L’actualité de la crise : une crise, trois stratégies, par François Leclerc

Billet invité

UNE CRISE, TROIS STRATÉGIES

Le monde occidental est aujourd’hui placé devant une même interrogation, à laquelle il apporte suivant les régions et pays des réponses contradictoires. Que faut-il privilégier : la relance d’une économie au mieux anémique et qui pourrait retomber dans une récession généralisée, ou bien la réduction à marche forcée des déficits budgétaires et le dégonflement de la bulle de la dette publique ?

Pour le moins, ce monde-là ne marche pas du même pas. L’Europe, sous la pression d’un groupe de pays mené par l’Allemagne et le Royaume-Uni (hors zone euro), est toute entière orientée vers l’austérité budgétaire, en dépit des résistances de certains – dont les Français – et faute de stratégie alternative.

Le Japon, dont la situation empire au fur et à mesure que le yen continue de grimper, menaçant ses exportations, en vient une nouvelle fois – faute de mieux lui aussi – au financement de la relance via un programme de création monétaire de la Bank of Japan, sa dette continuant de monter allègrement.

Les États-Unis, enfin, sont dans une situation d’attente, le consensus s’étant établi en faveur d’une relance aux bons soins de la Fed et d’un achat massif de T-Bonds à long terme. Reste à l’engager.

La diversité de ces réponses n’est pas seulement le signe de la cacophonie ambiante et des impératifs contradictoires que sont sommés de respecter les gouvernements occidentaux. Elle est également génératrice de nouvelles distorsions économiques et financières au sein d’une crise qui n’en manque pas. Celles-ci s’expriment de plus en plus sur le terrain mouvementé et incertain du marché des changes, préludant à une nécessaire remise à plat, tôt ou tard, du système monétaire international et perturbant en attendant une relance de l’économie qui rencontre déjà de nombreux obstacles.

Le Japon fait les frais de la concurrence qui s’est instaurée, à coup de dévaluations compétitives censées favoriser les exportations des uns et des autres, puisque c’est le principal moteur de relance économique restant disponible. En dépit de l’intervention finalement décidée de la Bank of Japan, afin de l’enrayer, l’irrésistible montée du yen par rapport aux autres devises – en premier lieu du dollar que les États-Unis jouent à la baisse – est préjudiciable aux exportations japonaises. Elle renvoie le gouvernement à un problème qu’il ne parvient pas à résoudre depuis deux décennies : la relance impossible du marché intérieur.

D’un côté, le gouvernement japonais ne parvient pas à se résoudre à augmenter la TVA – cela serait préjudiciable à la consommation et accentuerait la pauvreté qui s’est beaucoup développée – de l’autre il est soumis aux pressions des industriels, qui réclament des mesures structurelles afin de diminuer leurs coûts de production et de compenser la hausse du yen. Dans l’immédiat, c’est la Bank of Japan qui officie, par le biais d’un programme de création monétaire.

Aux États-Unis, une même issue se profile, à échéance de la prochaine réunion du Comité de politique monétaire, en novembre prochain, après les élections. Pour des raisons tant financières que politiques, l’administration Obama n’est pas en mesure de financer un second plan de relance à la hauteur du premier, dont les effets sont en passe d’être estompés. Parce qu’elle a déjà du lever le pied sur la dépense publique – sans le proclamer – afin de limiter la croissance de la dette publique et en raison de la farouche opposition des républicains qui font croisade de façon démagogique contre Washington pour détourner le profond ressentiment de l’opinion publique vis-à-vis de Wall Street.

La Fed, quant à elle, semble se poser comme seule question l’ampleur du nouveau programme qu’elle doit lancer, le nombre de milliers de milliards de dollars qu’elle va consacrer à l’acquisition d’obligations à long terme de l’Etat fédéral. Afin de faire coup triple : contribuer à indirectement financer de nouvelles mesures publiques de relance, soulager un marché obligataire sur lequel les investisseurs étrangers donnent des signes de lassitude et continuer de financer des émissions obligations à maturité longue qui pourraient trouver moins facilement preneur.

La bataille du yuan chinois a entre temps rebondi, éminemment politique s’il en est, visant à obtenir une réévaluation substantielle de celui-ci vis-à-vis du dollar, au prétexte de favoriser les exportations américaines – une pétition de principe dont la réalisation est douteuse – et de s’opposer à ce que l’économie sombre à nouveau dans la récession. Cela a pour la première fois conduit Wen Jiabao, le premier ministre chinois, à reconnaître que son gouvernement n’était pas en mesure de procéder à une forte réévaluation, en raison des conséquences économiques et sociales catastrophiques qu’elle induirait.

Les États-Unis ne se sont pas encore résolus à franchir le pas d’une relance sous les auspices de la Fed et de mesures affirmées de création monétaire, mais semblent donc être en passe de le faire, tandis que les Européens tournent le dos à une telle politique et privilégient la réduction des déficits publics et le dégonflement de la bulle de la dette publique.

Une étape devrait être franchie cette semaine, dès mercredi, la commission de Bruxelles devant annoncer la couleur à propos des pénalités que pourraient encourir les États qui ne respecteraient pas les canons de la vertu. Ceux-ci faisant l’objet d’une proposition d’Olli Rehn, commissaire des affaires économiques et monétaires, qui avance l’idée que l’augmentation d’une année sur l’autre du budget d’un État ne devrait pas être supérieure à la croissance de son produit intérieur brut (PIB). Et, en ce qui concerne les pénalités, on en revient aux pénalités financières – comme la suspension des aides agricoles, visant particulièrement la France – assorties de suspensions du droit de vote au sein des instances communautaires.

Les ministres des finances doivent ce lundi plancher sur ce projet de dispositif, ce qui ne va pas manquer de susciter de fortes discussions étant donné l’ampleur des divergences. Sans y faire référence, les conclusions de la réunion n’étant pas connues, on ne peut manquer de se gratter la tête devant le nouveau critère proposé, qui fait appel au calcul du PIB, par ailleurs tant décrié, ainsi qu’à un principe – érigé au rang de sacré – de ne pas dépasser sa croissance pour fixer celle de ses dépenses. Car cela reviendrait à ôter aux gouvernements une large partie de leurs prérogatives et souplesse dans la conduite de l’économie de leur pays et empêcher le financement d’éventuels plans de relance.

Ce qui est présenté comme l’expression de l’intransigeance allemande, et des pays qui la partagent, vaudrait ainsi pour toute stratégie. Tout en s’appuyant sur un double bluff pour parfaire le dispositif. Le premier résulte des programmes de garantie dont les banques profitent encore dans de nombreux pays, qui arrivent à terme, mais dont la commission étudie la possibilité de les prolonger, après en avoir donné l’autorisation dans l’urgence à l’Irlande.

Le cas de ce pays – même s’il peut être considéré comme particulièrement défavorable – est là pour montrer que l’État n’a pas les moyens d’honorer sa promesse quand vient le temps de le faire. C’est la crise actuelle de l’Anglo Irish Bank (AIB) qui le met en évidence. Quelles pourraient être les conséquences pour d’autres pays de la zone euro, s’ils devaient se trouver dans la même situation, suite à une nouvelle dégringolade bancaire résultant par exemple du défaut d’un pays européen ? Nul ne le sait, car ces garanties ont été attribuées avec comme intention de ne jamais avoir à les activer, c’est à dire à ce qu’un État se substitue à une banque pour rembourser ses créanciers.

On voit le résultat en Irlande. Des discussions ont porté sur l’éventualité de partiellement restructurer la dette d’AIB, afin que l’activation de la garantie de l’État soit moins lourde. Cela a été longuement soupesé mais a du être repoussé, en raison de la très grande pression des marchés : l’agence Moody’s a dégradé de trois crans la note de la dette senior d’Anglo Irish, à Baa3 dans l’urgence pour le signifier. Un aléa moral dont on parle bien peu, veut que les créances notamment obligataires soient assorties d’un risque zéro – puisque garanties par l’État- et soient néanmoins porteuses d’intérêt !

