Le temps qu’il fait, le 24 septembre 2010


1ère prise…

La Roumanie aujourd’hui
L’Irlande depuis lundi
Un frémissement dans le rapport de force entre la finance et les politiques ?
Le prix

Le dessillement : le nouveau numéro de le débat
• Le rôle de la comptabilité, J. Richard
• la tyrannie dans l’entreprise, M. Brischoux
• les multinationales et le non-droit, J.-P. Robé
• le capitalisme est-il libéral ? V. Charolles

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140 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 24 septembre 2010 »

  1. L’entreprise française, je connais et j’ai payé pour ça. Après prudhommes et cour d’appel, plus 9000 euros de frais d’avocats. Bref, tout est encastré dans le lien de subordination à l’employeur et dans la souveraineté du juge en appel. Avec cet emballage on fait passer n’importe quelle connerie sous couvert juridique. Le pire crétin intronisé chef d’entreprise peut faire des dégâts incroyables.

    Dont acte l’entreprise en France est une tribu dictatoriale. Rien n’y fait, médecine du travail, CHSCT, CE, syndicats, inspection du travail, que dalle. De Gaulle avait tenté de rééquilibrer la balance.

    Ségolène Royale avait pointé un moment cette aberration, mais rien changé. Entreprise ou tribu afghanne c’est kif kif.

    En Allemagne où je suis désormais, les dirigeants sont quand même plus à l’écoute et ne jouent pas aux chefaillons omniscients.

  2. Sur l’importance de la comptabilité dans la formation des esprits, la remarque est bien vue. En effet, la comptabilité démontre une rigueur qui repose sur une construction algébrique (comptabilité en partie double). Mais la comptabilité exprime aussi un discours sur l’économie, donc des choix à priori.

  3. Les rapports de force sont omniprésents dans notre société, actuellement l’argent est plus respecté que la compétence , le talent, voir la vie humaine… Peut il en être autrement?
    A quel moment allons nous réclamer les sommes détournées par les tradeurs , banquiers et autres dirigeants surpayés? Je dis bien détournées car ne pas provisonner les risques pris par exemple dans les banques, se verser des bonus, des salaires pour ensuite se faire renflouer par l’état en cas de problème tout en vivant sur le dos des pauvres en leur faisant payer deux ou trois fois la valeur de leur maison achetée a crédit sur 30 ou 40 ans sans oublier que ce sont ces memes pauvres qui seront taxés par l’état pour renflouer les banques , je dirais qu’il n’y a pas d’équivalent au salariat peut etre l’esclavage sous prozac peut etre le prozac étant fournit par un certain confort matériel.
    Disons que nous payons la dime et la gabelle aux seigneurs du capital et que le droit de cuissage n’est pas exclus.On peut se demander a quoi sert un secteur financier privé si c’est pour emprunter a la bce a 1 pourcent ou moins et preter a 4 pourcent je me demande quelle espèce de loi inique interdit aux particuliers d’emprunter a 1 pourcent a la bce ? Oui sauvons les banques mais qui nous sauvera nous du dégout d’une société qui respecte plus le capital que le travail , le détournement légal que l’honnêteté, la finance s’est en effet payé sur le travail de pauvre , mais aussi sur leur travail a venir a un moment ou il n’y a pour beaucoup plus de travail, tout en programmant une dévaluation de l’épargne de tous. La machine infernale de la finance continue de fonctionner
    les syndicats n’ont rien de mieux a faire que de refuser la réforme de la retraite, oui c’est absurde de faire cotiser quelques années de plus quand il est quasiment impossible de trouver du travail après 50 ans et que les chomage des jeunes augmente mais l’absurde est tellement présent dans l

    1.  » les syndicats n’ont rien de mieux a faire que de refuser la réforme de la retraite, oui c’est absurde de faire cotiser quelques années de plus quand il est quasiment impossible de trouver du travail après 50 ans et que les chomage des jeunes augmente mais l’absurde est tellement présent dans ….  »

      après 50 ans vous voulez rire bien avant cela pour beaucoup de gens n’ayant même plus l’age et le vécu d’être traité comme des stagiaires au rabais, oui nos gouvernants se foutent vraiment de la gueule du monde, si encore ils partageaient réellement le quotidien de leurs concitoyens pour une meilleure compréhension des choses mais même pas ils en ont d’ailleurs même pas le courage.

