L’actualité de la crise : LES RENCONTRES SE SUIVENT…, par François Leclerc

Billet invité.

A l’image de celle des ministres des finances et des chefs d’Etat et de gouvernements – bien que sur un pied plus modeste – la vie d’un chroniqueur de l’actualité de la crise permet de beaucoup voyager. Nous étions à Bruxelles et nous nous dirigeons maintenant les uns et les autres vers Séoul, pour le G20, après une brève escale à Washington, à l’occasion de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed.

Pour être clairement formulées, les conclusions du sommet de Bruxelles devront toutefois attendre une nouvelle rencontre, prévue en décembre prochain. Il est pour l’instant sorti de celui qui vient de se terminer l’adoption du principe d’un mécanisme de crise permanent, destiné moins à sauver tel ou tel pays – car des conditions drastiques devront être acceptées pour en bénéficier – que la zone euro elle-même, car elle pourrait être en fin de compte menacée d’éclatement. Entérinant l’apport du FMI dans le dispositif financier et envisageant de mettre à contribution les banques européennes, détentrices d’obligations d’Etat appelées à être dépréciées ; s’efforçant donc de minorer l’apport des Etats eux-mêmes.

Une procédure simplifiée, prévue au traité de Lisbonne, devrait permettre de formaliser le principe de ce mécanisme en l’amendant tout en évitant la tenue de référendums, sans toutefois supprimer l’étape ultime de la ratification par les Etats, toujours susceptible de donner lieu à des surenchères et des demandes de compensation compliquant et retardant les choses.

Les désaccords à propos de la nature des sanctions encourues par les Etats fautifs ont été provisoirement écartés – celles-ci suscitant elles-mêmes des controverses – mais il est envisagé d’adjoindre le déficit prévisionnel des régimes de retraite, sous une forme qui doit encore être étudiée, au ratio de déficit budgétaire (3% par rapport au PIB).

Tout en ayant dû s’adapter à l’éventualité d’accidents de parcours, de plus en plus prévisibles, la ligne dure adoptant comme priorité absolue la réduction des déficits publics a donc été réaffirmée. Les modalités de mise en œuvre du cofinancement public-privé de la restructuration de la dette des pays ne pouvant éviter de faire défaut vont cependant donner beaucoup de fil à retorde à ceux qui vont devoir les définir. Les banques européennes risquent en effet d’être simultanément dans l’obligation d’appliquer de nouveaux ratios correspondant au rapport fonds propres/engagements (Bâle III), tout en devant enregistrer une décote sur certains de ceux-ci, pourtant jusqu’à maintenant réputés les plus sûrs. Nul doute qu’elles vont à nouveau brandir la menace d’une diminution future du volume du crédit bancaire, afin de préserver autant qu’il sera possible la rentabilité des capitaux immobilisés au titre de leurs fonds propres.

Une course de vitesse est désormais engagée entre la détérioration de la situation des pays européens entrés dans la zone des tempêtes et la mise au point du nouveau mécanisme de crise. Le délai d’un peu moins de trois ans qui est pour l’instant octroyé est-il vraisemblable, les événements risquant fort de se précipiter ?

La guerre des monnaies, quant à elle, n’attendra pas de telles échéances lointaines. L’accord de façade des ministres des finances du G20 va être au cœur des débats des chefs d’Etat et de gouvernement au G20 proprement dit, mais comment aller au-delà des proclamations générales alors que la guerre se poursuit et que les contradictions d’intérêt s’accroissent ?

A son tour, la banque centrale indonésienne vient d’annoncer qu’elle réfléchissait à des dispositions interdisant les aller-retours à court terme des capitaux sur son territoire, dans une tentative de juguler le carry-trade dont elle est victime, comme de nombreux pays émergents. Depuis le début de l’année, 12 milliards de dollars sont entrés dans le pays, la Bourse de Djakarta connaissant une envolée de ses cours de 40%. La roupie indonésienne se valorisant par rapport au dollar (et au yuan qui y reste arrimé).