Le deuxième bluff, c’est le fonds de stabilité financière (EFSF), la seconde béquille en quelque sorte. L’une destinée à soutenir les banques, l’autre les États. Dans un article du Financial Times, Wolgang Münchau s’efforce de décrypter les conditions concrètes selon lesquelles ce fonds pourrait être de son côté activé, pour ne pas s’en tenir à la note AAA qu’il a obtenu pour ses futurs emprunts. Les conditions détaillées dans laquelle l’EFSF devrait procéder afin de bénéficier de cette note – lui garantissant a priori des taux favorables sur le marché obligataire – ont été moins pris en compte que la flatteuse note. Selon les calculs du journaliste, l’EFSF risquerait fort, tout pris en compte, de ne pas être en mesure de prêter à un État en difficulté à un taux moindre que 7%. Faisant regretter à celui-ci le taux de 5% dont le gouvernement grec a bénéficié pour être passé avant.

Un État en difficulté ne s’interrogerait-il pas, dans ces conditions, sur l’intérêt qui serait le sien de demander le soutien à l’EFSF, contradictoirement avec un appel direct au FMI – mettant les pieds dans le plat – ou pire encore avec une procédure de renégociation de sa dette avec ses créanciers ? On sait que rien n’est davantage craint que ces deux éventualités par les dirigeants européens. Si ces deux écueils étaient toutefois surmontés, il resterait au pays qui accepterait un tel taux à parvenir néanmoins à remplir ses objectifs de réduction de ses déficits et de sa dette. Risquant, sans autre issue cette fois-ci, d’être replacé devant la nécessité de faire défaut.

Ces deux béquilles ont donc en commun une caractéristique très singulière : elles sont destinées à rester dans un placard. Elles ont pour unique mission d’être dissuasives, ce qui leur enlève une grande partie de leur portée, car les financiers sont tout aussi en mesure d’en arriver à cette même conclusion.

La grande fragilité de la stratégie actuellement déployée au sein de la zone euro résulte du fait qu’elle est essentiellement destinée à conjurer le mauvais sort. Que deux spirales descendantes peuvent facilement s’enclencher. La première a déjà été clairement identifiée : l’incapacité dans laquelle certains gouvernements pourraient se trouver de réduire dans les limites annoncées leur déficit. Tant en raison de moindres recettes fiscales – résultant de la dépression dans laquelle ils s’installeront – que des taux qu’ils devront supporter pour financer leurs déficits et faire rouler leur dette, et – last but not the least – de la pression sociale et politique montante qui leur imposera de lâcher du lest sur la rigueur. Un élément venant jouer les trouble-fête, qui se confirme déjà, les plans de réduction des déficits sont basés sur des prévisions de croissance qui ne seront pas atteintes – c’est en particulier le cas en Espagne – diminuant d’autant les rentrées fiscales.

La seconde spirale est plus pernicieuse mais pourrait s’avérer redoutable. Les banques européennes profitent actuellement de la bonne affaire que représente pour elles des émissions obligataires à court terme assorties de taux très élevés, elles fragilisent donc leur bilan, dans l’éventualité d’un incident de parcours intervenant avant leur terme sans qu’elles s’en soient auparavant dessaisies sur le second marché ou délestées auprès de la BCE. Ce qui implique de leur part les plus fortes pressions possibles afin que les gouvernements remplissent bien leur objectif de désendettement.

Il y a donc difficilement une échappatoire de ce côté-là également, car les banques pourraient s’en trouver déséquilibrées, amenant à nouveau les États à intervenir pour les aider. A moins qu’elles ne demandent l’activation du parapluie que représente la garantie dont elles disposent, pour ne pas rembourser leurs propres emprunts.

Les pays occidentaux peuvent-ils se payer le luxe de ne pas tous tirer dans le même sens en adoptant une stratégie unique ? Cela ne semble pas particulièrement raisonnable, mais c’est pourtant ce qui s’engage. La conséquence risque d’être l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi, qui ne fera qu’accentuer la crise rampante actuelle et la faire durer plus longtemps.

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95 thoughts on “L’actualité de la crise : une crise, trois stratégies, par François Leclerc”

  1. En septembre dernier, déjà, l’objectif de 2.000 euros mensuel de donations proposé par Paul Jorion n’avait pas été atteint.

    Cela a été la seule fois, est-ce une fatalité pour que cela le soit à nouveau ? Croyons-nous au fatum ? cela n’en donne pas vraiment l’impression…

    1. Monsieur Leclerc,
      ces derniers temps, j’ai les nerfs à vif : ça ne se fait pas
      de réveiller les gens en sursaut, comme ça !

    2. @domini CB : François a fait le max pour présenter de façon originale son petit rappel mensuel. Ne le prenez pas mal, c’est pour la bonne cause. Sincèrement, il faut se lever de bonne heure avant de trouver un blog avec des billets si intéressants et diversifiés, et avec des visiteurs assez cultivés, (bien plus que moi en général, je le confesse sans fausse modestie), assez cultivés disais-je pour enrichir chaque billet de son apport personnel, et développer des discussions intéressantes.

    3. Quand on apprend et qu’on comprend, ça n’a pas de prix ! Et comme ça, je fixe moi même ma participation pour soutenir ce blog. C’est très simple.

    4. Est ce que le fatum se présente aussi à l’inverse quand les dons dépassent les 2000 et que Paul crie ça suffit n’en donnez plus ???

      J’apprécie ce blog mais je trouve cette intervention déplacée.

  2. Sarkozy et sa Garde rapprochée, ministre des économies pour les autres,
    veulent ramener le déficit budgétaire de 8 % du PIB à 6 % en 2011,
    soit, selon son boulier, 40 milliards d’euros de dépenses en moins.
    Les recettes, c’est intouchable, comme sa caste.
    Pourtant, c’est facile à trouver:
    – les profits des entreprises du CAC 40 ont quasiment doublé dans le premier semestre 2010
    (soit 42 milliards d’euros),
    – les intérêts de la dette odieuse de l’État,
    qui engraisse ceux qui ont bénéficié de la baisse de l’imposition du capital
    représentent plus de 40 milliards d’euros
    – les subventions aux entreprises ou le bouclier fiscal encore plus!

    Sans compter que taxer les revenus du capital autant que ceux du travai raporterait, la différence étant de 17%, rapporterait, selon Natixis (Patrick Artus) exactement 40 milliards.
    Ils ne le feront jamais?
    Alors tous dehors!

    1. @ vb

      Ce sont des menteurs car au ciel il est déjà moins évident de cacher les choses, d’acheter, de corrompre, ce qu’ils nomment paradis fiscaux ce ne sont que de plus grands repères pour les premiers renards et serpents, pour les plus grands traficants de la planète. C’est leur progrès !

      Avocats d’un monde à force de vouloir vous faire d’abord l’avocat du diable et de ces démons et tout cela pour argent, confort à quoi ressemble surtout la justice des premiers vautrés de la terre ?

    2. J’étais en train de disséquer, non sans retard, l’excellent article d’Alternatives Economiques de septembre « Fiscalité : ce qui doit changer » tout en écoutant Mermet qui enquêtait auprès de Bercy auprès des infirmières d’un hôpital et s’en remettait à M. Sapin pour l’arbitrage (un régal).
      Il y a des ressources dans le haut des revenus (1/1000°, 1/100° et aussi 1/10°) (voir surtout « Allez les riches, encore un effort ! »), et foin de la théorie US du ruissellement :
      http://www.alternatives-economiques.fr/fiscalite–ce-qui-doit-changer_fr_art_946_50221.html

      Justice fiscale, niches, optimisation sans compter les évasions et fraudes fiscales sont autant de pistes fructueuses à parcourir.
      Entendu : « si on appliquait les recettes fiscales d’il y a 10 ans on dégagerait 100 Ma »
      Le pire : l’impôt n’est pas progressif contrairement aux revenus de la queue de la poire qui sont en très forte progression et ont ainsi encore un peu plus creusé les inégalités entre 2004 & 2007 selon une révélation récente de l’Insee.
      Des super-riches aux moins riches des riches il y a de quoi trouver 9 Ma, rien n’interdit de pousser le bouchon un peu plus loin pour atteindre la totalité du dixième le plus aisé, soit la « classe moyenne » : 5,4 millions de personnes pour 2,4 millions de ménages où 2.500 euros par ménage seraient encore à récupérer (totalement ou partiellement), payés par d’autres « bibis » à ce jour.
      Les vases communiquent de mal en pis, il faut militer pour le ruissellement des revenus confortables.