  4. a bouche de nos politique que je me demande bien a quoi ca sert de protester.
    je trouve notre époque sidérante, les mensonges de nos politiques ne sont même plus crédibles, comment en sommes nous arrivés la? La cupidité sans doute, une absence totale de réflexion au niveau politique qui fait qu’on passe son temps a chercher a se faire élire en se débarassant de la concurence ou en manoeuvrant et qu’une fois élu on passe sont temps a s’agiter pour faire oublier le vide sidéral de projet social.
    Il n’y a plus de gouvernement depuis longtemps pourquoi défiler dans les rues?
    La question c’est de préparer un avenir très lointain et incertain ou nous aurons des politiques responsables et compétents, mais peut etre devrions etre plus de 80 pourcent a les appeler de nos voeux pour que cette révolution s’accomplisse c’est a dire jamais.
    Je ne crois plus a la retraite , ni au travail, ni aux politiques , je fais mon deuil de la sécurité sociale
    j’espère survivre aimer , m’amuser un peu et mourrir quant a la révolte, contre qui ? nous sommes cernés ca ne sert plus a rien…

    1.  » rien ne sert à rien, et réciproquement » !
       » soyons nihiliste, vivons pour notre nombril ! laissons faire ! »
       » peace for me and death for them ! »
       » ridiculisons ceux qui tentent quelque chose ! ainsi , je m’abrite derrière mon petit doigt » …si vous n’avez pas compris que la réforme des retraites, signifiait bien autre chose ! passée en force : lire les explications d’une députée sur son blog : Martine Billard …relisez Victor Hugo ….

      je m’excuse de remonter à des temps lointains ; à l’époque où dans une ambiance de défaite – lire « l’étrange défaite  » de Marc Bloch, historien reconnu, s’il en fut( rédigé en juillet 40 : » un jour viendra, tôt ou tard, j’en ai la ferme espérance, où la *France verra de nouveau s’épanouir …la liberté de pensée et de jugement » ….
      * commençons par la France
      Avez-vous l’impression que c’était plus aisé à l’époque !
      Pourtant, des gens ont commencé à faire des petits réseaux : pas seulement des gens modestes au courage simple, faisant ce qu’ils pouvaient, mais aussi de grands intellectuels : je pense au réseau du Musée de l’homme, à Germaine Tillion …
      Je pense à JP Vernant et ses copains du lycée …faisant ce qu’il pouvait en province, puis recruté par les Aubrac, je pense à Jean Moulin, qui pouvait « collaborer » pénard dans son coin, et dont le sang n’a fait qu’un tour ! je pense à Brossolette, Normalien brillant, qui s’engageant d’entrée de jeu, était conscient de probablement y laisser sa peau …Si ce nétait pas l’élite- la vraie- intellectuelle de l’époque , qu’était-ce donc ??
      En // aux actions « des pour qui vivre sans espérance » ne vaut pas le coup, il y avait la construction d’autre chose, pour l’avenir ….C’est bien ce qui tente de s’élaborer ici,et ailleurs non ?

    2.  » Il n’y a plus de gouvernement depuis longtemps pourquoi défiler dans les rues?  »

      C’est l’habitus du monde parce qu’on a jamais permis aux gens de manifester plus intelligemment et dignement leur mécontement plus autrement en société,

      Par exemple comme avec des bonnets d’Anes sur la tête et devant des ministères à quattre pattes comme des moutons, tiens regardez les encore manifester dans la rue et comme d’autres sauvages un peu comme hier, vous voyez bien qu’ils n’ont toujours pas mieux su évoluer que nous autres qui prenons tellement plaisir à les juger et à les maudire que de rechercher plutôt à les comprendre dans leur accablement de plus à devoir davantage trimer dans la misère.

      C’est très bête en effet de vouloir continuellement pousser les gens en premier à manifester et cela parce que l’avarice ou la cupidité n’a jamais vraiment rendu le monde plus libre de la tyrannie
      et cela bien longtemps comme des émotions qui nous touchent de trop à force d’en perdre la paix au travail.

