Chemins de mémoire 14-18, par Omar Yagoubi

Billet invité

Bonjour, je suis heureux de vous présenter les Chemins de Mémoire 14-18 de la région Nord-Pas de Calais. C’est court, beau et émouvant je crois…

Je pense à mon grand-père, Djelloul Yagoubi, tirailleur algérien en 1914.

Thierry Lesplulier, Virginie Coquant et Sylvain Berthe ont enregistré ma valse pour ce site. Fernand Iaciu, Jean-Michel Moulin et Anne Le Chevalier, membres de l’Orchestre National de Lille, en ont assuré la 1ère audition en public au Conseil Régional.

A ce sujet, je tenais à vous dire que c’est un compositeur arabo-polonais accompagné par un grand violoniste roumain qui assurèrent cette tâche musicale symbolique. Je souhaitais vous le préciser pour mieux banaliser la diversité et la richesse des origines en France. La politique actuelle sur les Musulmans, les Roms et l’immigration en général me pousse à rappeler cette évidence.

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37 réflexions sur « Chemins de mémoire 14-18, par Omar Yagoubi »

  1. Très beau et merci pour ce lien.
    D’autant que mon grand-père fut résistant durant celle de 39-45 dans le Nord.

    Sur l’aspect politique, je vous rassure, il faut de moins en moins associer l’opinion du pays avec les actions du gouvernement.

  2. A ce sujet, je tenais à vous dire que c’est un compositeur arabo-polonais accompagné par un grand violoniste roumain qui assurèrent cette tâche musicale symbolique. Je souhaitais vous le préciser pour mieux banaliser la diversité et la richesse des origines en France. La politique actuelle sur les Musulmans, les Roms et l’immigration en général me pousse à rappeler cette évidence.

    Cela va sans dire Omar, mais c’est mieux en le disant.

    La composition est très bien. Le thème mélodique met l’emphase sur le drame sous-jacent sans être grandiloquent ou larmoyant. Le recours aux solistes plutôt qu’à des pupitres complets illustre la solitude à travers un son plus intimiste.

  3. Merci Omar pour ce lien – je vais faire circuler. Rien de plus poignant que de visiter les lieux de cette guerre et rien de plus nécessaire que de ne jamais oublier. Ça fait un peu convenu comme phrase mais je le sens ainsi.

    Nota pour Julien Alexandre : ne serait il pas possible que les liens proposés dans les textes (notes et commentaires) s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre ?

    1. Il n’y à pas que le bouton de gauche sur une souris, Didier… en utilisant le bouton droit vous aurez droit à un menu ou vous pourrez choisir que faire avec ce lien.

  4. Je pense à mon grand-père, Djelloul Yagoubi, tirailleur algérien en 1914.

    Oui,

    Nous pensons pas suffisamment à se souvenir et à honorer la mémoire de nos ancêtres disparus, je pensais un peu à mon grand père aussi l’autre jour qui a bien connu la guerre,

    Et sa porte elle était toujours bien ouverte pour tous, le cv, la couleur et l’origine d’une personne comme elle nous dérange beaucoup moins en période de guerre lorsqu’il s’agit de pouvoir mieux gonfler les chiffres de mobilisation, je crois savoir que les roms durant la seconde guerre en ont également pris plein la figure.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms

    C’est vrai qu’ils nous manquent un peu les vrais musiciens, artistes et les troubadours de nos jours, pourquoi ça dérange encore tant de notables et de personnes de pouvoir ? Qu’avons nous vraiment de plus que ces gens là ? Si ce n’est bien d’en avoir un peu perdu de notre humanité et de notre hospitalité dans la plupart des grandes villes de ce monde.

    http://www.youtube.com/watch?v=5nnvGrx_6Ho

    Pauvre France comme si elle avait besoin de ça en plus !

  5. Il me semble que l’injustice a été reproduite pour la deuxième guerre mondiale
    Mon père qui a eu du mal à se faire reconnaître, alors qu’il l’a été résistant, explique
    que lorsqu’il est allé en Algérie, un bon nombre d’années après la guerre d’Algérie, chez une amie de la famille
    (qui n’a pas eu à faire ses valises …)
    qu’il a écrit
    (je ne sais où, mais lui savait …)
    pour demander pourquoi:
    il y avait une telle différence, entre ce que de quoi, les résistants , selon leur nationalité d’origine, pouvaient toucher
    (mon père ne touche pas grand chose, mais un algérien quasi rien … )

  6. Selon le traité constitutionel européen, dans les tout premiers articles,
    si je me souviens bien
    l’art 3 stipule de la libre circulation de l’argent des marchandise et des personnes

    Je m’étonne
    que l’Europe travaille une régulation des flux migratoitoires
    (des personnes)
    alors qu’elle ne s’intéresse étonnament absolument pas de réguler ni les flux de marchandises , ni les flux financiers
    (cela d’autant que dixit Adam Smith « L’homme est, entre tous les bagages, le plus difficile à transporter »)

