L’actualité de la crise : les États-Unis montrent encore une fois le chemin, par François Leclerc

Billet invité

LES ÉTATS-UNIS MONTRENT ENCORE UNE FOIS LE CHEMIN

Branle-bas de combat, le comité de politique monétaire de la Fed se réunit aujourd’hui à Washington en conclave ! En avant-première, les commentaires vont bon train dans les médias afin de lever le voile sur la teneur des discussions que les gouverneurs vont avoir. Un consensus s’est fait : elles devraient déboucher, en guise de nouvelle décision… sur rien ou pas grand chose !

L’agence Reuters citait hier les « sceptiques », qui résumaient à leur façon la situation en expliquant que la Fed ne déciderait rien pour ne pas atteindre sa crédibilité ; de peur que ce qu’elle pourrait mettre en œuvre se révèle inefficace… On ne peut mieux transcrire l’impuissance de la banque centrale de la première puissance économique et financière mondiale.

Les sempiternelles interventions du quarteron de gouverneurs de la Fed annonçant depuis des mois le danger de l’inflation, et la nécessité de remonter en conséquence et sans tarder les taux directeurs de la Fed, sont passés au second plan devant des interrogations moins hors de propos et plus en phase avec la situation économique américaine, laquelle a fait l’objet d’une diminution de ses prévisions de croissance par l’OCDE. D’un taux de 3,2% pour 2010 et 2011, elles dégringolent à 1,5 et 2,3%. Il est toujours facile de prévoir une forte amélioration pour plus tard, quitte à revenir dessus ensuite…

Une nouvelle intervention monétaire de la Fed est en jeu, dont les commentateurs ne s’attendent pas à ce qu’elle puisse intervenir dans l’immédiat, les prochaines élections étant un prétexte tout trouvé pour gagner du temps, faute de savoir quoi faire. On parle de l’injection dans l’économie de rien de moins que d’un ou deux milliers de milliards de dollars et du quasi doublement de la taille du bilan de la Fed qui en résulterait, celui-ci ayant déjà considérablement enflé à la suite de la précédente opération de ce type. Elle portait sur 1.700 milliards de dollars d’achats de bons du Trésor et de crédits hypothécaires. Dont rétrospectivement on peut observer qu’elle n’a même pas réussi à stabiliser la situation.

Deux hypothèses seraient à l’étude : une intervention en une seule fois ou étalée dans le temps, par petits paquets successifs. La planche à billet fonctionnerait dans les deux cas à plein, mais selon des rythmes différents. Rendez-vous est pris pour les prochaines réunions du comité de politique monétaire, en novembre ou décembre prochains.

Quelle pourrait être l’efficacité, dans un cas comme dans l’autre, d’une telle mesure que l’on pourrait qualifier de dernier ressort ? Un analyste américain, cité également par les agences de presse, craignait qu’elle soit ressentie comme l’expression de l’énergie du désespoir, aboutissant à un effet contraire à celui recherché. C’est précisément autour de cette question que tournent les discussions.

Car le risque serait grand que l’achat en grandes quantités de bons du Trésor américain à longue maturité n’ait pas les effets escomptés. Que la baisse des taux qui en découlerait ne soit pas à l’arrivée l’incitation recherchée afin que se développe le crédit bancaire au profit de l’économie. Bref, sans que la référence soit explicitée, que les États-Unis se trouvent piégés dans la maudite trappe à liquidité de Keynes, un piège dont le Japon ne parvient toujours pas à sortir, redoutable phénomène qu’il illustre avec persévérance. Car comment obliger le système bancaire à relancer la machine, dans un contexte de fort risque, au lieu d’aller jouer au casino ? Les instruments monétaires et la baisse des taux n’y peuvent strictement rien. Quand l’âne ne veut pas boire…

L’économie américaine, dont la fin de la récession vient d’être à contretemps annoncée par l’officiel National Bureau of Economic Research (NBER) comme intervenue en juin 2009, est en réalité sur la pente qui l’y conduit. Et les moyens d’une relance font défaut. La Fed avance comme on l’a vu à reculons, incertaine de son coup, tandis que le gouvernement et le Trésor américain ont déjà du lever le pied sur les mesures de relance publique, devant la fragilité grandissante de l’édifice branlant de la dette. [Voir à ce sujet l’étude d’Onubre Einz.]

Conclusion : s’il y a bien deux cordes à cet arc, aucune des deux ne peut être utilisée…

Dans les commentaires plus politiques, l’accent est mis sur le débat qui oppose les républicains et les démocrates, les premiers viscéralement opposés à une quelconque augmentation des impôts, même des plus riches qu’ils défendent avec acharnement, au prétexte fallacieux que les revenus qui leur seront soustraits feront défaut à l’économie. Ainsi qu’à toute intervention financière sur fonds publics de Washington, chargé – avec démagogie – de tous les maux pour mieux escamoter la responsabilité de Wall Street. Mais cet aspect de la situation est en réalité secondaire, même s’il contribue pratiquement au blocage de la situation au Congrès. La dette américaine n’a plus la même garantie internationale de financement qu’auparavant et doit être dorénavant contrôlée.

Tout à sa bataille avec les républicains, dans la perspective des élections au Congrès de novembre prochain, Barack Obama vient de déclarer que les progrès de l’économie était « douloureusement lents », tentant d’y opposer un modeste train de mesures en comparaison avec les 787 milliards de dollars de celui de mars 2009, dont les effets s’estompent et qui peut au mieux prétendre avoir évité pire encore que ce qui s’est installé. De manière un peu dérisoire, il tente de monter en épingle au fil des semaines des nouvelles positives qui ne changent en rien le panorama et le vécu des Américains.

La plaisanterie qui circule à Washington est « Don’t use the S… word » (n’utilisez pas le mot qui commence par ‘S’), une référence au terme Stimulus empruntant la formule utilisée pour le ‘F’ de Fuck. Un plan serait toutefois à l’étude, dans l’attente du résultat des élections et du maintien ou non de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, que l’administration se garde bien de qualifier de second plan de relance et qui de toute façon devrait être bien moins important que le premier. On évoque certes 400 milliards de dollars, mais étalés sur dix ans.

Les perspectives économiques de l’administration Obama sont fondées sur des objectifs de croissance économique dont on peut confirmer qu’ils ne pourront être atteints. Une telle situation va avoir pour effet d’accroître les déficits au lieu de les résorber comme prévu. En rajouter en engageant de nouvelles dépenses nécessairement massives – seraient-elles avalisées par le Congrès – est d’autant plus problématique que l’on ignore la réaction que pourrait susciter sur le marché de la dette américaine la décision d’un nouvel accroissement de celle-ci. Ce serait jouer avec le feu.

C’est pourquoi – fidèle à une orthodoxie dont elle ne se dépare jamais – l’OCDE préconise « un élargissement de la base budgétaire », utilisant une de ces formules contournées qu’affectionnent les économistes quand il faut affirmer des choses sans les dire. Il s’agit plus simplement d’une augmentation progressive de la fiscalité, c’est à dire des impôts. Dont, de toute évidence, les conditions politiques ne sont pas réunies. Il a bien été évoqué il y a des mois de cela une augmentation de la très faible TVA américaine, mais c’était dans le contexte d’une reprise de l’économie. Qui pourrait aujourd’hui la préconiser, la mettre en pratique  ?

Il est de coutume d’abusivement qualifier d’impasse des situations qui se révèlent à l’arrivée ne pas l’être, par facilité de langage ou en application d’analyses dont l’objectif est sempiternellement d’annoncer un inéluctable écroulement. La situation dans laquelle se trouvent les États-Unis justifie cependant que ce terme soit cette fois-ci employé, à bon escient. Reste à en apprécier pleinement les conséquences économiques internationales et les conséquences politiques locales.

C’est déjà fait à propos des conséquences sociales. Le très officiel Census Bureau (Bureau des statistiques) propose une description de celles-ci impressionnante. Qu’on en juge : 50,7 millions d’Américains sont sans couverture médicale privée, ils étaient 46,3 millions en 2008 ! La réforme de la santé de Barack Obama n’interviendra qu’en 2014, restrictions budgétaires obligent. 43,6 millions d’Américains, soit 14,3% de la population, vivent en dessous du seuil de pauvreté ; ils étaient 39,8 millions en 2008. Parmi eux figurent plus d’un quart des noirs et des hispaniques. Les chiffres du ministère de l’Agriculture quant à la distribution des Food stamps sont à l’avenant.

Les derniers chiffres officiels du chômage font état d’un taux de 9,6%, dont on sait qu’il ne reflète que très imparfaitement la réalité de la situation de l’emploi. Les expulsions de maison et les faillites personnelles contribuent à un tableau d’ensemble alarmant, alors qu’il a été calculé que le salaire moyen des familles (une notion qui masque les énormes disparités) était tombé de 5% en dix ans. Une situation inédite dans l’histoire de l’après guerre.