Le président sud-coréen Lee Myung-Bak, hôte du prochain G20, a pour sa part estimé que les pays doivent avoir le pouvoir d’agir unilatéralement afin de contrôler l’afflux de capitaux étrangers. Selon lui, ces mesures ne devraient pas être perçues comme un contrôle des capitaux, mais comme « une politique macro-prudentielle », sous l’égide du G20. Voilà qui annonce de sérieuses discussions.

En réalité, personne ne sait comment arrêter la guerre qui a été engagée, le marché monétaire étant largement incontrôlable et n’obéissant qu’aux règles qu’il se donne empiriquement. Une chose est donc que la Fed ne mette pas dans l’immédiat de l’huile sur le feu, en limitant sa nouvelle émission monétaire. Une autre est de rendre sages des capitaux habitués à faire comme ils l’entendent, dans le cadre du libre établissement des parités de change par le marché et de la spéculation à très grande échelle qui en tire profit.

La tenue de la réunion de la Bank of Japan, au lendemain de celle de la Fed, n’est pas faite pour calmer le jeu : les Japonais n’ont pas le choix et doivent résister à l’appréciation du yen qui se poursuit et que les décisions de la Fed devraient encore amplifier.

En conséquence, le G20 pourrait se traduire par une montée en puissance des critiques envers la politique américaine, de plus en plus directement mise en cause par les Chinois. Chen Deming, le ministre du commerce, a déclaré que l’émission des dollars par les Américains « n’étaient plus sous contrôle », important de l’inflation en Chine, tandis que Xie Xuren, le ministre des finances, expliquait que les émetteurs des « grandes monnaies de réserve » – nom de code du dollar dans le langage diplomatique chinois – devraient suivre une politique économique responsable.

Sans doute rejoignait-il ainsi, sans le dire, l’analyse qu’a servi tout cru Bill Gross, le directeur général du fonds obligataire américain PIMCO, l’un des plus grands créanciers privés des Etats-Unis. « La dette publique, en réalité, a toujours eu des ressemblances avec une escroquerie à la Ponzi. A ceci près que les Etats-Unis ont parfois remboursé leur dette nationale, accréditant le postulat que tant qu’on pouvait trouver des créanciers pour rembourser les emprunts anciens, et en acheter de nouveaux, le jeu pourrait continuer indéfiniment », a-t-il expliqué. « Désormais, la croissance étant mise en doute, il semble que la Fed a poussé la logique de Charles Ponzi un peu plus loin », a-t-il poursuivi, faisant référence au programme d’achats de titres de la dette publique que la Fed s’apprête à engager.

« La Fed, dans les faits, est en train de dire aux marchés de ne pas s’inquiéter de nos déficits budgétaires, dont elle sera l’acheteur de premier et peut-être de dernier ressort », a-t-il conclu, en s’exclamant finalement : « Je vous le demande: y a-t-il jamais eu de machine de Ponzi plus éhontée ? Non, jamais. Celle-là est tellement unique qu’elle exige un nom nouveau. Je l’appelle la machine de Sammy, en l’honneur de l’Oncle Sam et des hommes politiques (ainsi que des citoyens) qui nous ont conduits à ce moment critique de l’Histoire ».

Dans l’immédiat, ce sont les Chinois qui vont sauver la mise des Américains, leur réalisme les amenant à ne pas vouloir précipiter le mouvement. Fu Ying, vice-ministre des affaires étrangères chinoise, a ainsi déclaré au Figaro : « Je pense que la présidence française devrait avoir la patience d’écouter chacun, notamment en ce qui concerne la réforme du système monétaire ». En référence aux intentions proclamées par Nicolas Sarkozy de faire avancer durant la prochaine présidence française du G20 la réforme du système monétaire international – parmi de nombreux dossiers – elle a précisé : « Nous avons une année devant nous. Nous verrons bien quelles sont les propositions qui pourront aboutir à un consensus, ce qui n’a rien d’évident avec la présence de pays aussi divers ».

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29 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES RENCONTRES SE SUIVENT…, par François Leclerc »

  1. C’est hors sujet, mais j’aimerais avoir une réponse. Qui peut m’expliquer la raison de l’augmentation de la croissance aux Etats Unis ?