    3. Papimam,
      vous parlez de ruissellement ? mais c’est trop compliqué,
      trop de syllabes là-dedans pour qui ne sait rien de meilleur que le profit
      – pro-fit – c’est parfait, deux syllabes, deux voyelles :
      le -pro- qui en impose et le -fit- qui siffle à l’oreille

      … pourtant, il y a aussi le :
      – Et mon bénéfice !
      déjà plus compliqué

    4. @dominicb
      « Ruissellement » uniquement parce que prononcé par Mermet, je préfère solidarité et encore plus directement l’action à la source, soit une échelle de salaires réduite, très réduite tout en rétribuant à sa juste valeur l’effort, l’innovation et le travail quel que soit le niveau « hiérarchique » ce qui n’est pas toujours le cas.
      Il semblerait qu’un revenu mensuel > à 5.000 euros est parfaitement futile et même contre-productif.
      Plutôt une prime ou allocation exceptionnelle pour efforts, risques, innovations, engaments spécifiques et éviter ainsi les rentes de situations qui se transformeront plus tard en retraites cossues ou chapeaux.

    1. La même info est dans Le Monde .
      Mr Leclerc, ne pensez vous pas qu’en mettant tout le monde dans le même sac, le FMI tente de siffler la fin de la récrée et d’orienter une approche commune? D’autant qu’il est dans une position assez confortable puisque personne ne sait comment en sortir mais tout le monde pressent que le FMI serait une clé (via les DTS). Donc aucun gouvernement n’ira flinguer cette institution.

    2. Le FMI ne perd pas une occasion d’affirmer son rôle et ses savoir-faire.

      Mais il reste à ce jour sous contrôle américain, quand bien même un Européen en est à la tête. La dynamique qu’il essaye d’impulser est donc faite de petits-pas.

      Les « rapports d’inspection » du FMI – souvent présenté comme un repaire de « keneysiens », alors que l’OCDE le serait de libéraux – sont ainsi que l’ensemble de sa littérature pétris de formulations diplomatiques.

      Seuls, des ballons d’essai sont de temps en lancés, sous forme d’étude signées. Exemple: la proposition hérétique d’Olivier Blanchard, son chef économiste, d’envisager un taux d’inflation de 4% au lieu du classique 2%.

    3. @arnaud : à ma connaissance, – fort modeste -, le FMI ne traite qu’avec des états, et ne peut rien faire avec ce « machin » qu’est l’UE. Si illusion de ma part, il y aura sûrement une âme charitable pour corriger…

  3. Lundi 27 septembre 2010 :

    La France et l’ancienne zone mark voient leurs taux d’intérêt baisser.

    Si la France lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,631 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN10:IND

    Si l’Allemagne lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,269 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

    Mais en revanche, le Portugal, l’Irlande et la Grèce voient leurs taux d’intérêt monter.

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,417 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 6,568 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 10,898 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    Le Portugal, l’Irlande et la Grèce empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

  4. S’invitant au débat qui oppose principalement les Allemands et les Français, à propos des pénalités que pourraient encourir les pays de l’Union européenne ne respectant pas les normes de déficit et niveau de dette publique, Jean-Claude Trichet a eu des formules sans nuances excessives.

    Afin de renforcer le contrôle des politiques budgétaires, il a déclaré que la BCE était en faveur d’un comité consultatif de « Sages ». Il a poursuivi : « L’indépendance d’analyse, de jugement et de contrôle ne doivent plus jamais être remis en cause », une phrase qui signifie qu’il entend déconnecter entièrement des instances politiques gouvernementales ce contrôle, par analogie avec l’indépendance dans laquelle la BCE agit.

    Lors de la réunion du groupe de travail des ministres de l’économie et des finances qui a suivi, Wolfgang Schaüble a manifesté son impatience, en vue d’aboutir – toujours à propos du contrôle budgétaire – tandis que Christine Lagarde refusait de placer dans les mains des « experts » celui-ci – c’est à dire dans celles de la Commission de Bruxelles – et s’opposait à tout processus automatique de sanction.

    Jean-Claude Junker, a déclaré pour sa part qu’il était pour une formule de « semi-automaticité »  !

    A suivre.

    1. Manque pas d’air, Trichet ! Il fait comme s’il existait une « science » économique et financière définitive, amplement validée par l’expérience et doctement maîtrisée par des « sages », de sorte que la seule, et bien sûr meilleure solution, serait que tout le monde s’y plie s’en barguigner ! C’est du grand n’importe quoi !

    2. Conduire une voiture, c’est comme conduire l’UE : boîte manuelle, automatique, semi-automatique.

      Ah, pardon, c’était l’inverse …

    3. La finance a réussi à prendre son indépendance vis à vis des États et maintenant elle est assez forte pour prendre (supprimer) l’indépendance des États et de leurs élus. En matière financière uniquement, c’est à dire… en tout, les choix financiers étant au sens propre la politique. On peut compter sur nos élus conservateurs pour se laisser faire sur ordre du chef (le chef du parti majoritaire à l’assemblée comme au sénat, le même chef qui est celui du gouvernement et aussi celui de l’État, c’est la démocratie à la mode française), renoncer à ce qui leur reste de souveraineté et nous vendre comme du bétail à des spécialistes qui sauront nous traire de façon optimale.
      Mais par qui comptent-ils se faire réélire? Sans doute est-ce une mauvaise question, qui ne se posera pas. D’une part, la politique n’étant plus le fait des politiques ils n’y aura plus besoin d’en élire, à quoi serviraient-ils? De l’autre, autant garder ceux qui sont en place puisqu’ils ont été élus, pour quelle fumeuse raison une démocratie submergeante aurait-elle besoin d’élection puisqu’il y en a déjà eu?

    4. JC Trichet se prend pour Mercator, mieux encore pour Kroemer, la navigation n’a plus de secret pour lui, loin de confondre loxodromie et orthodromie, il continue de jouer son rôle de capitaine Crochet pardon Trichet, mon clavier à fourché.

    5. Je me fais un peu l’avocat du diable parce que j’ai l’impression que vos interprétations sont légèrement malveillantes vis à vis de Trichet, ce qui n’est pas bien 😉

      Ce que disent et font les politiques est toujours rempli d’arrières pensées. Leurs choix ne sont pas neutres, on ne peut pas vraiment le leur reprocher. Trichet veut sans doute sortir de ce processus en s’appuyant sur des Sages qui certes ne peuvent pas s’appuyer sur l’exactitude de la science dite « économique » mais au moins pourrons quand même dire que la croissance ne sera que de 1% au lieu de 2.5% comme prévu par le gouvernement français par exemple, c’est à dire avoir une relation plus objective avec la situation.

    6. à HP: par qui comptent-ils se faire ré-élire ?

      Comme d’hab, par ceux qui ne savent pas encore que la pièce est écrite par la finance.
      Peut importe qui la joue. Sarko est un bon acteur, meilleur que Carla comme chanteuse.
      D$K ou Aubry ne seraient pas mal non plus. Le système les verrait bien même en duo.

      Mais avec la crise, croit l’évidence qu’il faut changer la pièce, pas seulement les acteurs
      Autrement dit exproprier le capital.

    7. Inquiét au sujet de la stabilité de l’euro, les allemands, qui pratiquent déjà une politique économique autoritaire, veulent forcer et contraindre les autres membres de la zone à « mieux gérer leurs budgets », en termes prosaiques: faire encore plus d’économies.

    8. @Didier : « au moins pourrons quand même dire que la croissance ne sera que de 1% au lieu de 2.5% comme prévu par le gouvernement français par exemple, c’est à dire avoir une relation plus objective avec la situation. » : erreur, mon cher, grosse erreur, car, dès lors que ce comité des « sages » aurait été constitué avec, dans son berceau, une réputation d’indépendance et de compétence in-con-tes-table, ses avis pèseraient très lourds, donc feraient très fortement pencher la balance dans un sens ou dans un autre, de sorte que, en périodes où ça va mal, il en viendrait à mentir ou à jouer les hypocrites, comme toute autre institution.

