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45 réflexions sur « PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN, par Pervenche Berès »

  1. Bon résumé.
    Elle ira loin.. mais pas forcément parmi les « lobbies ». Qui vont toujours chercher à noyer le poisson.

    1. Le pire, je pense, est lorsque l’on a tout devant les yeux et qu’on ne peut rien faire. Même avec un soi-disant pouvoir.

    1. Au contraire, DB.
      C’est un résumé de la situation actuelle.

      Beaucoup sont déjà morts pour avoir osé dire la vérité.

      Seul un truc me gène concernant la « gouvernance mondiale ».. sans Démocratie complètement définie.

  2. Je l’ai lu en diagonale, mais d’un point de vue normatif cela me fait penser au TCE de 2005, toujours la même conception de la démocratie.

    1. Les paroles s’envolent, seul les écrits restent mais le papier ne refuse jamais l’encre.

      Demain sera donc un autre jour tant que ce rapport ne sera pas loi. A diffuser partout.

  3. « propose, pour contribuer au débat ouvert par la constitution du groupe de travail sur la gouvernance économique, présidé par le président Herman van Rompuy, de créer en son sein un groupe de sages réunissant des personnalités indépendantes ayant acquis une expérience pluridisciplinaire de ces questions; »

    Si c’est pas un appel du pied à un certain PJ !;-)

    Superbe rapport, à la hauteur de ce qu’on est en droit d’espérer d’un travail parlementaire!
    Le problème étant que dans un parlement c’est le plus souvent la majorité qui décide! Des rapports magnifiques et inspirés expirent consciencieusement en rangs serrés dans les archives du parlement de Strasbourg. Les historiens pourront témoigner que nous savions tout de la crise finale, de ses tenants et aboutissants ainsi que des pistes éventuelles envisagées pour en limiter les dégâts… et que nous n’avions qu’envisagé!
    Quant ils ne sont pas dénaturés en séance.
    Exemple aujourd’hui même, puisqu’un rapport de Niem Hoang Ngoq, qui critiquait le recours à la rigueur pour faire face çà la crise, a été amendé en sens inverse, de sorte qu’au final le texte fustige « les niveaux actuels des dépenses publiques qui ne peuvent être maintenus indéfiniment »!
    Les conservateurs et les libéraux, auteurs des amendements apportées au texte initial ont voté le rapport dénaturé dans la cacophonie d’usage en ces lieux.Sous les applaudissements de la gauche le rapporteur socialiste a retiré sa signature. (Source AFP)

  4. « Il faut tenir à une résolution parce qu’elle est bonne, et non parce qu’on l’a prise »
    François de La Rochefoucauld.

    Pour le reste, une Constitution pour l’Economie, avec une trentaine d’articles, compréhensible par tout citoyen sachant lire et réfléchir par soi-même, serait pas de trop …
    😉

  5. Je suis un mauvais citoyen car je ne connais pas le statut d’une proposition de résolution.

    Est-ce un texte destiné à rester un texte ? Peut’il être amendé, voire vidé de sa substance? En cas d’adoption de cette résolution (d’une résolution), quel est son effet ?

    En tous cas c’est un constat, un réquisitoire implacable. Le texte est long comme l’a fait remarquer un commentateur, mais en fait c’est un résumé, car il est difficile d’enlever ne serait-ce qu’un paragraphe.

    Je souhaite bonne lecture à Nicolas, Christine, Christian, Jean_Claude, Pimprenelle, et tous ceux qui se reconnaîtront.

  6. Lecture du document en diagonale.
    Toujours mal au ventre, mais pour d’autres raisons.
    J’ai mal à mon parlement. Vai devoir consulter. Mais, opération du Conseil, c’est sûr.
    Quelques estimations enfin, « inestimables » traduire de grande valeur.