    Je ne comprends pas non plus pourquoi dans une société qui conçoit
    (étant donnée la libre concurrence fiscale, sociale, … )
    que chacun doive être disponible, flexible …
    (les individus, comme les entreprises .. toujours de se tenir fin prêts de déménager… …
    car la compétitivité oblige … )
    il faudrait crier gare contre les nomades ??,

    1. Dans le livre de Georges Orwell, la Ferme des animaux, il y a des animaux qui sont plus égaux que d’autres.
      Cela nous enseigne que dans le monde, il y a des hommes qui sont, on ne sait pas précisémént pouquoi, plus égaux que d’autres, et généralement plus égaux que les femmes.
      Il y a donc des nomades qui sont plus égaux, ou nomades, que d’autres.
      Ce sont sans doute ceux dont Attali et quelques autres chantent les louanges et le devenir.
      Marlowe, le détective qui boit du vin et fume des cigares de Cuba, a découvert le secret du « plus égal ».
      Le secret est dans le travail : les nomades qui travaillent, au sens moderne du mot travail, sont plus égaux que ceux qui ne travaillent pas.

    2. à Marlowe
      J’ai du mal avec l’humour, mais au bout d’un moment normalement (pas toujours) je comprends, …
      donc pour vérifier
      -soit le pigeon voyageur qui roucoule avec sa guitare
      (c’est mauvais je sais, mais la cigale qui chantait mieux, je ne savais pas question voyage …)
      -soit le boeuf besogneux qui à grand coup de trique traine sa charge
      (là aussi c’est mauvais, mais la fourmi travailleuse, je me demandais si aujourd’hui on comprendrait déjà que le boeuf avec sa charrue, que y a même plus de charrue …)
      vous voulez dire
      que dans la ferme des animaux,
      lorsque le boeuf ( très travailleur) se fait plumer comme un pigeon (très voyageur), c’est normal qu’on passe d’abord le pigeon (très voyageur) à la casserole
      et seulement après le boeuf (très travailleur) servi à la poele, en steak haché ???

    3. Personne n’est obligé de lire Orwell (1984 et la ferme des animaux) mais ces lectures peuvent aider, par exemple à comprendre que mon texte n’était pas vraiment humoristique.

    4. Je prend le temps de réagir, tu as à moitié raison Marlowe, mais c’est l’évolution de la société plus que le nomadisme qui est en cause du travail, dans le temps les « gens du voyage », par exemple refaisait les chaises, mais y à que les paysans qui ont des chaises en osier, il récupérer des chiffes contre des torchons, ils avaient une place, pas la meilleur, mais la liberté offre beaucoup de contrainte, il était perçut comme des voleurs de poules, mais bien des fois ils en ont acheté chez les parents. Mais à l’ère du tout jetable, ou la musique n’est que format et s’endettant dans des crédits caravanes, sans fonction (que tu peux remplacer par travail), ils deviennent une victime de première ordre pour diviser le peuple et passé l’injustice des banques.
      Pour toi le problème c’est la fonction: travailleur, pour moi c’est la place offerte par une société (consumériste c’est peu,même l’humanitaire ce consomme pour de la musique, la prochaine faille tel Haïti sera en Turquie avec les mêmes bidons villes, c’est malheureusement prévue, mais tout le monde attendra et on aura plus qu’a culpabiliser et écouter donner, ce qui n’aura pas été anticipé).
      Sinon je suis d’accord avec Céline.

  7. Merci pour cet émouvant témoignage.
    Moi aussi, je pense parfois à mon grand-père Breton, Joseph Martin, qui est mort au front en 1914 laissant ma grand-mère enceinte de mon père. Il faut croire que la république est ingrate avec ceux qui l’enrichissent et que l’égalité républicaine met parfois du temps à s’opérer pleinement, puisque les bretons ont aussi été en première ligne à cette « der des ders », si on en croit les statistiques des tués.

    1. L’idée que la guerre peut payer les dettes me semble fausse. L’inflation je comprends, mais la guerre? Comment se fait-il que tous les pays, de tout temps, sont ressortis encore plus endettés après les guerres?

      Voici l’évolution de la dette publique US, on voit clairement le pic d’après-guerre: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Dette_US_longue_periode.png

      Stieglitz n’hésite pas à dire que les guerres actuelles des USA sont au moins une des causes de la crise systémique actuelle. Il évalue le coût de la guerre en Irak à 3000 milliards de $ (4 fois le TARP).