    9. à zébu
      j’aurais plutôt penser avion, car scratch, … d’où pilote automatique, ….. histoire que d’ avions sans pilotes ….

    10. Cette idée de faire contrôler les budgets des Etats par des « sages » est en réalité comique. Rappelez-vous le 1er Semestre :

      De Janvier à Mars il n’y avait qu’un seul mot d’ordre « la reprise est fragile et n’existe que grâce à nos plans de soutiens; surtout ne les interrompons pas trop vite ». C’est à cette époque que j’ai entendu parler pour la première fois de l’erreur de Roosevelt qui, en 1936, avait prématurément interrompu son plan de relance et précipité les USA dans une nouvelle dépression.

      Puis en Avril les marchés se sont réveillés. Le taux de certains emprunts a bondi.

      Craignant de ne plus pouvoir se refinancer à bon compte tous les gouvernements ont changé d’avis comme un seul homme : « vite, vite réduisons la dette grâce à des plans de rigueur ». Rappelez vous les contorsions de notre Président qui voulait cette rigueur mais se refusait à prononcer le mot. Rappelez vous le week-end du 8-9 Mai où on a monté en catastrophe un mécanisme d’aide à la Grèce (et aux autres pays qui en auraient un jour besoin) pour rassurer les marchés.

      Comment peut-on faire confiance à des sages -des économistes je pense- dont les idées peuvent changer brutalement du tout au tout ?

      A l’époque on parlait déjà beaucoup d’un « gouvernement économique de l’Euro (ou de l’Europe) » sans se rendre compte qu’avant de créer une instance dotée de pouvoir il conviendrait d’être sur qu’elle saurait les utiliser efficacement !

    11. Crapaud Rouge et Alain M : je comprends votre raisonnement mais il part du principe que la suspicion règne sur tout le monde. Sans être excessivement naïf, je ne trouve pas cela sain. Doutez vous des décisions du Conseil constitutionnel ? N’avez vous confiance en personne ?

    12. @Didier : ce n’est pas une question de suspicion mais d’enjeux : sachant qu’en économie il n’y a pas de règles comme en droit, un comité de « sages » en arriverait immanquablement à émettre des avis favorables aux nantis, parce que les enjeux liés à ceux-ci sont bien plus grands, et surtout, bien plus visibles, que ceux de la plèbe. Il suffit de voir ce qui a été fait, aux US, pour protéger les petits proprios qui ne pouvaient plus payer : quasiment rien. Il suffit de voir, en Europe, comment le remboursement de la dette est sacralisée au détriment de l’économie ordinaire, celle qui fait vivre des millions de gens. Cette idée de Trichet montre que les instances décisionnelles de l’Europe se sentent en mal de légitimité. Elle ne va pas plus loin, son comité des « sages » n’apporterait strictement rien.

  5. « Les conditions détaillées dans laquelle l’EFSF devrait procéder afin de bénéficier de cette note – lui garantissant a priori des taux favorables sur le marché obligataire – ont été moins pris en compte que la flatteuse note. »
    Est-ce pour cette raison que la BCE aurait, selon des sources gouvernementales au journal allemand Handelsblatt, renoncé à utiliser le Fonds ?
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100927trib000553092/la-bce-aurait-renonce-a-activer-des-fonds-pour-l-irlande.html
    La crainte que devant un taux pas si intéressant que cela, l’Irlande n’en vienne finalement à solliciter le FMI ou fasse défaut ?

    De fait, c’est le calme avant la tempête car ‘les marchés’ attendent surtout le ‘chiffrage’ par le gouvernement du coût total de renflouement d’AIB, en fin de semaine.
    Selon S&P, le surcoût supplémentaire par rapport aux 23 milliards déjà versés serait de 10 milliards (soit quasiment 50% de plus que ce que l’état a déjà versé pour cette banque).
    Or, ce surcoût sera quasi impossible à ‘éponger’ s’il s’avère être ce que S&P estime être, d’autant que la croissance ne sera pas au rendez-vous en Irlande encore cette année selon une étude d’AXA : « Nous tablons sur une année 2010 sans croissance, la demande intérieure continuant de peser sur l’activité, alors que le programme budgétaire prévoit une baisse des dépenses publiques, des salaires des fonctionnaires et des coupes dans les investissements publics. Parallèlement, le ralentissement des échanges internationaux dans la seconde partie de cette année pèsera sur cette économie fortement exportatrice. L’Irlande ne retrouverait une croissance tendancielle de l’ordre de 2,5% qu’autour de 2013-14 »
    http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Annee-2010-sans-croissance-attendue-en-Irlande-Axa-IM–13464164/

    A noter, des éléments intéressants concernant le marché immobilier irlandais :
    « Les prix immobiliers ne devraient pas se stabiliser avant l’apurement de l’excès de logements (170k selon diverses études, dont 40k de logements neufs, soit plus de quatre années de demande structurelle). Les plans de recapitalisation d’AIB et Bank of Ireland sont dimensionnés pour supporter un taux de perte de 5% sur les portefeuilles de crédit immobilier, mais il se pourrait que cette hypothèse s’avère optimiste. »

    4 années de demandes structurelle …

    Enfin, last but NO least, l’effet ‘collatéral’ sur le politique devient très lourd à gérer :
    « L’exercice est des plus compliqués, si l’on considère que le gouvernement a techniquement perdu la semaine dernière la majorité au Parlement avec la défection d’un député indépendant. »
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/020819388218.htm

    Or, selon l’étude d’Axa, « Les salaires des fonctionnaires ayant déjà été coupés de 15%, et l’impôt sur le revenu relevé, les prochaines coupes concerneront la santé, mais plusieurs députés du Fianna Fail ont averti qu’ils retireraient leur soutien si ce poste budgétaire était touché. La coalition pourrait ne pas voir la fin de son mandat prévue en mai 2012. Les Verts et le Fine Gael (premier parti d’opposition) militent pour un défaut sur la dette obligataire d’Anglo Irish. »

    Personnellement, à moins que le gouvernement irlandais ne mente sur l’ampleur de la recapitalisation nécessaire d’AIB, la publication des estimations devrait sonner soit la fin du gouvernement irlandais actuel, soit la fin de cette triste comédie.
    Car dans le premier cas, le gouvernement sera obligé d’annoncer un plan de rigueur supplémentaire, ce qui signera son arrêt de mort politique à l’Assemblée. De même, les agences de notation dégraderont immédiatement la note d’AIB et des obligations irlandaises, ce qui aura pour conséquence d’augmenter les spreads de taux. Et s’il devait s’avérer que le fameux fonds européen n’était pas une si bonne affaire pour les irlandais en terme de taux, le FMI ou le défaut seront les seuls solutions.

    In fine, l’euro va morfler. Et l’UE avec.

  6. L’avantage des américains est que l’on est certain qu’ils sont capables de s’assoir sur leurs principes les plus sacrés s’il le faut. Pour les allemands, à mon sens, un doute subsiste, et cela les affaiblit. Je ne parle pas des français, ils n’ont pas un poids qui leur permette d’influer. Quant au chinois ils n’ont évidemment pas de principes en matière de capitalisme….

    1. L’avantage des américains est que l’on est certain qu’ils sont capables de s’assoir sur leurs principes les plus sacrés s’il le faut.

      La santé humaine passant bien davantage après tous leurs beaux principes, car le travail de plus en plus infernal des êtres pour soutenir follement la croissance ne semble guère mieux ramener le monde à l’équilibre, comme à une meilleure santé humaine, moins coûteuse aussi de morts, comme de blessés surtout face à des pays se souciant bien plus de s’enrichir en vitesse pire même corps et ames y compris comme les premiers, comme les fous.

      Ne serait-ce pas plutôt la santé de l’homme et la salubrité du monde qui devrait davantage être pris en considération de survie ?