Dans sa dernière chronique du New York Times, Paul Krugman dénonce avec virulence l’attitude des riches américains repliés sur leurs privilèges et leurs tas de dollars, insoucieux d’une réalité qu’ils préfèrent ignorer ou qu’ils estiment ne pas les concerner. Une attitude commune aux riches du monde entier, quand on le parcours, plus particulièrement flagrante dans les pays émergents, où ils vont au bout de leur logique et s’enferment dans des prisons dorées pour se protéger des pauvres. Une ségrégation géographique dont on peut observer des signes moins ostentatoires dans les pays avancés.

Les Américains font comme chacun sait tout en grand. C’est tout du moins ce qui est retenu – avec leur faculté à rebondir et leur esprit d’entreprise – d’une histoire occultée chez eux et ignorée dans le reste du monde. Au profit de la projection, à tous les sens du terme, d’une image de félicité de la société masquant qu’il a toujours subsisté dans le pays de grandes zones de pauvreté, dans lesquelles le Tiers Monde pouvait sans difficultés se reconnaître. Son émigration en fait d’ailleurs les frais. Par son ampleur comme par sa durée qui se profile, la crise sociale qui est en train de se développer ne fait pas exception à cette loi : elle est très forte.

S’il est une question qui doit inciter à la réflexion à propos de l’évolution que connaît la société américaine, c’est bien de savoir si ce que l’on y observe – un élargissement de la pauvreté et de la précarité et le délitement par le bas des classes moyennes – est ou non prémonitoire de ce qui attend l’Europe. Sans qu’il soit besoin de faire appel à cet autre poncif, à propos des États-Unis, qui veut que la situation américaine préfigure – quelques mois avant – celle de l’Europe. Dans un contexte bien entendu différent, caractérisé par l’existence d’un filet de protection sociale plus conséquent, bien que clairement menacé et déjà grignoté.

Un rapport de l’ONU vient de mettre en évidence, dans le cadre d’un point d’étape sur les objectifs du Millénaire pour le développement que l’Asie, dont la croissance économique est tant vantée, connait de grandes disparités de situation – qui se maintiennent ou même se développent- sur les plans de la mortalité, de la pauvreté, de la santé et de l’accès à l’eau potable, en dépit de la croissance des classes moyennes. En d’autres termes, le développement est inégal dans la principale région du monde qui connaît encore une forte croissance économique.

Comment ne pas également s’interroger sur cette troublante similitude qui s’affirme à la fois dans les pays émergents et développés ?

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176 réflexions sur « L’actualité de la crise : les États-Unis montrent encore une fois le chemin, par François Leclerc »

  1. De quoi avons-nous RÉELLEMENT besoin? Peut-être de bien moins qu’on ne le pense… Une fois que nous serons convaincus que ce MOINS est l’évidence, que feront les détenteurs du capital, les acteurs économiques, les élites bien pensantes et médiatiques? Ne se trouveront-ils pas ridicules, encombrés de ce fatras ou salmigondis (mot trouvé dans un livre que j’avais envie de placer) d’inepties… de ce superflu, quoi. Simplicité volontaire quand tu nous tiens… Pour une nouvelle politique planétaire… Une utopie?

    L’autre jour, dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé ce livre: « L’avenir sera rural – Au secours d’un monde moderne à la dérive » de Pierre Gevaert (1993). Je vous en donne les dernières lignes:

    « Le retour aux sources, c’est aussi échanger l’actuelle course folle vers des objectifs illusoires, souvent nuisibles et sans durée, contre une vie très près de la nature, une vie plus douce et plus conviviale.

    La vie moderne nous a apporté quelques très bonnes choses. Pour les conserver il va nous falloir agir avec intelligence et amour, afin que l’humanité puisse rapidement se remettre à espérer et à agir dans le sens du bien, du beau et de la durée. »

    1. bonjour
      le problème c’est qu’ils s’attaquent à l’indispensable…
      l’électricité,l’eau,la nourriture,le chauffage,la mobilité,bref l’essentiel de notre vie est entre les mains de quelques uns qui eux volent légalement et dont certain sont décorés..
      rego

    2. Oui, je viens de terminer la lecture de Micro hebdo (2mn), que des inepties. Tout y est inutile, on saute d’un produit à l’autre par désespoir de ne trouver absolument plus rien d’intéressant. Que va faire Explorer 9, (un article) ??? bon sang…

      Chaque progrès se paye par une capacité de moins pour l’homme. Exemple, G Sand a dessiné Chopin parce qu’à cette époque tout le monde savait dessiner un peu, puisque la photo n’existait pas ! Et dessiner forme l’esprit, on apprend à observer, à faire attention. A acquérir une puissance éventuellement comme dirait Deleuze.

      Maintenant moi je trouve amusant de programmer… Les produits qu’on nous propose ne permettent plus l’activité créatrice puisqu’ils sont de plus en plus « grand public », faciles, jetables etc. Un « consommable » !

      Un bon produit est celui qui nous apprend quelque chose, sinon…

    3. Le problême fondamental du retour à la terre est celui de la propriété.
      A qui peut donc appartenir la terre ?
      Aux rentiers ?
      A ceux qui la travaillent, en vivent et font vivre les autres ?
      Il y a aussi d’autres problèmes, et en particulier de savoir de quelles terres nous parlons, celles qui sont gorgées de pesticides ? ou d’autres ? et où ?

      Quant « aux bonnes choses » que la vie moderne nous aurait apporter, je vous serais reconnaissant d’en faire la liste.

      Bien à vous.

    4. @ marlowe

      Cet ordinateur, par exemple, avec lequel nous communiquons et envoyons nos idées dans le monde… et puis, il y a bien sans doute encore quelques petites choses…

      (Je vous faisi remarquer au passage que c’est l’auteur du livre qui a écrit cela)

    1. – Pourquoi les peuples des pays occidentaux acceptent cette dictature financiére et l’oligarchie qu’elle a crée ?
      – Pourquoi la Gauche restera laminée en Europe ?
      – Pourquoi la droite va durer et se durcir ?
      à lire et à relire : « Le monstre Doux » de Raffaéle Simone

      A la lecture de votre commentaire je n’ai pas su quoi répondre, c’était comme si j’étais tombé sur une mauvaise noix, avec aucune impossibilité de l’ouvrir tant cela reflète bien le quotidien de beaucoup de gens, quand bien même si j’étais un homme de droite ou de gauche je n’aimerais pas en effet faire subir plus longtemps cela à autrui, c’est surtout lors des pires épreuves de l’histoire que les hommes et les femmes se surpassent en société, une partie du monde aura beau vouloir continuellement s’avilir, se vendre et se perdre dans les plus funestes valeurs marchandes, à un moment donné il faudra bien quand même faire appel à d’autres personnes plus différentes.

      Le malheur de l’homme c’est que les divers partis politiques de l’histoire n’ont jamais étaient aussi proches du bien que lorsqu’ils étaient dans la phase recherche du pouvoir, c’est hélas toujours après que cela se gâte un peu, d’un bord ou d’un autre d’ailleurs à diverses périodes de l’histoire . Si la gauche en Europe ou ailleurs dans le monde reste toujours autant laminée c’est peut-être un peu parce qu’elle ne fait pas encore sérieusement un meilleur travail sur elle-même . La Droite aura beau vouloir continuellement s’abétir et se durcir elle n’en finira pas toujours non plus par attraper autant de gens dans ses filets, car sinon ce serait alors trop facile pour les politiciens les plus populistes de la terre. Je ne sais pas comment, mais il n’en sera pas toujours ainsi pour l’humanité, les hommes et les femmes ne sont pas tous non plus des sadomasochistes de la politique, le monde se cherche encore beaucoup et ce n’est peut-être pas non plus le meilleur moment adéquat pour passer réellement à quelque chose d’autre …

    2. J’aimerais ajouter aussi que les gens du socialisme en France ne sont pas toujours tombés non plus dans le seul discours sécuritaire pour se faire élire et remarquer le plus, et ça je crois cela ne méritera jamais d’être mis en avant, que l’on soit d’ailleurs croyant ou pas on ne peut pas non plus toujours parler de sécurité aux êtres pour se faire élire et continuellement bien voir comme en Italie. Ca peut marcher une fois, deux foix pour mieux encore tromper son monde mais pas toujours non plus dans le grand luxe et les cigares, car le monde recherchera toujours à évoluer d’une façon ou d’une autre en société même si parfois ça prend, beaucoup et beaucoup de temps.

      C’est pourquoi la gauche en France n’a pas tant à avoir honte d’elle même surtout en ce moment et par rapport à son pire adversaire politique du moment, pas toujours très loyal et respectueux de l’autre d’ailleurs en société, comme quoi c’est beaucoup plus large que ça …

    3. « Affirmer le rôle de l’Etat dans la régulation des excès du marché et du capitalisme financier. Mettre en place des services publics forts. Investir dans des universités et des écoles de haut niveau. Défendre radicalement la laïcité contre les intrusions religieuses. Assurer durablement et sans laxisme la sécurité des citoyens. Soutenir puissamment la recherche. Appuyer la création de médias et de télévisions de qualité.

