L’actualité de la crise: ils font monter les enchères, par François Leclerc

Billet invité.

ILS FONT MONTER LES ENCHÈRES

Tout à leur souci de désamorcer une crise qui continue de leur glisser des mains, les dirigeants européens viennent de prendre le risque de faire monter les enchères à l’occasion de leur sommet du 17 juin.

N’ayant rien d’autre de tangible à proposer – une fois de plus dans l’urgence, et cette fois-ci en raison de la situation espagnole – ils se sont finalement résolus à décider de rendre public les stress tests des banques. Une suggestion qu’était pourtant venu leur faire en urgence il y a plusieurs semaines Tim Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor américain, qui en avait déjà utilisé aux Etats-Unis la recette. Mais jusque là sans avoir été entendu.

Ce geste contraint, salué par tous les commentateurs qui en venaient à désespérer d’eux, vaut certes reconnaissance que la situation des banques est au centre des inquiétudes des marchés, ce qui prend les dirigeants européens à revers d’une stratégie de communication toute entière axée sur les déficits publics et l’austérité. Mais va-t-il être pour autant suffisant pour calmer la situation ? Depuis des mois déjà, les chefs d’Etat et de gouvernement nous ont en effet habitués à accumuler des décisions tardives et inopérantes. La dernière en date étant un mirifique plan de stabilité financière qui n’est toujours pas opérationnel et pour lequel des flous sont encore entretenus, en raison de divergences qu’ils ne parviennent pas à masquer.

Sans surprise, à peine cette décision était rendue publique que les questions fusaient, en raison de tous les mystères dont elle était une fois de plus entourée. La première portait sur l’ampleur des tests. La crainte – qui s’est vite révélée justifiée – étant qu’ils ne seraient pratiqués que sur les plus grands établissements bancaires et laisseraient de côté tous les autres. Or, il est de notoriété publique que les premiers peuvent plus facilement dissimuler leurs petites faiblesses et que les seconds, au contraire, sont souvent en piteux état.

Il suffit, pour s’en convaincre, de penser aux banques régionales des Länder allemands, ou aux caisses d’épargne espagnoles. Et de noter que si le gouvernement espagnol a orchestré des fuites relatives à la bonne santé de ses plus grandes banques, BBVA et Santander, afin de faciliter sa dernière émission obligataire (qui va néanmoins lui coûter fort cher), il a négligé de donner des informations de même nature sur ses caisses d’épargne. Alors que les informations circulent abondamment sur le fait que tout ce secteur bancaire n’est plus en mesure de se refinancer et doit faire en permanence appel à la BCE.

La seconde question n’était pas moins décisive, afin de juger par avance de la portée des stress test, sans même attendre leur publication le 24 juillet prochain, comme pour l’instant annoncé. Quels paramètres ont donc été retenus pour « durcir » et recommencer des tests, déjà réalisés comme il a été maladroitement reconnu dans le but de les crédibiliser ? Plus précisément, va-t-il ou non être tenu compte du risque d’une décote des obligations d’Etat, dont on se rappelle qu’ils ont été au centre des préoccupations des marchés, avant qu’ils ne s’inquiètent des risques de récession  ? La réponse n’est pas claire, laissant supposer que non.

La répartition des rôles et des responsabilités dans la tenue de cet examen de passage n’étant pas non plus d’une grande clarté – entre les ministres des finances, la BCE et la Commission européenne – il devenait nécessaire de se tourner vers le Centre Européen des Contrôleurs Bancaires (CEBS), qui en a officiellement la charge. Rien, hélas, n’est encore à ce jour venu de son côté apporter les éclaircissements souhaités, si ce n’est de très vagues et générales considérations qui ne permettent pas de répondre à toutes ces légitimes questions.

Cerise sur la gâteau, enfin, la méthodologie même des tests, pour ce qu’il en est connu, pouvait être mise en cause en raison du fait qu’elle n’analysait pas le risque systémique du système dans son ensemble, au prétexte du seul examen de ces éléments constituants, un par un.

A écouter les marchés, qui s’expriment de plus en plus ouvertement par l’intermédiaire des analystes des grandes banques européennes, leur attente n’est pourtant pas compliquée. Ils considèrent simplement que l’Europe ne pourra sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve qu’à deux conditions : la poursuite de la dévaluation compétitive engagée de l’euro (que craignent tous les autres puissances exportatrices, Etats-Unis, Japon et Chine en tête), et l’engagement résolu de la BCE dans une politique de création monétaire, afin de favoriser la relance et soutenir sans ambages le marché de la dette souveraine. C’est eux qui parlent.