  7. Quand comprendra-t-on qu’aucune solution ne peut exister tant que nous resterons dans le cadre de l’émission monétaire actuelle? La rigueur européenne, en déprimant l’économie et en exerçant une chute des rentrées fiscales ne pourra en aucune façon diminuer le niveau de la dette. Idem pour les politiques japonaise et américaine.
    En fait pourquoi? Simplement parce que le niveau de la dette, privé ou publique, peu importe, car on doit l’aditionner, est le strict corollaire des créances en face.
    Et les créances augmentent inéluctablement selon une courbe de croissance exponentielle dans tous les cas: aux intérêts des dettes s’ajoutent les intérêts des intérêts tous les ans. Dès lors, une réduction drastique d’une dette publique (par quel miracle, déjà?) gonflera inéluctablement une autre dette ailleurs, soit d’un autre état, soit des entreprises et des ménages.
    En clair, les politiques monétaires et budgetaires de quelque type qu’elles soient, y compris le quantity easing, ne peuvent pas entamer cette mécanique.
    C’est techniquement impossible!
    L’espoir, assez mince, serait peut-être du côté de la renégociation des dettes avec les créanciers, à savoir les plus riches des riches. Seulement, nous observons alors une large ouverture de la trappe aux liquidités, autrement dit, les prêteurs n’accorderont pas de prêts nouveaux à tous ces « mauvais payeurs », en thésaurisant encore plus massivement qu’actuellement. Je précise que, déjà, 90% de la monnaie est thésaurisée, ce qui revient à dire que les émissions de monnaie centrale nouvelle nourriront pour plus de 90% la seule ttrappe. Effet économique: nul.
    C’est pourquoi je répète que c’est seulement en émettant une monnaie non thésaurisable que la situation peut se débloquer.
    Car cela réduirait rapidement et entièrement la rente du capital à rien, et les investissements repartiraient efficacement, cette fois-ci conduites par ceux qui ont trop accumulé. Simplement parce que la thésaurisation deviendrait enfin coûteuse quand la banque centrale émet un signe monétaire marqué par le temps (le SMT). Ce SMT annulerait instantanément la rente du capital prêté nouvellement, et tous les refinancements qui s’ensuivraient obtiendraient une réduction des taux monétaires en le poussant dans le voisinage du zéro.
    Dans un tel scénario, le dilemme de la dette serait rapidement seulement un mauvais souvenir. Et ce correctif monétaire opérerait même dans le cas tout d’une croissance économique mondiale faible ou nulle.
    L’effet de redistribution obtenu serait considérable, car, peu à peu, les capitaux devraient se contenter de rendements toujours égaux aux seuls gains productifs, plus jamais au-dessus.
    De plus, ce seraient les zones économiques les plus pauvres en équipement, notamment le tiers monde et en premier lieu l’Afrique qui maintiendraient les rendement le plus élevés et attireraient les capitaux, histoire de diffuser au mieux et d’une façon plus homogène la prospérité.

    1. Si l’on ne peut thésauriser, comment s’enrichir? N’y aurait-il plus de capitalisation possible? En ce cas, où serait l’intérêt des échanges monétaires, par rapport au troc?

    2. à Antoine,
      n’y a t-il vraiment pas d’autres collections à faire que celle de l’argent pour se constituer un trésor ???

    3. Mais si! On continuerait à s’enrichir même beaucoup mieux. La non thésaurisation de la monnaie favoriserait avant tout le développement durable, car seuls les biens durables auraient alors un intérêt à âtre produit.
      La thésaurisation, au contraire, pousse à la destruction de tout ce qui est censé durable, y compris les états et les société eux-mêmes!

    4. En général, on travaille pour avoir une contrepartie. Si celle-ci correspond strictement au besoin attendu, c’est déjà qu’on sait précisément ce dont on a besoin, et ça signifie qu’il n’y a pas de marge d’erreur possible.

      L’enrichissement, qui n’est pas nécessairement la luxure, mais qui peut en effet l’être, permet de « garantir » ses besoins face à l’adversité.

      Quant à la thésaurisation monétaire, elle a l’avantage de donner un potentiel étendu sur tout ce dont le besoin pourrait susciter (avec de l’argent, on peut acheter tout et n’importe quoi). Si on la supprime, la monnaie perd à mes yeux tout son intérêt.

      Maintenant, si la définition du besoin convient à tous, moi j’ai pas de problème à ne pas m’enrichir.

    5. Le luxe n’est pas autre chose que ce que le commun des mortels ne goûte qu’occasionnellement… Vivre dans le luxe, c’est déjà se distinguer des autres. Alors en effet, je préfère « luxure » à « luxe ».

  8. Le coin du retraité :

    La répartition est un système d’un simplicité incroyable on prélève une somme sur la masse travailleuse pour la reverser immédiatement à la masse au repos.
    la quantité disponible varie en fonction de la quantité de travail et de la quantité de repos
    il n’y a aucune raison qu’il y ait un manque ou un déficit car il suffit de répartir équitablement la quotité disponible, ni plus ni moins.

    Comment en arrive t on à organiser des réformes pour équilibrer des comptes qui n’auraient jamais du être déséquilibré ? Et pourquoi ces réformes ont elles toutes pour but de réduire le déficit sans jamais le résorber ?

    Et bien c’est parce que ce déficit nourrit les banques, et qu’il serait vraiment dommage de se priver
    d’une telle manne. Peu importe si c’est la portion congrue qui revient finalement aux intéressés.

    N’oubliez pas que la retraite par répartition et la sécurité sociale ont été mis en place dans des circonstances exceptionnelles où une certaine forme d’expression populaire avait pris le pouvoir.

    En dehors de ces quelques rares périodes agitées les castes dominantes établissent des stratégies de consolidation de leur pouvoir et font peu de cas du vulgum pecus.

    Heureusement pour nous la branche pourrie sur laquelle nos banquiers sont assis devrait céder sous peu. Un vaste rééquilibrage des pouvoirs s’en suivra nécessairement.

    Pour le bien de tous ?

    1. Heureusement pour nous la branche pourrie sur laquelle nos banquiers sont assis devrait céder sous peu. Un vaste rééquilibrage des pouvoirs s’en suivra nécessairement.

      Un arbre comporte parfois plusieurs autres branches pourris, pourvu qu’ils ne se fassent pas trop de mal au derrière surtout s’ils se trouvent toujours en haut.

      Je me rappelle une fois avoir un très beau reportage sur la vie des grands singes dans la savane.

      Pour le bien économique du monde pourvu que le spectacle dure un peu plus longtemps.

    2. La remarque de Zébulon est tout à fait pertinente : On peut facilement imaginer un système de répartition structurellement équilibré en partant du résultat :

      sommes collectées cette année pour les retraites = sommes allouées cette année au paiement des retraites

      La discussion sur le montant à collecter et à distribuer serait un peu difficile, mais une fois celui-ci décidé il n’y aurait qu’à répartir l’argent aux retraités au prorata de leurs droits (en mettant toutefois des seuils pour qu’en cas de crise les moins bien lotis ne souffrent pas trop; cf. minimum vieillesse)

      Or les systèmes en place calculent de façons séparées les droits des uns (les retraités) et les obligations des autres (taux de cotisation sur les salaires) en espérant que sur le long terme ces deux montants seront égaux; ce qui est absurde.

    3. Bravo zébulon, vous mettez en évidence une simple question mécanique.
      Et si une partie de la cotisation retraite réversée immédiatement aux retraités était différée pour être placée dans un fond de pension ?
      Les retraites servies en seraient immédiatement amputées au profit de la mise à disposition de cet argent aux investisseurs et aussi aux spéculateurs.
      Conclusion : érosion certaine du montant des pensions et pour les sommes épargnées je pense sans me tromper que les profits enrichiraient avant tout bien d’autres que les futurs retraités.
      Que se passe t’il avec le petit fond de réserve qui devait être abondé ? main basse par le sapeur camembert.

    4. Les retraites ne sont pas liées qu’au nombre de cotisants, elles sont liées tout autant à la qualité des cotisants. Si on laisse les plus aisés cotiser de leur côté, avec en cadeau des avantages fiscaux offert par le contribuable via nos chers représentants politiques, leur cotisation va représenter une perte importante pour l’ensemble.
      Vous connaissez les quintilles? C’est très intéressant pour comprendre qui cotise pour qui. La version US : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3070

      Pour réponde à un autre au sujet de l’inflation :
      personne ne se soucie de l’inflation si les salaires suivent au même rythme et s’il n’y a pas de capital à préserver. Les perdants sont essentiellement les prêteurs, en gros les plus riches, ceux qui ont « trop » et ne veulent pas dépenser mais exigent des intérêts de leur capital. Il se trouve justement que c’est la petite minorité la plus possédante qui décide pour tous, donc il n’y aura pas d’inflation. Par contre une hyper-inflation incontrôlable faute d’avoir lâché un peu de vapeur à temps, faut voir ;o) Comptez 3 à 5 ans d’ici.