    1. Bonjour,

      Alain, je suis notoirement mauvaise langue, il semblerait que personne ne veuille s’y coller, alors j’y vais.

      Je vais te dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : Nous sommes à la veille des élections de mi-mandat, et cette échéance semble amener quelques distorsions dans la comptabilité américaine.

      Ainsi, cette semaine, Olivier Delamarche faisait remarquer que l’évolution des emplois non agricoles relative au mois d’août pour les Etats-unis avaient été publiée, pour le global, le 8 octobre dernier à – 95 000. Le détail, Etat par Etat, a lui été publié discrètement le 22 octobre, le total aboutissant à – 224 000.
      Le mois précédent, pour juillet, une première divergence était apparue, le global étant publié à – 57 000, quand le détail a finalement abouti à – 196 000.

      Dans ces conditions, il convient peut-être de ne pas trop attacher d’importance aux publications récentes. Non plus qu’aux menaces d’attentat récentes, peut-être.

      Je ne suis pas sûr que de telles distorsions n’apparaissent qu’aux Etats-Unis, en période électorale …

  2. http://www.creditwritedowns.com/2010/10/gross-the-bull-market-in-bonds-is-over.html

    « Over the short-term, the Fed is in full control of interest rates, of course. Looking at the Federal Government and the Federal Reserve as one consolidated balance sheet, we know that the Federal Government is the monopoly issuer of the currency and can dictate rates simply by setting the Fed Funds rates.

    It is ready to defend this rate by buying unlimited quantities of financial assets. If it telegraphs that Fed Funds will essentially be zero for « an extended period, » market participants bet against this at their peril (and folly). « 

    1. Pourquoi êtes-vous optimiste à plus long terme ?

      « A brève échéance, la question du partage du travail se pose d’autant plus que nous sortons à peine d’une profonde crise économique. »

      Au CNRS, vous êtes sûr ? Comme quoi le taux d’idiots est constant quel que soit le milieux.

    2. Il oublie de dire qu’en continuant dans la lignée désastreuse de l’actuel gouvernement, tous les départs à la retraite des fonctionnaires ne sont pas remplacés ( moins d’un sur deux , peut-être même trois ) …puisque privatisation en cours du système de santé …un plan social qui ne dit pas son nom à l’APHP, avec de nombreuses pertes de postes ( de personnes au lit du malade), en cours actuellement…(Or, depuis des années, suivant les hôpitaux, 50 à 😯 postes non fournis …donc travail « à flux tendu », comme on dit en neolib. =) explication mensongère auprès des soignants : « on » en trouve plus de soignants divers et variés : faux et archi-faux ( non réponse à de nombreux cv de personnes compétentes, à jour des dernières techniques ( ex : libérales sur soins lourds à domicile, souhaitant réintégrer l’hôpital public)…postes bloqués en interne, pour rembourser la dette (?) …
      Bobards, encore bobards, toujours bobards là aussi ! ….
      Sans compter l’éducation …
      Donc, choc positif dans les 10 ans, pour les emplois, je demande à voir !

    3. « De nombreux travaux ont montré qu’une vague d’immigration…………nettement créatrice de richesse »
      Elle est bien bonne!! les vagues d’immigration ont surtout pour but de faire pression sur les salaires des salariés, vieux immigrés ou pas; c’est une forme de délocalisation sur place…. et créatrice de richesse pour qui ?
      Directeur de recherche au CNRS ? J’en connais des meilleurs heureusement….