  7. Sacré pavé à se farcir et à digérer. L’ayant parcouru, je n’ai pas trouvé de mesure choc et vraiment à même de remettre le système en question, même si le diagnostique est plutôt pertinent. La lecture fut vraiment très rapide, donc à suivre…

    Un truc qui m’a un peu chagriné:
    Au II Mutation du capitalisme, point 14:

    constate que la réduction massive de l’endettement public, amorcée dès le début des années 1990, a libéré des liquidités importantes détenues sous forme d’épargne privée, fonds qui se sont ensuite retrouvés dans les banques pour être orientés en masse vers d’autres actifs; estime que ces fonds ont alimenté à grande échelle des formes de placement plus risquées et en partie spéculatives, en conséquence de quoi la réduction de l’endettement public paraît avoir eu un effet déstabilisant sur l’économie;

    Il y a eu une réduction massive de l’endettement public à partir de 1990??? Ah bon?? L’endettement de la France, pour ne prendre qu’elle, est passé d’à peu près 35% de son PIB en 1990 à 60% en 2000, puis 80% aujourd’hui… Ne voudrait-elle pas plutôt dire que c’est le désengagement massif des financements publics dans des secteurs traditionnellement considérés comme publics au profit de la sphère privée qui a causé cet apport de liquidités vers le secteur financier spéculatif?

    1. Ce § m’a fait tilter aussi. Il procède d’une logique curieuse qui voudrait que l’endettement corresponde à des « liquidités immobilisées », comme un réservoir d’eau derrière un barrage. A condition de ne pas perdre de vue que ces « liquidités » sont potentielles, (virtuelles), il y a une part de vérité dans ce schéma. Il montre que les endettés sont en amont, potentiellement « noyés » sous le niveau du lac de retenu, et les créanciers à l’aval.

    2. Il n’y a pas que la France, en Europe 😉

      Pour la Belgique, l’endettement a très fort diminué entre 1990 et 2007 (de 130% du PIB à 87% du PIB). J’imagine que ce fût la même chose pour pas mal de pays (digestion des deficits après le chocs pétroliers).

  8. Mais ce texte, s’il est pris en procédure de codécision, que ce soit avec le conseil ou avec la commission, n’a strictement aucune chance de voir le jour!
    « propose que l’Union européenne définisse un revenu minimum, dans le respect du principe de subsidiarité, en fonction de critères européens déclinés au regard du niveau de vie de chaque État membre et une allocation pour enfants afin de contribuer à réduire la pauvreté et l’exclusion sociale ». Cette disposition est impossible à faire passer auprès du royaume-uni (qui s’est déjà opposé à la charte des droits fondamentaux de l’union européenne).
    C’est bien joli, mais la plupart des dispositions concernent des bonnes intentions qui n’auront jamais aucune chance de voir le jour!
    Il est bien, il est sympa, mais le conseil va le supprimer tout simplement! Tout d’abord parce que cela exige une coopération entre les budgets des Etats membres, et que les budgets des etats membres sont purement et simplement une compétence nationale, et non partagée avec l’union!
    Bon, désolé de jouer les fauteurs de trouble, mais au niveau institutionnel, ce texte ne passera jamais!

    1. Avez vous parcouru la 1ère partie tous les « Vu … »
      avec toutes les résolutions, décisions et recommandations déjà adoptées ?

  9. Beau travail ! Mais qui est Pervenche Berès, quel courant politique la soutient et quelles sont les chances d’adoption d’un tel texte ?

    1. Pervenche Berès, qui appartient au groupe PSE, est une des eurodéputées les plus respectées au Parlement, pour la qualité et le sérieux de son travail et de son engagement. Elle a présidé la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen de 2004 à 2009.

      http://pervencheberes.fr/

  10. Et je lis, quelquefois, dans les commentaires sur ce blog « mais que font les socialistes français « ?

    C’est vrai que si on attend une réponse de Solférino, on risque de prendre racine. Mais il y a des exceptions. Pervenche est l’une d’entres-elles.
    Le texte décoiffe, cependant ne rêvons pas « Boycotter Goldman Sachs » au niveau des propositions
    a peu (mais alors très peu !) de chances de trouver un consensus européen. J’en conclus que le reste est à l’avenant et qu’il ne sortira rien de tangible de cette diatribe

  11. Bon, bé, comme les autres première lecture rapide.
    D’accord avec Yvan sur « la gouvernance mondiale ».
    D’accord avec Tchita je n’ai pas vu non plus de remise en cause du système.
    En particulier il est fait mention à plusieurs reprises du recours au crédit.
    Mais franchement comment voulez-vous faire passer un truc pareil ?
    Des emplois décents ?
    Un revenu minimum ?
    Et il y en a qui voteraient pour ?

  12. Grand merci pour ce document passionant

    qui permet de nous rapprocher d’une réalite du pouvoir (ou plutot du non-pouvoir ) européen
    Et de nous faire découvrir Pervenche et les travaux de cette comission.