    5. Une bonne nouvelle pour les retraites, nous serions au Pic Espérance de vie, l’espérance de vie devrait baisser sensiblement dans les décennies à venir.

      http://www.franceinfo.fr/chroniques-le-regard-de-jean-marc-jancovici-2010-09-22-la-reforme-des-retraites-487010-81-442.html

      J’aime bien Jancovici même s’il a recours aux sarcasmes. Il a souvent l’art de taper juste là où ça fait mal. Il n’y va pas par quatre chemins et va droit au but, il est réaliste et ne se perd pas dans la complexité (grande source d’illusion). Cela me réconforte vraiment de savoir que des gens comme lui existent. Il est pour moi un sage, quelqu’un qui approche la vérité avec des mots simples.

    6. intéressant ce polytechnicien non formaté !

      =) donc, il faudrait amorcer une nette décroissance sur tout ce qui est superflu, afin de garder ce qui est essentiel: accès aux soins et éducation pour tous …

      En fait, avec le minimum de bon sens, on voit que les personnes vivant à la rue : leur nombre va en croissant, meurent jeunes …les travailleurs pauvres ne pouvant profiter des soins primordiaux – obligés qu’ils sont de faire des choix – mourront plus jeunes ( surtout avec le système de déremboursement + assurances hors de prix, qu’ils nous concoctent ).
      L’alimentation déséquilibrée : junk-food, et bourrée de pesticides – les pauvres en sont les premiers consommateurs, va jouer également.
      La maltraitance au travail, ou le licenciement « sans précautions » (je dis cela pour rester polie) sont trés « producteurs » de maladies cardio-vasculaires et de cancers …
      La propagande qui tend à faire rentrer dans les cervelles qu’il est normal que les plus forts ( traduction simultanée = les plus cyniques ) survivent …ne va pas améliorer notre degré de Civilisation …
      Rien que cela, pour nos charmants statisticiens, devrait faire baisser notre moyenne nationale …

      Il y avait une pièce de théatre qui s’appelait :  » Elle voit des nains partout  » …
      On pourrait imaginer écrire une pièce : « ils voient des centenaires partout « ! =) question subsidiaire : Mais s’il n’y a plus, au monde, que de trés riches centenaires, et pas de gueux pour s’en occuper, ça va poser problème, non ?!…

    7. @ zebulon dit : 28 septembre 2010 à 00:12

      Un des points faibles du système par répartition sans capitalisation intermédiaire, c’est qu’il fonctionne en flux tendu ce qui le rend très vulnérable aux ruptures de charges des actifs.

      Un autre point faible est que ce système tire ses ressources essentiellement du travail réalisé dans le pays où les retraités étaient actifs. La constitution d’un capital avant distribution permet d’aller chercher des profits là où il s’avère le plus judicieux de l’investir. Les fonds de pensions exploitent à fond cette possibilité de mobilité, ils pratiquent la cueillette migratoire là où elle est la plus lucrative

      Qu’arrive t’il quand les jeunes (souvent les plus performants) quittent leur pays pour regagner un pays plus prospère ? Leurs parents et grands parents retraités de ce pays meurent dans la misère ?

    8. @ Peak.Oil.2008 dit : 29 septembre 2010 à 11:01
      Je partage largement votre avis sur la pertinence des visions de J.M. Jancovici et aussi sur la façon très physicienne qu’il emploie pour imager le fonctionnement du système terre, incluant les hommes.
      Son livre « C’est maintenant, 3 ans pour sauver le monde » écrit avec J. Granjean est très convaincant même si, à mon avis, il a un peu trop mis en avant les questions de réchauffement climatique.

    1. Vous n’êtes pas pessimiste vous êtes au contraire très lucide, courageux, très résistant peut-être aussi moralement surtout par rapport à tout cela, c’est surtout les gens du système qui voudraient que le monde soit toujours aussi posiviste tous les jours et à 100%, 7/7 comme chez mickey.

      Nous vivons en fait dans un monde de plus en plus superficiel et bien artificiel sur bien des aspects de la vie courante pas seulement hélas que pour le monde bancaire.

      Qui sont d’ailleurs les premiers éclaireurs d’une société les plus ou moins touchés par tout cela ?
      Qui sont concretement les plus en contact avec la réalité des choses au quotidien, nos élites démocratiques et politiques peut-être ? Ceux qui prennent souvent l’avion, qui ont surtout très peur aussi de se cogner contre un autre petit caillou de plus pouvant encore se trouver devant eux, comme ils savent surtout bien se protéger et se couvrir entre-eux surtout au regard de la si propre et intègre justice de leur monde, oui à chacun son devoir plus ou moins social et économiques sur l’autre en premier, surtout en cas trop forte pluie et orage mais ça je crois que les gens l’ont déjà un mieux compris surtout ces derniers temps !

  9. Avec (sources FMI 2009), une dette dette globale de 54858 M. $, à rapprocher d’un PIB mondial de 57937 M. $, les USA mènent le bal. Et cette dette ne cesse de croître, en dépit de signes inquiétants de désaffection des investisseurs étrangers, et notamment chinois.

    Il n’y a pas si longtemps, nos ordinateurs personnels n’étaient pas toujours très stables et déraillaient fréquemment. Lorsque toutes les tentatives de « réparation » avaient échoué, il ne restait plus qu’à appuyer sur le bouton « reset » et, en dernière extrémité, à réinstaller le système d’exploitation après formatage complet du disque dur.

    Les USA se rapprochent de ce point où il faudra choisir entre la panne à répétition (d’autres concurrents directs se portant bien) ou un « formatage » général qui remet l’économie mondiale à zéro.

  10. Le FINANCIAL TIMES d’hier a annoncé que 3 banques ( BNP- SOCIETE GENERALE et HSBC) à court
    de CASH ont demandé 15 Milliards de dollars de prêts en URGENCE à la B.R.I…….
    Cette dernière a RECLAME 346 tonnes d’OR en GARANTIE………
    Etant incapable de les livrer….elles ont tapé dans les « COMPTES NON ALLOUES » de leurs clients
    respectifs pour respecter le Contrat………..
    Nous VIVONS UNE EPOQUE FORMIDABLE…………
    Clients de ces Banques…..vous feriez bien de donner un coup de fil, pour savoir si VOUS
    POSSEDEZ BIEN VOS LINGOTS !!!!!!!!!!!!!!!

    1. @icar,
      Bonjour,
      Je ne trouve pas sur le FT du 28 courant l’article que vous mentionnez.
      Pouvez vous m’en donner les références?
      D’avance merci.
      Cordialement.

    2. La crédibilité d’une information est inversement proportionnelle au volume de casse majuscule et de ponctuation qui sert à la formuler.

    3. « Les banques contraintes de vendre leur or
      Parmi les 10 banques commerciales récemment contraintes de gager 13 milliards de dollars d’or auprès de la Banque des règlements internationaux : HSBC, Société générale et BNP Paribas. Il s’agit d’un swap, or contre cash juste avant les fameux stress tests. Le Financial Times nous précise que les banques ont pris dans les comptes non alloués des investisseurs déposants. En clair, l’or dit « sous dossier », dont le client en confie la garde à sa banque. De quoi faire encore plus douter du marché et des cours de l’or physique…. » http://www.moneyweek.fr/20100839209/conseils/matieres-premieres/deflation-hsbc-bnp-paribas

      http://www.moneyweek.fr/20100735816/conseils/matieres-premieres/banques-or-stress-tests/

      http://000999.forumactif.com/les-hard-investors-f7/bis-swap-de-380-t-depuis-fin-2009-les-bc-ont-un-cruel-besoin-de-devises-t11548.htm

      http://lupus1.wordpress.com

    4. Ha..?? C’était juste pour les « stress tests »..???
      Pas de souci, alors.

      Ceci dit, Messieurs, le LEAP a prévenu depuis bien longtemps qu’il fallait posséder son or physique chez soi…
      Ce qui est somme toute logique puisque la règle de 95 % d’or physique sur un titre d’or-papier est invérifiable.