  5. @M
    Bien sur il reste l’espoir mais je pose la question
    Se révolter contre qui? Le disours lénifiant de Mme Lagarde
    Les poses rassurantes de comptable d’élite de mr E Woert
    Les agitations paroxistiques de Nicolas Sark.. qui n’a rien d’autre a faire que se battre contre les Roms.
    C’est bien d’étre révolté mais contre qui et quoi , il faut faire des choses mais quoi.
    Lire s’informer c’est sympa, ce blog est génial, jean moulin savait contre qui il se battait
    Mais ici l’ennemi se dit votre ami , vous sourie vous dit que ca va aller de mieux en mieux,
    qu’il a la solution , que le plein emploi est pour bientot, et il vous donne des sous pour subsister
    comme on dit tout marche tout fonctionne seule une force majorité peut agir comme dit paul Jorion
    80 pourcent sont nécessaire et la voie démocratique est la seule souhaitable il n’y a pas de maquis a prendre il faut rester sur place pour faire circuler des idées. Nous n’avons pas 1 dictateur a renverser nous en avons des milliers avec leurs avantages et les moyens de les défendres légalement.
    et une majorité de mous qui pensent que la vie c’est comme ca et qu’il faut s’adapter et c’est ceux la les pires , les mous prets a trahir , a laisser tomber, ils se rangent du coté de la routine, et du pouvoir en place.
    On peut se battre mais il faut savoir pourquoi, croire que les jeunes auront une retraite c’est de l’infantilisme, croire que le chomage va se résorber aussi, évidemment on peut changer les choses
    mais objectivement pour notre génération c’est trop tard. Il n’y a pas de solution au problème du financement et la planche a billet crée d’autres problèmes nous somme en phase d’apauvrissement programmé et inéluctable dans les pays industrialisés peut être pour garder l’espoir et la volonté d’avancer faut il renoncer a tous nos avantages sociaux et aussi a notre confort comme peut etre aussi a la croissance , le japon nous a montré la voie peut être que pour vivre heureux il faut juste accepter ce qu’on a , Les problèmes sont d’ordre structurels , démographiques, technologiques et sociaux , jean Moulin ne peux rien pour nous, le courage n’y fera rien ni les armes, risquer sa peau n’aidera personne a part peut être a légitimer la radicalisation du pouvoir en place. Le courage c’est peut etre de faire le deuil d’une société qui n’a jamais existé pour pouvoir continuer a vivre.

    1. Déjà, si les circonstances sont plus floues maintenant, je ne suis pas sûre que nos anciens n’avaient pas l’impression d’être pris dans une nasse, dans les tentacules d’une pieuvre, force brute, mais pas seulement : propagande sirupeuse aussi …main-mise sur les medias …
      A qui se fier ? le voisin va-t-il me dénoncer, pour s’approprier mon bien …? rien à manger aujourd’hui ….

      Je pense que dans chaque famille, qui le souhaite, il ne s’agit pas de montrer de la résignation !
      On peut, au contraire, voir de façon plus constructive :
      quelles sont les valeurs humaines primordiales à remettre en place ?
      Qu’est ce qui a dégénéré dans nos sociétés ? Pourquoi et par quel biais avons-nous tout « gobé » sans réfléchir ? pourquoi avons-nous ces pulsions d’achat ? quel sens ça a ? pourquoi je regarde encore les info à la tv aux ordres ? pourquoi je crois encore ce qu’on me dit ?
      Quels sont les besoins fondamentaux ?
      Où avons nous mis notre esprit critique ? Comment l’avons-nous perdu – surtout en France !!- ? Sur quels textes s’appuyer ?
      Quels sont les moyens pour retrouver ce sens critique, pour se réapproprier sa propre vie ?
      Que transmettre aux jeunes : la vision de parents résignés, qui n’ont rien à donner, qui sont dans la contemplation anéantie de leur perte, et donc qui n’en font rien ? ou bien : qui
      voient devant eux une vie plus difficile, et qui l’affrontent avec courage : ex: la vie n’est par linéaire, le bonheur, ce sont des petits bonheurs …comment profiter à fond d’un bon moment gratuit ? …comment regarder l’autre ?
      Cela, c’est à commencer ici, maintenant, tout-de-suite. Et, c’est du boulot.
      On peut lire de différentes façons : avec un cerveau brillant, sec, non généreux, ne s’intéressant qu’à ses propres volutes ! ( j’ai la « chance « d’être d’une intelligence trés modérée)
      Je vois donc autrement.
      PS : entendu une émission qui m’a beaucoup intéressée : avec Marylène Patou-Mathis, Préhistorienne, Directrice de recherche au CNRS, qui a écrit « Néanderthal une autre humanité »
      (il parait qu’il y a une série de 3 conférences sur « Collège de la Cité »/ Cité des Sciences… =)
      d’après l’état des recherches actuelles =) + 400 000ans : soucis de Sépultures (site en Espagne),
      conscience de soi et des autres, de la mort, conscience du groupe …
      les outils étant moins élaborés que chez d’autres, nécessité de développement d’une statégie pour la chasse …et, une histoire qui donne à réfléchir ( quand nous voyons, sans révolte aucune, comme allant de soi, se développer de nouveau des théories – sous couvert de modernité, et de scientisme – eugéniques ) : sur un site, toujours Néanderthalien, en Irack : les anthropologues ont retrouvé le corps d’un homme d’une 40 aine d’années, dont un bras manquait à la naissance =) il n’avait pas été euthanasié …et, ses dents étaient plus usées d’un coté …
      Moi, cela m’émerveille, cette histoire ! Et, elle est porteuse de sens …pour maintenant encore…
      Il y a des débats croisés partout : éviter les enfumeurs professionnels ( depuis 30 ans : haut niveau de toxicité !) aller voir ailleurs …
      Quant aux personnes qui auront une retraite de 600 euro ~, il faudra bien qu’elles soient créatives ! Il est normal qu’il y ait des protestations …tout le monde n’a pas les pieds au chaud, et des coussins d’indemnités de toute sorte !