Une question reste toutefois pendante, en attendant que ces souhaits soient exaucés, le second d’entre eux n’étant pas actuellement à portée. Car de deux choses l’une : ou le résultat des tests sera déclaré positif, retirant toute crédibilité à l’opération, qui capotera alors, ou bien ils mettront en évidence la sous-capitalisation de certaines banques. Dans ce dernier cas, la question immédiate qui se posera sera de savoir si – comme cela avait été le cas aux Etats-Unis – les banques en question pourront par leurs propres moyens augmenter leur fonds propres. Ou bien si des soutiens publics seront à nouveau nécessaires.

En manifestant de vives réticences à propos de la publication des résultats des tests, la Bundesbank et le patron de la Deutsche Bank n’avaient pas exprimé autre chose, soulignant qu’il fallait alors avoir prêt sous le coude un plan de soutien. De toute évidence, ce n’est pas le cas et nécessitera – si ce cas de figure se présente – une nouvelle improvisation.

Une de plus, qui ne fera que refléter les conditions à l’arraché dans lesquelles la décision du sommet a été prise. Sous l’insistance des Espagnols qui menaçaient d’agir unilatéralement, relayés par la Commission de Bruxelles. L’histoire en a depuis transpiré.

Les dirigeants européens peuvent espérer avoir gagné un répit d’un gros mois, dans le meilleur des cas. Car rien ne dit que l’Espagne rencontrera sur les marchés, avant même la publication des résultats des tests, un accueil favorable pour ses prochaines émissions obligataires. Rien n’assure également que les petits établissements bancaires, qui ont en Europe retardé autant que possible leurs opérations de financement, et qui sont coincés alors que les taux montent, ne commenceront pas à connaître des défaillances.

En réalité, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, mais dans un autre contexte, les banques qui n’appartiennent pas au haut du pavé ne pourront pas, pour beaucoup d’entre elles, échapper à des regroupements et des restructurations. Qui va financer ce processus, les mégabanques qui vont devoir utiliser leurs ressources et faire appel aux marchés pour leur propre compte ?

Quelle attitude la BCE va-t-elle pouvoir prendre, si ce n’est poursuivre ce qu’elle a engagé, et sans doute l’accroître ? Entraînant les dirigeants sur une pente qu’ils n’ont pas choisi.

L’Espagne n’est pas la Grèce et l’Europe n’a pas les moyens de faire face à son dérapage. La visite de Dominique Strauss Kahn à Madrid, présentée sous son jour le plus innocent, en est le signe.

Demain sera un autre jour.

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120 réflexions sur « L’actualité de la crise: ils font monter les enchères, par François Leclerc »

  1. Bravo pour cette analyse, je trouve très intéressante la ‘volte-face’ allemande – il faut noter que ce sont le VOB ( Bundersverband Öffentlicher Banken ) qui représente les Landesbanken et le KWG (Kreditwesengestz) autant qu’Ackermann, qui s’étaient mis en travers.

    Il y a une sorte de hiatus entre les positions du Ministre des Finances et la Bundesbank – rappeler les deux projets de loi annoncés en fin d’année dernière, et la divergence d’opinion sur la taxe bancaire – mais Axel Weber dans des déclarations à Der Zeit le 17 Juin recommande des contrôles renforcés sur le secteur bancaire. Il affirme aussi de façon surprenante:  » les stress-tests vont montrer que nous disposons en Europe de mécanismes convaincants pour résoudre le problème de la branche financière », soit selon lui le Comité de Bâle et le FSB, ce qui pourra faire sourire certains.

    Adair Turner, étant de fait remercié par l’imbrication du FSA au sein de la BOE – il faudrait maintenant plaider la cause d’un organisme européen, indépendant des banques centrales – évidemment cela ne va pas dans le sens de la gouvernance économique version Trichet, mais pourrait être un cheval de bataille pour Michel Barnier. A noter que le FSB se réunissait en session plénière le 14 Juin à Toronto et ses propositions vont à l’encontre de la ‘réforme de la régulation financière’ des Etats-Unis…

  2. Nous sommes en 1930, voilà la rigueur et la dépression

    Pourtant, l’économiste John Maynard Keynes avait bien dit en 1936, que jouer sur les politiques budgétaires est une bonne méthode, mais seulement en sens inverse de la conjoncture : quand l’économie va bien, il faut resserrer les vis, et inversement.