    La lecture est longue mais grandement facilitée par sa structure en petits paragraphes.

    S’il y a un document qui nous concerne DIRECTEMENT, RéELLEMENT, nous citoyens européens,
    et à fortiori nous, lecteurs courageux et tenaces du blog de PJ, c’est celui-ci.

    Bonne lecture, amis européens.

    W.

  13. A tous: l’important c’est que ce rapport émane d’une commission qui doit normalement représenter toutes les tendances politiques.

    Si c’est le cas, il peut être déclaré »neutre politiquement » disons non partisan.

    Donc il pourrait être repris et argumenté dans les médias et au citoyens de s’en emparer.

  14. Le pétrole sous 65 dollars à New York pour la 1ère fois depuis juillet

    Les prix du baril de pétrole ont plongé sous 65 dollars jeudi à New York pour la première fois depuis juillet, chutant de plus de 5 dollars par rapport à mercredi, dans un marché toujours déprimé face à la crise budgétaire de la zone euro. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, a plongé jusque 64,24 dollars peu avant 17H00 GMT, son plus bas niveau depuis le 31 juillet. Vers 17H15 GMT, il s’échangeait à 64,61 dollars, en recul de 5,26 dollars (-7,53%) par rapport à la veille. Les investisseurs s’inquiètent de l’impact de la crise budgétaire sur la demande de produits pétroliers de la région, et plus généralement sur la reprise économique mondiale.

    Et subitement l’Euro monte à 1.25 …y a monsieur Trichet qui s’amuse….avec l’oncle Ben

  15. Long, mais travail lucide et courageux.
    En se limitant aux propositions de caractère sociale:
    Peut-on réformer en conservant le cadre de Lisbonne ?
    Chaque proposition de nature sociale se heurte
    aux bases libérales du traité.
    Et ne pas oublier les pays qui se sont réservé
    un droit de opt-out.
    Dans le cas où des propositions parviendraient
    au vote, on assisterait au spectacle de députés
    assumant un important travail préparatoire et votant
    en conscience un texte que le pays n’appliquera pas.

    Tant que la Grande-Bretagne continuera son
    travail de sape – et les élections brit ont montré
    l’accord de l’opinion- et protégera ses particularités
    rien ne sera possible. Le mot d’ordre reste « tout
    pour la spéculation-indispensable-à-la-formation-du-juste-prix ».
    ou « Social=socialisme=bolchévique ».
    A cause la coincidence fortuite entre l’ effondrement
    soviétique et le règne Reagan-Thatcher.

    1. Effectivement de tels propositions ne pourront pas aboutir si le Conseil de l’UE (les gouvernement des Etats membres) ne les soutiens pas.

      Pour les question « sociales » et notamment vis à vis des minima sociaux européens invoqués dans le texte, ou encore de l’harmonisation fiscale, il reste la possibilité d’une coopération renforcée crée entre certains Etats membres (9 minimum) pour créer une « zone d’intégration sociale privilégiée » (ceci dit tous les Etats membres doivent ratifier la création d’un tel mécanisme même s’ils n’en font pas partie…).

      Autre possibilité d’une harmonisation au sein de la zone euro et donc sans la Grande Bretagne… Il faudrait pour cela des politiques courageux, ce qui visiblement n’est pas le cas aujourd’hui.
      Si le Parlement européen adopte le rapport final sans le détricoter, ce sera un texte fort en direction de la Commission et du Conseil.
      Aussi, si les citoyens concernés (nous) poussaient à la diffusion et suscitaient le débat sur la base de ce rapport, cela aurait un impact positif pour faire réagir nos politiques.

  16. 5. constate que la théorie des vertus de la diminution des risques liée à la diversification et à la dispersion des risques, notamment grâce à la multiplication de produits complexes hors bilan (SPV, CDO, CDS, etc.) et au mécanisme de la titrisation, a conduit au développement d’un système bancaire parallèle (shadow banking system) qui a été gravement pris en défaut dans cette crise; note que cette théorie a été largement appliquée, sauf par les grands établissements d’investissement, eux-mêmes largement à l’origine de cette façon de penser le risque;

    Quels sont ces grands établissements d’investissement qui n’ont pas appliqué cette théorie ?