    2.  » Le courage c’est peut etre de faire le deuil d’une société qui n’a jamais existé pour pouvoir continuer a vivre.  »

      Sans rechercher à mettre en place le paradis sur terre, je pense quand même que beaucoup de gens ne sont pas très bien dirigés et rémunérés correctement surtout par rapport à la hausse continuelle de l’immobilier, dis moi comment tu préfères payer et traiter ton personnel, je te dirais alors comment tu seras bientôt traité et payé en retour, ce n’est pas non plus parce que tout le monde baisse les bras que les gens modestes sortiront plus tôt de l’esclavage, le harcèlement moral ou bureaucratique coute déjà si cher au moral d’une société, comme au reste du monde.

      On peut bien sur trouver le courage personnel de pouvoir endurer cela jusqu’au bout et comme un ascète mais tout le monde n’a pas non plus cette patience et cette grandeur d’acceptation des choses, surtout lorsque toutes ces choses font de plus en plus mal, ce n’est pas tenable, c’est même très irresponsable de vouloir plus longtemps traîter et payer le monde de la sorte, c’est même radicalement contraire à la morale, à la prudence, à la sagesse, à la raison comme au bon sens ou au message des Evangiles, car en agissant ainsi nos enfants comme nous même nous pourrons pas toujours continuer à vivre en bonne santé mentale que physique.

      Je le redis l’humanité ne se laissera pas toujours embobiner par le même message publicitaire,
      ce n’est même pas pensable sur plusieurs générations ou alors la nature et le climat rentrera davantage en révolte contre l’homme moderne et pas non plus par pure plaisir de destruction.

      Car l’équilibre des choses est bien rompu sur terre il n’y a plus de lois, il n’y a plus de justice si ce n’est peut-être pour ceux qui en ont les moyens d’acheter et de corrompre davantage le monde.

    3. @Allfeel
      « ce que je fais n’est pas important, mais il est important que je le fasse » Gandhi (cité de mémoire),
      ne serait-ce que pour l’honneur de l’homme en vous, en nous, en tous.

  6. @ Vigneron,qui aime les animaux avec grâce et raison.

    « Nous avons même été jusqu’à offrir à des porcs ou des chèvres une mort plus douce dans les abattoirs que celle que vous réservons à nos chers anciens dans leurs EHPAD ! »

    «La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau tel qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux. Et c’est ici que s’est produite la plus grande déroute de l’homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent». Milan Kundera
    Elias Canetti (Le territoire de l’homme, Paris, Albin, 1981) a raison de parler de «l’horreur de l’abattoir sur quoi tout est fondé.»
    L’incapacité à se mettre à la place de la bête tuée et à éprouver un minimum de pitié est en cause dans la manière méthodique et hygiénique dont on organise, loin des yeux des consommateurs, le massacre des bêtes. Ceux qui travaillent dans des abattoirs ont certainement besoin de s’endurcir et de se protéger contre ce que la pitié pour les bêtes aurait de paralysant dans l’exercice de leur profession. Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur une corporation dans la mesure où cette institution renvoie à la responsabilité collective, c’est-à-dire à chacun d’entre nous. Le problème est que cette insensibilité, acceptée. enseignée, rendue nécessaire par l’existence des abattoirs, développe une indifférence à l’autre qui va bien au-delà de la simple cruauté envers les bêtes.