    Seulement quand l’économie va bien au lieu de distribuer les profits se concentrent sur une minorité qui estime qu’il faut en profiter et même qu’il en faut encore plus, parallèlement se créer des bulles qui font croire au peuple qu’il s’enrichit, plus personne ne veut payer d’impôts et ne pense qu’il est nécessaire d’investir pour l’avenir notamment dans les infrastructures et l’éducation, résultat on retourne à la caisse départ du jeu de l’oie si ce n’est pas hors jeu …

    1. Pour aller vite, une différence fondamentale avec la crise de surproduction des années 30, c’est le degré d’intégration supérieur des marchés (dimension fondamentale de la mondialisation). Elle explique en partie la différence des réponses à la crise de surproduction:
      – dans les années 30, outre les dévaluations, les pays en crise ont eu recours au protectionisme
      – actuellement, ils ont avant tout recours aux politiques d’austérité, en fait de réduction des coûts salariaux afin de renforcer leur compétitivité internationale. Certains Etats y sont d’autant plus incités qu’ils ne peuvent prétendre continuer à s’endetter sans aller vers la défaillance.

      Les pays émergeants déjà compétitifs seront l’exception. Reste à voir si leur poids permettra d’éviter une Grande Dépression.

    2. @charles.A

      Très juste, en précisant que la spécificité actuelle est surtout la libéralisation totale du marché mondial des capitaux et des monnaies, avec l’exception partielle mais essentielle de la République Populaire de Chine!

      Ne pas oublier que la part du commerce international dans le commerce mondial total n’a même pas atteint encore le niveau maximum atteint avant 1914 (20%)! La part maximum ayant été atteinte dans l’histoire, d’après de nombreux chercheurs, au XVIIIème avec le commerce triangulaire. Le jeu des délocalisations et des prix de transfert fausse l’appréciation de la mondialisation réelle du commerce.

      La déflation compétitive, ce n’est rien d’autre que le protectionnisme du pauvre, en situation de marché mondial de capitaux dérégulé.

  3. Personne ne souhaite la publication des tests, on n’aime pas la transparence en Europe. Les banques en Europe continentale, et le milieu économique en général, prônent l’adoption du système US-américain (dérégulation radicale des marchés, y compris du marché du travail), mais tiennent aux vieilles traditions européennes: pas de transparence, ni poursuites judiciaires en cas d’infractions comme aus USA. On copie ce qui convient. Jusqu’à pésent, les gouvernements ont joué le jeux.

    1. Parce qu’il y aurait de la transparence aux US…????? Houtch, ça fait drôle d’imaginer ça… 🙂

      Et pourquoi croyez-vous que la règle du mark-to-market ait été abandonnée…??
      Et les dark pools, les bilans truqués, l’impossibilité d’une taxe Tobin,…

      La transparence règne, mais ne domine pas, à priori..

  4. Les stress tests seront une éniemme manipulation de l’opinion publique, les médias qui les relaieront étant les propriétés de grands groupes privés complices. Sinon, pourquoi ne mettent-ils pas l’accent sur le fait qu’en ce moment-même, les banques « planquent » en masse leurs liquidités à la BCE plutôt que de ses les prêter entre elles (360 milliards € cette semaine au lieu de 10 en temps « normal ») ? Cela n’est-il pas un indice de stress interbancaire autrement plus préoccupant que le résultat des tests qui nous seront jetés en pature d’ici peu ? D’un côté, on insulte les marchés (cf. les déclarations de Juncker), de l’autre, on fait tout pour les rassurer (cf. les futurs stress tests). C’est de la prostitution, rien d’autre.

    1. En gros, la SZ explique, sous le titre que l’on pourrait traduire par « La veille de l’Apocalypse », que la situation des banques est pire qu’à la veille de la disparition de Lehman Brothers.

      Les banksters commencent à nous stresser…

    1. Toujours réduire le social, toujours ne pas toucher aux impôts
      Dans ce cas précis encore une fois les dépenses de santé justement, ceux qui coûtent le plus dans ce domaine sont les papy boomers qui arrivent.
      Encore une fois on va réduire pour sauver une génération qui a tout eu ?
      C’est n’importe quoi, il faut vraiment jeter aux orties un modèle de civilisation qui ne vaut rien.

    2. Un cochon avec des ailes d’aigle pécheur, c’est très môche… Mais dans le cochon, tout est bon!

  5. La démocratie est l’art pour les peuples de réapprendre à leurs dépens que les règles qu’on avait mis des millénaires à mettre en place n’étaient pas toutes dépourvues d’intérêt ! C’est apprendre à ses dépens que l’on avait tort ou qu’un politicien vous a menti dans son intérêt personnel, que des banques ont menti dans leur intérêt personnel ! Il est donc important de chercher la vérité, même si elle s’avère inaccessible. Au moins, on va dans le bon sens, au lieu de chercher simplement l’argent !