      La nouvelle gauche devrait s’inspirer des expériences de la social-démocratie des pays du Nord de l’Europe qui a rompu avec le vieux paradigme de l’assistanat et de l’Etat-providence, pour promouvoir l’émancipation de chaque individu, sans en abandonner aucun, en corrigeant l’inégalité sociale par l’entraide. L’entraide, c’est un mot qui semble en effet inaudible à l’époque du « monstre doux », un mot de gauche. ».

      Voilà la conclusion de l’article du Monde: un peu succinct, je trouve. Bien sûr il y a du bon, mais le problème relève d’abord de notre système de valeurs morales. De quelles valeurs morales, sans parler de valeurs spirituelles, disposons-nous aujourd’hui? La gauche, en ayant contribué au laminage de la foi, en ayant participé à la dé-sacralisation de nos vies, s’est désavouée je pense face à un besoin et une demande croissante d’horizons immatériels. La droite, on le sait maintenant, s’est perdue elle aussi dans la matérialité. Bref, il ne sert plus à grand chose de parler de gauche ni de droite, toutes deux présentent les symptômes d’un manque chronique de ce quelque chose qui nous rend plus humains, et dont l’époque réclame le retour.

      C’est bien beau de parler d' »entraide », mais de quoi est nourrie cette entraide, d’où vient-elle, comment l’inculquer, comment en faire une valeur forte? Comme ça, par un coup de baguette magique? Tant que l’on ne nous reparlera pas des vraies valeurs morales et de leur ancrage, je crois l’entreprise vaine. Et les femmes ont un grand rôle à jouer sur ce plan là. Ce n’est plus la voie de l’émancipation qu’il faut persister à vouloir arpenter, mais bien plutôt celle de l’introspection, de l’humilité et de la transmission des valeurs de partage.

      Abandonnons donc les chimères de la prétendue social-démocratie émancipatrice des pays du Nord. Je ne suis vraiment pas sûre que ce soit le meilleur exemple à suivre. Je me demande si le Nord a réellement quelque chose à nous offrir en ce moment, si ce n’est peut-être de la poudre aux yeux… Et puis c’est tellement facile de dire, « regardez comme ils font, eux, au moins, ils ont tout compris »… ah, bon… moi, j’appelle cela faire de la politique manipulatrice et mensongère… mais je peux me tromper. Je suis persuadée en fait que le Sud a autant à offrir que le Nord sinon plus, si ce n’est déjà de par sa démograhie. L’époque est à la synthèse, non à la division, encore moins à l’affrontement.

    4. Raffaele Simone est typique de l’esprit PS défaitiste qui va se planter grave. Ces gens encartés à gauche qui ne sont pas de gauche feraient mieux d’aller s’encarter à droite, on y verrait plus clair.

      « La nouvelle gauche devrait s’inspirer des expériences de la social-démocratie des pays du Nord de l’Europe qui a rompu avec le vieux paradigme de l’assistanat et de l’Etat-providence, pour promouvoir l’émancipation de chaque individu, sans en abandonner aucun, en corrigeant l’inégalité sociale par l’entraide. », dit-elle. Ouarf. Alors même que les social-démocraties du Nord sont en crise et complètement perdues (d’où l’extrême-droite) parce que justement on leur a démantelé leur vieux paradigme qu’ils aimaient bien.

    5. @ Anne

       » Tant que l’on ne nous reparlera pas des vraies valeurs morales et de leur ancrage, je crois l’entreprise vaine. Et les femmes ont un grand rôle à jouer sur ce plan là. Ce n’est plus la voie de l’émancipation qu’il faut persister à vouloir arpenter, mais bien plutôt celle de l’introspection, de l’humilité et de la transmission des valeurs de partage.  »

      Oui il y a certainement d’autres femmes qui commencent à mieux saisir cela, certaines d’ailleurs ont atteint un tel niveau d’émancipation, de réussite, que j’ai bien peur qu’elles ne participent plus guère à de meilleures valeurs de vie et de partage en société, vous n’avez d’ailleurs qu’à en faire la même constatation de votre coté, c’est fort dommageable en effet déjà pour la femme moderne elle-même, car toutes ne sont pas nées non plus pour se perdre, pour ressembler à des hommes, oui elles ont beau parfois se mettre beaucoup de fond de teint cela ne suffira pas je crois à mieux inverser les valeurs matérielles du monde, la femme avait pourtant un très grand rôle à jouer pour l’humanité, j’ose espérer quand même qu’elles ne rechercheront pas toujours à se faire avoir en beauté et tout cela hélas pour le même genre d’homme … Pauvres enfants du monde en espérant qu’ils ne seront pas toujours éduqués dans les principales valeurs de ce monde, bien sur mon propos en mettra certainement beaucoup d’autres en colère et pourtant ce n’est pas faute de m’être montré souvent très doux et humble d’esprit envers elles … Enfin que voulez-vous de nos jours il faut surtout avoir un bon compte en banque pour mieux paraît-il être Ok en société, qu’en pensera d’abord ma propre famille si je préfère d’abord sortir avec une fille complétement fauchée.
      matériellement ?

  2. « Le retour aux sources, c’est aussi échanger l’actuelle course folle vers des objectifs illusoires, souvent nuisibles et sans durée, contre une vie très près de la nature, une vie plus douce et plus conviviale ………………. afin que l’humanité puisse rapidement se remettre à espérer et à agir dans le sens du bien, du beau et de la durée. »

    Oui cette folle course contre le temps, la montre, l’argent, la possession, la domination, la sécurité nous pousse sans doute un peu trop à en perdre le sens de la mesure comme du bien et du beau, tout va si vite hélas même dans les hopitaux ou les êtres sont de plus en plus traités comme de vulgaires choses à réparer de toute urgence sinon cela coûtera encore trop cher, alors que c’est bien cette folle précipitation du monde, au rendement et à la rentablilité qui en pousse un très grand nombre à en perdre la santé, au travail comme dans la peur de perdre sa nouvelle place
    au rabais, le monde est en effet devenu bien fou en espérant bien évidemment que les meilleures intentions de beaucoup de gens puissent suffir à contrebalancer le mouvement de cette histoire …

    Les choses vont d’ailleurs tellement vite de nos jours, que le monde ne sait même plus comment faire autrement pour s’en sortir, je peux comprendre bien évidemment que lorsque la commission devient trop pessante il faut bien allors se décider d’aller au petit coin comme pour un bon nombre de nos élites incapables de nous rassurer sur le fond comme sur la forme.

    Et dire qu’ils sont sensés incarner l’élite d’une société et bien dis donc qu’est-ce serait alors sans eux et leur cv, tant de gens si diplômés mais hélas toujours autant de bétise à voir dans le monde.

    1. en réponse à Anne

       » De quoi avons-nous RÉELLEMENT besoin?  »

      Personnellement d’une autre classe de gens pour me représenter, pour mieux faire respecter les et la justice lois pour tous, car faut bien reconnaître qu’à travers ma modeste condition de vie je ne me reconnais plus du tout dans ces gens là, mais alors pas du tout car ces gens là que connaissent-ils vraiment du monde et de la vie actuelle, que connaissent-ils vraiment de la vie lorsque vous les voyez toujours se conduire de la sorte ? De quoi avons-nous RÉELLEMENT besoin ? Sans doute de gens un peu moins hypocrites et pas trop éloignés quand même de votre propre condition de vie en société, dans le cas contraire toutes nos belles démocraties modernes n’ont réellement aucun sens pour l’humanité …

  3. @François Leclerc.

    On m’a posé la question suivante: »à quoi pourrait bien servir cette taxe TOBIN et à qui serait-elle versée en priorité ? »

    Je ne sais pas y répondre, je sollicite votre avis sur la question.

    1. La taxe TOBIN peut servir à faire croire que la spéculation financière ne serait pas une conséquence de la crise du capitalisme mais bien une cause, et conséquement que ce sont les méchants spéculateurs qui sont à l’origine des dérèglements et qu’en les corrigeants un peu, tout pourrait s’arranger et que le monde reviendrait tranquillement à des bases plus harmonieuses, c’est-à-dire au capitalisme des vingt années qui ont suivi la fin de la deuxième guerre mondiale.

    2. @Marlowe : z’êtes pas très aimable envers cette taxe Tobin qui rapporterait un max de pognon, spéculation ou pas. Je la vois comme quelque chose d’analogue à la TVA. La seule différence, c’est qu’on est chez les financiers, là, alors les impôts…

    3. Dans l’esprit de ceux qui la défendent, elle devait d’abord servir à réduire le volume des transactions financières et à lutter contre la spéculation, enchérissant leur coût.

      Des projets partent aujourd’hui dans tous les sens, dont la fonction est autre: jouer les méchants à peu de frais.