    Cette indifférence nous habitue au pire. Elle rend également impossible le mouvement d’empathie qui est nécessaire pour que l’on puisse se porter au secours de l’autre, «fût-il un peu chameau», comme dit Lévinas

    Nous vivons d’un côté cette cruauté abstraite, de l’autre, par compensation, un souci du bien-être des bêtes tel que bien des animaux sont dénaturés à force d’être cajolés! Autre cruauté, celle-là déguisée en sensiblerie!

    1. Enzo Traverso avait commis un livre sur le nazisme où il avait noté que le meurtre de masse a été inspiré des techniques des abattoirs de Chicago

    2. Regard trés intéressant, et fort juste, pour moi …
      car, le désir de rendement , donc un passage à l’échelon industriel …vient bien du même regard

      il existe un DVD  » Notre pain quotidien « , relativement récent …=) vraiment à voir (on le trouve dans les Bibliothèques municipales )…
      pas de commentaire : la vision  » brute » des choses est encore plus forte …

      Le traitement des animaux, en élevage industriel, pour commencer …
      Les abattoirs, trés hygiénistes, « Hi Tech » dernier cri, un « remarquable « travail des ingénieurs ayant concocté ces lignes automatisées …et besoin de peu d’ouvriers dans ces ensembles glacés …=) ces hommes et femmes ont le regard « mort » …
      un boeuf, au regard affolé, pris par la chaine automatique, renversé les 4 pattes en l’air, non shooté, puis mené à l’abattage automatique …
      C’est bien pire encore que les chaines auto. [ les ouvriers de ces chaines étant « cassés » physiquement à 35 ans, mais il y avait solidarité, collectif de travail, et quelques ruses pour « gagner » une mn de liberté sur la chaine], sur le plan psychique , car isolement total de l’ouvrier, et honte absolue du travail accompli .
      Comment détruire , dans un environnement aseptisé, avec le sentiment du devoir accompli : rendement assuré, besoin de trés peu d’hommes, moins de blessures corporelles ( Troubles musculo Squelettiques ) = ça coûte moins !
      Comment se déshumaniser, et déshumaniser l’autre.
      Une horreur !
      Et ce sentiment trés puritain d’être efficace, et de ne rien avoir à se reprocher !
      Avec, pour pendan, une sensiblerie ridicule (qui n’est rien d’autre qu’un regard auto-centré )…

      Mais, actuellement, chacun(e) de nous doit prendre garde, car tous les métiers sont touchés …
      J’y reviendrais peut-être à l’occasion, si l’on m’y autorise.

    3. (M) 20 Mn extraits de « notre pain quotidien
      http://www.dailymotion.com/video/x5ph7g_notre-pain-quotidien-extrait_news
      sans mot et éloquent,
      ça me fait penser à Ponge
      « Le monde muet est notre seule patrie »
      «L’espoir est donc dans une poésie par laquelle le monde envahisse à ce point l’esprit de l’homme qu’il en perde à peu près la parole, puis réinvente un jargon Les poètes sont les ambassadeurs du monde muet. Comme tels, ils balbutient, ils murmurent, ils s’enfoncent dans la nuit du logos, -jusqu’à ce qu’enfin ils se retrouvent au niveau des RACINES, où se confondent les choses et les formulations »
      Jean-Claude Mathieu, Écrire inscrire, José Corti 2010, p. 240

    4. roma,

      Des robots qui s’occupent de la gestion de l’énergie pour d’autres robots qui n’ont pas le temps de s’en occuper parce qu’ils ont mieux à faire, par exemple euh…, enfin bref, ça s’appelle le progrès. Mais motus et bouche cousue hein, les recherches sur l’intelligence artificielle sont top secret : l’idéal serait que de vrais robots soient capables de faire comme nous ! Vous imaginez un peu le paradis ! Alors le mieux, c’est qu’on ne dise rien et qu’on continue à faire avec, en arrangeant un peu le moule s’il le faut pour que les futurs modèles soient encore plus, comment dire…, égaux !

      Ah, j’ai failli oublier : si vous avez des informations sur l’avancée de la recherche dans le domaine de la prise de conscience naturelle, je suis preneur.

      domini CB,

      C’est ça.