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/01/97001-20100901FILWWW00269-le-cout-de-la-guerre-en-irak-reste-inconnu.php

  8. Merci pour ce rappel. Durant mes vacances d’été, j’ai fait du tourisme dans ma province d’origine et j’ai été frappé par les plaques rendant hommage aux morts de cette horrible guerre. Que ce soient des tirailleurs algériens ou des paysans français, ils sont tombés par millions pour enrichir quelques bourgeois et pour des rêves absurdes de gloriole. Aujourd’hui, l’Alsace forme avec le Pays de Bade une Eurorégion et un demi-Hongrois (ex-ennemi) est chef de l’Etat. Tout ça pour ça…

    1. Je reconnais volontiers que l’une des vertus de l’Histoire est de reconstruire le passé afin de favoriser la concorde présente. De même, pris individuellement, chaque être qui meurt dans un conflit armé dans lequel il a choisi de s’engager mérite respect et dignité. Collectivement, il faut cependant être un peu plus nuancé. Les tués musulmans nord-africains de 1940-1945 doivent représenter moins de 2/3% (je n’ai plus le chiffre précis en tête) du total des tués de l’armée française lors du second conflit mondial.

    2. je pense qu’on peut en rajouter une couche avec la fabuleuse « lEurope du charbon et de l’acier » qui nous a valu en France et la fermeture des mines (même les mines à ciel ouvert, St Etienne) et aussi la mise en faillite de la sidérurgie (avec derrière l’abandon de toute l’industrie des machines outils …)

    3. Relativiser le nombre des tués d’une certaine origine revient à établir une échelle comparative. Je ne vous prête pas de mauvaises intentions bien entendu, je souhaite juste que la discussion ne parte pas dans cette direction.

    4. Tant qu’à comparer, il faut mettre le pourcentage de tués en rapport avec le pourcentage d’engagés pour que cela ait un sens.

  9. La connaissance de ce temps terrible n’a rien changé aux horreurs d’après et ne changera rien à celles à venir.
    Si le refus de toute violence en soi (Lanza del Vasto) de toute vilence inutile (Camus) de toute violence sociale (JC) ne s’inscrivent pas dans un choix philosophique ou religieux, ça ne marche pas.
    Par les jeux TV ou par la TV des jeux, tout le monde est pour la paix du patis, de la bière ou du rouge et du n’importe quoi.

  10. Merci Omar, merci. Je trouve votre valse très belle.
    Rappelons que l’Union européenne est née sur la mémoire
    d’une Europe déchirée. Å’uvrons à ce qui nous rassemble. Que le cynisme de ceux qui ont inventé les PIGS, de ceux qui désignent des peuples comme bouc-émissaires, se heurte à notre optimisme. Notre optimisme contre la résignation, notre optimisme à penser possible un changement de civilisation vers plus d’humanité.

    Me vient à l’esprit une pensée pour un virtuose de jazz, le trompettiste Ibrahim Maalouf, dont la trompette a la particularité de comporter un quatrième piston, singularité créée par son père, qui permet d’intégrer une musicalité orientale, et par là de recréer tout un univers. Une cabane là aussi. Où nous sommes invités à partager des moments de pur bonheur, de pure poésie.

    Moment d’échange avec le public:
    http://www.youtube.com/watch?v=bqzUFcaiV2Y

    Avec Eric Trufaz
    http://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/2151166,CmC=2571430.html

    Diasporas
    http://www.dailymotion.com/video/x4cfl6_ibrahim-maalouf-shadows_music

  11. Merci Omar, les cordes chantent et pleurent en même temps, c’est beau.

    « Mon cœur est devenu capable de toutes formes. C’est une prairie pour les gazelles et un couvent pour les moines chrétiens, un temple pour les idoles et la Ka’ba du pèlerin, les Tables de la Tora et le livre du Coran. Je professe la religion de l’Amour, et quelque direction que prenne sa monture, l’Amour est ma religion et ma foi. »

    Ibn ’Arabî (né le 7 août 1165, à Murcie, dans le pays d’al-Andalûs, et mort en 1240, à Damas), mais également appelé « Cheikh al-Akbar » (« le plus grand maître », en arabe), est un poète, métaphysicien et maître arabe du taçawuff, auteur de 846 ouvrages. Certains considèrent que son œuvre aurait influencé Dante[1]. Dans le domaine métaphysique, il est le plus grand formulateur de la doctrine ésotérique du « wahdat al wujud ». Il eût quelques ennemis dans le domaine exotérique[2]. Dans l’ésotérisme islamique, il est considéré comme le « sceau de la Sainteté ».

  12. @ Omar Yagoubi

    J’ai lu, j’ai cliqué sur le lien, puis j’ai posé ma tête dans ma main, j’ai remonté le temps, le long du fil de mon apprentissage de notre condition humaine. Mon vécu personnel et ce vécu qui me dépasse, cette mémoire qui est la nôtre, qui nous constitue tout entier, corps, âme et esprit. J’ai écouté de tout mon être. Et je n’ai plus entendu la colère qui m’habitait depuis mes six ans.