      L’affectation à une bonne cause, le développement, n’est donc qu’un prétexte, d’autant plus qu’il y a toutes les chances pour que ces projets officiels restent au stade des déclarations.

    4. à Crapaud Rouge,

      Je vais être plus explicite dans ma formulation : je pense que la taxe Tobin a pour objectif de désigner des boucs émissaires : les spéculateurs qui seraient les responsables de la crise, exonérant de ce fait les vrais responsables.
      Je crois que la politique des « boucs émissaires » devrait rappeler de vilains souvenirs à tous.

  4. Une utopie?…Non… Plus…Un océan de connaissances illuminant chacune et chacun et tous vers l’accomplissement de son propre passage sur le chemin….

  5. Un discours de la FED qui nous envoie dans des contrées étranges…

    Le discours de la FED est court mais étonnant à plus d’un titre.
    Il transparaissait des discours précédents que la FED achèterait des emprunts d’Etat de façon massive (pour faire baisser les taux d’intérêts) si les chiffres de l’économie américaine venaient à se détériorer significativement. Si ce type d’action a plus d’influence sur la finance américaine que sur l’économie réelle, cela avait du sens vu l’incapacité de l’Etat à faire voter de nouveaux stimuli budgétaires.

    Le nouveau discours est très différent : le niveau d’inflation est jugé trop bas et pourrait amener la FED à acheter des emprunts d’Etat. De ce point de vue, cela permet en théorie de faire des achats d’emprunts d’Etat à n’importe quel moment quel que soit la situation de croissance de l’économie. Le président de la FED a donc profondément changé de discours et fait adhérer l’ensemble de son équipe qui était très divisée sur ce nouveau discours, ce qui est un très gros progrès pour lui. Si le discours de la Fed n’a changé que pas à pas depuis 15 ans, on commence à franchir des lignes rouges.
    En effet cette politique risque de conduire les acteurs financiers à acheter le maximum d’actifs risqués et ce sans égards aux risques, afin que la FED n’ait pas à mener cette politique non conventionnelle. Les trader sont indirectement incités à faire du « Front Running » vis-à-vis de la FED.

    La politique économique américaine, en se reposant exclusivement sur cette mécanique financière non conventionnelle fondée sur ce discours particulier, envoie des signaux très dangereux au monde des grandes entreprises et de la finance :
    . le consommateur américain semble fatigué et inquiet alors même que l’économie n’est pas retombé en récession. Il faut dire que des dizaines de Millions de ménages ont perdu leurs maisons.
    . les taux au jour le jour sont à 0% depuis maintenant 2 ans mais l’économie n’est pas encore vraiment repartie.
    . le déficit budgétaire du gouvernement est à -10% du PIB et s’améliorera peu l’année prochaine.
    . le consommateur n’est pas loin de la situation de la trappe à liquidités mais pas l’investisseur moyen au vu des données de 6 derniers mois.
    . Malgré cela, on ne soigne pas l’économie, on ne la relance pas directement mais on va essayer coûte que coûte de la faire repartir en faisant repartir les prix des actifs par l’achat avec effet de levier et la prise de risque massive. Aucune leçon de la précédente crise ne semble avoir été retenue par le gouvernement et la FED et on risque de faire repartir la machine par endettement à partir de bases encore plus malsaines.
    On pourra pour l’exemple noter que les niveaux de taux des emprunts à 10 ans sont à 2.5% aux USA, loin d’un niveau d’équilibre cohérent avec la croissance de l’économie réelle. Ils sont à mi chemin entre une économie en croissance et une économie en déflation. Ceci est l’œuvre des marchés financiers suite au premier discours de Bernanke du 11 Août ou celui-ci a fait ses premiers pas vers le Quantitative Easing, faisant du même coup baisser les taux des emprunts à 10 ans de 1% en quelques jours.
    . la spéculation sur les actifs risqués des acteurs de la finance est requise afin de relancer la machine économique. Si ceci était logique en Mars 2009 lorsque l’économie était au bord du gouffre et que les acteurs ne voulaient prendre aucun risque, il devient très difficile de justifier que cela devienne en soi un fonctionnement « habituel, normal » pour que l’économie avance. Le sens du normal dans l’économie se décale peu à peu dans des contrées étranges.
    .La spéculation sera défendue si les liquidités des acteurs ou le goût du risque sont insuffisants par la FED elle-même : elle achètera massivement des emprunts d’Etat, si l’économie américaine rechute, venant du même coup sauver la spéculation.
    . les acteurs économiques américains vont être massivement incités à s’endetter d’avantage, ce qui avait causé le crash de 2008. Groggy depuis l’effondrement de la bulle immobilière, ils avaient du mal à le faire et tentaient de réépargner. Cependant on voit déjà des signes inquiétants avec de nombreuses grandes entreprises (Microsoft…) qui s’endettent sur le Marché obligataire et lancent concomitemment de gigantesques rachats d’actions. On le voit par l’écrasement des spread de crédit des entreprises qui ne reflètent plus le niveau normal du risque et encore moins le risque de déflation que fait peser une dette trop importante.
    . cette politique peut avoir des effets mais la question du moyen terme n’est pas posée. Cela ressemble beaucoup à une fuite en avant dans d’étranges contrées.
    . Que fera t’on quand l’ensemble des taux sera à 0% du 1 mois au 10 ans ?
    . Comment pourra t’on relancer l’économie ? La FED inventera t’elle une nouvelle doctrine en rachetant des actions pour des montants illimités ? Le seul autre moyen serait-il alors l’hyper inflation ?
    Retarder la guérison d’un malade en lui donnant des excitants pour le faire tenir debout au lieu d’un vrai remède ne peut guère contribuer à le soigner de façon durable. Le malade va continuer à se déformer. On va enrichir les riches pour que l’économie continue à tenir debout tout en laissant les pauvres de plus en plus mal en points. Le risque n’est plus économique mais politique : les tabous des oligarques sont de moins en moins nombreux pour exploiter leur position.

    Conclusion : ce cycle peut peut-être durer ce que je ne pensais pas précédemment. Bernanke a osé réinitié un nouveau type de fonctionnement de l’économie qu’on n’avait jamais vu et pour moi imaginé. Aucun tabou n’est maintenant à exclure dans l’état d’esprit des dirigeants de la FED. Tout dépendra de l’appétit au risque des investisseurs et de la propension de Bernanke à acheter des emprunts d’Etat (ou d’autres choses) sur un timing particulier et du ressenti des investisseurs. Mais il sera caractérisé par un environnement économique et financier de plus en plus instable avec une domination très forte du court terme. Le Chaos au sens mathématique est la définition la plus proche.

  6. Si les US « montrent le chemin », le FMI, dont le président EST SOCIALISTE jusqu’à déclaration contraire de l’intéressé, explique comment le suivre. C’est ici : http://www.bastamag.net/article1190.html

    Je signale cet article (signalé par rezo.net), parce que je trouve sidérant qu’après deux ans de crise, le FMI persiste dans les mêmes recettes. Ce n’est pas un scoop, certes, mais pourquoi ne choisit-il pas l’autre option, celle de la boucler ? Quand je pense que ce DSK va se présenter en 2012, je crois qu’il conviendrait de faire des stocks d’œufs et de tomates…

    1. Malgré le commencement du matraquage des médias, il n’est pas dit que DSK sorte du chapeau, il y a Martine Aubry et surtout Eva Joly…..
      Intéressantes les idées émises dans le dernier chapitre du livre  » Le président des riches » des sociologues Pinçon
      Faire connaissance avec l’oligarchie : Le Who’s Who dans toutes les bibliothèques municipales du 93 entre autres….
      Abolition du cumul des mandats, vote obligatoire et nationalisation des banques ou au moins du Crédit….

  7. « …Nouveaux départs au sein de l’administration Obama

    Par Mathilde Golla (figaro)
    22/09/2010

    Un haut responsable du département du Trésor américain a annoncé mercredi sa démission. Mardi, le principal conseiller économique du président Obama et chef d’orchestre du plan de relance aux Etats Unis, Lawrence Summers, a également déposé sa démission. Il quittera son poste en fin d’année.

    Et de quatre ! Les départs s’accumulent dans l’équipe économique de la Maison-Blanche. Dernier en date Herbert Allison, haut responsable au département du Trésor américain, qui a annoncé mercredi dans un courriel sa démission.

    «J’ai jugé que l’heure était propice à ce que je démissionne de mon poste de sous-secrétaire adjoint à la stabilité financière», écrit Herbert Allison dans ce message adressé aux fonctionnaires de son département, dont une copie a été transmise à la presse.