    5. Bonsoir,
      Pour ceux que ça intéresse, l’article du FT auquel fait référence icar est http://www.ft.com/cms/s/0/3e659ed0-9b39-11df-baaf-00144feab49a.html, il est daté du 29 juillet 2010, ce qui n’est pas d’hier. Il ne parle que de swaps entre banques et BRI, sans mentionner une panique quelconque. Je cite  » Some analysts speculated that the swap deals were a surreptitious bail-out of the European banking system ahead of last week’s publication of stress tests. But bankers and officials have described the transactions as “mutually beneficial”.

      @Mianne: l’or déposé « non alloué » (“unallocated accounts”), peut être utilisé par l’établissement dépositaire selon ses besoins, en le restituant sur demande du déposant sous un délai de 48h, cette utilisation n’a rien d’illégal. L’or déposé « alloué » (« allocated accounts”) par contre ne peut être utilisé par le dépositaire de quelque façon que ce soit.

      @yvan: l’or « physique » (pièces, lingots), si tant est que l’on en possède, doit être en effet conservé en dehors de tout intermédiaire, c’est un comportement de bon père de famille.

      Cordialement.

    6. En fait, il ne faut pas se laisser impressionner par les annonces faramineuses sur l’or. Bien entendu, les banques ne possèdent pas plus d’or que d’autres actifs. Elles ne font que s’échanger des titres de créances. Qu’il s’agisse d’or ou d’immobilier ne change pas la nature du problème.

      Evidemment, si je vous décrit une banque comme une montagne de dettes, c’est beaucoup moins reluisant que l’image qu’ils essaient de se donner.

      Pour ceux qui s’intéresse à l’or et à ses marchés, il paraît intéressant de connaître le point de vue du GATA. Avant de mettre les économies qu’il vous reste dans le premier placement « sans risque » que l’on ne manquera pas de vous proposer d’ici la fin de l’année.

      acheter de l’or papier ou de la pierre papier ne permet pas de se chauffer l’hiver, remplir sa cuve à fuel oui.

  11. On a toujours des questions à vous poser François Leclerc car on apprend beaucoup avec vous.

    Deux petites questions :

    1/ vous écrivez

    Les banques européennes profitent actuellement de la bonne affaire que représente pour elles des émissions obligataires à court terme assorties de taux très élevés, elles fragilisent donc leur bilan, ….

    moi j’avais compris que le risque est dans la durée, autrement dit plus l’échéance est lointaine plus le risque est fort car difficile à évaluer. En prêtant à court terme, les banques n’ont elles pas une meilleure visibilité donc un risque moindre ? Et en conséquence, les taux ne devraient-ils pas être faibles ?

    2/ question naïve : mais d’où viennent donc tous ces milliards de milliards ? Y a t-il une source naturelle ?

    1. 1/ Nous parlons de la situation actuelle, où les taux sont très élevés. Le risque des banques à court terme est néanmoins mineur car les Etats sont à priori garantis contre le risque de défaut par le plan de stabilité européen.

      Cela montre bien que les taux en question ne résultent pas d’une appréciation du risque… Mais d’une volonté de faire plier les gouvernements afin qu’ils réduisent leur dette, diminuent leurs appels sur le marché obligataire, et laissent le champ libre sur celui-ci aux banques qui vont devoir y lever de quoi renforcer leurs fonds propres.

      2/ Ni source, ni génération spontanée, ni pierre philosophale. Le résultat d’une activité financière débridée, tout simplement. Je parlerai à l’occasion des résultats des salles de marché (trading) des banques américaines.

    2. @ Didier

      question naïve : mais d’où viennent donc tous ces milliards de milliards ? Y a t-il une source naturelle ?

      Oui tout cela vient de quelque part d’un ensemble de choses comme dirait un auteur contemporain et que je ne lis plus d’ailleurs, il y a ce que l’on voit et puis il y a tout ce que l’on voit pas.

      D’où viennent-ils tous ces milliards supplémentaire de l’industrie pharmaceutique ? De l’homme blanc, noir, jaune, rouge de plus en plus mal payé et traité partout, étonnant d’ailleurs qu’il y est encore des médecins de campagne et de ville très motivés de nos jours. Comme dans les camps de travail et de travaux forcés autrefois, le travail rend libre disaient-ils.

      Le grand esclavage du monde moderne !

    3. « Cela montre bien que les taux en question ne résultent pas d’une appréciation du risque… Mais d’une volonté de faire plier les gouvernements afin qu’ils réduisent leur dette, diminuent leurs appels sur le marché obligataire, et laissent le champ libre sur celui-ci aux banques qui vont devoir y lever de quoi renforcer leurs fonds propres. »

      D’accord, ça se tient. Mais ça conduit immanquablement à s’interroger, une fois de plus, sur le rôle ambigu des agences de notation.

    4. Le « rôle ambigu des agences de notation », Souvarine…..
      Là, sachant que le noté est le payeur, leur rôle me parait au contraire très clair.

    5. @Yvan

      Justement, comme les Etats payent les agences pour qu’elles notent le risque de solvabilité de leurs émissions d’obligation, je ne vois pas très bien où se situe, en l’occurrence, le conflit d’intérêt payeur/noteur. En effet, quel est l’intérêt pour ces Etats de payer des taux prohibitifs si le risque est quasi nul à court terme.
      A moins de considérer cela comme une une stratégie d’ensemble, Etat et finance comme deux pièces d’une même mécanique, marchant main dans la main. Là, ça marche. Mais ça suppose une coordination qui ne saute pas aux yeux au premier abord.
      L’argument de François Leclerc, ce sont plutôt des agences au service des banques en vue de faire pression sur les gouvernements afin que ceux ci leur laissent la place. Gouvernements qu’on peut aussi voir comme des victimes largement consentantes, on en revient alors à la stratégie d’ensemble.
      En tout cas, je le comprends comme ça.

    6. @gromf

      Merci beaucoup pour ce lien. Qui confirme ce que j’ai confusément voulu exprimer dans mon commentaire précédent. Les agences sont des instruments politiques au service de l’oligarchie politico-financière.

    7. @ Souvarine, Yvan & gromf.

      Une info paru hier dans le journal « La Croix » :

      AGENCES DE NOTATION

      Une société chinoise retoquée à Wall Street.

      Le gendarme des marchés américain, la SEC, a refusé à la société chinoise Dagong Global Credit Rating le statut officiel d’agence de notation aux États-Unis. La principale agence de notation en Chine avait notamment refusé en juillet le « AAA », note optimale, aux États-Unis, à la France et à l’Allemagne, en soulignant le niveau élevé de leur endettement ainsi que leurs faibles perspectives de croissance.

      Un exemple de plus de la liberté et de l’indépendance de ces agences.

  12. essai citation en grisé

    , une crise, trois stratégies, Ô Mr leclerc que votre article est fort bien enrichi de beaucoup de bluff

    Etrangement cette période que nous commencons peu à peu à traverser dans la tribulation, commence déjà un peu avec l’arrivée des premiers jeux de poker en ligne pour les premiers.

    l’administration Obama n’est pas en mesure de financer un second plan de relance à la hauteur du premier, dont les effets sont en passe d’être estompés.

    Politiquement il aurait de moins en moins la cote comme cheval de course, enfin il aura servi quelques temps à divertir les gens dans les tribunes, les gens du système sont vraiment très malins.

  13. Si inflation (même modeste) il y a, ce sont des dizaines de pays qui vont se révolter.

    Ou les US veulent-ils encore se placer en « grands pacificateurs »..??

    1. Merci pour le lien.

      La partie zombies qui suit n’est pas mal non plus… Et cela me fait penser aux sièges d’avions « spécial émirs » fabriqués par Zodiac…de toute beauté.

      C’est amusant de lire sur un site publicitaire une critique assez féroce du système avec une promotion pour entrer dans le système…
      Style : je suis plus fort qu’eux…

  14. François , j’ai deja signalé a plusieurs reprises et sans resultat que l’adresse promise pour l’envoie de cheque est toujours invisible ou alors il faudra que je change de lunettes . Merci d’avance car j’ai comme principe de ne jamais donner le numero de ma carte et je ne suis pas le seul dans ce cas .