  3. Nous y voilà donc ! Je mentionnais dans un récent commentaire ma troisième question : Et pourquoi pas une bonne guerre ?

    http://www.slate.fr/story/29071/guerre-des-monnaies-crise-2007-2010
    Sur les changes ?
    Mais aussi sur le terrain…
    Quand Bonaparte est parti en guerre, la raison était simple, il n’y avait pas un écu dans les caisses de la France, de même que Louis XIV, ou Cromwell ou encore Philippe II. Plus de la moitié de la dette américaine est générée par les extravagantes dépenses militaires. Il faudra bien que l’administration décide du retour sur investissements un jour ou l’autre, or si les pasdarans font exploser une toute petite bombe, ce sera la dépêche d’Ems, l’attentat de Sarajevo. Il faut rappeler que depuis dix ans les américains encerclent l’Iran au nord (Tadjikistan, Ouzbekistan…) à l’est en Afganistan, à l’ouest en Irak, au sud et sud-est en Arabie Saoudite et les Emirats sans oublier Diego Garcia et enfin à Djibouti, avec comme allié de taille dans la région Israel. La moindre étincelle et toute la région sera embrasée, alors on connaitra l’épilogue de la crise actuelle…

  4. L analyse hier de Simon Johnson:

    Who’s in charge here ? Not the G20 Qui est le responsable ici ? Pss le G20

    « La plupart des comptes-rendus de la réunion des ministres des Finances du G20 semblent impliquer que le G20 continue à rendre service- s’opposant aux guerres de devises, gardant
    un protectionnisme explicite sous contrôle et gérant souplement le processus de réforme de la gouvernance au sein du F.M.I.

    Faisant suite à la crise financière, les pays aux revenus moyens continuent de voir croître leur importance économique et le récent déplacement de pouvoir du groupe du G7 vers le G20
    est supposé couramment pouvoir faire face aux grandissantes demandes des ‘marchés émegents’ sur la scène mondiale.

    Cette interprétation est correcte, mais elle n’intègre pas le fait principal, qui est que les économies émergentes ont deux buts principaux qui sont de plus en plus en conflit entre eux. Ces buts-détenir de larges réserves de dollars et de contrer les flux de capitaux en provenance de l’étranger- s’additionnent pour leur volonté de maintenir leur statut en tant que ‘marchés émergents’ de créditeurs nets dans leur ensemble. Malheureusement, ceci contribue à la sérieuse vulnérabilité de l’économie mondiale comme nous nous dirigeons vers la prochaine étape du cycle de crédit

    Les économies émergentes souhaitent conserver ou accroître l’important stock de réserves de devises étrangères qu’elles ont récemment accumulées via leurs excédents de balance commerciale. En partie, ces réserves sont un amortisseur contre des chocs futurs, mais ces pays détiennent actuellement beaucoup plus qu’une épargne de précaution-la Chine seule reconnait détenir environ l’équivalent de 2,5 trillions de dollars, l’essentiel en dollars américains
    De plus en plus, les économies émergentes envisagent d’utiliser la valeur de ces réserves d’une façon plus large. Elles profitent de leur nouveau statut et pouvoir qui accompagne le fait d’être un créditeur net du système-plutôt qu’un débiteur net, comme par le passé ( qui inclut des crises péiodiques, des prêts à des conditions défavorables du FMI et la nécessité d’être déférent vis-à-vis des Etats-Unis quand les temps sont durs, etc )

    Elles commencent même à penser à former les bases d’un nouvel ‘arrangement’ monétaire, qui soit moins dépendant du dollar-depuis la cirse financière de 2008, et les Russes et les Chinois se sont exprimés publiquement sur cet objectif, et il est partagé en privé par la plupart des responsables de politique économique en dehors de l’Europe et des E-U.

    Le statut de ‘monnaie de réserve’ du dollar signifie simplement que les investisseurs, tant du secteur privé que du secteur public- conservent leurs fonds ‘pour les jours de pluie’ en dollars. Traditionellement du moins, cet arrangement a été un avantage économique majeur et une source de pouvori politique pour les E-U

    Les économies émergentes souhaitent, discutent de déplacer les réserves vers un panier de devises, incluant le Renminnbi chinois, la Roupie indienne, le Rouble russe et le Real brésilien ente autres devises

    Mais c’est ici que la tension avec le second objectif arrive dans l ‘image.La plupart des économies émergentes-incluant celles avec les 4 R- ne veulent pas permettre l’appréciation
    de leur monnaie et ielles sont aussi non désireusesde prendre d’autres mesures ( comme réduire la dépense publique ) qui pourraient vraisemblablement freiner l’appréciation dans certains cas ( cas du Brésil ). En lieu de cela, elles imposent des contôles de capitaux pour prévenir les flux entrants.