    Ce départ intervient au lendemain de la démission de Lawrence Summers, principal conseiller économique du président américain, Barack Obama. Cet économiste de renom a déjà servi deux présidents démocrates dans des conjonctures radicalement différentes, a fait part de sa décision de quitter la Maison-Blanche en fin d’année. Il «a annoncé ses projets de retourner à son poste de professeur d’université à Harvard à la fin de l’année», précise la Maison Blanche dans un communiqué.
    (…)
    Pour l’heure, le nom de son successeur au sein de l’administration Obama n’est pas encore connu. Une chose est sure c’est qu’il sera chargé de trouver des propositions pour relancer la création d’emplois dont l’exécutif reconnaît qu’elle reste très insuffisante, plus d’un an après la fin de la récession. Le taux de chômage officiel américain est proche de 10%

    Les départs se multiplient

    Et les défections s’accumulent au sein de l’équipe économique du président des Etats-Unis. En effet, les départs de Herbert Allison et de Lawrence Summers sont les troisième et quatrième dans l’équipe économique de la Maison-Blanche en trois mois. Le chef du bureau du budget, Peter Orszag, avait annoncé fin juin sa démission. Il est devenu chercheur au Council on foreign relations et éditorialiste au New York Times.

    Plus tard, début août, la présidente des conseillers économiques de Barack Obama, Christina Romer, a annoncé sa décision de revenir à l’enseignement. Ainsi, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, est le dernier membre encore en place de l’équipe initiale de conseillers économiques… »

    Les rats quittent le navire, et annoncent sans doute un changement de cap majeur dans la politique monétaire à la Maison Blanche.

    Obama acculé, semble se résigner à laisser filer le $, quelque puisse en être les conséquences pour un systéme monétaire international reposant encore aujourd’hui sur la monnaie américaine.

    D’un instant à l’autre, il peut y avoir à présent un krach monétaire … un Big Bang dévastateur !

    Tous dans la rue demain jeudi 23 septembre. En Octobre, Sarkozy va être dans ses petits souliers, on peut le faire tomber.

    Cela ne réglera pas nos affaires, mais bouc-émissaire pour bouc-émissaire, autant que ce soit lui que les Roms !

    1. « D’un instant à l’autre, il peut y avoir à présent un krach monétaire … un Big Bang dévastateur ! »

      pour l’usd peut être….pour l’euro, tant que l’allemagne ne le quitte pas, il tanguera mais ne coulera pas!
      L’allemagne a besoin de l’euro, car avec le DEM, elle serait morte tellement il s’apprecierait

    2. Pour ce qui concerne l’avenir de l’Euro, les allemands comme les autres ne doivent plus se faire trop d’illusions je crois. Par contre, il nous faut prendre en considération un aspect de ce sujet fondamental .

      La principale monnaie de réserve dans le monde, c’est le Dollar. en Allemagne comme ailleurs. Imaginez-vous alors un affaiblissement prononcé et durable de cette monnaie, assez conséquent pour convaincre les gouvernements, l’allemand et tous les autres, sous peine de voir leurs réserves fondrent, de se débarrasser à leur tour de leurs Dollars. C’est un cycle infernal qui s’enclenche.

      C’est un krach monétaire à coup sûr, car dans la panique générale toutes les monnaies seront chahutées . Par exemple, si l’Euro monte trop haut, c’est l’ensemble des pays européens, peut-être pas l’allemagne, mais tous les autres, qui vont dirent pouce. Ce sera l’implosion de la monnaie unique et pour nous le retour au franc.

      Attention là. Sarko et les français, ne descendent pas une marche, mais un escalier … sur le cul !

      Lorsque je pense que ce matin, au moment où le soleil va se lever à l’est, le gouvernement japonais, va se retrouver quasi contraint à vendre du yen et acheter du Dollar.

      Je me dis que tout ça ne peut plus durer bien longtemps. Tous dans la rue demain, c’est là que va se décider notre avenir.

  8. @ Tous……Le chemin c’est celui que prennent les uns après les autres les dirigeants de la finance US , ils se taillent pour que leur nom ne soit pas associé à la déconfiture , ils ont mis les mains dans le pot à confiture mais maintenant çà sent trop mauvais , il se taillent.
    Tchernobyl de la finance. FUYONS LOIN…………

    1. « Comme pour Chernobyl, le nuage ne passera pas la ligne Maginot… »
      dira sans doute prochainement Lagarde rapprochée…

    2. Oui, mais au moment de Tchernobyl, un nuage m’a dit : ouh, attention, nous arrivons en France , patrie des droits de l’homme ! demi-tour …

      Maintenant, j’ai quelques craintes ….

  9. L’ euro à 1,34$ ce soir …. L’euro sacrifié par les USA et la Chine, main dans la main, dans la guerre des monnaies qui s’annoncent saignante. Le futur G20 sera encore plus stérile que les précédent . Bingo pour les faiseurs d’OR !

  10. A propos des faillites d’entreprises :

    Les défaillances d’entreprises à un niveau record en 2010.

    Le nombre de défaillances d’entreprises progressera de 2 % cette année par rapport à 2009 pour atteindre un niveau record de 65.900, selon les estimations de l’assureur-crédit Euler Hermes qui ne prennent pas en compte les auto-entrepreneurs.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE68L0MQ20100922

    Madame la marquise Christine Lagarde vient de commenter ces chiffres. Madame la marquise Christine Lagarde vient de déclarer :

    « La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. La récession est finie. »

  11. France inter : Il était une fois, un grand pays consensuel, où l’on respectait les PME (pas en France), où tout le monde travaille ensemble dans la paix et l’harmonie (en fr. on travaille contre l’autre), ou l’on accepte de faire des sacrifices (13è mois sucré, c’est normal, – 40 h « tranquilles ») , où l’on ne dénigre pas le travail manuel, où l’on investi 3 fois plus dans l’innovation et la recherche, où l’on s’adapte à l’autre, on s’ouvre sur le monde, et où il n’y a pas de stress… L’Allemagne. Et oui…

    Que c’est beau, que c’est enivrant… et en même temps j’ai un petit complexe d’infériorité.

    Car nous en france c’est bien sûr tout le contraire. D’ailleurs soustraitons notre gvt à Angela Merkel, nous n’avons plus besoin du nôtre. Pourquoi ne pas tous s’unir à l’Allemagne, comme l’ex RDA ?

    Pas entendu une fois le mot gel des salaires, consommation atone, pays dégradé (autoroutes etc) … etc.

    Et puis l’un des interlocuteur avait l’élégance de stigmatiser le parti vert pour sa lutte contre le nucléaire. Bref, Je pense que sous Ceaucescu c’était le genre d’émission que l’on pouvait entendre.

    Pas entendu une fois le mot inflation car ceci est trop technique n’est-ce pas, l’on pourrait blesser l’auditeur avec un chiffre. L’inflation en Allemagne étant comparable à celle de la France (et pour cause), ce chiffre suffit à prouver qu’il n’y a pas d’écart d’élévation du niveau de vie entre la FR et l’Allemagne.

    J’ai parié que IG métal n’obtiendra rien. Dans ma famille l’idée que le niveau de vie Allemand est supérieur au nôtre est encore vivace…

    De toute façon il fallait profiter de l’occasion pour faire l’éloge de l’Allemagne car bientôt ce ne sera plus possible. Autant se souvenir avec nostalgie de cette émission qui fera date, dans les anales de la désinformation.

    1. Oui, émission surréaliste et quasiment de propagande. Pas une seule critique sur le supposé modèle allemand, les auditeurs ont été bien choisis. Les intervenants français avant d’être germanophiles sont avant tout des droitiers. Ce n’est pas de l’Allemagne où l’esprit moutonnier et l’obéissance prédominent que viendra le début d’une solution, qui serait d’abord le refus d’une déflation salariale étatiquement creusée après avoir été accompagnée. Adaptation au réel des gens lucides : Tina, Tina, Tina… Logique de minus habens atteint de psittacose oui !

    2. Idem. J’ai écouté aussi et j’en suis resté sur le cul tellement c’était pravdaïesque.
      Il faut dire que le coup du modèle-économique-qui-marche-regardez-faut-faire-comme-eux-flexibilité-travail-blabla on nous le ressort régulièrement. On a eu droits aux japonais, aux américains, aux irlandais, aux islandais, etc. Pas de chance, ils se sont tous vautrés. Alors on nous sort maintenant les bosseurs allemands et chinois.

    3. on a eu aussi le modèle suédois.

      remarque moi j aime beaucoup l’idée de virer un ministre pour avoir acheter une tablette de chocolat avec des deniers publics. après l’indigestion la purge.

    4. @methode: le modèle suédois est en train de se vautrer aussi. Il n’existe déjà plus vraiment à vrai dire. Ce qu’on nous vend maintenant, c’est un modèle où l’on est en train de démanteler ce qui était un des plus modèles d’Etat-Providence. La population suédoise commence d’ailleurs à angoisser et à voter très à droite. Ils n’ont pourtant encore rien vu. Tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à pas laisser faire et à se laisser berner par les belles promesses des libéraux (promesses qui ne paraissaient belles que quand l’Etat-Providence était toujours là pour ramasser les perdants). Maintenant il leur faut un bouc-émissaire pour expliquer la disparition de leur modèle chéri.
      Voir aussi ce qui arrive aux Pays-Bas, là aussi un modèle d’Etat-Providence et de solidarité nationale que l’on démantèle petit à petit depuis 30 ans. Le bouc-émissaire islamique est bien pratique. Dans les années 30, ils en avaient trouvé un là aussi en Allemagne pour expliquer la cata. Réaction normale, les peuples non plus n’aiment pas se remettre en cause et admettre qu’ils se sont fait berner ou se sont trompés.