    1. Je suis dans la même situation que vous, mais pour une autre raison toute simple, je ne possède pas de carte de crédit, aussi j’ai découvert un moyen plus simple, il vous suffit d’acheter une carte dans dans n’importe point de vente librairie ou autre, renseignez-vous, de gratter celle-ci, de composer le numéro et le tour est joué, un peu comme les cartes téléphonique, si si c’est vrai, ça existe j’attends d’avoir un de sous de côté pour réaliser mon opération de participant. (Sauf si vous n’avez pas d’euros, là c’est un autre problème, mais finalement assez banal et plus fréquent que l’on ne l’imagine).

  15. Deux remarques sur cette article intéressant, bien que n’étant pas toujours d’accord avec votre perspective :
    – ma lecture de l’article de Munchau est peut-être fausse, et je n’ai certainement pas son aisance avec les chiffres, mais il me semble qu’il oublie une dimension importante : il table en effet sur un intérêt sur emprunt de l’EFSF sur les marchés de 4%, mais cela me paraît tout à fait excessif dans la mesure où ces prêts sont quasi-garantis par la France, l’Allemagne et la BCE indirectement. Si l’on prend un taux de 2% (qui me paraît plus sensé au regard des taux sur obligations d’Etat et du « repo rate » de la BCE), on arrive à un taux réel plus proche de 5%. Ce n’est évidemment pas idéal mais c’est mieux que ce que la Grèce, l’Irlande et le Portugal peuvent s’offrir en ce moment. Et dans tous les cas, 7% peut toujours être un taux très attractif pour un pays ayant perdu toute possibilité de se financer sur les marchés.
    – vous soulevez des points pertinents sur les distorsions économiques et financières qui exercent actuellement une pression sur les taux de change de certains pays en pleine euphorie (Brésil, Inde…) mais vous laissez une partie de l’analyse, ce que je trouve dommage. Quid de l’excès de liquidités en circulation dans le système, qui à défaut de s’exprimer dans les taux d’inflation (principalement pour cause de « slack » et désendettement en parallèle exerçant une pression à la baisse) se ressent dans le prix de certains actifs, notamment les matières premières et tout particulièrement l’or. Et quid de la stratégie qu’ont certains pays de se protéger contre une appréciation forte de leur taux de change par accumulation de réserves internationales et/ou contrôle des flux de capitaux, ce qui d’une part renforce l’appréciation d’autres monnaies (et les risques de surchauffe, pays émergents au premier plan) en détournant l’argent vers des lieux plus accueillants, et d’autre part fragilise la reprise économique dans des pays déja fébriles et dont le taux de change n’aura donc pas le loisir de s’ajuster, laissant la déflation faire le travail (zone euro).

    Votre vue sur ces différents points m’intéresse. Merci d’avance.

    Julien

    1. 1/ La Barclays est arrivée à un taux de 8%, j’en fait état dans mon prochain billet. Je ne vois pas comment, par ailleurs, l’EFSF pourrait obtenir sur le marché mieux que ses deux principaux partenaires, ce qui nous amène déjà au-delà de vos 2%. Avant la suite du calcul.

      2/ Je prépare un autre billet sur les désordres monétaires actuels et leurs incidences. Sans attendre, je ne crois pas que l’augmentation de la valeur de l’or ou des matières premières résulte d’un excès de liquidités. L’un est une valeur refuge, les autres l’objet de spéculations financières.

    2. Pour 2/, dans un cas (valeur refuge) comme dans l’autre (« spéculation »), cela n’empêche pas nécessairement qu’un excès de liquidités soit à l’origine des dernières envolées… à défaut de se manifester dans le secteur privé non-financier (augmentation de la demande à travers divers types de crédits bancaires), l’argent va se loger dans les placements considérés rentables du secteur financier, et plus sûrs que les actions (à l’heure actuelle). La pression à la hausse sur le prix des matières premières pourrait donc empirer dans les prochains mois, à moins que les actions ne reprennent la flamme d’actifs les plus rentables.

  16. La Belgique place avec succès 2,3 milliards d’euros d’obligations lesoir.be

    Si la Belgique a réussi à placer avec succès lundi 2,3 milliards d’euros d’obligations, le taux moyen des obligations (OLO) à dix ans est toutefois repassé au-dessus des 3%, à 3,137%, sur fond de crise politique dans notre pays, rapporte mardi L’Echo. A la suite de cette opération, l’écart de rendement entre les obligations belges à 10 ans et leurs homologues allemandes (“spreadé”), référence sur le marché obligataire européen, atteint 84 points de base. Le “spread”, malgré une légère détente, reste donc toujours proche de son plus haut de l’année à 105 points de base. Les coûts de financement de la Belgique ont en effet augmenté à un rythme très soutenu depuis le 3 septembre dernier et l’échec de la mission de préformation d’un gouvernement.

  17. Un monde si fragile, si prévisible,

    Ou chacun rempli bien son premier devoir sur terre,

    Les inquiétudes reprennent sur certaines places boursières,

    Comme un patient qui retrouverait quelque peu le sourire après avoir reçu sa nouvelle
    dose de morphine, d’injection, pauvre humanité si elle pouvait bien voir ce qu’on lui prépare,

    Mais les inquiètudes sont toujours là, bien présentes, car tôt ou tard les choses finissent par se savoir, on ne peut bien sur mentir trop longtemps aux gens, que voyons nous encore de ce siècle ?

    Soit sur ceci ou cela à laquelle la moindre petite chose provoque déjà une autre nouvelle inquiétude de plus, tout va si vite de nos jours, la grande course à l’argent à la survie.

    Même dans les hopitaux, les sonnettes et les clignotants ont beau parfois sonner, se manifester, tout le personnel semble parfois bien dépassé, par le cours des événements.

    Et la perte qui avait été efffacé hier, réapparait de nouveau le lendemain, mais non, on pense encore bien fébrilement que tout le monde pourra se refaire,

    Comme hier, comme avant, comme au bon vieux temps au casino. Et puis il y a quand même les nouveaux jeux d’argent le poker.

    Et oui les bons résultats se font toujours bien attendre dans les bureaux, mais que se passe-t-il et cela même au niveau des astres, comme pour les plus qualifiés en matière d’astrologie macro-économique, pourquoi tant de baisse partout ?

    Ces multiples annonces interviennent dans un contexte plus général de nouvelles inquiétudes sur les dettes toujours plus énormes içi ou là à cacher, à maquiller, à masquer, à transfiguer, à projeter encore sur autrui, oh comme le monde devient de plus en plus apeuré devant la glace.

    Ou chaque pays ne semble guère mieux faire que l’autre en la matière, mais fort heureusement les banquiers sont quand même toujours bien aux commandes, aux manettes, tant d’équations.

    En espérant quand même que l’histoire ne les mettre pas trop en défaut de richesses,

     » Ohé capitaine, mais vers quoi allons nous tous ainsi  »

     » Chut matelot n’en dites rien aux autres mais tout le monde n’en réchappera pas vivant  »

    Voyez comme la vieille marchande de fleurs et de bonbons se montre également de plus en plus sensible, à la moindre petite dégradation des comptes pour enfants.

    Leurs valeurs pour le monde sont quand même sacrément en baisse en ce moment.

  18. Mardi 28 septembre 2010 :

    Voici cinq graphiques incroyables : observez bien ces cinq graphiques.

    Si la France lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,614 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN10:IND

    Si l’Allemagne lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de seulement 2,246 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND

    La France et l’ancienne zone mark empruntent à des taux d’intérêt très très bas.

    Mais en revanche, rien ne va plus pour le Portugal, l’Irlande et la Grèce.

    Depuis le soi-disant « plan de sauvetage » du 10 mai 2010, les taux d’intérêt du Portugal explosent.

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,512 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    De même, les taux d’intérêt de l’Irlande explosent.

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 6,739 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 10,807 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    Le Portugal, l’Irlande et la Grèce empruntent à des taux d’intérêt exorbitants.

    Le Portugal, l’Irlande et la Grèce foncent vers le défaut de paiement.

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