  17. Ce texte est-il porté par le PSE, ou proposé par la seule Pervenche Berès (et entourage) ?

    Son contenu couvre à mon avis trop de sujets, et s’éparpille un peu. Il gagnerait à se focaliser sur le seul contrôle des marchés financiers. Les moyens de relance de l’économie, la gouvernance d’entreprises, autres vastes sujets, pourraient faire l’objet de documents distincts.

    Néanmoins, ce texte me fait globalement bien plaisir, en particulier le chapitre III concernant les défis. Enfin des élus qui rappellent ce qui devrait être une évidence, à savoir que le développement humain doit être la finalité des politiques entreprises. J’apprécie particulièrement le III.2 : « estime que la réhabilitation de certaines valeurs est nécessaire et rappelle que les choix de société ne peuvent être livrés à l’arbitraire des marchés et des actionnaires ».

    Merci Mme Berès pour ce recentrage. Il est crucial que les simples citoyens se réconcilient avec la politique, votre travail peut y contribuer.

  18. @tous
    Impeccable!.. Q’en fera t’on ????

    J’ai transmis aussitôt à mon député Alain ROUSSET (Gironde), qui a eu la gentillesse de m’écrire qu’il partageait beaucoup des points de vue exprimés sur le blog, et, qu’il deviendrait, suite à un mail précédent de ma part, un internaute de plus, (soit 250 001) à visiter notre blog préféré.

    Pour reprendre, en la déformant, la formule de Paul dans « le temps qu’il fait du 14 mai », M. Rousset n’est ni un imbécile, ni un complice, il est simplement un peu paumé comme nous tous sur le « comment faire » pour en sortir avec le minimum de casse.

    Si déjà la même information est partagée par tous, c’est pas si mal.

    Je remercie vivement Paul et François et Julien, de me permette de discuter, avec mon représentant élu, sans passer pour une bille, d’un sujet sur lequel, je n’y entendais « couic » il y a 3 mois.

    Je crois qui serait intéressant de partager sur ce blog les réponses (ou les non réponses) des élus que nous contactons sur ce sujet. Si ce n’est pas la fin du monde demain, il y aura bientôt des occasions de montrer ce qu’on veut.

    Cordialement à tous.

    1. @ Héma et aux autres,

      Pour poursuivre dans la même veine ICI (http://wp.me/PFwEb-s2) un texte (qui traite du même sujet) qui est destiné à Ségolène Royal.
      Une conférence est organisée sur ce thème courant juin avec sa présence, Dominique Bertinotti et Jean-Louis Bianco.
      Si les politiques commencent à comprendre ce qui se passe et qu’ils entrevoient les solutions (souvent identiques) qui sont proposées ici et là, on peut espérer que nous, les « Joron’s Boys and Gals » auront fait avancer le schmilblick…

  19. Un instant j’ai pensé au 1er avril.

    Dans un deuxieme temps, voir mon commentaire plus haut.

    Dans un troisième temps, je me demande s’il existe des traductions en Grec, Portugais, Espagnol, Italien, Irlandais … qui pourraient être largement diffusées.

    En marge du texte et plus étroitement, je suis depuis le début du sauvetage des banques, pour leur nationalisation, par saisie confiscatoire.

    1. Mais bien sûr c’est ce que nous aurions du fait nationaliser les banques et renégocier les dettes auprès des créanciers, mais ILS ne veulent pas léser les créanciers même si le niveau de dette n’est pas justifié. Ils préfèrent imposer la rigueur et plomber l’économie comme en 1930.

  20. Adam Smith finit ses jours Douanier.

    Il n’y a qu’un seul problème à résoudre, celui du chômage. Il faut stopper le dumping économique qui déshabille nos pays pour habiller les BRIC.