    1. D’ici que ceux qui détiennent le VRAI pouvoir acceptent que la plèbe OSE leur mettre la vérité devant les yeux, cher Senec, nous allons avoir le temps de pronostiquer la suite et ébaucher les prémices d’un système de remplacement…

  6. @méthode

    1-« à quoi nous sert toute cette quincaillerie qui nous coûte si chèr si nous ne faisons même pas respecter nos intérêts comme les autres le font? ».
    Opérations militaires françaises (officielles!), rien qu’en Afrique, depuis 1981:

    TCHAD
    Opération Manta : 4 000 soldats viennent au secours du président Hissène Habré.

    TCHAD
    Opération Epervier (900 soldats) : mise en place d’un dispositif « anti libyen ».

    TOGO
    150 paras français sont envoyés pour protéger le président Eyadéma après une tentative de coup d’Etat.

    TCHAD
    Opération Manta : 4 000 soldats viennent au secours du président Hissène Habré.

    TCHAD
    Opération Epervier (900 soldats) : mise en place d’un dispositif « anti libyen ».

    TOGO
    150 paras français sont envoyés pour protéger le président Eyadéma après une tentative de coup d’Etat.

    COMORES
    Débarquement après l’assassinat du président Abdallah.

    GABON
    Opération Requin : 2 000 soldats évacuent 1 800 ressortissants étrangers et aident le régime confronté à des émeutes à Libreville et Port-Gentil.

    RWANDA
    Opération Noroît : trois compagnies françaises et des forces belges sont envoyées pour soutenir le gouvernement Habyarimana. Elles évacuent leurs ressortissants durant les affrontements entre le régime et l’opposition tutsie du FPR.

    ZAIRE
    1 000 soldats envoyés à Kinshasa après des manifestations anti-Mobutu.

    SOMALIE
    Opération Oryx, puis participation française (2 100 hommes) à l’intervention américaine « Restore Hope » de stabilisation du pays.

    RWANDA
    Opération Amaryllis : 500 soldats français évacuent 1 400 étrangers (dont 420 Français) au début du génocide. Opération Turquoise (2 500 hommes) au Zaïre et dans l’ouest du Rwanda, formellement pour venir en aide aux réfugiés hutus.

    COMORES
    Opération Azalée (1 000 hommes) : mise en échec d’un coup d’Etat contre le président Djohar.

    RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
    Opérations Almandin I et II (2 300 hommes) : neutralisation de mutineries de militaires puis rétablissement de l’ordre à Bangui après l’assassinat de deux militaires français.

    CONGO
    Opération Antilope (1 250 soldats) : évacuation de 6 500 étrangers de Brazzaville.

    République démocratique du Congo (RDC)
    Opération Malachite : évacuation de 2 500 étrangers de Kinshasa.

    DJIBOUTI
    La France compte actuellement 2 900 soldats, 10 avions de combat Mirage 2000 et une dizaine d’hélicoptères à Djibouti.
    Mission Khor Anga : protection aérienne devant l’extension de la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée.

    CÔTE D’IVOIRE
    Opération Licorne :envoi de 4 000 soldats pour protéger les Européens dans la guerre civile.

    Ituri (RDC)
    Opération Artémis : Paris fournit l’essentiel du contingent onusien.

    TCHAD, CENTRAFRIQUE
    Participation d’avions et de militaires français dans des opérations militaires aux côtés de régimes affaiblis affrontant des rébellions.

    2-« mais l’Allemagne ne possède pas de complexe militaro-industriel à la mesure de celui de la France »:

    « Ils s’appellent Dingo, Leopard, BO-105 ou Type-204 et ils sont les stars de l’export allemand : un blindé, un tank, un hélicoptère et un sous-marin.
    Leurs ventes ont propulsé ces dix dernières années l’Allemagne au troisième rang des pays exportateurs d’armes en 2009 (11% du commerce mondial), derrière les Etats-Unis (30%) et la Russie (23%), note la Frankfurter Rundschau. Un score dont n’est pas fier le quotidien, selon lequel, “dans le commerce des armes, l’Allemagne est définitivement passée au rang de grossiste”.

