durabilité et même la possibilité. La première option ayant l’avantage d’associer approche globale radicale et approche évolutive par phases successives tandis que la votre compte d’abord sur la transformation des dispositions et comportements individuels pour aboutir à un monde transformé sans préciser quels seraient les règles efficientes régissant le nouveau modèle socio-économique.
      .
      Votre différend résulte en partie d’une question de méthode. Vous pensez qu’en cernant au plus près la société du futur on aura plus de chances de s’en approcher. L’autre approche consiste elle à partir du principe qu’il s’agit d’abord de dégager les règles positives qui permettront de sortir de l’ornière et d’installer durablement un autre monde possible. Peut-être parce que je suis assez familier de la pensée chinoise, ma préférence va nettement pour la seconde approche, qui recoupe en certains points la philosophie hégélienne de l’histoire. Cette approche, m’apparaît plus conforme à la logique de transformation des choses, et ainsi, à ce titre, permet de faire aboutir plus sûrement nos idéaux communs.

    2. Pierre-Yves,

      Merci pour vos commentaires et critiques. Je pense que nous sommes actuellement sur la même longueur d’onde : pourquoi alors ne pas sortir les sciences humaines, sociales, de leur tabou, de leur élitisme, pourquoi ne pas en faire un sujet de société banal, pourquoi persister à les « scientifiser » ?

      Le développement n’est probablement pas nécessaire, mais ça me fait plaisir ! Vous parlez de méthodes, je vous réponds points de vue. Nous sommes à un moment historique où les approches sont à ce point proches qu’elles en deviennent observables… Un exemple ? La question de Lisztfr : pertinente et à ce stade inévitable. Et là il ne s’agit plus de méthode mais simplement de point de vue, il faut prendre la peine de se tourner, de regarder derrière soi : « leur » (les guillemets pour le « ils » de Lisztfr) méthode est historiquement proche, historiquement visible.

      Plutarque : « Le déséquilibre entre riches et pauvres est la plus ancienne et plus fatale maladie de toutes les républiques. »

      Non ! : Le déséquilibre entre riches et pauvres est la plus ancienne et plus sûre garantie de bon fonctionnement de toutes les républiques.

      Voire même : Le déséquilibre entre riches et pauvres est la plus ancienne et plus sûre garantie de toutes les républiques.

      Faute de mieux.

      « Autre » chose, je tronque à dessein, ici : « La réalité, c’est […] de savoir comment occuper les gens […] sans remettre en question le temps de travail, la création de richesse et le partage de la valeur ajoutée. »

      L’asservissement, c’est la manière de gérer un système. Ni plus ni moins. Ni complot non plus. C’est la recherche, ô tempora ! ô mores !, de l’harmonie sociale.

      Revenons à la méthode. Exposer lisiblement et publiquement les mécanismes de la société, les relations entre individu et groupe, est une méthode. Qui demande de faire confiance à l’intelligence de chacun.

      Le reste…vous savez ce que j’en pense.

      Merci.

    3. @Fab

      « Le déséquilibre entre riches et pauvres est la plus ancienne et plus sûre garantie de bon fonctionnement de toutes les républiques. »

      L’ancienneté ne fait pas loi éternelle !
      C’est du reste la raison pour laquelle la seule force vraiment révolutionnaire c’est celle du Nouveau.
      Evidemment, cela demande un peu de foi.

    4. @ Fab
      « Le déséquilibre entre riches et pauvres est la plus ancienne et plus sûre garantie de bon fonctionnement de toutes les républiques. »

      Dans tout système il faut un déséquilibre entre l’entée et la sortie pour un bon fonctionnement.
      Sans cela, c’est la stagnation.
      D’autre part comme le dit bien Pierre-Yves D. , nous devons connaître notre passé et ne pas le sous estimer.
      C’est comme pour l’itinéraire d’un voyage, nous devons savoir où nous voulons aller mais nous devons savoir aussi d’où nous venons ou oû nous sommes.