  12. Lisez bien les analyses ci-dessous, qui montrent bien que la crise financière
    est bien une crise de suraccumulation, contradiction fondamentale du capitalisme,
    qu’aucune « régulation » de surmontera.

    Ces extraits viennent, c’est très important, du rapport tout neuf
    « Investissements et investisseurs de long terme »
    …du « Conseil d’Analyse Français » placé auprès du premier ministre !

    « En quinze ans, la baisse continue des taux d’intérêt réels mondiaux indique la présence
    d’un excédent d’épargne et une pénurie d’investissement. Ainsi, en dépit d’une
    croissance mondiale remarquable, la globalisation a conduit le monde dans un régime
    de sous-emploi. Une demande insuffisante fait face à des capacités de production
    excédentaire obligeant la planète à thésauriser son épargne …

    En dépit d’un taux de croissance mondial élevé sur la période menant à la crise financière
    de 2007-2008, le monde n’a pas réussi à investir une épargne abondante dans
    des projets repérés par les marchés comme rentables …

    De plus, la globalisation a si bien comprimé les coûts de production dans les pays émergents
    comme dans les pays avancés qu’en dépit de liquidités abondantes l’inflation est
    restée extrêmement faible…

    La persistance du sous-emploi global est la manifestation la plus remarquable de l’incapacité de l’économie et de la finance globalisées à déterminer le niveau adéquat d’épargne et à l’orienter ensuite vers des investissements rentables…

    En effet, la formation puis l’éclatement de bulles successives, la hausse de la dette publique avec l’émission de titres sécurisés qui l’accompagne indiquent que le capital productif n’est plus considéré
    par les agents comme un moyen efficace de conserver la valeur de l’épargne ».

  13. Avec l’euro à 1.34 voire plus ..l’Allemagne sera moins triomphante …..coté exportations ils vont moins rire….Obama sacrifie le dollar pour sa campagne électorale et ensuite après la défaite (déroute?) de novembre il lui restera une bonne année pour changer de politique (d’ou les démissions massives de ces derniers jours Summers and co)….s’il veut être réélu en 2012 il va devoir jouer son dernier joker…il n’aura plus droit à l’erreur mais risque d’être piraté au Congrès par les Républicains.

    1. ah oui c’est la grande nouvelle de ses dernières heures, mais voyons le bon côté des choses, le pétrole nous coûtera moins cher.

  14. Je reviens à l’idée suivant laquelle l’achat de bons du Trésor par la FED aboutit à plus de liquidités dans le circuit économique et donc à priori à plus d’inflation. A supposer que ce raisonnement soit juste (c’est à dire qu’on admet que tout cet argent redescend bien dans l’économie réelle, ce qui est loin d’être évident comme l’a fait remarquer François Leclerc), l’inflation en Amérique va décoller entraînant une chute du dollar et donc une montée corrélative de l’euro. C’est ce qui fait dire fort justement à Roland Laskine (Le Figaro) que les Européens seront une fois de plus les « dindons de la farce », se retrouvant avec une économie dégradée et en plus une monnaie forte (les Japonais sont d’ailleurs dans le même cas). Là, ça serait vraiment la fin des haricots.

  15. rem:
    le jeu ne se fait pas uniquement entre européens et étasuniens

    tiers intervenants, les autres détenteurs des dollars dans les émergents
    bien sûr principalement la Chine et le Japon
    mais aussi les pétrodollareurs qui ont voulu ( contraints ou avec enthousiasme?) sauver le CMI en prévoyant d’acheter pour 60 milliards d’armements

    la modification de toute variable dans ce réseau serré d’interférences s’impacte sur toutes les autres
    d’où la difficulté d’énoncer des lois simples du comportement de variables prises isolément ou non
    les sens des feed-back ne sont toujours pas prévisibles dans ce jeu

    en dehors de l’Allemagne, les échanges des pays européens se font essentiellement au sein de la zone eurot, ce qui pondère les effets de la variabilité de l’euro (?)

  16. Cher M. Leclerc/Jorion, évaluons votre capacité à prévoir, si vous avez un tant soit peu un esprit critique (que vous écrivez manque semble-t-il aux autres intervenants économiques):

    Vous aviez écrit il y a quelques temps ou plutôt prédit: la « fin du capitalisme », évoquant son évolution depuis 30-50 ans.

    Or j’observe.
    Au cours des derniers 30 ans… fin du communisme en Russie, fin du communisme (du point de vue économique en tout cas) en Chine. Il ne restait qu’un minuscule véritable « village gaulois »: Cuba. Et bien c’est fait, fin du communisme à Cuba (déclaration de Raul + Fidel + licenciement de 500,000 fonctionnaires + octrois de 1/2 millions de licences d’exploitation (capitaliste) privée).
    Donc, vous aviez probablement fait une erreur de frappe et par mégarde remplacé communisme par capitalisme… (soyons gentils)

    Vous aviez écrit il y a quelques temps ou plutôt « décrit »: « les pays riches exploitant de plus en plus les pays avec pour conséquence un accroissement des inégalités nord/sud » (je me suis permis de vous paraphraser plus concisement ce qui ne rend pas justice à l’élégance de votre style).

    Or j’observe.
    Vous reconnaissez maintenant (et c’est tout à votre honneur de reconnaitre vos erreurs) en parlant de la classe moyenne *des pays en voies de développement*:
    « en dépit de la croissance des classes moyennes. »
    que vous comparez à celle des pays riches où la classe moyenne s’appauvrit relativement.
    Donc, résumons: vous êtes en train de dire que la classe moyenne des pays en voies de développement (soyons plus clair: pays « sud » comme Brésil…) s’enrichit relativement à la classe moyenne des pays riches. Donc l’inégalité nord/sud que vous déploriez il y a quelques temps, contrairement à vos attentes/prédictions, est effectivement en train de se résorber. Ne peut-on pas s’en réjouir?

    Que « le développement (soit) inégal dans la principale région du monde qui connaît encore une forte croissance économique. » est une vérité de Lapalice et sans nulle doute une facilité de style, car avez-vous déjà vu vous une entreprise/famille/phénomène quelconque qui se développe (rapidement) de façon parfaitement égale/synchronisés?

    Bref, festoyons. Une partie de que vous désiriez est en train de se réaliser: inégalités nord/sud décroissante, fin du communisme (ou une petite clique contrôle tout — et vous avez déjà écrit (avec raison) qu’il n’est pas désirable que le pouvoir économique/politique se concentre trop en peu de mains)

    A moins qu’en fait vous n’aviez aucun désir réel que toute ces belles choses se réalisent, comme de plus en plus de vos lecteurs assidus semblent de plus en plus le croire. Cela n’empêcherait-il pas que l’insurrection révolutionnaire violente qu’au moins à trois reprises vous avez de façon à peine voilée désirée, voire proné, ne se réalise?

    Vous êtes un produit idéologique des années 70’s, prenez-en conscience une fois pour toute pour vous en affranchir. Vous serez peut-être surpris que la jeunesse d’aujourd’hui dans le monde ex-France est aux autipodes de cet état d’esprit. Mieux vaux tard que jamais de s’ouvrir au monde.

    1. Qu’il doit être plaisant de vivre dans un monde aussi binaire que le votre ! Pris dans votre élan, j’ai cru un instant que nous allions avoir droit à un « Capitalisme ou barbarie » tonitruant. La pudeur, sans doute, ce qui vous honore.

      Pour le reste, votre démonstration est implacable et la prise ce conscience que vous appelez de vos vœux s’est opérée : je mets une croix sur l’idéologie des années 70 (je ne mets pas le « s » derrière, car je n’habite pas encore comme vous le dynamique continent américain dans sa partie septentrionale, mais pour prouver que je suis un jeune dynamique qui veut réussir et conquérir le monde, je compte déménager bientôt !)

      Honnêtement, je préfère la symphonie du nouveau monde lorsque c’est DvoÅ™ák qui la met en musique.

    2. Vous, vous n‘êtes pas un provocateur  !

      Votre propre ouverture au monde est confondante. Tout en fine observation et fulgurante analyse. De quoi seriez-vous donc, pour votre part, le produit idéologique ?

    3. Comme on dit dans la distribution des marchandises, la date de péremption de votre idéologie est largement dépassée.

    4. Le Marquis ne comprend en effet que les alternatives binaires.
      Il oublie que pour se débarasser de l’ordre aristocratique,
      la bourgeoisie a du mener des combats multiples, pendant des siècles,
      affronter une résistance violente de l’ordre ancien,
      et malgré sa domination économique croissante, trébucher bien souvent.