    D’après Noam Chomsky[53] nous sommes censés vénérer Adam Smith mais non le lire car il postulait déjà que la sympathie était la valeur humaine centrale, et qu’il fallait donc organiser la société de façon à satisfaire cet élan naturel des êtres humains pour la sympathie, le soutien mutuel (voir L’Entraide). En fait, son argument crucial en faveur des marchés conduirait à l’égalité parfaite. La célèbre expression de Smith sur la « main invisible », que tout le monde utilise totalement de travers, n’apparaît qu’une fois dans La Richesse des nations et dans le contexte d’un raisonnement contre ce que nous appelons aujourd’hui le néoliberalisme[54]. Smith dit que si les industriels et les investisseurs anglais importaient de l’étranger et investissaient outre-mer plutôt que chez eux, ce serait nuisible à l’Angleterre. Autrement dit, s’ils suivaient ce que nous appelons aujourd’hui les principes d’Adam Smith, ce serait nuisible à l’Angleterre. Mais poursuit-il, il n’y a aucune raison de redouter ce scénario, car « à égalité de profit ou à peu près, tout marchand en gros préférera naturellement le commerce intérieur au commerce étranger de consommation ». C’est-à-dire que chaque capitaliste britannique préférera, individuellement, utiliser des biens produits sur le territoire national et investir dans son pays. Ainsi, comme s’il était « conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions », il conjurera la menace de ce qu’on appelle aujourd’hui le néolibéralisme. L’économiste David Ricardo a avancé un argument tout à fait semblable. Selon cette interprétation, Smith et Ricardo avaient tous deux compris qu’aucune de leurs théories ne fonctionnerait s’il y avait libre circulation et libre investissement des capitaux[55].

  21. L’Europe est en échec. Les propositions ici sont intéressantes mais brisent le coeur de tous ce qui ont prédit l’échec du traité de Lisbonne.
    Les « Barroso boys » sont d’accord pour faire des cadeaux de milliards (de notre argent) à des financiers mais ne savent pas comment faire pour aider les PME qui créent des emplois dans nos régions. Il ne faut rien attendre d’eux.
    La meilleur solution serait d’organiser un référendum vraiment européen sur un projet de ce type (même question, même jour, décidé à la majorité simple des électeurs dans l’ensemble de l’Union). Sinon ce projet souffrira du même déficit démocratique que tout le reste.
    Il est difficile de garder l’espoir de nos jours. Mais espérons quand même qu’un jour le peuple se fera enfin entendre, et que ce ne soit pas par les armes.

  22. 2 trucs qui me scandalisent :

    – un service public de réseau ferré …
    – la mise au point de véhicules électriques

    NON NON et NON.

    Quelles sont les compétences de politiques pour déterminer une solution technique ??????

    – un service de transport en commun à faible pollution …
    – la mise au point de véhicules individuels à faible pollution.

    Oui.
    Que des politiques fixent des objectif à atteindre, oui. Mais ce n’est certainement pas à eux de déterminer la solution technique.

    Et en plus manque des contraintes évidentes.

    – un service de transport en commun accessible à une famille ayant un revenu de l’ordre de la moyenne des SMIC de l’union m’irait nettement mieux. Ca éviterait les billets de TGV à 600€ A/R pour la famille.

  23. Ce projet de rapport est absolument remarquable. En plus, il est le fruit d’un travail réalisé au sein d’une instance politique démocratiquement élue. Il peut (je dirais même, doit) sortir de l’enceinte du Parlement européen et permettre d’alimenter de nouveaux débats, de donner de nouvelles directions et inflexions aux décisions que nos dirigeants prennent le plus souvent (pour ne pas dire toujours) sous la pression des marchés et en ordre dispersé.

    Ainsi, il serait très intéressant de suivre son parcours au Parlement européen (discret appel du pied à Paul Jorion, ceci d’autant plus qu’il connaît sa rapporteuse).

    Il me semble vain de tenter de faire un commentaire sur un texte aussi dense, aussi fourni, aussi argumenté.

    Tout au plus me contenterais-je de mettre en exergue que rien que les ‘considérant’ constituent un diagnostic remarquable en énonçant notamment les différentes étapes de « la crise financière, économique et sociale survenue en 2008 ». Ils en pointent les causes : « fragilité et vulnérabilité (du) système (économique actuel) », « régulation insuffisante voire inexistante », « recherche excessive et immorale de profits par un secteur financier surdimensionné et à l’influence profondément déstabilisatrice », « croissance des inégalités »… Ils invitent aussi l’ensemble de la classe politique à « un projet de réforme véritablement visionnaire ». Mais il faut (et ce sont les défis issus de cette crise) que « chacun apprenne de ses erreurs passées » et que soit accepté que « les choix de société ne peuvent être livrés à l’arbitraire des marchés et des actionnaires ».

    Différents et multiples projets, pistes, suggestions d’évolution sont largement développés par la suite. Ils s’articulent notamment autour du fait que « la réhabilitation de certaines valeurs est nécessaire » et sur la nécessité que « la future stratégie de l’Union soit durable sur les plans des marchés financiers, de la dynamique économique et sociale, du climat et de l’environnement ».