    5. @ Martine Mounier,

      Après le commentaire que je viens de vous faire, cette histoire d’inégalité de richesse m’a encore travaillé les neurones.
      En fouillant sur Internet, je tombe à l’instant sur un truc que beaucoup doivent connaître ici mais que je découvre: Le coefficient de Gini
      ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Coefficient_de_Gini )
      C’est une mesure destinée à calculer les inégalités de revenus dans une société donnée.
      On trouve ensuite différentes informations liées à cela, et notamment une liste de pays, du plus égalitaire au plus inégalitaire:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_égalité_de_revenus

      La chose me paraît intéressante.

    6. Martine,

      Merci pour votre message (j’ai eu peur que notre dernier échange vous soit resté en travers de la gorge !).

      Le Nouveau, la foi dont vous parlez, ne pourrait-ce être cela : « Exposer lisiblement et publiquement les mécanismes de la société, les relations entre individu et groupe » ? Non pas comme fin, mais comme moyen : « le chemin c’est le but ».

      Nous sommes dotés d’un télencéphale hyper développé, qu’en faisons-nous ? Que ne nous donnons-nous la peine de le programmer nous-mêmes, plutôt que de laisser cette tâche à la société ? Qui elle fera nécessairement une programmation minimaliste, le nombre d’individus, de liens et d’interconnexions –tant physiques qu’organisationnels- ne lui autorisant pas d’augmenter la complexité.

      Et c’est précisément là le paradoxe, et accessoirement le mal qui nous ronge : avoir les capacités de et se restreindre à une organisation de type fourmis ou amibes.

      Qu’il est aisé en ce sens de concentrer son attention, de consacrer son énergie, sa vie, à un lien immatériel : dieu ou argent, même combat.

      Oui le passé est un socle. Mais l’avenir, c’est le futur ( ?) ! Les sociétés du futur à la Orwell ne sont pas une fatalité. Nous sommes prisonniers (pour l’instant) de cette petite boule en fusion : la découverte de nouveaux territoires, le vrai moteur de la vie, est ailleurs (« Que faire d’une âme s’il n’y a ni Dieu, ni Christ? »).

      Non à la servitude volontaire, à l’acceptation d’un mode de vie clé en main !

  88. Peak.Oil.2008 a écrit: « encore faudrait-il que les européens assument leur part de responsabilité individuelle et qu’ils soient capables de privilégier l’intérêt général au sein de l’Europe voire même à l’échelle du monde. »
    Je suis tout à fait d’accord (qui ne le serait pas, au moins en paroles). Le problème, c’est que passer de la priorité donnée à l’intérêt individuel, comme c’est le cas dans l’essence même du système actuel, vers une perspective plus altruiste ne peut pas se faire par la réforme comme on voudrait nous le faire croire. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de solution de continuité entre la position de départ et celle d’arrivée. On ne peut pas passer « peu à peu » d’un paradigme égoïste à un paradigme altruiste. Et là il faut lâcher le mot qui fait peur: Révolution. Et là tout de suite ressort le spectre du bolchevik au couteau entre les dents. Parce que ça fait aussi partie du conditionnement mis en place par notre société: si je vous dis un mot, vous devez, au lieu de réfléchir, lui associer une image, et si je fais tinter une cloche vous êtes tenus de saliver.
    Pour en revenir à la révolution nécessaire pour échapper à l’individualisme forcené, on peut revenir à une illustration simple: le dilemme du prisonnier (voir Wikipedia si nécessaire). La situation d’équilibre de ce problème, où chacun agit individuellement selon son propre intérêt, n’est pas la meilleure solution pour chacun, n’en déplaise à Adam Smith, et il est impossible de passer par continuité de cette situation à celle où les acteurs se concertant obtiennent les meilleurs résultats. On ne peut passer que radicalement d’une solution à l’autre.
    Cette révolution pourra être pacifique (ou pas), mais en tout cas elle devra être un saut quantique; c’est pourquoi les socialistes ou les écolos avec leur volonté réformiste, leur croissance verte et tutti quanti sont déjà out pour le futur.
    Pour finir avec une petite analogie, on ne peut pas être « un peu croyant » ou « un peu athée », il faut choisir son camp.

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