    Les contrôles vraisemblablement ne seront pas pleinement efficaces, mais ils ralentissent de fait l’appréciation de leurs monnais, pour le moment, et ils envoient aussi un signal clair: les investisseurs étrangers seront traités, avec un désavantage différentiel, quand les jetons sont à la baisse.

    Demandez à une cadre indienne si elle envisage d’investir au Brésil et la réponse sera un oui sans équivoque. Mais si vous lui demandez si elle ou son collègue en charge de la gestion aimeraient détenir des réserves en reals et la réponse est tout aussi franche: non. merci.

    Les économies émergentes continueront à épargner pour faire face à une nécessité imprévue, en dollars. Elles interviennent pour maintenir leus taux de change relativement bas et essaieront de maintenir leurs excédents de balance commerciale aussi longtemps qu’elles le pourront. Ce comportement tire à la baisse les taux d’interêt à long-terme aux Etats-Unis, relativement à ce qu’ils seraient en d’autres circonstances

    Et-voici l’astuce-les très bas taux d’interêt aux Etats-Unis contrastent radicalement dans les esprits des investisseurs à la recherche de risques et de rendements avec la situation au Brésil, où vont sont proposés des taux d’interêt à 11 %

    En d’autres termes, la machine de crédit internationale dans cette partie du cycle utilise l’épargne en provenance des économies émergentes, les dirigent vers les Etats-Unis
    , et-à la marge-les renvoie de nouveau vers les économies émergentes. Les dollars sont achetés via les interventions de leurs banques centrales et- vous avez deviné-transférés
    vers les Etats-Unis.L’IIF, qui représente les banques internationales, vient juste de réviser à la hausse son estimation de flux de capitaux vers les marchés émergents cette année.

    Ceci est exactement le type de problème- de façon inhérente trans-frontières et très politique, -pour lequel une structure telle que le G20 est requise. Mais il ne fera rien au sujet de ces flux pou trois raisons:

    1.Les économies émergentes souhaitent épargner de cette façon, pensant qu’elles peuvent en éviter toutes les conséquences

    2. Les Etats-Unis ont besoin d’emprunter, à grande échelle. Nos politiciens se refusent même à considérer les causes primaires de notre désaste fiscal récent; ils péféreraient
    simplement continuer à emprunter ( au moins aussi longtemps que les taux d’interet demeurent bas )

    3.Les grandes banques aiment cette approche: Leur influence ne diminue pas, et il n’y a rien dans leur ‘track record’récent qui a diminué leur séduction aux yeux des faiseurs de politique ( juste cette semaine, le F.M.I a nommé Jon Corzine, un haut cadre de Goldman Sachs, pour prendre la tête de son département européen )

    Accomoder les économies émergentes dans la gouvernance globale et ses structures est séduisant: leurs aspirations sont légitimes et le G7 semble déphasé.La profonde instabilité des structures financières internationale et le plus large ‘doom cycle’ n’est en rien la faute des économies émergentes-la responsabilité en incombe aux Etats-Unis et à l’Euope, qui ont de façon consistante échoué à contrôler leurs méga-banques

    L’argument selon lequel l’abondance d’épargne, pour une large partie dans ces mêmes économies émergentes comme facteur majeur dans la crise de 2008-2009, est mince.

    Mais il y a sans nul doute une dissonance entre les buts de la politique économique actuelle des économies émergentes- et ceci n’aide pas à la stabilité et au progrès de la stabilité financière. Le plus vraisemblable est que cela aide à nourrir-ou sinon devient central- à la prochaine frénésie financière. Et il n’y a rien que le G20 puisse ou veuille faire à ce sujet. »

    http://baselinescenario.com/2010/10/28/whos-in-cha

    1. Ceux qui ont des placements sur des fonds concernant les émergents, ne devraient pas dormir tranquilles, car l’afflux des capitaux a fait monter les bourses à la manière de la bulle internet, si là bas ce n’est pas la crise, l’explosion de cette nouvelle bulle ne va pas tarder, donc n’oubliez pas le seul jeu qui parle du capitalisme de manière très simple : les chaises musicales.
      Souvenez vous : Take the money and run…