    Pourtant elle est là, mais elle à changé de tonalité. Elle s’est muée en une lucidité froide et résolue, teintée d’une tristesse profonde. Pas résignée, mais ce qui est fait est fait et ne peut être changé.

    Impossible de faire revenir ceux qui ne sont plus, impossible de leur rendre à chacun l’espace temps dont ils furent privés pour croitre pleinement et accomplir l’oeuvre de leur vie. Potentiel de vie intelligente de créativité, réduit abominablement et trahit dans cette humanité qui est nôtre, par cette humanité qui est nôtre, ignorante d’elle même, ignorante de Nous.

    Tous ceux qui nous ont précédés: grands, petits, illustres, anonymes, victimes bourreaux, héros, bienfaiteurs, tyrans, lâches, héros…..De réussites en échecs, de grandeurs en petitesses, de magnifique en monstrueux….cheminant par devant nous, ils nous ont indiqué où mettre nos pas, où ne pas les mettre.

    Nous leurs devons à tous ce que nous savons de nous même, à un prix que jamais plus il ne faudra payer. Une limite que jamais plus il ne faudra franchir. Hélas, ailleurs, l’abominable sacrifice à l’Ignorance fondamentale se poursuit. Nous avons arpenté tous les obscurantismes, il nous reste à tenter la lumière de la Conscience. Il n’est pas d’Amour qui ne soit éclairé.

    Car tous autant que nous sommes, ainsi que le monde qui est le nôtre, tel qu’il est, tout est constitué de ce qui fût. Mémoire vivante, nous y semons les germes de ce qui sera.

    Afin de reprendre, ici et maintenant, la trame de vie de ceux qui ne sont plus, par ceux qui sont à venir et en devenir, pour Nous. En construisant le » Petit d’Homme », une Humanité à hauteur d' »Homme ». Faisant meilleur usage de ce Potentiel de Vie Intelligente que « Nous » sommes.

    Une prière pour Nous, en notre nom à tous, adressée à « Nous ».

    Une pensée pour les haïtiens, qui chaque jour dans leurs décombres s’appliquent à rester des « Hommes ».

  13. Monsieur Yagoubi,

    J’aime la musique, et votre texte qui ont une portée symbolique trés forte …
    Voilà : Il faut prendre la parole, ainsi !
    Rappeler le réel aux oublieux …

    Je le savais, je connais l’Histoire, et pourtant, faisant des recherches sur la guerre de 14 / ma propre famille, j’ai été frappée des noms des personnes enterrées dans nos cimetières militaires, ou sur les lieux même où ils sont morts,ensemble , corps mélés : nos paysans, et ouvriers français de l’hexagone, et tant de noms de tirailleurs d’Algérie, du Maroc, les tirailleurs sénégalais ( c’est-à-dire de toute l’Afrique de l’Ouest ) : il s’agissait d’ailleurs de troupes d’élites, qui étaient sur les points les plus chauds du Front …
    Aussi, les propos , de nouveau, tenus, actuellement, par des politiciens, avides de divisions , sont déshonnorants …
    La majorité de la population ne les partage pas. C’est, de toute façon absurde, les français ne sont que brassage, et mélanges, de tout temps…
    Votre musique est porteuse de paix, ce qui ne veut pas dire oublieuse .

    Pour les rebelles, ne pas oublier la  » Chanson de Craonne  » …Le peuple paye toujours le prix fort.

    Les guerres économiques font de nombreuses victimes « invisibles » …

  14.  » Pendant la guerre d’Algérie , les appelés avaient du mal à se considérer comme des élus  »

     » Le clairon est le plus bel instrument de musique . Quand il sonne l’armistice  » .

     » Les jeunes aujourd’hui ne font pas la différence entre la guerre de cent ans et la guerre de 14-18 . Et ils ont bien raison : il n’y en a pas. »

    C’est aussi ce que me disait mon grand père maternel , dont deux frères sont restés aux Dardanelles et qui lui même a ramené suffisamment d’éclats d’obus dans ses chairs pour en mourir 35 ans plus tard .

    Sur la mémoire , j’ai appris , après de nombreuses commémorations du 11 novembre ( les seules auxquelles j’assiste encore car on y délivre toujours le message de refus de l’ignoble et d’espoir qui doit être celui des temps de paix ) , à préfèrer la sensibilité qu’illustre Lamartine dans  » La vigne et la maison » :

    Toi qui fis la mémoire , est ce pour qu’on oublie ?…
    Non, c’est pour rendre au temps à la fin tous ses jours,
    Pour faire confluer , là bas , en un seul cours,
    Le passé , l’avenir , ces deux moitiés de vie
    Dont l’une dit : jamais ,et l’autre dit : toujours .

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