      La fin du capitalisme, pas plus que la fin du féodalisme, n’est écrite dans le Livre.
      Par contre l’humanité depuis peu, pas deux siècles, tente ici et là,
      de résoudre la contradiction entre la socialisation croissante de la production
      et l’appropriation privée des moyens de production.

      Les tentatives de mettre la production au service des besoins de tous et durables
      et non de l’accumulation de profit aux mains de quelques uns,
      ont rencontre, au moins depuis la Commune de Paris,
      bien des obstacles et ont souvent, aussi, trébuché.

      A la différence de la bourgeoisie, les travailleurs doivent s’emparer du pouvoir politique
      avant même de disposer du pouvoir économique,
      et ceci en plus au niveau international, arène où s’affrontent travail et capital.
      Tâche plus ardue que ne l’était celle de se débarasser des petits marquis.

      Nous y sommes, sur tous les continents, sans prétendre à la science infuse,
      avec le droit à l’erreur, à Cuba et ailleurs, comme sur ce blog d’ailleurs.
      La modestie et le courage sont notre force.

    5. Pour Charles A (avec son poème fort très joliement tourné) et les autres.

      Vous faites *justement* l’erreur de voir le monde en binaire.
      Il y aurait pour vu, les « bons » (travailleurs) et les « méchants » (« aristocratie », « capitalistes », etc).

      Mais justement le monde n’est PAS binaire.
      Voici quelques exemples:
      a) vous considérez vraisemblablement Sarkozy et cie comme une exemple du capitalisme à se débarasser. Or vous serez probablement très surpris de savoir que pour beaucoup Sarkozy et cie sont un exemple de « socialisme pour les riches » à se débarasser.
      b) vous ignorez semble-t-il que dans la plupart des pays, le Canada par exemple, les retraites sont capitalisées et investies en grande partie à la bourse (et obligations). Donc *DE FACTO* quasi 100% des travailleurs SONT des capitalistes. Il n’y a ici AUCUNE opposition possible entre « capitaliste » et « travailleurs ». Contrairement à ce Jorion a dit en entrevue télévisée, le système de retraite par point à la suédoise n’existe tout simplement pas aux USA, c’est de la pure invention de sa part (de l’ignorance ou un pure mensonge) – je connais bien les USA où j’y ai moi-même aussi vécu et où habite de la famille.
      c) « A la différence de la bourgeoisie, les travailleurs doivent s’emparer du pouvoir politique avant même de disposer du pouvoir économique ». Au Canada les travailleurs SONT des bourgeois. Un conducteur d’autobus fait $70,000 / an. Vous savez, le monde a changé beaucoup depuis le 19ième siècle! Il faut des fois arrêter de relire 1000 fois le petit livre rouge, sortir de son fauteuil et regarder par la fenêtre.
      d) « où s’affrontent travail et capital » ! Vraiment? Le capital mondial (hormis celui des pays dicatoriaux style arabie saoudite) est majoritairement celui des caisses de retraite donc celui des travailleurs. Sur le grand total, les quelques $30 milliards de Bill Gates ne font vraiment pas le poids (et d’ailleurs en plus i ls ont été remis dans un trust charitable!).
      e) pour ce qui est de l’idéologie, je n’en suis pas. On m’a tour à tour décrit dans des blogs comme un « maudit socialiste », un « réactionnaire », un « libertarien » (sur ce blog!), et même tenez vous bien, un « marxiste »! C’est que je me fou éperdument des « groupes » qui obligent *STUPIDEMENT* à pensez d’une manière cathéchétique avec petite réponse prête sur tout qu’on doit répétez ad nauseam. C’est malheureusement ce que je déplore ici-même (ainsi que dans les nombreux blog saveur « autrichienne »). Les idées véhiculée par Leclerc sont le marxisme orthodoxe du 19ième siècle vraiment stupide et dépassé par le changement social (35% des profits des sociétés vont à l’état sous forme de taxes! donc par conséquent 35% du capital privé est aux mains de l’état! – Youhou réveillez-vous!)
      f) ce que je trouve dommage, c’est que tout le beau talent littéraire de Leclerc soit en grande partie ruiné par des oeillières idéologiques et un rabachement pessimiste sans aucune suggestion précise d’amélioration (ce qui conduit inélucablement à conclure que Leclerc veut seulement détruire pour détruire, sans avoir rien à proposer/offrir en échange et c’est pourquoi son action est voué à l’échec parce que les gens ne se sont pas encore assez fou pour brûler leur logement sans avoir penser où ils iraient après et n’aimerait certainement pas avoir à subir un orage à ciel ouvert à cause du manque de prévoyance de M. Leclerc). Les temps se prêtent bien à des avancées considérables pour le bien-être de *tous*, pourquoi ne pas en proposés pas simplement des choses flou style « arrêter de parier sur les prix » qui mettrait de factor hors la loi toutes les ménagères de la planète!
      g) Leclerc et ses copains véhiculent l’idée nauséeuse que parce que quelqu’un est « riche » il est foncièrement méchant. D’abord il ne comprend pas que lorsque quelqu’un a des milliards et les a investit (ET DONC NE LES DEPENSES PAS!), il n’enlève strictement rien aux autres, et *SI* (et ce n’est malheureusement pas toujours le cas bien évidemment) ces milliards sont investits intelligemment (genre construire de l’énergie solaire, etc) cela résulte aux mêmes effets que si un gouvernement le faisait (et c’est parfois plus efficace – car comme on dit « moins de red tape » et d’amis politiques à graisser puisque presque toutes les bureaucratie lorsqu’elles ont un monopole d’état finissent par être corrompu (comme les entreprises aussi)). Mais pour voir cela, il faut réfléchir et cesser de réciter le bréviaire marxiste et c’est semble-t-il trop difficile pour beaucoup, et surtout cela demande un effort d’éducation et de réflexion, bref du *travail* (et on se demande bien QUI est vraiment le travailleur et le « bourgeois » ici…)
      h) corrollaire: on peut être pauvre et être foncièrement mauvais: quand un farc ou un eta font explosé une bombe dans un supermarché bondé d’innocents, il faut vraiment être une ordure immonde pour prendre leur défense comme je soupçonne que plusieurs ici le font. Vouloir « enrichir » financièrement de tels gens ne résultent qu’à une destruction de richesse généralisée, et donc l’ « inégalité » (financière) ici est *on ne peut plus bienvenue*.
      i) on peut difficilement être plus optimiste qu’aujourd’hui: la science avance comme jamais auparavant, même les USA commencent à envisager la santé pour tous, le « chèque à tous les citoyens » est presque inévitable et résoudra rapidement et facilement cette crise financière passagère, jamais une éducation d’aussi bonne qualité n’a été accessible à un aussi grande nombre de citoyens dans la pluplart des pays, jamais les classes moyennes des pays « pauvres » n’ont fait un aussi grand bond en avant (commme le reconnait même Leclerc, c’est tout dire!)
      j) contrairement (vraisembablement) à la plupart d’entre vous (et possiblement la totalité), j’ai vécu une enfance hyper-modeste (genre un seul bain pour 7 personnes et sans douche, avec eau conservé pour 2-3 bains successifs de personnes pour économiser sur l’eau chaude; carré de papier de toilette « compté » pour économiser le papier, etc). C’est pourquoi pour moi, la condition de vie de Monsieur tout le monde dans nos pays(=travailleur capitaliste via son fonds de retraite…) me parait tout simplement spectaculaire. Il faudrait être né dans la dentelle pour penser autrement.
      h) en conclusion, arrêter de vous plaindre et regarder le verre d’éau presque plein et contribuer à le remplir plutôt qu’à chercher à renverser et briser le verre.
      i) on a besoin d’idées, de talents, et des projets positifs. C’est d’ailleurs l’absence de tout cela qui a détruit le plus rapidement un parti politque (de droite comme de gauche). C’est la présence de tout cela qui rend la vie un véritable plaisir. Ou bien on se regarde le nombril en pleurant ou on avance en retrouchant les manches et en réfléchissant. A vous de choisir.

    6. On voyait venir le couplet sur le « self-made man d’extraction modeste » gros comme une maison. Fidèle à votre tradition de tolérance et d’ouverture, vous assumez (présomptueusement? non je n’ose pas) que vous êtes évidemment le seul et que les autres intervenants sont tous nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Vous allez vous faire des amis (quoique beaucoup auront la pudeur je pense de ne pas se jeter à la figure des arguments triviaux sous le coup de l’émotion). Je vous donne raison sur un point : vous semblez ne pas verser dans l’idéologie. Plutôt dans la dialectique éristique.

      Les débats ne sont fructueux que lorsque les interlocuteurs ont des idées.