  5. eh bien moi c’est terminé je ne m’interesse plus à tous ces sujets.
    Depuis 2007 je m’y interessais car révolté par l’incurie des profiteurs,spéculateurs,destructeurs,importateurs,politicoeurs,bankeurs.
    Mais je ne suis pas concerné n’ayant pas d’argent de placement.
    Car en fait tout çà ne concerne que ceux qui ont des actifs ils vont les perdre et c’est tant mieux car ils les ont volés à d’autres.
    Mais pour la majorité qui n’a rien la vie ne sera pas bouleversée le monde continuera à manger et dormir.
    Alors salut la compagnie continuez à réver.

  6. (…) »Le délai d’un peu moins de trois ans qui est pour l’instant octroyé est-il vraisemblable, les événements risquant fort de se précipiter ? »…
    …Moins de trois mois serait plus approprié non?…

  7. Et pendant ce temps Obama manipule la réalité – avec de la poudre de perlinpinpin terroriste. Ultime sursaut avant de se prendre un râtau électoral.

  8. …De toute façon plus personne ne fait son âge à notre époque…Plus tard…Dans une réelle bonne centaines d’années …Nous relirons dans notre logiciel Histoire de notre planète période (2009-2010L…Les reliquats des monstruosités de nos systèmes financiers bancals et non plus bancaires de l’époque…Et peut-être, qu’avec le recul nous en sourirons…Enfin, j’affectionne particulièrement ce scénario…

  9. …A contrario je désaffectionne le scénario d’un monde « matière-réaliste »…D’où l’idée, qu’une vie plus qu’intense invite notre capacité à survire…Ne serait-ce que pour éveiller et pénétrer dans le monde de ce que nous ne connaissons pas encore réellement…Simple curiosité passagère…

  10. El Pais rapporte une violente altercation entre le chef de l’Etat et le cardinal Trichet, l’un des
    deux deviendra bientôt le gardien du phare de l’ile d’Elbe

    Sarkozy abronca a Trichet por discrepar en público con los líderes de la UE

    La recherche de solutions à la cise financière a commencé (…) à générer de sérieuses
    tensions entre les leaders politiques et les hauts responsables économiques de l’UE.
    Un exemple de ces affrontements se produisit lors de la réunion de jeudi quand le Président
    français lança des reproches sérieux à son compatriote J.C Trichet qui avait exprimé publiquement ses divergences avec les décisions adoptées par les 27 et la Task Force.Le
    mal-être des leaders fut rendu patent par le refus du chef de l’Etat à inviter Trichet au dîner qui eut lieu à l’issue de la première session… »

    http://www.elpais.com/articulo/economia/Sarkozy/abronca/Trichet/discrepar/publico/lideres/UE/elpepueco/20101030elpepieco_5/Tes

  11. L’idée envisagée d’adjoindre le déficit prévisionnel des régimes de retraite, est-elle de l’ajouter au déficit prévisonnel des autres budgets de l’état ….?

    et de le calculer en regard du déficit prévisionel de petites entreprises, petits commerces ….
    qui ne manqueront pas de se déclarer à la mesure de l’augmentation de la précarisation des petites gens et de la paupérisation des classes moyennes européennes
    exigée des réformes entreprises dans nombre de pays d’Europe, qui toutes visent une réduction des déficits publics par le jeu de la déflation salariale …. ?

    Note : « Sur les quasi 8 millions d’emplois salariés perdus entre le 3ème trimestre 2008 et le 1er trimestre 2010 ,4 proviennent de l’industrie manufacturière et près de 2,5 millions du secteur de la construction (dont plus de 650.000 en Espagne).
    source, ou pour voir « le Tableau 14. Evolution de l’emploi salarié dans l’Union européenne entre le 3ème trimestre 2008 et le 1er trimestre 2010 par secteur (en milliers de postes) »
    http://www.gresea.be/ED10HH09emploiERedit2F.html#_edn60

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