  7. P’tain, vous avez vu l’auréole sur la première vidéo ? Je viens de la voir ce soir ! Si, à droite au dessus de votre tête. Saint Jorion ! Remarquez se prénomer paul, aurait dû déjà interpeller, et cette histoire d’anticipation de la crise aussi. Z’êtes un initié du Très Haut n’est-ce pas ? A quand les foudres divines sur nos têtes d’adorateurs du veau d’Or Saint Paul Jorion ? 😉

  8. Au forum sur la décroissance à l’Opéra de Lyon il y aurait eu une altercation entre Paul Aries et l’ancien secrétaire d’Etat britannique à l’environnement, Peter Ainsworth. Selon Ainsworth l’homme serait un accumulateur par nature et cela expliquerait pourquoi l’homme est incapable d’appréhender le concept anti-productiviste!

    http://www.liberation.fr/terre/01012292239-avant-d-etre-ecologiste-la-decroissance-a-des-bases-anthropologiques

    http://www.independent.co.uk/environment/green-living/localism-vs-globalism-two-world-views-collide-2089098.html

    Selon moi certains se réfugient derrière ce type d’analyses parce qu’ils ne sont pas capables de remettre en question la vision du monde qu’ils défendent depuis toujours (et quand on vieillit notre vision des choses, nos qualités et nos défauts se solidifient). Dire que le désir d’accumuler fait partie de notre nature profonde est dommageable d’un point de vue anthropologique et philosophique et l’est d’autant plus que l’homme observe que sa propre croissance et la croissance de son affluence mène à la désolation.

    A ce monsieur Ainsworth, j’aurais envie de lui demander s’il considère qu’un ermite est encore un être humain ou qu’il faut le déclasser … lui qui connait notre nature profonde.

    En fait cet argument de notre nature profonde est simplement un choix de la facilité, postuler pour la croissance permet d’éluder une multitude de questions qui fâchent. Grâce à la croissance le débat sur la population, sur la propriété, sur la redistribution, sur la sécurité, sur les flux de population et bien d’autres choses peuvent être mis relativement de côté car tout se règle simplement grâce à la possibilité d’offrir plus. (ex. le désir de propriété s’efface grâce à la consommation, la redistribution est facilitée par les rentrées croissantes, la sécurité est là tant que les pains et le jeux sont là, etc).

    A l’heure actuelle l’homme ne reconnaît pas s’être trompé sur quoi que ce soit. Donc il continue à courir, seulement il court après quelque chose qu’il ne peut plus atteindre. Et pour continuer dans cette voie de non-sens il se doit de plus en plus à avoir recours au mensonge (envers lui-même et les autres), et faire du mensonge LA nouvelle ressource.

    Et dire que perdre la face peut être tellement bénéfique et vaut tellement mieux que le mensonge.

    1. @ Peak.Oil.2008 dit : 27 septembre 2010 à 13:40
      Merci de signaler ce forum et la position radicale et actuellement très irréaliste soutenue par P. Aries.
      L’idéal aurait été de tenir de tels forums depuis le début des années 70 pour qu’aujourd’hui l’humanité soit, à partir des plus riches jusqu’au plus pauvres, préparée à admettre des existences telles que ce que laisse entrevoir la décroissance à la P. Ariès.

      S’il y a eu échec à Copenhague, c’est bien parce que les politiques n’ont pas senti leurs peuples prêts à encaisser un frein substantiel à la croissance pourtant très loin d’une décroissance programmée à la P.Aries.

      Il nous reste à travailler sur les esprits, mais c’est une œuvre de longue haleine, c’est pourquoi je ne donne pas tort à Peter Ainsworth.
      Parallèlement et pendant que les mentalités des peuples commenceront à prendre un virage dans leur aspiration du futur, je crois en une option de sagesse consistant à travailler au développement d’une nouvelle grande énergie telle que la fusion nucléaire pour assurer le relai, voire même un redémarrage du développement.
      J’espère beaucoup en cette notion de fusion non seulement dans le domaine technique, industriel, nucléaire, mais aussi dans le domaine politique, spirituel, religieux, économique.
      Cela nécessite de rechercher des solutions de tempérance et de modération auxquelles certains, naturellement trop radicaux, voire intégristes et idéologues intransigeants, sont mal préparés pour les faire éclore dans la paix et les dialogues.
      Si l’avenir de l’humanité tombait entre leurs mains, il est à craindre que l’on aille vers un (ou des) affrontement/effondrement au cours duquel les plus faibles disparaîtraient en premier. Les plus faibles des pays développés seraient probablement de ceux là.

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