    Ils couvrent tout un ensemble de domaines et de sujets. On peut même y trouver des éléments à verser au débat sur les retraites que nous connaissons actuellement en France : « le financement des retraites ne peut être entièrement soumis aux aléas des marchés financiers mais, en revanche, ceux-ci doivent être mis à contribution pour financer la solidarité intergénérationnelle ».

    Ils peuvent et doivent donner lieu à des discussions, à des débats. En ce qui me concerne, je ne souscris pas à toutes et d’autres suscitent pas mal de questions.

    Plus largement, certains ne manqueront pas d’arguer que, dans ces propositions, l’Union européenne s’immisce parfois fortement dans la gestion des Etats. Et face à l’ampleur de cette implication, d’autres (dont je suis alors même que je suis un européen convaincu) exprimeront leurs interrogations quant aux insuffisances démocratiques dont souffrent les instances européennes, quant à leur déficit d’image quand ce n’est pas de crédibilité, voire quant à leur légitimité. Interrogations aussi avec le gap que ces mesures présentent avec beaucoup de décisions prises (tant récemment qu’il y a plus longtemps) au niveau européen et qui s’inscrivent dans le droit fil de la pensée néo-libérale (ultra-néo-libérale même).

  24. bonjour,

    je partage avec L’Hermite les louanges et quelques interrogations sur ce remarquable texte.

    J’aime me référer à René Char (« agir en primitif et prévoir en stratège »), ou à un auteur Québécois dont le nom ne me revient pas (« avoir une vision et saisir les opportunités »), ce qui, tout compte fait, nous rapproche des 2 tomes de nos livres de philo d’antan : la Connaissance et l’Action.

    Dans ce cadre, le texte de Pervenche Berès penche plus du côté de la Connaissance et de la vision, que du côté d’une Action décisive. A sa décharge, le plat de spaghetti des institutions européennes…

    Mais on aimerait tellement un programme clair, à proposer à nos élus.

    1. J’aime énormément cette pensée : »avoir une vision et saisir les opportunités ».

      Nous sommes beaucoup, je pense, à « avoir une vision et à guetter les opportunités ».

      Le texte présenté par Pervenche Berès est certes plus du niveau de la connaissance que de l’action (c’est à dessein que je mets des minuscules). Mais, en cette période « troublée » qui peut aussi se réveler être une période de « rupture », de telles réflexions peuvent être le germe de réelles évolutions.

      Vraiemnt, j’aime cette pensée : « AVOIR UNE VISION ET SAISIR LES OPPORTUNITES ».

  25. Essayer de comprendre la finance internationale, c’est déjà balèze… mais alors quand la finance rencontre l’administration européenne, alors faut s’accrocher!
    Bref
    Quand la politique refait rêver, ça fait du bien. Je dois avouer qu’il y a encore quelques années, j’imaginais que les tous les textes réglementaires (français, européen, mondiaux…) avaient cet esprit. Rigolez pas, je suis jeune. Bref, après être revenu, non sans amertume, de mes illusions, je découvre avec bonheur (grâce à vous) qu’il reste des politiques qui n’ont pas oublié l’essence de leur fonction sur cette planète et qui bossent.

    D’un point de vue pratique, je me demande à présent quelles circonstances doivent être réunies pour qu’un tel texte soit adopté.
    1/ je ne connais pas le mode de scrutin, si la majorité suffit par exemple
    2a/ si la majorité suffit, il faudrait donc espérer que la crise s’aggrave en Europe, que les plans d’austérité soient sévères et donc que le parlement européen bascule à gauche pour voter ce texte.
    3/ là c’est une résolution, à quel moment ça rentrerait dans le cadre juridique (règlement européen ou directives européennes)?

    Quand on voit que l’importance de l’industrie de la finance au Luxembourg par exemple, on sait que l’adoption d’un tel texte est signer l’arrêt de mort d’un pays qui a tout misé sur la dérégulation, la défiscalisation et le secret bancaire. Entre la situation actuelle et l’horizon ensoleillé que propose ce texte, combien de générations? Voilà pourquoi, je suis parfois tenté par la perspective d’un gros krach qui pourrait peut-être précipité un peu les choses…

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