    Depuis le début de la décennie, les exportations allemandes ont en effet presque doublé, affirme un rapport de l’institut de recherche de la paix SIPRI, publié le 15 mars. “Il est vrai que la plupart des acheteurs sont des démocraties stables. Mais la fourniture de sous-marins aux éternelles rivales que sont la Turquie et la Grèce [les deux premiers clients] n’est pas exactement un acte de détente”

    1. Merci de ces infos, Vigneron.

      Cela me rappelle le document de l’armée qu’avait reçu mon père il y a quelques temps.
      Ce document demandait de cocher le ou les guerres auxquelles il aurait participé depuis une 60 éne d’années…
      La liste était impressionnante.
      (et entre nous, cela démontrait l’excellente gestion des contingents de bonshommes envoyés au front…)

      Sinon, l’Allemagne en 3ème exportateur d’armes, là, je trouve ça assez fabuleux. Les gars n’ont pas d’armée. Ils font comment pour concevoir des armes…???
      – ils se battent par correspondance..???
      – ils sont très bons en jeux vidéo..???
      – ils envoient des vidéastes sur les champs de bataille…???
      J’aimerai bien connaître leur truc, aux Teutons.

  7. Trichet : « Paris et Berlin ont pavé la voie à la crise en zone euro »

    La France et l’Allemagne ont pavé la voie à la crise en zone euro avec la « rupture du Pacte de stabilité en 2004 », a estimé le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, dans une interview publiée dimanche. « J’aurais aimé que l’opinion publique allemande réagisse avec la même colère contre la rupture du Pacte de stabilité en 2004 que celle manifestée contre notre décision d’acheter des obligations d’État » de pays européens en difficulté budgétaire, a dit M. Trichet au journal Welt am Sonntag (WamS). À l’époque, l’Allemagne et la France ont particulièrement péché, a estimé le président de la BCE, en allusion au fait qu’elles ont fait pression pour obtenir un assouplissement des critères du Pacte, qui a finalement été révisé.

  8. Obama et sa 51ème province nous préparent une petite guerre histoire de détourner l’attention de l’affaire BP,des mauvais sondages avant les midterms etc…..feu d’artifice en vue et hausse du pétrole…

    http://www.zerohedge.com/article/12-american-warships-including-one-aircraft-carrier-and-one-israeli-corvette-cross-suez-cana

    Shipping sources in the city of Suez on Friday have said that 12 U.S. warships, including a giant Israeli warship, have crossed the Suez Canal in the early hours of dawn on Friday, en route to the Red Sea coast, at the same time as the channel has seen large numbers of soldiers. According to sources and eyewitnesses ‘The Suez Canal traffic was disrupted for hours in the morning during the crossing of U.S. Navy, which includes a giant aircraft carrier, soldiers, ships and infantry, armor and ammunition, coming from the Mediterranean Sea on its way to the Red Sea’. The sources revealed that many merchant ships were disrupted outside the channel until the completion of the Navy passage, which observers said was one of the longest since several years. The sources added that the movement of fishing boats in the Bitter Lakes and Lake Gator and navigation between the two shores of the Suez Canal over the Peace Bridge and ferries of individuals and vehicles may be stopped completely.

    Egypt deployed thousands of soldiers on both sides of the Suez Canal for insurance; witnesses said ‘The Israeli warships were seen among the U.S. warships but official sources have not confirmed the information’.

    1. Ça fait déjà 3 semaines que Israël a trois sous-marins israéliens de classe Dolphin (de fabrication allemande! autonomie en mer 50 jours, profondeur de plongée 350m), avec missiles à têtes nucléaires, en plongée dans le golfe persique au large de l’Iran.
      La suite arrive avec Papa…

    2. A la même source:

      « Ehud Barak, who flew in to the US on Saturday for meetings with the former first lady, as well as Robert Gates and Chairman of the JCS Mike Mullen. »

      Barak en réunion ce WE avec Gates ET le chef d’état major des armées US Mike Mullen. C’est pour le moins très inhabituel!

      « Gates said in a hearing on Congress ‘among the elements of information that contributed to the decision to approach the interim adjustment to recognize that if Iran actually launched a rocket attack on Europe would not be just a missile or two or a few. He added, ‘but is likely to be attacked with a barrage of missiles because of its potential to deal with tens or even hundreds of rockets’. »

      Gates nous explique à travers le congrès que c’est pour protéger l’Europe de lancers massifs de centaines de missiles irakiens…

    3. Un site où l’on découvre des infos particulièrement inquiétantes, cela faisait bien un mois que je ne l’avais consulté, bien mal m’en a pris, vu le risque de cauchemars :
      http://www.mondialisation.ca/index.php
      N’étant pas expert en géopolitique et stratégie mondiale je ne sais quelle fiabilité accorder aux papiers des 13, 14 & 15 juin. Y a t’il des spécialistes dans la salle ?

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