    7. Bonjour,

      Vous écrivez :
       »Un conducteur d’autobus fait $70,000 / an. Vous savez, le monde a changé beaucoup depuis le 19ième siècle! Il faut des fois arrêter de relire 1000 fois le petit livre rouge, sortir de son fauteuil et regarder par la fenêtre. »

      A défaut de bien connaître les USA, je crois bien connaître le Canada, une partie de ma famille y résidant, en Saskatchewan plus particulièrement si vous connaissez.
      Je fus toujours surpris par le niveau des salaires mais, à défaut de  »regarder par la fenêtre », j’ai regardé dans le détail ce que disent ces chiffres.
      Et la réalité est bien différente de ce que l’on peut initialement anticiper.

      Par exemple :
      Les cotisations sociales sont minimales et les canadiens (ceux que je connais) doivent se faire eux même des plans de retraite ou d’assurance santé. Sinon c’est la misère pour les vieux jours.
      Pour avoir une pension correcte, il faut économiser un maximum ce que peu font, achetant tout ce que la société de consommation offre.
      Nombreux sont ceux qui ne le font pas afin de rembourser leurs multiples cartes de crédit.
      La bulle immobilière se porte bien au Canada n’est-ce pas ?

      Je ne vais pas disserter au dela du raisonnable mais lorsque ma famille vient en France, elle est toujours surprise et envieuse de nos  »Pension Plan ».
      Idem pour l’accès aux soins.
      Alors si gagner 700000 $ bruts peut être un montant important de prime abord, combien reste t’il au final après avoir  »acheté » couverture retraite ou santé digne de ce nom ?
      Beaucoup moins et ma famille ne comprend toujours pas comment – avec nos salaires – nous arrivons à joindre les deux bouts.

    8. « Leclerc veut seulement détruire pour détruire »

      Les désaccords vont de soi, la polémique ne me gène pas, mais l’étendue de votre mauvaise foi si.

      Laplace, votre niveau est affligeant, vos attaques pitoyables.

      Point final.

    9. Il existe une règle tacite lors des discussions sur le net : « don’t feed the troll ».

      On dit donc au revoir au Marquis. Merci pour votre comprehension.

  17. En ce jour là ce fut un peu le même jour que la journée précédente, et ils parlèrent, et ils échangèrent beaucoup, regardant d’ailleurs principalement la bourse et les marchés, la matrice au fil du temps devenait même de plus en plus efficace pour faire entretenir plus longtemps tout cela. Elle apprenait même à en élever et à en choisir toujours les éléments les plus marqués à sa cause et cela dès leur plus jeune age, c’était d’ailleurs principalement à ça que servait l’éducation des êtres en ce temps là, ha oui vous l’aurez remarqué tout mais systématiquement tout, était dit et montré à l’image afin que nul ne puisse plus faire autrement, c’était comment dire le meilleur des mondes matériels dans le commerce, alors que la seule matière commerciale ne fera qu’entrainer davantage le monde dans la matière, pourtant autrefois il nous était un peu permis de vivre sur terre avec des ailes, mais aujourd’hui ce n’est hélas plus guère le cas faut surtout faire des économies partout, bientôt ils nous demanderont même de couper nos mains et nos pieds, de nous couper même davantage de notre humanité comme de l’autre …

  18. Selon des documents officiels mis en ligne mardi 21 septembre, la Société Générale devra payer un minimum de 445 millions de dollars aux créanciers de la banque américaine en faillite Lehman Brothers dans le cadre d’un accord lié à des contrats de swaps hypothécaires.
    D’après les termes du texte, l’accord à l’amiable, qui doit être présenté au juge en charge de l’affaire au tribunal des faillites de New York le 20 octobre pour être validé, est « raisonnable et dans le meilleur intérêt des débiteurs, de leurs actifs et de leurs créanciers ». En retour, les administrateurs de Lehman Brothers mettent fin à leurs poursuites contre la Société Générale, qui estime que cette transaction « aura un impact financier négligeable » sur ses comptes « en raison des provisions précédemment passées ».
    Le contentieux était lié à la résiliation anticipée de Libra et Vela, deux contrats de swaps adossés à des dérivés de crédit (CDO). Lehman avait acheté des contrats de ces dérivés complexes qui devaient lui permettre de toucher une prime si ces produits, liés au marché hypothécaire américain, essuyaient des pertes: or, peu après sa faillite, la Société Générale a fermé Vela et Libra, et la banque américaine, s’estimant lésée, a engagé des poursuites.

    (Challenges.fr, avec AFP)

  19. Jeudi 23 septembre 2010 :

    LONDRES (Reuters) – La prime exigée par les investisseurs pour détenir des emprunts d’Etat irlandais à 10 ans plutôt que des titres allemands de même échéance a atteint jeudi 23 septembre un nouveau plus haut depuis la création de l’euro, après les déclarations d’un responsable irlandais sur les risques encourus par certains créanciers d’Anglo Irish Bank.

    L’écart de rendement à 10 ans entre les obligations irlandaises et les allemandes s’affichait en hausse de 21 points de base, à 438 points.

    Des professionnels expliquent ce regain de tension par les propos d’Oliver Whelan, directeur du financement de la NAMA (National Asset Management Agency) sur la dette obligataire d’Anglo Irish Bank.

    La dette subordonnée d’Anglo Irish Bank représente 2,4 milliards d’euros.

    « Les banques irlandaises sont elles aussi sous tension et les informations selon lesquelles les créanciers obligataires subordonnés sont vulnérables aux restructurations conduites par le gouvernement n’aident pas », a commenté Markit.

    Sur le marché des « credit default swaps », le coût d’une protection contre un risque de défaut sur la dette souveraine irlandaise à cinq ans a atteint 500 points de base, contre 460 mercredi en fin de journée, selon Markit.

    Le future sur le Bund allemand est monté à 131,45 avant de revenir à 131,34 vers 9h30 GMT, en hausse de 59 points de base.

    Le rendement à 10 ans allemand s’orientait à la baisse tandis que les rendements irlandais et portugais montaient.

  20. dans la série des « contre toute attente »
    je cite…

    « WASHINGTON, 23 septembre (Reuters) – Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté contre toute attente aux Etats-Unis lors de la semaine au 18 septembre, a annoncé jeudi le département du Travail, illustrant les difficultés persistantes sur le marché du travail.

    Les inscriptions se sont établies à 465.000 contre 453.000 (révisé) la semaine précédente, interrompant ainsi deux semaines consécutives de baisse.

    …. »

    1. Octobre est traditionnellement une bonne époque pour les crash, mais il ne faudrait pas en faire une obligation. La bourse est tellement manipulée qu’elle peut s’effondrer n’importe quand sans même de raison précise. Tout le monde sait qu’elle « doit » chuter fortement, en toute logique. Personne ne sait quand ni de combien, et ça n’a aucune importance.

    1. Ne jamais JAMAIS croire un trader installé… à Las Vegas !
      Mario Marciano patauge pour gagner sa vie en vendant des cours de trading « pour devenir riche à tous les coups ». Need to say more ?

  21. Jeudi 23 septembre 2010 :

    Le coût de l’emprunt à un niveau record pour l’Irlande et le Portugal.

    Les investisseurs ont vendu jeudi des obligations irlandaises et portugaises, portant le coût de l’emprunt pour les deux pays à des niveaux record depuis la création de l’euro.

    Les taux d’intérêt pour les obligations irlandaises sur dix ans sont passés au-dessus de 6,7 % pour la première fois depuis le lancement de l’euro en 1999.

    Lors d’une conférence à Berlin, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a assuré qu’il n’y aurait « aucune restructuration de la dette souveraine » de la Grèce ou d’un autre pays de la zone euro.

    Les « coûts potentiels, à la fois économiques et politiques » d’une restructuration seraient tels que « nous ferons tous pour l’éviter, et je suis sûr que nous y parviendrons », a-t-il ajouté.

    Boursorama

    Christine Lagarde a rajouté : « Je dirais même plus : nous ferons tous pour l’éviter, et je suis sûre que nous y parviendrons. »

  22. Extrait d’une analyse de l’Edito Devises et Matières Premières

    Vers un euro à 1,45 $ d’ici fin 2010 ?
    par Philippe Béchade
    Jeudi 23 septembre 2010

    La Fed qui suggère un « assouplissement », ramollit fortement le dollar !

    Ben Bernanke conforte les investisseurs dans leurs anticipations d’un rétablissement du quantitative easing (QE pour les initiés). Dorénavant, la question ne porte plus sur l’opportunité ou l’efficacité, nulle jusqu’à présent, de cette stratégie mais sur la date de son rétablissement.

    Le pronostic vital est-il engagé ?
    Une nouvelle phase de monétisation de la dette du secteur privé va-t-elle éviter aux Etats-Unis de retomber en récession ?

    Lorsqu’un patient sorti de la salle de soins intensifs depuis quelques heures y est replacé sous perfusion et sous respirateur artificiel, c’est forcément que des complications imprévues trahissent un diagnostic mal posé ou édulcoré à dessein — pour ne pas inquiéter son entourage…
    http://www.edito-matieres-premieres.fr/1368/devises/fed-euro-dollar-bernanke.html

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